Grande-Bretagne

LES COMMUNISTES BRITANNIQUES CRITIQUENT LES CANDIDATS AU REMPLACEMENT DE JOHNSON

Par Le 05/08/2022

4 Août 2022

 

Les communistes britanniques critiquent les candidats au remplacement de Johnson
Londres, 4 août (Prensa Latina) Le secrétaire général du Parti communiste de Grande-Bretagne, Robert Griffiths, a déclaré qu'il y avait peu ou pas de différence entre les deux candidats conservateurs en lice aujourd'hui pour remplacer le Premier ministre démissionnaire Boris Johnson.
 
 
 
 
4 août 2022
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Dans leur quête de votes au sein de l'un des électorats les plus réactionnaires d'Europe, Liz Truss et Rishi Sunak utilisent les mêmes boucs émissaires que ceux utilisés par les gouvernements conservateurs au cours des 12 dernières années : les migrants, les réfugiés, les syndicalistes, les employés du secteur public et les chômeurs, a déclaré le chef du parti, cité par le Morning Star jeudi.

Selon la publication, M. Griffiths a accusé les deux candidats de n'avoir aucune proposition pour confronter ceux qui profitent des prix élevés du pétrole et de l'énergie, ainsi que les spéculateurs fonciers et immobiliers qui poussent des millions de personnes dans la pauvreté.

Truss et Sunak font tous deux appel au nationalisme et au chauvinisme britanniques, et refusent de maximiser les avantages potentiels du Brexit en réformant les règles relatives à la taxe sur la valeur ajoutée et aux marchés publics, a-t-il déclaré.

Le dirigeant communiste a également estimé que le chancelier britannique et l'ancien chancelier de l'Échiquier devraient proposer une nouvelle politique de développement économique régional, basée sur l'orientation des investissements de capitaux privés.

Les 160 000 membres du parti conservateur, qui ne représentent que 0,03 % de l'électorat britannique, devront choisir entre Truss et Sunak pour remplacer Johnson, qui a démissionné le 7 juillet de son poste de chef de parti et de premier ministre, en proie à une série de scandales qui ont remis en question son autorité et son intégrité morale.

Le vote, qui peut être effectué par courrier postal ou électronique, sera clos le 2 septembre, et le gagnant sera annoncé trois jours plus tard, lorsque le Parlement reprendra ses travaux législatifs après les vacances d'été.

Selon le dernier sondage YouGov réalisé auprès de plus d'un millier d'électeurs conservateurs, M. Truss a accru son avance sur M. Sunak et bénéficie désormais du soutien de 60 % de ses électeurs, tandis que 26 % soutiendraient l'ancien ministre des finances, dont la démission du cabinet a précipité la chute de M. Johnson.

mgt/nm

source : https://www.prensa-latina.cu/2022/08/04/comunistas-britanicos-critican-a-candidatos-a-reemplazar-a-johnson

Tag(s) : #CPB#Communiste#RoyaumeUni

QUE NOUS A APPRIS L'ANGLETERRE SUR LA CRISE COVID ET LES VACCINS?

Par Le 05/07/2022

Que nous a appris l’Angleterre sur la crise covid et les vaccins?

Par Dr Gérard Delépine

Mondialisation.ca, 04 juillet 2022

nouveau-monde.ca

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L’Angleterre est la championne européenne des injections anti-covid. C’est aussi un pays beaucoup plus transparent que le nôtre dans lequel les données sanitaires brutes sont publiées sur internet par l’Office National des Statistiques. Chacun peut ainsi les analyser permettant d’apprécier les effets des pseudo vaccins avec le plus long recul européen connu.

Les données officielles du gouvernement britannique montrent qu’après six mois la vaccination anti-covid augmente le risque de décès par covid 19 et hors covid.[1]

Rappel de la politique vaccinale anti-covid anglaise

La première injection de Covid-19 a été administrée en Angleterre le 8 décembre 2020. La campagne d’injection a ciblé en priorité les personnes les plus âgées (>80 ans) puis très rapidement les autres groupes par âge décroissant.

La flambée d’épidémie et de mortalité post vaccinale

Les injections ont été immédiatement suivies par une augmentation franche des contaminations et de la mortalité covid pendant 6 à 8 semaines réalisant une véritable « hécatombe post vaccinale » semblable à celle observée dans tous les autres pays[2] qui ont injecté rapidement leurs populations.

Les données officielles du gouvernement britannique montrent que le nombre de nouveaux cas a alors considérablement augmenté.

Les chiffres et la courbe publiés par l’OMS montrent que la mortalité a également fortement augmenté après les injections, les mois de janvier et février 2021 battant les records mensuels du moment et totalisant à eux deux autant de décès covid que les dix mois d’épidémie d’avant les vaccins.

L’hécatombe post vaccinale a été suivie pendant plusieurs mois par une accalmie observée en Europe en même temps dans les pays vaccinés comme dans les pays non injectés

Le surrisque des vaccinés d’attraper la maladie, d’être hospitalisés et de mourir de covid

Six mois après le début des injections, partir de mai 2021, les doubles vaccinés ont progressivement souffert d’un surrisque d’attraper le Covid et cette augmentation de risque s’est confirmé au fil des mois atteignant au total 100 % à 200 % en mars 2022.

Cette augmentation de risque de contracter la maladie des vaccinés s’est traduite par l’envolée du nombre total de cas en Grande-Bretagne alors qu’elle n’a pas été observée au Nigéria ni à Madagascar qui ont préféré les traitements précoces aux vaccins.

La différence est d’autant plus démonstrative que le nombre de cas dépend peu de l’âge et très peu du climat (ainsi que le prouve la comparaison de l’Afrique et de l’Amérique du Sud).

Au bout de quelques mois, les Anglais vaccinés ont été hospitalisés plus que les non-vaccinés pour covid sévère :

Et aussi davantage de risques de mourir de covid :

Au total, en juillet 2022 la stratégie tout vaccin de la Grande-Bretagne a abouti à une mortalité cumulée soixante fois plus élevée qu’au Nigéria (20 fois plus élevée après correction selon la population à risque).

La vaccination augmente-t-elle la mortalité globale ?

Depuis mai 2021, les Anglais vaccinés ont commencé à souffrir d’une augmentation de mortalité toutes causes confondues. Cette tendance s’est aggravée progressivement.

Elle est d’abord apparue chez les Anglais, les plus âgés qui ont reçu les injections de Covid-19 en premier (dès décembre 2020). Ainsi en mai 2021, les vaccinés de 70-79, 80-89 et les 90 ans et plus avaient un taux de mortalité plus élevé que les non-vaccinés du même âge.

Le graphique suivant montre les taux de mortalité standardisés selon l’âge pour 100 000 années-personnes par statut vaccinal et groupe d’âge pour le mois de mai 2021

En juin 2021 les 60-69 ans, vaccinés un mois plus tard, rejoignaient le groupe à mortalité le plus élevé :

Et en juillet celui des 50-59 ans rejoignait le club du taux de mortalité le plus élevé :

Ces données indiquent que les injections de Covid-19 prennent environ 5 mois pour augmenter la mortalité des vaccinés toutes causes confondues

Les plus récentes publications de l’ONS (juin 2022) confirment qu’en décembre 2021 et janvier 2022 la mortalité toutes causes confondues des vaccinés est nettement supérieure à celle des non-vaccinés à l’exception de ceux qui ont reçu 3 injections, mais dont le recul beaucoup plus faible ne permet pas une comparaison significative.

Cette augmentation de la mortalité hors covid des vaccinés n’a pas de cause établie avec certitude pour l’instant, mais reflète certainement, au moins en partie, les conséquences des complications vaccinales connues (myocardite, accidents vasculaires, thromboses…) et de la baisse globale d’immunité qui augmente le risque d’infections et de reprise évolutive de cancer.

Cette augmentation de la mortalité des vaccinés est d’autant plus inquiétante qu’elle a aussi été constatée dans de nombreux autres pays : en France (+38 %)[3], aux USA[4][5][6] en Allemagne[7]…

Cette surmortalité des vaccinés, tant covid que non covid, apparaissant quelques mois après les injections nécessite en urgence des analyses approfondies et, en attendant un moratoire sur la pseudo vaccination Covid. La négation de ce paradoxe constitue, non pas une erreur, mais une faute de nos agences et de nos dirigeants et prépare un scandale bien plus grave que celui du médiator.

Dr Gérard Delépine

 

Notes :

[1] New UK Gov. report confirms COVID Vaccination significantly increases the risk of Death and kills hundreds of thousands after five monthsBY THE EXPOSÉ ON JUNE 2, 2022
https://expose-news.com/2022/06/02/uk-gov-confirms-covid-vaccination-kills-thousands-after-5-months/

[2] https://michelledastier.com/hecatombe-post-vaccinale-dans-le-monde-dr-gerard-delepine/

[3] https://www.zinfos974.com/Mortalite-38-par-rapport-a-2019-la-plus-forte-augmentation-de-France_a184422.html

[4] https://resistance-mondiale.com/un-rapport-de-la-fda-revele-que-la-mortalite-toutes-causes-confondues-est-plus-elevee-chez-les-vaccines

[5] https://www.epochtimes.fr/pourquoi-le-nombre-de-deces-a-t-il-augmente-de-40-aux-etats-unis-par-rapport-a-lannee-derniere-1932664.html

[6] Il y a eu une augmentation inattendue de 40 % des « décès toutes causes » en 2021
https://www.kusi.com/there-was-an-unexpected-40-increase-in-all-cause-deaths-in-2021/

[7] https://lecourrierdesstrateges.fr/2021/11/22/des-medecins-allemands-confirment-a-nouveau-la-correlation-entre-vaccin-et-surmortalite/

La source originale de cet article est nouveau-monde.ca

Copyright © Dr Gérard Delépinenouveau-monde.ca, 2022

https://www.mondialisation.ca/que-nous-a-appris-langleterre-sur-la-crise-covid-et-les-vaccins/5669511

JULIAN ASSANGE FAIT APPEL DE LA DECISION DE SON EXTRADITION VERS LES ETATS-UNIS

Par Le 03/07/2022

3 Juillet 2022

Édité par Reynaldo Henquen
2022-07-01 20:06:16

      

Londres, 1 juillet (RHC) Le journaliste et fondateur de Wikileaks, Julian Assange, actuellement incarcéré au Royaume-Uni a fait appel de la décision prise par le gouvernement britannique de l'extrader vers les Etats-Unis, où il risque 175 ans de prison, a fait savoir la Haute Cour de Londres.

La justice britannique a en effet confirmé qu'une «notification de Julian Assange pour faire appel de la décision du Home Office de l'extrader a été reçue».

Le journaliste australien est poursuivi aux Etats-Unis où il risque 175 ans de prison pour une fuite massive de documents confidentiels (portant notamment sur l'action de l'armée américaine en Irak et en Afghanistan), en vertu d'une législation contre l'espionnage, dans une affaire dénoncée par ses soutiens comme une attaque gravissime contre la liberté de la presse.

Après un long bras de fer judiciaire à rebondissements, la ministre britannique de l'Intérieur Priti Patel avait signé le 17 juin un décret d'extradition. Le fondateur de Wikileaks, détenu depuis trois ans à la prison de haute sécurité de Belmarsh près de Londres, avait jusqu'au 1er juillet  pour interjeter appel.

1er juillet, en amont du 51e anniversaire le 3 juillet de Julian Assange, quelques dizaines de ses soutiens – dont sa femme Stella Assange qu'il a épousée en mars – se sont rassemblés devant le ministère de l'Intérieur pour protester contre la décision d'extradition. Ils sont ensuite montés dans un bus londonien et ont fait un petit tour dans le centre de la capitale britannique en scandant : «Free Julian Assange now» («Libérez Julian Assange maintenant»).

La Cour européenne des droits de l'Homme bientôt saisie ? Si l'autorisation de faire appel est accordée, l'audience pourrait ne pas avoir lieu avant début 2023, avait expliqué mi-juin à l'agence de presse britannique PA Kate Goold, associée du cabinet d'avocats Bindmans et spécialisée dans les affaires d'extradition. Selon elle, Julien Assange pourrait aussi saisir la Cour européenne des droits de l'Homme, un processus susceptible de prendre plusieurs années.

 

Source Russia Today

source : https://www.radiohc.cu/fr/noticias/internacionales/292342-julian-assange-fait-appel-de-la-decision-de-son-extradition-vers-les-etats-unis

Tag(s) : #Assange#Wikileaks

LE SYNDICAT NATIONAL DES JOURNALISTES BRITANNIQUES REJETTE L’EXTRADITION D’ASSANGE VERS LES ETATS-UNIS

Par Le 19/06/2022

19 Juin 2022

Édité par Reynaldo Henquen
2022-06-18 16:52:33

      

Londres, 18 juin (RHC) Le Syndicat national des journalistes britanniques s’est prononcée samedi contre la décision du gouvernement britannique d’extrader le fondateur de WikiLeaks Julian Assange vers les États-Unis, et a averti qu’elle créerait un mauvais précédent pour la profession.

Tout journaliste qui reçoit des informations classifiées sur les États-Unis, ou qui est contacté par un informateur pour exposer des crimes ou des irrégularités, aura maintenant peur d’être extradé et de risquer de passer le reste de sa vie en prison, a déclaré la secrétaire générale du Syndicat national des journalistes (NUJ), Michelle Stanistreet, dans son communiqué.

La ministre britannique de l’Intérieur, Priti Patel, a approuvé la veille que le journaliste australien soit remis aux États-Unis, qui prétend le juger pour avoir exposé dans WikiLeaks des crimes de guerre commis par des militaires américains en Irak et en Afghanistan et des milliers d’archives secrètes de la diplomatie états-unienne.

S’il est reconnu coupable par un tribunal américain, Assange pourrait être condamné à 175 ans de prison sur la base des 17 chefs d’accusation retenus contre lui pour violation présumée de la loi sur l’espionnage de ce pays.

La décision finale sur le sort du journaliste de 51 ans a été prise par la ministre britannique de l’Intérieur après qu’une cour supérieure eut accepté en avril dernier un appel des procureurs américains, et a rejeté le verdict d’une juge de première instance qui s’était opposée à son extradition après avoir entendu des arguments médicaux sur la santé mentale fragile du cyber-activiste.

Assange, qui est enfermé dans une prison de haute sécurité britannique depuis son arrestation à l’ambassade de l’Équateur à Londres en avril 2019, a 14 jours pour faire appel de l’ordre d’extradition signé par Patel.

source : https://www.radiohc.cu/fr/noticias/internacionales/291079-le-syndicat-national-des-journalistes-britanniques-rejette-lextradition-dassange-vers-les-etats-unis

Tag(s) : #Assange#Wikileaks

LE GOUVERNEMENT BRITANNIQUE RECONNAIT AVOIR ESPIONNE L'AVOCATE DE JULIA ASSANGE

Par Le 11/06/2022

11 Juin 2022

Édité par Reynaldo Henquen
2022-06-09 23:52:27

      

Photo : Democracy Now!.

 

Londres, 9 juin (RHC) Le gouvernement britannique a admis avoir espionné l’avocate australienne Jennifer Robinson, membre de l’équipe juridique du fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, et partagé l’information avec les États-Unis, a révélé jeudi la propre avocate.

Robinson a déclaré jeudi qu’elle était parvenue à un accord à l’amiable avec les autorités du Royaume-Uni après que celles-ci aient reconnu devant la Cour européenne des droits de l’homme qu’elle avait été surveillée pendant qu’Assange était hébergé à l’ambassade d’Équateur à Londres.

Le gouvernement britannique a maintenant admis qu’il a violé mes droits en me surveillant et en partageant des informations avec les États-Unis, et cela inclut la protection du matériel journalistique confidentiel, a déclaré l’avocate, qui a porté plainte devant le tribunal européen en 2016, ainsi que deux autres plaignants.

Robinson a ajouté que son cas faisait partie d’un modèle d’espionnage illégal sur le fondateur de WikiLeaks et son équipe juridique, ce qui a également été révélé lors du procès d’extradition du journaliste australien aux États-Unis.

L’agence de sécurité espagnole engagée par l’ambassade d’Équateur à Londres aurait régulièrement espionné Assange pendant les sept années qu’il a passées à l’Ambassade d’Équateur, et a partagé l’information avec les services de renseignements américains.

Le fondateur de WikiLeaks, que les États-Unis prétendent juger pour avoir dévoilé les crimes de guerre commis par les militaires américains en Irak et en Afghanistan et des milliers d’archives secrètes, est enfermé dans une prison de haute sécurité britannique depuis que l’Équateur lui a retiré l’asile politique en avril 2019.

En janvier dernier, une juge de première instance s’est opposée à l’extradition d’Assange de peur que son emprisonnement aux États-Unis ne constitue une menace pour sa vie, mais quatre mois plus tard, la Haute Cour a accepté l’appel du parquet américain et l’affaire est maintenant entre les mains de la ministre de l’Intérieur, Priti Patel.

S’il est jugé et reconnu coupable par un tribunal nod-américain, le journaliste australien pourrait être condamné à 175 ans de prison sur la base des 17 chefs d’accusation retenus contre lui dans le cadre de la loi sur l’espionnage. (Source : Prensa Latina).

source : https://www.radiohc.cu/fr/noticias/internacionales/290273-le-gouvernement-britannique-reconnait-avoir-espionne-lavocate-de-julian-assange

Tag(s) : #Assange#Wikileaks

LA PERSECUTION DE JULIAN ASSANGE

Par Le 07/05/2022

La persécution de Julian Assange

Selon l'expert en torture des Nations unies, le Royaume-Uni et les États-Unis se sont concertés pour détruire publiquement le fondateur de WikiLeaks et dissuader les autres de dénoncer leurs crimes.

Par Jonathan Cook

Mondialisation.ca, 07 mai 2022

Middle East Eye 4 mai 2022

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La ministre britannique de l’Intérieur, Priti Patel, décidera ce mois-ci si Julian Assange doit être extradé vers les États-Unis, où il risque une peine pouvant aller jusqu’à 175 ans, probablement effectuée en isolement strict, 24 heures sur 24, dans une prison américaine de très haute sécurité.

Il a déjà passé trois ans dans des conditions tout aussi difficiles dans la prison de haute sécurité de Belmarsh, à Londres.

Les 18 chefs d’accusation retenus contre Assange aux États-Unis sont liés à la publication par WikiLeaks, en 2010, de documents officiels ayant fait l’objet de fuites, dont beaucoup montrent que les États-Unis et le Royaume-Uni sont responsables de crimes de guerre en Irak et en Afghanistan. Personne n’a été traduit en justice pour ces crimes.

Au lieu de cela, les États-Unis ont défini le journalisme d’Assange comme de l’espionnage – et, par voie de conséquence, ont affirmé leur droit de saisir tout journaliste dans le monde qui s’attaque à l’État de sécurité nationale américain – et les tribunaux britanniques ont donné leur bénédiction dans une série d’audiences d’extradition.

Les longues procédures contre Assange se sont déroulées dans des salles d’audience à l’accès très restreint et dans des circonstances qui ont empêché à plusieurs reprises les journalistes de couvrir correctement l’affaire.

Cependant, malgré les graves implications pour la liberté de la presse et la responsabilité démocratique, le sort d’Assange n’a suscité guère plus qu’un soupçon d’inquiétude dans la plupart des médias occidentaux.

Peu d’observateurs semblent douter que Mme. Patel signera l’ordre d’extradition américain, surtout pas Nils Melzer, professeur de droit et rapporteur spécial des Nations unies.

En tant qu’expert de l’ONU sur la torture, Melzer s’est donné pour mission depuis 2019 d’examiner minutieusement non seulement le traitement d’Assange pendant ses 12 années de confinement croissant – supervisé par les tribunaux britanniques – mais aussi la mesure dans laquelle la procédure régulière et l’État de droit ont été respectés dans la poursuite du fondateur de WikiLeaks.

M. Melzer a rassemblé ses recherches détaillées dans un nouveau livre, The Trial of Julian Assange, qui fournit un compte rendu choquant de la non-droit rampant des principaux États impliqués – la Grande-Bretagne, la Suède, les États-Unis et l’Équateur. Il documente également une campagne sophistiquée de désinformation et de diffamation visant à dissimuler ces méfaits.

Le résultat, conclut Melzer, a été une attaque incessante non seulement contre les droits fondamentaux d’Assange, mais aussi contre son bien-être physique, mental et émotionnel, que Melzer qualifie de torture psychologique.

Le rapporteur des Nations unies affirme que le Royaume-Uni a investi beaucoup trop d’argent et d’énergie pour obtenir la persécution d’Assange au nom des États-Unis, et qu’ils ont eux-mêmes un besoin trop pressant de dissuader d’autres personnes de suivre la voie tracée par Assange pour dénoncer les crimes occidentaux, pour risquer de laisser Assange en liberté.

Au lieu de cela, ils ont participé à une vaste mascarade juridique visant à masquer la nature politique de l’incarcération d’Assange. Et ce faisant, ils ont systématiquement fait fi de l’État de droit.

Melzer croit que le cas d’Assange est si important parce qu’il crée un précédent pour éroder les libertés les plus fondamentales que nous prenons pour acquises. Il ouvre son livre par une citation d’Otto Gritschneder, un avocat allemand qui a observé de près la montée du nazisme : « Ceux qui dorment dans une démocratie se réveillent dans une dictature ».

Dos au mur

M. Melzer a haussé le ton parce qu’il estime que, dans l’affaire Assange, tous les freins et contrepoids institutionnels qui pouvaient subsister face au pouvoir de l’État, en particulier celui des États-Unis, ont été réduits à néant.

Il souligne que même l’éminent groupe de défense des droits de l’homme Amnesty International a évité de qualifier Assange de « prisonnier de conscience », bien qu’il réponde à tous les critères, le groupe craignant apparemment un retour de bâton de la part des bailleurs de fonds (p81).

Il note également qu’à l’exception du groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire, composé de professeurs de droit experts, les Nations unies elles-mêmes ont largement ignoré les violations des droits d’Assange (p. 3). Cela s’explique en grande partie par le fait que même des États comme la Russie et la Chine hésitent à faire de la persécution politique d’Assange un bâton pour battre l’Occident – comme on se serait attendu à le voir.

