IRAK

IRAK : LES USA, "CANARDS BOITEUX"

Les six handicaps qui font des troupes US des "proies faciles"

Sat Jan 25, 2020 2:18PM

Une base militaire américaine en Irak. (Archives)

Une base militaire américaine en Irak. (Archives)

Selon le site d’information irakien Al-Maalomah, les États-Unis seraient en négociation avec les autorités de la région du Kurdistan irakien pour y construire des bases militaires et augmenter le nombre de leurs militaires à 2 000. 

Des discussions au sujet du renforcement de la présence militaire des États-Unis seraient en cours. Elles porteraient également sur les relations économiques et le développement du rôle de l’OTAN dans la lutte anti-Daech en Irak.  

Des propositions ont été faites au Kurdistan irakien à savoir la construction d’une base militaire près de Suleimaniyah, au sud d’Erbil près de Halabja et l’augmentation du nombre des soldats de 200 à 2 000 (en plus des 5 000 forces US présentes en Irak), rapporte une source occidentale citée par al-Maaloumah.

La plupart des forces US qui se sont récemment retirées de l’Euphrate oriental ont été déployées au Kurdistan irakien. Le nombre des soldats américains installés près des champs pétroliers de l’Euphrate est passé de 1000 à 500.

Lire aussi: Irak: Erbil, la trappe à GI's ?

Ce consentement des responsables du Kurdistan irakien à l’installation de bases militaires américaines survient alors que des millions d’Irakiens ont défilé ce vendredi dans les rues de la capitale Bagdad en signe de protestation contre l’occupation américaine.

Hassan Herdan, expert de la stratégique régionale, note dans un article paru dans le journal libanais Al-Binaa que tous ceux qui ont vu les millions de manifestants défilés dans Bagdad peuvent attester qu’une troisième vague s’est abattue sur Donald Trump, la première étant les attaques aux missiles de l’Iran contre Ain al-Asad et la seconde, le vote du retrait des troupes américaines d’Irak par le Parlement. Washington a encore du mal à digérer ce qui se passe, indique-t-il.

Aïn al-Asad: le coup fatal pour Israël?

Aïn al-Asad: le coup fatal pour Israël?

Les experts israéliens mettent en garde contre le pouvoir balistique de l’axe de la Résistance.

Les manifestations d'hier étaient porteuses de six messages importants pour les Américains, note Hassan Herdan :

1- la présence militaire des États-Unis et d’autres pays en Irak n'est pas couverte par le soutien populaire, et la résolution du Parlement irakien ne répond qu’à la volonté du peuple irakien. Or cette présence est illégitime.

2- le peuple irakien se tient fermement aux côtés des groupes de la Résistance pour mener une lutte armée contre l'occupation américaine, à moins que les Américains ne se soumettent pas à la volonté des Irakiens et ne veuillent quitter le territoire pacifiquement.

3- le président américain Donald Trump ne peut pas continuer à jouer avec la carte des divisions politiques en Irak pour y justifier le maintien de la présence de son armée et son interférence dans les affaires intérieures du pays.

4- le peuple américain sait que Trump lui a toujours menti. La présence militaire américaine n’a jamais reçu l’aval de l'opinion publique irakien. Il faisait croire que pour maintenir ses troupes en Irak, il doit payer beaucoup plus qu’en 2003 et 2011, car la résistance irakienne est aujourd'hui beaucoup plus puissante et expérimentée qu'elle ne l'était auparavant.

5- le peuple irakien est bien conscient des visées colonialistes de la présence militaire américaine dans son pays. La lutte contre Daech n'est qu'un prétexte au pillage des richesses de l'Irak. Les Américains tentent d'exploiter les conflits internes pour étendre leur hégémonie et piller les ressources pétrolières. Trump l’a d’ailleurs annoncé à plusieurs reprises.

6- Trump met en péril sa carrière politique avec ces manifestations. En insistant sur le maintien de la présence des forces US en Irak qui pourrait conduire à des attaques des forces de la Résistance, il risquerait de perdre aux prochaines élections présidentielles. Le peuple américain veut à tout prix qu’une nouvelle guerre soit évitée. Rappelons que les conflits en Irak et en Afghanistan ont coûté 7 milliards de dollars aux contribuables américains.

Bagdad: géante manifestation anti-US

Bagdad: géante manifestation anti-US

Une immense foule est descendue dans la rue, à Bagdad, capitale irakienne, pour dénoncer la présence militaire américaine en Irak.

http://french.presstv.com/Detail/2020/01/25/617053/Nouvelles-bases-americaines-au-Kurdistan-irakien


 

LE HEZBOLLAH AFFIRME QUE LE PEUPLE IRAKIEN A UNE NOUVELLE FOIS CONFIRME SON REJET DE L'OCCUPATION US

Hezbollah: le peuple irakien a une nouvelle fois confirmé son rejet absolu de l’occupation américaine

 Depuis 20 heures  24 janvier 2020

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 Hezbollah - Liban - Moyent-Orient - Spécial notre site

 

Rédaction du site

Le Hezbollah a affirmé que « le peuple irakien a confirmé aujourd’hui, une fois de plus, son rejet absolu de l’occupation américaine de son pays », soulignant que « les  foules millionnaires qui remplissaient les rues et les places de Bagdad ont scandé que le peuple irakien libre et fier restera mécontant de l’occupation qui persiste à rester sur le sol de la patrie ».

Le Hezbollah a salué dans un  communiqué ce vendredi, « ces masses bénies et loyales, qui ont confirmé l’unité du peuple irakien et se sont rassemblées face à l’occupation et à l’hégémonie américaine », notant  »    la capitale irakienne a exprimé ses positions chères et courageuses qui   expriment réellement   l’état de la nation arabe et islamique qui en a marre de l’occupation américaine et de son hégémonie sur   ses ressources ».
Le texte poursuit : « on espère que cela constituera le début de mouvements et de manifestations massifs dans les pays arabes et islamiques et résultera à libérer toute notre région de l’occupation et de ses outils ».

