IRAK

EN IRAK, LES USA CHERCHENT A IMPLANTER D'AUTRES BASES MILITAIRES ET A MULTIPLIER LEURS FORCES DANS LE PAYS

En Irak, les États-Unis cherchent à multiplier leurs bases militaires

Mon Aug 20, 2018 6:26PM

Des troupes américaines dans une base militaire temporaire à Oreij (Irak), le 22 février. ©AFP

Des troupes américaines dans une base militaire temporaire à Oreij (Irak), le 22 février. ©AFP

D’après un spécialiste de la sécurité en Irak, les États-Unis chercheraient à multiplier leurs bases militaires et leurs forces militaires dans le pays.

Dans un entretien accordé à l'agence d'information irakienne Al-Maalouma, Safa Aasam a indiqué qu’il existait 9 bases militaires américaines dans les provinces de l’ouest et du nord où les forces de la présumée coalition anti-Daech sont entraînées et équipées. Les États-Unis tenteraient d’augmenter ce chiffre à 12 dans le but d’étendre leur influence sur le plan politico-sécuritaire.

L’implantation de bases militaires impose à l’Irak la présence des forces américaines et leur pérennisation. Les Américains ne veulent pas répéter leur erreur de 2010 où ils ont quitté trop tôt le sol irakien. En effet, Washington élargit sa présence militaire en Irak en prétextant vouloir protéger les frontières avec la Syrie.

L’expert irakien estime qu’après la disparition des groupes terroristes en Syrie et la fin de la bataille d’Idlib, d’autres groupes verront le jour, qui continueront de menacer la stabilité de l’Irak, de la Syrie et des pays voisins.

L'entrée et même le survol des bases américaines étant interdits aux forces irakiennes, une évaluation exacte du nombre des soldats US ou des équipements à leur disposition devient difficile.

Malgré l’annonce de son retrait d’Irak après la défaite de Daech, la coalition américaine a annoncé dimanche qu’elle maintiendrait ses forces sur place tant que nécessaire.

Pour rappel, le 9 décembre 2017, le Premier ministre et commandant en chef des Forces armées irakiennes Haider al-Abadi a proclamé la fin de Daech et la libération de tout le territoire de l’Irak. De nombreuses personnalités et factions politiques ont aussitôt demandé le retrait des forces étrangères du pays.

Pourtant, au mois de février 2018, la recrudescence de l’opposition a coïncidé avec les frappes de l’aviation américaine contre la localité d’al-Bagdadi à l’ouest de la province d’al-Anbar qui a fait 20 morts et blessés parmi les civils.

Le Parlement irakien a voté une résolution demandant au gouvernement d'établir "un calendrier de retrait des forces étrangères" stationnées dans le pays. Or, dans un communiqué, le Pentagone annonçait le lundi 5 février que les États-Unis n’allaient pas retirer de sitôt leurs forces d’Irak.

Finalement, en marge de la Conférence de Munich sur la sécurité, sous la pression de Washington, Haider al-Abadi s’est félicité de la présence américaine en Irak et assuré que son pays ne retournerait plus à l'époque sous la tyrannie de Daech.   

PressTV-Irak: une base US près de la frontière iranienne?

Le Pentagone préfère pour le moment installer ses militaires dans les zones où se trouvent déjà les forces des Hachd al-Chaabi.

https://www.presstv.com/DetailFr/2018/08/20/571772/En-Irak-les-tatsUnis-cherchent--multiplier-leurs-bases-militaires


 

IRAK : LES USA DECLARENT LA GUERRE AUX HACHD AL-CHAABI

Irak : les USA entendent réactiver Daech à la frontière

 

Des combattants des Hachd al-Chaabi en Irak. (Photo d’archives)

Des combattants des Hachd al-Chaabi en Irak. (Photo d’archives)

Un commandant des Hachd al-Chaabi a fait part des tentatives des Américains visant à repousser les combattants des Hachd des provinces de l’Ouest et du Nord dans l’objectif d’y réactiver le groupe terroriste de Daech.

Tareq Youssef al-Asal, un commandant des Unités de mobilisation populaire d’Irak (Hachd al-Chaabi), a déclaré, le dimanche 19 août, que les tentatives des États-Unis de déloger les combattants des Hachd de la province d’al-Anbar et d’autres provinces du Nord étaient de nature politique.