Selon M. Melzer, la raison en est que le modèle de journalisme de WikiLeaks exige une plus grande responsabilité et une plus grande transparence de la part de tous les États. Avec l’abandon progressif d’Assange par l’Équateur, celui-ci semble être totalement à la merci de la principale superpuissance mondiale.

Au lieu de cela, selon Melzer, la Grande-Bretagne et les États-Unis ont dégagé la voie pour vilipender Assange et le faire disparaître progressivement sous le couvert d’une série de procédures judiciaires. Cela n’a été possible que grâce à la complicité des procureurs et du pouvoir judiciaire, qui poursuivent la voie de la moindre résistance pour réduire au silence Assange et la cause qu’il représente.

C’est ce que Melzer appelle une « politique de petits compromis » officielle, aux conséquences dramatiques (p. 250-1).

Son livre de 330 pages regorge d’exemples d’abus de procédure – aux niveaux juridique, judiciaire et des poursuites – qu’il est impossible d’en résumer ne serait-ce qu’une infime partie.

Cependant, le rapporteur de l’ONU refuse de qualifier cette situation de complot – ne serait-ce que parce que le faire reviendrait à s’accuser d’en faire partie. Il admet que lorsque les avocats d’Assange l’ont contacté pour la première fois pour lui demander de l’aide en 2018, arguant que les conditions d’incarcération d’Assange s’apparentaient à de la torture, il a ignoré leurs supplications.
 
Comme il le reconnaît aujourd’hui, il avait lui aussi été influencé par la diabolisation d’Assange, malgré sa longue formation professionnelle et universitaire pour reconnaître les techniques de gestion de la perception et de persécution politique.

« Pour moi, comme pour la plupart des gens dans le monde, il n’était qu’un violeur, un pirate informatique, un espion et un narcissique », dit-il (p10).

Ce n’est que plus tard, lorsque Melzer a finalement accepté d’examiner les effets de l’enfermement prolongé d’Assange sur sa santé – et qu’il a constaté que les autorités britanniques entravaient son enquête à chaque instant et le trompaient ouvertement – qu’il a approfondi ses recherches. Lorsqu’il a commencé à s’intéresser aux récits juridiques entourant Assange, les fils se sont rapidement dénoués.

Il pointe du doigt les risques liés au fait de s’exprimer – un prix qu’il a lui-même expérimenté – qui ont empêché d’autres personnes de s’exprimer.

« Avec ma position intransigeante, j’ai mis en danger non seulement ma crédibilité, mais aussi ma carrière et, potentiellement, ma sécurité personnelle… Maintenant, je me suis soudainement retrouvé dos au mur, à défendre les droits de l’homme et l’État de droit contre les démocraties mêmes que j’avais toujours considérées comme mes plus proches alliées dans la lutte contre la torture. Ce fut une courbe d’apprentissage abrupte et douloureuse » (p97).

Il ajoute avec regret : « J’étais devenu par inadvertance un dissident au sein même du système » (p269).

Subversion du droit

L’écheveau d’affaires complexes qui a piégé le fondateur de WikiLeaks – et l’a maintenu en prison – comprend une enquête sur une agression sexuelle menée par la Suède pendant dix ans et qui s’est avérée totalement improductive ; une détention prolongée pour une infraction à la loi sur la liberté sous caution, survenue après qu’Assange se soit vu accorder l’asile par l’Équateur pour éviter une extradition politique vers les États-Unis ; et la convocation secrète d’un grand jury aux États-Unis, suivie d’audiences et d’appels interminables au Royaume-Uni pour l’extrader dans le cadre de la persécution politique contre laquelle il a lui-même mis en garde.

Selon M. Melzer, l’objectif n’était pas d’accélérer les poursuites contre Assange – cela aurait risqué de révéler l’absence de preuves contre lui dans les affaires suédoises et américaines. Il s’agissait plutôt de piéger Assange dans un interminable processus de non-procès, alors qu’il était emprisonné dans des conditions toujours plus draconiennes et que le public se retournait contre lui.

Une manifestation devant l’Australia House [ambassade d’Australie], à Londres, en soutien au fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, le 22 février 2020 (AFP).

Ce qui semblait – du moins aux yeux des observateurs – être le respect de la loi en Suède, en Grande-Bretagne et aux États-Unis était l’exact inverse : sa subversion répétée. Le non-respect des procédures légales élémentaires était si constant, selon Melzer, qu’il ne peut être considéré comme une simple série d’erreurs malheureuses.

Elle vise à « la persécution, la réduction au silence et la destruction systématiques d’un dissident politique gênant ». (p93)

Selon Melzer, Assange n’est pas seulement un prisonnier politique. C’est un prisonnier dont la vie est gravement menacée par des abus incessants qui correspondent à la définition de la torture psychologique.

Cette torture repose sur le fait que la victime est intimidée, isolée, humiliée et soumise à des décisions arbitraires (p74). Melzer précise que les conséquences d’une telle torture ne font pas que briser les mécanismes d’adaptation mentale et émotionnelle des victimes, mais qu’avec le temps, elles ont également des conséquences physiques très tangibles.

Melzer explique les « Règles Mandela » – du nom du leader de la résistance noire Nelson Mandela, longtemps emprisonné, qui a contribué à faire tomber l’apartheid en Afrique du Sud – qui limitent le recours à des formes extrêmes d’isolement.

Dans le cas d’Assange, cependant, « cette forme de mauvais traitements est très vite devenue la règle » à Belmarsh, même si Assange était un « détenu non violent ne représentant aucune menace pour quiconque ». À mesure que sa santé se détériorait, les autorités pénitentiaires l’ont isolé davantage, prétendument pour sa propre sécurité. En conséquence, conclut Melzer, « le silence et les mauvais traitements infligés à Assange ont pu se perpétuer indéfiniment, sous le couvert du souci de sa santé ». (p88-9)

Le rapporteur fait remarquer qu’il manquerait à son mandat de l’ONU s’il ne protestait pas non seulement contre la torture d’Assange, mais aussi contre le fait qu’il est torturé pour protéger ceux qui ont commis des actes de torture et d’autres crimes de guerre exposés dans les journaux de guerre de l’Irak et de l’Afghanistan publiés par WikiLeaks. Ils continuent d’échapper à la justice avec la connivence active des mêmes autorités étatiques qui cherchent à détruire Assange (p95).

Fort de sa longue expérience dans le traitement des cas de torture dans le monde entier, Melzer suggère qu’Assange dispose de grandes réserves de force intérieure qui l’ont maintenu en vie, même s’il est de plus en plus fragile et physiquement malade. Assange a perdu beaucoup de poids, est régulièrement confus et désorienté, et a subi une AVC mineure à Belmarsh.

Le lecteur doit en déduire que beaucoup d’entre nous auraient déjà succombé à une crise cardiaque ou à une attaque fatale, ou se seraient suicidés.

Une autre implication troublante plane sur le livre : c’est l’ambition ultime de ceux qui le persécutent. Les audiences d’extradition en cours peuvent être prolongées indéfiniment, avec des appels jusqu’à la Cour européenne des droits de l’homme à Strasbourg, ce qui permet de garder Assange hors de vue pendant tout ce temps, de nuire davantage à sa santé et de renforcer l’effet dissuasif sur les lanceurs d’alerte et les autres journalistes.

C’est une situation gagnant-gagnant, note M. Melzer. Si la santé mentale d’Assange se dégrade complètement, il peut être enfermé dans un établissement psychiatrique. Et s’il meurt, cela résoudra enfin l’inconvénient de maintenir la mascarade juridique qui a été nécessaire pour le maintenir dans le silence et hors de vue pendant si longtemps (p322).

La mascarade de la Suède

Melzer consacre une grande partie de son livre à reconstituer les accusations d’agression sexuelle portées contre Assange en Suède en 2010. Il ne le fait pas pour discréditer les deux femmes concernées – en fait, il soutient que le système juridique suédois les a laissées tomber autant qu’Assange – mais parce que cette affaire a préparé le terrain pour la campagne visant à dépeindre Assange comme un violeur, un narcissique et un fugitif de la justice.

Les États-Unis n’auraient peut-être jamais été en mesure de lancer leur persécution ouvertement politique d’Assange s’il n’était pas déjà devenu une figure de haine populaire à la suite de l’affaire suédoise. Sa diabolisation était nécessaire – tout comme sa disparition – pour faciliter la redéfinition du journalisme de sécurité nationale en tant qu’espionnage.

L’examen méticuleux de l’affaire par Melzer – aidé par sa maîtrise du suédois – révèle quelque chose que la couverture médiatique dominante a ignoré : Les procureurs suédois n’ont jamais eu l’apparence d’un dossier contre Assange, ni apparemment la moindre intention de faire avancer l’enquête au-delà de la collecte initiale de déclarations de témoins.

Néanmoins, comme l’observe Melzer, elle est devenue « la plus longue « enquête préliminaire » de l’histoire de la Suède » (p. 103).

Le premier procureur à examiner l’affaire, en 2010, a immédiatement abandonné l’enquête, déclarant qu’ »il n’y a pas de soupçon de crime » (p133).

Lorsque l’affaire a finalement été bouclée en 2019, plusieurs mois avant que le délai de prescription ne soit atteint, un troisième procureur a simplement observé qu’ »on ne peut pas supposer que des enquêtes supplémentaires changeront la situation des preuves de manière significative » (p261).

En langage juridique, cela revient à admettre que l’interrogatoire d’Assange ne mènera à aucune accusation. Les neuf années précédentes n’avaient été qu’une mascarade juridique.

Mais au cours de ces années, l’illusion d’une affaire crédible a été si bien entretenue que les grands journaux, y compris le journal britannique The Guardian, ont constamment fait référence à des « accusations de viol » contre Assange, même s’il n’avait jamais été accusé de quoi que ce soit.

Plus important encore, comme Melzer ne cesse de le souligner, les allégations contre Assange étaient si clairement insoutenables que les autorités suédoises n’ont jamais cherché à les examiner sérieusement. Cela aurait immédiatement révélé leur futilité.

Au lieu de cela, Assange a été piégé. Pendant les sept années où il a obtenu l’asile à l’ambassade de l’Équateur à Londres, les procureurs suédois ont refusé de suivre les procédures normales et de l’interroger là où il se trouvait, en personne ou à distance, pour résoudre l’affaire. Mais ces mêmes procureurs ont également refusé de donner les assurances habituelles qu’il ne serait pas extradé vers les États-Unis, ce qui aurait rendu inutile son asile à l’ambassade.

De cette façon, selon Melzer, « le récit du suspect de viol pouvait être perpétué indéfiniment sans jamais être présenté devant un tribunal. Publiquement, ce résultat délibérément fabriqué pourrait être commodément imputé à Assange, en l’accusant d’avoir échappé à la justice » (p254).

Abandon de la neutralité

En fin de compte, le succès de l’affaire suédoise dans la diffamation d’Assange est dû au fait qu’elle était motivée par un récit qu’il était presque impossible de remettre en question sans sembler rabaisser les deux femmes qui en étaient le centre.

Mais le récit du viol n’était pas celui des femmes. Il a été effectivement imposé à l’affaire – et à elles-mêmes – par des éléments de l’establishment suédois, relayés par les médias suédois. M. Melzer se hasarde à expliquer pourquoi l’occasion de discréditer Assange a été saisie de manière si agressive.

Après la chute de l’Union soviétique, les dirigeants suédois ont abandonné la position historique de neutralité du pays pour se ranger du côté des États-Unis et de la « guerre contre le terrorisme » mondiale. Stockholm a été rapidement intégrée dans la communauté occidentale de la sécurité et du renseignement (p102).

Tout cela a été mis en péril lorsque Assange a commencé à considérer la Suède comme une nouvelle base pour WikiLeaks, attiré par les protections constitutionnelles dont bénéficient les éditeurs.

En fait, c’est précisément pour cette raison qu’il se trouvait en Suède à l’approche de la publication par WikiLeaks des journaux de guerre en Irak et en Afghanistan. Il ne devait être que trop évident pour l’establishment suédois que toute décision d’y installer le siège de WikiLeaks risquait de mettre Stockholm dans une situation de collision avec Washington (p159).

Selon M. Melzer, c’est ce contexte qui permet d’expliquer la décision étonnamment hâtive de la police d’informer le procureur de la République d’une enquête sur le viol d’Assange quelques minutes après qu’une femme, désignée par le seul nom de « S », se soit adressée pour la première fois à un policier dans une gare centrale de Stockholm.

En fait, S et une autre femme, « A », n’avaient pas l’intention de faire la moindre allégation contre Assange. Après avoir appris qu’il avait eu des relations sexuelles avec elles à intervalles rapprochés, elles voulaient qu’il passe un test de dépistage du SIDA. Elles pensaient qu’en contactant la police, elles lui forceraient la main (p115). La police a eu d’autres idées.

Les irrégularités dans le traitement de l’affaire sont si nombreuses que Melzer passe la majeure partie de 100 pages à les documenter. Les témoignages des femmes n’ont pas été enregistrés, transcrits mot à mot ou attestés par un second agent. Ils ont été résumés.

La même procédure, profondément défectueuse – qui ne permet pas de savoir si des questions tendancieuses ont influencé leur témoignage ou si des informations importantes ont été exclues – a été utilisée lors des entretiens avec des témoins amis des femmes. L’entretien d’Assange et ceux de ses amis, en revanche, ont été enregistrés et transcrits mot pour mot (p. 132).

La raison pour laquelle les femmes ont fait leurs déclarations – le désir d’obtenir d’Assange un test de dépistage du SIDA – n’est pas mentionnée dans les procès-verbaux de la police.

Dans le cas de S, son témoignage a été modifié ultérieurement à son insu, dans des circonstances très douteuses qui n’ont jamais été expliquées (p139-41). Le texte original est expurgé et il est impossible de savoir ce qui a été modifié.

Plus étrange encore, un rapport criminel de viol a été enregistré contre Assange dans le système informatique de la police à 16h11, soit 11 minutes après la rencontre initiale avec S et 10 minutes avant qu’un officier supérieur ne commence à interroger S – et deux heures et demie avant la fin de cet entretien (p119-20).

Autre signe de la rapidité stupéfiante de l’évolution de la situation, le procureur général de Suède avait reçu de la police, à 17 heures, deux rapports criminels contre Assange, bien avant la fin de l’entretien avec S. Le procureur a alors immédiatement émis un mandat d’arrêt contre Assange avant que le procès-verbal de la police ne soit rédigé et sans tenir compte du fait que S avait refusé de le signer (p121).

Presque immédiatement, l’information a fuité dans les médias suédois, et dans l’heure qui a suivi la réception des rapports criminels, le procureur a rompu le protocole en confirmant les détails aux médias suédois (p126).

Des modifications secrètes

Le manque constant de transparence dans le traitement d’Assange par les autorités suédoises, britanniques, américaines et équatoriennes devient un thème du livre de Melzer. Les preuves ne sont pas mises à disposition en vertu des lois sur la liberté d’information ou, si elles le sont, elles sont lourdement caviardées ou seules certaines parties sont divulguées – vraisemblablement celles qui ne risquent pas de saper le récit officiel.

Pendant quatre ans, les avocats d’Assange se sont vu refuser toute copie des SMS envoyés par les deux Suédoises, au motif qu’ils étaient « classifiés ». Les messages ont également été refusés aux tribunaux suédois, même lorsqu’ils délibéraient sur l’opportunité de prolonger un mandat d’arrêt contre Assange (p124).

Ce n’est que neuf ans plus tard que ces messages ont été rendus publics, bien que Melzer note que les numéros d’index montrent que de nombreux messages demeurent confidentiels. Plus particulièrement, 12 messages envoyés par S. depuis le poste de police – alors qu’elle était mécontente du récit policier qui lui était imposé – sont manquants. Ils auraient probablement été cruciaux pour la défense d’Assange (p. 125).

De même, une grande partie de la correspondance ultérieure entre les procureurs britanniques et suédois, qui a maintenu Assange prisonnier de l’ambassade d’Équateur pendant des années, a été détruite, alors même que l’enquête préliminaire suédoise était censée se poursuivre (p. 106).

Les SMS des femmes qui ont été rendus publics suggèrent toutefois fortement qu’elles ont eu le sentiment d’être entraînées dans une version des événements qu’elles n’avaient pas choisie.

Lentement, elles ont cédé, suggèrent les textes, alors que le poids du récit officiel s’abattait sur elles, avec la menace implicite que si elles le contestaient, elles risquaient d’être poursuivies pour avoir fourni un faux témoignage (p130).

Quelques instants après être entrée au poste de police, S. a envoyé un message à un ami pour lui dire que  » l’officier de police semble aimer l’idée de l’attraper [Assange]  » (p. 117).

Dans un message ultérieur, elle écrit que c’est « la police qui a inventé les accusations » (p129). Et lorsque l’État lui assigne un avocat de renom, elle se contente de dire qu’elle espère qu’il la sortira « de cette merde » (p. 136).

Dans un autre texte, elle déclare :  » Je ne voulais pas en faire partie [de l’affaire Assange], mais maintenant je n’ai plus le choix  » (p137).

C’est sur la base des modifications secrètes apportées au témoignage de S par la police que la décision du premier procureur d’abandonner les poursuites contre Assange a été annulée, et l’enquête rouverte (p141). Comme le note Melzer, le faible espoir de lancer des poursuites contre Assange reposait essentiellement sur un mot : à savoir si S était  » endormie « ,  » à moitié endormie  » ou  » somnolente  » lorsqu’ils ont eu des rapports sexuels.

Melzer écrit que « tant que les autorités suédoises seront autorisées à se cacher derrière le voile commode du secret, la vérité sur cet épisode douteux ne sera peut-être jamais révélée » (p141).

Une extradition pas ordinaire

Ces irrégularités et bien d’autres irrégularités flagrantes dans l’enquête préliminaire suédoise documentées par Melzer sont essentielles pour décoder la suite des événements. Ou, comme le conclut Melzer, « les autorités ne poursuivaient pas la justice dans cette affaire, mais un objectif totalement différent, purement politique » (p147).

Avec l’enquête qui pendait au-dessus de sa tête, Assange s’est efforcé de poursuivre sur la lancée des journaux d’Irak et d’Afghanistan révélant les crimes de guerre systématiques commis par les États-Unis et le Royaume-Uni.

« Les gouvernements concernés avaient réussi à s’emparer des projecteurs dirigés vers eux par WikiLeaks, à les retourner et à les diriger vers Assange », observe Melzer.

Ils n’ont cessé d’agir de la sorte depuis.

Assange a été autorisé à quitter la Suède après que le nouveau procureur chargé de l’affaire ait refusé à plusieurs reprises de l’interroger une seconde fois (p. 153-4).

Mais dès le départ d’Assange pour Londres, une notice rouge d’Interpol a été émise, un autre développement extraordinaire étant donné son utilisation est réservée pour des crimes internationaux graves, ouvrant ainsi la voie au récit du fugitif de la justice (p167).

Un mandat d’arrêt européen a été approuvé par les tribunaux britanniques peu de temps après – mais, encore une fois de manière exceptionnelle, après que les juges aient inversé la volonté expresse du parlement britannique selon laquelle de tels mandats ne pouvaient être émis que par une « autorité judiciaire » dans le pays demandant l’extradition, et non par la police ou un procureur (p177-9).

Une loi est adoptée peu après le jugement pour combler cette lacune et s’assurer que personne d’autre ne subira le sort d’Assange (p. 180).

Alors que l’étau se resserre autour du cou non seulement d’Assange mais aussi de WikiLeaks – le groupe se voit refuser la capacité de ses serveurs, ses comptes bancaires sont bloqués, les sociétés de crédit refusent de traiter les paiements (p172) – Assange n’a d’autre choix que de se rendre à l’évidence que les États-Unis étaient la force motrice en coulisse.

Il se précipite à l’ambassade d’Équateur après s’être vu offrir l’asile politique. Un nouveau chapitre de la même histoire est sur le point de commencer.

Les fonctionnaires britanniques du ministère public, comme le montrent les quelques courriels conservés, étaient ceux qui intimidaient leurs homologues suédois pour qu’ils poursuivent l’affaire alors que l’intérêt de la Suède faiblissait. Le Royaume-Uni, censé être une partie désintéressée, a insisté en coulisses pour qu’Assange soit obligé de quitter l’ambassade – et son asile – pour être interrogé à Stockholm (p174).

Un avocat du ministère de la Justice a dit à ses homologues suédois :  » Ne vous dégonflez surtout pas ! (p186).

A l’approche de Noël, le procureur suédois plaisante sur le fait qu’Assange serait un beau cadeau : « Je suis OK sans… En fait, ce serait un choc de recevoir celui-là ! ». (p187).

Lorsqu’elle a discuté avec le ministère public des doutes suédois sur la poursuite de l’affaire, elle s’est excusée d’avoir  » ruiné votre week-end  » (p188).

Dans un autre courriel encore, un avocat du ministère de la Justice britannique a conseillé de « ne pas penser que l’affaire est traitée comme une simple demande d’extradition » (p176).

Opération d’espionnage de l’ambassade

Cela peut expliquer pourquoi William Hague, le ministre britannique des Affaires étrangères de l’époque, a risqué un incident diplomatique majeur en menaçant de violer la souveraineté de l’Équateur et d’envahir l’ambassade pour arrêter Assange (p184).

Et pourquoi Sir Alan Duncan, un ministre du gouvernement britannique, a régulièrement consigné dans son journal, publié plus tard sous forme de livre, comment il travaillait agressivement en coulisses pour faire sortir Assange de l’ambassade (p200, 209, 273, 313).

Et pourquoi la police britannique était-elle prête à dépenser 16 millions de livres sterling de fonds publics pour assiéger l’ambassade pendant sept ans afin d’imposer une extradition que les procureurs suédois ne semblaient pas du tout intéressés à faire avancer (p188).

L’Équateur, le seul pays prêt à offrir un sanctuaire à Assange, a rapidement changé de cap une fois que son populaire président de gauche Rafael Correa a quitté le pouvoir en 2017. Son successeur, Lenin Moreno, a subi d’énormes pressions diplomatiques de la part de Washington et s’est vu offrir d’importantes incitations financières pour abandonner Assange (p212).

Dans un premier temps, il semble qu’il s’agissait principalement de priver Assange de presque tous les contacts avec le monde extérieur, y compris l’accès à Internet et au téléphone, et de lancer une campagne de diabolisation dans les médias, qui le dépeignait comme maltraitant son chat et barbouillant le mur d’excréments (p207-9).

