PEUPLE DE FRANCE, DEBOUT !

  1. Paris Ile-de-France
  1. Manifestations lycéennes contre la loi travail: des affrontements avec la police

Les policiers ont chargé à Paris des jeunes cagoulés et armés de bâtons, mêlés à des lycéens manifestant contre la loi travail.

  • Par Christian Meyze
  • Publié le 05/04/2016 | 12:39, mis à jour le 05/04/2016 | 12:47
© Kocila Makdeche/Francetv info
© Kocila Makdeche/Francetv info
 
 
Sur la place de la Nation, point de ralliement lors des précédentes journées de mobilisation, quelques centaines de jeunes se sont rassemblés en fin de matinée avant de commencer à converger vers Bastille, point de départ de la manifestation des lycéens et étudiants prévue à 13H30.
Les forces de l'ordre ont utilisé des gaz lacrymogènes puis chargé à plusieurs reprises, pour disperser des groupes de jeunes qui jetaient des pierres, des bouteilles en verre et des oeufs, scandant "police partout, justice nulle part" et "tout le monde déteste la police".
 
 
 

Un groupe d'une cinquantaine de manifestants est encerclé par les policiers contre le mur

http://france3-regions.francetvinfo.fr/paris-ile-de-france/manifestations-lyceennes-contre-la-loi-travail-des-affrontements-avec-la-police-968655.html#xtor=EPR-521-[france3regions]-20160405-[info-bouton1]

Direct. Manifestation étudiante ce mardi à Rennes contre la loi Travail

Les étudiants rennais s'étaient donné rendez-vous ce mardi à 11 h, à l'université Rennes 2, pour protester contre la loi El Khomri. Près de 1 000 personnes défilent dans les rues de Rennes sous "surveillance".

  • Par Baptiste Galmiche
  • Publié le 05/04/2016 | 12:17, mis à jour le 05/04/2016 | 15:05
© Adélaïde Castier / France 3 Bretagne

© Adélaïde Castier / France 3 Bretagne

 
Après plusieurs semaines de manifestation contre l'avant-projet de loi El Khomri, les protestations se poursuivent. En début d'après-midi, les manifestants ont envahi les voies ferrées, ce qui a provoqué le blocage de 2 000 personnes dans le train en Bretagne. Depuis, les voies ferrées ont été dégagées. Le trafic a repris dans le sens Paris-Rennes.
 

 

Mobilisation

Environ 1 000 personnes, mobilisées par la coordination nationale des étudiants, qui regroupe 72 universités de France, se sont rassemblées devant la faculté de Rennes 2, dans le quartier Villejean, ce mardi matin. Aux alentours de 11 h 30, le cortège a pris la direction de la place Charles-de-Gaulle.

Face aux 
débordements qui se sont produits à plusieurs reprises lors des précédents rassemblements, et qui ont poussé le préfet à prendre des mesuresl'hélicoptère de la police survole la ville. Comme l'a annoncé le préfet, des CRS ont été mobilisés pour empêcher l'accès des manifestants au centre historique.
© Adélaïde Castier / France 3 Bretagne

© Adélaïde Castier / France 3 Bretagne

Plus tôt, les organisations étudiantes appelaient les jeunes et "tous les salariés et leurs organisations syndicales à construire avec [eux] la grève générale reconductible." La CGT-35 a annoncé, par un communiqué, qu'elle "s'associe" à cette action, sans donner davantage de précisions sur la nature de son engagement. Quelques personnes, arborant le drapeau de la CGT, étaient présentes dans le cortège.
 

Avant-projet de loi controversé

Depuis plusieurs semaines, les rassemblements et manifestations se multiplient. La coordination nationale étudiante indique, dans un communiqué, qu'elle souhaite obtenir "le retrait total et sans négociation de la loi Travail, le partage et la réduction du temps de travail, et l'arrêt immédiat de la répression policière et des poursuites ainsi que la levée immédiate de l'état d'urgence.

Les manifestants, qui se disent "déterminés", ont déjà prévu d'autres journées de mobilisation, indique le communiqué : "Le 9 avril, nous serons dans la rue partout en France aux côtés des salariés. [...] Nous poursuivrons le mouvement les 12, 14 et 20 [avril]. Ces différentes dates doivent être un point d’appui pour avancer vers la grève reconductible."

