ANC :CHRONIQUE D'UN ECHEC PREVISIBLE OU LE BOEUF SUR LA LANGUE

tourtaux-jacques Par Le 20/06/2022 0

Dans FRANCE

Chronique d’un échec prévisible ou le bœuf sur la langue

lundi 20 juin 2022 par Francis Arzalier (ANC)

De longues semaines enfin achevées, de « campagne électorale » amorphe, comme la France n’en avait jamais connu, avec des candidats à la députation qui, la plupart du temps, cachent leur appartenance politique en bavardant d’écologie et de proximité, sont peu diserts sur leur programme quand ils n’en changent pas au gré des interviews successives.

Et enfin, le 12 juin, les résultats aussi lamentables qu’on pouvait les redouter depuis plusieurs semaines.

1/ Premier constat, et ce n’est pas le moins significatif du désarroi d’une opinion française qui a perdu toute confiance dans ce mode de consultations électorales, qui fait choisir tous les cinq ans un Président tout-puissant, maître de la paix et la guerre, par une « majorité » de citoyens qui ne l’aiment pas, mais votent pour lui pour empêcher sa concurrente d’être élue

Et, quelques jours plus tard, des élections législatives absurdement non représentatives, qui avaient déjà donné en 2017 deux tiers de députés fidèles de Macron, bien qu’ils n’aient réuni que 20 % des électeurs. Le même scrutin « majoritaire », avec un découpage des circonscriptions encore plus biaisé qu’en 2017, fait de l’avis du monde entier de la France un pays où le suffrage universel est truqué jusqu’au ridicule.
C’est pourquoi les Français, et d’abord la majorité qui n’a que son travail pour vivre dans les banlieues et les campagnes, ne vote plus.

Pas comme le disent nos « experts » télévisés, parce qu’ils ne croient plus en la démocratie, mais au contraire parce qu’ils savent le système politique de la France actuelle totalement anti-démocratique !

Le premier résultat du vote du 12 juin est d’abord que 53 pour cent d’entre eux ont délibérément choisi de ne pas voter !
Décidément, Il est temps de mettre fin à cette Véme République qui use du suffrage universel comme une dictature africaine, et de rétablir un suffrage proportionnel pour accoucher de législateurs représentatifs des citoyens et de leurs opinions !

2/ Deuxième constat -Le 12 juin, le discrédit des candidats de la « majorité macronienne » (« Votez pour que nous puissions accomplir nos réformes » nous a dit la Première Ministre Borne ) est éclatant pour qui veut bien réfléchir plutôt qu’écouter la meute médiatique : ils obtiennent les suffrages de 25 pour cent des votants, soit environ douze pour cent des électeurs !

Connaissez-vous beaucoup de gouvernements dans le monde avec un palmarès si faible ?

Seraient-ils les mêmes Macron et ses amis qui qualifient Poutine de dictateur alors que 7 Russes sur 10 le soutiennent ?

3/ Troisième constat - Autre enseignement du scrutin, la « Gauche » unifiée sous le sigle NUPES réunit à quelques décimales près le même pourcentage que les Macroniens, ce qui fait d’elle le courant oppositionnel majeur, et c’est tant mieux, même si Extrème-droite et droite cumulées atteignent presque le double, ce qui est beaucoup.
D’autant qu’il faut éviter le triomphalisme : le total des voix obtenue par la coalition NUPES réunit un pourcentage d’électeurs aussi faible que les Macroniens pur jus, et se limite en tout à. 5 millions 939. 897 voix, soit, guère plus que celles obtenues par le candidat Mélenchon au premier tour des présidentielles.

4/ Quatrième constat - les sondages prévisionnels un peu hasardeux nous annoncent d’ores et déjà environ 250 députés Macroniens, et les NUPES un tiers de moins malgré un pourcentage de voix identique, ce qui corrobore amplement l’injustice rédhibitoire du mode de scrutin. Macron ne disposerait donc pas de sa majorité automatique à l’Assemblée, ce qui est bien mérité vu son score.

