FEDERATION CGT DES CHEMINOTS: 2019, UNE ANNÉE CHARNIÈRE

Manifestation contre la réforme ferroviaire

2019, UNE ANNÉE CHARNIÈRE

En cette nouvelle année qui s’ouvre devant nous, la Fédération CGT des cheminots adresse ses meilleurs vœux de santé, de bonheur et de réussite à l’ensemble des cheminots qui, dans leur quotidien, œuvrent à offrir aux usagers, à la population et aux entreprises les services ferroviaires dont ils ont besoin.

2019 est une année charnière pour l’avenir du système ferroviaire qui nécessitera, à n’en pas douter, l’intervention des cheminots pour contrer les mauvais coups d’une mauvaise réforme ferroviaire qui ne sera effective qu’en 2020, mais dont les effets se font déjà sentir.

Fermeture de lignes, de gares, sous-traitance massive, destruction incessante d’emplois, et bien d’autres potions amères sont déjà le quotidien des cheminots.

Dans ce contexte, la Fédération CGT des cheminots et ses militants n’entendent pas baisser la garde. Le combat contre cette loi n’est pas terminé, et il nous appartient de faire connaître au plus grand nombre les effets de la réforme en déconstruisant méthodiquement la fable échafaudée par un gouvernement qui promettait plus de trains, moins chers, plus de régularité, etc.

Dans les mois qui viennent, la direction SNCF dévoilera son projet stratégique, ou pacte d’entreprise, qui n’est en réalité qu’une déclinaison du pacte ferroviaire. De nombreux volets de la CCN devront également être négociés ou renégociés en 2019.

La Fédération CGT des cheminots aura à cœur de faire vivre sa conception du syndicalisme basée sur la réponse aux besoins, la défense du service public, en allant à la conquête de droits nouveaux.

En 2019, ensemble, nous allons le fer !

http://www.cheminotcgt.fr/

 

CHEMINOT-E-S RETRAITÉ-E-S, POUR NOTRE POUVOIR D’ACHAT ET LA REVALORISATION DE NOS PENSIONS, TOUTES ET TOUS MOBILISÉ-E-S

Appel à mobilisation de l'UFR

 | Retraités UFR

Le Président de la République persiste avec son arrogance habituelle dans sa politique de régressions sociales. Ses annonces du 10 décembre 2018 confirmées dans ses voeux du 1er janvier 2019, démontrent qu’il n’a aucune intention de répondre aux exigences de justice fiscale et sociale portées dans les luttes, notamment celles des retraités mobilisés pendant toute l’année 2018.

Aujourd’hui, Macron et son gouvernement, par leur politique et leurs propositions qu’ils mettent en avant, sont en train d’ancrer durablement une précarité généralisée des salariés actifs et retraités.

Personne n’est dupe sur l’enfumage grossier pour les retraités concernant la C.S.G. Car derrière l’annonce de la suppression de la C.S.G. pour les pensions de moins de 2 000 €, se cache une entourloupe. En effet, c’est sur le revenu fiscal du foyer que l’exonération se fera. Excluant de fait un nombre important de retraités. Mais rien sur la revalorisation des pensions qui reste limitée à 0.3 % très en deçà de l’inflation entraînant, pour une grande majorité de retraités, une nouvelle perte du pouvoir d’achat.

Rappelons que depuis 2009 pour les cheminots et 2004 pour les salariés du régime général, les pensions sont indexées sur l’indice Insee des prix, qui ne correspond pas à la consommation réelle des retraités et ne tient pas compte de leurs dépenses contraintes (CSG, CRDS, CASA, suppression de la demi-part fiscale, fiscalisation de la majoration enfants, forfaits et franchises médicales…). D’ailleurs, le Conseil d’Orientation des Retraites (COR) pointait en 2015 que les pensions n’avaient progressé que de 17.52 % entre le 1er janvier 2004 et le 31 décembre 2014, alors qu’une indexation sur le salaire moyen aurait produit une augmentation de 29.09 %. Et cette perte de pouvoir d’achat a fortement augmenté ces dernières années !

Dans le même temps et pour la première fois, l’augmentation du SMIC n’est pas liée à la richesse créée par le travail et donc versée par celui qui en tire profit, l’employeur, mais par la Sécurité sociale via « la prime d’activité » versée sur demande par la CAF.

Il nous faut prendre le temps de bien comprendre ce que cela signifie. Le SMIC n’augmente réellement que de 1.5 %, comme l’impose la loi. Le reste pour arriver à 100 Euros, c’est de la prime liée au revenu du foyer et non pas liée au travail. Voilà le scandale !!!