Le Hezbollah a conclu que « le grand peuple irakien, avec toutes ses factions, partis et diverses tendances politiques, sera fidèle à cette grande marche, à ses principes, objectifs et slogans, et s’efforcera de les traduire sur le terrain afin qu’ils servent de point de départ à un Irak autonome, unifié, cher, indépendant, libre de forces d’occupation étrangères et de leurs outils. »

Source: Al-Manar

http://french.almanar.com.lb/1625637


 

L'IRAK DECLARE LA GUERRE A L'OCCUPANT AMÉRICAIN

Irak: "vendredi noir" pour l'Amérique

Fri Jan 24, 2020 5:25PM

  1. Manifestation anti-américaine menée par des millions d'Irakiens dans la capitale irakienne, à Bagdad, le 24 janvier 2020. ©ISNA

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Manifestation anti-américaine menée par des millions d'Irakiens dans la capitale irakienne, à Bagdad, le 24 janvier 2020. ©ISNA

Regardez et téléchargez cette vidéo sur Urmedium.com 

En 1920, les Irakiens ont pris la tête d'un vaste mouvement régional qui a mis à la porte l'empire finissant britannique. En 2020 c'est encore le peuple irakien qui se pose en porte étendard d'un mouvement qui expulsera l’Amérique du Moyen-Orient. Des millions d'Irakiens rassemblés à Bagdad ont crié "Amérique dégage!" 

La manifestation anti-américaine des millions d'Irakiens a eu lieu à Bagdad et plusieurs responsables irakiens ont réagi à la participation historique de leur nation dans la marche de ce matin menée dans la capitale. 

Le député de l’Alliance Fath, au Parlement irakien, Mohammad Karimi, s'est exprimé à l’adresse des forces d’occupation en ces termes:  

« Les occupants doivent quitter l’Irak de façon pacifique si non l'on recourra à la force pour leur expulsion. »

Un irakien à la marche antiaméricaine à Bagdad ce vendredi 24 janvier 2020. Il brandit des outils utilisés par des tribus, en signe de la solidarité inter-irakienne qui a amené des millions de personnes issues de tout horizon et de toute couche sociale dans les rues de la capitale. ©ISNA

« Eh Trump, l’Irak n’est pas le royaume saoudien », peut-on lire sur une pancarte brandie par un Irakien manifestant aujourd’hui 24 janvier 2020 à Bagdad. ©ISNA

Karimi a déclaré dans un entretien avec le site d’information al-Maalomah que les campagnes d’intoxication américaines ne pouvaient pas briser la volonté de la nation iranienne d’expulser les occupants.

« Nous soutenons la volonté des gens et voulons une patrie comme elles le souhaitent. Celui qui s’inquiète de l’avenir de la patrie, doit s’atteler à expulser les meurtriers, les terroristes et ceux qui ont versé le sang de nos grands commandants », a-t-il ajouté.

Le député irakien a souligné :

« Toutes les options se concentrent autour de l’expulsion des occupants américains d'Irak; ils seront traités comme des occupants s'ils ne s’en vont pas de manière pacifique. Et il n'y a pas d'autre option qu'une solution militaire. »

Bagdad: une immense foule dans la rue pour réclamer l’expulsion des Américains

Le leader du courant Sadr, Moqtadas Sadr, a par ailleurs plaidé dans un communiqué pour la fermeture de toutes les bases militaires américaines se trouvant sur le sol irakien.

Moqtadas Sadr a insisté dans son communiqué sur la nécessité du retrait des forces d’occupation d’Irak.

Le communiqué émis par le leader du courant Sadr insiste sur les cas suivants :

  • la fermeture de toutes les bases militaires américaines sur le sol irakien ;
  • la fermeture des sièges des sociétés de sécurité américaines et la suspension de leurs activités en Irak ;
  • l’annulation de tous les accords de sécurité conclus avec les États-Unis, en raison du non-respect du principe de l’équité.

 

Le peuple irakien réclame haut et fort l’expulsion des troupes US

 

Le leader du courant Sadr a précisé :

« Que Trump sache que dans ses décisions et ses remarques, il ne doit pas traiter l'Irak avec arrogance car sinon on le traitera nous aussi de la même manière. » 

« Si toutes les conditions ci-dessus sont remplies, nous ne considérerons plus l’Amérique comme un pays occupant mais s’ils ne sont d'accord avec les conditions du peuple irakien, nous considérerons l’Amérique comme un pays hostile. »

La manifestation de vendredi en Irak a mobilisé toutes les ethnies irakiennes dont les Turkmènes qui ont souhaité, aux côtés d’autres couches de la société, l’expulsion d’Irak des troupes américaines.

« Aujourd’hui, les Turkmènes d’Irak sont présents dans la manifestation d’envergure, au centre de Bagdad et le retrait des forces américaines d’Irak et la fermeture de leurs bases est la volonté du Parlement et du gouvernent irakiens, surtout après que les Américains ont tué les commandants irakiens des Unités de mobilisation populaire d’Irak sans oublier aussi les attaques lancées sur les bases des Hachd. »

Le peuple turkmène d’Amerli, à l’instar d’autres citoyens irakiens, est venu à Bagdad pour participer à la manifestation populaire dans la capitale afin de rendre hommage aux groupes de la Résistance.