« Les étrangers veulent s’ingérer dans les prises de décision du gouvernement irakien. La partie américaine n’aime pas voir les Hachd al-Chaabi s’installer dans le Nord et dans l’Ouest, surtout sur les frontières de la Syrie et de la Jordanie », a-t-il réaffirmé.

Le commandant irakien a révélé que les Américains faisaient de leur mieux pour réactiver et réorganiser les terroristes de Daech dans certaines régions d’Irak, notamment près des frontières.

« Daech n’est plus en mesure de contrer les forces de sécurité, notamment après les échecs cuisants qu’il a subis en Irak et en Syrie. Le groupe terroriste est largement affaibli à présent », a expliqué Tareq Youssef al-Asal.

Mossoul : les manifs pro-Hachd se succèdent

Les habitants de la ville irakienne de Mossoul se sont rassemblés pour appeler à l’annulation du retrait des Unités de mobilisation populaire.

https://www.presstv.com/DetailFr/2018/08/19/571636/EtatsUnis-Jordanie-Irak-Syrie-Daech-Hachd-terroristes-combattants


 

L'IRAK CONDAMNE LES RAIDS TURCS SUR SON SOL

Frappes contre Sinjar : l’Irak dément la coordination d’Ankara avec Bagdad

Fri Aug 17, 2018 6:16PM

Un avion de chasse turc F-16 s’approche du tarmac de la base aérienne d’Incirlik dans la ville turque d’Adana. ©Reuters

Un avion de chasse turc F-16 s’approche du tarmac de la base aérienne d’Incirlik dans la ville turque d’Adana. ©Reuters

Le ministère irakien des Affaires étrangères a condamné ce vendredi 17 août dans un communiqué les frappes aériennes de l’armée turque contre la région de Sinjar dans l’ouest de la province de Ninive.

Selon la chaîne de télévision irakienne Al-Sumaria, le porte-parole de la diplomatie irakienne, Ahmad Mahjoub, a déclaré que son pays condamne les attaques aériennes de la Turquie contre les régions de Sinjar où habitent des civils.

Bagdad a également démenti une coordination entre la Turquie et l’Irak en ce qui concerne les frappes aériennes.

Le ministère irakien des Affaires étrangères appelle de nouveau la Turquie à retirer ses forces du sol irakien, dans la région de Bachiqa, car leur présence est contraire aux accords internationaux et au principe du respect de la souveraineté mutuelle, ajoute le communiqué.

Le démenti d’une coordination entre Ankara et Bagdad de la part de la diplomatie irakienne intervient alors que le porte-parole de la présidence turque, Ibrahim Kalin, a prétendu le jeudi 16 août au soir que l’élargissement du champ des opérations militaires dans le nord de l’Irak et dans les régions près de Sinjar et de Qandil a été coordonné lors de la visite du Premier ministre irakien, Haïder al-Abadi, en Turquie.

M. Mahjoub a précisé : « Les liens et la coopération entre l’Irak et le pays voisin, la Turquie, doivent reposer sur une approche unique pour éliminer toutes les formes de terrorisme et protéger la vie des civils vulnérables et les éloigner des zones de tension. »

L’état-major des forces armées turques a annoncé ce vendredi avoir mené des raids aériens dans la région de Sinjar, dans le Nord irakien, et avoir tué 52 éléments du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).

Ankara bombarde le PKK à Erbil

Les avions de chasse turcs ont bombardé les positions du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) dans les zones frontalières du nord d’Erbil, dans le Kurdistan irakien.

Le gouvernement irakien a demandé à plusieurs reprises à Ankara de respecter l’intégrité territoriale irakienne et de mettre un terme à ses opérations militaires sur le sol irakien. Des opérations que le gouvernement turc prétend mener pour éliminer les éléments du Parti des travailleurs du Kurdistan, qu’il considère comme une organisation terroriste. Les heurts se sont intensifiés, ces dernières années, entre les forces armées turques et les miliciens du PKK. La tension est montée d’un cran, depuis juillet 2015, suite à une série d’attentats terroristes sur le territoire turc qu’Ankara a imputés au PKK.

https://www.presstv.com/DetailFr/2018/08/17/571472/LIrak-condamne-les-raids-turcs-contre-son-sol


L'ECOLE RELIGIEUSE DE LA VILLE SAINTE DE NAJAF DECRETE UNE FATWA APPELANT LE GOUVERNEMENT IRAKIEN A REJETER LES SANCTIONS US CONTRE L'IRAN

 Depuis 5 heures  17 août 2018

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 Irak - Monde arabe - Spécial notre site

 

Rédaction du site

La Hawza Ilmiyat, ou l’école religieuse de la ville sainte de Najaf en Irak a décrété une fatwa dans laquelle elle appelé le gouvernement irakien à rejeter les sanctions imposées par l’administration Trump contre l’Iran.

