IRAK

LA RUSSIE CONTRE UNE PARTITION DE L'IRAK

La Russie s’est dit en faveur de l’intégrité territoriale irakienne

Wed Oct 18, 2017 5:0PM

Une rencontre a eu lieu entre le président du Kurdistan irakien, Massoud Barzani (D) et Falih al-Fayyad, le 16 mai 2017. ©Kurdistan24

Une rencontre a eu lieu entre le président du Kurdistan irakien, Massoud Barzani (D) et Falih al-Fayyad, le 16 mai 2017. ©Kurdistan24

Lors d’une rencontre avec le conseiller à la sécurité nationale de l’Irak, le vice-ministre russe des Affaires étrangères a annoncé que son pays apporterait son soutien à l’intégrité territoriale irakienne.

« La Russie soutiendra l’intégrité territoriale irakienne », a souligné Mikhaïl Bogdanov, vice-ministre russe des Affaires étrangères, lors de sa rencontre avec le conseiller à la sécurité nationale de l’Irak, Falih al-Fayyad.

« Les deux parties se sont focalisées sur la situation irakienne, les opérations antiterroristes et la situation au Kurdistan irakien », est-il dit dans le communiqué du ministère russe des Affaires étrangères. 

Al-Fayyad a salué la Russie pour son approche concernant les questions irakiennes.

Mikhaïl Bogdanov, vice-ministre russe des Affaires étrangères. ©Ria Novosti

« Bagdad envisage de renforcer ses coopérations avec Moscou dans la lutte contre le terrorisme », a-t-il ajouté.

Bogdanov a pour sa part affirmé que la Russie soutenait l’intégrité territoriale et la souveraineté nationale de l’Irak et qu’elle cherchait à résoudre les problèmes internes irakiens via un dialogue politique, en prenant en considération les intérêts de toutes les minorités ethniques et religieuses.

http://www.presstv.com/DetailFr/2017/10/18/539060/Irak-Russie-Soutien-intgrit-territoriale-irakienne-Falih-alFayyad-Mikhal-Bogdanov


 

POURQUOI BARZANI, L'AMI DE BHL A-T-IL CAPITULE ?

La reprise de Kirkouk a annulé de facto les résultats du référendum de Barzani

Wed Oct 18, 2017 2:18PM

Un colporteur vend des drapeaux irakiens dans la rue principale de Kirkouk, le 17 octobre 2017. ©AFP

Un colporteur vend des drapeaux irakiens dans la rue principale de Kirkouk, le 17 octobre 2017. ©AFP

Selon un célèbre journaliste arabe, le contrôle de Kirkouk par les forces du gouvernement central de Bagdad a annulé de facto les résultats du référendum d’indépendance de la région autonome du Kurdistan.

L’éditorialiste de Rai al-Youm, Abdel Bari Atwan, a commenté ce mercredi la position de la région autonome du Kurdistan irakien vis-à-vis de la reprise par les forces fédérales irakiennes de la ville de Kirkouk.

Abdel Bari Atwan, éditorialiste de Rai al-Youm (Photo d’archives)

« Nous ne savons pas comment le président du Kurdistan irakien, Massoud Barzani, a évalué la nécessité d’une confrontation militaire avec les forces gouvernementales qui avançaient vers Kirkouk. Il a peut-être compris qu’il ne pouvait compter ni sur un soutien régional et international renforcé, ni sur une couverture aérienne américaine, ce qui aurait mis les Peshmergas dans une position de faiblesse et aurait porté atteinte aux intérêts des Kurdes d’Irak. Cela dit, la décision de Barzani de retirer les forces kurdes était une décision sage qui a empêché toute effusion de sang et a réduit les dégâts de part et d’autre. »

Atwan rappelle que les divergences qui existaient entre les Kurdes d’Erbil et de Souleimaniye se sont aggravées après l’annonce du référendum par Massoud Barzani. « Maintenant, les deux parties ne cessent de s’accuser mutuellement de trahison, et le déclenchement d’une guerre civile kurde est très probable », estime l’éditorialiste de Rai al-Youm.

