FEDERATION CGT DES CHEMINOTS : FACE À UNE MOBILISATION IMPORTANTE DES NÉGOCIATIONS S’IMPOSENT

Manifestation contre la réforme ferroviaire

 

FACE À UNE MOBILISATION IMPORTANTE DES NÉGOCIATIONS S’IMPOSENT

 

 | Action à partir des 3 et 4 avril 2018

Les organisations syndicales CGT, UNSA ferroviaire, SUD-Rail, CFDT ont fait l’analyse du rapport de force qui reste très important.
Elles sont confortées par le résultat massif du « Vot’action » qui a permis à 91 068 cheminots de s’exprimer.

L’opposition au pacte ferroviaire dépasse largement les prévisions des organisations syndicales puisque 94,97 % des cheminots se sont exprimés CONTRE.

C’est un élément incontestable que le gouvernement doit prendre en compte. La direction SNCF, totalement discréditée, doit également en tirer toutes les conséquences.

Les organisations syndicales CGT, UNSA, SUD-Rail, CFDT se rendront vendredi aux réunions convoquées par le Premier ministre avec leurs confédérations ou structures interprofessionnelles.

Elles ont, lors de la réunion interfédérale du 23 mai 2018, adopté une position commune sur les demandes qu’elles formaliseront au Gouvernement à cette occasion.

Les organisations syndicales appellent les cheminots à poursuivre la grève demain et à s’inscrire dans la prochaine séquence des 28 et 29 mai prochains.

Les organisations appellent également les cheminots à participer au rassemblement qui se tiendra proche du Sénat (le lieu n’est pas encore officialisé) le 29 mai prochain à l’occasion du lancement du débat sur la réforme.

Une délégation de l’International Transport Workers’ Federation (ITF) sera présente ce jour-là pour témoigner des expériences ferroviaires dans le monde.

Les membres de la délégation participeront à une initiative au Sénat à l’invitation des sénateurs du groupe CRC.

Les organisations syndicales CGT, UNSA ferroviaire, SUD-Rail, CFDT considèrent que la balle est dans le camp du Premier ministre qui ne doit pas attendre plus longtemps pour ouvrir des négociations.

 

OÙ VA LA SUGE ?

Réforme ferroviaire

 | Action à partir des 3 et 4 avril 2018

À la veille de l’examen au Sénat du projet de loi de réforme ferroviaire, Gouvernement et Direction laissaient entendre qu’il y aurait du « grain à moudre » concernant notamment le positionnement de la SUGE dans le « Groupe Public Unifié ». Qu’en est-il réellement ? Où en sommes-nous ? L’avenir du service est-il assuré ? Rien n’est moins sûr….

Depuis quelques mois, la rumeur courait que la SUGE pourrait être « logée » à SNCF Réseau, tout comme Gares et Connexions pour y regrouper toutes les activités régulées devant être proposées en accès « non-discriminatoire à la concurrence ».

Finalement, ainsi que l’a révélé la note dont s’est fait l’écho le journal « Le Parisien », l’arbitrage était déjà fait, et tant pis pour l’illusion de concertation affichée par le Ministère : La SUGE sera positionnée dans la SA « Holding de tête ».

Une Société Anonyme dotée de pouvoirs de Police Ferroviaire !!!

Le scénario du pire semble avoir été évité, avec le ou les Groupements d’Intérêt Public (GIP) que le gouvernement envisageait de mettre en place sous couvert d’associer les AOT à la « gouvernance », mais aussi vraisemblablement d’autres acteurs privés comme les sociétés de gardiennage dont la présence se multiplie sur tout le territoire. Pour autant, le statut envisagé pour la future société HOLDING est bien celui d’une Société Anonyme (SA). Nous voilà revenus au temps des Compagnies d’avant la nationalisation qui avaient obtenu ce droit de la puissance publique. C’est pourtant contraire aux évolutions récentes et à venir des prérogatives de la SUGE vers des missions « quasi-régaliennes » qui n’ont de pertinence que dans un cadre strictement public.

C’est pourquoi, la CGT porte l’exigence du retour à une entreprise unique et intégrée : L’EPIC SNCF comme outil de réalisation du Service Public Ferroviaire dont la SUGE est une composante.

