HOLLANDE, CANICHE DU ROQUET OBAMA, DECIDE DE RAIDS AERIENS EN SYRIE

 

Le président français, François Hollande a annoncé lundi que la France va accueillir 24 000 réfugiés sur les deux prochaines années.

S’exprimant lors d'une conférence de presse organisée au palais présidentiel de l'Elysée, Hollande a chiffré à 60 000 le nombre de demandeurs d’asile en France en 2015. Il s’est aussi dit prêt à accueillir «plusieurs centaines voire un millier» d’immigrés tout juste arrivés en Allemagne en provenance de Hongrie. Selon lui, la crise des réfugiés, est «dramatique, elle est grave», mais «elle peut être maîtrisée et elle le sera».

Vols de reconnaissance au-dessus de la Syrie

Le président français a annoncé que «des vols de reconnaissance» seront effectués dès mardi pour permettre des frappes contre Daech», excluant en revanche toute intervention au sol.

«J'ai demandé au ministre de la Défense que dès demain puissent être menés des vols de reconnaissance au-dessus de la Syrie, a déclaré François Hollande. Ils permettront d'envisager des frappes contre Daech, en préservant notre autonomie d'action et de décision», a précisé M. Hollande, qui a ainsi laissé entendre que la France ne se joindrait pas à la coalition internationale agissant en Syrie sous la direction de Washington.

«C'est Daech qui fait fuir, par les massacres qu'il commet en Syrie et en Irak, des milliers de familles», a lancé le président français, alors que l'Europe fait face à un afflux historique de réfugiés.

Sur une intervention de militaires français au sol en Syrie, le chef de l'Etat français a réaffirmé sa position, maintes fois exprimée: «Il serait inconséquent et irréaliste d'envoyer des troupes françaises en Syrie au sol». «Irréaliste parce que nous serions les seuls, inconséquent parce que ce serait transformer une opération en force d'occupation. Donc nous ne ferons pas d'intervention au sol, pas plus d'ailleurs que nous n'en faisons en Irak», a-t-il répété.

«Nous devons être aux côtés des Libanais»

Le président français a déclaré qu’il se rendra prochainement au Liban. Interrogé par la correspondante à Paris du quotidien panarabe al-Hayat, Randa Takieddine, François Hollande a répondu qu'il ira visiter un camp de réfugiés au Liban après l'Assemblée générale des Nations Unies, en marge de laquelle se tiendra fin septembre une conférence internationale de soutien au pays du Cèdre dont «un résident sur trois est un déplacé» de Syrie.

«J'irai au Liban pour aller dans un camp de réfugiés pour que nous puissions justement les aider à ce qu'ils puissent y rester, tout près du lieu où ils vivaient il y a quelques mois», a déclaré le président français.
La guerre en Syrie a eu des «conséquences majeures» pour le Liban, un pays en pleine «crise politique», a-t-il reconnu. «Le président n'a pas été élu, le Parlement a des difficultés pour tenir ses sessions. Nous devons être aux côtés des Libanais», a-t-il affirmé en annonçant qu'il rencontrerait aussi les acteurs politiques libanais lors de son déplacement.

Parler avec Moscou et Téhéran

Pour mettre fin au chaos syrien, le président Hollande a par ailleurs souligné que «la France travaille pour que des solutions politiques soient trouvées car l'issue, elle est politique en Syrie».
«Donc nous considérons que nous devons parler avec tous les pays qui peuvent favoriser cette issue et cette transition», a-t-il jugé, ajoutant: «Je pense aux pays du Golfe, je pense aussi à la Russie, à l'Iran en plus de pays qui sont d'ores et déjà membres de la coalition».

Cette solution politique et diplomatique doit néanmoins toujours exclure Bachar el-Assad, selon le président français. «En Syrie, rien ne doit être fait qui puisse consolider ou maintenir Bachar el-Assad. Le départ de Bachar al-Assad est à un moment ou un autre posé dans la transition», a réaffirmé M. Hollande.

Source : AFP et rédaction

07-09-2015 | 16:07
 
 

 

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