Abdel Bari Atwan croit que les vrais problèmes de Massoud Barzani ne sont pas du tout liés aux relations avec le gouvernement de Bagdad, la Turquie ou l’Iran, mais porte sur les relations de Barzani, à l’intérieur de la région autonome du Kurdistan irakien, avec les partisans de l’Union patriotique du Kurdistan de feu Jalal Talabani et d’autres partis et groupes kurdes, jusqu’à l’intérieur de son propre Parti démocrate du Kurdistan.

« Les dirigeants de la région autonome du Kurdistan irakien n’ont pas tiré une leçon de l’histoire contemporaine du Moyen-Orient et sont tombés facilement dans le piège que leur ont tendu leurs soi-disant alliés américains et israéliens pour les instrumentaliser contre les peuples voisins, notamment les peuples arabes », estime Abdel Bari Atwan.

Pour Massoud Barzani, les choses n’ont pas évolué comme prévu, estime Atwan : « Tout le monde lui a tourné le dos. Ses amis israéliens, américains et turcs l’ont laissé seul, tandis que ses rivaux à Souleimaniye ne l’ont pas soutenu non plus. »

L’éditorialiste de Rai al-Youm rappelle que le jour où Barzani a organisé son référendum, les Peshmergas contrôlaient la ville de Kirkouk, son aéroport et ses puits de pétrole. Ils étaient également présents à Sinjar et Khanaqin, mais à peine trois semaines après le référendum qu’il avait tenu pour séparer le Kurdistan de l’Irak, les Peshmergas ont dû se retirer de toutes ces régions.

Abdel Bari Atwan estime qu’après la mort de Jalal Talabani, pour qui comptaient avant tout l’unité de l’Irak et l’unité interne des Kurdes, les dirigeants plus jeunes de l’Union patriotique du Kurdistan pourraient changer d’attitude envers Massoud Barzani et adopter une position moins complaisante envers ses diktats.

D’après Atwan, ceux qui ont organisé le référendum d’indépendance du Kurdistan irakien ne se sont pas réellement préparés pour le lendemain du référendum : « Ils étaient peut-être très sûrs d’eux, ont compté sur la faiblesse et l’inertie du gouvernement central ou sur le pragmatisme d’un Recep Tayyip Erdogan qui continuerait à faire du commerce avec le Kurdistan irakien comme si de rien n’était. Ils escomptaient surtout un soutien total des États-Unis et d’Israël. »

L’éditorialiste de Rai al-Youm conclut que le contrôle de Kirkouk par les forces du gouvernement central de Bagdad a annulé de facto les résultats du référendum d’indépendance de la région autonome du Kurdistan. Atwan ajoute que la situation est devenue plus favorable à la relance du dialogue entre Bagdad et les Kurdes pour trouver une solution à leurs problèmes dans le cadre d’un système fédéral et dans le respect de la Constitution.

http://www.presstv.com/DetailFr/2017/10/18/539038/Barzani-a-pris-une-dcision-sage--Kirkouk


 

SOUTIEN ABSOLU DU WAQF SUNNITE AUX ACTIONS DU GOUVERNEMENT IRAKIEN A KIRKOUK

Le waqf sunnite soutient les actions du gouvernement irakien à Kirkouk

 Depuis 2 jours  16 octobre 2017

waqf

 Irak - Monde arabe - Spécial notre site

 

Rédaction du site

Le waqf sunnnite a annoncé son soutien aux procédures du gouvernement irakien pour appliquer la loi dans la province de Kirkouk, les décrivant de « mesures constitutionnelles courageuses », a rapporté la chaine satellitaire libanaise alMayadeen.

Dans sa déclaration, le chef du waqf sunnite, cheikh Abdel Latif Alhamim a affirmé que « le waf sunnite annonce son soutien absolu à toutes  les mesures constitutionnelles prises par le gouvernement irakien à Bagdad et les actions courageuses entreprises plus tôt par le commandant général des forces armées,  Haider al-Abadi afin d’appliquer  la loi à Kirkouk ».

Il a espéré « le maintien  de la paix sociale et de préserver cette grande ville : une ville de coexistence pacifique peinte avec les couleurs de l’Irak ».

Il a ajouté: « Kirkouk ne peut pas devenir la sacro-sainte ville au détriment des autres. Car, si les puits de pétrole coulent dans ses veines, à tout moment  ils peuvent  se transformer en barils de poudre si l’on tente de s’en accaparer au détriment de ses partenaires ».

