IRAK

IRAK : LES PARTISANS DES HACHD AL-CHAABI AU MILIEU DES MANIFESTANTS CRIANT DES SLOGANS HOSTILES CONTRE LES USA ET "ISRAËL"

Bagdad : les partisans du Hachd al-Chaabi au milieu des manifestants, criant contre les USA et Israël

 Depuis 3 heures  5 décembre 2019

Des étudiants iraniens ont déposé un bouquet de fleur sur la façade de l'ambassade d'Irak à Téhéran, en réponse à ceux qui ont incendié la consultat d'Iran dans la ville irakienne de Najaf

Des étudiants iraniens ont déposé un bouquet de fleur sur la façade de l'ambassade d'Irak à Téhéran, en réponse à ceux qui ont incendié la consultat d'Iran dans la ville irakienne de Najaf

 Irak - Monde arabe - Spécial notre site

 

Rédaction du site

manif_tahrir2A Bagdad, les manifestations semblent prendre une nouvelle tournure.manif_tahrir1
Des milliers de partisans de la coalition des forces de mobilisation populaires  Hachd al-Chaabi, se sont mêlés ce jeudi 5 décembre aux manifestants dans la place Tahrir de Bagdad, a indiqué l’AFP.

Ils ont lancé des slogans hostiles à l’ingérence des Etats-Unis et d’Israël dans les affaires internes de leurs pays, rapporte la télévision al-mayadeen TV. «À mort les USA », pouvait-on lire sur les banderoles qu’ils ont brandis.

manif_tahrir4Washington qui dispose dans ce pays de l’une des plus grandes ambassades dans le monde est accusé de s’ingérer dans tous les détails de ce pays riche en hydrocarbures et dont il détient le monopole de l’exploitation de l’ensemble de ses gisements.

Durant le mouvement de protestation qui a éclaté le 1er octobre, pour réclamer des revendications sociales et économiques, les USA sont soupçonnés, via leurs supplétifs et leurs alliés locaux, de l’avoir détourné de ses premiers objectifs, pour amener les manifestants à réclamer la démission du manif_tahrirPremier ministre Adel Abdel Mahdi. Durant son mandat ce dernier avait pris des décisions souverainistes : ouvrir le pays aux investissements russes et surtout chinois et aussi ouvrir le poste frontalier entre son pays et la Syrie à AlQaem-AlBoukamal.

Les USA sont aussi accusés de vouloir envenimer les relations de l’Irak avec son voisin iranien.

manif_tahrir3En plus des drapeaux de leur mouvement, les partisans du Hachd al-Chaabi brandissaient les portraits de combattants du Hachd tués face aux terroristes wahhabites jihadistes de Daech. Ils les ont combattus avec l’aide affichée de l’Iran.

D’autres brandissaient des portraits du grand ayatollah Ali Sistani, figure tutélaire de la politique irakienne, à l’appel duquel le gouvernement a récemment démissionné.

Ils ont aussi scandé des slogans hostiles aux violences qui ont émaillé les manifestations.

Aucun incident n’a été signalé entre les deux camps à la mi-journée, constate l’AFP.

Source: Divers

http://french.almanar.com.lb/1575202


 

IRAK : LA PLUS GRANDE BASE US SITUÉE DANS LA PROVINCE STRATÉGIQUE D'AL-ANBAR FRAPPÉE EN PLEIN COEUR PAR 5 MISSILES CE MARDI SOIR

Al Anbar: Cinq missiles tirés contre la base Aïn al-Asad

Tue Dec 3, 2019 7:10PM

La base américaine d'al-Asad dans la province irakienne d'al-Anbar. (Photo d'archives)

La base américaine d'al-Asad dans la province irakienne d'al-Anbar. (Photo d'archives)

Au bout de deux mois d’ingérence, la rage anti-americaine éclate ! La plus grande base des troupes américaine située dans la province stratégique d’Al-Anbar sur les frontières syriennes a été ce mardi soir prise pour cible de cinq missiles et roquettes. Selon al-Sumeirya News qui rapporte cette information, il s’agit de la base Ain al-Asad qui a accueilli en décembre 2018 une visite en catimini du président américain et de son épouse.

Le tir de cinq roquettes et missiles contre la base américaine à l’est d’al-Anbar intervient alors que le vice-président américain, Mike Pence, s’est rendu mi-novembre sur cette base, visite ignorée et boycottée par les autorités irakiennes. Les cinq missiles et roquettes tirés ce soir contre cette base où les États unis entrainent des terroristes daechistes évacués de Syrie dans l’objectif de s’en servir contre les combattants irakiens n’ont pas encore été revendiqués. Des sources locales affirment que l’attaque n’a fait ni dégâts ni victimes, ce qui reste à vérifier. Le Pentagone n’a pas encore réagi à l’information.

http://french.presstv.com/Detail/2019/12/03/612767/Irak-le-Pentagone-frapp-au-coeur


 

EN IRAK, RUPTURE TOTALE ENTRE LA CASTE POLITIQUE ET LE PEUPLE IRAKIEN

Manifestations dans le sud de l’Irak

En Irak, «il y a une rupture totale entre la caste politique et le peuple»

© AP Photo /

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En Irak, la rue a obtenu gain de cause sur le pouvoir et a obtenu la démission du Premier ministre Abdel-Mehdi, le 2 décembre dernier. Comment comprendre cette insurrection? Quel changement peut-elle amener? Sputnik a posé ces questions à Myriam Benraad, chercheuse et spécialiste de l’Irak.

Pour toute une génération d’Irakiens, la guerre et la violence sont un mode de vie. Seulement quelques mois après la victoire totale sur le califat de Daech*, les Irakiens sont redescendus dans la rue face à la répression, au péril de leur vie, pour dénoncer un gouvernement qu’ils considèrent corrompu et à la solde de Téhéran.

Après deux mois de contestations d’une violence inouïe à Bagdad et dans le sud de l’Irak, ils ont eu gain de cause et le 29 novembre, le Premier ministre Adel Abdel-Mehdi a présenté sa démission, qui a été accepté le 2 décembre par le Parlement.

