LES CULS TERREUX FRANCAIS AFFECTES PAR L'EMBARGO RUSSE

les éleveurs français

Les agriculteurs français affectés par l'embargo russe

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Le fait que l'économie française souffre des sanctions davantage que la Russie, évoqué par les parlementaires français de leur visite en Crimée, est confirmé par les statistiques et les déclarations des producteurs eux-mêmes, qui essuient d'énormes pertes.

 

 

"La filière agricole française pâtit sérieusement de l'embargo russe, décrété il y a un an. Même si la Russie n'était pas un gros client de la France, l'effet domino de report de marché a joué sur les prix. L'embargo russe a fragilisé l'agriculture française", conclut le quotidien français Le Dauphiné libéré.

 

Les exportations françaises sont significativement touchées sur certains produits: le porc, le fromage, le lait, ainsi que les fruits et légumes. Durant les cinq premiers mois de l'année 2015, les exportations de produits transformés à base de viande ont reculé de 73 % sur un an (de 19,7 à 5 millions d'euros), et celles de produits laitiers ont reculé de 78 % (de 37 à 8 millions).

L'embargo russe a aussi une autre conséquence. En limitant les capacités d'autres pays européens à exporter, il les a conduits "à écouler une partie de leur production sur le marché européen ou national", rappelle le ministre français de l'Agriculture, Stéphane Le Foll.

Ainsi, l'embargo russe sur les denrées alimentaires occidentales, a fait perdre aux éleveurs français 20 centimes par kilo de porc, a annoncé le président de la fédération porcine (FNP) Paul Auffray, cité par la RTBF.

Pour le porc, "on a estimé que l'embargo coûte 20 centimes du kilo aux éleveurs français", car l'embargo a causé "un embourbement du marché européen qui a fait baisser les prix", a déclaré le responsable.

Dans le secteur des fruits et légumes, la catastrophe attendue n'a pas eu lieu, mais les perspectives restent sombres, de même que pour le lait français comme européen sur le marché russe.

"Les autorités russes utilisent l'embargo pour développer leur secteur laitier, nous sommes persuadés que le marché ne rouvrira jamais", estime le directeur des affaires économiques à l'Association française de la transformation laitière (Atla), Gérard Calbrix.

 

Insatisfaits des mesures d'urgence annoncées par le gouvernement, les éleveurs continuent d'exprimer leur mécontentement en faisant barrage aux camions étrangers.

 

Selon la radio France Bleu Alsace, près de 1.500 agriculteurs du Bas-Rhin ont lancé dès dimanche soir une action d'envergure dans l'ensemble du département. Ils entendent bloquer ce lundi les six ponts qui enjambent le Rhin et qui relient le Bas-Rhin à l'Allemagne.

Les barrages resteront en place jusqu'à au moins 14 heures ce lundi 27 juillet. C'est à cette heure qu'est prévue une réunion en préfecture. Les agriculteurs décideront à l'issue de cet entretien de la suite à donner à leur mouvement.

La semaine dernière, le gouvernement français est passé à la vitesse supérieure, en annonçant mercredi dernier un plan d'urgence. Les autorités françaises ont décidé de débloquer plus de 600 millions d'euros en faveur des éleveurs en difficulté, pour les aider à alléger leur trésorerie et travailler avec les banques en vue de restructurer leurs dettes. Cependant, les responsables disent qu'ils ne peuvent pas modifier directement les prix de vente de la production agricole.


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