Et non seulement, cette somme ne contribue pas au financement de la santé et des retraites, pire elle fragilise tout notre système de protection sociale. En dehors du patronat, tout le monde est perdant.

C’est pourquoi, nous appelons l’ensemble des retraités à se mobiliser pour exiger :

  • L’annulation de la hausse de la C.S.G. pour tous les retraités ;
  • La revalorisation des pensions et le retour à l’indexation sur les salaires ;
  • Le maintien de la pension de réversion selon les modes de calcul actuels ;
  • Le rétablissement de l’ISF, de la taxation des dividendes, de l’impôt progressif ;
  • La suppression du CICE et des exonérations de cotisations sociales patronales…

Les cheminot-e-s retraité-e-s agiront aussi pour que la délibération votée par le Conseil d’Administration de la Caisse de Prévoyance et de Retraite du Personnel de la SNCF du 18 décembre 2018 sur la revalorisation des pensions, soit prise en compte par la Ministre des Solidarités et de la Santé, tout en souhaitant une réponse favorable à leurs demandes.

Pour la pérennisation de notre régime spécial, exigeons le maintien des embauches au statut, la régularisation des emplois précaires en emplois stables.

Gagnons la concrétisation des 3 points de la pétition unitaire : la rematérialisation des bulletins de pension pour les retraité-e-s en situation de « fragilité » numérique, la proximité avec un nombre et un maillage d’antennes et de permanences en lien avec les besoins sur la base de la répartition des affiliés actifs et retraités, une politique économique de la CPR qui soit en adéquation avec les besoins des affiliés.

TOUS ENSEMBLE,
Cheminot-e-s retraité-e-s, en masse participons aux rassemblements et manifestations organisés sur tout le territoire
le jeudi 31 janvier 2019

 

ON CONTINUE !

Avenir des personnels CE-CCGPF

 | Tract

Après le rassemblement national le 18 décembre à Saint Denis, avec plus de 150 personnels CE/CCGPF et les différentes initiatives régionales, la direction SNCF reste sourde et ne prend toujours pas ses responsabilités en matière de dialogue social et de préservation de nos activités sociales et culturelles.

La volonté de la Direction SNCF de ne pas trouver d’accord oblige maintenant à effectuer le transfert et l’affection du personnel et du patrimoine à chaque CSE.
Non, nous ne laisserons pas casser notre outil de travail, nous ne laisserons pas démanteler les services que proposent les CE/CCGPF aux cheminots, avec à terme la disparition de nos emplois.
Cheminot(e)s et salarié(e)s du CE/CCGPF, la Direction n’écoute pas, alors on continue. Ensemble, faisons-nous entendre
Le collectif CE/CCGPF appelle les salariés à un rassemblement :
le 22 janvier à partir de 11h
(jour de la plénière du CSE Matériel Industriel)
à Saint-Denis Campus Rimbaud,
POUR :

▪ Gagner la création de CSE inter-entreprises, mutualisant physiquement et financièrement les activités sociales des cheminots et garantissent la pérennité de nos emplois.
▪ Obtenir des engagements sur la continuité du CCGPF après le 01 janvier 2020.
▪ Garantir notre emploi et notre avenir.

Continuons à nous mobiliser pour la signature d’un accord décent.

 

CONCURRENCE : L’OFFENSIVE LIBÉRALE SE POURSUIT

 

 | Tract

Les pièces d’un grand puzzle libéral se mettent progressivement en place dans le sillage de l’adoption du pacte Ferroviaire. Courant décembre, trois textes sur l’ouverture à la concurrence et ses conséquences sont sortis : une Ordonnance, un décret et un accord sur les modalités de désignation des salariés signé par l’UNSA…

L’ordonnance du 12 Décembre sur l’ouverture à la concurrence

L’écriture de la réforme se poursuit, avec notamment la parution de l’Ordonnance 2018-1135 du 12 décembre 2018 sur l’ouverture à la concurrence. Les orientations dogmatiques du gouvernement sont déclinées à travers un texte qui vise à faciliter l’installation de nouveaux opérateurs en prévoyant de leur remettre « clés en main » tout ce dont ils ont besoin : Matériel et ateliers, gares, personnel…

SNCF Réseau largement soumis à la concurrence

D’autres dispositions concernant SNCF Réseau visent à permettre de « Déléguer des fonctions en les confiant à une entité différente » ou encore de « Déléguer l’exécution de travaux et de tâches connexes concernant le développement, l’entretien et le renouvellement de l’infrastructure ferroviaire en les confiant à des entreprises ferroviaires ou à des sociétés » de même que « les fonctions du gestionnaire d’infrastructure peuvent être exercées par différents gestionnaires d’infrastructure, y compris les parties à des accords de partenariat public-privé »!
Quand Direction et gouvernement annonçaient, en plein processus d’adoption de la réforme que la concurrence ne toucherait pas SNCF Réseau, ce n’était que mensonge et dissimulation, car d’ores et déjà, plusieurs gestionnaires d’infrastructure conventionnés (GIC) sont en place sur le réseau capillaire FRET.

