CGT CULTURE VILLE DE PARIS: DUMPING SOCIAL: COMMENT LA MAIRIE DE PARIS DESORGANISE SES BIBLIOTHEQUES TOUT EN PULVERISANT SON EMPREINTE CARBONE !

10 octobre 2018

Dumping social : comment la mairie de Paris désorganise ses bibliothèques tout en pulvérisant son empreinte carbone !

Dumping social : comment la mairie de Paris désorganise ses bibliothèques tout en pulvérisant son empreinte carbone !

Christophe Girard, le nouvel adjoint à la Culture, nommé après le départ fracassant de Bruno Julliard, va devoir affronter un des ses premiers dossiers brûlants

Ça grogne dans les bibliothèques de la Capitale. En cause le changement de prestataire pour le marché de reliure des livres. Un prestataire qui en plus de désorganiser le travail interne des personnels par son amateurisme se permet même d’engueuler au bout du fil les bibliothécaires qui protestent contre sa façon de faire…Si bien que tout le monde se demande pourquoi cette nouvelle société a été choisie par les services de la Ville de Paris. Justement certains ont fait une petite découverte. Révélations….

Jusqu’à récemment, les bibliothécaires parisiens s’adressaient à la société Bibliothéca ouRénov’livres pour rendre « prêtable » des livres amenés à passer dans des dizaines, voire des centaines de mains. Il faut donc plastifier et renforcer les documents avant que ces derniers soient mis dans les rayonnages. Un système qui fonctionnait parfaitement au dire des agents. Mais voilà que la mairie de Paris a lancé un nouvel appel d’offre pour ses futurs marchés de reliure, lequel a donc été remporté par la société Nordprint. Et là les choses ont commencé à se gâter… Cela a commencé quand les établissements ont dû fournir moult renseignements sur l’insistance parfois gênante du nouveau prestataire Il est apparu toutefois que ce dernier n’était pas en capacité de les traiter. Conséquence : il a donc fait une nouvelle demande ! Là les bibliothécaires commençaient devenir circonspects face à un tel amateurisme

Ensuite, il a été demandé aux agents du réseau parisien d’envoyer les documents à traiter via des caisses en plastiques au lieu des habituels cartons. « Cela est plus solide » annonça un Nordprintqui visiblement prévoyait déjà des modes de transports périlleux. Toutefois les dites caisses n’arrivèrent jamais. En effet le prestataire découvrant finalement que certains établissements n’avaient pas les places pour les entreposer décida finalement de n’en envoyer nulle part. Et bien sûr sans en avertir quiconque. Mais bon les bibliothécaires prenaient toujours leur mal en patience

Puis ce fut la goutte d’eau : Norprint exigeât alors du réseau de préparer des cartons pour…. le lendemain ! Et fissa. Et gare aux récalcitrants. « Mais nous ne pouvions pas être prêts du jour au lendemain » protesta un responsable d’établissement un brin énervé. Un argument visiblement pas du goût de la « référente » de NordPrint qui décida de lui envoyer alors une volée de bois vert bien que certaines mauvaises langues affirment pourtant qu’elle travaille au service de « relation avec la clientèle ». Ouch. « Ces gens n’ont visiblement aucune idée du fonctionnement d’une bibliothèque. Leur changement unilatéral de date sans concertation aucune et leur mauvaise organisation ont bien failli nous faire perdre notre budget » complètent alarmés d’autres collègues du réseau

En fait si cette société, visiblement pas très efficace à ce que l’on vient de voir, a réussit à rafler la mise c’est qu’elle avait des arguments sonnants et trébuchants. Enfin plus pour elle que pour ses employés en charge d’exécuter les travaux de reliure car en effet la production….. a été délocalisée dans un pays très compétitif en terme de salaire selon des infos trouvés rien moins que sur le site officiel de Nodrprint ! Il est vrai que ce dernier pour justifier cette délocalisation n’hésite pas à se vanter avant tout d’être un bienfaiteur de l’humanité (lire ici).

Mais bon reste que les salaires de ce pays (la Tunisie donc) sont si compétitif qu’ils figurent parmi les plus bas de tout le Maghreb et du Moyen Orient (voir ici). En fait dans cette histoire il n’y a vraiment que le bilan carbone qui part vraiment à la hausse puisque les documents vont eux voir du pays en voyageant en camion jusqu’à Marseille, puis traverser de la méditerranée en bateau avant de reprendre à nouveau en camion pour arriver à l'atelier de reliure. Il ne manquerait plus que les poids lourds roulent en diésel. Un véritable camouflet à Anne Hidalgo ?

Par contre on ignore si cette délocalisation faisaient partie des critères de l’appel d’offre lancée par la Ville de Paris. C’est pourquoi notre syndicat a mis cette question du prochain Comité Technique de la Direction des Affaires Culturelles, qui sera de nouveau présidé par Christophe Girard, le nouvel adjoint à la Culture, nommé après le départ fracassant de Bruno Julliard. Même si le créateur des Nuits Blanches connait bien la maison, il va néanmoins devoir affronter un des ses premiers dossiers brûlants.

 

                          - Pfff Bruno, me voilà à peine arrivé que la CGT me met au pied du mur

                    - Tu sais Christophe je suis parti parce que vraiment j'en pouvais plus

 

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