Financement de la SUGE ?

Alors que nous étions en droit d’attendre une évolution du système désastreux de contractualisation pour garantir la pérennité du service et le soustraire aux aléas de la relation client/fournisseur, la réforme du gouvernement fait l’impasse sur la question essentielle du financement.

Les activités du GPF recourent massivement aux services de sociétés de gardiennage qui affichent des coûts horaires quatre fois moins chers que l’agent SUGE, et dans le cadre de l’ouverture à la concurrence, les futurs opérateurs n’ont manifestement pas l’intention de recourir aux services de la SUGE. Dans ce contexte s’est engagée une course effrénée à la productivité du service sous le regard permanent de l’ARAFER qui, au nom d’une concurrence (qui en réalité n’existe pas), exige des prix toujours plus bas pour une prestation qui n’a rien à voir avec ce que proposent les sociétés de gardiennage.

Loin d’avoir pris la mesure des alertes de la CGT sur l’inefficacité de la contractualisation, le Gouvernement en rajoute même une couche avec la possibilité pour les Régions (AOT) de contractualiser en direct les services de la SUGE. Pourtant, le rapport SPINETTA reprenait les éléments suivants :

« En revanche, les prestations qui relèvent de la « police ferroviaire » pourraient ne plus être optionnelles et l’ensemble des opérateurs du système ferroviaire (gestionnaires d’infrastructures et d’installations de service et transporteurs) pourrait contribuer à leur financement. »

Pour la CGT, la sûreté n’est pas une marchandise comme une autre et les effectifs doivent être positionnés là où le besoin est identifié et non là où la prestation est payée. Cela suppose de rendre le recours au service obligatoire et de mettre en place un système de financement par une redevance assumée par tous les acteurs du système ferroviaire.

La SUGE low-cost bientôt une réalité ?

Depuis plusieurs mois, la CGT n’a cessé de dénoncer les projets de la Direction de créer une SUGE LOW-COST sans armes létales pour tenter de résoudre l’équation économique de la concurrence des sociétés de gardiennage qui ont pourtant les faveurs de toutes les activités du GPF. Ce serait la fin de l’unicité du métier, voire la fin tout court…

Ce n’est malheureusement pas un scénario de science-fiction, car c’est ce qui s’est passé en Belgique avec B-Security (équivalent de la SUGE) qui, en 2005, a été scindé en deux avec d’un côté les prestations qualifiées indûment de « gardiennage » restées sous l’appellation B-Security et de l’autre, les activités de « Police Ferroviaire » (SECURAIL). Et si certains doutent encore des intentions de l’entreprise, cette dernière annonce clairement « la création d’un nouveau métier sûreté en complément de l’agent SUGE ».

Pour la CGT, la surveillance des installations ferroviaires ne saurait être qualifiée de « gardiennage » ni dissociée des autres missions de la SUGE.

La CGT continuera à interpeller Gouvernement et Direction pour faire avancer les revendications des agents de la SUGE qui sont une composante essentielle du Service Public Ferroviaire.

Les cheminots de la SUGE ont donc toutes les raisons d’être dans l’action pour :
✓ Le maintien du STATUT d’EPIC ;
✓ Un financement pérenne du service ;
✓ L’unicité du métier.

TOUS DANS L’ACTION LE 23 ET 24 MAI ET AU-DELÀ POUR GAGNER SUR NOS REVENDICATIONS !

 

« TECHNICENTRES INDUSTRIELS PAS À VENDRE » !

Réforme ferroviaire

 | Action à partir des 3 et 4 avril 2018

L’emploi dans le domaine industriel a été durement touché par les crises économiques successives que traverse notre pays. Nos technicentres ferroviaires n’échappent pas au phénomène de casse de l’outil industriel.

Les décisions gouvernementales du domaine industriel, toutes orientées en faveur du programme du MEDEF, sont synonymes de destruction d’emplois et de dévalorisation du travail des salariés. Nous ne pouvons nous résoudre à laisser faire !!!

À la SNCF, l’abandon des projets de développement du ferroviaire a des conséquences graves sur les cheminots du Service Public. La direction d’entreprise réduit sans cesse les coûts en sacrifiant l’emploi, serre les ceintures en appliquant la modération salariale et le gel de salaires, et objecte de sacrifier les lignes de trains dites non rentables.