Il a critiqué ceux qu’il a appelé « d’attiseurs de feu, d’obsedés par le pouvoir et qui veulent régner en répandant la division dans les nations » assurant que « Kirkouk  n’est pas une page d’un livre quon peut déchirer encre moins pour les saisir une montagne qu’on peut rayer de la carte ».

Source: Médias

https://french.almanar.com.lb/612988


 

UN GROUPE MILITAIRE YAZIDI AFFILIE AUX HACHD CHAABI A REPRIS LE CONTROLE TOTAL DE SINJAR APRES LE RETRAIT DES FORCES KURDES

Irak : un groupe yazidi reprend Sinjar après le retrait kurde

Un groupe militaire yazidi a pris mardi le contrôle total de Sinjar dans le nord de l'Irak après le retrait des forces kurdes de la ville, rapportent des habitants.

Le groupe, baptisée Lalesh, est affiliée aux Unités de mobilisation populaire les Hachd al Chaabi.

Sinjar avait été prise par «Daech» pendant l'été 2014. Les terroristes avaient tué ou capturé des milliers de Yazidis, une minorité religieuse issue de l'Antiquité jugée impie par «Daech».

La ville a été reconquise en novembre 2015 par les forces kurdes et yazidies.

Source : agences et rédaction

17-10-2017 | 11:11

http://www.jacques-tourtaux.com/blog/iran/l-iran-refuse-toute-nouvelle-condition-sur-le-nucleaire.html


 

APRES LE RETRAIT DES PESHMERGAS, LES FORCES IRAKIENNES POURSUIVENT LEUR PROGRESSION A SINJAR

Les forces irakiennes poursuivent leur progression à Sinjar après le retrait des Peshmergas

 Depuis 36 minutes  17 octobre 2017

hachd1

 Irak - Monde arabe - Spécial notre site

 

Rédaction du site

Selon une source de sécurité irakienne, citée par l’agence d’informations iraniennes Farsnews,  les forces irakiennes de sécurité  ont réussi à pénétrer dans les régions de Baasheqa et de Makhmour après le retrait des forces peshmergas.

La source a déclaré  que « les forces de sécurité sont entrées dans la zone de Baasheqa au nord-est de la ville de Mossoul et dans le district de Makhmour au sud-est de la ville après le retrait des forces peshmergas « .

Selon la chaine satellitaire libanaise alMayadeen, les forces des Hachd alChaabi  sont entrées à Sinjar, au nord-ouest de Ninive sans résistance de la part des Peshmergas et  ont pris son contrôle aprés avoir baissé les  drapeaux kurdes.

Des sources locales ont rapporté qu' »un groupe de yazidis irakiens des Hachd alChaabi a pris le contrôle total de la ville de Sinjar dans le nord-ouest du pays mardi ».

Le groupe des Yazidis, connu sous le nom de Lalash, a étendu son contrôle sur toutes les parties de Sinjar après le retrait des combattants peshmergas dans la nuit de Lundi.

Selon le correspondant d’alMayadeen, les forces irakiennes sont entrées dans le district de Khanqin, au nord-est de Diyala et ont pris son contrôle près de la frontière irako-iranienne. Des sources   locales ont révélé que des négociations ont eu lieu avec le commandant de l’axe Kramyan et un membre du bureau politique de l’Union patriotique du Kurdistan, Mahmoud Sankawi afin de livrer Khanqin pacifiquement.

Toujours selon alMayadeen,   les forces irakiennes sont censées se diriger vers  le  passage frontalier irako-syrien Rabiaa frontière afin de le récuperer des forces Peshmergas.

Le drapeau irakien a été arboré dans la région de Qorra-Toba dans la province de Diyala, selon les directives du Premier ministre Haydar Abadi.


Daech a tenté de prendre deux villages dans la province de Kirkouk

 

Cela dit, Daech a refait surface dans la province de Kirkouk en plein conflit entre les Peshmergas kurdes et l’armée irakienne soutenue par les forces des Hachd alChaabi, a rapporté l’agence d’informations russe Sputnik.

Lundi soir les combattants du groupe terroriste Daech ont pris deux villages au nord-ouest de la ville de Kirkouk.