Manifestation d'envergure en Irak, le vendredi 24 janvier 2020. ©ISNA

 

Amerli est situé dans la province de Salaheddine, en Irak, à environ 3 kilomètres de la frontière iranienne. Lorsque Daech a envahi l'Irak, la ville d'Amerli, habitée par des Turkmènes chiites irakiens, a été complètement assiégée.

Lorsque la ville d'Amreli était en plein siège de Daech, le défunt commandant de la Force Qods du Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI), le général de corps d’armée Qassem Soleimani, est entré avec un hélicoptère dans cette ville, organisant les forces de la Résistance et empêchant la chute de la ville et le massacre de ses habitants. Le 5 août, l'armée irakienne soutenue par les forces des Hachd al-Chaabi et aux côtés des peshmergas kurdes irakiens a mis fin après 6 mois au siège de la ville.

Les Turkmènes irakiens résident principalement dans le nord de l'Irak et dans les villes de Kirkouk, Erbil, Tal Afar, Mossoul, Takhar Khormato, DaKuq, Tuz khormatu, Altun Kupri et Bagdad.

Des dizaines de milliers de personnes de différentes villes irakiennes ont marché ce matin vendredi à proximité de l'Université de Bagdad près du campus d'al-Jadriya pour participer à la manifestation anti-occupation américaine. Le Chef de la police fédérale irakienne a annoncé que le nombre de manifestants s’élevait à plus d'un million de personnes.

http://french.presstv.com/Detail/2020/01/24/616983/Irak-dclare-la-guerre-a-loccupant


 

BAGDAD : DÉFERLANTE DE PLUS D'UN MILLION D'IRAKIENS EXIGEANT L'EXPULSION DE LA SOLDATESQUE US

Bagdad: Plus d’un million d’Irakiens réclament l’expulsion des troupes US. Sadr appelle à la fermeture de toutes les bases US

 Depuis 9 heures  24 janvier 2020

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 Irak - Monde arabe - Spécial notre site

 

moqtadaPlus d’un million d’Irakiens ont afflué, ce vendredi 24 janvier, vers Bagdad pour demander l’expulsion des troupes américaines d’Irak.

Après l’appel de Moqtada Sadr et des factions du Hachd Chaabi à « une manifestation pacifique d’un million de personnes contre la présence américaine », des checkpoints ont été érigés à Bagdad pour sécuriser la marche.

manifDans une lettre adressée aux manifestants, Sayed Sadr a appelé à « la fermeture de toutes les bases militaires américaines en Irak ». Il a également appelé à « l’annulation de tous les accords sécuritaires conclus avec les Etats Unis ». Et d’ajouter : « Nous déployons tous nos efforts pour ne pas plonger le pays dans une nouvelle guerre avec l’occupant », a rapporté AlManar.

Tôt vendredi des milliers de ses fidèles –hommes, femmes et enfants– se sont rassemblés dans le quartier de Jadriyah aux cris de « Dehors, dehors, occupant » ou « Oui à la souveraineté » et en agitant des drapeaux irakiens.

Une scène, avec en toile de fond le message « l’Irak est la terre des prophètes, il n’y a pas de place pour les étrangers », a été installée par les organisateurs.

Pas encore de vrai dialogue, dit Washington

james-jeffreyEntre-temps, les discussions avec Bagdad sur l’avenir des troupes américaines, dont le Parlement irakien réclame le départ du pays, n’ont pas encore commencé, a déclaré jeudi un haut responsable américain, estimant que les soldats ne pourraient pas rester indéfiniment sans mener à bien leur « mission antijihadistes ».

Depuis que les Etats-Unis ont assassiné le 3 janvier, dans une frappe menée près de l’aéroport de Bagdad, le puissant général iranien Qassem Soleimani et le numéro du Hachd Abou Mehdi al-Mouhandis, les opérations de la coalition dirigée par Washington « sont à l’arrêt en Irak », a rappelé le coordinateur américain de la coalition, James Jeffrey, cité par l’AFP.

bagdadDans la foulée de l’assassinat de Soleimani, le Parlement irakien a voté une résolution réclamant le départ des troupes américaines et étrangères.

Le Premier ministre démissionnaire irakien Adel Abdel Mahdi a ensuite réclamé au secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo l’envoi d’une délégation pour discuter d’un tel « retrait sécurisé des troupes d’Irak ».

« Il n’y a pas encore eu de vrai dialogue », a toutefois reconnu James Jeffrey, avant de réaffirmer la position américaine: « nous ne pensons pas que nous devrions nous retirer ». « Nous sommes prêts à parler avec le gouvernement irakien de notre relation stratégique globale », a-t-il ajouté.

Les USA dehors

irak-manifAnnonçant l’échec des plans de Washington visant à imposer sa présence en Irak, un membre de la coalition parlementaire al-Fath indique que le rassemblement de ce vendredi contre la présence US constitue un référendum qui mettra fin à l’occupation.

« Les États-Unis échoueront dans leur plan consistant à vouloir se maintenir en Irak, tout comme ils ne sont pas parvenus à empêcher la ratification de leur retrait d’Irak par le Parlement irakien », a affirmé Mohammed al-Baldawi, membre de la coalition al-Fath, cité par le site irakien Al-Malooma le jeudi 23 janvier.

manif2Conjointement, Karim Aliwi, le représentant de la coalition al-Fath, a confirmé lors d’une interview avec Baghdad Al-Youm, le jeudi 23 janvier, le refus du déploiement du système antimissile Patriot sur les bases militaires américaines en Irak, le considérant comme une violation de la souveraineté irakienne.