Matériel, Ateliers de maintenance, Gares, tout y passe !

Concernant les appels d’offres de services ferroviaires, il y est prévu notamment des dispositions pour encadrer le transfert des matériels roulants et des ateliers de maintenance dont le volume d’activité relève majoritairement du « marché » remporté par un nouvel opérateur ou mainteneur. La maintenance pourrait faire l’objet d’appels d’offres distincts des services ferroviaires, ouvrant ainsi la porte aux constructeurs pour se voir attribuer de juteux contrats.
Concernant les gares, là aussi l’ordonnance confirme que les gares relevant du périmètre régional pourraient être soumises à appel d’offres, et donc confiées à un opérateur, voire à une autre entité si le « marché » est détaché des services ferroviaires.

Transferts de personnels

La dernière réunion de l’année 2018 de la CCN, a examiné le texte soumis à signature concernant les modalités de désignation des personnels transférés en cas de perte de marchés. L’UNSA étant le seul signataire de l’accord, ce dernier ne réunit pas les conditions (30% de représentativité) pour être valable. Le gouvernement sera donc amené à prendre ses responsabilités sur les transferts qu’il a imposés par la loi et par décret.
Depuis le début, la Fédération CGT n’a jamais cessé de porter le volontariat intégral, en cas d’appel d’offres remporté par la concurrence au lieu du transfert obligatoire imposé par la loi.
▪ Un cheminot qui est affecté à plus de 50% est transférable d’office et en cas de refus, c’est le licenciement !
La « négociation » n’a donc porté que sur les modalités de désignation des salariés à défaut de volontaires pour ceux dont le taux d’affectation est inférieur à 50%, et ce dans un cadre que là aussi la loi a fixé, à savoir trois critères imposés et éventuellement des critères additionnels :
Taux d’affectation / Ancienneté sur la poste / Distance Domicile-travail
UNSA et CFDT ont souhaité ajouter des critères dits « sociaux » pour compléter, à savoir :
Charges de Famille / Handicap
Ces critères additionnels donnent des « points » supplémentaires pour être transférés vers le nouvel opérateur !

Décret 2018-1242 du 27 décembre 2018 sur les transferts de personnels

Le gouvernement a publié, fin décembre, un décret sur la procédure applicable pour les transferts de personnels, la détermination du nombre, et les conséquences et procédures en cas de refus.
Trois catégories d’emplois sont définies :
▪ Concourant directement à la production
▪ Concourant indirectement à la production
▪ Concourant indirectement aux activités du service transféré
Le décret confirme qu’un refus de transfert se traduit par un licenciement dès lors que le salarié a un taux d’affectation supérieur à 50 % et, si moins de 50 %, une offre d’emploi disponible situé dans la même région ou, à défaut, situé sur le territoire national dans l’entreprise, relevant de la même catégorie que celui qu’il occupe ou sur un emploi équivalent.
Les indemnités de licenciement sont alignées sur le Code du Travail et inférieures à l’accord de Branche !
Les éléments de la rémunération qui sont maintenus en cas de transfert sont détaillés, étant précisé que ce sera sous la forme d’une indemnité différentielle, progressivement réduite au gré des augmentations individuelles ou collectives !
Enfin, le « droit au retour » est précisé : « Il peut demander » et si acceptation, c’est sur la qualification du poste à pourvoir…

Le combat contre cette mauvaise loi et ses conséquences
pour les cheminots et le Service Public
doit se poursuivre !

 

UNE DIRECTION SÛRE D’ELLE MAIS UNE CGT DETERMINÉE

Tract aux ASCT - Rencontre Direction OUIGO

 | Tract

Une délégation CGT a été reçue le 08 janvier 2019 par la direction OUIGO dans le cadre d’une bilatérale afin d’évoquer les perspectives 2019.

Bilan 2018 et perspectives 2019 : après présentation des bilans de l’année écoulée et des extensions précédentes, le directeur nous a annoncé que la marge financière opérationnelle est de – 10 millions d’Euros : Pourtant selon eux rien d’affolant…
La direction nous informe des différents sujets à traiter dans l’année 2019, tels que la modification de certains tarifs, des options d’achats différentes, un remplissage des trains plus complet avec une réflexion sur la surréservation.

