NANTES : 60 000 MANIFESTANTS CONTRE LA CONSTRUCTION DE L'AEROPORT

 
Nantes: 60.000 manifestants contre la construction de l'aéroport
 
 
 
 

Grosse mobilisation des opposants à Notre-Dame-des-Landes

 
Les manifestants bloquent l'autoroute à Le Temple-de-Bretagne, le 27 février lors d'une manifestation contre le projet d'aéroport de Nortre-Dame-des-Landes.
 

Les manifestants bloquent l'autoroute à Le Temple-de-Bretagne, le 27 février lors d'une manifestation contre le projet d'aéroport de Nortre-Dame-des-Landes. Crédits photo : JEAN-SEBASTIEN EVRARD/AFP

Plus de 15.000 personnes se sont rassemblées samedi autour du terrain du futur aéroport pour protester. Malgré l'annonce d'un référendum local par François Hollande, la mobilisation a été deux fois plus importante que celle du 9 janvier.

Au Temple-de-Bretagne, Guillaume Frouin

La «mobilisation générale» a été entendue par les opposants au projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique). A pied, en tracteur ou à vélo, entre 15.000 (selon la police) et 60.000 personnes (selon les organisateurs) se sont rassemblées samedi sur les deux 2x2 voies qui entourent la ZAD, la «zone d'aménagement différé» réservée pour l'équipement et rebaptisée «zone à défendre» par les ses détracteurs. Une participation donc deux fois plus importante que celle du 9 janvier, quelles que soient les sources, où les manifestants avaient occupé le périphérique de Nantes pour s'opposer aux expulsions des derniers occupants légaux de la ZAD.

«C'est hyper important de ne rien endommager»

Aux côtés des drapeaux d'autonomistes bretons, du Che Guevara ou d'Europe Ecologie-Les Verts, Régis arbore lui un panneau «Valls bravo, t'as trouvé ton Larzac». «Cette histoire, ça va être le cauchemar du quinquennat d'Hollande: ce projet fait partie d'un monde terminé, il faut que les politiques l'acceptent», martèle cet artisan de 49 ans, venu spécialement de Paris pour l'occasion. «Cet aéroport, c'est le symbole parfait de la société de croissance… Aujourd'hui, il faut organiser la décroissance, et non pas la subir.» Emmanuel, un étudiant infirmier de 23 ans, tape lui avec des bâtons de fortune sur les glissières de sécurité de la 2x2 voies Nantes-Vannes, en rythme avec les autres manifestants. «On ne casse rien, ce n'est que du bois sur du métal», positive le jeune manifestant. «Pour moi, c'est hyper important de ne rien endommager: quand il y a des dégradations, on ne retient que ça.» Une station-service Total, qui se trouvait sur le chemin des manifestants, n'a toutefois pas eu cette chance: des slogans hostiles au groupe pétrolier, comme «Erika on n'oublie pas», ont été peints sur le rideau métallique de la boutique. Seuls autres dégâts notables, des panneaux de signalisation ont été recouverts de peinture par ceux qui se surnomment les «Terre-Eau-Rists».

 

 

 

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