Mais ne peut nous amener à pavoiser, car s’il est amené à composer avec des élus de Droite, cela ne pourra qu’accentuer le caractère nocif des mesures gouvernementales pour les libertés publiques et les droits sociaux, retraites et niveau de vie du grand nombre. Ces résultats électoraux n’auront redu que plus difficiles les luttes à mener contre les projets présidentiels de régression sociale.

Cet échec électoral de la NUPES, car il faut bien l’appeler par son nom, est pire que nous le pensions sur le moment : le total des voix obtenues en France par les candidats aux présidentielles des 4 organisations signataires des accords NUPES (FI, Verts, PS, PCF) atteignait un total de 10 758 421 voix.
Le score atteint par les candidats NUPES aux législatives le 12 juin n’est que de 5 millions 939. 897 voix selon Le Monde (plus que le Ministère de l’Intérieur). Dans les deux cas, cela se passe de commentaires !

Les résultats du second tour le 19 juin n’ont fait que confirmer ces analyses :

1/Des abstentions encore plus nombreuses (54 % !)

2/ Un effondrement tel de la « majorité » macronienne, que le scrutin majoritaire amène à l’Assemblée plus de 80 xénophobes fascisants !

3/ Une minorité mélenchonienne, satisfaite d’avoir réduit ses comparses PCF à la dizaine, comme De Gaulle en 58 !

Au total, une Assemblée largement dominée par les xénophobes et les Ultra-Libéraux, qui ne pourra qu’aggraver les projets néfastes de Macron au lieu d’aider à les combattre….

À l’issue de plusieurs semaines de mutisme pour ne pas risquer d’influer sur les votes au détriment des candidats de Gauche, il nous est tout de même temps de dresser les responsabilités de cet échec.

" il n’est pas de sauveur suprême, ni dieu, ni césar, ni tribun.
producteurs, sauvons nous nous-mêmes, décrétons le salut commun.!"
Refrain de l’Internationale
.
Tous nous proposent surtout de soutenir un homme : pour les uns, c’est Macron, que « ses » députés auront pour tâche d’approuver. Cela n’a rien de neuf, nous l’avons subi durant 5 ans déjà, et espérions un peu d’air frais démocratique.
Ce sera pour une autre fois, l’opposition dite de Gauche, NUPES pour les intimes, que beaucoup parmi les Français vivant de leur travail, non de celui des autres, avaient cru un instant capable de dresser un barrage aux projets néfastes du Monarque Emmanuel premier (la retraite à 65 ans, la destruction des services publics, santé, transports, école, etc…).

Pour arriver à créer ce rempart, les élections ne doivent pas être le but, mais simplement une aide aux luttes sociales de masse qui seront déterminantes. Or, à l’issue de l’accord électoral entre Insoumis, PS, Verts et PCF, sous la houlette du Parti trotskiste POI (ex-OCI, qui n’a pas signé, mais a accueilli le « Parlement » auto désigné de la NUPES dans ses locaux ), c’est à un appel à soutenir un homme, le tribun Jean Luc Mélenchon, que les éventuels Députés de la NUPES soutiendront quand il sera Premier Ministre.

Sur les affiches et bulletins électoraux de nos quartiers, dans une profusion de candidats très souvent inconnus affichant rarement le parti qui les a désignés, celui de la NUPES (et son suppléant) ne se revendiquent pas de son parti, de son programme spécifique, mais se présente d’abord comme soutien du futur premier ministre.

C’est d’ailleurs le portrait du tribun Mélenchon, en médaillon ou en pied, qui fleurit sur les panneaux électoraux, avant celle du candidat.

Mêmes photographies sur pleine page dans la brochure sur papier glacé éditée avant le scrutin sous le nom de « la revue de l’insoumission, « le programme s’y réduisant .aux interviews du leader, avec une propension électoraliste pour les thèmes écologistes (y compris des pages sur les vertus du lichen !). Et ce culte imagé du chef semble avoir contaminé les partenaires communistes, si l’on en juge par le numéro de l’Humanité Magazine du , dont la page titre s’orne de la photo en pied du « futur premier ministre ».

Qu’en conclure sinon que cette Gauche NUPES de 2022, tous partenaires confondus, a endossé à son tour l’idéologie monarchiste qui est la base de la Cinquième République. Celle dont Mélenchon disait encore il y a quelques semaines qu’elle était totalement anti-démocratique,
et qu’il fallait d’urgence la remplacer par une Sixième République, reposant sur le référendum, le contrôle des élus par les citoyens, et j’en oublie encore.