Dans le même temps, la CIA a collaboré avec la société de sécurité de l’ambassade pour lancer une opération d’espionnage sophistiquée et secrète d’Assange et de tous ses visiteurs, y compris ses médecins et ses avocats (p. 200). Nous savons maintenant que la CIA envisageait également des plans pour kidnapper ou assassiner Assange (p218).

Finalement, en avril 2019, après avoir déchu Assange de sa citoyenneté et de son asile – en violation flagrante du droit international et équatorien – Quito a autorisé la police britannique à le saisir (p213).

Il a été traîné à la lumière du jour, sa première apparition publique depuis de nombreux mois, l’air mal rasé et négligé – un « gnome à l’air dément« , comme l’a qualifié un chroniqueur de longue date du Guardian.

En fait, l’image d’Assange avait été soigneusement gérée pour aliéner le monde des observateurs. Le personnel de l’ambassade avait confisqué son nécessaire de rasage et de toilettage des mois auparavant.

Entre-temps, les effets personnels d’Assange, son ordinateur et ses documents ont été saisis et transférés non pas à sa famille ou à ses avocats, ni même aux autorités britanniques, mais aux États-Unis – les véritables auteurs de ce drame (p214).

Ce geste, et le fait que la CIA avait espionné les conversations d’Assange avec ses avocats à l’intérieur de l’ambassade, auraient dû suffisamment compromettre toute procédure judiciaire contre Assange pour exiger qu’il soit libéré.

Mais la règle de droit, comme le fait remarquer Melzer, n’a jamais semblé compter dans le cas d’Assange.

C’est plutôt le contraire, en fait. Assange a été immédiatement conduit à un poste de police de Londres où un nouveau mandat d’arrêt a été émis pour son extradition vers les États-Unis.

L’après-midi même, Assange a comparu devant un tribunal pendant une demi-heure, sans avoir eu le temps de préparer sa défense, pour être jugé pour une violation de caution datant de sept ans, liée à l’octroi de l’asile à l’ambassade (p48).

Il a été condamné à 50 semaines – presque le maximum possible – dans la prison de haute sécurité de Belmarsh, où il se trouve depuis lors.

Apparemment, ni les tribunaux britanniques ni les médias n’ont compris que si Assange avait violé les conditions de sa libération sous caution, c’était précisément pour éviter l’extradition politique vers les États-Unis à laquelle il était confronté dès qu’il avait été chassé de l’ambassade.

Vivre dans une tyrannie

Une grande partie du reste du livre de Melzer documente avec des détails troublants ce qu’il appelle l’actuel « procès spectacle anglo-américain » : les abus procéduraux sans fin auxquels Assange a été confronté au cours des trois dernières années, les juges britanniques n’ayant pas réussi à empêcher ce qui, selon Melzer, devrait être considéré non pas comme une seule mais comme une série d’erreurs judiciaires flagrantes.

L’extradition pour des motifs politiques est expressément interdite par le traité d’extradition conclu entre la Grande-Bretagne et les États-Unis (p. 178-80, 294-5). Mais une fois encore, la loi ne compte pour rien lorsqu’elle s’applique à Assange.

La décision d’extradition revient maintenant à Patel, la ministre de l’intérieur belliqueuse qui a déjà dû démissionner du gouvernement pour avoir entretenu des relations secrètes avec une puissance étrangère, Israël, et qui est à l’origine du projet draconien actuel du gouvernement d’envoyer des demandeurs d’asile au Rwanda, presque certainement en violation de la Convention des Nations unies sur les réfugiés.

Melzer s’est plaint à plusieurs reprises au Royaume-Uni, aux États-Unis, à la Suède et à l’Équateur des nombreux abus de procédure dans le cas d’Assange, ainsi que de la torture psychologique à laquelle il a été soumis. Tous les quatre, souligne le rapporteur de l’ONU, ont fait obstruction à ses demandes ou les ont traitées avec un mépris manifeste (p235-44).

Assange ne pourra jamais espérer obtenir un procès équitable aux États-Unis, note Melzer. D’abord, des politiciens de tous bords, y compris les deux derniers présidents américains, ont publiquement accusé Assange d’être un espion, un terroriste ou un traître et beaucoup ont suggéré qu’il méritait la mort (p216-7).

Et deuxièmement, parce qu’il serait jugé dans le célèbre « tribunal d’espionnage » d’Alexandria, en Virginie, situé au cœur de l’establishment du renseignement et de la sécurité des États-Unis, sans accès au public ou à la presse (p220-2).

Aucun jury ne serait favorable à ce qu’Assange a fait en exposant les crimes de sa communauté. Ou, comme l’observe Melzer : « Assange obtiendrait un procès secret de sécurité d’État très semblable à ceux menés dans les dictatures » (p. 223).

Et une fois aux États-Unis, Assange ne serait probablement jamais revu, en vertu de « mesures administratives spéciales » (MAS) qui le maintiendraient en isolement total 24 heures sur 24 (p227-9). Melzer qualifie les MAS de « nouvelle appellation frauduleuse de la torture ».

Le livre de Melzer n’est pas seulement une documentation sur la persécution d’un dissident. Il note que Washington a infligé des sévices à tous les dissidents, y compris les plus célèbres lanceurs d’alerte Chelsea Manning et Edward Snowden.

Le cas d’Assange est si important, affirme Melzer, parce qu’il marque le moment où les États occidentaux ne ciblent pas seulement ceux qui travaillent au sein du système et qui donnent l’alerte en rompant leur contrat de confidentialité, mais aussi ceux qui travaillent à l’extérieur, comme les journalistes et les éditeurs dont le rôle même dans une société démocratique est de surveiller le pouvoir.

Si nous ne faisons rien, prévient Melzer dans son livre, nous nous réveillerons pour découvrir un monde transformé. Ou, comme il le conclut : « Lorsque dire la vérité sera devenu un crime, nous vivrons tous dans une tyrannie » (p331).

Jonathan Cook

 

 

 

The Trial of Julian Assange de Nils Melzer est publié par Penguin Random House.

Article original en anglais : The persecution of Julian Assange, Middle East Eye, le 4 mai 2022

Traduction « pour que les médias se trompent autant, et sur tout, il faut y mettre pas mal de…euh… mauvaise volonté » par Viktor Dedaj pour Le Grand Soir

 

La source originale de cet article est Middle East Eye

Copyright © Jonathan CookMiddle East Eye, 2022

https://www.mondialisation.ca/la-persecution-de-julian-assange/5667954

LA JUSTICE BRITANNIQUE AUTORISE L'EXTRADITION DE JULIAN ASSANGE AUX ETATS-UNIS

Par Le 22/04/2022

21 Avril 2022

Édité par Francisco Rodríguez Aranega
2022-04-20 21:17:39

      

La Havane, 20 avril, (RHC)- La justice britannique a autorisé ce mercredi l'extradition vers les Etats-Unis du journaliste Julian Assange.

Le fondateur de Wikkileaks peut néanmoins faire appel mais il risque 175 ans de prison pour avoir publié des révélations portant notamment sur des crimes de guerre commis par les États-Unis en Irak et en Afghanistan. Washington souhaite juger Julien Assange pour espionnage.

«Si Julian Assange est extradé aux Etats-Unis, les journalistes partout dans le monde devront surveiller leurs arrières s'ils publient des informations qui sont contraires aux intérêts américains», a commenté Simon Crowther, conseiller juridique de l'ONG Amnesty international devant le tribunal, où étaient rassemblés des soutiens de Julian Assange.

Source: Russia Today

source : https://www.radiohc.cu/fr/noticias/internacionales/292524-la-justice-britannique-autorise-lextradition-de-julian-assange-aux-etats-unis

Tag(s) : #Assange#Wikileaks

LA JUSTICE BRITANNIQUE AUTORISE FORMELLEMENT L'EXTRADITION DE JULIAN ASSANGE AUX ETATS-UNIS

Par Le 20/04/2022

La justice britannique autorise formellement l’extradition d’Assange aux Etats-Unis

La justice britannique autorise formellement l’extradition d’Assange aux Etats-Unis

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Par AlAhed avec AFP

La justice britannique a autorisé formellement mercredi l’extradition du fondateur de Wikileaks, Julian Assange, aux Etats-Unis qui veulent le juger pour «espionnage», après des années de bras de fer judiciaire.

Le tribunal de Westminster Magistrates à Londres a officiellement rendu une ordonnance d’extradition et il revient désormais à la ministre britannique de l’Intérieur, Priti Patel, de l’approuver, bien que les avocats de la défense puissent encore faire appel devant la Haute Cour.

Pris dans une longue saga judiciaire, l’Australien de 50 ans est recherché par la justice américaine qui veut le juger pour la diffusion, à partir de 2010, de plus de 700.000 documents classifiés sur les activités militaires et diplomatiques américaines, en particulier en Irak et en Afghanistan.

Poursuivi notamment en vertu d’une législation contre «l’espionnage», Julian Assange risque 175 ans de prison, dans une affaire dénoncée par des organisations de défense des droits humains comme une grave attaque contre la liberté de la presse.

Le 14 mars, il avait vu disparaître l’un de ses derniers espoirs d’éviter son extradition, avec le refus de la Cour suprême britannique d’examiner son recours.

https://french.alahednews.com.lb/43798/321

usa royaume uni etats unis julian assange

LE MARIAGE DE JULIAN ASSANGE

Par Le 26/03/2022

25 mars 2022

Le mariage de Julian Assange

Chris HEDGES

J’étais à Londres en tant qu’invité de Julian Assange et Stella Moris pour leur mariage, mais même ce jour-là, les autorités ont poursuivi leur implacable campagne de cruauté contre Julian.

LONDRES - Je me trouve aux portes de la prison de Belmarsh, un établissement pénitentiaire de haute sécurité situé dans le sud-est de Londres, en compagnie de Craig Murray, ambassadeur britannique en Ouzbékistan jusqu’à ce qu’il soit renvoyé pour avoir dénoncé les sites noirs et les centres de torture de la CIA dans ce pays. À l’intérieur de la prison, Julian Assange et Stella Moris se marient. Craig et moi figurions sur la liste des six invités au mariage, mais les autorités de la prison, dans un exemple du sadisme institutionnel qui caractérise toutes les prisons, nous ont refusé l’entrée. Craig, qui devait être l’un des deux témoins, a été informé qu’il ne pouvait pas entrer car il "mettrait en danger la sécurité de la prison".

Craig est venu d’Edimbourg en train. J’ai pris l’avion de New York. On serait au moins à l’entrée de la prison avec 150 partisans d’Assange. Craig, vêtu d’une tenue écossaise complète - et d’un kilt qu’il a admis élargir tous les deux ans pour s’adapter à sa silhouette en expansion - a fait une démonstration de mode et peut-être une remarque sur l’indépendance de l’Écosse - Il a été surpassé par Stella, qui portait une robe de mariée fluide de couleur lilas glacé, un corset avec des baleines en plastique pour pouvoir passer les quatre détecteurs de métaux, et un voile conçu et offert par les créateurs de mode Vivienne Westwood et Andreas Kronthaler.

"Le fait que, même le jour le plus heureux de sa vie, ils rayent au dernier moment des invités de sa liste, juste pour l’embrouiller, juste pour essayer de rendre les choses aussi désagréables qu’ils le peuvent, fait partie de cette torture mentale permanente", déplore Craig. "Nous ne devrions pas être surpris. C’est une partie de la cruauté inutile avec laquelle il a été gardé depuis le début. Pourquoi diable se trouve-t-il dans une prison de haute sécurité construite pour accueillir des terroristes ? Je suis assez amusé par l’explication selon laquelle je mets en danger la sécurité de la prison. Je me sens plutôt flatté par cela. Je ne comprenais pas tout jusqu’à aujourd’hui, quand, bien sûr, j’ai réalisé que j’étais incroyablement sexy dans mon kilt et qu’ils pensaient que cela pourrait provoquer une émeute dans la prison."

Cette journée est douce-amère. Julian ne pourra peut-être jamais vivre avec sa femme et sa famille. Pourtant, c’est une affirmation d’amour, d’engagement et d’espoir qui se déroule dans une petite salle annexe, avec des chaises pliantes et une table en stratifié, car les autorités pénitentiaires ont refusé à Julian et Stella l’usage de la chapelle. Six membres de la famille ont assisté à la cérémonie, dont les deux jeunes fils de Julian et Stella, dont l’un s’est endormi et l’autre, préoccupé par un avion en papier, a essayé de déclencher l’une des alarmes. Deux gardes étaient postés dans la pièce.

Il n’y a pas eu de réception. Il n’y avait pas de gâteau. La prison a refusé la demande de Julian et Stella pour un photographe. Un gardien a pris quelques photos, mais les autorités pénitentiaires ont dit à Julian et Stella qu’elles ne pouvaient pas être publiées sur les médias sociaux ou partagées avec le public. Ils ont été autorisés à s’embrasser. Ce qui a incité le garçon le plus âgé, Gabriel, à dire, m’a dit la famille, "Oh, c’est un baiser bâclé". Ensuite, l’aumônier catholique, qui avait eu la prévoyance d’apporter une nappe blanche et des bougies, leur a donné sa bénédiction. Julian et Stella ont eu droit à une demi-heure ensemble dans une salle des visiteurs bondée. Puis Julian, prisonnier A 9379AY, a été raccompagné dans sa cellule sous les applaudissements des prisonniers de son étage.

"C’était un acte de défi", me dira plus tard Stella au sujet du mariage. "On peut voir à quel point ils le craignent".

La campagne de déshumanisation de Julian, qui a honoré ses racines écossaises en portant un kilt violet et beige, ainsi qu’une cravate et un gilet violets, également offerts et conçus par Westwood et Kronthaler, s’étend au jour de son mariage. Il ne fait aucun doute que l’une des raisons pour lesquelles Craig, dont les reportages sur les procédures judiciaires pour Julian ont été tenaces et brillants, et moi-même n’étions pas présents au mariage est que les autorités pénitentiaires ne voulaient pas que nous écrivions sur le mariage, ce qu’elles auraient dû savoir que nous ferions, que nous soyons en prison ou non.

"Ils sont vicieux", dit Craig. "Ils ont la capacité d’employer la violence de l’État. Ils ont un pouvoir arbitraire qu’ils peuvent utiliser pour prendre des décisions cruelles et méchantes pour le plaisir, juste pour montrer qu’ils le peuvent, mais nous, de notre côté, nous avons la paix, l’amour et la vérité. Ces valeurs, au bout du compte, sont bien plus importantes."

Craig Murray, à gauche, et Chris Hedges devant la prison de haute sécurité de Belmarsh. [Photo de Chris Hedges]

Julian est visé parce que son organisation, WikiLeaks, a publié en octobre 2010 les journaux de bord de la guerre en Irak, qui documentent de nombreux crimes de guerre commis par les États-Unis - dont des images vues dans la vidéo Meurtre collatéral - qui montre deux journalistes de Reuters et dix autres civils non armés se faire abattre.

Il est visé parce qu’il a rendu public le meurtre de près de 700 civils qui s’étaient approchés trop près des postes de contrôle américains.

Il est visé parce qu’il a exposé les outils de piratage utilisés par la CIA, connus sous le nom de Vault 7, révélant que la CIA est capable de prendre le contrôle des voitures, des téléviseurs intelligents, des navigateurs web et les systèmes d’exploitation de la plupart des téléphones intelligents, ainsi que des systèmes d’exploitation tels que Microsoft Windows, macOS et Linux.

Il est visé parce qu’il a révélé les plus de 15 000 décès non signalés de civils irakiens, les tortures et les abus subis par quelque 800 hommes et garçons, âgés de 14 à 89 ans, à Guantánamo.

Il est visé parce qu’il nous a montré qu’en 2009, Hillary Clinton a ordonné à des diplomates américains d’espionner le secrétaire général de l’ONU Ban Ki Moon et d’autres représentants de la Chine, de la France, de la Russie et du Royaume-Uni, espionnage qui incluait l’obtention d’ADN, de scans de l’iris, d’empreintes digitales et de mots de passe personnels, dans le cadre d’un long schéma de surveillance illégale qui incluait l’écoute du secrétaire général de l’ONU Kofi Annan dans les semaines précédant l’invasion de l’Irak par les États-Unis en 2003.

Il est visé parce qu’il a révélé que Barack Obama, Hillary Clinton et la CIA ont orchestré le coup d’État militaire de juin 2009 au Honduras, qui a renversé le président démocratiquement élu Manuel Zelaya et l’a remplacé par un régime militaire meurtrier et corrompu. Il est visé parce qu’il a rendu publics des documents révélant que les États-Unis ont secrètement lancé des attaques de missiles, de bombes et de drones au Yémen, tuant des dizaines de civils.

Il est visé parce qu’il a rendu publics les 657 000 dollars versés à Hillary Clinton par Goldman Sachs pour donner des conférences et les assurances privées qu’elle a données aux dirigeants d’entreprises qu’elle ferait ce qu’ils lui demandaient tout en promettant au public une réglementation et une réforme financières. Il est visé parce qu’il a révélé la campagne interne menée par des membres de son propre parti pour discréditer et détruire le chef du parti travailliste britannique Jeremy Corbyn.

Pour ces vérités uniquement, il est coupable.

L’administration Biden est déterminée à extrader Julian et à l’inculper de 17 chefs d’accusation de la loi sur l’espionnage et d’un chef de piratage d’un ordinateur gouvernemental, ce qui l’enverrait en prison pour 175 ans. J’ai assisté à une partie de la procédure judiciaire à Londres. C’était une farce judiciaire, d’autant plus que la société de sécurité espagnole UC Global à l’ambassade d’Équateur, où Julian s’était réfugié pendant sept ans, a enregistré toutes les conversations de Julian avec ses avocats et les a remises à la CIA. Ce seul fait devrait invalider le procès. Mais il y a aussi le fait que Julian n’a jamais commis de crime.

Julian n’est pas un citoyen américain. WikiLeaks n’est pas une publication basée aux États-Unis. Et pourtant, il est accusé de trahison en vertu de la loi américaine sur l’espionnage. Il s’agit d’une pantalonnade judiciaire, d’un procès spectacle où la primauté du droit est sabotée par des juristes en perruque de crin et des grands inquisiteurs comme Gordon Kromberg, l’assistant du procureur des États-Unis pour le district Est de la Virginie, qui s’occupe d’affaires de terrorisme et de sécurité nationale très médiatisées. Kromberg méprise ouvertement les musulmans, l’islam et tous ceux qui défient l’État. Il a dénoncé ce qu’il appelle "l’islamisation du système judiciaire américain".

Kromberg a supervisé les neuf années de persécution de l’activiste et universitaire palestinien Dr. Sami Al-Arian et a, à un moment donné, refusé sa demande de report d’une date de procès pendant la fête religieuse du Ramadan. "Ils peuvent s’entretuer pendant le Ramadan, ils peuvent comparaître devant le grand jury. Tout ce qu’ils ne peuvent pas faire, c’est manger avant le coucher du soleil", a déclaré Kromberg lors d’une conversation en 2006, selon une déclaration sous serment déposée par l’un des avocats d’Arian, Jack Fernandez. Kromberg a critiqué Daniel Hale, l’ancien analyste de l’armée de l’air qui a été condamné à 45 mois de prison pour avoir divulgué des informations sur le massacre aveugle de civils par des drones, déclarant que Hale n’avait pas contribué au débat public mais avait "mis en danger les personnes qui se battent". Il a ordonné l’emprisonnement de Chelsea Manning après son refus de témoigner devant un grand jury enquêtant sur WikiLeaks. Manning a tenté de se suicider en mars 2020 alors qu’elle était détenue dans une prison de Virginie.

La perversion de la loi pour tous ceux qui suivent le cas de Julian fait froid dans le dos. Elle présage la montée d’un totalitarisme corporatif mondial, où la loi est un outil non pas de justice mais d’oppression.

Les États-Unis ont réussi à faire appel d’une décision d’un tribunal britannique inférieur qui avait rejeté la demande américaine d’extradition d’Assange parce que sa fragilité psychologique lui fait courir un risque de suicide et que les conditions dans lesquelles il serait détenu dans le système carcéral américain en attendant son procès sont inhumaines.

Julian a fait appel dans le but de rétablir la décision initiale. Son appel a été rejeté. La ministre de l’Intérieur, Priti Patel, décidera bientôt s’il sera extradé. Si elle décide d’extrader Julian, il pourra retourner devant la juridiction inférieure pour faire appel des points sur lesquels il a été reconnu coupable. Si la Haute Cour se prononce en sa faveur, les États-Unis peuvent faire appel de cette décision devant la Cour suprême. Cette danse juridique prendra probablement un an. Si la Haute Cour rejette l’appel de Julian, il pourrait être extradé en quelques semaines.

Julian a été observé en train d’arpenter sa cellule de manière obsessionnelle, de se frapper au visage, de se taper la tête contre le mur, d’appeler à plusieurs reprises la ligne d’assistance Samaritan parce qu’il pensait à se suicider "des centaines de fois par jour" et d’avoir des hallucinations. Un rasoir a été trouvé sous ses chaussettes. Il a déclaré à Nils Melzer, le rapporteur spécial des Nations unies sur la torture, qui a fait venir des médecins des Nations unies pour examiner Julian, que s’il était extradé, il se tuerait. Il a subi une attaque cérébrale pendant son procès en octobre dernier. Il prend des antidépresseurs, des médicaments contre les accidents vasculaires cérébraux et un antipsychotique, la quétiapine. Il est décharné, sa posture est mauvaise et son teint est cendré. Il a passé des mois dans l’aile médicale de la prison. Julian, comme l’a conclu Melzer dans son rapport des Nations Unies, est méthodiquement et systématiquement torturé. L’objectif des gouvernements américain et britannique est de transformer l’anéantissement psychologique et peut-être physique de Julian en un avertissement effrayant pour quiconque tenterait également de mettre en lumière les rouages du pouvoir.

J’aime et j’admire Julian. Il est intellectuellement curieux, incroyablement courageux, drôle et, du moins lorsque j’étais avec lui à l’ambassade d’Équateur, charmant et juvénile. Il aurait pu facilement utiliser ses compétences informatiques précoces pour se faire une vie très confortable en travaillant pour la haute finance ou des agences de sécurité nationale. Il a choisi au contraire d’utiliser ces compétences pour le public, au service de la vérité. Il a fourni le plus grand nombre d’informations de notre génération sur les crimes de guerre, les mensonges, la corruption et le cynisme qui caractérisent les élites au pouvoir. Ces informations ont permis de lever le voile sur les centres de pouvoir du monde entier, déclenchant des mouvements et des protestations populaires de la Tunisie à Haïti.

