LE JE T’AIME MOI NON PLUS DE VALLS LA TENDRESSE A SES EX-POTES DESERTEURS

Valls déplore la "violence" de Montebourg, Hamon et Duflot

Tue Aug 23, 2016 9:57AM

Manuel Valls, Premier ministre français. ©SIPA

Manuel Valls, Premier ministre français. ©SIPA

Manuel Valls dénonce dans une interview à paraître cette semaine dans L'Express la "violence" verbale des anciens ministres de gauche qui se sont récemment déclarés candidats à l'élection présidentielle de 2017.

La semaine dernière, Benoît Hamon s'est lancé dans la course à la primaire socialiste, Cécile Duflot a présenté sa candidature à celle des écologistes et Arnaud Montebourg s'est lui aussi dévoilé en présentant le bilan de François Hollande comme indéfendable.

"Pourquoi, après avoir été solidaires et participé à l'action gouvernementale, une telle violence dans les mots, qui ne sert ni leur démarche, ni la gauche ?" déplore le Premier ministre français dans un entretien diffusé mardi.

"Le moment oblige à beaucoup de gravité, de rigueur intellectuelle. La primaire n'est pas un congrès du PS. La présidentielle non plus", ajoute-t-il.

Benoît Hamon, Cécile Duflot et Arnaud Montebourg sont entrés au gouvernement en 2012 avant de le quitter deux ans plus tard sur des désaccords avec la ligne incarnée par le Premier ministre et François Hollande.

Tous trois ont à nouveau pris soin ces derniers jours de se démarquer du bilan de l'exécutif.

"Il m'est impossible, comme à des millions de Français, de soutenir l'actuel président de la République", a déclaré dimanche l'ex-ministre de l'Economie Arnaud Montebourg, qui refuse pour l'heure de dire s'il passera par la primaire du PS.

Dans la même interview à l'Express, Manuel Valls affirme qu'il n'a "aucune raison de mettre en doute (la) loyauté" d'Emmanuel Macron, tout en soulignant les divergences entre l'actuel ministre de l'Economie et lui-même.

"Moi, je suis socialiste, c'est ma famille politique", insiste-t-il, faisant allusion à une récente sortie d'Emmanuel Macron, lequel s'est défendu la semaine dernière d'être socialiste.

AFP

http://presstv.com/DetailFr/2016/08/23/481320/Valls-dplore-la--violence-de-Montebourg    


 

 

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Commentaires (1)

Benzekri
  • 1. Benzekri | 23/08/2016

Oser…
Pour paraphraser Georges Orwell, j’estime que dans des temps de tromperie généralisée, il faut avoir l’audace de dire la (sa) vérité pour ne pas rajouter le flou au flou qui empêche le changement radical et ne profite qu’aux loups…

Est-il utile et productif de chercher à rejeter la responsabilité de cette décadence de la France seulement sur Hollande et sa clique ?
Est-il utile et productif de passer son temps à recenser les coups portés -par les pouvoirs successifs- à la classe moyenne et modeste parallèlement aux cadeaux faits aux patrons par leurs chiens loups de gauche ou de droite ?
Fallait-il attendre tout ce temps pour constater que «les socialistes» ne sont même pas des socio-démocrates mais juste de vulgaires opportunistes ?
Au lieu de « ré-enchanter le rêve », les « socialistes » ont plongé ceux qui ont cru en leurs promesses dans un véritable cauchemar et fait rimer, un peu plus, « socialisme » avec Affairisme, Opportunisme, Clientélisme, Népotisme et Interventionnisme par suivisme.
Cependant, ils ont — malgré eux — réussi à accélérer la fin d’une illusion sur un monde immonde à savoir, qu’avec eux, le capitalisme pouvait être maîtrisé et les rapports humains humanisés…
Ils ont, enfin, échoué à décourager — y compris dans leurs rangs — celles et ceux qui tiennent encore à leur dignité.
Terrible aveu de la part de ceux qui travaillaient, pas plus tard qu’hier, à leur côté: « Ils ont tué la politique, ils ont tué la pensée, ils ont tué la gauche ».
Au lieu de courir derrière ces affairistes et/ou de chercher à se caser dans ce système, qui nous empêche de faire de la politique autrement en donnant la priorité à l’éducation, à la santé, à la recherche, à une activité utile pour chacun(e), aux loisirs, à la protection de notre environnement et d’agir en faveur d’un monde de partage équitable et de paix ?
Au lieu de chercher vainement à réformer le système capitaliste dont la fin, la rentabilité et le profit, justifie tous les moyens ; système qui n’a aucun scrupule à se nourrir des peurs, de la terreur, des guerres et de toutes les formes de misères… ; qui nous empêche d’oser ?
Oser la fin des privilèges et de l’impunité en mettant un terme à cette présidence monarchique en commençant par la prise de l’Elysée et par demander des comptes à celui qui s’apprête à partir avec une retraite estimée à 35800 euros/mois ! Ce serait un signal fort en direction de tous les autres profiteurs du carriérisme politique.
Oser la rupture avec ce système capitaliste et la mise en place d’une société humaniste où chaque citoyen(ne) aurait -s’il (elle) le souhaite- son mot à dire sur le fonctionnement de l’école, de l’hôpital, des centres de cultures et de loisirs… Et comme cela nécessite un financement suffisant, stable et durable pour mener à bien ces projets, il serait urgent de se réapproprier les sources de financement, notre patrimoine commun que sont les banques, assurances, transport, énergie, industrie pharmaceutique… au lieu de les laisser entre les mains de spéculateurs, de fraudeurs et de chercheurs -de toujours plus- de profits aux dépens de l’intérêt général…
La « grandeur » d’une nation ne se mesure pas par les ingérences coloniales et impérialistes, par la fabrication et la propagation d’armes de destructions massives, ni par l’attractivité fiscale et les bas salaires pour assurer aux capitalistes et actionnaires plus de productivité et de rentabilité… Elle se mesure par le bon emploi des compétences, par le bien-être et le niveau d’instruction atteint par ses citoyens, par l’égalité parfaite homme/femme, par le juste partage des fruits de l’activité humaine, par son rayonnement culturel et son engagement en faveur d’un monde fraternel et pacifique.
Peut-on accorder le moindre crédit à un(e) candidat(e) qui défend le système capitaliste dit libéral qui trouve normal et raisonnable que Monsieur Carlos Ghosn par exemple touche 45000 euros/jours et démagogique et déraisonnable que les salariés réclament un SMIC à 1700 euros/mois ?
La société humaniste à construire -comme alternative au système capitaliste qui prive des millions d’humains du minimum vital- doit mettre un terme aux inégalités en commençant par encadrer les revenus sur une échelle allant de 1 à 5 ; exiger que tout élu pourrait être révocable s’il s’avère malhonnête ou incompétent ; refuser cette survie humiliante avec des minimas sociaux et ces charités déguisées distribuées par les banques alimentaires, les restos du cœur… ; veiller à assurer un revenu décent à chacun(e) et permettre à tous une égalité de chance pour atteindre tous les postes de responsabilité réservés aujourd’hui aux fils à papa et d’autres hérités de père en fils…
Sachons que tout vote ou initiative qui ne déboucherait pas sur la rupture avec le système capitaliste serait un vote/une action inutile voire nuisible.
"Je n'aime pas les socialistes parce qu'ils ne sont pas socialistes" Charles De Gaulle...
Hamid Benzekri

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