SYNDICAT CGT CULTURE VILLE DE PARIS : SOUFFRANCE AU TRAVAIL !

 

Souffrance au travail au cœur de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris

 

Description d’une organisation du travail délétère dont les symptômes sont bien connus des spécialistes de la santé au travail

 

C’est un des lieux les plus courus de l’administration parisienne, un superbe hôtel particulier situé dans le quartier du Marais : l’Hôtel d’Albret est aussi le siège de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris et de ses services centraux. Mais l’atmosphère est loin d’être aussi feutrée qu’elle en donne l’air.

 

C’est le constat amer qu'ont fait les syndicats CGT des affaires culturelles et UNSA des attachés des administrations parisiennes puisque tout dans le fonctionnement de l’Hôtel d’Albret et de ses bâtiments annexes (Hôtel de Coulange, Crédit Municipal) semble depuis de nombreux mois générer de la souffrance au travail dans des services aussi divers que la Sous-Direction du Patrimoine et de l'Histoire, de la Création Artistique, de l'Administration Générale ou encore de l'Education Artistique et des Pratiques Culturelles.

 

Les témoignages de nombreux agents sont on ne peut plus clairs lesquels dénoncent une organisation du travail délétère dont les symptôme sont bien connus des spécialistes de la santé au travail à commencer par un management qui met en place des process de travail alourdissant considérablement les tâches de chacun (multiplication des outils, des tableaux, des reporting, multiplication des commandes urgentes et de dernière minute…) pour des objectifs souvent peu définis.

 

Ce qui est bien défini par contre c’est le quotidien de ces agents rempli d'objectifs assignés mais sans moyens pour les atteindre, ponctué d'injonctions paradoxales. Le tout accompagné de règles évoluant de manière constante. De quoi devenir fou.

 

Mais derrière ce management qui ressemble furieusement à celui subi chez France Télécom il y a plusieurs années se niche également ce que l'on peut qualifier de pratiques vexatoires par le biais notamment de remises en cause des compétences et de l’expérience, mais aussi de critiques acerbes sur la manière de travailler. Enfin last but not least, en cas de protestation arrive toujours l’argumentaire classique sur l'absence de loyauté envers la hiérarchie. De quoi en déstabiliser plus d’un et plus d’une ! D’autant que les agents se plaignent « d’attaques verbales parfois violentes et humiliantes ».

 

Un signe objectif de ce mauvais climat social indéniablement générateur de grande souffrance et de détresse au travail est le turn-over conséquent. Tellement conséquent que les agents les plus anciens dans certains services centraux de la Direction des Affaires Culturelles ont à peine…. deux ans de présence ! Et cela a toujours été un indicateur quand il s’agit de détecter les risques psycho-sociaux en sein d’une organisation de travail. Pour mémoire rappelons que l'employeur, dans ce cas précis la mairie de Paris, est responsable légalement de la santé physique mais également mentale au travail de ses salariés. Voir à ce sujet notre rubrique commentaire.

 

 

 

   DAC : description d’une désorganisation du travail bien connue des spécialistes de la santé

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