​La situation était devenue réellement explosive ces dernières semaines, avec des manifestants qui tombaient sous les balles de la police et de l’armée. Afin de comprendre les enjeux et les conséquences de cette révolte, Sputnik France a interrogé Myriam Benraad, spécialiste du Moyen-Orient et auteur du livre «L’Irak par-delà toutes les guerres: idées reçues sur un État en transition», paru aux éditions Le Cavalier Bleu en 2018. Entretien.

Sputnik France: Quelle part de responsabilité peut être imputée au gouvernement d’Abdel Mehdi dans la crise actuelle? Après tout, il n’a fait qu’un an au gouvernement…

Consulat iranien incendié à Nadjaf, 28 novembre 2019

© REUTERS / ALAA AL-MARJANI

Des manifestants incendient de nouveau un consulat iranien en Irak

 

Myriam Benraad: «Vous êtes le premier à me la poser et c’est une très bonne question. En réalité, ce soulèvement populaire est lié à politique et la gestion du gouvernement élu en 2018, mais aussi à des facteurs structurels qui étaient là bien avant Abdel-Mehdi. Venant du gouvernement, l’une des principales raisons du mécontentement, c’est le fait que tout n’a pas été remis à plat dans le système politique.

L’élection d’Adel Abdel-Mehdi de ce point de vue est paradoxale: d’un côté, il représentait une forme de consensus, du fait qu’il était perçu comme modéré, ce qui semblait être une bonne idée dans la période post-Daech. De l’autre, il ne pouvait incarner ce renouveau, ce changement radical tant attendu par des millions d’Irakiens, et ne l’a pas fait. Il y avait également un décalage entre son agenda de petits pas et celui des Irakiens qui avaient besoin d’importantes réformes rapides dans des secteurs cruciaux. Je pense que cette situation traduit bien le fossé qui existe entre une caste politique déconnectée et les Irakiens.»

Sputnik France:… Donc quelque part, c’est son inaction qu’il l’a tué?

Myriam Benraad: «Oui, mais ce n’était pas non plus une inaction volontaire. Il n’était pas dans une logique d’apathie politique. Cette inaction est due à deux choses: d’une part, les résistances du Système, dont il était très dépendant et dont il est devenu le produit in fine. D’autre part, il était plus dans une logique technocratique visant à réformer petit à petit et là, il s’est heurté au Système qu’il l’a intronisé et à la rue. Quelque part, cette démission était prévisible…»  

Sputnik France: Si le gouvernement Mehdi n’assurait pas les services les plus basiques, est-ce qu’un autre gouvernement pourra réellement le faire? La culture de la corruption en Irak n’est pas le fait d’un homme…

Myriam Benraad: «Comme vous dites, ce n’est pas la question d’un seul homme, mais de tout un système. Je pense néanmoins que par la force des choses, il y aura du changement. Aujourd’hui, la pression de la rue, la force du nombre est telle qu’il y aura forcément un changement dans les politiques menées. Le danger est tout de même toujours présent qu’un homme issu de cette classe politique décrédibilisée essaye de maintenir le statu quo, mais au vu de la contestation, ce n’est que très peu probable.»

Sputnik France: Ce sont des sunnites et des chiites qui étaient dans la rue ces derniers mois. Peut-on dire qu’on a dépassé les clivages religieux, voire ethniques, qui déchirent le pays depuis de nombreuses années?

Myriam Benraad: «Actuellement, ce n’est pas le point de fixation des événements. Aujourd’hui, je pense que l’on arrive à des formules communautaires à bout de souffle. Cela s’est très bien traduit dans la contestation par des slogans de rejet du confessionnalisme et du communautarisme. Les gens voient dans ces logiques sectaires un instrument de division du Système et donc dépassent ces clivages.» 

A handout picture released on September 18, 2016 by the official website of the Centre for Preserving and Publishing the Works of Iran's supreme leader Ayatollah Ali Khamenei shows the Quds Force commander Major General, Qassem Suleimani (C), attending a meeting of Revolutionary Guard's commanders in Tehran

© AFP 2019 HO / KHAMENEI.IR

Fuite massive de documents des services secrets iraniens: comment Téhéran tire les ficelles en Irak

 

Sputnik France: Dans le contexte régional, la reconstitution d’un gouvernement fera forcément l’objet de tractations venant de l’étranger. Est-ce un scénario réellement crédible d’avoir un pays comme l’Irak qui ne soit pas à la solde d’une grande puissance régionale ou mondiale?

Myriam Benraad: «C’est un peu le problème. On a vu ce rejet clairement exprimé avec l’incendie du consulat iranien. Il ne faut pas sous-estimer non plus le rejet de l’influence américaine. Toutes les formes d’ingérences sont aujourd’hui très mal perçues en Irak. Néanmoins, il ne faut pas s’attendre à ce que tout change du jour au lendemain. Certaines puissances continueront d’avoir un droit de regard, notamment l’Iran. Ces manifestations emportent certains stigmates, mais ne mettront pas fin de fait à tout ce que l’Iran a investi ces dernières années. C’est là que le bât blesse, car malgré tous leurs efforts, inévitablement des formes d’ingérences vont s’exercer, et le prochain gouvernement souffrira d’un manque de légitimité. Un futur gouvernement dont on sait qu’un ou plusieurs ministres ont été choisis par l’Iran, ne fera qu’alimenter la colère des Irakiens.»

Sputnik France: De ce que je comprends, le Système et ses tentacules sera toujours présent dans les mois, voire les années à venir, l’ingérence étrangère également. La population irakienne ne semble pas sortie d’affaire…  

Myriam Benraad: «C’est un peu l’idée, malheureusement… J’en reviens aux raisons plus structurelles de la révolte que l’on connaît aujourd’hui: c’est une accumulation de plusieurs colères, de plusieurs séquences de grandes violences qui forment un agrégat de frustrations qui ont atteint leurs points de rupture cette année.»