Selon la chaîne de télévision Al-Sumaria, les villages en question sont situés non loin de la route reliant la ville de Kirkouk à la capitale de la région autonome du Kurdistan irakien, Erbil. Les habitants locaux ont fui leur foyer.

Al-Sumaria relate que les takfiristes ont pris de court les habitants des deux villages. Selon certains experts interrogés par le média, Daech a profité du conflit entre les Peshmergas kurdes assurant la sécurité dans la province et l’armée irakienne.

Toutefois, selon le correspondant d’alMayadeen, les forces irakiennes ont repris le contrôle du district de Debbs, au nord-ouest de la province de Kirkouk, après une tentative d’infiltration des éléments de Daech », ajoutant que « les troupes avaient traversé le pont vers la deuxième rive de Zab ».

Lundi, les militaires irakiens et les Hachd al-Chaabi, ont lancé une offensive dans la province de Kirkouk et ont repris aux Peshmergas, pratiquement sans résistance,  tous les sites pétroliers, plusieurs bases militaires, un aéroport et le chef-lieu de la province, la ville de Kirkouk.

Source: Médias

https://french.almanar.com.lb/614425


 

PRISE DE L'AEROPORT DE KIRKOUK PAR LES FORCES IRAKIENNES

Les forces irakiennes prennent le contrôle de l’aéroport de Kirkouk

Mon Oct 16, 2017 2:4PM

Les forces irakiennes près d'une infrastructure pétrolière, alors qu'elles se dirigent vers la ville de Kirkouk, le 16 octobre 2017. ©AFP

Les forces irakiennes près d'une infrastructure pétrolière, alors qu'elles se dirigent vers la ville de Kirkouk, le 16 octobre 2017. ©AFP

Après la ville de Touz Khormatou, l’aéroport de Kirkouk est tombé aux mains des forces irakiennes.

Le Premier ministre irakien Haïder al-Abadi a ordonné dimanche soir aux forces armées irakiennes d’assurer la sécurité de toute la province de Kirkouk.

Les images diffusées ce lundi 16 octobre, au matin, par la télévision nationale d’Irak montraient les forces irakiennes ayant réinstauré leur contrôle sur une vaste partie de la province de Kirkouk dont des infrastructures pétrolières du nord et la base militaire K-1.

Dans la foulée, les forces irakiennes ont réussi à reprendre le contrôle de l’aéroport de Kirkouk, rapporte la chaîne al-Jazeera.

Il y a quelques heures, les forces irakiennes ont repris le contrôle des entrées du sud de Kirkouk, tandis que le district de Daqouk est aussi tombé aux mains des forces irakiennes après le retrait des forces kurdes.

Ce matin, les forces irakiennes ont réussi à asseoir leur contrôle sur la ville de Touz Khormatou, située à 88 km au sud de Kirkouk. Touz Khormatou faisait partie par le passé de la province de Kirkouk ; depuis les réformes administratives de 1976, cette ville fait partie de la province de Salaheddine.

De même, la chaîne d’information al-Fortat a annoncé que l’ancien responsable officiel d’Amerli (district de Touz Khormatou), Adel Chakour, a été désigné nouveau gouverneur de la ville de Touz Khormatou.

Les opérations des forces irakiennes sur l’ordre direct du Premier ministre Haïder al-Abadi se poursuivent sur plusieurs axes; tandis que Massoud Barzani, chef du Kurdistan irakien, a reconnu les avancées des forces irakiennes. 

http://www.presstv.com/DetailFr/2017/10/16/538799/Irak-Kirkouk-aroport


 

SYRIE/IRAK : DIABOLIQUE PLAN US CHERCHANT A RESSUSCITER DAECH SOUS UNE NOUVELLE FORME

Daech promis à renaître de ses cendres?

Sun Oct 15, 2017 11:34AM

Le 18 décembre 2011, les derniers soldats américains quittaient l'Irak. Et pourtant Washington n'a jamais cessé ses ingérences.© LaPrensa.hn

Le 18 décembre 2011, les derniers soldats américains quittaient l'Irak. Et pourtant Washington n'a jamais cessé ses ingérences.© LaPrensa.hn

Selon des sources bien informées citées par l'agence de presse iranienne, Mashreghnews, "les cadres de Daech s'apprêtent à mettre à profit la crise générée au Kurdistan pour lancer une vaste offensive contre les trois provinces stratégiques de Salaheddin, de Ninive, et de Diyala". 