L'éminet religieux Ali Akbar Haeri

L’éminet religieux Ali Akbar Haeri

Les sanctions américaines contre l’Iran « ne constituent pas seulement une décision inique contre la République islamique, mais font aussi partie de la campagne chaotique arbitraire menée par l’Arrogance mondiale et le sionisme mondial contre l’Islam, les Musulmans et les différentes communautés islamiques dans le monde », a déploré le texte du décret religieux, signé par la grande référence religieuse chiite du Najaf, cheikh Ali Akbar Haeri.

Rendant hommage « au soutien que la RII a souvent procuré aux peuples islamiques, pour affronter les difficultés et les épreuves qu’ils ont traversés, et sa participation pour repousser les zizanies » dont ils ont fait l’objet, le texte estime qu’il est temps de lui rendre la pareille, alors que « son peuple fait l’objet d’un embargo inique »

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L’Iran a joué un porté un soutien important à l’Irak dans sa guerre contre la milice wahhabite terroriste Daech qui avait envahi le pays en 2015. Avec l’aide de son commandant de l’unité al-Quds du Corps des gardiens de la révolution islamique, le général Qassem Suleimani, elle a contribué à la formation et à l’entrainement des groupes militaires volontaires des Hachd al-Chaabi. C’est cette dernière qui a joué un rôle prépondérant dans l’éradication de Daech.

«  Nous déclarons haut et fort que le respect des sanctions iniques annoncées par ce dirigeant immature (Trump) contre la RII équivaut à la soumission aux oppresseurs. Une situation qui est clairement bannie par le Coran », affirme le décret de la Hawzat de Najaf.

Cette position de la part de la Hawzat qui jouit d’une influence dans la vie politique irakienne constitue sans aucun doute une réplique aux déclarations du Premier ministre Haider al-Abadi, la semaine passée,  dans lesquelles il avait dit qu’il allait se plier à contrecœur aux  sanctions américaines contre l’Iran, quoiqu’il leur fût hostile.

Selon le site d’information en ligne américain, The National, cité par Press Tv, les sanctions américaines contre l’Iran mettent le gouvernement irakien dans une situation difficile.

L’Iran est le deuxième partenaire commercial de l’Irak après la Turquie, lui fournissant tout, du gaz à l’électricité, des fruits aux légumes, d’autant plus que les deux pays partagent une frontière de 1 500 kilomètres.

Dans la foulée, Renad Mansour, chercheur associé à l’Institut Chatham House, important think tank britannique, a déclaré que si le gouvernement irakien devait choisir entre les États-Unis et l’Iran, il choisirait l’Iran. « L’Iran a un meilleur bilan [en Irak, NDLR] », a-t-il affirmé.

Source: Divers

https://french.almanar.com.lb/1009263


 

LE HEZBOLLAH IRAKIEN MET EN GARDE LES USA CONTRE TOUTE AGRESSION MILITAIRE CONTRE L'IRAN

"Le mouvement d'al-Nujaba n'hésitera pas à s'en prendre aux intérêts US"

Thu Aug 16, 2018 10:8AM

L'un des combattants du mouvement de la Résistance irakienne, al-Nujaba. (Archives)

L'un des combattants du mouvement de la Résistance irakienne, al-Nujaba. (Archives)

En Irak, le mouvement al-Nujaba met en garde les USA contre toute intervention militaire contre l’Iran.

Le porte-parole du mouvement de la Résistance irakienne, al-Nujaba a vivement réagi ce jeudi aux allégations du président américain, Donald Trump menaçant l’Iran d’une intervention militaire.

PressTV-Irak/Syrie: les Hachd vs les USA

Les forces américaines cherchent à éloigner les Unités de mobilisation populaire (Hachd al-Chaabi) de la frontière irako-syrienne.

Lors d’une allocution télévisée ce jeudi 16 août, le porte-parole du mouvement de la Résistance irakienne, al-Nujaba, Seyyed Hachem al-Moussaoui a condamné le rétablissement des sanctions anti-iraniennes par le président américain.