On ne peut s’empêcher de penser à Mitterrand, l’immortel auteur du « Coup d’État permanent, « critique au vitriol de la « monarchie gaulliste », quelques mois avant son élection de 1981, qui lui a permis de se couler avec aisance dans cette « monarchie républicaine » dans laquelle le Président décide de tout à la place des élus et des citoyens.

Ce ralliement de fait des partenaires de la NUPES à l’esprit de la Constitution Gaulliste cache en fait un reniement beaucoup plus grave : les luttes populaires nécessaires pour combattre les projets de Macron et du CAC 40 ne sont même plus évoqués, tout disparaît dans le seul objectif électoral.

Une victoire définitive de’ l’électoralisme et du carriérisme ?

Dans notre France capitaliste, ou la « démocratie libérale « se réduit à des élections périodiques fort peu représentatives de responsables nationaux et locaux, le goût du pouvoir carrièriste et l’électoralisme qui en découle ont toujours été fréquents dans tous les partis conservateurs et réformistes : de la Droite à l’extrême-droite ( même si cette dernière a toujours utilisé à son profit la démagogie anti-corruption ), du Centre au Parti Socialiste, les politiciens professionnels les ont toujours dirigés depuis un siècle en France.

Mais notre peuple avait aussi le privilège de compter au XXéme siècle une cohorte de militants attachés à leur idéal de luttes de classe, Communistes organisés dans le PCF, syndicalistes dans la CGT. Ils ont pu parfois se tromper, mais ils ont été durant des décennies le fer de lance des conquêtes altruistes des progrès sociaux et politiques, Sécurité sociale, services publics de santé, transports, énergie, etc.

Jusqu’aux ultimes décennies du siècle, où le poison du carriérisme, de l’électoralisme sans principe a contaminé progressivement les cadres militants, qui ont peu à peu oublié qu’ils n’étaient qu’au service du prolétariat, et ont largement basculé vers le « prêt à tout pour conserver mon poste ! ».

Cette période de dérive droitière, de ralliement massif aux comportements qui n’étaient jusque-là qu’une spécialité du PS, est connue sous le nom de
« Mutation » et « d’Union de la Gauche » : il s’agissait dans tous les cas de se faire réélire aux divers postes de responsabilité par le Parti Socialiste, voire les Verts, tous deux ralliés au Social-Libéralisme, en multipliant les concessions politiques, jusqu’à collaborer avec eux dans des gouvernements successifs, qui ont multiplié les privatisations, la destruction des services publics et des avancées sociales.

Le résultat de cette litanie de trahisons n’a pas manqué de survenir en quelques vingt ans de suicide : le PCF est tombé au score ridicule de 1,93 pour cent des exprimés en 2007, abandonné peu à peu par son électorat populaire, massivement converti à l’abstention découragée, ou pire à la démagogie raciste de l’extrême droite.

Il eut fallu pour s’en guérir reprendre le chemin des luttes sociales, le PCF en fut bien incapable, et ne pouvait que s’étioler, dépourvu de sa vigueur militante passée. La solution qu’il crut trouver était encore plus électorale, et suicidaire : à partir de la gifle de 2007, le PCF, pour 15 ans ne présenta plus de candidat aux présidentielles, en apportant les voix qui lui restaient fidèles à un Socialiste en rupture de ban, le tribun Mélenchon et ses hétéroclites « Insoumis », un « mouvement » calqué sur l’éphémère « Podemos » en Espagne.

Ce fut en tout cas une marche nouvelle vers la disparition, à tel point que le sursaut d’orgueil des militants résiduels voulant à tout prix avoir un candidat en 2022 s’est traduit par un minable 3% : l’électorat salarié n’y croyait plus à l’issue de décennies de démission politique. Et cela malgré les qualités personnelles du candidat communiste Roussel, notée par tous les observateurs.