« Les tentatives des troupes américaines de déployer des systèmes Patriot dans leurs bases ou d’augmenter leurs capacités de combat de quelque manière que ce soit est rejetée, et nous considérons qu’il s’agit d’une violation de la souveraineté de l’Irak », a-t-il martelé.

http://french.almanar.com.lb/1625087


 

IRAK : VERS UN REMAKE DE LA REVOLUTION DE 1920 A LA VEILLE DE LA MANIFESTATION MASSIVE EXIGEANT LE DEPART DES FORCES US

Irak: la révolution de 1920 plane en 2020, à la veille de la manifestation réclamant le départ des forces US

 Depuis 1 heure  23 janvier 2020

 

 

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Rédaction du site

Cent ans après, le spectre de la révolution de 1920 plane plus que jamais sur l’Irak…  Cette année-là les Irakiens s’étaient révoltés contre les Britanniques perçus comme des occupants.  En 2020, ce sont les Etats-Unis qui sont désormais la force occupante dans ce pays, aux yeux d’une bonne partie de la population irakienne. Surtout depuis qu’ils ont multiplié leurs violations de la souveraineté de ce pays, enfreignant les termes de l’accord qui règlemente leur présence.

Violations de la souveraineté

Durant ces derniers mois, les forces américaines ont perpétré plusieurs raids aériens, sans autorisation préalable du gouvernement irakien, contre des positions des Hachd al-Chaabi. Ces unités de mobilisation populaires, qui ont combattu Daech avec l’aide d’experts iraniens et ont été intégrées à l’armée irakienne, ont aussi fait l’objet d’attaques de drones israéliens. Les Américains les ayant laissés passer sans les intercepter.

Dans la foulée, l’animosité contre les Etats-Unis a connu une hausse importante avec l’assassinat du numéro deux du Hachd, Abou Mahdi al-Mohandes, dans un raid américain contre son convoi où se trouvaient aussi le chef de la force al-Quds des gardiens de la révolution, le général Qassem Soleimani, ainsi que 8 combattants dont quatre irakiens.

Les forces US seront expulsées

Or l’option militaire semble être un recours incontournable, vu le refus de l’administration américaine d’obtempérer à la demande faite par le Parlement puis par le gouvernement irakiens, réclamant le retrait des forces étrangères, dont leurs 5200 militaires , officiellement reconnus.

« De nouveau, la révolution des années 20 », a mis en garde le chef de la force Asaeb Ahl al-Haq, ou les brigades des gens de la vérité, une composante du Hachd.
Les forces américains « seront expulsées et la solution militaire est toujours de vigueur », a aussi assuré Qaïs al-Khazaali, lors d’une courte allocution.

Le gouvernement dans l’impasse législative

Cette option militaire puise aussi sa justification du fait que la demande faite par le gouvernement, chargé de faire appliquer la motion du parlement n’a aucun impact juridique. Le Premier ministre actuel, Adel Abdel Mahdi est démissionnaire et son gouvernement ne peut que diriger les affaires courantes. Il ne dispose d’aucune prérogative juridique lui permettant d’entamer la procédure nécessaire pour imposer le départ des forces étrangères : celle de le réclamer dans un message envoyé au Conseil de sécurité des Nations unies. Comme l’avaient fait les gouvernements précédent en 2014, lorsqu’ils ont réclamé une coalition internationale pour combattre Daech.

Pour les mêmes raisons, le gouvernement actuel ne peut non plus annuler l’accord du cadre stratégique signé entre Bagdad et Washington en 2008, en fonction duquel les forces américaines ont quitté l’Irak en 2011, puis y sont retournés en 2014. Car tout simplement il ne peut présenter au Parlement le projet de loi qui l’exige.

En l’absence d’un gouvernement qui dispose de la confiance du Parlement, les forces étrangères dont les américaines forment la majeure partie ne sortiront de l’Irak que si elles le font de plein gré.

Les manifestations, un référendum pour la résistance

D’où l’importance de la manifestation qui devrait avoir lieu le vendredi 24 janvier, pour solliciter leur départ et pour laquelle s’attellent toutes factions du Hachd et de la résistance irakienne, en plus de l’influent courant sadriste.
Plus elle est nombreuse, plus elle illustrera que le départ des forces étrangères est une revendication populaire. Le chef religieux Moqtada Sadr et d’autres dirigeants irakiens ne cessent de rappeler qu’elle devrait rassembler des millions d’Irakiens.

C’est aussi pour la même raison que les Américains déploient tous leurs efforts pour empêcher sa tenue. En poussant entre autre leurs agents à enflammer davantage les manifestations dans les rues irakiennes. Ils tentent aussi de se rallier les Kurdes et les Sunnites en attisant les craintes inter communautaires. Sachant que 55 députés kurdes et quelques députés sunnites se sont abstenus de faire part au vote parlementaire contre la présence américaine.

Or, lors de sa rencontre avec le président Donald Trump, à Davos, le président irakien Barham Saleh a tenu à rappeler aux Américains la nécessité de respecter la souveraineté irakienne.
« L’appel récent du Parlement irakien au retrait des troupes américaines de notre pays n’est pas un signe d’ingratitude ou d’hostilité, mais plutôt une réaction à ce que de nombreux Irakiens considèrent comme des violations de la souveraineté de leur pays. Cette question très cruciale devra être résolue par le dialogue et en acceptant que la souveraineté de l’Iraq et la stabilité durable soient au cœur de ce dialogue » a-t-il dit,  rapporte l’AFP.

En outre, des dizaines de chefs de tribus sunnites  de Diyala ont déclaré vouloir participer à la manifestation de vendredi, indique la mairie de cette province.

Quand bien même il est exclu que ce rassemblement puisse persuader les Américains de quitter ce pays, il n’en constitue pas moins un référendum qui légitimera la résistance contre leurs forces.