Il a rendu hommage aux Iraniens ayant contribué leur aide aux Irakiens pendant la guerre contre le terrorisme.

« L’Iran est à l'avant-garde de la lutte contre le terrorisme en Irak, en Syrie, en Palestine et partout dans le monde», s’est-il félicité.

« Si les États-Unis lancent une offensive contre l’Iran nous viserons les bases américaines en Irak et elles feront partie de nos objectifs stratégiques dans une éventuelle future guerre », a-t-il menacé.

https://www.presstv.com/DetailFr/2018/08/16/571342/Irak--alNujaba-met-en-garde-les-USA


 

LES HABITANTS DE MOSSOUL MANIFESTENT CONTRE LE RETRAIT DES HACHD AL-CHAABI, FER DE LANCE DE L'ARMEE IRAKIENNE

Des centaines d’habitants de Mossoul manifestent contre le retrait des Hachd

Tue Aug 14, 2018 6:35PM

Les Unités de mobilisation populaire lors de l’opération de libération de Mossoul du joug du groupe terroriste de Daech. (Photo d’archives)

Les Unités de mobilisation populaire lors de l’opération de libération de Mossoul du joug du groupe terroriste de Daech. (Photo d’archives)

Les habitants de la ville irakienne de Mossoul se sont rassemblés ce mardi 14 août devant la préfecture de Ninive pour appeler à l’annulation de l’ordre imposant aux Unités de mobilisation populaire (Hachd al-Chaabi) de quitter ce district, a rapporté le site d’information Badr News.

Selon les sources irakiennes, les manifestants ont brandi le drapeau national et celui des Hachd et crié des slogans en soutien aux combattants de cette milice de défense populaire. Ils également salué le rôle des Unités de mobilisation populaire dans la libération et la sécurisation de Mossoul ainsi que leurs efforts dans le retour des déplacés chez eux.

Les habitants de Mossoul protestent contre le retrait des Hachd. ©Fars News

Des rapports contradictoires ont été publiés dans les médias irakiens au cours de la semaine dernière sur le retrait des Hachd al-Chaabi de la province irakienne de Ninive. Certains d’entre eux suggèrent que le Premier ministre Haïder al-Abadi a ordonné leur retrait.

Un document largement diffusé sur les réseaux sociaux a montré qu’il avait ordonné que les Hachd dissolvent leurs centres d’opérations à Baji et à Ninive et qu’ils les fusionnent en un seul quartier général.

Le document a été signé par le chef adjoint des Hachd, Abu Mahdi al-Muhandis, qui justifie sa décision par « la stabilité à Ninive et les ordres du Premier ministre », en sa qualité de commandant des forces armées irakiennes.

Le document montre en outre qu’al-Abadi a ordonné que tous les combattants des Hachd à Ninive rejoignent le commandement des opérations locales. Les forces déployées à Sinjar sont également appelées à se rendre à leur siège d’origine au camp Speicher.

Mais les Hachd al-Chaabi ont démenti l’authenticité de la lettre largement diffusée sur les réseaux sociaux et ont annoncé le redéploiement de leurs forces dans certaines régions.

Par ailleurs, des centaines d’habitants de Tikrit sont descendus dans les rues pour protester contre la décision du président du conseil du gouvernorat de Salah ad-Din sur le retrait des Hachd de cette province.

Les Hachd al-Chaabi ont été formées en 2014, après l’occupation par Daech de Mossoul, suite à des fatwas des grandes sources d’imitation d’Irak, notamment celle de l’Ayatollah Ali Sistani.

Les Hachd al-Chaabi ont joué un rôle essentiel dans l’opération de libération de Mossoul et coopéré avec les forces de l’armée et de la police irakiennes, les combattants chrétiens et les Peshmergas kurdes.

https://www.presstv.com/DetailFr/2018/08/14/571193/Les-habitants-de-Mossoul-prient-les-Hachd-dy-rester


 

ANNULATION DE LA VISITE EN IRAN DU VENDU PREMIER MINISTRE IRAKIEN AL-ABADI

Annulation de la visite du Premier ministre irakien en Iran

 Depuis 14 heures  13 août 2018

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 Irak - Monde arabe

 

Le Premier ministre irakien Haider al-Abadi a annulé sa visite à Téhéran « en raison d’un calendrier chargé », a indiqué son bureau dimanche, le jour où le chef du gouvernement a été violemment critiqué par l’Iran sur sa position concernant les sanctions américaines.