Les commandants de Daech suivent de près les dernières évolutions dans la région du Kurdistan irakien, évolutions qui, croient-ils, "leur permettraient de reprendre les trois provinces stratégiques de Salaheddine, de Ninive, de Diyala, soit les trois provinces qui se situent dans le nord irakien, et au sud des régions kurdophones du pays.

Des sources sécuritaires irakiennes confirment cette information et ajoutent : " Cette offensive devrait être lancée par plus de 5.000 terroristes de Daech, repliés dans les régions kurdophones que contrôlent les Peshmergas. Les "cellules dormantes" de Daech qui se trouvent actuellement à Mossoul, à Diayala ainsi qu'à Salaheddin rejoindraient aussi cette offensive que comptent appuyer les Peshmergas kurdes.  

Ces sources sécuritaires poursuivent : " les pressions nationales sont trop fortes en Irak pour empêcher le déclenchement du processus du démembrement de l'Irak à partir des régions à majorité kurde. D'où le recours des États-Unis et de leurs alliés irakiens, pour la plupart partisans de Daech, à ce plan de substitution. Washington cherche ni plus ni moins à décentraliser le pouvoir à Bagdad et à réoccuper les régions libérées des mains de Daech. Kirkouk figure en bonne place au nombre des régions convoitées par l'axe USA-Peshmergas, ville libérée en 2014 de l'emprise de Daech.

Pour les analystes politiques, ce plan de substitution a plusieurs aspects : les divergences interkurdes bloquant pour le moment le processus de sécession au Kurdistan irakien, il faudrait trouver un moyen plus accessible pour déclencher l'implosion du pays et quoi de plus facile que de travailler à une alliance "Kurdes-Daech". Par ailleurs les trois provinces précitées, à savoir Salaheddin, Ninive et Diyala longent l'Irak de l'est à l'ouest. Si elles tombent aux mains des terroristes, la fameuse route Irak-Syrie-Liban dont les États-Unis et leurs alliés craignent l'émergence et qui est apte à renforcer l'axe de la Résistance sera coupée. Ainsi les Américains, en ressuscitant le projet "Daech" et cette fois, sous une nouvelle forme, tentent bien de contrer les avancées de l'axe de la Résistance. 

http://www.presstv.com/DetailFr/2017/10/15/538676/Daech--renatre-de-ses-cendres


 

LES DIRIGEANTS KURDES IGNORENT L'APPEL DE L'IRAK DE RETIRER LEURS PESHMERGAS DE KIRKOUK

Les dirigeants kurdes choisissent d’ignorer les exigences de Bagdad

 Depuis 10 minutes  15 octobre 2017

barzani_maassoum

 Irak - Monde arabe

 

Les dirigeants kurdes ont ignoré dimanche l’appel de Bagdad à retirer leurs peshmergas de Kirkouk avant la nuit et à annuler le référendum d’indépendance comme conditions à des négociations, alors que sur le terrain les troupes se font toujours face.

A l’issue de quatre heures de négociations, le communiqué qu’ils ont diffusé ne fait aucune mention d’un retrait des milliers de peshmergas qu’Erbil dit avoir mis en état d’alerte depuis plusieurs jours.

Et ce, alors même que des renforts des troupes irakiennes continuaient d’arriver dimanche dans le sud de la province de Kirkouk, où se trouve les ressources pétrolières, désormais quadrillée par les chars, les blindés et l’artillerie, selon un photographe de l’AFP.

Dimanche, le président de l’Irak, le Kurde Fouad Massoum avait fait le déplacement depuis Bagdad jusqu’au Kurdistan, tandis qu’un nouveau délai était accordé aux forces kurdes pour quitter les positions prises il y a trois ans et où Bagdad souhaite désormais réinstaller ses forces.

Il expirera dans la nuit, a indiqué un responsable kurde, faisant de nouveau planer la menace de violences, après un premier ultimatum prolongé dans la nuit de samedi à dimanche.