Les électeurs opposés au « Président des Riches », formatés par une idéologie monarchiste qui n’est plus vraiment remise en cause, ont concentré leurs voix sur Mélenchon, suivant en cela les directives des médias consensuels, ce qui a permis au tribun d’organiser sous sa houlette le regroupement des « partis de Gauche », réduits à l’état de débris.
Certains parmi nous n’y virent qu’une chose, la possibilité d’empêcher le désastre annoncé par Macron.

C’est bien pourquoi nous avions depuis un mois un bœuf sur la langue.
Nous ne pouvions en disant clairement le fonds de nos pensées avant le scrutin, contribuer à une défaite éventuelle de « la gauche ».

Ce cap est passé, le 12 Juin le verdict des urnes est tombé, lamentable comme nous l’avions prévu. Il est temps de dire les responsabilités, et d’abord de revenir sur cet accord électoral de la NUPES.
Certes, le programme annoncé au départ ne pouvait que nous réjouir, il était en rupture avec ce qu’avait accompli au pouvoir le Parti Socialiste. Il condamnait les privatisations libérales passées, la destruction des services publics, les réformes régressives de la retraite, des allocations-chômage, etc… et il semblait aussi rompre avec l’attitude passée du Parti des Verts, qui, depuis trente ans, s’évertue à justifier les capitalistes français détruisant l’industrie nationale en la délocalisant vers les contrées à bas salaires, sous prétexte de protéger la nature et le climat.

De quoi la NUPES est-elle le nom ?

L’ex-président Hollande confortait cette naïveté en s’opposant à la « glissade à gauche » de la part d’un PS en déshérence et d’un Parti Vert son compère, tous deux solidement ancrés depuis des décennies dans l’idéologie libérale, les dogmes du marché capitaliste et de la « liberté d’entreprendre. »

Notre naïveté oubliait une constante de la Social-démocratie depuis toujours :
« les promesses électorales n’engagent que ceux qui les croient ! ». Léon Blum décrétant « la pause sociale » en 1938, Guy Mollet expédiant les conscrits guerroyer en Algérie en 1956, Mitterrand et les siens faisant avaler des boas aux ministres du PCF, avaient tous promis au départ le mieux-vivre, la paix négociée, et de « changer la vie « , alors qu’ils ne rêvaient que de réduire les militants Communistes à leur merci et au silence. Ce dernier avait en partie réussi, avec la collaboration des courants les plus opportunistes et conciliants au sein du PCF en mutation.

Et ces dérives suicidaires ont empiré à partir de 2007 en ne présentant plus personne aux élections présidentielles sous prétexte d’unité. Ce n’était pas encore le cas aux élections législatives, garantissant l’ancrage minimum dans quelques zones de fortes traditions de luttes ouvrières, Nord, banlieues de l’Est parisien, avec quelques députés, pas mal de maires, etc.

Mais, en 2021, profitant du « vote utile » d’un électorat des Gauches réduites à un votant sur 5, Mélenchon a réuni les « représentants » non-élus de ce qui restait des appareils PS, Verts, et PCF, pour leur faire approuver le couteau sous la gorge, les accords dits de la NUPES.

Avec un programme écrit pour l’essentiel par lui comme s’il n’avait rassemblé au premier tour que ses fidèles, sachant qu’il n’engageait à rien « le futur Premier Ministre », qui ne se priva d’ailleurs pas de l’atténuer en fonction de ses auditeurs-électeurs potentiels.

C’est ainsi que notre PM, en parfait électoraliste, n’hésita pas lors d’interviews à BFM et au Figaro, à reprocher à Macron de « ne pas vouloir humilier Poutine », donc, de ne pas être assez belliciste ! Tout cela entre deux plaidoyers contre l’énergie nucléaire, pour absorber les écolos irrationnels, prêts à réouvrir comme en Allemagne les centrales au charbon bavant du CO2 en pagaille…

Mais le pire de cet accord n’est pas dans le programme, dont on sait ce qu’il vaut après les élections. Plus grave est la façon dont furent décidées en petit comité les candidatures uniques pour chacune des circonscriptions électorales, qui relèvent encore du plus grand brouillard à quelques jours du scrutin. Les recoupements faits avec des camarades de diverses régions permettent en tout cas d’accumuler des indices allant tous dans le même sens.

