CE SOIR 19H ET DEMAIN 26 AVRIL GREVE DES CHEMINOTS CGT, UNSA, CFDT, SUD

L'ensemble des syndicats représentatifs à la SNCF a déposé un préavis de grève pour le 26 avril 2016, couvrant la période du lundi 25 avril à 19h jusqu'au mercredi 27 avril à 8h.

 

Aménagement du temps de travail

CGT Cheminots

La Commission Mixte Paritaire de la branche ferroviaire s'est réunie les 12 et 13 avril 2016, avec pour seul point à l'Ordre du Jour : La négociation de l'aménagement du temps de travail.

L'UTP (MEDEF de la Branche Transports Publics et Ferroviaires) a présenté une proposition d'accord, inacceptable et provocatrice, le 05 avril 2016.

Les Organisations Syndicales représentatives au niveau de la branche (CGT - UNSA - SUD-Rail - CFDT - FO - CFTC et CFE-CGC) ont décidé de se réunir la veille de chaque réunion de négociation, afin de partager les revendications des cheminots.

Sous l'impulsion de la CGT, une base revendicative unitaire se construit avec l'objectif d'améliorer les conditions de travail à partir des besoins de tous les cheminots de la branche et de l'amélioration de la règlementation en vigueur (RH0077 à la SNCF).

Cette démarche unitaire a permis d'imposer une négociation offensive à partir des revendications des cheminots, et non des exigences du patronat. Les Organisations Syndicales ont pu imposer les thèmes et leurs attentes revendicatives lors de cette négociation : durée annuelle du travail - répartition du temps de travail - compensation des contraintes du travail - repos - contrôle de la réglementation, etc.

Le Patronat, dans sa stratégie, refuse toujours d'engager une véritable négociation. Sur de nombreux points, il souhaite renvoyer la négociation au niveau des entreprises pour diviser les cheminots de la branche. Il s'appuie sur le projet de décret socle pour une convention collective a minima.

La participation massive aux actions des 09 et 31 mars 2016 a permis d'imposer des négociations simultanées au niveau des entreprises et de la branche. Elle a aussi permis de retarder la parution du décret socle, qui peut être ainsi encore modifié.

Les prochaines dates de négociation seront le 26 avril, les 10 et 19 mai et les 1er et 02 juin 2016.

La mobilisation des cheminots de la SNCF et des entreprises ferroviaires de droits privés doit s'amplifier. La Fédération CGT des Cheminots, au regard du refus de négocier du Patronat, a d'ores et déjà proposé un calendrier de mobilisation aux Organisations Syndicales, afin de placer la suite des négociations sous le contrôle et la pression des cheminots.

Dans ce cadre, les Fédérations Syndicales CGT / UNSA / CFDT vont déposer un préavis de grève pour le 26 avril 2016, jour de la prochaine Commission Mixte Paritaire (SUD-Rail réserve sa réponse pour lundi 18/04).

Pour sa part, la Fédération CGT des cheminots appelle également les cheminots à s'inscrire, comme tous les salariés, dans la mobilisation interprofessionnelle contre la loi dite « Travail » le 28 avril 2016.

Le moment particulier et important que nous vivons nécessite que les cheminots et leurs Organisations Syndicales soient aussi réactifs que lucides et déterminés.

C'est avec l'unité des cheminots de l'ensemble de la branche ferroviaire que se construit une mobilisation gagnante pour l'amélioration des conditions de vie et de travail de tous.

Gouvernement, Patronat et Directions d'entreprises doivent entendre les revendications des cheminots pour la sécurité et la qualité de l'offre ferroviaire, la santé et les équilibres vie privée/vie professionnelle des cheminots.

Tous ensemble, contre la régression, contre le statu quo, pour le progrès social.

document au format PDF:

Source : https://fr-fr.facebook.com/CGT.des.Cheminots

 

 

 

 

LE 28 AVRIL 2016, RENFORÇONS LA DYNAMIQUE ENCLENCHÉE PAR LA GREVE

| Grève du 28 avril 2016
 

Après la réussite des journées des 9, 17, 24, 31 mars et 9 avril 2016, à l’initiative des organisations syndicales et de certaines organisations de jeunesse, le mouvement de mobilisations contre le projet de loi Travail doit continuer de s’élargir. Les 200 manifestations du samedi 9 avril ont permis à des milliers de citoyens et de salariés n’ayant pu se mobiliser jusque-là, de s’inscrire dans le mouvement pour le retrait de la loi afin d’imposer un Code du travail du 21ème siècle.

Alors que les négociations sur les trois niveaux de la CCN de la branche ferroviaire ont débuté (décret socle, accords de branche et d’entreprises), les cheminots de toutes entreprises sont engagés dans les luttes pour un cadre social amélioré dans l’intérêt d’une meilleure qualité et de la sécurité du transport ferroviaire Fret et Voyageurs.