*Daech est une organisation terroriste interdite en Russie

https://fr.sputniknews.com/international/201912031042526614-en-irak-il-y-a-une-rupture-totale-entre-la-caste-politique-et-le-peuple/


 

IRAK : LA CONTRE-OFFENSIVE CHINOISE?

Tue Dec 3, 2019 9:56AM

Irak: les Hachd protègent les frontières. ©IRNA

Irak: les Hachd protègent les frontières. ©IRNA

Ce qui se passe en Irak est pour les médias mainstream une "flèche tirée par le camp US/Israël/Monarchies arabe" contre l'axe de la Résistance. Qu'ils veuillent amputer l'axe de la Résistance de l'une de ses principales composantes, cela va de soi, mais qu'il y ait aussi des "effets collatéraux" à rechercher et à réaliser par les Américains et leurs alliés, les observateurs en conviennent aussi. Depuis que le PM démissionnaire, Adel Al Mahdi a donné son feu vert à des négociations destinées à doter l'Irak d'une défense aérienne autonome voire intégrée avec en toile de fond les S-400 russes, les troubles que vit aujourd'hui l'Irak étaient prévisibles surtout que Mahdi a eu le courage de tenter un choc frontal avec les USA, en se rendant à Pékin signer plus d'un milliard de dollars de contrats avec les Chinois. Au bout de deux mois d'agissements et de manipulations, les USA ont -ils gain cause? La chute de Mahdi risque d'ouvrir une période fort difficile pour les Américains. 

Au fait, après avoir tenté en bombardant tout au long de l'été 2019 de frapper les positions et les stocks d'armes et les bases de campement des Hachd à Bagdad, à Diyala, à Salaheddine, à Mossoul, ou encore sur les frontières syro-irakiennes, les États-Unis ont profité des troubles qu'ils pilotent depuis leur ambassade pour réactiver leurs réseaux daechistes. Ainsi à Diyala, à l'est de l'Irak, une offensive-éclair de Daech, ayant mobilisé des centaines de soldats takfiristes des USA, a été violemment repoussé lundi. Cette réactivation des cellules terroristes touche plus ou moins Saleheddine, Ninive et Falloujah, toutes des régions du centre et du nord. De toute évidence, les États-Unis cherchent à éloigner les Hachd des frontières syro-irakiennes dans le strict objectif de lancer une invasion daechiste sur le flanc ouest irakien depuis Deir ez-Zor, et ce, à l'effet de bloquer à nouveau le passage Qaem-Abou Kamal, par où passe le corridor stratégique Irak-Syrie-Méditerranée. En Syrie justement, les Américains cherchent à ériger deux nouvelles bases non loin d'Al Tanf, là encore pour mieux définir la ligne de front avec la Résistance. 

Une crise sécuritaire durable en Irak suffira-t-elle à provoquer un effondrement des positions de la Résistance? Les observateurs en doutent fort : le porte-parole du commandement des opérations communes irakien a annoncé lundi que les frontières communes Irak/Syrie sont complètement sous contrôle et les circulations, "sécurisées". Le général Tahsine al-Khafaji a confirmé le déploiement de tous les dispositifs nécessaires dans les zones frontalières pour observer et surveiller de près "les moindres agissements des terroristes, des daechistes". Le commandant a aussi souligne que "les opérations de protection des frontières" sont menées en parfaite coordination avec l'armée syrienne et que les "caméras nocturne" et les "drones" ys sont actifs. 

 Les forces des Hachd comptent des milliers de combattants aguerris qui, n'en déplaisent aux Américains, bénéficient d'un large ancrage populaire en dépit de tous les efforts américains. 

Irak: la Résistance a perdu une bataille?

Irak: la Résistance a perdu une bataille?

Les tribus entrent en scène pour contrer les violences en Irak.

Mais il y a plus : alors que les États-Unis travaillent à installer le chaos en Irak, le ministère irakien du Pétrole a annoncé qu'un contrat d'ingénierie de 121 millions de dollars US avait été conclu entre l’Irak et la société chinoise « Petroleum Engineering & Construction Corp » (CPECC) afin de moderniser les installations utilisées pour l'extraction de gaz lors de la production de pétrole brut dans le champ pétrolier West Qurna-1 à 50 kilomètres au nord-ouest du principal centre pétrolier de Bassora.

Le projet, qui devrait être achevé dans 27 mois, vise à capturer le gaz actuellement brûlé sur le site. Le CPECC est une filiale du principal de « China National Petroleum Corp » (CNPC). Ce qui veut dire que la Chine s'installe durablement en Irak. Des experts des questions économiques et financières croient que le  projet de captage du gaz inclura également le développement des réserves de pétrole aux champs « West Qurna-1 », la Chine envisageant de prendre le gaz avec un rabais d'au moins 30% supplémentaires sur le prix moyen du marché, ce qui lui permettrait de s'impliquer davantage dans les questions du pétrole et du gaz irakien, au détriment des Américains et des Occidentaux. C'est une évolution particulièrement importante dans la mesure où elle marque l'entrée en scène irakienne d'un acteur jusqu'ici peu visible : la Chine avec qui Bagdad a signé des millions de dollars de contrats, quitte à affirmer sa présence dans le méga projet "route de la soie". 

Le ministre irakien des Affaires étrangères, Mohammed al-Hakim, avait salué dimanche la qualité des liens sino-irakiens, décrivant les relations bilatérales entre les deux pays comme "excellentes". Le ministre a souligné l'importance de "développer les perspectives de coopération bilatérale entre Bagdad et Pékin, afin de nouer des partenariats stratégiques et de mettre en place une coordination et des consultations efficaces aux niveaux régional et international, de manière à servir les intérêts des deux peuples", selon le communiqué. le volume des échanges commerciaux entre la Chine et l'Irak a dépassé les 30 milliards de dollars américains en 2018, et la Chine espère travailler de concert avec l'Irak pour renforcer leurs relations bilatérales. La Chine est considérée comme le plus important partenaire commercial de l'Irak, tandis que l'Irak est le deuxième plus gros fournisseur de pétrole de la Chine.

