FRANCE : DES EXPLOSIFS VOLES DANS UN SITE MILITAIRE SENSIBLE

 
 
Au moins 150 détonateurs et des pains de plastic ont été volés sur un site militaire de Miramas (Bouches-du-Rhône), près de Marseille (sud de la France) dans la nuit de dimanche à lundi, a indiqué mardi une source proche de l'enquête.

Les malfaiteurs ont pénétré dans l'enceinte après avoir découpé le grillage, a précisé cette source.

Une enquête pour vol avec effraction «commis en bande organisée» a été ouverte et aucune piste n'est pour l’instant écartée.France: des explosifs et des détonateurs volés dans un site militaire.

Selon Europe 1, une «quarantaine de grenades» ont également été dérobées.

Aucune réaction ou commentaire n'a pu être obtenu dans l'immédiat auprès du ministère de la Défense comme de l'état-major des Armées.

Miramas, qui est située en bordure de l’étang de Berre, à l’ouest du département, abrite sur 200 hectares l’établissement de munitions régional (EMR) de la zone de défense sud, selon le maire de la commune, Frédéric Vigouroux.

Cette base logistique qui emploie environ 200 personnes et est connectée au réseau ferroviaire, est notamment utilisée pour les opérations extérieures (OPEX) militaires de la France.

Elle a ainsi servi lors de l’intervention de la France au Mali, selon Frédéric Vigouroux, qui a précisé qu’un «changement de commandement» de cette base «où beaucoup d’habitants de Miramas ont travaillé» avait eu lieu «il y a une dizaine de jours».

Pas de caméras de surveillance?

Ce vaste terrain est situé à quelques centaines de mètres de la ville de Miramas elle-même. De grands bâtiments y abritent du matériel et, à quelques dizaines de mètres de la route qui longe le terrain militaire, sont alignées derrière deux grillages surmontés de barbelés des dizaines de petites constructions, semblables à des petites maisons à un étage, avec une seule fenêtre: c’est ici que reposent, à demi enterrées, les munitions.

Selon Europe 1, les deux rangées de grillage ne sont pas équipées de «caméra de surveillance».

Par la voix de Florian Philippot, le «Front National [a] demandé en urgence un audit général de la sécurité sur nos sites militaires et un plan national de sécurisation. La fermeté doit remplacer à tous niveaux le laxisme».

Contacté par Libération, le ministère de la Défense refuse de confirmer. «Une enquête déterminera si c’est [un problème] de dispositif, de fonctionnement, de commandement..», se borne-t-il à dire.

Mais comment un site militaire contenant du matériel dangereux peut-il ne pas être entièrement surveillé par des caméras? Qui en décide? Cela dépend «de la sensibilité du matériel à garder, ou s’il y a du personnel...» et de l’éventuel besoin de «discrétion» sur le site.

Dans un communiqué, le ministère a annoncé avoir demandé en interne une évaluation «sous quinzaine» de «la protection de l’ensemble des sites militaires de stockage de munitions».

Cette évaluation, demandée à la Direction de la protection des installations, moyens et activités de la Défense (DPID), permettra de «proposer les mesures correctrices qui s’imposeraient», précise le ministère dans le communiqué.

Une enquête de commandement a également été ordonnée «pour analyser les faits, l’organisation et les éventuelles responsabilités» du vol survenu à Miramas.

Source: agences et rédaction
07-07-2015 | 14:13
 

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