TAUX DE PAUVRETE EN SEINE-SAINT-DENIS : 27% !

Un taux de pauvreté de 27 % en Seine-Saint-Denis

Le Parisien |
 

Des riches concentrés à l'ouest de Paris et dans sa proche banlieue, des populations pauvres dans l'est de la première couronne, une classe moyenne pavillonnaire en grande banlieue.

Voilà l'image qu'on se fait généralement des écarts de niveaux de vie en Ile-de-France. Un tableau à gros traits, forcément caricatural. Tout le contraire du dernier rapport régional de l'Insee sur les inégalités, qui ferait plutôt dans le pointillisme. « C'est la première fois qu'on descend au niveau communal, et plus simplement au niveau départemental », confirme Corinne Martinez, chargée d'étude à l'Insee. En croisant depuis 2012 des données fiscales et d'autres issues des organismes de prestations sociales, l'institut bénéficie d'une vue plus fine sur le revenu disponible des ménages franciliens. Et en tire des enseignements.

La région la plus riche... et la plus inégalitaire

Avec la moitié des ménages disposant de plus de 22 200 € par an, l'Ile-de-France est la région la plus riche de l'Hexagone. Mais elle compte aussi les départements avec le plus haut et le plus faible taux de pauvreté de France : 27 % en
Seine-Saint-Denis contre 9 % dans les Yvelines.

Grand écart de richesses à Paris et dans les
Hauts-de-Seine

Ce sont dans deux autres départements, Paris et les Hauts-de-Seine, que les inégalités entre les plus pauvres et les plus riches sont les plus criantes. Dans le 92, les 10 % les plus riches gagnent cinq fois plus que les 10 % les plus pauvres. Un rapport qui s'élève même à 6,7 à Paris. « Dans le VIIe arrondissement, on a des immeubles qui abritent des concierges et des gens soumis à l'impôt sur la fortune », résume Corinne Martinez.

Mais aussi dans la petite couronne moins favorisée

En Seine-Saint-Denis et dans le sud du
Val-de-Marne, les riches sont loin d'être aussi aisés que dans l'ouest de la région. Pour autant, leur niveau de vie est quatre fois supérieur à celui des plus pauvres. Si ces territoires sont en moyenne moins favorisés, les inégalités y demeurent fortes.

Des disparités moins fortes en grande banlieue

Plus on s'éloigne du centre de l'agglomération parisienne, moins les inégalités sont grandes. Le rapport entre les plus riches et les plus pauvres s'y rapproche de la moyenne nationale (3,5). Si des différences existent bien entre les communes, leur peuplement est beaucoup plus homogène.

En grande couronne, ce sont souvent des lotissements pavillonnaires assez récents et aux habitants socialement bien plus proches que dans le centre, où l'offre de logements est plus variée et où se confrontent des classes sociales parfois très éloignées.

Le Parisien


 
 
 
 
 
 
 

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