Ils perçoivent donc particulièrement la nocivité de la loi El Khomri qui place l’intérêt de l’entreprise au-dessus des libertés et droits des travailleurs (inversion de la hiérarchie des normes). Ce n’est plus la norme la plus favorable au salarié (principe de faveur) qui prévaudra mais l’accord d’entreprise voulu par les directions et la possibilité de les imposer à ses salariés par un « référendum » visant à contourner les représentants du personnel.

Concernant les négociations en cours à la SNCF (CCN- Accord d’entreprise), comment croire que des modifications du Code du travail concernant autant de sujets que la durée du temps de travail, les repos, les congés, le licenciement économique etc…, resteraient sans effet sur les conditions sociales des cheminots et, a fortiori, sur les négociations dans le champ ferroviaire alors même que la direction SNCF s’est empressée de mettre en oeuvre la loi Rebsamen, la loi Macron etc…

Il nous faut amplifier à la fois la mobilisation sur le champ professionnel et celle dans les luttes interprofessionnelles qui rassemblent tous salariés.

Pour en finir avec les lois de régression sociale qui vont dans le seul sens des intérêts du capital, la CGT propose un Code du travail du 21éme siècle incluant un nouveau statut du travailleur salarié, la sécurité sociale professionnelle et le passage aux 32 heures hebdomadaires. Cela va dans le sens du progrès social !

C’est pourquoi, la CGT appelle les cheminots de toutes les entreprises ferroviaires à s’inscrire dans la journée interprofessionnelle du 28 avril 2016 initiée par l’intersyndicale CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL, FIDL. Un préavis de grève allant du mercredi 27 avril à 19h00 jusqu’au vendredi 29 avril à 08h00 a été déposé par la Fédération CGT des Cheminots.

http://www.cheminotcgt.fr/actualites/

 

 

CE QUE L’ON NE VOUS DIT PAS SUR LA POLITIQUE BUSINESS DE LA SNCF !

ADRESSE AUX USAGERS ET À LA POPULATION

| La réforme du système ferroviaire
 

Mesdames, Messieurs, bonjour

Depuis des années, la Direction de la SNCF n’a de cesse d’imposer des gains de productivité. Ainsi, du fait de la suppression de près de 30 000 emplois de cheminots depuis 2003, le chiffre d’affaires généré par agent a augmenté de 30 % (sur la base des résultats 2007). Pourtant et au-delà des conséquences catastrophiques sur la qualité du service public ferroviaire (accidents ferroviaires, suppressions et retards de trains, vieillissement du réseau ferré), l’augmentation du prix des billets se poursuit !

Loin d’enrayer l’endettement du système ferroviaire, la réforme de 2014 qui enjoint en fait à l’autofinancement, est marquée en réalité par un désengagement de l’Etat et du Patronat (qui profite largement du transport public) au détriment des cheminots et des usagers qui devront payer la note ! Pire, cette politique engendre un report massif sur les routes de camions et d’autocars… Or, la route est quasi uniquement financée par les deniers publics (infrastructures, coût des émissions de CO2 et de la pollution atmosphérique qui reposent sur les collectivités).

Tandis que le vocable des dirigeants de la SNCF s’enrichit pour passer des « usagers » aux« clients », symptôme supplémentaire de cette politique business, cette même Direction fait le choix d’investir massivement à l’international ainsi que dans les filiales routières plutôt que dans les trains du quotidien pourtant si chers à Guillaume Pépy.

Ils détruisent le ferroviaire, occultent l’écologie, sacrifient des pans entiers de territoires et tout cela avec notre argent !

Ainsi, l’achat d’OHL (USA) a coûté 717 millions d’euros, celui de l’ATE (Australie) 113 millions d’euros et 29,3 millions de pertes de Kéolis à Boston. Le Partenariat Public Privé (PPP) sur la LGV SEA (Sud Europe Atlantique) coûtera au bas mot 230 millions d’euros par an pour engraisser un consortium privé (LISEA) piloté par Vinci Construction ! La libéralisation des autocars (loi Macron) coûtera 200 millions d’euros minimum chaque année. D’ailleurs, les 110 millions d’euros injectés dans « Ouibus » en deux ans serviront directement à faire concurrence aux trains SNCF et ce malgré des remplissages de bus estimés entre 10 et 20 voyageurs.

Exit donc l’égalité de traitement, la péréquation tarifaire, le service public ferroviaire !

D’AUTRES CHOIX EXISTENT !

Ainsi, la Fédération CGT des Cheminots propose de créer une contribution du Patronat pour financer les TER (versement transport), de baisser la TVA, d’augmenter la prise en charge du trajet domicile/travail par les employeurs, de créer un plan d’épargne populaire pour financer les infrastructures de transports… Ce qui permettrait de parvenir aux moyens nécessaires à même d’assurer un service public ferroviaire pour répondre aux besoins exprimés en territoires et d’appliquer une tarification appropriée.


 

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