Interrogée par LCI, la ministre Myriam El Khomri a affirmé qu'elle ne "souhaitait pas utiliser le 49.3" pour le projet de loi Travail car elle pense obtenir "une majorité" au Parlement
. L'examen du projet de loi en commission à l'Assemblée nationale démarre ce mardi.
 
 
 
 
 

Forte mobilisation des intermittents lundi en France

Les intermittents du spectacle se sont fortement mobilisés lundi soir à l'appel de la CGT-Spectacle et de la coordination des intermittents et précaires lors d'Assemblées générales réunissant au total plusieurs milliers de personnes à Marseille, d'autres villes de Province et à Paris.

  • Ghislaine Milliet avec AFP
  • Publié le 05/04/2016 | 09:32, mis à jour le 05/04/2016 | 09:32
Les intermittents lors du festival d'Avignon de 2014 © Photo MaxPPP/Le Dauphiné

© Photo MaxPPP/Le Dauphiné Les intermittents lors du festival d'Avignon de 2014

 
Ils ont été des milliers d'intermittents à se mobiliser dans toute la France hier, à l'appel de la CGT-Spectacle et de la coordination des intermittents et précaires. Plus d'une vingtaine d'assemblées générales se sont déroulées sur tout le territoire, dont à Marseille, Bordeaux, Rouen, Nantes, Angers, Lille, Strasbourg.
Au Théâtre de la Colline à Paris, la grande salle (750 places) était bondée et plusieurs centaines d'intermittents sont restés discuter sur le trottoir faute de place.
Une mobilisation générale pour  définir la riposte aux économies réclamées dans le cadre de la renégociation de la convention chômage.
Depuis la dernière crise en 2014, la loi laisse aux employeurs et salariés du secteur culturel le soin de négocier leur régime particulier, mais dans le cadre d'un budget assigné par la négociation paritaire de l'assurance chômage.
Ce "cadrage financier" proposé par le Medef et signé par la CFDT, la CFTC et la CFE-CGC (syndicats minoritaires dans le spectacle) impose un effort global de 185 millions d'euros d'économies en année pleine d'ici à 2018 aux intermittents, mais suggère que l'Etat en compense une partie, à hauteur de 80 millions.
Le document prévoit aussi à l'horizon 2020 que chaque euro cotisé déclenche 3 euros d'indemnisation, contre 4,2 aujourd'hui, soit une économie voisine de 400 millions d'euros par an.

"L'effort demandé est 8 à 14 fois supérieur à celui demandé aux salariés du régime général"


a estimé Mathieu Grégoire, un universitaire qui a travaillé comme expert lors de la concertation sur le régime des intermittents en 2014.
"Manuel Valls dit avoir sauvé le régime en 2014 en le sanctuarisant dans la loi, mais il a menti,

les intermittents ne sont pas sauvés, ils sont dépouillés de l'intérieur"


a affirmé Samuel Churin, porte-parole de la Coordination des intermittents.
Pour Denis Gravouil, secrétaire général de la CGT-Spectacle, "le Medef est obsédé par le régime des intermittents: 3 des 7 séances de négociation de la convention Unedic ont porté sur un régime qui ne touche que 100.000 personnes!"
Plusieurs rendez-vous ont été pris lors de l'Assemblée générale parisienne: le mardi 5 avril et le samedi 9 avril, dates des prochaines mobilisations contre le projet de loi Travail, et le jeudi 7 avril pour les seuls intermittents, au départ du Théâtre Dejazet à Paris.

"Des rendez-vous doivent être trouvés pour nous rendre visibles"


a souligné Denis Gravouil.
Une partie de l'Assemblée générale s'est rendue dans la foulée Place de la République pour rejoindre la cinquième "Nuit debout" de mobilisation contre la loi travail.
 

 

 

 

Marseille : mobilisation des jeunes contre la loi Travail

Lycéens et étudiants, fers de lance d'un mouvement lancé depuis plus d'un mois, sont à nouveau appelés à descendre dans la rue aujourd'hui contre la loi travail, jour où débute l'examen du projet de loi en commission à l'Assemblée nationale.