Les candidats uniques qui ont le label NUPES sont massivement, même si le nombre exact n’est pas publié, de la FI, ce qui n’a rien d’étonnant, selon la vieille recette du pâté d’alouette, une alouette, un cheval, une alouette, un cheval…Et pour que cela ne choque personne, les maîtres à penser de la NUPES ont obtenu du Conseil d’État que les candidats de la « Gauche » ne soient annoncés que comme NUPES, à l’exclusion de leur appartenance à un autre parti ! ! Un dispositif que les « Unions de la Gauche » mitterrandiennes n’avaient jamais osé mettre en place !

La portion congrue laissée en matière de candidatures NUPES aux autres partenaires que la FI amène quelques observations, d’un département à l’autre, notamment pour ceux concédés au PCF.

Dans les banlieues Est de Paris, qui furent durant les décennies précédentes les « forteresses ouvrières » du PCF, Val de Marne, Seine Saint Denis, les candidats communistes sont curieusement absents de leurs fiefs historiques.
Dans le Val d’Oise urbain, pour la circonscription de Bezons-Argenteuil, qui fut autrefois celle de Gabriel Péri, pas de candidat PCF qui avait quelques chances d’être élu. Par contre la 3ème , où le PCF est faible, présente pour la NUPES un candidat Vert, agrémenté d’un suppléant PCF, qui se garde bien de se référer à son parti dans sa profession de foi.

Bien sûr, pour que l’opération NUPES reste crédible, elle a concédé la candidature (et la réélection probable) des incontournables « patrons » de l’appareil PCF, Roussel à Saint Amand les eaux, Chassaigne en Auvergne, Dharreville en Bouches du Rhône. Mais en éliminant les autres communistes susceptibles d’être élus, dans le Nord, et à Vénissieux, en banlieue lyonnaise, au profit d’un parachuté fort controversé au sein même de la FI !

On pourrait multiplier les exemples locaux, d’un choix clair des négociateurs obscurs de l’accord NUPES : éliminer l’ancrage local des Communistes au profit de la FI, avec l’assentiment du PS ou des Verts en quête de survie, et des négociateurs du PcF tenants de la tendance la plus droitière. Défaite au dernier congrès du parti, elle a trouvé à cette occasion le moyen d’éliminer de la vie publique le courant interne au PcF qui y avait eu la majorité !

Le candidat FI imposé à Vénissieux au détriment de la mairesse élue qui avait de grandes chances d’être élue député, n’a d’ailleurs pas caché que son objectif était d’effacer la mairie communiste, dès que possible.

Au-delà de ces sordides magouilles d’apparatchiks, la NUPES est donc le fruit d’une volonté d’éradication de l’ancrage local résiduel des Communistes, et l’acte de naissance sur les ruines complaisantes des partenaires d’une Social-démocratie française renouvelée, dévouée à son chef sinon à son programme, élaboré sans d’ailleurs la moindre consultation des adhérents-militants, de la FI, du PS ou des Verts.

Nous espérions du scrutin de juin 2022 un adjuvant des luttes populaires, il ne sera qu’un frein supplémentaire !

Que faire maintenant ?

Nous n’avons aucune responsabilité dans cette négociation électoraliste, réalisée sans aucune participation militante, et qui accouche aujourd’hui d’un champ de ruines politique, sur fond de destruction des forces populaires encore présentes : qui dira les ravages laissés au sein des militants syndicaux par les disputes fratricides entre électeurs de Roussel et Mélenchon ?

Il est temps de dépasser cet épisode électoral calamiteux, de travailler à organiser les deux seuls objectifs nécessaires :

1/ participer, sinon animer les luttes sociales et politiques, seules capables d’empêcher les projets néfastes de Macron, des diverses Droites à son service et leurs complices camouflés en sociaux-démocrates et Verts, et de lui imposer une politique de paix, contre l’OTAN et l’UE.

2/ et, parallèlement, au sein même de ces luttes, il nous faut œuvrer sans relâche et sans sectarisme aucun, à reconstruire patiemment un Parti des Communistes en France, une force organisée, démocratiquement structurée, sans laquelle aucun avenir meilleur n’est possible.
Ce travail commun pour y parvenir sera long, mais il est la seule issue.

20 juin 2022

http://ancommunistes.fr/spip.php?article4010

 
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