La mesure prise par la Chine pour investir dans le champ pétrolifère West Qurna-1 est identique au projet qu’elle avait commencé il y a quelques mois à peine dans l’immense gisement pétrolifère de Majnoon, en Irak. Deux nouveaux contrats de forage ont été annoncés: l’un avec la compagnie chinoise Hilong Oil Service & Engineering pour le forage de 80 puits pour un coût de 54 millions de dollars US et l’autre avec l’Irak Drilling, Société à forer 43 puits pour un coût de 255 millions de dollars US. En réalité, ce sera la Chine qui se chargera des deux, ayant donné les fonds nécessaires à la société de forage irakienne à titre de « commission » pour sa propre participation, selon des sources bien informées irakienne. Également situé tout près de Bassora, à environ 60 kilomètres au nord-est de l’Irak, le gigantesque gisement pétrolifère de Majnoon est l’un des plus vastes au monde, avec une réserve de pétrole estimée à 38 milliards de barils de pétrole. 

"La route stratégique Irak-méditerranée est une entreprise bien eurasiatique qui ne saurait être contrée par des tentatives américaines, estime un expert qui souligne la tenue au mois de septembre des exercices aériens conjoint irano-russe pour en assurer la sécurité. " Le corridor Irak-Méditerranée devra se rallier à la route de la soie et la Russie a fait part de sa disponibilité d'y participer. Ce n'est pas avec des troubles en cours qui iraient reléguer en second place cet enjeu géostratégique, quelle que soit la composition du futur gouvernement, ajoute l'analyste qui fait remarquer que c'est là, l'une des raisons pour laquelle le port de Bassora est la cible des troubles. Le gouvernement irakien transite des produits dont il a besoin depuis la Méditerranée en direction du canal de Suez, la mer Rouge, le détroit de Bab el-Mandeb, la mer d'Oman, le détroit d'Hormuz, le golfe Persique, pour arriver au port d'Umm Qasr. La Chine est bien présente à toutes ces étapes au grand bénéfice de l'Etat irakien". 

Syrie :  la 1ere attaque anti-Gi's?

Syrie : la 1ere attaque anti-Gi's?

Le gouvernement syrien est bien décidé de reprendre le contrôle de ses gisements pétroliers.

http://french.presstv.com/Detail/2019/12/03/612715/Irak-les-Hachd-protgent-avec-force-les-frontires


 

 

UNE PREMIERE VICTOIRE POUR LE PEUPLE IRAKIEN

le 29 November 2019

Des manifestations de joie ont étreint les manifestants de la place Tahrir à Bagdad et ceux des grandes villes du sud de l'Irak après l'annonce de la démission du premier ministre irakien Adel Abdel Mahdi. Depuis qu'il dirige le pays, il s'est inscrit dans le sillage de ses prédécesseurs en poursuivant une politique de prédation des richesses alors que ce pays riche manque de tout. Il est resté sourd au mouvement populaire qui agite l'Irak depuis le 1er octobre. Il a organisé la pire répression depuis S. Hussein puisque l'on compte près de 470 morts et plus de 15 000 blessés. Ces tueries se sont faites avec l'accord des partis qui se partagent le pouvoir et dans lesquelles l'Iran et ses milices locales ont joué un rôle déterminant. Après des décennies de dictature, de chaos et de meurtrissures résultants des guerres américaines, le peuple irakien s'est soulevé pour rejeter une classe politique incompétente et corrompue, le confessionnalisme mais aussi les ingérences étrangères.

Le Parti communiste français (PCF) exprime sa solidarité totale avec la lutte du peuple irakien. Cette première victoire, dans laquelle le Parti communiste irakien a joué pleinement son rôle, n'est qu'une première étape dans un processus de transition pour imposer la justice, la liberté, la démocratie et la paix. La France et l'Union européenne seraient bien inspirées d'appuyer le mouvement populaire irakien.

Parti communiste français,
Paris, le 29 novembre 2019

source :  http://international.pcf.fr/113567


 

IRAK : BASSORA SE SOULEVE CONTRE L'ENVAHISSEUR US

Bassora : manifestations contre l'intervention US

Fri Nov 29, 2019 11:1AM

Des manifestants irakiens défilent avec des drapeaux nationaux. ©AFP

Des manifestants irakiens défilent avec des drapeaux nationaux. ©AFP

En Irak, la ville de Bassora (sud) a été le théâtre de nombreuses manifestations pour protester contre les actes subversifs de mercenaires américains et israéliens.

Selon Al-Alam, en réponse aux appels des autorités religieuses, les habitants de Bassora sont descendus dans la rue et ont crié des slogans condamnant l’attaque contre les ambassades et les actes de sabotage commis par des agents américains et britanniques.

Les participants ont souligné la nécessité de manifestations pacifiques et condamné l’ingérence des États-Unis dans les affaires intérieures de l’Irak.

Attaqué par les terroristes, le consulat d’Iran à Najaf n’était pas la cible principale des terroristes, mais a plutôt constitué un prétexte pour s’en prendre à la Marjaiya Irakienne basée à Najaf. Similaires à celles ayant visé il y a environ un mois la ville sainte de Karbala, les tentatives destinées à faire passer Najaf pour une ville non sûre, semblent suivre des objectifs bien ficelés comme par exemple empêcher que l’État fasse régner la loi, pour le bien-être de tous.

Ce jeudi 28 novembre, des sources locales ont fait état du déploiement des forces armées pour protéger les sanctuaires et les bureaux des autorités religieuses situés dans l’ancienne ville de Najaf.

À cet égard, Abu Mahdi al-Mohandes, commandant en chef adjoint des Unités de la mobilisation populaire d’Irak (Hachd al-Chaabi), a rappelé que tous les combattants des Hachd al-Chaabi étaient sous le commandement de la plus haute autorité religieuse, avertissant que ces derniers couperaient la main de quiconque tenterait de s’approcher de la Marjaiya.

Irak: le contre-coup d’État anti-US?

Irak: le contre-coup d’État anti-US?

Les Hachd al-Chaabi sont mobilisés pour protéger la Marjaiya à Najaf.