Mardi, M. Abadi, dont le pays est l’allié des Etats-Unis et de l’Iran, deux pays ennemis, a déclaré qu’il allait à contrecoeur appliquer les sanctions américaines contre son grand voisin iranien. « Nous ne soutenons pas les sanctions car elles sont une erreur stratégique, mais nous sommes contraints de les respecter ».

La visite de M. Abadi à Téhéran était prévue mercredi au lendemain d’un autre déplacement en Turquie, mais son bureau de presse a annoncé dimanche qu’elle avait été annulée « en raison d’un calendrier chargé ». Il se rendra uniquement en Turquie, a dit à l’AFP ce bureau sans autres précisions.

Le jour même, le représentant à Bagdad de l’ayatollah Sayed Ali Khamenei, guide suprême d’Iran, a lancé un véritable réquisitoire contre M. Abadi.

« Les propos irresponsables (de M. Abadi, ndlr) ont déjà été condamnés par beaucoup. Il s’agit d’une attitude déloyale envers la position honnête de l’Iran et du sang des martyrs que ce pays a versé pour défendre la terre d’Irak face à Daesh « , a dit Moujtaba al-Hussein dans un communiqué.

Il faisait référence à l’aide militaire de l’Iran dans la « victoire » de l’Irak contre l’organisation takfiro-wahhabite.

« Nous sommes attristés par cette position qui montre que (M. Abadi, ndlr) est défait psychologiquement face aux Américains », a poursuivi le responsable iranien.

Plus tôt à Téhéran, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères Bahram Ghassemi, a dit à l’agence semi-officielle ISNA, qu’il n’avait « reçu jusqu’à présent aucune notification officielle d’une visite » de M. Abadi en Iran.

Plusieurs organisations irakiennes proches de l’Iran ont critiqué aussi la position de M. Abadi. « Le gouvernement agit sans appui parlementaire », a affirmé samedi un communiqué de Asaïb Ahl al-Haq faisant partie des Hachd al-Chaabi.

La formation Badr, principale composante de l’Alliance de la Conquête, qui est arrivé en seconde position aux élections, a appelé le gouvernement à « soutenir et défendre l’Iran ». « Nous sommes sûrs que la volonté américaine injuste se brisera face à la résistance opiniâtre des Iraniens ».

Selon des sources politiques irakiennes, il y avait initialement un accord sur la visite de M. Abadi mais les Iraniens ont ensuite changé d’avis, mécontents des propos du Premier ministre.

C’est un responsable irakien qui avait annoncé la veille la prochaine visite en Iran de M. Abadi.

L’Irak est la première victime des sanctions de Washington contre l’Iran qui pourraient le priver de biens vitaux et même de milliers d’emplois.

L’autre partenaire commercial de l’Irak, la Turquie a aussi maille à partir avec les Etats-Unis et sa monnaie a subi une chute brutale de sa valeur face au dollar.

Source: Avec AFP

https://french.almanar.com.lb/1002080


 

ABADI, PREMIER MINISTRE IRAKIEN, PREMIERE VICTIME DE SA SOUMISSION TRAITRESSE AUX SANCTIONS US CONTRE L'IRAN ?

Abadi dit vouloir observer les sanctions contre l’Iran : l’arroseur arrosé ?

 Depuis 1 heure  10 août 2018

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 Irak - Monde arabe

 

Haydar Al-Abadi, le Premier ministre irakien, sera peut-être la première victime des sanctions imposées par le gouvernement du Président américain Donald Trump contre l’Iran en préambule à un changement de régime. Al-Abadi s’est empressé d’annoncer officiellement qu’il se conformerait avec ces sanctions et a décidé d’arrêter l’importation de voitures iraniennes.

La grande majorité des partis populaires irakiens, dont le parti Al-Dawa, qui a propulsé Al-Abadi au pouvoir, condamnent ces sanctions et sont contre leur application. Il sera donc très difficile, si ce n’est impossible, pour Al-Abadi de se maintenir au pouvoir. Pour ses opposants, il a joué avec la souveraineté nationale irakienne et a montré une soumission aux Etats-Unis, qui ont envahi et occupé l’Irak, après lui avoir imposé un blocus de 12 ans.

Les espoirs d’Al-Abadi et de son groupe (Al-Nasr) de former un nouveau gouvernement irakien avec d’autres formations sont proches de s’effondrer, si ce n’est pas déjà le cas, car la majorité de ces groupes ont pris fermement position contre les sanctions afin de ne pas mécontenter leur base populaire et montrer leur solidarité avec le voisin iranien.

