PARIS-MUSEES FLAMBE L'ARGENT PUBLIC SANS EN AVERTIR SON C.A.

26 juin 2015 5 26 /06 /juin /2015 09:28
Quand Paris-Musées flambe l’argent public sans en avertir son conseil d’administration

 

109 mille euros tout de même pour commander un rapport qui insulte les personnels et préconise de privatiser des pans entiers des musées municipaux parisiens

Apparemment, à Paris-Musées, l’établissement public en charge des musées municipaux parisiens, on a de l’argent à dépenser. Mais alors beaucoup d’argent ! Visiblement pas pour valoriser la prime du dimanche ni accorder des tickets restaurants aux agents qui travaillent presque tous les week-ends de l’année.

Non, cette fortune a été dépensée pour réaliser un audit sur le personnel par un obscur cabinet de conseil. Une société qui n’est pourtant spécialisé que dans... l’ingénierie immobilière (lire ici). Loin de toute compétence en matière de ressources humaines ou d’organisation du travail ! Il est vrai que cette commande s’est faite dans le dos du propre conseil d’administration de Paris-Musées, présidé par le premier adjoint en charge de la culture à Paris, Bruno Julliard et  où siègent en principe plusieurs élus de la capitale  et quelques représentants des personnels.

Pourtant la situation qui règne dans les musée parisiens, notamment dans le domaine de la gestion du personnel est on ne plus catastrophique. Réduction d’effectifs (avec pour conséquence des fermetures de salle). Des agents bloqués dans leur progression de carrière.car les promotions en CAP continuent de s'effectuer au compte goutte.

 Des discussions sur la prime de panier, la NBI ou bien la revalorisation du dimanche demandée avec insistance  par la CGT sont reportées aux calendes grecques. Et on ne compte plus les vacataires qui attendent parfois trois mois avant d'être payés...Illustration parfaite du manque de considération de la direction de Paris-Musées envers les agents et leurs représentants. Mais, visiblement l’établissement public  avait encore du mépris sous le coude Un mépris a pratiquement un million quand on s'amuse à convertir la somme en francs.

 

                      Paris-Musées a commandé un rapport à un million pour privatiser ses services

Quand Paris-Musées flambe l’argent public sans en avertir son conseil d’administration

                  - Et ben mon Bruno, ça fait cher pour pour tuer le service public

Alors que préconise GESCEM, le pourtant non spécialiste de la question ? Rien moins que la privatisation de pans entiers des services de surveillance et de sécurité de Paris-Musées notamment celui des veilleurs de nuit. Après avoir au passage insulté les agents en laissant entendre qu’ils étaient incompétents, la société GESCEM affirme qu’il n’y a pas de sous effectifs. Ça tombe bien, c’est pile-poil la demande de Paris-Musées !

Un rapport au coût faramineux de 109 milles euros, soit dit en passant, qui ajoute la colère à l'injure (hé oui, on a beau être contre les fonctionnaires, on aime bien se gaver avec l'argent public chez les consultants de tout poils).car il prétend que les services sont « mal organisés » un très vieux refrain. Nos spécialistes de l’immobilier vont donc nous réorganiser tout ça : D’abord fini les RTT, bande de feignants. Bon, vous ne travaillez que de 9h30 à 18h15 sur un cycle de travail du mardi au dimanche, avec parfois quelques nocturne mais bon vous, n’aviez qu’à faire consultant chez Gescem.

Autre privilège : la pause déjeuner. Il faut la réduire, disent nos bienfaiteurs. Autres purges : la suppression des postes de veilleurs de nuit et la privatisation des PC de sécurité ou encore le filtrage aux entrées confié à des sociétés de surveillance dont les personnels sont payés au lance pierre, quand ils sont déclarés. Un secteur dont le turn over est très élevé (tiens donc, pourquoi ?).

Enfin, last but not least, Gescem considère que la précarité est un élément moteur de l'efficacité. Reste à savoir ce qu’en pense l’ancien syndicaliste étudiant qui n’est autre que…Bruno Julliard ! Bref, un rapport ultra libéral au coût faramineux, rappelons le, de 109 milles euros.

La privatisation est donc à l'œuvre dans les musées parisiens, la municipalité via Paris-Musées planifie le détricotage de nos acquis sociaux et programme la mort du service public contre laquelle lutte la CGT tant au niveau national que dans les services de la ville.

Parce que ces mesures sont inadmissibles, à l’appel de l’intersyndicale CGT, FO, CFDT, UNSA, SUPAP nous serons tous en grève le 2 juillet !

 

 

Quand Paris-Musées flambe l’argent public sans en avertir son conseil d’administration
  •           A Paris-Musées on considère que la précarité est un élément moteur de l'efficacité.
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  • 2

                                                    - Heu, t'en pense quoi Bruno ?

                                              - Comme toi, tous en grève le 2 juillet

 

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Les musées parisiens en grève le 2 juillet à l'appel de tous les syndicats

http://daccgtculture.over-blog.com/2015/06/quand-paris-musees-flambe-l-argent-public-sans-en-avertir-son-conseil-d-administration.html


 

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