Dans ce cadre, le Premier ministre irakien, Adel Abdul Mahdi a déclaré mercredi 27 novembre que jusqu’à présent le gouvernement irakien était sur la position défensive face aux récents agissements violents ajoutant qu’il ne pouvait plus rester les bras croisés face à l’agression.

« Notre travail consiste à protéger l’ordre public et les citoyens. Nous sommes déterminés à imposer la loi et à faire face aux manifestations non pacifiques », a-t-il souligné.

Bagdad met en garde les États-Unis

Bagdad met en garde les États-Unis

Évoquant les récents agissements violents qui ont perturbé les manifestations pacifiques dans le pays, le Premier ministre irakien juge que ce qui se passe actuellement en Irak est une grande sédition.

http://french.presstv.com/Detail/2019/11/29/612406/Bassora-se-soulve-contre-lAmrique


 

IRAK : MEURTRIÈRE REPRESSION CONTRE LE PEUPLE. DÉMISSION DU PREMIER MINISTRE ADEL ABDEL MAHDI

Répression mortelle en Irak, le premier ministre annonce sa démission

PHOTO AFP

Vendredi, la police a encore tué 15 manifestants à Nassiriya, à feu et à sang depuis jeudi.

(Bagdad) Le premier ministre irakien a annoncé vendredi qu’il allait démissionner comme l’a réclamé le grand ayatollah Ali Sistani, figure tutélaire de la politique dans le pays, sans pour autant faire cesser les violences qui ont de nouveau fait 21 morts en une journée.

 

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AGENCE FRANCE-PRESSE

Adel Abdel Mahdi, un indépendant sans base partisane ni populaire de 77 ans, a cédé vendredi, après deux mois de contestation contre le pouvoir et son parrain iranien et plus de 420 morts à Bagdad et dans le Sud chiite.  

Peu avant, le plus haut dignitaire chiite du pays avait appelé le Parlement à retirer sa confiance au gouvernement pour éviter le «chaos» et plus de morts, rejoignant les manifestants qui réclament depuis le 1er octobre «la chute du régime».

AFP

L’agitation politique qu’il a aussitôt suscitée n’a toutefois pas pu arrêter la spirale des violences qui se poursuit dans le sud, où le chaos menace depuis que des combattants tribaux se sont montrés armés pour protéger les manifestants à Nassiriya, et alors que des hommes en civil ont ouvert le feu sur la foule à Najaf.

Vendredi, la police a encore tué 15 manifestants à Nassiriya, à feu et à sang depuis jeudi, un à Bagdad et cinq autres sont morts à Najaf où des hommes en civil ont tiré sur les manifestants devant le siège d’un parti, ont rapporté témoins et médecins.

«Intolérable»

Le sud de l’Irak s’était embrasé jeudi avec une répression menée par des commandants militaires dépêchés par Bagdad peu après l’incendie au cri de «Iran dehors» du consulat iranien dans la ville sainte chiite de Najaf. Le haut-gradé envoyé à Nassiriya a toutefois été limogé jeudi après la mort de 28 manifestants en quelques heures sous les tirs nourris des forces de l’ordre.

AFP

Un homme pleure la mort de son frère alors qu'il transporte son cercueil lors d'une procession funéraire, vendredi à Najaf.

Au total jeudi, 46 manifestants ont été tués et près d’un millier blessés, selon les médecins.  Un chiffre «intolérable», selon l’ONU.

Ce déchaînement de violence a transformé les défilés du Sud, longtemps festifs, en processions funéraires vendredi et même, fait inédit, poussé la province sunnite de Salaheddine à déclarer trois jours de deuil.

Les provinces sunnites, reprises aux djihadistes il y a deux ans, ne manifestent pas. Si leurs habitants se plaignent des mêmes maux que dans le Sud, ils redoutent d’être taxés de nostalgiques de Saddam Hussein ou de djihadistes, des accusations déjà portées contre les manifestants par leurs détracteurs.

Sur Tahrir, épicentre de la contestation à Bagdad, l’annonce de M. Abdel Mahdi a créé un répit joyeux. Les manifestants ont abandonné les pierres qu’ils jetaient sur les policiers pour danser après l’annonce par M. Abdel Mahdi de son intention de démissionner.

REUTERS

Adel Abdel Mahdi a annoncé sa démission.

«C’est une étape majeure, même si elle a tardé et que nous avons vécu des journées très sanglantes», lance Ali Hussein, étudiant de 20 ans qui manifeste à Nassiriya, alors que près de 420 Irakiens sont morts depuis le 1er octobre et des milliers d’autres blessés, dont beaucoup resteront handicapés.

«Que tous les partis dégagent»

«Notre problème, ce n’est pas le premier ministre, on veut que tous les partis dégagent!», tempère un autre protestataire à Diwaniya, dénonçant les services publics déliquescents, la corruption et le chômage entre autres maux.

Car dans le pays, l’un des plus riches en pétrole du monde, un habitant sur cinq vit sous le seuil de pauvreté et les infrastructures sont délabrées alors qu’en 16 ans, l’équivalent de deux fois le PIB s’est évaporé dans les poches de politiciens et d’entrepreneurs véreux.

Déjà, les députés d’opposition, de l’ex-premier ministre Haider al-Abadi et du turbulent Moqtada Sadr – le premier bloc au Parlement – se sont dit prêts à retirer leur confiance au cabinet.

AFP

La désobéissance civile continue de bloquer écoles et administrations.

Quant aux paramilitaires pro-Iran du Hachd al-Chaabi, 2e bloc au Parlement qui jusqu’ici soutenait fortement le gouvernement, ils semblaient se plier aux directives du grand ayatollah et appelaient aux «changements nécessaires dans l’intérêt de l’Irak».

Le Parlement doit se réunir dimanche alors que, jamais, depuis la chute de Saddam Hussein en 2003, un premier ministre n’a quitté son poste avant la fin de son mandat.

Il faudra ensuite «mettre en place les réformes exigées par le peuple», a prévenu vendredi Washington.