 ‘Pas de conditions préalables’ 
   
Dans leur communiqué en cinq points, le Parti démocratique kurde (PDK) du président de la région autonome Massoud Barzani et son rival l’Union patriotique du Kurdistan (UPK), le parti de M. Massoum, mettent en garde contre « les interventions militaires ou les mouvements de troupes » qui « constituent une menace pour tout effort sérieux de règlement pacifique des problèmes ».

Ils se disent « entièrement prêts au dialogue ». Mais, a prévenu sur Twitter Hemin Hawrami, conseiller de M. Barzani, ils « refusent des conditions préalables » à ces discussions.

« Le PDK et l’UPK rejettent toutes les demandes d’annuler les résultats du référendum », a-t-il précisé, répondant aux déclarations la veille d’une source proche du Premier ministre irakien Haider al-Abadi qui avait estimé qu' »aucun dialogue ne serait mené tant que les résultats du référendum ne sont pas annulés ».

Les peshmergas –les combattants kurdes– se divisent entre les deux partis. Les forces kurdes présentes dans la province de Kirkouk, que les forces irakiennes cherchent à déloger, dépendent de l’UPK.

Alors que les politiques tentent de reprendre langue, des milliers de combattants se font face dans cette province située au nord de Bagdad, trois semaines après la tenue d’un référendum au Kurdistan qui a exacerbé les tensions.

Saad al-Hadithi, porte-parole du Premier ministre irakien Haider al-Abadi, a affirmé à l’AFP que « les forces gouvernementales irakiennes ne veulent pas et ne peuvent pas porter atteinte aux citoyens, qu’ils soient kurdes ou autres, mais elles doivent faire appliquer la Constitution ».

La loi, a-t-il poursuivi, prévoit que « le gouvernement central exerce sa souveraineté sur les zones que la Constitution définit comme disputées (dont la province de Kirkouk fait partie, NDLR), de même qu’en matière de commerce extérieur, notamment de production et d’export de pétrole ».

L’Irak exige de reprendre le contrôle des positions tenues par les peshmergas depuis la débâcle de l’armée et de la police irakiennes, pris en charge par les Américains depuis l’invasion de l’Irak en 2003,  face à la percée fulgurante de la milice wahhabite terroriste Daech (Etat islamique-EI) en juin 2014.

Outre des bases militaires, les combattants du Kurdistan –région qui bénéficie depuis 1991 d’une autonomie étoffée au fil des ans– se sont également emparés d’infrastructures et de champs pétroliers de la province disputée de Kirkouk.

Jusqu’à présent, les forces irakiennes n’ont pas entamé de combat, se contentant de progresser et de reprendre certaines bases désertées peu avant par les peshmergas.

Champs pétroliers 
   

Leur objectif n’est pas la ville de Kirkouk, indiquent même les autorités à Erbil. Elles veulent reprendre « les champs pétroliers, une base militaire et un aéroport » mitoyen.

En outre, Bagdad, dont le budget est grévé par la chute des cours du pétrole et trois années de mobilisation et de combats contre l’EI, entend reprendre la main sur les 250.000 b/j de pétrole  des trois champs de la province de Kirkouk: Khormala, pris par les Kurdes en 2008, et Havana et Bay Hassan, pris en 2014.

Le Kurdistan, qui traverse la plus grave crise économique de son histoire, pourrait lourdement pâtir de la perte de ces champs qui assurent 40% de ses exportations pétrolières.

Bagdad, en crise ouverte avec Erbil depuis la tenue le 25 septembre du référendum d’indépendance y compris dans des zones disputées comme Kirkouk, a multiplié les mesures économiques et judiciaires pour faire plier le Kurdistan.

Autre mesure de rétorsion, l’Iran, hostile au référendum, a fermé dimanche trois postes-frontières permettant le passage de biens et de personnes du Kurdistan irakien à son territoire, a indiqué à l’AFP un responsable kurde. Le ministère des Affaires étrangères iranien a toutefois démenti.

Washington, allié à la fois des Kurdes et des forces irakiennes dans la lutte contre l’EI, a affirmé vouloir « calmer les choses ».