  • Ghislaine Milliet avec AFP
  • Publié le 05/04/2016 | 10:57, mis à jour le 05/04/2016 | 11:02
Manifestation du 5 avril 2016 à Marseille © Photo Valérie Chénine

© Photo Valérie Chénine Manifestation du 5 avril 2016 à Marseille

Les jeunes sont de nouveau mobi_lisés aujourd'"hui en France contre la loi Travail. A Marseille, une manifestation se déroule ce matin à l'appel des syndicats. Et la jeunesse compte bien grossir les rangs.

"On a besoin de monde dans les manifestations de mardi et samedi"


L'appel lancé par William Martinet, président de l'Unef (Union nationale des étudiants de France), est sans équivoque: c'est "surtout le nombre de jeunes qui seront dans la rue cette semaine qui fera bouger les lignes".
Bien que la zone B (Nantes, Rennes, Amiens, Strasbourg, Lille ...) soit en vacances, les étudiants ont maintenu leur mouvement. Des rassemblements se tiennent à Marseille, Grenoble, Toulouse, Strasbourg tandis qu'à Nantes et à Rennes, des "actions coups de poing", sans plus de précision, seront organisées.

 

Une coordination nationale étudiante

Du côté des organisations lycéennes, on dit avoir privilégié ce mardi d'autres formes de mobilisation que les blocages, même si l'entrée de plusieurs établissements, notamment en province, était barrée par l'amoncellement de poubelles et de barrières.
La coordination nationale étudiante, qui regroupe les représentants des universités en grève, a prévu de se réunir place de la Sorbonne à Paris à partir de 10 heures pour choisir les modes d'action. "Déterminés (...) nous nous battrons jusqu'au bout pour obtenir le retrait total et sans négociation de la loi travail", précisent ses représentants.
La main tendue par le gouvernement aux organisations de jeunesse en fin de semaine n'a pas calmé les esprits.

 

Le gouvernement va-t-il écouter ? 

Comment reculer alors que les jeunes n'ont "pas de droits sociaux, pas le RSA parce qu'(ils ont) moins de 25 ans, pas d'allocations chômage (...) et pas de droit à un emploi stable" ?, a demandé William Martinet, qui rappelle que les organisations ont "des contre-propositions". "La question est de savoir si le gouvernement va nous écouter."
Mercredi, les ministres Najat Vallaud-Belkacem (Education nationale et Enseignement supérieur), Myriam El Khomri (Travail) et Patrick Kanner (Jeunesse) recevront l'Unef, à la pointe du mouvement, avant de faire de même avec la Fédération des associations générales étudiantes (Fage), et les organisations lycéennes (SGL, UNL et Fidl).

 

Avec "Nuit debout"

La mobilisation, qui a réuni jeudi dernier aux côtés des syndicats de salariés 390.000 personnes selon les autorités, 1,2 million selon les organisateurs, prend de nouvelles formes. Il y a ainsi des rassemblements de plusieurs centaines de
personnes chaque soir place de la République à Paris, à l'appel de "Nuit Debout".
En attendant une rencontre promise par le Premier ministre Manuel Valls, mais dont la date n'a pas été précisée, les députés commenceront l'examen en commission des quelques 800 amendements du texte, avant un débat dans l'hémicycle à partir du 3 mai.
Parmi les points sensibles qui seront abordés, figurent la disposition prévoyant "la liberté du salarié de manifester ses convictions, y compris religieuses", et la disposition qui accorde une plus grande importance à la négociation collective



au détriment du code du Travail.
L'article sur les motifs de licenciement économique, point de crispation du texte, sera abordé plus tard dans la semaine. Force ouvrière menace de saisir la justice, estimant que le gouvernement n'a pas respecté la procédure de concertation avant la présentation du projet.

http://france3-regions.francetvinfo.fr/provence-alpes/bouches-du-rhone/marseille/marseille-mobilisation-des-jeunes-contre-la-loi-travail-968413.html#xtor=EPR-521-[france3regions]-20160405-[info-bouton1]

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