AP

Sur la place Tahrir, épicentre de la contestation à Bagdad, l’annonce du premier ministre a créé un répit joyeux.

Car dans la rue, les manifestants veulent plus : la fin du système politique post-Saddam Hussein conçu par les Américains et désormais sous la mainmise de l’Iran, qui a pris l’avantage face aux États-Unis.  

La désobéissance civile continue de bloquer écoles et administrations alors que les manifestations n’ont pas jusqu’ici touché le talon d’Achille du pouvoir, le pétrole, unique ressource en devises du pays qui représente 90% des recettes d’un gouvernement surendetté.

https://www.lapresse.ca/international/moyen-orient/201911/29/01-5251689-repression-mortelle-en-irak-le-premier-ministre-annonce-sa-demission.php


 

IRAK : QUI SE CACHE ET ORDONNE DE TIRER A BALLES RÉELLES SUR LES MANIFESTATIONS LÉGITIMES DU PEUPLE IRAKIEN ?

Qui est la « troisième force » derrière les émeutes en Irak

 Depuis 5 heures  29 novembre 2019

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 Irak - Monde arabe

 

L’Irak est aux prises avec des émeutes. Sachant que les politiques et les activistes irakiens parlent depuis longtemps d’une « troisième force » provoquant des explosions et des tirs dans les zones de rassemblement des manifestants.

Mi-novembre, le ministre irakien de la Défense Najah al-Shammari a déclaré à la chaîne arabophone France 24 qu’une « troisième partie » était derrière les tirs sur les manifestants irakiens.

« Ce ne sont pas les forces nationales de sécurité irakiennes qui tuent des manifestants », a-t-il déclaré. Et d’ajouter: « Il existe une troisième partie qui tire sur les manifestants afin de provoquer leur confrontation avec les forces de sécurité ». Tout cela est fait dans le but de déstabiliser l’Irak, affirme le ministre.

Rappelons que les manifestations commençaient pacifiquement il y a deux mois. Les manifestants exigeaient l’amélioration des conditions de vie, la lutte contre le chômage et la corruption. Aux exigences socioéconomiques se sont rapidement ajoutées des exigences politiques – la démission du gouvernement. Les premiers tirs ont retenti depuis la foule de manifestants contre la police et l’armée. Les forces de l’ordre ont riposté avec des armes automatiques.

Mi-novembre, des explosions ont retenti dans les rangs des manifestants sur la place centrale Tahrir de Bagdad. La commission des droits de l’homme du parlement irakien a diffusé un communiqué spécial via l’agence de presse INA affirmant que les explosions sur la place Tahrir « prouvent la présence d’une partie qui cherche à déstabiliser la sécurité et à répandre le chaos à travers le pays ». Les députés ont appelé à la coopération entre les forces de sécurité irakiennes et les coordinateurs des manifestations afin d’empêcher « l’infiltration d’une troisième partie » qui a organisé les explosions.

Et récemment le leader de l’organisation chiite militarisée Asaib Ahl al-Haq (Ligue des gens de la Vérité) Qaïs al-Khazali, dans une interview à la télévision jordanienne, a directement accusé Washington et Tel Aviv d’être derrière les nombreux cas de meurtres de manifestants et les émeutes dans le pays. Qaïs al-Khazali a exigé une enquête pour découvrir qui a « facilité » la voie aux meurtriers et qui a donné l’ordre de tirer sur les manifestants.

Sur fond de crise politique qui perdure, la soudaine visite du vice-président américain Mike Pence en Irak est très révélatrice. Avec son épouse, ce dernier a d’abord visité la base américaine d’Aïn al-Assad dans la province occidentale d’Anbar, puis la base dans la capitale du Kurdistan irakien Erbil et a rencontré le président de cette autonomie kurde Nechirvan Barzani. Au nom du président américain Donald Trump Mike Pence a affirmé au leader kurde « les forts liens apparus dans le feu de la guerre entre les peuples des Etats-Unis et le peuple kurde dans cette région ». Depuis que les Américains ont de facto trahi les Kurdes en Syrie, ces propos paraissent très ambigus. Mais ils témoignent d’autant plus de l’aspiration de Washington à provoquer la désintégration de l’Irak.

A noter que le Kurdistan irakien, où les entreprises américaines, surtout pétrolières, sont très présentes, n’a pas été atteint par la vague des protestations, qui a frappé le centre et le Sud de l’Irak.

Sans compter le fait que Mike Pence s’est rendu en Irak en pleine crise politique qui a éclaté (quelle coïncidence!) immédiatement après que des députés irakiens et d’autres milieux politiques ont exigé le retrait des troupes américaines du territoire irakien.

Et les coïncidences ne s’arrêtent pas là. A Kirkouk, une région riche en pétrole revendiquée par les Kurdes, les bandes terroristes inachevées de Daech ont refait surface.

Il convient de rappeler qu’en 2003 les États-Unis ont envahi l’Irak, ont renversé Saddam Hussein, et tout cela a été fait uniquement « au nom de la liberté et de la démocratie ». 16 ans plus tard, ni l’une ni l’autre n’est observée en Irak.

Les analystes pointent une autre particularité des manifestations actuelles : elles sont laïques. Comme en témoigne l’exigence d’inscrire dans la Constitution des amendements annulant l’appartenance religieuse au sein des différentes branches du pouvoir. Certains parlent de renaissance nationale, voire de « nouveau nationalisme » de la place Tahrir, où a été installé un camp de tentes des manifestants. Cela n’aurait rien de particulier, les idées de renaissance nationale professées par l’ancien parti dirigeant Baas ne sont pas étrangères aux Irakiens.
Mais de temps en temps les médias écrivent que les États-Unis et l’Arabie saoudite entretiennent des contacts avec des représentants de Baas et projettent de faire revenir le parti interdit en Irak qui était dirigé par Saddam Hussein. Ainsi, en été 2018, l’agence iranienne Fars a rapporté qu’une délégation du parti dissous Baas était en négociations avec des représentants américains, notamment Jared Kushner, gendre et conseiller du président Trump, afin d’évoquer le retour du parti dans le processus politique de l’Irak sous un nouveau nom. Par conséquent, la laïcité des protestations actuelles pourrait être un coup bien calculé de la future « renaissance » du Baas. Car c’est sous sa gouvernance que l’Irak était l’avant-poste principal dans la confrontation entre le Moyen-Orient et l’Iran.