Les échanges commerciaux entre l’Irak et l’Iran atteignent six milliards de dollars par mois

Deux choses mettent M. Al-Abadi et son gouvernement particulièrement mal à l’aise : les voisins de l’Irak comme la Turquie et la Syrie ont annoncé leur soutien à l’Iran et leur ferme opposition aux sanctions, tout comme la Chine, l’Inde et l’Union européenne. Seuls l’Arabie saoudite et les autres Etats du Golfe candidats à l’entrée dans « l’OTAN arabe » du Président américain pour contrer l’Iran militairement, économiquement et politiquement, ainsi qu’Israël, membre secret, sont dans le camp des Etats-Unis.

L’économie irakienne « en lambeaux » sera une des principales victimes car les échanges commerciaux entre l’Irak et l’Iran atteignent six milliards de dollars par mois, avec en majorité des exportations iraniennes à bas prix. Environ quatre millions d’Iraniens se rendent dans les lieux sacrés du chiisme à Najaf et Karbala chaque année. Ils ne payent que 40 dollars pour le visa mais chaque visiteur dépense environ mille dollars selon les estimations, ce qui représente une grosse perte pour les caisses de l’Irak. Le plus grave est que ce blocus intervient alors que les manifestations grandissent dans le Sud irakien suite à la dégradation des services de base tels que l’eau et l’électricité, sans oublier l’augmentation du chômage et de la misère.

Jusqu’à quand les Iraniens vont faire le dos rond devant ces sanctions ?

Les Iraniens ont décidé de faire le dos rond devant cette série de sanctions et d’absorber le premier choc. Ils savent que de nombreux Etats sont avec eux et détestent l’administration américaine, passée maître dans l’art de provoquer le monde entier avec ses dirigeants prétentieux. Cette tactique est peut-être temporaire car la deuxième série de sanctions, avec l’arrêt de la totalité des exportations de pétrole, débutera au mois de novembre. Cela nous rappelle les sanctions imposées à l’Irak au lendemain de l’invasion du Koweït et les dégâts qu’elles peuvent causer.

Les Iraniens ont certes une grande expérience, acquise durant plus de trente ans de blocus, et possèdent des forces de sécurité très puissantes, entraînées et fidèles au régime, comme les forces armées. Elles peuvent faire face à tous troubles intérieurs ou à une invasion extérieure mais ils veulent les éviter. Ils n’hésiteront donc pas à entrer dans des négociations si l’occasion se présente, afin de gagner du temps et de faire passer les deux années restantes de l’administration Trump.

Al-Abadi s’est plié immédiatement et entièrement aux exigences américaines en appliquant les sanctions sur le champ mais il y a d’autres pays arabes qui restent silencieux, notamment dans le Golfe. C’est le cas du Qatar, qui partage avec l’Iran l’énorme champ gazier de Pars et s’appuie sur ce pays pour briser le blocus imposé par l’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, le Bahreïn et l’Egypte. C’est aussi le cas des Emirats arabes unis, dont les échanges commerciaux avec l’Iran atteignent huit milliards de dollars, notamment avec l’émirat de Dubaï.
Pourquoi nous prévoyons aussi des conséquences négatives sur les alliées de Trump dans le Golfe ?

Les chances de succès des sanctions américaines quant à un changement de régime en Iran semblent limitées dans le futur proche, dans leur première phase au moins, car l’Iran va prendre modèle sur le régime syrien, qui a tenu bon sept ans face au projet américain. Mais nous n’excluons pas que ces sanctions aient un effet inverse de celui escompté et conduisent à la chute de régimes alliés des Etats-Unis, en premier lieu le régime irakien, puis peut-être d’autres régimes du Golfe pour des raisons internes ou externes découlant de leur implication dans les plans américains.

Avec ces sanctions, atwanele Président Trump s’est peut-être tiré une balle dans le pied et dans celui de ses alliés dans la région. Il a déclenché un bazar économique et politique dans la région précédant le bazar militaire, mais Dieu seul sait d’où viendra l’étincelle.