Si Assange est extradé et reconnu coupable d’avoir publié des documents classifiés, cela créera un précédent juridique qui mettra effectivement fin aux reportages sur la sécurité nationale, permettant au gouvernement d’inculper tout journaliste qui possède des documents classifiés, et tout dénonciateur qui divulgue des informations classifiées, en vertu de la loi sur l’espionnage. Les rouages du pouvoir seront plongés dans l’obscurité, avec des conséquences très inquiétantes pour la liberté de la presse et la démocratie.

Il fait nuit. Je suis dans la maison de Stella avec les invités du mariage, sa mère, son frère, le père et le frère de Julian, ainsi que les deux jeunes garçons de Julian et Stella.
"Il a disparu", dit doucement Stella. "Les seules photos qui ont émergé de lui depuis 2019 ont été prises illégalement dans la salle d’audience, tout le reste a été des illustrations du tribunal et des photos du fourgon de la prison de 2019."

"Sortir a été vraiment déstabilisant", ajoute-t-elle.

Stella et Julian ont passé des années à essayer de se marier. Ils ont d’abord demandé à l’ambassadeur d’Équateur de les marier, mais Julian n’était pas un citoyen équatorien. Une fois que Julian a obtenu la nationalité équatorienne, le nouveau gouvernement de Quito est devenu hostile. Stella et Julian ont commencé à faire pression sur la prison pour obtenir le droit de se marier en 2020, mais les autorités pénitentiaires n’ont pas répondu à leurs demandes jusqu’à ce qu’ils menacent de faire un procès.

Stella fait descendre sa robe de mariée en satin avec ses manches trois quarts et son voile pour nous permettre de l’examiner. Sur le rabat intérieur de la robe, Vivienne Westwood a écrit ceci : "Pour moi, Vivienne, Julian est une âme pure et un combattant de la liberté. Tout mon amour à la famille, Julian, Stella, Max et Gabriel. Que la force de vie sacrée bénisse votre mariage." Le voile a été brodé de mots de la famille et des amis. Julian a choisi "Enduring Love". Ardent. Sans limites. Joyeux. Résistant. Incandescent. Sauvage. Vaillant. Résolu. Tendre. Têtu. Tumultueux. Patient. Désireux. Intrépide. Éternel.

"Pour que leur amour ait pu grandir et s’épanouir dans ces circonstances terribles de persécution incessante et de torture psychologique", me dit John Shipton, le père de Julian. "L’amour transcende les circonstances."

Il se tourne vers ses deux jeunes petits-enfants.

"On peut voir que cela a produit deux enfants charmants et joyeux", dit-il.

Il est tard. Stella découpe son gâteau de mariage sur la table en bois de la cuisine. Le dessus est au citron. Le bas est à la framboise. Nous mangeons en silence.

Prions pour Julian. Prions pour Stella. Prions pour leurs enfants. Prions pour nous tous.

Chris Hedges

NOTE AUX LECTEURS DE SCHEERPOST : Il n’y a maintenant plus aucun moyen pour moi de continuer à écrire une colonne hebdomadaire pour ScheerPost et à produire mon émission de télévision hebdomadaire sans votre aide. Les murs se referment, avec une rapidité étonnante, sur le journalisme indépendant, les élites, y compris les élites du parti démocrate, réclamant de plus en plus de censure. Bob Scheer, qui dirige ScheerPost avec un budget très serré, et moi-même ne renoncerons pas à notre engagement en faveur d’un journalisme indépendant et honnête, l’accès à ScheerPost ne sera jamais payant, nous ne demanderons pas d’abonnement, ne vendrons pas vos données et n’accepterons pas de publicité. Si vous le pouvez, inscrivez-vous sur chrishedges.substack.com pour que je puisse continuer à publier ma chronique du lundi sur ScheerPost et à produire mon émission de télévision hebdomadaire, The Chris Hedges Report.
Merci,
Chris

Chris Hedges est un journaliste lauréat du prix Pulitzer qui a été correspondant à l’étranger pendant quinze ans pour le New York Times, où il a occupé les postes de chef du bureau du Moyen-Orient et du bureau des Balkans. Il a auparavant travaillé à l’étranger pour le Dallas Morning News, le Christian Science Monitor et NPR. Il est l’hôte de l’émission The Chris Hedges Report.

Traduction "si ça intéresse encore quelqu’un" par Viktor Dedaj avec certainement un peu de brume devant les yeux

»» https://scheerpost.com/2022/03/25/chris-hedges-the-marriage-of-julian-assange/

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"JULIAN ASSANGE PARLE" OU COMMENT L'ADOLESCENT DE TOWNSVILLE EST DEVENU UN RESISTANT INDOMPTABLE

Par Le 16/03/2022

« Julian Assange parle », ou comment l’adolescent de Townsville est devenu un résistant indomptable

 

16 Mar 2022

  

Nous connaissions jusqu’ici, dans ce journal, le Julian Assange militant de la liberté d’informer, et d’être informé, le résistant indomptable face à la force écrasante du pouvoir de l’argent et des services de renseignement coalisés contre lui ; c’était déjà beaucoup. Nous connaissons aujourd’hui, grâce à Karen Sharpe et aux éditions Investig’Action, la source de la rivière ; les mécanismes intimes qui ont fait que la curiosité innée de l’adolescent de Townsville (la ville natale de Julian), cheminant de question en question, soit arrivée pas à pas à les transcender en questionnements qui ont finalement donné du sens à sa vie. Et aussi peut-être des explications de pourquoi, aujourd’hui, il risque de la perdre.

Dans ce court ouvrage, Karen a eu l’intelligence de nous présenter une sélection de fragments de textes, de bouts de phrases et de discours, touchant des sujets bien divers (la justice, le journalisme, Internet, les surveillances, l’Empire, les guerres, le pouvoir, la censure etc.), tous reliés par un dénominateur commun : l’exigence de chercher à comprendre, de ne pas se satisfaire de l’incompréhension ni des apparences et, encore moins, des explications officielles. Chercher à comprendre donc, comme seule boussole pour atteindre la vérité, les vérités. Ce cheminement est illustré dans ces pages et n’est que le copié-collé du parcours de Julian et de sa personnalité. Esprit libre, rétif aux dogmes et « vérités » officielles, surtout lorsqu’elles viennent des pouvoirs établis. D’où son penchant un peu « anar », mais non pas un de ces anarchismes stériles noyés dans l’auto-contemplation et le nihilisme. Non, le sien est engagé jusqu’à la moelle, jusqu’à en faire son instrument de combat.

Lucide, il sait que le combat est dur et très difficile, car les forces qu’il doit affronter sont aussi puissantes que dépourvues de scrupules. Pourtant, et c’est un des enseignements de ce livre, il est résolument optimiste car il croit à l’esprit sain des gens et des peuples, à leur bon sens naturel, pourvu qu’ils soient informés correctement. Si nous vivons dans un monde habité de conflits et d’interventions militaires sans que cela suscite des oppositions massives, c’est justement par défaut d’informations. « Les guerres du XXe siècle sont souvent parties de la diffusion d’informations maîtrisées par les dirigeants qui voulaient la guerre, disait Julian à Eric Schmidt, le président de Google, lorsqu’il le rencontrait en juin 2011, cela prouve que les populations n’aiment pas les guerres et qu’il faut leur mentir. Cela signifie que la vérité peut nous emmener vers la paix. » Simple, lumineux, tout simplement humain.

Mais c’est justement le problème. Arriver à la paix veut dire casser le plus grand business de notre temps, de cette civilisation qui est la nôtre, où on ne fabrique plus des armes pour faire la guerre mais où on fabrique des guerres pour vendre des armes, tout en servant des intérêts et des forces inavouables. C’est pourquoi les « fautes » de Julian ne lui seront jamais pardonnées. On ne dévoile pas impunément la collusion entre la diplomatie américaine et Al-Qaeda pour déstabiliser la Syrie dans le but de favoriser Israël. On ne dénonce pas les menaces qui nous arrivent avec les développements malsains d’Internet, des technologies numériques et de l’intelligence artificielle, et qui mettent en danger l’exercice même de nos libertés les plus basiques, sans se risquer à en payer le prix.

D’où nos pressentiments, notre pronostic, qu’à Londres se joue une comédie aussi lugubre qu’ignoble, d’appel en appel, de requête en requête, de procès en procès, car Julian Assange est déjà condamné. On joue la montre et les prolongations sans fin jusqu’à ce qu’on soit sûr qu’il n’est plus en capacité, mentalement ou physiquement, de continuer à résister. Alive or dead, peu importe en fin de compte. La procédure est connue, elle fut déjà appliquée dans l’Italie fasciste. En 1928, Michele Isgro, un collègue italien des magistrats de Londres, procureur du tribunal spécial fasciste de Rome, conclut la lecture de la sentence condamnant le dirigeant communiste Antonio Gramsci à vingt ans de prison pour « incitation à la rébellion » par la phrase « (…) nous devons empêcher ce cerveau de fonctionner. » Les objectifs des deux magistratures, ceux de la cour britannique et ceux du tribunal spécial mussolinien, sont identiques ; ils ne diffèrent que dans la forme, le procureur italien ayant fait preuve de moins de perversité et de plus de franchise que ses collègues londoniens.

En effet, un mélange si explosif, et rare, d’intelligence, d’expertise technologique, de courage sans retenue et d’humanisme limpide ne peut pas être laissé en liberté et courir les rues comme si de rien n’était. Au moins que ceux, nombreux, qui croient qu’on peut encore réclamer le droit à la liberté de penser et de s’exprimer, se mobilisent pour arracher Julian des griffes de ses geôliers. C’est le sens de l’appel que nous livrent Michel Collon et Viktor Dedaj en concluant cet, si opportun, ouvrage.

 

Source: Le Drapeau Rouge

 

Retrouvez le livre de Karen Sharpe
sur notre boutique en ligne

 

https://www.investigaction.net/fr/julian-assange-parle-ou-comment-ladolescent-de-towsnville-est-devenu-un-resistant-indomptable/

LA JUSTICE BRITANNIQUE REFUSE UN RECOURS DE JULIAN ASSANGE CONTRE SON EXTRADITION AUX ETATS-UNIS

Par Le 15/03/2022

La justice britannique refuse un recours d’Assange contre son extradition aux États-Unis

La justice britannique refuse un recours d’Assange contre son extradition aux États-Unis

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Par AlAhed avec AFP

Le fondateur de WikiLeaks Julian Assange, poursuivi aux États-Unis pour une fuite massive de documents, a vu lundi 14 mars disparaître l'un de ses derniers espoirs d'éviter son extradition, avec le refus de la Cour suprême britannique d'examiner son recours.

Dans ce bras de fer judiciaire au long cours, les hauts magistrats britanniques ont estimé que son recours ne soulevait «aucun point de droit discutable», a expliqué une porte-parole de la Cour suprême.

L'Australien de 50 ans est poursuivi par la justice américaine pour la diffusion, à partir de 2010, de plus de 700.000 documents classifiés sur les activités militaires et diplomatiques américaines, en particulier en Irak et en Afghanistan.

Parmi eux figurait une vidéo montrant des civils, dont deux journalistes de l'agence Reuters tués par les tirs d'un hélicoptère de combat américain en Irak en juillet 2007.

Poursuivi notamment en vertu d'une législation contre l'espionnage, Julian Assange risque 175 ans de prison, dans une affaire dénoncée par ses soutiens comme une attaque gravissime contre la liberté de la presse.

Regrettant la décision de la Cour suprême, la défense du fondateur de WikiLeaks a indiqué que le dossier allait à présent revenir à la juridiction de première instance.

La Haute Cour lui a ordonné de transmettre le dossier à la ministre de l'Intérieur Priti Patel, à qui revient la décision.

Toutefois, un appel sur des fondements juridiques qui n'ont pas été encore été examinés reste possible, a rappelé la défense de Julian Assange, le cabinet Birnberg Peirce.

«Cette procédure d'appel séparée doit, bien sûr, encore être entreprise», ont-ils indiqué.

En janvier 2021, la justice britannique avait initialement tranché en faveur du fondateur de WikiLeaks.

Invoquant un risque de suicide de Julian Assange, la juge Vanessa Baraitser avait refusé de donner son feu vert à l'extradition.

Mais Washington avait remporté une victoire majeure en décembre, lorsque la Haute Cour avait annulé cette décision, estimant que les États-Unis avaient fourni des assurances répondant aux inquiétudes de la juge.

Julian Assange avait ensuite obtenu le 24 janvier dernier l'autorisation de former un recours contre la décision de la Haute Cour devant la Cour Suprême, laquelle a donc refusé de s'en saisir.

Incarcéré dans une prison de haute sécurité près de Londres depuis près de trois ans, Julian Assange avait été arrêté par la police britannique en avril 2019 après avoir passé sept ans dans l'ambassade londonienne de l'Équateur où il s'était réfugié alors qu'il était en liberté sous caution.

https://french.alahednews.com.lb/43318/321

usa royaume uni etats unis julian assange wikileaks

LONDRES MENACE LA CHINE !

Par Le 19/02/2022

La guerre en Ukraine affectera la Chine (Johnson)

Saturday, 19 February 2022 5:13 PM  [ Last Update: Saturday, 19 February 2022 6:21 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Un char de l'armée russe près de la frontière avec la Biélorussie, le 2 février 2022. ©Ministère russe de la Défense

Lors de la Conférence sur la sécurité de Munich, le ministre chinois des Affaires étrangères a critiqué les politiques expansionnistes de l'OTAN alors que le Premier ministre britannique a averti que l'Europe était au bord d’une guerre dont le choc secouerait l’Asie de l'Est et Taïwan.

S'exprimant lors de la Conférence sur la sécurité de Munich ce samedi 19 février, le ministre chinois des Affaires étrangères a déclaré que les politiques expansionnistes de l'OTAN sont obsolètes et que l'Ukraine devrait être un pont entre l'Est et l'Ouest et non un lieu de confrontation.

Soulignant la nécessité de préserver l'indépendance et la souveraineté de l'Ukraine, le ministre chinois des Affaires étrangères a invité l'Occident à poursuivre sur la voie de la paix au lieu de battre les tambours de la guerre.

Le responsable chinois a appelé à établir une feuille de route claire mais aussi à la pleine mise en œuvre de l’accord de Minsk pour la résolution pacifique de la crise ukrainienne tout en prenant en considération les préoccupations de la Russie concernant la sécurité en Europe de l'Est.

Ukraine: l'OTAN attaque

Ukraine: l'OTAN attaque

Les forces armées ukrainiennes ont bombardé la RPD et la LPR.

Or, pour le Premier ministre britannique, la crise ukrainienne mène l’Europe au bord d’une guerre d’envergure : l'attaque potentielle de la Russie contre l'Ukraine, affirme-t-il, « est une énorme menace pour le monde » et « le choc secouera le monde entier ».

Se faisant passer pour défenseur de la liberté et de la démocratie, Boris Johnson, Premier ministre britannique, a averti que le bruit de l'attaque de la Russie contre l'Ukraine serait entendu en Asie de l'Est et à Taïwan.

Johnson a poursuivi en disant que l'Europe devrait « devenir indépendante du pétrole et du gaz de [Vladimir] Poutine » et a accusé la société russe Gazprom « d'exercer une influence évidente sur l'approvisionnement en gaz européen ».

Il a ajouté que les informations obtenues montraient que le conflit militaire entre Moscou et Kiev était « de plus en plus probables ». Mettant en cause la crédibilité des promesses des gouvernements occidentaux de soutenir l’Ukraine, Johnson les a implicitement qualifiées de nulles et non avenues pour indiquer qu’il serait offensant de tourner le dos à l’invasion de l’Ukraine.

Ukraine : ère défaite militaire US

Ukraine : ère défaite militaire US

« Nous assistons maintenant à une génération d'effusions de sang et de souffrances », a déclaré le Premier ministre britannique qui appelle la Russie à réduire les tensions sans pour autant mentionner la violation du cessez-le-feu par les forces ukrainiennes qui attaquent les régions autonomes de l'Est.

Johnson a déclaré que bien que le délai soit court, il est encore possible d'empêcher une catastrophe et de montrer la bienveillance, menaçant, cependant, d'imposer des sanctions sévères aux entreprises et individus d'importance stratégique pour la Russie. Johnson est allé jusqu’à noter que les sanctions ne suffisaient pas à dissuader la Russie et que Londres était prête à renforcer le front oriental de l'OTAN.

La Conférence sur la sécurité de Munich a débuté hier, vendredi 18 février. La Russie a annoncé qu'elle n'y participerait pas tandis que le président ukrainien Volodymyr Zelinsky était censé assister à la réunion samedi après-midi.

Avant les récents affrontements dans la région du Donbass, les responsables russes ont à plusieurs reprises mis en garde contre une action militaire de l'armée ukrainienne en violation du cessez-le-feu et des tentatives de lancer des attaques à grande échelle contre les Républiques de Louhansk et de Donetsk qui pourraient conduire à un massacre dans la région.

Dans le même temps, les responsables américains et de l'OTAN continuent d'affirmer que la Russie se prépare à envahir l'Ukraine, déclarant que Moscou pourrait attaquer l'Ukraine sur plusieurs fronts, notamment par la voie maritime et les frontières avec la Biélorussie.

Affirmant que Moscou n'a aucune intention de mener l'attaque, les responsables russes rejettent constamment les allégations de l’Occident notamment les dates annoncées par de hauts responsables américains concernant le moment de l'invasion russe de l'Ukraine.

La Russie a récemment remis aux États-Unis et à l’OTAN un ensemble de propositions de Moscou pour des garanties de sécurité, y compris la non-expansion de l'OTAN en Europe de l'Est et le retrait de ses forces alliées. Or, les États-Unis et l'OTAN ont rejeté ces demandes.

Ukraine: rapprochement irano-russe?

Ukraine: rapprochement irano-russe?

http://french.presstv.ir/Detail/2022/02/19/677142/Russie-Chine-Johnson-Ukraine-crise

LONDRES MENACE LA CHINE !

Par Le 19/02/2022

La guerre en Ukraine affectera la Chine (Johnson)

Saturday, 19 February 2022 5:13 PM  [ Last Update: Saturday, 19 February 2022 6:21 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Un char de l'armée russe près de la frontière avec la Biélorussie, le 2 février 2022. ©Ministère russe de la Défense

Lors de la Conférence sur la sécurité de Munich, le ministre chinois des Affaires étrangères a critiqué les politiques expansionnistes de l'OTAN alors que le Premier ministre britannique a averti que l'Europe était au bord d’une guerre dont le choc secouerait l’Asie de l'Est et Taïwan.

S'exprimant lors de la Conférence sur la sécurité de Munich ce samedi 19 février, le ministre chinois des Affaires étrangères a déclaré que les politiques expansionnistes de l'OTAN sont obsolètes et que l'Ukraine devrait être un pont entre l'Est et l'Ouest et non un lieu de confrontation.

Soulignant la nécessité de préserver l'indépendance et la souveraineté de l'Ukraine, le ministre chinois des Affaires étrangères a invité l'Occident à poursuivre sur la voie de la paix au lieu de battre les tambours de la guerre.

Le responsable chinois a appelé à établir une feuille de route claire mais aussi à la pleine mise en œuvre de l’accord de Minsk pour la résolution pacifique de la crise ukrainienne tout en prenant en considération les préoccupations de la Russie concernant la sécurité en Europe de l'Est.

Ukraine: l'OTAN attaque

Ukraine: l'OTAN attaque

Les forces armées ukrainiennes ont bombardé la RPD et la LPR.

Or, pour le Premier ministre britannique, la crise ukrainienne mène l’Europe au bord d’une guerre d’envergure : l'attaque potentielle de la Russie contre l'Ukraine, affirme-t-il, « est une énorme menace pour le monde » et « le choc secouera le monde entier ».

Se faisant passer pour défenseur de la liberté et de la démocratie, Boris Johnson, Premier ministre britannique, a averti que le bruit de l'attaque de la Russie contre l'Ukraine serait entendu en Asie de l'Est et à Taïwan.

Johnson a poursuivi en disant que l'Europe devrait « devenir indépendante du pétrole et du gaz de [Vladimir] Poutine » et a accusé la société russe Gazprom « d'exercer une influence évidente sur l'approvisionnement en gaz européen ».

Il a ajouté que les informations obtenues montraient que le conflit militaire entre Moscou et Kiev était « de plus en plus probables ». Mettant en cause la crédibilité des promesses des gouvernements occidentaux de soutenir l’Ukraine, Johnson les a implicitement qualifiées de nulles et non avenues pour indiquer qu’il serait offensant de tourner le dos à l’invasion de l’Ukraine.

Ukraine : ère défaite militaire US

Ukraine : ère défaite militaire US

« Nous assistons maintenant à une génération d'effusions de sang et de souffrances », a déclaré le Premier ministre britannique qui appelle la Russie à réduire les tensions sans pour autant mentionner la violation du cessez-le-feu par les forces ukrainiennes qui attaquent les régions autonomes de l'Est.

Johnson a déclaré que bien que le délai soit court, il est encore possible d'empêcher une catastrophe et de montrer la bienveillance, menaçant, cependant, d'imposer des sanctions sévères aux entreprises et individus d'importance stratégique pour la Russie. Johnson est allé jusqu’à noter que les sanctions ne suffisaient pas à dissuader la Russie et que Londres était prête à renforcer le front oriental de l'OTAN.

La Conférence sur la sécurité de Munich a débuté hier, vendredi 18 février. La Russie a annoncé qu'elle n'y participerait pas tandis que le président ukrainien Volodymyr Zelinsky était censé assister à la réunion samedi après-midi.

Avant les récents affrontements dans la région du Donbass, les responsables russes ont à plusieurs reprises mis en garde contre une action militaire de l'armée ukrainienne en violation du cessez-le-feu et des tentatives de lancer des attaques à grande échelle contre les Républiques de Louhansk et de Donetsk qui pourraient conduire à un massacre dans la région.

