FEDERATION CGT DES CHEMINOTS : A PARIS MARDI 4 JUIN TOUS ENSEMBLE ACTIFS ET RETRAITES MANIFESTATION POUR EXIGER SATISFACTION DE NOS REVENDICATIONS

Manifestation contre la réforme ferroviaire

 

TOUS ENSEMBLE, BATTONS-LES !

 

affiche

La direction de la SNCF n’a pas attendu les ordonnances portant réforme du ferroviaire pour dérouler en interne un rouleau compresseur contre les cheminots, leurs métiers, leur entreprise.

Les restructurations s’enchaînent à tour de bras : fermeture des agences groupes, fin de l’auto train, destruction de toutes les directions au fret, fusion programmée des infrapôles et infralogs, fermetures des gares et guichets, suppressions des arrêts… avec, chaque fois, son cortège de suppression de postes.

Cerise sur le gâteau, les cheminots ont le choix entre partir en filiales, déménager (adieu la vie de famille) ou démissionner, la direction reportant individuellement l’échec de leur reconversion.

Cette situation nous l’avions tous en tête, pourtant la violence avec laquelle elle s’exerce est inqualifiable.

Les gesticulations de la direction dans les réunions en bilatérale ou en table ronde sur le sujet de la réforme en n’ayant aucun geste pour entendre et intégrer de quelconques propositions en deviennent indécentes.

À l’heure où, partout, la population réclame des services publics de qualité et un traitement égal en tout point du territoire, la direction, avec la bénédiction du gouvernement, accélère le recul du ferroviaire dans notre pays.

La saignée appliquée aux hôpitaux, à l’éducation nationale, à la fonction publique territoriale est de mise à la SNCF.

Face à cela les luttes s’organisent en territoire, nous les déploierons partout.

Le 4 juin, la grande manifestation nationale à Paris doit être l’occasion pour chaque cheminot de venir dénoncer son quotidien et ses conditions de travail, d’exiger le maintien du service public, des emplois qualifiés et des augmentations générales de salaires.

Tous ensemble, battons-les !

AGIR POUR NE PAS SUBIR !

Tract Unitaire - CGT Cheminots, UNSA Ferroviaire, SUD Rail, CFDT Cheminots

 | Action du 4 juin 2019

Le pacte ferroviaire voté en 2018 a été combattu par les cheminots. Pourquoi ? Car la réforme était mauvaise, tout simplement. Mauvaise pour les usagers, mauvaise pour le service public ferroviaire, mauvaise pour les cheminots.

Quelles étaient les dispositions majeures de ce pacte ?

  • Fin du recrutement au statut
  • Passage en sociétés anonymes
  • Promesse d’une reprise de la dette
  • Restructuration du groupe et filialisation des activités
  • Ouverture à la concurrence du transport ferroviaire de voyageur national.

Ces mesures impactent directement les cheminots, dans leur quotidien et leurs métiers. Elles fragilisent l’outil ferroviaire public.

Dix mois après, où en est-on du pacte ferroviaire ?

  • Mise en oeuvre de la Loi : Le gouvernement n’a toujours pas pris l’ensemble des mesures prévues par cette loi. Des ordonnances et des décrets doivent être promulgués. Or, les promesses de concertation avec les représentants des cheminots ne sont pas tenues.
    Il n’y a donc pas de visibilité sur ce qui attend la SNCF et les cheminots.
    Les engagements financiers du Ministère ne sont pas respectés et des lignes ferment par manque de moyens pour les régénérer.
    La possibilité de confier la gestion de l’infrastructure à un opérateur privé, introduite dans la LOM, en rajoute sur le risque de désintégration du système ferroviaire.
    Il y a urgence à apporter des garanties pour la pérennité de l’entreprise publique, du mode ferroviaire et du service public !
  • Branche ferroviaire : Les négociations à mener sont nombreuses et extrêmement structurantes pour l’avenir du système. La branche doit être le lieu de création de règles sociales de haut niveau qui garantissent qu’il n’y aura pas de dumping social. Le patronat refuse pour l’instant cet objectif, il veut des règles minimales de protection des cheminots et bloque les négociations. Il faut que cela cesse !
  • Nouveau Pacte Social : la loi prévoit la fin du recrutement au statut et la négociation d’un « Nouveau Pacte Social ». Dans l’entreprise, les discussions sont au point mort. Le président Pepy a annoncé son départ, publiant son bilan par voie de presse et par communication aux agents. Les activités font de la surenchère pour imposer leur autonomie, menaçant la dislocation du groupe. Il est urgent que la direction assume ses responsabilités vis-à-vis des cheminots et s’engage dans la négociation du Nouveau Pacte social avec un mandat qui permette de créer des droits nouveaux pour tous les salariés, statutaires et contractuels.

À la SNCF, que se passe-t-il ?