Sources: AFP, Al-Maalomah, al-Mayadeen TV, al-Akhbar

http://french.almanar.com.lb/1624273


 

LA RESISTANCE IRAKIENNE SE PREPARE POUR LE VENDREDI DÉCISIF

La Résistance irakienne appelle les Hachd à une «présence forte» aux manifestations de vendredi

Wed Jan 22, 2020 5:49PM

Des Irakiens piétinant un drapeau américain le 30 décembre 2019, lors d’une manifestation pour dénoncer les attaques de la nuit précédente par des avions US sur plusieurs bases appartenant à la Résistance irakienne© AFP

Des Irakiens piétinant un drapeau américain le 30 décembre 2019, lors d’une manifestation pour dénoncer les attaques de la nuit précédente par des avions US sur plusieurs bases appartenant à la Résistance irakienne© AFP

S’adressant aux principales forces des Hachd al-Chaabi (Unités de mobilisation populaire), le secrétaire général de l’Asaïb Ahl al-Haq, Qais al-Khazali, a déclaré : « Participez massivement aux manifestations de vendredi pour transmettre le message du Grand Irak au monde. Votre message sera le suivant : Nous nous opposons à l’humiliation, à l’abaissement et à l’agression ».

« Notre message à Trump est qu’il y a des gens en Irak, des hommes résistants, qui ont su vaincre les occupants américains », a souligné al-Khazali.

« Notre pays est actuellement sous occupation », a déclaré le secrétaire général de l’Asaïb Ahl al-Haq en réaction au refus des troupes américaines de se retirer d’Irak.

Les États-Unis se sont opposés à la résolution du Parlement irakien exigeant le retrait des forces américaines d’Irak, ce qui n’a autre signification que notre Irak est sous occupation, a-t-il encore déclaré. « Il revient aux Résistants d’être entièrement prêts à intervenir si les États-Unis insistaient à s’opposer à la volonté politique du peuple irakien voté par le Parlement ».

Qualifiant de « révolution de 2020 » les manifestations antiaméricaines prévues ce vendredi, Qais al-Khazali a comparé cette mobilisation avec la révolution du peuple irakien face à l’occupation de l’Irak, qui a réussi à chasser les Britanniques il y a un siècle.

Irak : les hélicoptères US, visés?

Irak : les hélicoptères US, visés?

Comment les Hachd comptent empêcher l'héliportage des terroristes par les USA?

http://french.presstv.com/Detail/2020/01/22/616827/Irak-Rsistance-Hachd-alChaabi-Asab-Haq-alerte


 

DES ARMES ET DES EQUIPEMENTS SOPHISTIQUES SINO-RUSSES BIENTÔT EN IRAK

Trois délégations partent en Chine, en Russie et en Ukraine pour remplir l'arsenal anti-US

Mon Jan 20, 2020 2:22PM

Des missiles S-400 russes. ©Novosti/Photo à titre d'illustration

Des missiles S-400 russes. ©Novosti/Photo à titre d'illustration

« Des délégations vont bientôt partir pour la Chine, la Russie et l’Ukraine, pour préparer des accords de l’importation de systèmes et équipements sophistiqués pour défendre l’espace aérien de l’Irak et compléter les systèmes de caméras thermiques modernes installés aux frontières du pays. » C’est ce qu’a annoncé Badr al-Ziadi, membre de la Commission de sécurité et de défense du Parlement irakien, au journal irakien Al-Sabah, ajoutant qu’il s’agit de « mesures visant à détecter le moindre agissement des terroristes ».

Une délégation parlementaire constituée de représentants des deux pouvoirs exécutif et législatif irakiens devra bientôt effectuer des visites en Chine, en Russie et en Ukraine, pour conclure les accords d’achat d’armes sophistiquées. (…) Plusieurs pays se sont déclarés prêts à fournir des armements modernes à l’Irak, en échange de pétrole. Cela semble être d’ailleurs le meilleur moyen de garantir le bon déroulement des importations d’armes en termes de qualité, en supprimant tout intermédiaire ou toute éventuelle tentative de corruption. 

Russie: l'Irak défie les USA

Russie: l'Irak défie les USA

Un membre de la Commission de sécurité nationale et de la défense du Parlement irakien a qualifié d’inefficace le spectre de sanctions éventuelles brandi par les États-Unis contre l’Irak.

Le parlementaire irakien a également ajouté : « L’Irak a eu tort de faire confiance dans le pacte sécuritaire aux États-Unis ; à cause de cette approche erronée, l’Irak n’a pas encore installé des équipements militaires sophistiqués à ses frontières, malgré un lourd coût économique imposé au pays à cause de ce pacte. Les Irakiens devront donc s’appuyer sur eux-mêmes et se tourner vers l’Orient pour équiper leur armée. »

D’après ce membre de la Commission de sécurité et de défense du Parlement irakien, les batteries de DCA S-300 et S-400 font partie des équipements militaires que l’Irak va importer. 

Ces informations tombent alors que des analystes politiques mettent en garde contre le complot américain consistant à « fomenter un coup d’État militaire en Irak, en abusant des contestations de rue dans certaines régions du pays ».

Irak-Liban: le méga-grippage US!

Irak-Liban: le méga-grippage US!

Incapables de riposter à l’axe de la Résistance après la vaste attaque de missile iranienne contre la base US d’Aïn al-Asad, les États-Unis semblent avoir recouru à leurs scénarios avortés d’antan en Irak et au Liban.

À ce sujet, l’écrivain et activiste irakien, Karim Badr, estime qu’en Irak, nous sommes témoins des agissements d’« un système qui vise les symboles et les personnalités irakiens et qui est dirigé par un bureau affilié aux États-Unis ».

Reconnaissant le droit des protestataires irakiens d’exprimer leurs revendications, l’analyste irakien Karim Badr a affirmé dimanche 18 janvier que « les forces de l’ordre ont la responsabilité d’affronter ceux qui veulent exploiter les manifestations et les faire virer en violence ».