Dans le même temps, les responsables américains et de l'OTAN continuent d'affirmer que la Russie se prépare à envahir l'Ukraine, déclarant que Moscou pourrait attaquer l'Ukraine sur plusieurs fronts, notamment par la voie maritime et les frontières avec la Biélorussie.

Affirmant que Moscou n'a aucune intention de mener l'attaque, les responsables russes rejettent constamment les allégations de l’Occident notamment les dates annoncées par de hauts responsables américains concernant le moment de l'invasion russe de l'Ukraine.

La Russie a récemment remis aux États-Unis et à l’OTAN un ensemble de propositions de Moscou pour des garanties de sécurité, y compris la non-expansion de l'OTAN en Europe de l'Est et le retrait de ses forces alliées. Or, les États-Unis et l'OTAN ont rejeté ces demandes.

Ukraine: rapprochement irano-russe?

Ukraine: rapprochement irano-russe?

http://french.presstv.ir/Detail/2022/02/19/677142/Russie-Chine-Johnson-Ukraine-crise

LES ENFANTS ONT 52 FOIS PLUS DE RISQUES DE MOURIR APRES AVOIR ETE VACCINES QUE LES ENFANTS NON VACCINES

Par Le 07/02/2022

Les enfants ont 52 fois plus de risques de mourir après avoir été vaccinés que les enfants non vaccinés

Par Mohamed Tahiri

Mondialisation.ca, 07 février 2022

France médias numériques

Thème: 

Analyses: 

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L’Office for National Statistics a révélé sans s’en rendre compte que les enfants sont jusqu’à 52 fois plus susceptibles de mourir après la vaccination contre le Covid-19 que les enfants qui n’ont pas reçu le vaccin contre le Covid-19. Le 20 décembre dernier, l’Office for National Statistics (ONS) a publié un ensemble de données contenant des détails sur les « décès par statut vaccinal en Angleterre » entre le 1er janvier et le 31 octobre 21.

L’Office for National Statistics a révélé sans s’en rendre compte que les enfants sont jusqu’à 52 fois plus susceptibles de mourir après la vaccination contre le Covid-19 que les enfants qui n’ont pas reçu le vaccin contre le Covid-19.

Le 20 décembre dernier, l’Office for National Statistics (ONS) a publié un ensemble de données contenant des détails sur les « décès par statut vaccinal en Angleterre » entre le 1er janvier et le 31 octobre 21. L’ensemble de données contient divers tableaux montrant des détails tels que « Taux mensuels de mortalité standardisés selon l’âge par statut vaccinal pour les décès impliquant la COVID-19 » et « Taux mensuels de mortalité standardisés selon l’âge par statut vaccinal pour les décès non liés à la COVID-19 ».

L’ensemble de données comprend également des « taux de mortalité standardisés selon l’âge par groupe d’âge et statut vaccinal pour tous les décès », mais ils ont commodément omis les données pour les enfants et n’ont inclus que des données sur les groupes d’âge de plus de 18 ans.

Ce qu’ils ont également fait dans les données qu’ils ont incluses, c’est regrouper tous les jeunes adultes, ce qui signifie que les taux de mortalité sont calculés pour les 18-39 ans, soit un total de 22 ans. Mais pour tous les autres groupes d’âge, les taux de mortalité sont calculés pour un total de 10 ans, avec 40-49, 50-59, etc.

Cependant, sur le tableau 9 de l’ensemble de données « Décès selon le statut vaccinal », l’ONS a fourni par inadvertance suffisamment de détails sur les décès chez les enfants et les adolescents par statut vaccinal pour que nous puissions calculer nous-mêmes les taux de mortalité, et pour le dire franchement, ils sont horribles et montrent clairement pourquoi l’ONS a choisi d’exclure les enfants de l’ensemble de données sur les taux de mortalité.

Ce que l’ONS a fait, comme on peut le voir dans le tableau ci-dessus, c’est fournir un taux de mortalité standardisé par âge pour 100 000 années-personnes, plutôt que pour 100 000 habitants.

La raison en est que la taille de chaque population vaccinale change tout le temps, en raison du passage des non-vaccinés dans la catégorie des doses uniques et des vaccinés à une dose dans la catégorie des vaccinés à deux doses tout au long de l’année.

Donc, en le faisant de cette façon, il fournit une image beaucoup plus précise des taux de mortalité, car il tient compte à la fois du nombre de personnes et du temps qu’une personne a passé dans chaque statut vaccinal.

Et sur le tableau 9, l’ONS nous a fourni le nombre de décès par statut vaccinal chez les enfants et les adolescents, et nous a également gentiment fourni les années-personnes, ce qui signifie que nous pouvons calculer le taux de mortalité par 100 000 années-personnes pour les 10-14 ans, et les 15-19 ans par statut vaccinal.

Selon l’ONS, entre le 2 janvier et le 31 octobre 2021, 96 décès ont été enregistrés chez les 10-14 ans qui n’avaient pas été vaccinés, et 160 décès enregistrés chez les 15-19 ans qui n’avaient pas été vaccinés.

L’ONS a calculé que les années-personnes chez les 10-14 ans non vaccinés au cours de cette période étaient de 2 094 711, tandis qu’ils ont calculé que les années-personnes chez les 15-19 ans non vaccinés au cours de cette période étaient de 1 587 072.

Pour calculer le taux de mortalité pour 100 000 années-personnes, tout ce que nous avons à faire maintenant est de diviser les années-personnes par 100 000, puis de diviser le nombre de décès par la réponse à cette équation. Donc, pour les 10-14 ans, nous effectuons le calcul suivant – 2 094 711 (années-personnes) / 100 000 = 20,94711. 96 (décès) / 20,94711 = 4,58.

Par conséquent, le taux de mortalité pour 100 000 années-personnes chez les 10-14 ans non vaccinés est de 4,58 décès pour 100 000 années-personnes entre le 1er janvier et le 31 octobre 21.

En utilisant la même formule, nous constatons que le taux de mortalité chez les 15-19 ans non vaccinés est de 10,08 décès pour 100 000 années-personnes.

Maintenant, tout ce que nous avons à faire est d’utiliser la même formule pour calculer le taux de mortalité chez les 10-14-14 à deux doses vaccinés et les 15-19 ans, en utilisant les années-personnes et le nombre de décès fournis par l’ONS dans le tableau 9 de leur rapport « Décès par statut vaccinal », qui sont les suivants:

Données sources

Données sources

Voici les taux de mortalité calculés par statut vaccinal chez les 15-19 ans sur la base des années-personnes calculées par l’ONS.

Données sources

Et voici les taux de mortalité calculés par statut vaccinal chez les 10-14 ans sur la base des années-personnes calculées par l’ONS –

Données sources

Ces chiffres sont horribles. Les données de l’ONS montrent qu’entre le 1er janvier et le 31 octobre, les enfants âgés de 10 à 14 ans étaient statistiquement 10 fois plus susceptibles de mourir que les enfants non vaccinés, et les adolescents âgés de 15 à 19 ans étaient statistiquement 2 fois plus susceptibles de mourir que les adolescents non vaccinés.

Mais ce sont les chiffres de la double vaccination qui sont vraiment effrayants. Les données de l’ONS montrent qu’entre le 1er janvier et le 31 octobre, les adolescents âgés de 15 à 19 ans étaient statistiquement 3 fois plus susceptibles de mourir que les adolescents non vaccinés, mais les enfants âgés de 10 à 14 ans étaient statistiquement 52 fois plus susceptibles de mourir que les enfants non vaccinés, enregistrant un taux de mortalité de 238,37 pour 100 000 années-personnes.

Données sources

Mais ces chiffres sont en fait encore pires qu’ils n’y paraissent au premier abord, comme s’ils n’étaient pas déjà assez mauvais. En effet, le taux de mortalité non vaccinée chez les 10-14 ans comprend les enfants âgés de 10 et 11 ans qui ne sont pas admissibles à la vaccination.

Alors que les taux de mortalité vaccinés n’incluent pas les 10 et 11 ans parce qu’ils n’étaient pas éligibles à la vaccination à l’époque, le JCVI n’a recommandé que récemment le 22 décembre que les enfants de 5 à 11 ans jugés à haut risque devraient se voir proposer un vaccin Covid-19.

Par conséquent, si les injections de Covid-19 ne causaient pas les décès prématurés d’enfants, nous nous attendrions en fait à voir un taux de mortalité inférieur parmi la population vaccinée que le taux de mortalité parmi la population non vaccinée, pas un taux de mortalité similaire, et certainement pas un taux de mortalité 52 fois plus élevé.

Ces données époustouflantes et horribles devraient faire la une des journaux nationaux, et nous craignons de penser à ce que seront les chiffres dans la prochaine mise à jour de l’ONS qui comprendra des données sur des millions d’autres enfants qui ont reçu leur 1ère et 2ème dose d’un vaccin Covid-19 après le 31 octobre 2021.

Mohamed Tahiri

 

 

Source : France Médias numérique

La source originale de cet article est France médias numériques

Copyright © Mohamed TahiriFrance médias numériques, 2022

https://www.mondialisation.ca/les-enfants-ont-52-fois-plus-de-risques-de-mourir-apres-avoir-ete-vaccines-que-les-enfants-non-vaccines/5664998

LA JUSTICE BRITANNIQUE ACCORDE A ASSANGE LE DROIT DE FAIRE APPEL DE SON EXTRADITION

Par Le 25/01/2022

24 Janvier 2022

Édité par Reynaldo Henquen
2022-01-24 10:50:27

      

Londres, 24 janvier (RHC) Julian Assange a finalement été autorisé par la justice britannique à faire appel de son extradition vers les Etats-Unis.

Le fondateur de WikiLeaks risque 175 ans de prison pour avoir rendu publics des milliers de documents classifiés. Nouveau rebondissement dans l'affaire Julian Assange. WikiLeaks a confirmé ce 24 janvier que son fondateur avait été autorisé par la Haute Cour de Londres à faire appel de son extradition vers les Etats-Unis, réclamée par les autorités de ce pays. Il pourra donc défendre sa cause devant la Cour suprême britannique.

Des soutiens du fondateur de WikiLeaks s'étaient rassemblés devant la Haute Cour de Londres pour faire entendre leur voix avant l'annonce de la décision. S'exprimant devant l'assemblée, la compagne de Julian Assange, Stella Moris, a fait valoir : «Ce qui s'est passé aujourd'hui devant le tribunal est précisément ce que nous attendions [...] Nous avons gagné aujourd'hui.» «Nous continuerons à nous battre jusqu'à la libération de Julian», a-t-elle ajouté.

En décembre dernier, la justice britannique avait annulé son propre refus d'extradition prononcé en janvier et contre lequel les Etats-Unis avaient fait appel. Le fondateur de WikiLeaks risque 175 ans de prison aux Etats-Unis pour avoir rendu publics des milliers de documents classifiés. Le journaliste avait notamment révélé à la face du monde des crimes de guerre commis par l'armée américaine, en particulier en Irak et en Afghanistan. Julian Assange est actuellement détenu à la prison de haute sécurité de Belmarsh dans le sud de Londres.

Source Russie Today

 

source : https://www.radiohc.cu/fr/noticias/internacionales/283824-la-justice-britannique-accorde-le-droit-a-assange-de-faire-appel-de-son-extradition

Tag(s) : #Assange#Wikileaks

JULIAN ASSANGE FAIT APPEL DE LA DECISION OUVRANT LA VOIE A SON EXTRADITION AUX ETATS-UNIS

Par Le 24/12/2021

24 Décembre 2021

Édité par Reynaldo Henquen
2021-12-23 15:27:43

      

Londres, 23 décembre (RHC) Julian Assange, Fondateur de WikiLeaks, a déposé ce jeudi 23 décembre 2021 un recours devant la Cour suprême britannique contre la décision de la Haute cour de justice ouvrant la voie à son extradition aux États-Unis. Celle-ci avait été formulée le 10 décembre dernier.

Le 10 décembre dernier, la Haute cour de justice avait jugé l’appel de Washington contre une décision de première instance s’opposant à l’extradition du fondateur de WikiLeaks recevable.

Les autorités américaines entendent poursuivre l’Australien de 50 ans pour 18 chefs d’accusation liés à la publication par WikiLeaks, à partir de 2010, de centaines de milliers de documents militaires américains et de câbles diplomatiques confidentiels qui, selon elles, a mis des vies en danger.

La justice britannique s’était opposée en première instance à l’extradition en arguant de risques pour la santé de Julian Assange (risques de suicide notamment), mais les États-Unis avaient fait appel en octobre de cette décision en apportant des « garanties » sur ses conditions de détention.

Stella Moris, l’avocate de Julian Assange devenue sa compagne et la mère de ses deux enfants, a déclaré que la décision de la Haute Cour soulevait trois questions légales d’intérêt général.

« Selon le droit anglais, pour que la demande ait une chance d’être examinée par la Cour suprême, les mêmes juges de la Haute Cour qui ont ordonné l’extradition de Julian Assange doivent d’abord certifier qu’au moins un des motifs d’appel de la Cour suprême est un point de droit d’intérêt général », a-t-elle déclaré dans un communiqué.

Stella Moris a précisé que la demande d’autorisation d’appel est actuellement examinée par les juges de la Haute Cour. Une décision n’est pas attendue avant la troisième semaine de janvier.

Source OuestFrance

source : https://www.radiohc.cu/fr/noticias/internacionales/280774-julian-assange-fait-appel-de-la-decision-ouvrant-la-voie-a-son-extradition-aux-etats-unis

Tag(s) : #Assange#Wikileaks

PARIS, L'APPEL DU TROCADERO : "POUR LA LIBERATION D'ASSANGE ET POUR LA SORTIE DE L'OTAN"

Par Le 22/12/2021

20 décembre 2021

Paris, l’appel du Trocadero : "pour la libération d’Assange et pour la sortie de l’OTAN"

Aymeric MONVILLE

L’histoire retiendra que ce fut le dix décembre dernier, journée internationale des droits de l’homme, qu’un tribunal britannique a jugé recevable et sans doute tout à fait décente, l’extradition de Julian Assange vers les Etats-Unis, jetant ainsi un homme à une meute assoiffée de haine et de vengeance.

Le 10 décembre 1948 était formulée en effet la déclaration universelle des droits de l’homme qui devint journée internationale. C’est ce jour donc qui fut choisi pour montrer que les Etats-Unis et leur satellite outre-Atlantique s’assoient sur le droit international et s’échangent, comme on se refile un cageot de pomme, un prisonnier venu de l’autre bout du monde, dont le seul crime est d’avoir dénoncé et révélé dans toute leur cruauté, les guerres que, eux, ont menées. Ces guerres qu’ils nous présentent comme chirurgicales, fraîches et la fleur au fusil depuis tant d’années. C’est donc ce jour sacré qui fut choisi afin de bafouer le droit international, afin que la persécution d’un homme devînt ainsi l’humiliation de l’humanité tout entière.

Comment ont-ils pu ne pas tenir compte de cette date symbole ? Il paraît qu’à la C.I.A., d’après son ancien directeur, l’instruction se borne à mentir, tricher, voler. Je gage qu’ils savent aussi réfléchir à comment humilier et avilir et qu’en choisissant la journée symbole des droits de l’homme, ils lançaient sciemment un signal au pays qui les a vus naître, j’ai nommé la France. Ils attaquaient jusqu’à cette idée, confuse encore, qu’il y a en France des forces, venues du fond des âges, qui pourraient s’y opposer. Cette idée, chez nous, est claire et distincte et c’est elle qui nous fait tous converger ici : la France, la Grande Nation, ce n’est pas cela. La France ne peut pas, ne doit pas tolérer cela.
L’histoire retiendra aussi, sans doute, que nous avons été là, guère plus d’une semaine après, près du parvis des droits de l’homme, pour nous rappeler que nous, Français, et j’entends sous ce terme tous les amis de la France d’où qu’ils viennent, nous n’admettons pas cela. Jamais les Français ne seront un peuple d’esclaves. Jamais la France ne sera la putain des Etats-Unis.

Nous appuyons donc tout ce qui va dans le sens d’une libération de Julian Assange. Asile politique en France ? Asile politique en Suisse, puisque le grand canton de Genève l’a voté. Tout doit être tenté, pourvu que rien ne se contredise. De l’initiative parlementaire jusqu’à la prise de pouvoir par la rue. Et de toute part, je vois monter une grande colère dans le pays, une clameur qui sort des tréfonds de la patrie humiliée : A bas l’O.T.A.N. Pas un soldat, pas un sou pour cette alliance de mort.

Refusons les guerres de l’Empire, refusons l’adhésion de l’Ukraine à l’O.T.A.N. que l’Allemagne revanchiste prône et nous prépare, sur les lieux mêmes de ses précédents massacres. Le saviez-vous que notre état-major, en la personne de son nouveau chef tout frais nommé Thierry Burckhardt, juge désormais opportun de préparer la France à un conflit de « haute intensité » ? Contre qui cette « haute intensité », si ce n’est la Chine et la Russie, deux pays qui n’ont chacun qu’une base militaire à l’étranger et sont encerclés par plusieurs centaines de bases américaines. Avons-nous voté pour cela ? Avons-nous accès à cette information ? Et à tant d’autres qui nous permettraient de déjouer tant de pièges. O Julian, tu nous manques.

La guerre mondiale, ce sera sans nous. La crucifixion d’un homme sur l’autel du complexe militaro-industriel américain, ce sera sans nous. La livre de chair prélevée pour le culte de la destinée dite manifeste qui donnerait aux Etats-Unis, le droit – rocambolesque – de dominer le reste du monde, et dont Bill Clinton s’était encore récemment targué, ce sera aussi sans nous.

Et par notre refus total, nous enverrons ainsi ce nouveau signal au monde. Le visage d’Assange se répandra, de clocher en clocher, comme jadis l’aigle vengeur, comme naguère celui de Che Guevara de drapeau en drapeau, celui d’un homme qui s’est opposé à tout un Empire de mort. Le visage même de l’homme contre la machine à broyer les peuples.

Aymeric MONVILLE
18 décembre 2021

»» https://www.initiative-communiste.fr/articles/international/pour-les-d...

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LA « JUSTICE » BRITANNIQUE OUVRE LA VOIE A L’EXTRADITION DE JULIAN ASSANGE VERS LES ETATS-UNIS

Par Le 11/12/2021

11 Décembre 2021

Édité par Reynaldo Henquen
2021-12-10 09:23:25

      

Londres, 10 décembre (RHC) La Haute Cour de justice de Londres a annulé le refus en première instance de l’extradition du fondateur de WikiLeaks. Il est poursuivi aux Etats-Unis pour espionnage pour avoir publié des documents secrets.

La Haute Cour de justice de Londres a ouvert un peu plus la voie à une extradition de Julian Assange vers les Etats-Unis. Dans un jugement en appel rendu vendredi 10 décembre, elle a annulé la décision prise en début d’année dans laquelle un magistrat de première instance refusait l’extradition du fondateur de WikiLeaks.

Cette décision était notamment motivée par la santé mentale fragile de Julian Assange, et le risque de suicide que faisait peser sur lui une extradition vers les Etats-Unis. En appel, le tribunal a été convaincu par les garanties apportées par le gouvernement américain.

Ce dernier avait notamment assuré au cours de l’été la cour que s’il devait être extradé, Julian Assange ne serait pas soumis à des « mesures administratives spéciales » – des conditions de détention particulièrement sévères – qu’il ne serait pas détenu dans la prison de très haute sécurité de Florence, au Colorado, et que s’il devait être condamné, il pourrait demander à purger sa peine en Australie, son pays natal. Des arguments qui avaient été fortement critiqués par les avocats et les soutiens de l’Australien.

« Une cour britannique envoie le journalisme d’investigation dans l’obscurité et poursuit la torture d’Assange. Le combat continue », a réagi le rédacteur en chef de WikiLeaks, Kristinn Hrafnsson. Les avocats de Julian Assange devraient, sauf surprise, contester à nouveau cette décision devant les juridictions britanniques.

Les Etats-Unis réclament Julian Assange pour des faits d’espionnage, correspondant à la publication, à l’automne 2010 et en partenariat avec de nombreux médias, dont Le Monde, de documents secrets issus de l’armée et de la diplomatie américaines.

 

Source Le Monde

source : https://www.radiohc.cu/fr/noticias/internacionales/279465-la-justice-britannique-ouvre-la-voie-a-une-extradition-de-julian-assange-vers-les-etats-unis

Tag(s) : #Assange#Wikileaks

LE JUGE D’ASSANGE EST UN « BON AMI » DE 40 ANS DU MINISTRE QUI A ORCHESTRE SON ARRESTATION

Par Le 04/12/2021

3 décembre 2021

Le juge d’Assange est un "bon ami" de 40 ans du ministre qui a orchestré son arrestation (Declassified UK)

Mark CURTIS, Matt KENNARD

Le sort de Julian Assange est entre les mains d’un juge d’appel qui est un ami proche de Sir Alan Duncan - l’ancien ministre des Affaires étrangères qui a traité Assange de "misérable petit ver" au Parlement.

Le Lord Chief Justice Ian Burnett, le juge qui décidera bientôt du sort de Julian Assange, est un ami personnel proche de Sir Alan Duncan, qui, en tant que ministre des affaires étrangères, a organisé l’expulsion d’Assange de l’ambassade d’Équateur.

Les deux hommes se connaissent depuis l’époque où ils étaient étudiants à Oxford, dans les années 1970, et où Duncan appelait Burnett "le juge". Burnett et sa femme ont assisté au dîner d’anniversaire de Duncan dans un club londonien réservé aux membres en 2017, lorsque Burnett était juge à la cour d’appel.

Désormais le juge le plus puissant d’Angleterre et du Pays de Galles, Burnett se prononcera bientôt sur le cas d’extradition d’Assange. Le fondateur de WikiLeaks risque la prison à vie aux États-Unis.

Dans ses journaux intimes récemment publiés, In The Thick of It, Duncan a écrit en juillet 2017 : "Mon bon ami et contemporain d’Oxford Ian Burnett est annoncé comme le prochain Lord Chief Justice".

Il poursuit : "À Oxford, nous l’appelions toujours ’le Juge’ et ils m’appelaient toujours ’Premier ministre’, mais c’est Ian qui est l’est devenu."

Dans une réponse par courriel à Declassified, le Lord Chief Justice Burnett a confirmé que lui et Duncan sont "amis depuis l’université".

Duncan a étudié la politique et l’économie au St John’s College d’Oxford de 1976 à 1979, tandis que Burnett a étudié la jurisprudence au Pembroke College à la même époque.