Plus aucune vision commune des activités n’est proposée. Chaque EPIC, chaque activité, pense son avenir sans avoir de logique partagée.

Les conséquences ?

1. Des réorganisations permanentes subies par les cheminots. La lisibilité disparaît et chaque nouveau projet d’organisation amène sans exception à des suppressions de postes. Les réponses apportées aux cheminots qui y sont confrontés consistent avant tout à proposer une sortie de l’entreprise

2. Des métiers mis à mal. Les mauvaises nouvelles s’enchaînent et n’épargnent personne. Pour Mobilité, c’est la digitalisation, la fermeture des guichets et la poursuite de la casse du FRET. Côté Réseau, la sous-traitance s’amplifie au mépris de la sauvegarde de nos savoir-faire et de toute rationalité économique, la saison 2 de Nouvel’R se déploie, en touchant directement les établissements. Enfin, pour l’EPIC de tête, c’est une marche forcée vers l’externalisation des métiers.

3. Des parcours professionnels en berne. En effet, s’il est toujours possible, en théorie, d’avoir des parcours au sein du Groupe Public Ferroviaire la réalité est différente. Quand ce ne sont pas les postes qui sont supprimés, ce sont des blocages de mobilités qui sont imposées. Les emplois deviennent tellement rares que les services refusent de libérer les cheminots qui souhaitent évoluer.

4. Une situation sociale alarmante. Ce sont les cheminots qui l’expriment dans les enquêtes internes. Le malaise est grand et profond. Les cheminots sont fiers de leur travail mais sont défiants vis-à-vis de l’entreprise. Le corps social est heurté et les protections disparaissent. L’inquiétude est là, palpable, et aucune solution crédible n’est apportée. Le mépris est pour l’instant la seule réponse de la Direction.

5. Des augmentations salariales bloquées depuis 4 ans. Aucune hausse générale n’a été accordée et le pouvoir d’achat des salariés est en berne. Pour nos organisations syndicales, une année supplémentaire sans évolution salariale serait inacceptable.

Ne cédons pas. Pour construire notre avenir, il faut agir.

Les négociations en cours dans l’entreprise et dans la branche doivent aboutir pour le 1er janvier 2020.

Pour les fédérations CGT – UNSA ferroviaire – SUD-Rail – CFDT Cheminots, il est impératif qu’elles apportent du positif au corps social.

La situation n’est pas inéluctable.

Selon une étude interne de la Direction, 90 % des cheminots auraient participé à au moins une séquence du mouvement de grève de 2018. C’est le sens d’un rejet profond, d’inquiétudes, de critiques et d’exigences réelles. C’est également une perspective de gagner d’autres choix si ces cheminots décident d’agir tous ensemble.

C’est le sens de l’appel unitaire à une manifestation nationale le 4 juin à Paris qui doit permettre à chaque cheminot d’exprimer son ras-le-bol des situations qu’il vit au quotidien et son exigence que les solutions proposées par les organisations syndicales obtiennent des réponses favorables.

Alors que les élus locaux tirent la sonnette d’alarme sur les services publics dans leurs territoires, que les industriels s’inquiètent de l’avenir de la filière de production de matériel ferroviaire, et que les exigences sociales et environnementales font la une des débats publics, nous devons redoubler de détermination à ne pas laisser détruire nos métiers, notre entreprise, nos conditions de travail et le service que nous rendons à la population.

Le 4 juin 2019, un rassemblement massif des cheminots doit permettre de peser sur les négociations à venir et montrer notre unité et notre solidarité.

Le 4 juin 2019, ENSEMBLE, agissons pour défendre les droits des cheminots et construire l’avenir.

 

 

LES RETRAITÉS MOBILISÉS PARCE QUE CONCERNÉS !

Manifestation nationale unitaire du 4 juin 2019

 | Action du 4 juin 2019

En juillet 2018, après plusieurs mois d’une lutte inédite, la Fédération CGT des Cheminots écrivait que « rien n’était fini et que tout restait à faire ». Près d’un an après, les effets dévastateurs de la réforme se font déjà durement ressentir ! La bataille doit continuer et s’amplifier avec les retraités directement impactés par cette réforme. Ils le sont également par une détérioration de leurs conditions de vie sans précédent.

Les retraités, sous différentes formes, se sont mobilisés aux côtés des cheminots actifs, montrant les convergences qu’il y avait à lutter ensemble. Avec la réforme du ferroviaire de 2018, c’est le démantèlement du service public ferroviaire qui est en marche, avec l’anéantissement de décennies de conquêtes sociales impactant tous les cheminots actifs et retraités.

Les retraités concernés par la fin des embauches au statut

La réforme prévoit qu’à partir du 1er janvier 2020, il n’y aura plus d’embauches au statut, ce à quoi s’ajoute le fait que les cheminots qui pourraient être transférés et être rattachés au Régime Général, amenant le régime spécial de retraite et de prévoyance à devenir un régime « fermé » au 1er janvier 2020.