Par Abdelbari Atwan.
Sources : Raï Al-Youm ; Traduit par Actu arabe

https://french.almanar.com.lb/999374


 

IRAK : APRES LE RECOMPTAGE MANUEL, LA LISTE DE MOQTADA SADR ET DES COMMUNISTES CONFIRME SA PREMIERE PLACE AUX ELECTIONS LEGISLATIVES DU 12 MAI

Irak/législatives: la liste du nationaliste Moqtada Sadr en tête après le recomptage

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Les résultats sont presque les mêmes. L'alliance du nationaliste sayed Moqtada Sadr et des communistes a confirmé sa première place avec 54 sièges aux élections législatives irakiennes du 12 mai après le recomptage manuel décidé en juin par la Cour suprême en raison de soupçons de fraude, a annoncé vendredi la Commission électorale.

 

L'unique changement à l'issue du décompte manuel concerne l'Alliance de la Conquête, regroupement d'anciens combattants anti-terroristes, qui a gagné un siège au détriment d'une liste locale à Bagdad. Elle maintient sa seconde position avec 48 sièges au lieu de 47, a précisé dans un communiqué la Commission composée de neuf juges.

 

La liste du Premier ministre Haider al-Abadi reste en troisième position avec 42 sièges, suivie de celle du laïc Iyad Allawi, qui compte de nombreuses figures sunnites (21 sièges) et celle de la liste de Hikma du dignitaire chiite sayed Ammar al-Hakim (19 sièges).

 

En raison du système électoral à la proportionnelle, aucune liste ne peut à elle seule obtenir la majorité absolue. Des alliances doivent donc se nouer pour obtenir la majorité des 329 sièges du nouveau Parlement.

 

La Cour suprême doit désormais proclamer les résultats définitifs puis le président de la République sortant a quinze jours pour convoquer le nouveau Parlement, qui doit élire un nouveau chef de l'Etat qui choisira un Premier ministre au sein de la coalition majoritaire.

 

Source: agences et rédaction

https://french.alahednews.com.lb/28099/304#.W22j5OgzZPY


 

LE FAUX-CUL PREFERE DES USA, HAIDAR AL-ABADI APPLIQUERA LES SANCTIONS CONTRE L'IRAN A CONTRECOEUR

Haïdar al-Abadi: l’Irak appliquera les sanctions contre l’Iran à contrecœur

 Depuis 4 minutes  7 août 2018

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 Irak - Monde arabe

 

Le Premier ministre irakien Haider al-Abadi s’est dit mardi contraint à contrecœur d’appliquer les sanctions américaines contre son grand voisin iranien, arguant que son pays avait lui-même souffert de 12 ans d’embargo international.

« Nous ne soutenons pas les sanctions parce qu’elles sont une erreur stratégique, mais nous sommes contraints de les respecter », a-t-il déclaré lors de sa conférence de presse hebdomadaire.

« De manière générale, les sanctions sont injustes, c’est ma position et je l’ai énoncée », a-t-il souligné.

Dans le même temps toutefois, a-t-il poursuivi, « nous sommes attachés à protéger notre peuple et nos intérêts ».

Bagdad est allié à la fois de Washington –un allié stratégique dans la guerre qu’il a déclarée « finie » fin 2017 contre les jihadistes– et de Téhéran, puissance régionale.

L’Irak est le deuxième importateur de produits iraniens hors hydrocarbures pour une somme qui a représenté en 2017 quelques six milliards de dollars.

Les provinces irakiennes frontalières de l’Iran dépendent également en grande partie de la République islamique pour leur approvisionnement en électricité. Les entreprises privées iraniennes ont cependant récemment coupé le courant qui alimentait notamment la riche province pétrolière et côtière de Bassora, en raison d’importants impayés.

Les États-Unis ont rétabli unilatéralement de sévères sanctions économiques contre l’Iran, qui avaient été levées après l’accord historique sur le nucléaire conclu en 2015 avec les grandes puissances et dénoncé en mai par Donald Trump.

La première vague de sanctions américaines, qui ont pris effet mardi, vise les transactions financières et les importations de matières premières. Elle comprend également des mesures pénalisantes sur les achats dans le secteur automobile et l’aviation commerciale.

Elle sera suivie le 5 novembre d’une seconde série de mesures affectant le secteur pétrolier et gazier, vital pour le pays, ainsi que la Banque centrale.

Ces sanctions devraient peser lourdement sur une économie iranienne à la peine, qui souffre d’un taux de chômage élevé et d’une nette inflation. Le rial iranien a plongé, perdant près des deux tiers de sa valeur en six mois.

Source: Avec AFP

https://french.almanar.com.lb/994952