LA PRESSE FRANCAISE CRITIQUE LE REMANIEMENT DE "MONSIEUR BRICOLAGE"

 
 
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La presse française critique le remaniement de "Monsieur Bricolage"

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Le remaniement du gouvernement réalisé jeudi par François Hollande déçoit majoritairement la presse, qui dénonce vendredi les calculs politiciens du chef de l'Etat.

"Monsieur Bricolage": le président de la République fait la une du Parisien, pour qui "François Hollande s'est contenté de petits réglages en vue de la présidentielle" de 2017. Idem pour Le Figaro, qui voit dans le remaniement "un dernier replâtrage pour finir le quinquennat".

 

François Hollande
© AP Photo/ Stephane de Sakutin
 
 
 
François Hollande a procédé jeudi à un remaniement à 15 mois de la présidentielle de 2017 avec le retour des écologistes, Emmanuelle Cosse, ex-patronne d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV), Jean-Vincent Placé et Barbara Pompili; et de l'ex-premier ministre Jean-Marc Ayrault prenant les Affaires étrangères, rapporte l` AFP.

 

Du côté des radicaux de gauche, Jean-Michel Baylet hérite d'un ministère de l'Aménagement du territoire de la Ruralité et des Collectivités territoriales.

Paul-Henri du Limbert dénonce dans Le Figaro le "péché mignon" de François Hollande, qui selon lui se plait à mettre "ensemble des pour et des contre", pensant qu'il "en sortira toujours quelque chose que l'on baptisera +synthèse+".

 

Florence Chédotal de La Montagne, pense que M. Hollande "donne tout simplement l'impression d'avoir raclé les fonds de tiroir" en ayant élargi sa base en invitant écologistes et radicaux de gauche mais "sans poids lourds". Pour elle, une question demeure: "quelle est la ligne politique"?

 

Bernard Maillard l'assure dans le Républicain Lorrain, ce "renouvellement de l'équipe gouvernementale ne marque aucune variation de cap" par rapport aux "orientations décidées depuis l'arrivée de Manuel Valls à Matignon".

"Il s'agit d'un gouvernement destiné à préparer la campagne de François Hollande pour une éventuelle réélection", estime Bruno Dive, de Sud-Ouest. Mais pour lui, comme pour beaucoup d'autres, "l'entrée d'Emmanuelle Cosse constitue une belle prise de guerre".

Pour Grégoire Biseau, de Libération, l'objectif de François Hollande est double. "Fracturer un peu plus le camp des écologistes" (Emmanuelle Cosse a démissionné de son poste de secrétaire nationale d'EELV) et trouver "enfin une porte de sortie à un dossier qui n'a cessé de pourrir la vie de ses gouvernements", celui de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

François Hollande a annoncé jeudi sur TF1 et France 2 son souhait que soit organisé d'ici au mois d'octobre "un référendum local" sur l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, pour sortir du "blocage" sur ce dossier.


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