Ainsi, les droits statutaires ne seraient plus financés de façon pérenne avec pour effet l’abaissement des droits pour les cheminots qui ne seraient plus intégrés au régime, une menace sur les droits spécifiques des cheminots qui y sont actuellement affiliés actifs et retraités et enfin une menace sur le devenir de la Caisse « outil de gestion » du régime spécial.

A très court terme, le risque serait grand de voir les prestations du régime alignées sur celui de la SECU avec:

• La réduction des remboursements des soins de ville (médecins, paramédical, dentaire, pharmacie…) et d’hospitalisation ;
• La remise en cause des prestations spécifiques pérennes (prestation spécifique d’accompagnement – PSA – prestations différentielles…) ;
• La remise en cause des prestations spécifiques non pérennes (différents forfaits actes lourds, appareillage, frais de transports, forfait journalier hospitalisation…).

Avec pour conséquence l’augmentation du reste à charge pour les malades, l’obligation d’une complémentaire santé dont les cotisations augmenteraient au fur et à mesure du transfert des charges vers celles-ci et ce serait donc très rapidement un alignement des droits avec ceux du Régime Général par une intégration des cheminots retraités à brève échéance.

Salaires et pensions : mêmes attaques, même combat

Depuis plusieurs années, les salaires sont gelés à la SNCF et la Direction pourrait faire de même pour 2019. Comme pour l’ensemble des salariés du public comme du privé, le salaire est de plus en plus remplacé par des éléments de rémunération non soumis à cotisations sociales.

Rappelons que la base du financement de la Sécurité Sociale (dont les retraites) est le salaire socialisé : le financement de la Sécurité Sociale (comme notre régime spécial) repose principalement sur les cotisations sociales assises sur les salaires qui rétribuent la force de travail. Ce ne sont pas des charges mais la part socialisée du salaire entre les salariés pour répondre aux besoins sociaux (santé, retraites,…). Ces dépenses sont donc financées par le travail des salariés comme leur salaire direct.

Les annonces du Président de la République du 25 avril 2019 ne font que confirmer les
précédentes de façon toujours aussi pernicieuse en poursuivant sa politique de démantèlement du salaire et des fondements de la Sécurité Sociale !

Salaires, pensions, actifs, retraités : mêmes revendications, même combat !
Les retraités concernés par la casse du service public

Dans une période où les besoins de mobilité contrainte sont de plus en plus importants avec la casse de tout le secteur public (hôpitaux, Poste, services des impôts…), le service ferroviaire de proximité est menacé, attaqué avec des prévisions de fermetures de lignes et la généralisation de la fermeture des guichets etc. impactant de nombreux retraités.

L’ouverture à la concurrence mise en avant est un leurre !

La concurrence n’existe pas dans le ferroviaire ! C’est une manière de libéraliser totalement le transport ferroviaire au profit de grands monopoles privés à coups de subventions publiques !
Voilà le scandale et la Loi d’Orientation des Mobilités (LOM) va rajouter de nouvelles attaques en donnant la possibilité de confier aux régions la gestion du réseau à d’autres opérateurs.

Tous ensemble, disons clairement « ça suffit ! »
Tous ensemble agissons pour :

• Gagner la revalorisation des pensions directes et de réversion et un retour à l’indexation sur les salaires avec une pension minimale à 1800€ brut mensuel et des suites à la délibération votée au CA de la CPR du 18 décembre 2018 sur la revalorisation des pensions ;
• Le rattrapage des 6 années de quasi-gel des pensions et l’annulation de la hausse de la CSG pour tous les retraités et son abrogation ;
• Gagner le maintien du statut ;
• Gagner l’élargissement de notre régime spécial à l’ensemble de la branche pour
empêcher sa fermeture au 1er janvier 2020 ;
• Défendre l’emploi, les métiers et le service public, avec en perspective de revenir à une attribution directe des conventions TER, TET et aussi des marchés Fret à la SNCF, entreprise de service public ;
• Débloquer de vraies négociations sur la CCN pour interdire le dumping social, gagner de nouveaux droits dans le privé ;
• Arracher les mesures promises sur la re matérialisation des feuilles de pension pour les retraités en difficulté avec internet et la création de permanences de la CPR en proximité pour réellement permettre aux cheminots d’y accéder, et une politique économique de la CPR avec des moyens en adéquation avec les besoins des affiliés ;
• Empêcher les retraites par points au niveau interprofessionnel.

Le mardi 04 juin dans l’unité, actifs et retraités manifesteront à Paris pour exiger satisfaction à leurs revendications !
Rendez-vous à 13h00 Place d’Italie

https://www.cheminotcgt.fr/edito/tous-ensemble-battons-les/#more-7087


 

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