" Misérable petit ver "

Les journaux intimes de Duncan montrent également qu’en tant que ministre des Affaires étrangères, il s’est entretenu en privé avec le Lord Chief Justice Burnett en mai 2019, une conversation qui n’a pas été enregistrée dans les dossiers du gouvernement. Burnett l’a informé d’un dîner qu’il avait eu avec la première ministre de l’époque, Theresa May, deux jours auparavant.

Mais Duncan a dit à Declassified : "Il n’y avait rien qui devait être ’enregistré dans les dossiers du gouvernement’." Lui et Burnett ont tous deux déclaré que rien n’avait été discuté en rapport avec leurs rôles de ministre ou de juge.

Duncan a été ministre des Affaires étrangères pour l’Europe et les Amériques de 2016 à 19. Il était le principal responsable de la campagne du gouvernement britannique visant à forcer Assange à quitter l’ambassade.

En tant que ministre, Duncan n’a pas caché son opposition à Julian Assange, le qualifiant de "misérable petit ver" au parlement en mars 2018.

Dans ses journaux intimes, Duncan fait référence aux "supposés droits de l’homme de Julian Assange". Il admet avoir organisé un article à charge du Daily Mail sur Assange qui a été publié le lendemain de l’arrestation du journaliste en avril 2019.

Duncan a regardé la police britannique extraire l’éditeur de WikiLeaks de l’ambassade d’Équateur via un flux en direct dans la salle des opérations au sommet du Foreign Office.

Il a admis par la suite qu’il "essayait de ne pas sourire" et a offert un verre à son bureau parlementaire à l’équipe chargée de l’expulsion.

M. Duncan s’est ensuite rendu en Équateur pour rencontrer le président Lenín Moreno afin de le "remercier" de lui avoir remis Assange. M. Duncan a déclaré avoir donné à M. Moreno "une belle assiette en porcelaine provenant de la boutique de cadeaux du palais de Buckingham".

"Travail accompli", a-t-il ajouté.

"Un cadeau généreux"

Les journaux intimes de Duncan mettent également en lumière un dîner d’anniversaire organisé pour lui en juin 2017, auquel ont assisté Burnett et sa femme. Le dîner, organisé au club privé Beefsteak à Londres la veille des élections générales, était un "cadeau généreux de David Ross", a noté Duncan.

Ross, homme d’affaires et cofondateur de Carphone Warehouse, a financé un éventail de députés conservateurs, dont Duncan, et a donné au Parti conservateur 250 000 £ pour mener les élections de 2019.

Parmi les autres invités figurait l’homme d’affaires milliardaire syro-saoudien Wafic Saïd. Longtemps proche de la famille royale saoudienne, Saïd a aidé à négocier l’énorme contrat d’armement britannico-saoudien connu sous le nom d’al-Yamamah dans les années 1980.

L’épouse de Saïd, Rosemary, qui était également présente, est un autre donateur important du parti conservateur et a financé Boris Johnson. Elle a été invitée aux réunions du "Leader’s Group" de David Cameron, qui réunit les principaux donateurs du parti.

Parmi les autres participants au dîner d’anniversaire de Duncan figurait William Hague, collègue et ami proche de Duncan, qui était ministre des affaires étrangères lorsque le Royaume-Uni a décidé de ne pas reconnaître l’asile accordé à Assange par le gouvernement équatorien.

Était également présente Salma Shah, conseillère de Sajid Javid lorsque, en tant que ministre de l’Intérieur, il a certifié de manière controversée la demande initiale d’extradition d’Assange par les États-Unis.

Sir Alan Duncan et le Lord Chief Justice Burnett ont tous deux déclaré à Declassified qu’ils n’avaient jamais discuté de l’affaire Julian Assange entre eux.

MATT KENNARD et MARK CURTIS

Traduction "le monde (des salauds) est petit" par Viktor Dedaj avec probablement toutes les fautes et coquilles habituelles

»» https://declassifieduk.org/assange-judge-is-40-year-good-friend-of-min...

URL de cet article 37585

  

https://www.legrandsoir.info/le-juge-d-assange-est-un-bon-ami-de-40-ans-du-ministre-qui-a-orchestre-son-arrestation-declassified-uk.html

JULIAN ASSANGE PRIVE DU DROIT D'ASSISTER EN PERSONNE A L'AUDIENCE RELATIVE A SON EXTRADITION

Par Le 28/10/2021

27 Octobre 2021

Édité par Reynaldo Henquen
2021-10-27 13:03:53

      

Londres, 27 octobre (RHC) Le fondateur de  WikiLeaks, a été privé du droit d'assister en personne à l'audience relative à son extradition à Londres.

Le journaliste qui risque 175 ans de prison aux Etats-Unis n'a pas été autorisé à assister physiquement à l'audience qui a lieu ce 27 octobre à Londres. Après avoir refusé son extradition, la justice britannique se penche sur l'appel des Etats-Unis.

 Ce 27 octobre, l'actuel rédacteur en chef de WikiLeaks Kristinn Hrafnsson, a annoncé que Julian Assange n'avait pas été autorisé à assister en personne à l'audience relative à son extradition qui se tient à Londres. Evoquant un procès majeur lors duquel «l'avenir du journalisme pourrait être décidé», Kristinn Hrafnsson a rapporté depuis le parvis du tribunal, où sont rassemblés des manifestants et proches du journaliste : «Nous venons d'apprendre que Julian Assange ne serait pas ici en personne aujourd'hui. Il s'est vu refuser cette possibilité ce qui, je pense, est scandaleux.» Evoquant la possibilité pour le journaliste d'apparaître en vidéo, l'actuel rédacteur en chef du site fondé par Julian Assange a déploré : Dans ces conditions, «comment pourra-t-il interagir avec ses avocats depuis la prison de Belmarsh ? Comment peut-on parler de justice alors qu'il se voit refuser d'être présent aujourd'hui où sa vie va être décidée ?»

La Cour royale de justice du Royaume-Uni, à Londres, se penche ces 27 et 28 octobre sur l'appel déposé par les Etats-Unis contre sa décision de ne pas autoriser l'extradition de Julian Assange.

 Poursuivi pour une fuite massive de documents, particulièrement compromettants notamment pour le gouvernement américain, il risque 175 ans de prison aux Etats-Unis. Cet appel, qui doit se dérouler sur deux jours, constitue l'un des derniers recours pour Washington qui, en cas de nouvelle défaite, n'aurait plus qu'une possibilité – saisir la Cour suprême britannique, sans garantie que cela lui soit accordé.

Julian Assange a été arrêté par la police britannique en avril 2019 après avoir passé sept ans cloîtré dans l'ambassade d'Equateur à Londres, où il s'était réfugié alors qu'il était en liberté sous caution. Il craignait une extradition vers les Etats-Unis ou la Suède, où il a fait l'objet de poursuites pour violences sexuelles qui ont depuis été abandonnées.

L'Australien, soutenu par de nombreuses organisations de défense de la liberté de la presse, est poursuivi pour avoir diffusé à partir de 2010 plus de 700 000 documents classifiés sur les activités militaires et diplomatiques américaines, notamment en Irak et en Afghanistan, impliquant des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité.

Le fondateur de WikiLeaks est actuellement incarcéré dans la prison de haute sécurité de Belmarsh, à l'est de Londres. Plusieurs experts médicaux ont dénoncé des conditions de détention relevant de la torture psychologique. En février 2020, 117 médecins ont publié une lettre ouverte dans la revue The Lancet pour réclamer la fin des «tortures et privations de soins».

Source Russia Today

source : https://www.radiohc.cu/fr/noticias/internacionales/275207-julian-assange-prive-du-droit-dassister-en-personne-a-laudience-relative-a-son-extradition

Tag(s) : #Assange#Wikileaks

LE GOUVERNEMENT BRITANNIQUE RENONCE AU PASSEPORT VACCINAL

Par Le 12/09/2021

Une rue de Londres (novembre 2020)

Le gouvernement britannique renonce au passeport vaccinal

© AP Photo / Matt Dunham

EUROPE

19:47 12.09.2021URL courte

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Le gouvernement britannique a annoncé dimanche qu'il renonçait à son projet de mettre en place un passeport vaccinal en Angleterre pour permettre à la population de se rendre dans des endroits très fréquentés, Londres travaillant en outre sur un nouveau plan de lutte contre le COVID-19.

Le Premier ministre britannique Boris Johnson présentera mardi ce plan pour affronter la pandémie pendant la prochaine période hivernale, a précisé le ministre de la Santé Sajid Javid.

"Maintenant que nous entrons dans l'automne et l'hiver (...), le Premier ministre exposera cette semaine nos plans pour gérer le COVID au cours des prochains mois et en cela nous indiquerons clairement que notre programme de vaccination fonctionne", a-t-il déclaré à Sky News.

Sajid Javid a également indiqué à la BBC qu'il n'anticipait plus de confinements, même s'il ne souhaite pas exclure des mesures de ce type des options gouvernementales.

Evoquant l'idée d'un passeport vaccinal, il a déclaré : "Nous l'avons examiné correctement et bien que nous devions le garder en réserve en tant qu'option potentielle, je suis heureux de dire que nous n'irons pas de l'avant (...)"

Le ministre a également jugé efficaces les programmes de vaccination, de dépistage et de surveillance du gouvernement britannique, de même que les nouveaux traitements contre le COVID-19.

La Grande-Bretagne affiche l'un des taux de décès dus au virus les plus élevés au monde et a connu un rebond du nombre de contaminations ces derniers mois après avoir assoupli certaines restrictions en juillet.

Alors que Londres s'est arrogé en mars 2020 une série de pouvoirs d'urgence incluant des mesures pour fermer les entreprises, Boris Johnson a clairement indiqué qu'il mettrait un terme à certains d'entre eux.

"Ces temps extraordinaires ont nécessité des mesures nécessaires mais intrusives. Mais je suis déterminé à nous débarrasser de tous les pouvoirs dont nous n'avons plus besoin en raison de nos défenses vaccinales", a-t-il dit dans un communiqué. 

https://fr.sputniknews.com/europe/202109121046126942-le-gouvernement-britannique-renonce-au-passeport-vaccinal/

IL Y A QUARANTE ANS MOURAIT BOBBY SANDS : « NOTRE VENGEANCE SERA LE RIRE DE NOS ENFANTS »

Par Le 05/05/2021

5 Mai 2021

publié le 04/05/2021
Il y a 40 ans mourait Bobby Sands : « notre vengeance sera le rire de nos enfants »

Il y a quarante ans, le 5 mai 1981, le gouvernement britannique de Margaret Thatcher laissait mourir Bobby Sands ; le premier des dix grévistes de la faim dont le pouvoir de Londres porte la responsabilité de la disparition. Leurs demandes n’étaient que justice : voir rendre aux détenus politiques irlandais leurs droits, dont le gouvernement britannique les avait lésés dans les terribles « blocks H ». Ils l’ont payé de leur vie face à l’inhumanité glaciale de Margaret Thatcher et du système répressif britannique en Irlande. Quarante ans plus tard, notre colère est toujours intacte contre ce crime et ses responsables.

La lutte de Bobby Sands et de ses camarades nous oblige encore aujourd’hui : c’est celle de la dignité humaine, du respect dû à leurs camarades de lutte et de la liberté et de la souveraineté du peuple irlandais. Le PCF s’était fortement mobilisé en solidarité avec les demandes justes et légitimes des prisonniers politiques de la lutte pour droits du peuple irlandais et contre le sort que le gouvernement britannique leur réservait.

Les Accords de paix de 1998, dits Accords du Vendredi Saint, ont ouvert de nouvelles perspectives pour le peuple irlandais. Aujourd’hui encore, face au vandalisme politique de la direction des partis unionistes et du gouvernement de Boris Johnson, le PCF est solidaire et engagé pour la réalisation des droits historiques et souverains du peuple irlandais à l’unité de l’Irlande, à la république irlandaise, pour tous ses habitants. Les menaces qui pèsent aujourd’hui sur l’application pleine et entière des Accords de paix de 1998, et les tensions récentes dans les six comtés du Nord, soulignent à nouveau l’importance et la nécessité de cette perspective.

Le PCF soutient les exigences légitimes portées par le Sinn Féin d’une république irlandaise fondée sur la justice sociale pour tous. Le temps de l’unité de l’Irlande est venu.Les derniers résultats électoraux, dans les six comtés du Nord comme dans les vingt-six comtés du Sud, faisant du Sinn Féin la première force politique de l’île, montrent l’actualité de cette exigence. Il est possible et nécessaire d’organiser dans les cinq ans un référendum sur l’unité de l’Irlande. C’est le seul moyen pour forger un nouvel avenir pour tous les Irlandais.

Parti communiste français,
Paris, le 5 mai 2021

source : https://www.pcf.fr/il_y_a_40_ans_mourait_bobby_sands_notre_vengeance_sera_le_rire_de_nos_enfants

Tag(s) : #Sands#PCF

LE PARTI COMMUNISTE BRITANNIQUE EST PRET POUR LES ELECTIONS LOCALES LE 6 MAI

Par Le 04/05/2021

4 Mai 2021

#VoteCommunist : Le Parti communiste britannique est prêt pour les élections locales du 6 mai.

Les élections locales en Grande-Bretagne doivent avoir lieu le 6 mai 2021 pour élire 145 conseils locaux anglais, treize maires directement élus en Angleterre et 39 commissaires de police et de criminalité en Angleterre et au Pays de Galles. 
 
Il y a également des élections au Parlement écossais, au Senedd (Parlement gallois) et à l'Assemblée de Londres, ces dernières se déroulant en même temps que l'élection du maire de Londres. 
 
Au cours des derniers mois, sous le slogan #VoteCommunist, le Parti communiste de Grande-Bretagne (PCB) s'est engagé dans l'une des plus grandes campagnes électorales du parti depuis des décennies. Le parti fait activement campagne dans plus de 40 circonscriptions pour le Parlement écossais, le Senedd gallois, l'Assemblée de Londres et diverses élections de comté et de district en Angleterre. 

Le PCB fait campagne sous le slogan "Le capitalisme est le problème - le socialisme est la solution", avec une plate-forme politique qui présente les choix difficiles entre les réalités du capitalisme et les alternatives socialistes.
 
Un message affiché sur le site Web du parti indique :

"La campagne électorale 2021 #VoteCommunist s'opposera à l'austérité, mobilisera les travailleurs contre le travail précaire et le chômage et luttera pour la propriété publique des services de transport et des services publics locaux. Nous faisons campagne pour le financement intégral des services publics et une augmentation des salaires pour les travailleurs, y compris une augmentation du salaire minimum et des pensions.  

Nos candidats plaideront pour que les pouvoirs soient rendus aux gouvernements nationaux et locaux en Ecosse, au Pays de Galles et en Angleterre, où ils pourront être rendus plus responsables. Nous faisons campagne pour le financement de l'économie locale et la construction de logements sociaux. Nous voulons que ce soient les travailleurs qui prennent les décisions, et non les milliardaires qui dominent nos vies.

Vous ne lirez rien sur nos candidats dans les journaux ou sur les chaînes de télévision, car les propriétaires de médias milliardaires n'aiment pas les partis politiques qui refusent d'être rachetés !

Beaucoup d'entre vous n'auront jamais eu l'occasion de #VoterCommuniste auparavant. Nous vous demandons de prendre un petit moment pour découvrir ce que nous défendons.

Les communistes ont longtemps fait campagne pour que le droit de vote soit étendu à tous les jeunes de 16 ans pour toutes les élections. Nous demandons aux nouveaux électeurs et à ceux qui votent pour la première fois de découvrir ce que les communistes défendent et comment ils comptent atteindre leurs objectifs. Lisez la Charte de la jeunesse.

Au cours des 18 derniers mois, le parti communiste a connu une croissance significative et ouvre de nouvelles branches à travers la Grande-Bretagne. Il y aura une branche locale près de chez vous. L'année dernière, nous avons célébré notre centenaire, un siècle de lutte pour améliorer la vie des travailleurs. Si vous voulez en savoir plus sur nos campagnes, nos politiques et nos membres, allez sur Get Involved."
source : https://www.idcommunism.com/2021/05/votecommunist-britains-communist-party-ready-for-may-6-local-elections.html

Tag(s) : #GrandeBretagne#Communiste#Elections

 

EN PLEIN DESARROI, L'ARMEE BRITANNIQUE FAIT PSCHITT !

Par Le 06/02/2021

Manque et faiblesse d’effectifs, l’armée de sa Majesté s’effondre

Saturday, 06 February 2021 6:56 PM  [ Last Update: Saturday, 06 February 2021 6:56 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Royal Army. ©CCO

L’armée britannique est en désarroi alors que la fuite d’un rapport du ministère de la Défense révèle de graves pénuries de main-d’œuvre.

Selon Sputnik, les dernières révélations sur l’état de l’armée britannique font suite à d’autres rapports affirmant que les effectifs de la marine et de l’armée de l’air de ce pays insulaire sont également trop faibles pour mener une guerre avec succès.

Arabie: Djeddah frappée encore !

Arabie : Djeddah frappée encore !

Menace anglo-saxonne contre Ansarallah : un pétrolier britannique attaqué à Djeddah...

L’armée britannique connaît une pénurie chronique de main-d’œuvre, selon un rapport du ministère britannique de la Défense divulgué par The Daily Mail.

Le document interne, marqué comme « sensible », indiquerait que tous les 33 bataillons d’infanterie de l’armée, sauf un, manquent d’effectifs nécessaires pour défendre la Grande-Bretagne. De plus, les principales unités militaires de première ligne ne disposent au mieux que de la moitié du personnel nécessaire pour se déployer pour les opérations militaires.

Selon The Daily Mail, la situation désastreuse de l’armée britannique a été imputée à des années de mauvais paiement de salaires pour les soldats et à la décision de sous-traiter le recrutement à une entreprise privée. L’armée a accepté un contrat de recrutement de 10 ans avec la société Capita en 2012, une décision qui a ensuite été qualifiée de « naïve » par le Comité des comptes publics de la Chambre des communes.

Beaucoup se sont étonnés que, malgré le manque d’effectifs, le gouvernement du Premier ministre Boris Johnson se soit engagé à réduire encore la taille d’un certain nombre de bataillons d’infanterie dans le cadre d’un examen de la stratégie britannique à long terme.

Le colonel Richard Kemp, un officier de l’armée britannique qui commandait les forces du pays en Afghanistan, a qualifié de « désastreuse » la décision de remettre le contrat de recrutement à Capita.

Sa Majesté largue MBS?

Sa Majesté largue MBS ?

« L’effondrement de la demande pour leurs principales exportations signifie que les Saoudiens ne sont pas le pouvoir qu’ils étaient. Les cheikhs du pétrole sont hors de poche et hors du temps ».

Commentant les prochaines réductions supplémentaires du nombre des forces, il a ajouté que « l’armée est déjà trop petite pour protéger adéquatement la Grande-Bretagne dans un monde de plus en plus dangereux. Ces nouvelles coupes sont irresponsables. »

Le rapport du ministère britannique de la Défense, qui, selon The Daily Mail, est intitulé « Résumé de la force des soldats du bataillon d’infanterie, janvier 2021 », analyse les chiffres nécessaires à chaque bataillon pour travailler à l’efficacité opérationnelle.

Le pire parmi eux est le 1er bataillon, les Scots Guards, qui est souvent considéré comme l’un des régiments les plus prestigieux de l’armée britannique. Il nécessite 603 soldats, mais actuellement seulement 339 sont disponibles pour un déploiement opérationnel. L’infanterie dans son ensemble a besoin de 14 984 soldats, mais n’en aurait actuellement que 11 301 prêts pour la guerre.

Tobias Ellwood, un ancien ministre britannique de la Défense qui siège à la tête du Comité de la défense de la Chambre des communes, aurait confié au journal britannique que l’« infanterie est de plus en plus petite. Nous voulons tous que la Grande-Bretagne se tienne debout et soit leader dans un monde en évolution rapide. Cela ne peut être réalisé si le nombre de soldats est réduit et si nous supprimons d’autres bataillons d’infanterie. »

Commandos britanniques en Arabie!

Commandos britanniques en Arabie!

Londres a secrètement déployé des troupes britanniques pour défendre les champs pétrolifères saoudiens.

https://french.presstv.com/Detail/2021/02/06/644696/Royal-Army-Grande-Bretagne-infanterie-effectifs

COMME C’ETAIT PREVISIBLE, LA JUSTICE BRITANNIQUE MAINTIENT JULIAN ASSANGE EN DETENTION. ELLE REFUSE DE LE LIBERER SOUS CAUTION

Par Le 06/01/2021

Des manifestants réclamant la libération de Julian Assange devant le tribunal d'instance de Westminster, le 6 janvier

La justice britannique refuse de relâcher Assange sous caution

© REUTERS / HENRY NICHOLLS

INTERNATIONAL

12:33 06.01.2021(mis à jour 13:34 06.01.2021)URL courte

Par 

Dossier:

Procès sur l'extradition de Julian Assange vers les États-Unis (2021) (9)

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Le tribunal d'instance de Westminster a décidé de maintenir le fondateur de WikiLeaks Julian Assange en détention jusqu'à l'examen de l'appel des États-Unis sur son extradition.

La justice britannique a rejeté mercredi la demande de libération sous caution du fondateur de WikiLeaks Julian Assange.

S'il était libéré aujourd'hui, il existe «des motifs sérieux» de considérer la possibilité qu'«il ne se rendrait pas au tribunal pour faire face à la procédure de recours», a estimé la juge britannique Vanessa Baraitser.

La défense de M.Assange est déterminée à contester la décision.

Le 4 janvier, la juge a décidé que Julian Assange ne devait pas être extradé vers les États-Unis où il est accusé d'espionnage et de conspiration. Selon la magistrate, «il serait injuste d'extrader M.Assange» alors qu'il n'était pas exclu qu'il mette fin à ses jours.

Le Président mexicain Andres Manuel Lopez Obrador lui a ensuite offert l’asile politique.

L'informaticien australien âgé de 49 ans, qui est accusé par les autorités américaines d'avoir divulgué en 2010 des centaines de milliers de documents confidentiels concernant l'armée américaine, espérait renouer avec la liberté après plus de huit années d'emprisonnement et de résidence forcée.