Source: Avec AFP

https://french.almanar.com.lb/610707


 

SALAM KHALIL : NOUVEAU PROJET US CONTRE LES FORCES DE LA RESISTANCE AU MOYEN-ORIENT

Kurdistan, nouveau projet US contre les forces de résistance au Moyen-Orient

Salam Khalil

Le Kurdistan irakien a voté le 25 septembre 2017 pour son indépendance. Un seul «Etat» au Moyen-Orient déclare ouvertement son soutien à la séparation des Kurdes, et ce n’est pas par hasard qu’il soit le représentant de l'impérialisme américain dans la région.

Kurdistan, nouveau projet US contre les forces de résistance au Moyen-Orient

Le 12 septembre, le premier ministre de l’entité israélienne Benyamin Netanyahou, a affirmé son soutien aux «efforts légitimes du peuple kurde pour obtenir leur propre Etat».

Pourtant, même les partenaires occidentaux du leadership kurde n’ont pas encouragé les Kurdes dans ce processus. Et les Etats concernés de la région ont fermement condamné la tentative kurde. Le vice-président irakien, Nouri Al-Maliki, a estimé le 17 septembre que l’indépendance du Kurdistan reviendrait à la création d’un «deuxième Israël». Pour «Israël», l’idée d’un nouvel «Etat» allié au Moyen-Orient est certainement séduisante.

Les Etats occidentaux sont-ils vraiment contre ?

En effet la politique de «diviser afin de dominer» a été développée par les Etats coloniaux il y a de longues années. Le traité Sykes-Picot en est une preuve claire. A la fin de la deuxième guerre mondiale, les Etats impérialistes se sont partagé la région du Moyen-Orient d’une façon à créer une distribution de minorités religieuses, ethniques ou nationales. Les Kurdes ont eu une grande part à cet égard parce qu’ils se trouvaient dans une très grande superficie, reliée géographiquement.

Donc du point de vue historique, il est incompréhensible que les Occidentaux, à leur tête les Etats-Unis, soient opposés à cette séparation du Kurdistan.

D’habitude les puissances mondiales placent les questions de minorités sur leur agenda afin de les exploiter comme outil de pression contre certains pays quand les désaccords avec ceux-ci augmentent. L’intérêt envers ces questions de minorités et l’agitation de ces sujets à un moment précis est un point à analyser, il s’inscrit parfois dans les tentatives de certaines puissances régionales ou internationales à consacrer leur rôle comme parti principal dans les règlements politiques et sécuritaires futures dans la région.

En outre ce développement dans la question des Kurdes d’Irak intervient à la même période où les leaders de la lutte contre le terrorisme wahhabite ont déclaré une fin imminente de «Daech» au Moyen-Orient suite à de grandes défaites subies par les terroristes en Syrie, en Irak et au Liban. Ces défaites ont irrité «Israël» qui avait un grand espoir en la capacité des groupes terroristes à affaiblir l’axe de la résistance.

En outre, la position saoudienne se caractérise par l’ambiguïté et a deux niveaux :

Le premier se manifeste par le rôle de médiation. Ryad a rejoint la voix de pays rejetant la tentative des Kurdes et les a invités à accepter la médiation internationale.

Le second consiste à utiliser la question kurde dans son conflit avec l’Iran, l’Arabie saoudite pourrait donc exploiter le sujet de la séparation des Kurdes et soutenir Massoud Barzani qui cherchait un allié arabe dans son projet. Aucune position saoudienne qui refuse le projet n’a été déclarée, il est sûr et certain que l’Arabie ne s’opposera pas à la formation d’un «Etat» provocateur envers l’Irak, la Syrie, l’Iran et la Turquie, quatre Etats avec lesquels elle n’a pas de bonnes relations à cette époque et elle n’a aucun problème que leurs intérêts soient affectés.

Rapprochement entre l’Iran et la Turquie

Le fait de soutenir Massoud Barzani est en lui-même une preuve du manque d'intérêt envers les Kurdes : cet homme n’a jamais cherché le bien des Kurdes, il cherche toujours son leadership. Et à cette époque il parle de réclamations considérées comme un suicide par les politiciens sages parmi les Kurdes. Malgré tout, Washington soutient Barzani, parce que ce projet lui garantit une menace contre les pays et les forces qui entravent la réalisation de ses plans dans la région ; de même ce projet remplace celui du terrorisme et crée un brouillage sur les victoires contre «Daech». La division constitue donc une solution en cette période pour diminuer la pression que vivent les alliés des Etats-Unis qui tentent par ce moyen d’attaquer l’Iran et la Turquie.