Le transport de marchandises est abandonné pour développer le transport routier (bus et camions), dans le seul but de continuer à tirer des marges financières bénéficiaires.

Derrière ce constat sur notre industrie ferroviaire se cachent les détails d’une dégradation des acquis sociaux à travers les attaques envers le statut cheminot, l’ouverture à la concurrence et la transformation du statut juridique de l’entreprise. De cette politique ultra libérale, les cheminots n’en veulent pas et ils la refusent en masse !

L’organisation du travail ne demande pas obligatoirement de privatiser l’outil industriel !!!

On laisse ainsi s’opérer la braderie des Technicentres Industriels. La vente des savoirs et savoir-faire rend contreproductive l’organisation du travail sur l’ensemble de la maintenance ferroviaire.

Par ces attaques incessantes sur les TI, la direction du Matériel « essouffle » une organisation pourtant bien huilée et désorganise les productions de niveau 4/5 et de Pièces Réparables Matériel (PRM). Pour ces dernières, les « usines » qui les gèrent n’ont plus d’emprise ferroviaire … un comble pour le chemin de fer !!!

Les ateliers PRM se partagent une production de pièces sans cesse revue à la baisse ou délocalisée, organisée comme une foire aux PRM où le moins disant remporte la mise. L’introduction d’opérateurs privés munis d’une main d’oeuvre bon marché et de méthodes commerciales agressives connues, mettrait un terme rapide à nos ateliers PRM.

Les annonces de modification de plans de charge des établissements Matériel industriels et de maintenance des deux dernières années sont intolérables !!!

Les cheminots du Matériel ne sont pas dupes. Ils voient leurs charges de travail partir vers des entreprises privées ou délayées dans une organisation opaque de la maintenance les obligeant à modifier leurs habitudes de travail et, dans certains cas, à une mobilité géographique imposée.

La direction du Matériel s’accommode de véritables plans sociaux en réduisant au maximum la capacité de production des ateliers de maintenance industrielle comme Oullins, Romilly, et Saintes aujourd’hui, sous prétexte que la charge de travail est en baisse.

La CGT dénonce ces manoeuvres de diversion car c’est bien la SNCF qui abandonne ses charges de travail à des entreprises concurrentes comme ALSTOM ou ACC Clermont qui héritent des contrats BB36000, BB27000 ainsi que les TER2NG.

Dans sa volonté de nuire aux cheminots et les obliger à accepter l’inacceptable, la direction de la SNCF se sert du FRET comme laboratoire d’essai de sa politique de déconstruction de l’entreprise publique : à ce jour, seuls 5 500 cheminots subsistent à FRET SNCF … ils étaient encore près de 15 000 en 2008 ! Sans aucune concertation, la direction du domaine M a fait le choix du transfert à l’activité FRET des cheminots du Matériel intervenant sur la maintenance des locomotives FRET. Il en résulte une nouvelle baisse de l’activité de maintenance et la poursuite de la casse de notre outil de travail.

« Cheminotes et cheminots des Technicentres Industriels, CESSEZ de subir les décisions incohérentes de nos dirigeants qui dégradent fortement vos conditions de travail ! ».

Même si certains sont tentés de le croire, la maintenance ferroviaire n’est pas à vendre, et les cheminots du Matériel non plus ! Ces derniers doivent utiliser et amplifier le rapport de forces créé dans cette période afin de s’opposer au dépeçage de la production de maintenance.

Ensemble, nous devons combattre les projets d’une direction libérale pour sauvegarder les Technicentres Industriels, maintenir et développer l’outil de maintenance partout dans nos emprises SNCF car il est une composante essentielle d’un Service Public ferroviaire de qualité.

La Fédération CGT des Cheminots vous appelle à rejoindre celles et ceux qui, par leur vote, se sont massivement opposés au pacte ferroviaire porté par le gouvernement accompagné aveuglément par la direction de la SNCF.

 

LA SNCF
CERTAINS VEULENT LA DESCENDRE, NOUS, ON LA DÉFEND !

 

https://www.cheminotcgt.fr/actions/action-a-partir-des-3-et-4-avril-2018/ou-va-la-suge/


 

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