Cité par l’agence de presse Buratha, l’analyste irakien a précisé : « Ceux qui cherchent à détourner les protestations populaires suivant les diktats des puissances étrangères ne veulent nullement le bien du peuple et du pays. Ils veulent tout détruire en abusant aussi et surtout des médias. (…) Une véritable guerre a été lancée en Irak où les Américains veulent réaliser leur complot, à savoir, un coup d’État militaire en exploitant les protestations. (…) Les États-Unis soutiennent en réalité les saboteurs ; or, ce serait une trahison d’appeler ces personnes “protestataires”. »

De violentes protestations ont repris vendredi dans les provinces irakiennes de Bagdad, Zikar, Babel, al-Diwaniya et Wassit. À part Bagdad, les gouvernorats desdites provinces ont annoncé ce lundi 20 janvier jour férié.

http://french.presstv.com/Detail/2020/01/20/616647/Armes-sino-russes-bientot-en-Irak


 

IRAK : ROYAL COUP ANTI-US DE LA CHINE

Les USA incapables de contrer un "terrible" tour joué par la Chine contre leurs intérêts « non » à la demande de Washington

Mon Jan 20, 2020 12:24PM

Le Premier ministre irakien Adel Abdel Mahdi (D) et son homologue chinois Li Keqiang, à Pékin, le 23 septembre 2019. ©AFP

Le Premier ministre irakien Adel Abdel Mahdi (D) et son homologue chinois Li Keqiang, à Pékin, le 23 septembre 2019. ©AFP

Alors que l'Irak mène en ce moment même d'intenses négociations avec la Russie pour doter le pays de batteries de missiles S-400 et ce, à l'effet de contrer la présence d'une aviation américaine qui "occupe" le ciel irakien, l'ambassade américaine a un autre motif d'inquiétude, le gros contrat que le PM Adel al-Mahdi a signé au mois de septembre 2019 avec la Chine et dont le montant va au-delà d'un milliard de dollars.

Les Etats-Unis dont la présence militaire est illégale depuis le vote du Parlement veulent que le contrat soit tout bonnement révoqué. Peine perdue. Selon le député irakien, Hassan Khalati, les Etats-Unis ont demandé à Adel Abdel Mahdi, Premier ministre irakien, d’oeuvrer  à l’annulation de l’accord avec la Chine. «Or l’Irak exportera dans le cadre de sa part de l’OPEP, 100 000 barils de pétrole par jour vers la Chine, en vertu de l'accord, et le revenu en sera affecté aux secteurs d’habitation et de la construction routière. . Il n'est donc pas question que l'accord soit révoqué», a précisé Hassan Khalati lors d’une interview accordée à la chaîne irakienne al-Ahed.

Gi's: Bagdad refuse tout nouvel accord

Gi's: Bagdad refuse tout nouvel accord

Bagdad ne signera aucun nouvel accord avec les États-Unis et il ne légalisera jamais la présence des Américains sur le sol irakien.

 « Le revenu de cet accord ne sera pas versé à la banque fédérale américaine c’est pourquoi Washington a explicitement demandé son annulation. Les Etats-Unis ont demandé au Premier ministre Mahdi de révoquer l'accord et pour ce faire, faire appel aux avocats, ce que Mahdi n’a pas accepté. Au fait, l’annulation de cet accord n’est pas de la compétence du Parlement surtout que les parlementaires étaient présents à sa signature et que leur avis étaient et sont positifs », a-t-il déclaré affirmant qu’aucune protestation officielle n’avait pas visé cet accord et qu'il resterait de vigueur. 

Auparavant, Mahdi Taqi Amerli, membre de la Commission de sécurité et de Défense au Parlement, avait affirmé que le scénario d'octobre déclenché par les Etats-Unis contre le gouvernement Mahdi avait entre autres raisons, le rapprochement décidé avec la Chine et illustrée par la visite du mois de septembre du PM à Pékin. Mais les USA sont-ils désormais capables de faire quoi que ce soit dans le sens de l'annulation de cet accord? Vu que les Etats-Unis en sont désormais en guerre ouverte contre les forces irakiennes et qu'ils se démènent pour maintenir leur présence en Irak, il est peu probable qu'ils puissent faire quoi que ce soit en ce sens. Washington a bien perdu ses cartes et il est grand temps que la Chine mette à profit cette situation, estime les analystes. En effet étendre les liens avec la Chine est pour l'Irak une manière de se prémunir contre toute éventuelle sanction US, ajoutent ces observateurs. 

Ahmed Salim al-Kanani, président de la Commission économique et d’investissement avait auparavant qualifié cet accord pétrolier d’un « gros accord » sans égal : « Cet accord prévoit l’ouverture d’un compte conjoint dans une banque chinoise et l’exportation de 100 000 barils de pétrole par jour vers les compagnies chinoises".

En septembre dernier, avant les manifestations de rue en Irak, Abdel Mahdi s'était rendu en Chine pour une visite de quelques jours, où il a signé plusieurs accords commerciaux avec Pékin. Les observateurs disent que rapprochement de Bagdad en faveur de l'Est et son éloignement des États-Unis a mis Washington sous une pression sans précédent.

Irak: la contre-offensive

Irak: la contre-offensive "chinoise"?

Corridor Irak-Méditerranée: les USA sauront-ils faire barrage à l'axe Irak-Iran-Chine-Russie?

http://french.presstv.com/Detail/2020/01/20/616637/Irak-EtatsUnis-Chine-annulation-accord


 

AU GRAND DAM DES USA, L'IRAK EST PLUS QUE JAMAIS ATTACHE A L'ACCORD ECONOMIQUE CONCLU AVEC LA CHINE

L’Irak toujours attaché à l’accord avec la Chine, au grand dam de Washington

 Depuis 7 heures  20 janvier 2020

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 Irak - Monde arabe

 

Rédaction du site

Malgré les pressions américaines exercées sur les autorités irakiennes Bagdad semble plus attaché que jamais à l’accord économique conclu avec la Chine.