Alors quelle est cette « troisième force »? La conclusion s’invite d’elle-même – ce sont ceux qui souhaitent absolument la suppression de la présence iranienne et de l’influence iranienne en Irak pour éliminer un maillon important de l’axe bâti par Téhéran au Moyen-Orient depuis des années, un axe comprenant, hormis l’Irak, la Syrie, le Liban et le Yémen.

Les forces politiques irakiennes liées à l’Iran se tiennent à l’écart des protestations en estimant qu’elles sont inspirées de l’extérieur. L’unique autorité indiscutable pour les Irakiens révoltés demeure le guide spirituel des chiites irakiens le grand ayatollah Ali al-Sistani. D’ailleurs, il a soutenu les manifestations pacifiques, d’une part, et de l’autre – il a appelé les autorités politiques du pays à adopter au plus vite une nouvelle loi sur les élections et à procéder aux réformes.
C’est alors que la « troisième force » deviendra effectivement «excédentaire » dans la structure politique irakienne.

Source : Observateur continental

http://french.almanar.com.lb/1569196


 

LE PCF SOLIDAIRE DE LA LUTTE DU PEUPLE IRAKIEN SALUE L’ENGAGEMENT COURAGEUX ET DIGNE DU PARTI COMMUNISTE IRAKIEN

 

le 25 November 2019

Irak: jusqu'à la chute du régime!

 

Dans la continuité des grandes mobilisations de 2015, un mouvement de protestation a débuté début octobre en Irak. D'une ampleur inédite, il touche tout le pays et plus particulièrement Bagdad et le sud chiite. Anticipant la contestation libanaise, cette insurrection a pris ses distances avec les différences ethniques et confessionnelles puisque l'on retrouve à côté des chiites, des sunnites mais aussi des kurdes. Parti des bidonvilles, des quartiers populaires, ce mouvement pacifiste agglomère désormais des pans entiers de la société. Les syndicats professionnels, les étudiants, les professeurs, les avocats participent ensemble à l'occupation de la place Tahrir et appellent à la désobéissance civile à l'occasion de grèves générales.
La jeunesse irakiennne est le moteur de cette contestation, elle qui représente la moitié des 42 millions d'Irakiens. Elle exige le départ de la classe politique, dénonce un sytème confessionnel et ethnique à bout de course et les ingérences étrangères.

Sur les ruines du régime de S. Hussein et le chaos des interventions militaires américaines, les partis chiites au pouvoir ont enfoncé toujours plus le pays dans le désastre. Ils ont amené la guerre civile et nourri le terrorisme. Ils se sont appuyés sur le système confessionnel pour pérenniser leur pouvoir, s'enrichir et installer des mécanismes de corruption généralisés qui ont coûté depuis 2016, 410 milliards de dollars, soit deux fois le PIB. Ces gouvernements, qui ont appliqué avec zèle les recommandations des institutions financières internationales, n'ont répondu à aucune des attentes du peuple irakien. Ils ont pillé l'Etat et démantelé les services publics de l'eau, de l'électricité, de l'école, des hôpitaux, du logement... 90% des gens n'ont pas de véritables emplois. La colère se tourne aussi contre l'Iran, véritable parrain des partis religieux et des milices qui dominent.

En dépit des divergences qui existent entre les différentes formations, elles demeurent fermement unies autour du premier ministre Adel Abdel Mahdi, pour imposer le statuto-quo. Aucune force n'entend procéder à des réformes qui pourraient remettre en cause leur mainmise sur l'Etat et les richesses notamment pétrolières. Même la formation chiite de Moqtada al-Sadr, jusqu'alors aux côtés des manifestants et qui avait noué une alliance avec le Parti communiste irakien, a tu ses critiques. Tous misent sur l'épuisement du conflit et alimentent le spectre du complot et des ingérences.

L'ayatollah Ali Al-Sistani, véritable autorité qui conserve encore une légitimité, a appelé en vain le gouvernement à des réformes sans remettre en cause fondamentalement le système et à l'ouverture d'une commission d'enquête face à la répression. Ce prélat et son entourage expriment leur inquiétude face à la sécularisation de la jeunesse et travaillent aussi à l'étouffement du mouvement.

Le gouvernement a choisi le bain de sang contre les manifestants. A ce jour, on compte plus de 340 victimes et 15 000 blessés, en majorité de jeunes chiites qui pour beaucoup d'entre eux se sont engagés dans la lutte contre l'Etat Islamique. Les similitudes des formes de répression avec l'Iran laissent penser que le chef des Gardiens de la Révolution, le général Qasem Soleimani, est venu en personne en assurer la coordination. Aux côtés de l'armée, des snipers et des milices pro-iraniennes abattent de sang froid les militants ou les blogeurs. A la tête de véritables "Escadrons de la mort", ils opèrent en toute liberté en menant des campagnes d'intimidation, en procédant à des enlèvements ou en étant à l'origine de disparitions. Depuis le début de la contestation, le gouvernement n'a pas eu le moindre mot de regret pour déplorer la mort d'autant de jeunes gens.

La brutalité de la répression n'endigue en rien la contestation. Les deux députés communistes ont démissionné et se trouvent avec leur parti au coeur des mobilisations pour sortir du confessionnalisme, réformer la constitution et mettre en oeuvre des politiques qui répondent aux attentes de la population.
Ils sont en phase avec les propositions des Nations unies qui exigent la libération des manifestants emprisonnés, une réforme de la loi électorale, la lutte contre la corruption ainsi que la mise sous contrôle des milices.

Ce sont ces propositions que devraient soutenir la France et l'Union européenne au sein des instances internationales. Le chaos, la fragmentation du pays, les ingérences croissantes de l'Iran, de la Turquie et de l'Arabie saoudite  contribuent à accroître la fragilité voire la désintégration de l'Etat avec des conséquences lourdes de portée.