La justice américaine a formulé 17 chefs d’accusation contre Julian Assange qui aurait encouru –en cas d'extradition– 175 ans de prison. Néanmoins, le Président Donald Trump avait promis de le gracier s’il citait la source qui les lui avait fournis.

https://fr.sputniknews.com/international/202101061045025587-justice-britannique-refuse-de-relacher-assange-sous-caution/

MANLIO DINUCCI : DERRIERE LE VERDICT DE LONDRES SUR JULIAN ASSANGE

Par Le 05/01/2021

L’art de la guerre

Derrière le verdict de Londres sur Julian Assange

Manlio Dinucci

 

 

  D’un procès injuste -celui à Londres de Julian Assange, fondateur de WikiLeaks- est sortie une sentence qui à première vue semble juste : la non-extradition du journaliste aux États-Unis, où l’attend une condamnation à 175 années de réclusion sur la base de la Loi sur l’espionnage de 1917. Reste à voir, au moment où nous écrivons, si et de quelle façon Assange sera libéré après sept ans de confinement à l’ambassade d’Équateur et presque deux années d’incarcération dure à Londres. 

  

  On parle d’une libération sous caution, mais, si Washington fait appel contre la sentence (comme il semble certain), la procédure d’extradition peut être ré-ouverte et Assange doit rester à disposition de la magistrature en Grande-Bretagne. Sans oublier le fait que dans son verdict la juge Vanessa Baraister s’est dite convaincue de la “bonne foi” des autorités étasuniennes et de la régularité d’un possible procès aux États-Unis, en motivant le verdict seulement pour des “raisons de santé mentale” qui pourraient amener Assange au suicide.

 

  En réalité qu’est-ce qui a déterminé, à ce moment, la non-extradition de Julian Assange aux USA ? 

 

  D’une part la campagne internationale pour sa libération, qui a porté le cas Assange à l’attention de l’opinion publique. D’autre part le fait qu’un procès public d’Assange aux USA serait extrêmement embarrassant pour l’establishment politico-militaire. Comme preuve des “crimes” d’Assange l’accusation devrait montrer les crimes de guerre étasuniens, mis en lumière par WikiLeaks. 

 

   Par exemple, quand en 2010 l’agence a publié plus de 250.000 documents étasuniens, parmi lesquels beaucoup sont étiquetés “confidentiels” ou “secrets”, sur les guerres en Irak et en Afghanistan. Ou bien quand en 2016, au moment où Assange était déjà confiné dans l’ambassade équatorienne à Londres, WikiLeaks a publié plus de 30.000 e-mails et documents envoyés et reçus entre 2010 et 2014 par Hillary Clinton, Secrétaire d’État de l’Administration Obama. 

 

  Parmi ceux-ci un e-mail de 2011 révélant le véritable but de la guerre OTAN contre la Libye poursuivi en particulier par USA et France : empêcher que Kadhafi n’utilise les réserves d’or de la Libye pour créer une monnaie pan-africaine alternative au dollar et au franc CFA, la monnaie imposée par la France à 14 ex-colonies.  Avec les dizaines de milliers de documents, qui ont mis en lumière les véritables objectifs de cette opération de guerre et de quelques autres, WikiLeaks a publié les images vidéos des massacres de civils en Irak et ailleurs, montrant le véritable visage de la guerre. Celui qui est aujourd’hui caché par les grands médias. 

 

  Alors que dans la guerre du Vietnam des années Soixante les compte-rendus de journalistes et les images des massacres suscitèrent un vaste mouvement contre la “guerre sale”, contribuant à la défaite des USA, le journalisme de guerre est aujourd’hui de plus en plus enrégimenté : aux correspondants embedded, suivant les troupes, n’est montré que ce que veulent les commandements, les seuls autorisés à fournir des “informations” dans leurs briefing. Les rares vrais journalistes opèrent dans des conditions de plus en plus difficiles et risquées, et souvent leurs compte-rendus sont censurés par les grands médias, dans lesquels domine la narration officielle des événements.

 

   Le journalisme d’investigation de WikiLeaks a ouvert des brèches dans le mur d’omertà médiatique qui couvre les réels intérêts de puissantes élites qui, opérant dans l’”État profond”, continuent à jouer la carte de la guerre : avec la différence qu’aujourd’hui, avec les armes nucléaires, elle peut mener le monde à la catastrophe finale.

 

    Violer les cabinets secrets de ces groupes de pouvoir, en mettant en lumière leurs stratégies et leurs trames, est une action extrêmement dangereuse que ce soit pour les journalistes ou pour ceux qui, se rebellant contre l’omertà, les aident à découvrir la vérité.

 

    Emblématique est le cas de Chelsea Manning, la militante étasunienne accusée d’avoir fourni à WikiLeaks des documents dont elle avait eu connaissance en travaillant comme analyste de renseignement de l’Armée USA pendant la guerre en Irak. Elle a été pour cela condamnée à 37 années de détention dans une prison de haute sécurité et, relâchée après 7 années de détention dans des conditions très dures, elle a été de nouveau incarcérée pour avoir refusée de témoigner contre Assange ; après une tentative de suicide, elle a été remise en liberté provisoire.

Édition de mardi 5 janvier 2021 d’il manifesto

https://ilmanifesto.it/dietro-il-verdetto-di-londra-su-julian-assange/ 

Traduit de l’italien par M-A P.

 

JULIAN ASSANGE GAGNE. LE COUT : LA LIBERTE DE LA PRESSE EST ECRASEE, ET LA DISSIDENCE QUALIFIEE DE MALADIE MENTALE

Par Le 05/01/2021

Assange gagne. Le coût : la liberté de la presse est écrasée, et la dissidence qualifiée de maladie mentale

mardi 5 janvier 2021 par Jonathan Cook

La décision inattendue de la juge Vanessa Baraitser de rejeter la demande américaine d’extradition de Julian Assange, déjouant ainsi les efforts visant à l’envoyer dans une prison américaine pour le reste de sa vie, est une victoire juridique bienvenue, mais elle est submergée par des leçons plus importantes qui devraient nous troubler profondément.

Ceux qui ont fait campagne avec tant de vigueur pour que le cas d’Assange reste sous les feux de la rampe, alors même que les médias commerciaux américains et britanniques ont travaillé si dur pour le maintenir dans l’obscurité, sont les héros du jour. Ils ont rendu le prix trop élevé pour que Baraitser ou l’establishment britannique acceptent d’enfermer Assange indéfiniment aux États-Unis pour avoir exposé ses crimes de guerre et ses crimes contre l’humanité en Irak et en Afghanistan.

Mais nous ne devons pas minimiser le prix qui nous est demandé pour cette victoire.

Un moment de célébration

Nous avons contribué collectivement, par nos diverses petites actions, à redonner à Assange un certain degré de liberté et, espérons-le, un sursis à ce qui pourrait être une condamnation à mort, alors que sa santé continue de se détériorer dans une prison de haute sécurité surpeuplée de Belmarsh, à Londres, qui est devenue un terrain propice au Covid-19.

Pour cela, nous devrions nous permettre un moment de célébration. Mais Assange n’est pas encore sorti de l’auberge. Les États-Unis ont déclaré qu’ils feraient appel de la décision. Et il n’est pas encore clair si Assange restera emprisonné au Royaume-Uni - peut-être à Belmarsh - alors que de nombreux mois d’arguments juridiques supplémentaires sur son avenir se déroulent.

Les élites américaines et britanniques ne se soucient pas de savoir où Assange est emprisonné - que ce soit en Suède, au Royaume-Uni ou aux États-Unis. Le plus important pour eux est qu’il continue d’être enfermé à l’abri des regards dans une cellule quelque part, où sa force physique et mentale peut être détruite et où il est effectivement réduit au silence, ce qui encourage les autres à tirer la leçon qu’il y a un prix trop élevé à payer pour la dissidence.

La bataille personnelle pour Assange ne sera pas terminée tant qu’il ne sera pas libéré. Et même alors, il aura de la chance si la dernière décennie de diverses formes d’incarcération et de torture qu’il a subies ne le laisse pas traumatisé de façon permanente, avec des dommages émotionnels et mentaux, l’ombre pâle du champion de la transparence, vigoureux et sans reproche, qu’il était avant le début de son épreuve.

Ce sera une victoire pour les élites britanniques et américaines qui étaient si embarrassées et effrayées par les révélations de Wikileaks sur leurs crimes.

Rejetée sur un point de détail

Mais à part ce qui est une victoire personnelle potentielle pour Assange, en supposant qu’il ne perde pas en appel, nous devrions être profondément inquiets des arguments juridiques avancés par Baraitser pour refuser l’extradition.

La demande d’extradition des États-Unis a été rejetée pour ce qui était en fait un détail technique. Le système américain d’incarcération de masse est si manifestement barbare et corrompu que, comme l’ont montré de façon concluante les experts lors des audiences en septembre dernier, Assange courrait un risque sérieux de se suicider s’il devenait une autre victime de ses prisons super-max.

Il ne faut pas non plus écarter une autre considération probable de la classe dirigeante britannique : dans quelques jours, Donald Trump aura quitté la Maison Blanche et une nouvelle administration américaine prendra sa place.

Il n’y a aucune raison d’être sentimental à l’égard du président élu Joe Biden. Il est aussi un grand fan des incarcérations de masse et il ne sera pas plus l’ami des médias dissidents, des dénonciateurs et du journalisme qui remet en cause l’État de sécurité nationale que ne l’était son prédécesseur démocrate, Barack Obama.
Ce qui est tout sauf un ami.

Mais Biden n’a probablement pas besoin d’une affaire Assange suspendue au-dessus de sa tête, qui deviendrait un cri de ralliement contre lui, un résidu inconfortable des instincts autoritaires de l’administration Trump que ses propres fonctionnaires seraient obligés de défendre.

Il serait agréable d’imaginer que les institutions juridiques, judiciaires et politiques britanniques ont eu le courage de se prononcer contre l’extradition. La vérité, bien plus probable, est qu’ils ont sondé l’équipe de Biden et ont reçu la permission de renoncer à une décision immédiate en faveur de l’extradition - sur un point de détail technique.

Gardez un œil sur la décision de la nouvelle administration Biden d’abandonner l’affaire en appel. Il est plus probable que ses fonctionnaires la laisseront mijoter, en grande partie sous le radar des médias, pendant encore de nombreux mois.

Le journalisme en tant qu’espionnage

Il est significatif que le juge Baraitser ait soutenu tous les principaux arguments juridiques de l’administration Trump en faveur de l’extradition, même s’ils ont été complètement démolis par les avocats d’Assange.

Baraitser a accepté la nouvelle définition dangereuse du gouvernement américain du journalisme d’investigation comme "espionnage", et a laissé entendre qu’Assange avait également enfreint la draconienne loi britannique sur les secrets officiels en exposant les crimes de guerre du gouvernement.

Elle a convenu que le traité d’extradition de 2007 s’applique dans le cas d’Assange, ignorant les termes mêmes du traité qui exemptent les cas politiques comme le sien. Elle a ainsi ouvert la porte à la détention d’autres journalistes dans leur pays d’origine et à leur remise aux États-Unis pour avoir mis Washington dans l’embarras.

Baraitser a reconnu que la protection des sources à l’ère numérique - comme l’a fait Assange pour la dénonciatrice Chelsea Manning, une obligation essentielle des journalistes dans une société libre - équivaut désormais à du "piratage" criminel. Elle a dénigré les droits à la liberté d’expression et de la presse, affirmant qu’ils n’offraient pas "une discrétion sans entrave à M. Assange pour décider de ce qu’il va publier".

Elle semble approuver les nombreuses preuves montrant que les États-Unis ont espionné M. Assange à l’intérieur de l’ambassade équatorienne, en violation du droit international et de son privilège de client avocat - une violation de ses droits juridiques les plus fondamentaux qui aurait dû à elle seule stopper les poursuites.

Baraitser a fait valoir qu’Assange bénéficierait d’un procès équitable aux États-Unis, même s’il était presque certain qu’il se déroulerait dans le district oriental de Virginie, où sont basés les principaux services de sécurité et de renseignement américains. Tout jury là-bas serait dominé par le personnel de sécurité américain et leurs familles, qui n’auraient aucune sympathie pour Assange.

Alors que nous célébrons ce jugement pour Assange, nous devons aussi le dénoncer haut et fort comme une attaque contre la liberté de la presse, une attaque contre nos libertés collectives durement gagnées, et une attaque contre nos efforts pour tenir les élites américaines et britanniques responsables d’avoir bafoué les valeurs, les principes et les lois qu’elles prétendent défendre.

Alors même qu’on nous offre d’une main un petit prix dans la victoire juridique actuelle d’Assange, l’autre main nous prend beaucoup plus.

La diffamation continue

Il y a une dernière leçon à tirer de l’arrêt Assange. La dernière décennie a été marquée par le discrédit, la disgrâce et la diabolisation d’Assange. Cette décision doit être considérée comme la continuation de ce processus.

Baraitser a refusé l’extradition uniquement en raison de la santé mentale d’Assange et de son autisme, et du fait qu’il présente un risque de suicide. En d’autres termes, les arguments de principe en faveur de la libération d’Assange ont été rejetés de manière décisive.

S’il retrouve sa liberté, ce sera uniquement parce qu’il a été qualifié de mentalement faible. Cela servira à discréditer non seulement Assange, mais aussi la cause pour laquelle il s’est battu, l’organisation Wikileaks qu’il a contribué à fonder et toute dissidence plus large par rapport aux discours de l’élite. Cette idée s’installera dans le discours public populaire, à moins que nous ne contestions une telle présentation à chaque fois.

Le combat d’Assange pour défendre nos libertés, pour défendre ceux qui, dans des pays lointains, sont bombardés à volonté pour promouvoir les intérêts égoïstes d’une élite occidentale, n’était pas autiste ni une preuve de maladie mentale. Sa lutte pour rendre nos sociétés plus justes, pour obliger les puissants à rendre compte de leurs actes, n’était pas une preuve de dysfonctionnement. C’est un devoir que nous partageons tous de rendre notre politique moins corrompue, nos systèmes juridiques plus transparents, nos médias moins malhonnêtes.

Si nous ne sommes pas beaucoup plus nombreux à nous battre pour ces valeurs - pour un véritable bon sens, et non pour les intérêts pervers, invivables et suicidaires de nos dirigeants - nous sommes condamnés.

Assange nous a montré comment nous pouvons nous libérer et libérer nos sociétés. Il incombe au reste d’entre nous de poursuivre son combat.

Traduction "En résumé  : "Si nous n’avions pas détruit Julian Assange, si sa santé l’avait permis, nous l’aurions volontiers extradé vers les US. En attendant, nous entérinons la criminalisation du journalisme authentique. Gare aux autres" par Viktor Dedaj avec probablement toutes les fautes et coquilles habituelles
 » » http://www.jonathan-cook.net/blog/2021-01-04/assange-wins-the-cost-pre...

Voir en ligne : https://www.legrandsoir.info/assang...

http://ancommunistes.fr/spip.php?article2757

LE RAPPORTEUR SPECIAL DE L’ONU SUR LA TORTURE DEMANDE LA LIBERATION IMMEDIATE DE JULIAN ASSANGE

Par Le 11/12/2020

10 Décembre 2020

Genève, 9 décembre (Prensa Latina) Le rapporteur spécial de l’ONU sur la torture, Nils Melzer, a demandé hier aux autorités britanniques la libération immédiate du fondateur de Wikileaks, Julian Assange, et la cessation des actions inhumaines à son encontre.

Dans un communiqué, Melzer a rappelé que le 7 de ce mois, 10 ans se sont écoulés depuis la première arrestation du cyber-activiste et a dénoncé la persécution, les abus et les détentions arbitraires du journaliste australien.

Il a également averti d´une nouvelle vague de Covid-19 dans la prison britannique de Belmarsh, qui constitue un grave danger pour sa vie, car Assange souffre de problèmes respiratoires.

Après sept ans d’isolement au sein de l’ambassade d’Équateur à Londres, Assange a été arrêté par Scotland Yard le 11 avril 2019, après que le président du pays sud-américain, Lenín Moreno, lui ait retiré sa protection diplomatique.

Par ailleurs, les États-Unis tentent de l’extrader pour le juger de 17 chefs d´accusation d’espionnage et d’un chef de conspiration en vue de commettre un piratage informatique, qui pourraient entrainer au total une peine maximale de 175 ans de prison.

Les accusations reposent sur la publication par Wikileaks de milliers d’archives secrètes qui ont révélé des crimes de guerre commis par les troupes nord-américaines en Irak et en Afghanistan, et de commentaires compromettants faits par des diplomates du Département d’État sur d’autres gouvernements et dirigeants politiques.

Le procès d’extradition du cyber-activiste s’est terminé le 1er octobre dernier devant un tribunal londonien, mais le verdict ne sera connu que le 4 janvier 2021.

Le rapporteur de l’ONU s’est déclaré préoccupé par l’état de santé du fondateur de Wikileaks et a noté que 65 prisonniers des 160 présents à Belmarsh ont été infectés par le coronavirus SARS-Cov-2.

Assange n’est pas un criminel et ne représente un danger pour personne. Sa détention prolongée dans une prison de haute sécurité n’est ni nécessaire ni légale, a indiqué Melzer.

Il a également affirmé que le cybermilitant est victime d’actes de torture et d’autres traitements cruels, inhumains et dégradants.

Pour ces raisons, il a demandé sa libération ou l’assignation à résidence en attendant le jugement définitif du tribunal.

En outre, il a demandé à la justice britannique de ne pas extrader Assange vers les États-Unis, où ses droits et son intégrité seront violés.

peo/mem/gaz

source : http://frances.prensa-latina.cu/index.php?option=com_content&view=article&id=885254:un-rapporteur-de-lonu-demande-la-liberation-immediate-de-julian-assange&opcion=pl-ver-noticia&catid=49&Itemid=101

Tag(s) : #Assange#Wikileaks

CHURCHILL VOULAIT BOMBARDER L’URSS AVEC DES BOMBES ATOMIQUES SI ELLE REFUSE DE SE SOUMETTRE AUX CONDITIONS OCCIDENTALES, REVELE LE TIMES

Par Le 11/09/2020

Une  explosion nucléaire

Churchill voulait «bombarder l’URSS avec des bombes atomiques», selon une note d’archives

© CC0 / Geralt

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En avril 1951, quelques mois avant de réoccuper le poste de Premier ministre du Royaume-Uni, Winston Churchill suggère au général-major américain Julius Ochs Adler lors d’une discussion privée de «pilonner l’Union soviétique avec des bombes atomiques» si elle refuse de se soumettre aux conditions occidentales, révèle le Times.

Dans son livre Churchill (Paris, Fayard, octobre 1999), l’historien François Bédarida cite le Président américain Franklin Delano Roosvelt qui décrivait le caractère du Premier ministre britannique ainsi: «Winston a 100 idées par jour, dont trois ou quatre [seulement, ndlr] sont bonnes».

 

 

un bunker des unités axillaires (photo d'illustration)

© CC BY 4.0 / GAIUS CORNELIUS

Un ancien bunker de l’«armée secrète» de Churchill découvert dans une forêt écossaise - images

Cette affirmation de l’un des plus grands hommes d’États du XXe, qui a travaillé avec Sir Churchill durant la Seconde Guerre mondiale au côté de l’URSS de Joseph Staline pour vaincre le nazisme, rend parfaitement compte de la teneur et de la nature des propos glaçants que Winston Churchill a tenus en 1951 lors d’une discussion avec le général-major américain Julius Ochs Adler, rapporte le Times.

En effet, dans une note découverte par le Pr Richard Toye, chef du département d’histoire à la l‘université d’Exeter, Winston Churchill suggère dans le cadre de la guerre froide «de pilonner l’URSS avec des frappes nucléaires préventives pour les soumettre à la domination occidentale».

Le document provient des archives du News York Times dont le général Adler était devenu le directeur général après la seconde Guerre Mondiale tout en gardant le statut de militaire de réserve.

Cibler 20 à 30 villes

La discussion a eu lieu fin avril 1951 au domicile de Churchill dans le Kent, quelques mois avant le retour de ce dernier aux affaires en tant que Premier ministre, poste qu’il occupera jusqu’en 1955.

 

 

Le défilé militaire 2020 à Moscou

© SPUTNIK . EVGENI BIATOV

La victoire de l'URSS dans la II GM «n’est pas synonyme de menace, comme la propagande de guerre froide l’a martelé»

Au cours de celle-ci, Churchill déplore que la politique conjointe du Royaume-Uni et des États-Unis envers l’URSS soit «faible, au lieu d’être agressive», écrit le général Adler dans la note. «D’une manière un peu brusque, [Churchill] m'a demandé quel était le nombre officiel de bombes atomiques disponibles dans notre stock et notre estimation de la quantité dont disposait également l’URSS. J'ai répondu qu’heureusement, je n'étais pas dans les cercles internes du gouvernement et que je n'étais donc pas accablé par ce terrible secret», ajoute le haut gradé américain.

Et de poursuivre que Churchill «nous a ensuite surpris une deuxième fois en déclarant que s'il était Premier ministre et pouvait obtenir l'accord de notre gouvernement, il imposerait des conditions à l’URSS [et à défaut de leur abdication, ndlr] voire un ultimatum».

Dans le même sens, le Premier ministre britannique affirme que «si les Soviétiques refusent [de se soumettre, ndlr], le Kremlin doit être informé, à moins qu'il ne reconsidère sa position, que nous bombarderons l’une des 20 ou des 30 villes [les plus peuplées du pays désignées auparavant, ndlr]».

«Simultanément, nous devons les avertir qu'il est impératif que la population civile de chaque ville nommée soit immédiatement évacuée», précise-t-il.

Et si les Soviétiques «refusent» à nouveau de se soumettre?

 

 

Ce que Staline a voulu dire par son cadeau à Churchill pour son anniversaire à Téhéran

© SPUTNIK .

Ce que Staline a voulu dire par son cadeau à Churchill pour son anniversaire à Téhéran

Le général Adler indique que tout de suite après, Winston Churchill a estimé que malgré ces menaces, les Soviétiques «allaient à nouveau refuser de se soumettre à nos conditions».

Dans ce cas, «nous devrons bombarder l’une des villes cibles, et si nécessaire d’autres», avance-t-il, d’après le militaire américain, soulignant que selon le Premier ministre britannique, «après une troisième frappe, une telle panique s’ensuivra parmi le peuple et au sein même du Kremlin que nos condition seront acceptées».