C’est ce qu’assurent plusieurs députés, cités par Press TV, qui ont révélé les détails de cet accord conclu par le Premier ministre démissionnaire Adel Abdel Mahdi en septembre 2019.

«Or l’Irak exportera dans le cadre de sa part de l’OPEP, 100.000 barils de pétrole par jour vers la Chine, en vertu de l’accord, et le revenu sera affecté aux secteurs d’habitation et de la construction routière. Il n’est donc pas question que l’accord soit révoqué», a précisé Hassan Khalati lors d’une interview accordée à la chaîne irakienne al-Ahed.

« Les revenus de cet accord ne seront pas versés à la banque fédérale américaine, c’est pourquoi Washington a explicitement demandé son annulation. Les Etats-Unis ont demandé au Premier ministre Abel Mahdi de révoquer l’accord, ce que Mahdi n’a pas accepté. Au fait, l’annulation de cet accord n’est pas de la compétence du Parlement surtout que les parlementaires étaient présents à sa signature et que leur avis étaient et sont toujours positifs », a-t-il déclaré affirmant qu’aucune protestation officielle n’avait pas visé cet accord et qu’il resterait de vigueur.

Auparavant, Mahdi Taqi Amerli, membre de la Commission de sécurité et de Défense au Parlement, avait affirmé que le scénario d’octobre déclenché par les Etats-Unis contre le gouvernement d’Abdel Mahdi était dû entre autre à ce rapprochement décidé avec Pékin.

Quant à Ahmed Salim al-Kanani, président de la Commission économique et d’investissement, qui avait auparavant qualifié cet accord  d’accord « sans égal », il a précisé q’il prévoit l’ouverture d’un compte conjoint dans une banque chinoise et l’exportation de 100.000 barils de pétrole par jour vers les compagnies chinoises.

En septembre dernier, avant l’écaltement des manifestations de rue en Irak, Abdel Mahdi s’était rendu en Chine pour une visite de quelques jours, où il a signé plusieurs accords commerciaux avec Pékin. Les observateurs disent que rapprochement de Bagdad en direction de l’Orient et son éloignement des États-Unis a mis Washington sous une pression sans précédent.

Source: Avec Press Tv

http://french.almanar.com.lb/1621039



 

LES USA REFUSENT D'ENTENDRE RAISON. L'IRAK SERA LE PROCHAIN CHAMP DE BATAILLE

L’Irak sera le prochain champ de bataille

Par Elijah J. Magnier

Mondialisation.ca, 14 janvier 2020

ejmagnier.com

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Des sources bien informées et établies au bureau du premier ministre Adel Abdel Mahdi à Bagdad croient que « les USA refusent d’entendre raison et de coopérer avec le gouvernement ou le parlement irakien. Ils ont l’intention de se faire entraîner dans une guerre et de transformer l’Irak en un champ de bataille, en refusant de respecter la loi et de retirer leurs forces armées. Les US seront confrontés à une résistance armée populaire forte et légitime, même si certains Irakiens (au Kurdistan) violeront la loi et accepteront la présence des USA dans leur région, mais ils vont le payer cher ».

Le premier ministre irakien par intérim Adil Abdel Mahdi a proposé au parlement de s’entendre sur une nouvelle loi appelant les USA à quitter le pays. Le parlement a écouté Abdel Mahdi et a convenu d’adopter une nouvelle loi mettant fin à l’accord conclu entre l’Irak et les forces US et invitant le gouvernement à la mettre à exécution. Lors d’une conversation téléphonique avec  le secrétaire d’État américain Mike Pompeo, Abdel Mahdi a demandé la présence d’une délégation chargée d’organiser le retrait total de toutes les forces US du pays. La réponse de Pompeo ne s’est pas fait attendre : « Les USA ne vont pas se retirer  de l’Irak, mais respectent sa souveraineté et ses décisions. » Le représentant des USA n’a pas expliqué comment Washington peut arriver à rejeter la décision souveraine de l’Irak exigeant le retrait des troupes américaines tout en la respectant.

Le président Donald Trump a adopté une position plus dure en demandant aux Irakiens de payer des milliards de dollars en compensation pour l’établissement des bases irakiennes où ses forces sont logées. Sans quoi, il a dit qu’il allait « imposer aux Irakiens des sanctions comme ils n’en ont jamais vu » et que « le compte de la banque centrale de l’Irak à la Réserve fédérale à New York, dont le solde s’élève à 35 milliards de dollars, pourrait être fermé. »

L’ambassadeur des USA en Irak Mathew Tueller a remis aux responsables irakiens – y compris au PM Abdel Mahdi, qui a appelé au départ des forces US de l’Irak – une copie de toutes les sanctions possibles que les USA pourraient imposer à l’Irak si le gouvernement continue de demander le retrait complet des forces US. Cela a fait réagir aussitôt les groupes irakiens prêts à combattre les forces US une fois reconnues comme une force d’occupation par l’Irak.

Les groupes irakiens qui ont combattu al-Qaeda et Daech en Syrie et en Irak ont rendu visite au général iranien Ismaïl Qaani, qui vient d’être nommé à la tête de la Force al-Qods du Corps des gardiens de la révolution iranienne, en remplacement de Sardar Qassem Soleimani. Ils ont demandé un soutien militaire et financier pour lutter contre les nouvelles « forces d’occupation ». Le général iranien a promis de les aider à faire respecter la décision du parlement, du gouvernement et du peuple de combattre les forces d’occupation des USA. Qaani devrait se rendre en Irak, où plus de 100 conseillers irakiens travaillent au centre de commandement et de contrôle de la sécurité à Bagdad avec leurs homologues syriens et russes, tous affectés à la lutte contre Daech.

