LA JUSTICE EXIGE LE RETRAIT D'UNE BANDEROLE PRO PALESTINIENNE

 

La justice française a ordonné lundi le retrait d'une banderole de soutien à un prisonnier palestinien, déployée au fronton de la mairie de Stains dans la région parisienne, au nom de la «neutralité des services publics», mais le maire communiste n'entend pas obtempérer.

«Stains s'engage pour la paix. Libérez Marwan Barghouti, le Mandela palestinien», proclame la banderole contestée, qui représente cet ancien secrétaire général de l'organisation palestinienne Fatah menotté, faisant le V de la victoire.

Derrière les barreaux depuis son arrestation en 2002, condamné par «Israël» à la prison à vie, Marwan Barghouti, l'un des leaders de la deuxième Intifada (2000-2005), est devenu pour les Palestiniens l'un des symboles de la résistance à l'occupation israélienne.

M. Barghouti a été fait citoyen d'honneur de Stains, comme dans plusieurs autres villes communistes de la région parisienne.

Pour les autorités françaises, la décision d'apposer une telle banderole, «non justifiée par un intérêt local», constitue une intervention dans un conflit international «contraire au principe de neutralité des services publics» et «susceptible de porter atteinte à l'ordre public». Dans sa décision, la justice a suivi ces arguments.

«La banderole ne sera pas retirée», a répondu Azzedine Taïbi, maire communiste de Stains, en soulignant qu'elle est déployée depuis six ans sans «aucun trouble public».

«C'est un combat pour la justice et l'égalité des peuples, un peu comme il y a plus de 25 ans le combat pour la libération de Nelson Mandela, traité alors par une partie de la classe politique française comme un terroriste», affirme le maire.

Source : AFP

 
 
 

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