Julius Ochs Adler rétorque à Churchill qu'il ne croit pas que le peuple américain «consentira un jour à une telle forme de guerre préventive». Et d’ajouter que les États-Unis n'utiliseront «les bombes atomiques qu'en représailles».

Enfin, le général Adler rappelle au Premier ministre anglais «que la Grande-Bretagne et les États-Unis ont de nombreux partenaires à prendre en considération qui pourraient s’opposer à une telle politique».

Jusqu’où Churchill est-il prêt à aller?

Le Pr Toye qui a découvert la note écrite par le général Adler rappelle «qu’il est bien connu que Churchill préconisait ce type de menace avant août 1949, alors que l'Union soviétique n'avait pas encore développé ses propres armes nucléaires». Cependant, pour l’historien, bien que les propos de Winston Churchill soient choquants, il n’en demeure pas moins qu’à son retour au pouvoir vers fin 1951, «la politique qu’il a poursuivie [à l’égard de l’URSS, ndlr] était plutôt meilleure».

 

 

Joseph Staline

© AP PHOTO /

Voulez-vous coucher avec Staline ce soir? Ça sera bientôt possible

«Lorsqu'il est redevenu Premier ministre, il ne s'est pas comporté de manière incroyablement menaçante», juge-t-il. Richard Toye explique que dans l’esprit de Churchill, pour mieux se défendre, il fallait formuler «des menaces suffisamment graves et crédibles, sans être obligé de leurs donner suite».

Néanmoins, le Pr Toye relève qu’une question intéressante demeure: à qui Churchill pensait pour les mise à exécution de ses menaces? Voulait-il dire: «Je le cela quand je serai de retour au pouvoir? Ou que le Président Truman devait le faire maintenant?». Peut-être aussi qu’en tenant ces propos au général Adler, pensait-il que par sa position, ce dernier «pourrait influencer l’administration américaine»? «C’est une possibilité», conclut l’historien.

Quelques précisions

Il y a lieu de noter que Winston Churchill avait une grande admiration pour le Président Truman qui, rappelons-le, a pris la décision en août 1945 de larguer deux bombes atomiques sur les villes japonaises d’Hiroshima et de Nagasaki, alors que le Japon avait déjà capitulé et qu’il n’y avait aucune raison militaire de la faire, si ce n’est pour des considérations géopolitiques envers l’URSS justement.

 

 

Symbole de l'URSS

© SPUTNIK . VLADIMIR SERGEEV

La secrétaire d'État aux Armées «oublie» l'URSS dans son message de remerciements aux Alliés

Fin 1951, Harry Truman arrive à la fin de son mandat. Il ne pouvait ainsi en aucun cas envisager une telle option en pleine campagne présidentielle. En novembre 1952, le général Dwight David Eisenhower devient Président des États-Unis. Bien qu’il ait continué le développement de l’arsenal nucléaire américain, il l’a inscrit dans le cadre d’une doctrine strictement dissuasive. Le Président Eisenhower, en collaboration avec Joseph Staline, a mis fin à la guerre de Corée lancée par son prédécesseur. Il a également mis au point en 1953 le programme Atoms for Peace (Atomes pour la paix) visant à développer, nationalement et internationalement, les usages pacifiques de l'énergie atomique. Atoms for Peace mènera à la création de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).

 

En janvier 1954, le général-major Julius Ochs Adler est nommé par le Président Eisenhower responsable de la réorganisation de l’armée de réserve américaine, au côté d’Arthur S. Flemming, directeur de la mobilisation au Département de la Défense.

https://fr.sputniknews.com/international/202009111044414246-churchill-voulait-bombarder-lurss-avec-des-bombes-atomiques-selon-une-note-darchives-/


 

LONDRES : REPRISE DU PROCÈS DE JULIAN ASSANGE POUR SON EXTRADITION VERS LES ETATS-UNIS

Par Le 07/09/2020

Le procès d'Assange pour son extradition vers les États-Unis reprend à Londres
Londres, 7 sept (Prensa Latina) La justice britannique prévoit de reprendre ici aujourd'hui le procès pour l'extradition vers les États-Unis du fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, après l'impasse causée par la pandémie de Covid-19.

Contrairement à la première partie du procès, qui a débuté en février dernier dans un tribunal adjacent à la prison où Assange est détenu depuis avril 2019, la nouvelle audience aura lieu dans la Cour pénale de Londres, appelée Old Bailey en raison de la rue londonienne où elle se trouve.

Le ministère américain de la justice a l'intention de juger le journaliste australien pour avoir divulgué sur la plateforme numérique WikiLeaks des fichiers secrets sur la diplomatie et l'armée américaines, notamment des détails sur les crimes commis en Irak et en Afghanistan, et des évaluations de gouvernements et de personnalités politiques.

Les 18 chefs d'accusation retenus contre M. Assange vont de l'association de malfaiteurs pour espionnage au piratage informatique et entraînent une peine totale de 175 ans de prison.

En juin dernier, les procureurs américains ont annoncé un élargissement de l'acte d'accusation, affirmant qu'ils avaient de nouvelles preuves que le cyberactiviste avait rencontré des pirates informatiques européens pour leur demander des informations, et avait encouragé le vol d'un ordinateur du Pentagone.

Les défenseurs d'Assange, dont beaucoup se rassembleront lundi devant le tribunal pour demander sa libération, affirment que les accusations criminelles font partie d'une guerre contre le journalisme, puisque c'est la première fois que les États-Unis invoquent la loi sur l'espionnage, qui remonte à 1917, pour juger un journaliste, un Australien, qui a fait les publications en dehors du territoire américain.

Le fondateur de WikiLeaks s'est réfugié à l'ambassade de l'Équateur à Londres en juin 2012 pour éviter d'être extradé vers la Suède, où il était recherché pour des crimes sexuels présumés qui ont ensuite été rejetés par le bureau du procureur du pays nordique.

Après avoir été remis à la police britannique par le gouvernement du président équatorien Lénine Moreno en avril 2019, Assange a été condamné à 50 semaines de prison pour avoir violé la liberté sous caution de l'affaire suédoise, mais une fois la peine purgée, un juge a décidé qu'il devait attendre en prison le verdict sur la demande d'extradition présentée par les États-Unis.

mv/nm

source : https://www.prensa-latina.cu/index.php?o=rn&id=394658&SEO=reinicia-en-londres-el-juicio-de-extradicion-de-assange-a-ee.uu.


 

GRANDE-BRETAGNE : UNE BASE MILITAIRE EXPLOSE !

Par Le 13/08/2020

Grande Bretagne : explosion massive près de l'aéroport militaire de Parham

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Explosion massive à l'aéroport militaire de « Parham » dans la ville britannique de Suffolk. ©James Mannall

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Selon le site d’information Independent, une terrible explosion a eu lieu ce jeudi 13 août près de l’aéroport Parham dans la ville de Suffolk en Grande-Bretagne.

Lire aussi : Méga base navale US… « visée » ?

Explosions et incendies se poursuivent, le gaz de Schiste visé !

Explosions et incendies se poursuivent, le gaz de Schiste visé !

Les médias ont rapporté qu’un incendie s’est déclaré dans une usine de fibre de verre et des témoins oculaires ont rapporté le bruit de deux horribles explosions.

Selon le rapport d’Independent, une épaisse fumée noire s’est élevée dans le ciel suite aux explosions. Aucune victime n’a été signalée et les pompiers ont été envoyés dans la région pour éteindre les flammes.

Explosion massive à l’aéroport militaire de Parham dans la ville britannique de Suffolk. © rwlservices

Le site, citant les sources locales, prétend que l’incendie est dû à une opération de surchauffe pendant le processus de fabrication. « Cependant, nous mènerons une enquête sur les causes des incendies le plus tôt possible. En raison de la quantité de fumée dans la région, il est conseillé aux résidents locaux et aux entreprises de garder les portes et les fenêtres fermées », ajoute le rapport. 

Deuxième fusillade en moins d’une semaine sur une base militaire américaine!

Deuxième fusillade en moins d’une semaine sur une base militaire américaine!

Lors d’une fusillade à Herlbert Air Force Base en Floride, aux États-Unis, un membre d’une famille a tué et un autre blessé.

 

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SOURCE: PRESS TV

https://french.presstv.com/Detail/2020/08/13/631727/Grande-Bretagne-une-base-militaire-explosee


 

LE ROYAUME-UNI POURRAIT ETRE ACCUSE DE TORTURES PSYCHOLOGIQUES CONTRE JULIAN ASSANGE, ALERTENT 216 MÉDECINS DE 33 PAYS

Par Le 27/06/2020

Londres, 26 juin (Prensa Latina) Le gouvernement britannique pourrait être accusé de torture psychologique dans le cas du fondateur de Wikileaks, Julian Assange, ont averti 216 médecins de 33 pays dans une lettre qui circule ici aujourd’hui.

Les signataires de la lettre publiée dans la revue spécialisée The Lancet ont rappelé que le journaliste australien est maintenu en isolement cellulaire 23 heures par jour au sein de la prison de Belmarsh, après s’être vu refuser le droit d’attendre en liberté conditionnelle l’issue du procès d’extradition engagé par les États-Unis.

Ils dénoncent également le fait qu’Assange risque de contracter le Covid-19 en prison, où les mesures d’éloignement social en vigueur à cause de la pandémie, ajoutent-ils, l’empêchent de rencontrer ses avocats pour préparer sa défense.

'L’isolement et le manque de stimulation sont des tactiques de torture psychologique capables de provoquer la désorientation, la déstabilisation et le désespoir, en plus d’affecter des fonctions mentales cruciales', assure le groupe de professionnels dénommé Les docteurs pour Assange.

Le texte souligne que plusieurs organisations des droits de l’Homme réclament la libération du cyber-activiste et s’opposent à son éventuelle extradition vers les États-Unis, dont le gouvernement veut le juger pour avoir diffusé sur Wikileaks des centaines de milliers d’archives secrètes de la diplomatie et de l’armée nord-américaines.

Le groupe rappelle en outre que le Rapporteur spécial des Nations Unies sur la torture et autres peines ou traitements inhumains ou dégradants, Nils Melzer, lui a rendu visite à Belmarsh en mai 2019 et a conclu qu’Assange était torturé psychologiquement.

Le fondateur de Wikileaks a été arrêté par Scotland Yard le 11 avril 2019 à l’ambassade d’Équateur à Londres, après que le gouvernement équatorien lui ait retiré l’asile politique qui lui avait été accordé sept ans auparavant.

Après avoir été condamné à 50 semaines de prison pour avoir violé une caution accordée en 2012 par la justice britannique à la suite d’une accusation d’infractions sexuelles présumées qui a ensuite été rejetée par la Suède, la juge Vanessa Baraitser a décidé qu’Assange devait rester en prison jusqu’à ce qu’elle se prononce sur l’ordre d’extradition des États-Unis.

L’audience, qui a débuté fin février dernier dans un tribunal proche de la prison de Belmarsh avec la présentation des plaidoiries préliminaires par la défense et les procureurs nord-américains, a été reportée à septembre prochain en raison de la pandémie de Covid-19.

S’il était remis aux États-Unis, Assange pourrait être condamné à 175 ans de prison, à partir des 18 chefs d’accusation qui lui sont reprochés, allant de la conspiration pour commettre l’espionnage au piratage informatique.

peo/mem/nm

source :  http://frances.prensa-latina.cu/index.php?option=com_content&view=article&id=884383:le-royaume-uni-pourrait-etre-accuse-davoir-torture-assange-alertent-des-medecins&opcion=pl-ver-noticia&catid=49&Itemid=101


 

ROYAUME-UNI : DES MANIFESTANTS ANTIRACISTES FONT CHUTER LA STATUE D'UN MARCHAND D'ESCLAVES ET LA JETTENT DANS LA RIVIÈRE QUI TRAVERSE LA VILLE

Par Le 08/06/2020

 

BFMTV

Au Royaume-Uni, des manifestants renversent la statue d'un marchand d'esclaves et la jettent dans un canal

 

  • La vague d'indignation contre le racisme continue à se propager à travers le monde. Dans le centre-ville de Bristol au Royaume-Uni, treize jours après la mort de George Floyd, des manifestants ont renversé la statue d'un esclavagiste britannique du XVIIe siècle, figure de la ville, avant de la jeter dans un canal.

Des manifestants ont renversé, ce dimanche, la statue d'un marchand d'esclaves du XVIIe siècle érigée dans la ville de Bristol au Royaume-Uni, rapporte le quotidien britannique The Independant, avant de la jeter dans le canal du centre-ville en guise de protestation contre le racisme. 

Sur les réseaux sociaux, de nombreuses vidéos montrent les manifestants en train de faire chuter cette statue de l'esclavagiste Edward Colston de son socle à l'aide cordes lors de la manifestation organisée ce dimanche près du parc College Green, à Bristol. D'autres vidéos montrent ensuite les manifestants se ruer dessus pour la piétiner, puis jeter la statue dans la rivière Avon qui traverse la ville.

La police locale a annoncé l'ouverture d'une enquête et la ministre de l'Intérieur, Priti Patel, a dénoncé un acte "absolument honteux". 

Alon Aviram@AlAviram

 

Well that put an end to the debate (unless someone tries to put it back up) slave trader Edward Colston statue taken down in

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Plus de 10.000 signatures pour sa destitution

Edward Colston était un marchand d'esclaves britannique de la fin du XVIIe siècle. Selon The Independant, ses navires négriers auraient transporté des dizaines de milliers de personnes d'Afrique vers les Amériques. L'homme se serait enrichi grâce au commerce triangulaire, avant de développer Bristol, ce qui lui vaudra d'être célébré comme un bienfaiteur de la cité portuaire. 

Cet esclavagiste reste, encore aujourd'hui, associé à l'histoire de Bristol, et de nombreuses écoles, bâtiments et organismes portent encore son nom à ce jour. 

Cette statue en bronze se trouvait dans le centre-ville de Bristol depuis 1895. Ces derniers jours, une pétition réclamant qu'elle soit retirée par le conseil municipal de Bristol avait recueilli plus de 10.000 signatures.

Une statue de Churchill dégradée à Londres

Une autre statue a été prise pour cible ce dimanche, devant le Parlement à Londres, celle de l'ancien Premier ministre conservateur Winston Churchill et héros de la Deuxième Guerre mondiale: l'inscription "était un raciste" a été apposée sous son nom sur le socle. 

La statue de Winston Churchill ce dimanche à Londres.
ISABEL INFANTES / AFP - La statue de Winston Churchill ce dimanche à Londres.

Ce rassemblement dans le centre de la capitale s'est soldé par des incidents avec la police en début de soirée, après avoir début pacifiquement en début d'après-midi devant l'ambassade des Etats-Unis. 

La veille déjà, la police avait procédé à 29 arrestations dans le centre de Londres à l'issue d'une manifestation qui a aussi fait 14 blessés dans ses rangs, a-t-elle indiqué dimanche.  

Depuis plus d'une semaine maintenant, des manifestants du monde entier battent le pavé pour dénoncer le racisme et des brutalités policières après la mort de George Floyd, asphyxié par un policier lundi dernier.

https://www.bfmtv.com/international/au-royaume-uni-des-manifestants-renversent-la-statue-d-un-marchand-d-esclaves-et-la-jettent-dans-un-canal-1928765.html

 

GRANDE-BRETAGNE : LE TRIBUNAL DE LONDRES DECIDE DE LAISSER JULIAN ASSANGE EN PRISON

Par Le 18/11/2019

Le tribunal de Londres décide de laisser Julian Assange en prison

 Depuis 2 heures  18 novembre 2019

assange

 Amérique et Europe - GB

 

Le fondateur de WikiLeaks a comparu par visioconférence devant le tribunal londonien de Westminster pour une audience depuis sa prison. Il ne s’agit que d’une audience administrative, celle de son extradition est programmée pour le 28 février.

Une nouvelle audience technique dans l’affaire de l’extradition de Julian Assange vers les États-Unis s’est tenue devant le tribunal d’instance de Westminster. Le fondateur de Wikileaks y a comparu par visioconférence depuis la prison où il est incarcéré.

Le juge chargé de l’affaire a rappelé que la réunion du 18 novembre constituait une procédure administrative nécessaire en cas d’extradition, l’accusé devant comparaître devant le tribunal au moins une fois tous les 28 jours.

L’audience a duré quatre minutes. Le juge ne lui a demandé que de confirmer son nom et sa date de naissance.

«Si les parties n’ont pas de déclarations supplémentaires, nous suivrons le calendrier déjà approuvé, la prochaine audience technique aura lieu le 19 décembre. Les consultations sur la procédure d’examen de l’affaire auront lieu le 13 décembre», a annoncé le juge.

La dernière audience dans l’affaire d’extradition d’Assange doit avoir lieu en février prochain.

Assange «risque de mourir en prison»

La question de l’état de santé du fondateur de WikiLeaks, Julian Assange a été de nouveau abordée au début du mois de novembre, cette fois par son père.

«Julian risque de mourir en prison après neuf ans de persécution pour avoir révélé la vérité sur des crimes de guerre», a déclaré John Shipton à des journalistes.
Arrestation et probable peine

Julian Assange s’était réfugié depuis 2012 à l’ambassade d’Équateur à Londres et a fini par être interpellé par la police britannique. Le 1er mai, il a été condamné à 11,5 mois de prison pour violation des conditions de sa liberté provisoire.

Incarcéré à Londres, Julian Assange attend une audience en février 2020 qui pourrait mener à son extradition vers les États-Unis où il encourt jusqu’à 175 ans de prison.

Source: Sputnik

https://french.almanar.com.lb/1558075


 

DANS L'AMBASSADE DE L'EQUATEUR A LONDRES, ARRESTATION PAR LA POLICE BRITANNIQUE DU LANCEUR D'ALERTE JULIAN ASSANGE

Par Le 11/04/2019

Julian Assange arrêté par la police britannique et inculpé de «piratage» aux Etats-Unis (EN CONTINU)

Julian Assange arrêté par la police britannique et inculpé de «piratage» aux Etats-Unis (EN CONTINU)© Ruptly

Capture d'écran YouTube de Ruptly

 

Le lanceur d'alerte Julian Assange, réfugié depuis près de sept ans dans l'ambassade d'Equateur à Londres, a été arrêté ce 11 avril par la police britannique après la révocation de son asile par Quito.

Mise à jour automatique

Le fondateur de WikiLeaks Julian Assange, réfugié depuis juin 2012 dans l'ambassade d'Equateur, à Londres, a été arrêté.

Metropolitan Police@metpoliceuk

 

Julian Assange has been arrested by officers from the Metropolitan Police Service http://news.met.police.uk/news/arrest-update-sw1-365526 …

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«Julian Assange, 47 ans, a été arrêté aujourd'hui, ce 11 avril, par des agents du service de la police métropolitain (MPS) à l'ambassade d'Equateur», a ainsi fait savoir Scotland Yard, expliquant que l'arrestation avait été menée en vertu d'un mandat de juin 2012 délivré par le tribunal londonien de Westminster Magistrates, pour non présentation au tribunal. 

Sur des images exclusives filmées par l'agence Ruptly, le lanceur d'alerte apparaît affaibli, portant une barbe blanche fournie.

Julian Assange a été placé en garde à vue dans un commissariat londonien et sera «présenté au tribunal de Westminster dès que possible». Le président équatorien, Lenin Moreno, s'est expliqué dans la foulée sur sa décision.

Vidéo intégrée

Lenín Moreno@Lenin

 

In a sovereign decision Ecuador withdrew the asylum status to Julian Assange after his repeated violations to international conventions and daily-life protocols.

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Wikileaks a également réagi en accusant le pays d'Amérique du Sud d'avoir mis fin «de manière illégale» à l'asile de son fondateur en «violation de la loi internationale».

WikiLeaks@wikileaks

 

URGENT: Ecuador has illigally terminated Assange political asylum in violation of international law. He was arrested by the British police inside the Ecuadorian embassy minutes ago.https://defend.wikileaks.org/2019/03/18/the-assange-precedent-the-threat-to-the-media-posed-by-trumps-prosecution-of-julian-assange/ …

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The "Assange Precedent": The threat to the media posed by Trump's prosecution of Julian Assange -...

THE “ASSANGE PRECEDENT”: THE THREAT TO THE MEDIA POSED BY THE TRUMP ADMINISTRATION’S PROSECUTION OF JULIAN ASSANGE March 2019   Read the PDF version here.   A precedent with profound implications for...

defend.wikileaks.org

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Le ministre d'Etat britannique pour l'Europe et les Amériques, Sir Alan Duncan, a expliqué qu'il était «tout à fait normal» que Julian Assange se soumette aux tribunaux britanniques. «C'est à la justice de décider ce qu'il va se passer désormais», a-t-il poursuivi, ajoutant : «Nous sommes très redevable envers le président équatorien pour son initiative et nous réjouissons d'une future relation bilatérale forte pour les années à venir.»

De longues années de privations

Julian Assange était réfugié depuis juin 2012 dans l’ambassade équatorienne à Londres, pour échapper à d’éventuelles poursuites des Etats-Unis. En 2010, il avait révélé de nombreux documents militaires et diplomatiques secrets américains obtenus par des lanceurs d’alerte.

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Le 15 novembre 2018, WikiLeaks avait annoncé que Julian Assange avait été inculpé aux Etats-Unis. «Le département américain de la Justice révèle "accidentellement" l’existence de chefs d’accusation secrets (ou de projets de tels chefs d’accusation) contre le directeur de WikiLeaks Julian Assange, dans ce qui semble être une erreur de copier-coller dans une autre affaire également instruite dans le district est de la Virginie», avait annoncé l’organisation sur Twitter.

Si les poursuites en Suède contre Julian Assange pour viol et agression sexuelle ont été abandonnées en mai 2017, la justice britannique refuse de lever le mandat d’arrêt émis à son encontre, au motif qu’il n’a pas respecté en 2012 les conditions de sa liberté sous caution.

L’Australien de 47 ans redoute d'être extradé et jugé aux Etats-Unis pour la publication de documents secrets par WikiLeaks en 2010.

Lire aussi : Quito évoque l'«ingratitude» d'Assange et rappelle son droit de mettre fin à son asile

https://francais.rt.com/international/60877-equateur-retire-asile-julian-assange-police-britannique-arrete-ambassade