La décision de Trump de prendre le contrôle du compte des revenus pétroliers de l’Irak à la banque de la réserve fédérale des USA à New York pourrait entraîner une dévaluation de la monnaie locale et le krach du système financier. À cela s’ajoute la menace implicite de Trump de confisquer les réserves nationales d’or de l’Irak, qui se trouvent aussi dans la banque de la Fed à New York.

Il est clair que l’administration américaine n’a que faire de la stabilité de l’Irak et des conséquences sur le continent européen voisin, qui pourrait souffrir davantage d’une migration irakienne et d’une instabilité accrue au Moyen-Orient.

Le secrétaire d’État Pompeo a affirmé à tort que la décision du parlement irakien est non contraignante. Pourquoi le responsable américain estime-t-il que la décision politique irakienne est nulle et non avenue?

Lorsque les USA ont assassiné le commandant irakien Abu Mahdi al-Muhandes, Ie commandant iranien Qassem Soleimani et d’autres officiers en leur compagnie, le premier ministre a demandé la révocation de l’accord USA-Irak  signé en 2004 et qui régissait la présence des forces US en Irak.

L’accord original a pris fin en 2011, lorsque toutes les forces US se sont retirées de l’Irak. En 2014, le gouvernement a reconduit l’accord afin de regrouper les forces dans la lutte contre le groupe armé « État islamique » (Daech).

Dans son préambule, l’accord stipule que les USA soutiendront l’Irak contre « les menaces à sa souveraineté, à son intégrité territoriale et à son système démocratique, fédéral et constitutionnel ».

Les USA violent l’accord en utilisant son espace aérien et son territoire, comme l’affirme le premier ministre Abdel Mahdi, sans demander la permission de Bagdad. Les forces US permettent à Israël d’assassiner des commandants irakiens et d’attaquer des entrepôts irakiens, comme l’ambassadeur américain en Irak en a informé Abdel Mahdi. En tuant des commandants irakien et iranien à l’aéroport de Bagdad, les forces US ont mis fin à l’accord parce qu’ils ne l’ont pas respecté, conformément aux articles 2 et 3.

Le gouvernement des USA viole aussi la souveraineté de l’Irak en faisant fi de la résolution du parlement irakien et en refusant d’établir le calendrier du retrait de l’ensemble de leurs forces. Qui plus est, le président Trump a menacé ouvertement de détruire l’économie irakienne sans égard au droit international et aux résolutions de l’ONU, en imposant du même coup la loi de la jungle.

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Au parlement irakien, 173 députés sur 328 ont voté en faveur du retrait des forces US. La suggestion du premier ministre par intérim n’est pas contraignante. Le gouvernement ne peut que faire des suggestions et donner son opinion. La décision législative revient au parlement et cette décision a force de loi pour tout gouvernement actuel et futur, sauf si un nouveau parlement annule les décisions du parlement antérieur.

Même si tous les députés kurdes et la plupart des députés sunnites (3 étaient présents) brillaient par leur absence, la Constitution ne tient pas compte des affiliations religieuses et de l’ethnicité. Le vote et la source du droit sont basés sur la majorité (la moitié plus un). Ainsi, le président du parlement, le président du pays et le premier ministre sont toujours élus par la coalition politique la plus importante du parlement.

Le parlement se réunira de nouveau pour lire la résolution une deuxième fois, demander à tous les députés de la signer et de convenir d’une date limite pour le retrait des USA. L’accord ne nécessite pas la signature du président, comme l’a déclaré le président du parlement Mohamad al-Halbousi, mais la présence de ce dernier est requise.

Le président Trump a demandé à l’Irak de payer des « milliards de dollars » pour l’agrandissement des bases militaires nécessaire pour convenir aux forces US. Là encore, les USA ignorent délibérément l’article 5  de l’accord, qui prévoit que « l’Irak possède tous les bâtiments, structures non relocalisées (…) y compris ceux qui sont utilisés, construits, modifiés ou modernisés par les USA. Au moment de leur retrait, les USA remettront toutes les installations au gouvernement de l’Irak (…) Les USA assument les coûts liés à la construction, à la modification ou à la modernisation des installations en question et des zones destinées à leur usage exclusif (…) libres de toute dette ou de tout fardeau financier. »

L’article 24 stipule aussi que « les USA reconnaissent le droit souverain du gouvernement de l’Irak de demander le départ des forces américaines de l’Irak en tout temps ». Trump fait preuve de mépris à l’égard de cette obligation en affirmant que « les Irakiens paieront s’ils veulent nous faire sortir ». Il est clair que l’administration américaine a l’intention de rester pour longtemps en Irak, un pays riche en pétrole.

Ainsi, par suite de l’assassinat de généraux, il fait peu de doute que 2020 sera une année chaude en Irak et difficile pour les forces US si leur président continue de bafouer la souveraineté et la volonté de l’Irak. Les forces US seront considérées comme des forces occupantes et la résistance armée contre elles deviendra légitime. L’Irak revient à 2003, lorsque George W. Bush a déclaré l’occupation du pays. C’est alors que la résistance a commencé. Loin d’entraîner la stabilité au Moyen-Orient, la dernière année du premier mandat de Trump promet d’être très dangereuse pour les militaires américains déployés dans la région.

Elijah J. Magnier

 

Traduction de l’anglais par Daniel G.

La source originale de cet article est ejmagnier.com

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https://www.mondialisation.ca/lirak-sera-le-prochain-champ-de-bataille/5640538