DECHEANCE DE NATIONALITE : LES FRANCAIS SOLDATS D'ISRAEL CONCERNES ?

 

IRIB- La surprise générale et après plusieurs jours de tergiversations, le gouvernement socialiste vient d’annoncer qu’il a décidé de maintenir, dans le projet de loi constitutionnelle de lutte contre le terrorisme, la proposition de déchéance de la nationalité, pour les binationaux, nés Français, et condamnés, pour crimes terroristes.

Ce projet de loi, qui sera soumis, prochainement, au Parlement, permettra, par ailleurs, d’inscrire, dans la Constitution, le régime de l’état d’urgence, empêchant, dès lors, toute contestation de cette loi d’exception devant le Conseil constitutionnel.

Rappelons que la déchéance de la nationalité existait, déjà, pour des binationaux, ayant acquis la nationalité française, au cours de leur vie, et ne concernait pas ceux nés en France.

Cette mesure controversée était réclamée, par l’opposition de droite et d’extrême droite, depuis longtemps, mais était, fortement, contestée par la gauche, qui l’avait, unanimement, condamnée, lorsque Nicolas Sarkozy l’avait prônée, en 2010.

L’histoire retiendra que c’est un gouvernement socialiste, qui aura proposé cette entaille à l’un des fondements de notre république : le droit du sol.

 En effet, la majorité des 3,3 millions de binationaux est de confession musulmane, et chacun sait que ce sont eux qui sont visés par ce projet.

En effet, il est évident que ce ne seront pas les Franco-israéliens, engagés au sein de l’armée d’occupation de l’Etat terroriste, qui seront déchus de leur nationalité française.

Certes, on crierait, alors, à l’anti-sémitisme et au retour du nazisme. Bien au contraire, à l’instar du Sioniste, Arno Klarsfeld, ils pourront même se présenter à la députation, ce qui ne choquera personne….

Cette constitution consacrera le fait que des millions d’entre nous seront inferieurs en droits à certains de leurs compatriotes et que leur appartenance à la patrie sera différente, ainsi que leurs obligations.

Elle instituera, alors, deux catégories de Français, ceux qui le seront, sans conteste, et ceux qui ne le seront pas, complètement, vu que leurs parents ou grands-parents ne l’étaient pas.

Est-ce ainsi que nous souhaitons empêcher nos jeunes, issus de l’immigration, de succomber aux sirènes macabres du Jihadisme ?

La République, dont les valeurs sont invoquées, à longueur de meeting et de discours, envisage, donc, de tracer une frontière entre ceux, dont la francité est éternelle, et ceux qu’on peut les en dévêtir, par décision de justice.

On se croirait revenu aux pires heures de l’Etat colonial et de ses lois racistes.

Le Parti Anti-Sioniste condamne le «deux poids, deux mesures», et appelle, une nouvelle fois, le Pouvoir politique à prendre, clairement, position contre les Sionistes français, possédant la nationalité israélienne, et qui se rendent coupables d’actes terroristes envers la population palestinienne ! Seront-ils touchés par ce changement constitutionnel ?

De même, est-ce que les Français takfiris binationaux, qui commettent des crimes, en Syrie, en France ou ailleurs, pour le compte des intérêts sionistes, seront concernés par cette loi ?

Ces questions nécessitent des réponses claires, de la part de nos dirigeants et du chef de l’Etat.

Ce dernier, garant de l’unité nationale, se doit de mettre fin à cette surenchère islamophobe, qui ne fait que diviser les Français et ne profite qu’aux ennemis de notre pays.

 

Yahia Gouasmi. Président du Parti Anti-Sioniste


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