Le Parti communiste français est solidaire de la lutte du peuple irakien et salue l'engagement courageux et digne du Parti communiste irakien dans ce combat pour la liberté, la justice, la démocratie et la paix.

Pascal Torre
responsable-adjoint du secteur international du PCF
chargé du Maghreb et du Moyen-Orient.

source :  http://international.pcf.fr/113526


 

IRAK : LE MOUVEMENT AL-NUJABA S'ENGAGERA DANS TOUT CONFLIT CONTRE "ISRAËL"

L’Iran pourra aider l’Irak à sortir de l’emprise américaine

Tue Nov 26, 2019 5:34PM

Akram al-Kaabi, le chef du mouvement d'al-Nujaba, aux côtés de ses combattants, dans la ville de Qayrawan, le 27 mai 2017. ©Reuters

Akram al-Kaabi, le chef du mouvement d'al-Nujaba, aux côtés de ses combattants, dans la ville de Qayrawan, le 27 mai 2017. ©Reuters

« L’essor des relations entre l’Irak d’une part, la Russie et la Chine de l’autre aidera Bagdad à sortir de l’emprise des États-Unis », a déclaré le porte-parole principal d’al-Nujaba irakien, Nasr al-Shammari.

Dans un entretien exclusif avec le journaliste indépendant russe Damir Nazarov, porte-parole officiel du mouvement irakien, al-Nujaba a évoqué les déclarations de Donald Trump pour dire que Daech était une création des États-Unis, appuyés dans cette tâche par le régime saoudien et des monarchies du golfe Persique.

« Ils ne sont pas assez sérieux pour lutter contre leur propre créature, car ils veulent utiliser le résidu de ce groupe terroriste comme levier de pression pour empêcher un retour à la stabilité en Irak ».

Selon Nasr al-Shammari, « l’essor des relations entre l’Irak d’une part, la Russie et la Chine de l’autre, sera un pas constructif qui aidera Bagdad à sortir de l’emprise américaine ».

Al-Nujaba met en garde Israël et pour la première fois en hebreu  (JISS)

Al-Nujaba met en garde Israël et pour la première fois en hebreu (JISS)

Le Jerusalem Institute for Strategy and Security » (JISS) a réagi à la diffusion sur les réseaux sociaux d’un clip vidéo sur la Résistance islamique d’al-Nujaba.

Dans une autre partie de ses propos, le porte-parole d’al-Nujaba a déclaré que l’intervention militaire de la Turquie dans le nord-est de la Syrie contredisait les lois internationales et qu’elle constituait une violation de la souveraineté nationale syrienne. « La nation syrienne et ses alliés ont fait preuve d’actes de dévouement pour défendre la souveraineté de la Syrie. Nous demandons donc à Ankara de retirer immédiatement ses forces de ce pays », a-t-il ajouté. 

Le journaliste russe a ensuite demandé à Nasr al-Shammari ce qu’il pensait de la grande peur suscitée chez les Israéliens par al-Nujaba. « Les Israéliens croient que vous allez vous engager dans une possible guerre entre Tel-Aviv et le Liban ou la Syrie. Qu’est-ce que vous en dites ? »

Pour répondre, le porte-parole d’al-Nujaba a rappelé les atrocités commises par le régime israélien contre l’Ummah musulmane : « Conformément à nos devoirs religieux et nos principes idéologiques, nous n’avons qu’à lutter contre ce régime occupant et nous allons donc nous ranger aux côtés des autres groupes de Résistance dont et surtout le Hezbollah dans tous les conflits qui pourraient être déclenchés contre Israël ».

Le porte-parole d’al-Nujaba a ajouté qu’au cas où une guerre éclaterait entre le Hezbollah et la Syrie d’une part et Israël de l’autre, son mouvement serait certainement sur la ligne de front pour faire valoir les droits des nations arabes et musulmanes.

Il a ensuite fait part des rencontres ayant eu lieu entre les commandants d’al-Nujaba et les commandants des groupes de Résistance palestiniens, qualifiant de « positive » la décision prise par Bagdad de leur donner un bureau de représentation sur le sol irakien.

Concernant les récentes protestations générales en Irak, Nasr al-Shammari a déclaré : « Ni l’actuel gouvernement ni ses prédécesseurs n’ont fait preuve d’une volonté sérieuse pour résoudre les problèmes et éradiquer la corruption ou établir la méritocratie ; ce qui a provoqué la colère des Irakiens ».

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Le "non" du Hezbollah aux USA

Le jeu est faussé: les Américains cherchaient à diaboliser le Hezbollah, visiblement c’est vers eux qui sont pointés désormais les doigts d’une majorité des Libanais.

Tout en soutenant les revendications populaires, Nasr al-Shammari a mis en garde contre les visées opportunistes des ennemis voulant canaliser les protestations du peuple irakien. « Les Américains sont en colère puisque l’Irak ne les a pas rejoints dans les sanctions anti-iraniennes et qu’il s’approche de l’Iran », a-t-il rappelé.

« En plus, les régimes despotiques du littoral du golfe Persique qui ne tolèrent pas le système démocratique de l’Irak cherchent à canaliser les protestations légales du peuple et à les transformer en une révolte destructrice ; ce qui n’aura pas lieu ! », a-t-il souligné.

Le porte-parole d’al-Nujaba a ensuite mis l’accent sur l’unité nationale en Irak et les relations fraternelles entre les chiites et les sunnites : « Nous, au sein d’al-Nujaba, nous avons eu une bonne expérience quant à la coopération avec les forces volontaires sunnites dont un grand nombre sont venues grossier les rangs de la Résistance et se sont battues sous le commandement d’al-Nujaba. Parmi ces combattants, beaucoup ont été tués en martyr », a-t-il expliqué.

http://french.presstv.com/Detail/2019/11/26/612188/Israel-guerre-Irak-Etats-Unis-Russie-Chine-Nasr-Shammari-Nujaba