Le nouveau plan de transport comportera un aller/retour journalier Paris-Toulouse sans arrêt pour juillet et un autre en fin d’année. C’est ainsi l’occasion de nous annoncer de façon plus officielle le transfert de la résidence de Massy TGV vers Paris Montparnasse. De plus, un recrutement d’ASCT conséquent aurait lieu d’ici 2020 : la future résidence de Montparnasse deviendrait la deuxième plus grosse résidence OUIGO après Lyon St-Exupéry.
La CGT a réaffirmé la volonté, en premier lieu, de recruter des agents déjà ASCT ou des cheminots inscrits dans un processus de reconversion. Ainsi, les agents de la vente du site seraient pressentis en priorité.

La CGT a également mis en garde la direction sur les problématiques sûreté à répétition et la grogne des agents concernant la qualité et les conditions de travail (rames non sorties à temps, avec des défauts non traités, les problèmes confort récurrents…).
Pour toute réponse, la direction répond qu’elle en a conscience et qu’elle va tenter de répondre clairement à ces problèmes. La CGT sera vigilante sur ces affirmations.
Enfin, la direction a voulu remettre sur la table la vente de service à bord, dont la restauration (suite à la précédente DCI CGT de décembre 2018).

La CGT réaffirme son opposition à la mise en place de la restauration à bord par les ASCT. Nous l’avons affirmé haut et fort, les ASCT ont un métier avec une charge relativement lourde et sérieuse.
Il apparaît que la Direction ne connaît pas notre métier, elle ne le voit que sous le prisme du coût, elle envisagerait selon les temps de parcours de proposer/d’imposer aux agents la vente additionnelle de produits alimentaires.
Malgré nos arguments, la direction, fidèle au principe patronal d’écouter sans entendre les OS, souhaite sonder les agents pendant le mois de février afin de connaître leurs positions.

En ce sens, la Fédération CGT des cheminots annonce la mise en place d’une pétition afin d’affirmer notre refus d’assurer la restauration par les ASCT et la mise en oeuvre de celle-ci par les personnels de la restauration ferroviaire. Nous vous invitons à la signer massivement pour porter notre attachement au dictionnaire des filières et aux missions de chacun.

La direction doit avant tout répondre à nos légitimes revendications : respect de l’équipement, amélioration de la sureté, respect des 4S, revalorisation salariale…

 

OÙ EST PASSÉE LA DIRECTION SNCF ?

Accident de Brétigny

 | Fédération

Dans le cadre de l’enquête judiciaire sur la catastrophe de Brétigny-sur-Orge, les juges d’instruction viennent de mettre en examen un jeune dirigeant de proximité pour homicides et blessures involontaires.

Pour rappel, la Fédération des cheminots CGT s’est portée partie civile pour la manifestation de la vérité, malgré les pressions qu’elle a subie. Le rapport d’expertise, réalisé par le cabinet APTEIS à la demande du CHSCT de Brétigny-sur-Orge, a été remis à la justice.

Pour la CGT, la sécurité est un impératif absolu de la production ferroviaire. Elle considère que tous les moyens doivent être mis en oeuvre pour garantir aux usagers qu’ils voyagent en toute sécurité, en toutes circonstances.

La production ferroviaire, dont la maintenance de l’infrastructure est un système intégré, repose sur des règles et prescriptions précises. L’organisation du travail, le calcul des effectifs nécessaires à la réalisation de la charge de travail, la formation professionnelle du personnel pour la qualification et l’outillage sont l’autre pan de la sécurité ferroviaire.

Depuis de nombreuses années, du fait des orientations de leurs dirigeants, les cheminots réalisent leur travail dans des conditions dégradées : baisse des effectifs, allongement des pas de maintenance, sur un réseau négligé depuis des années. Les dirigeants de proximité sont particulièrement exposés dans cette situation.

La ministre des transports, lors de la commémoration de l’accident de Brétigny-sur-Orge en 2018, a pointé les choix qui ont « sacrifié l’entretien quotidien à toujours plus de projet nouveaux ». Elle a évoqué le « symptôme d’un mal plus profond ». Les « mesures prises ne sont pas seulement techniques, mais aussi, concernent l’organisation de la SNCF » a-t-elle aussi dit. Cette déclaration lue dans ce contexte rejoint l’analyse d’une faute structurelle, et non individuelle.

Toutes les responsabilités doivent être identifiées. Les décideurs des politiques ferroviaires doivent rendre des comptes, qu’ils soient hauts-dirigeants de l’entreprise ou membres du gouvernement. Il n’est pas question que des cheminots portent le chapeau pour ceux qui leur ont imposé.

https://www.cheminotcgt.fr

 

 

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