Ces deux grandes puissances dans la région sont d’accord dans leur position envers le sujet de Kurdistan. Elles rejettent le projet et le lient à «Israël», ce qui est remarquable pour la Turquie qui établit des relations diplomatiques avec l’entité israélienne.

Téhéran et Ankara sont rentrées dans une alliance et se sont rencontrées sur plusieurs points afin de faire face aux dangers communs : d’abord faire face au projet de division de la région, ce qui est important dans la protection de la sécurité nationale d’Etats ; ensuite affirmer les rôles centraux de l’Irak et de la Syrie dans la région et préserver l’unité de leur terre, comme étant une mesure primordiale dans la lutte contre la division.

Le retour de la Turquie au carré d’alliance stratégique avec l’Iran constitue un coup aux Etats-Unis et à «Israël» et accorde plus d'avantages aux forces de Résistance dans la région, parallèlement aux résultats dans les champs de bataille en Syrie et en Irak.

Source : French.alahednews

14-10-2017 | 12:51

https://french.alahednews.com.lb/essaydetails.php?eid=24822&cid=323#.WeJQQWi0NPY


 

KIRKOUK : RETRAIT PARTIEL DES PESHMERGAS

Le déploiement des forces irakiennes à Kirkouk, retrait partiel des Peshmergas

Sat Oct 14, 2017 8:44AM

Les chars de l’armée irakienne dans le village de Bachir, au sud de Kirkouk, en Irak, le 13 octobre 2017. ©AP

Les chars de l’armée irakienne dans le village de Bachir, au sud de Kirkouk, en Irak, le 13 octobre 2017. ©AP

Le Premier ministre du Kurdistan irakien a demandé à l’éminent dignitaire religieux chiite d’Irak, l’Ayatollah Ali Sistani, d’intervenir pour empêcher que des affrontements se produisent à Kirkouk.

Sur fond des rumeurs sur la possibilité du déclenchement des affrontements à Kirkouk, le Premier ministre du Kurdistan irakien Nechirvan Barzani a demandé, vendredi 13 octobre, à l’Ayatollah Ali Sistani ainsi qu’à la communauté mondiale d’intervenir afin d’empêcher le déclenchement de nouveaux conflits à Kirkouk.

Le Premier ministre du Kurdistan Nechirvan Barzani (C) et son épouse Nabila (G) votent pour le référendum d'indépendance à Erbil, le 25 septembre 2017. ©AFP

Dans la foulée, le Premier ministre du Kurdistan irakien a accusé Haïder al-Abadi, Premier ministre du gouvernement central de Bagdad, d’avoir rassemblé ses forces militaires à Kirkouk et à Ninive.

Le général Sirvan Barzani, commandant des Peshmergas kurdes, a confirmé le retrait de ses forces des parties de la province de Kirkouk, en coordination avec Bagdad.

Il a toutefois ajouté que les Peshmergas kurdes ne se retireraient pas de la ville de Kirkouk, chef-lieu d’une province éponyme.

Sirvan Barzani a prétendu que les forces irakiennes auraient été déployées en masse dans le sud de Kirkouk. Un fait démenti, auparavant, par le ministère irakien de l’Intérieur.

Il a qualifié d’« hostiles », les agissements des forces irakiennes dans le sud de Kirkouk.

Le commandant des Peshmergas a affirmé que ses forces n’auraient pas procédé à la modification du tissu démographique et qu’elles auraient respecté la Constitution irakienne.

Selon l’agence de presse Reuters, le retrait partiel des Kurdes vise à empêcher des affrontements avec les militaires irakiens.

Dans le même temps, des informations non confirmées font état d’une attaque au mortier des Hachd al-Chaabi contre une position des Peshmergas.

D’après ces informations, les combattants turkmènes des Unités de mobilisation populaire (Hachd al-Chaabi) auraient tiré des obus de mortier sur une position des Peshmergas à Touz Khormatou, à l’est de Tikrit, dans la province de Salaheddin. Les chiites turkmènes constituent la majeure partie de la population de Touz Khormatou.

Le secrétaire général de l’Organisation irakienne Badr, mouvement politique et militaire chiite, a appelé les Peshmergas kurdes à se retirer des régions dont ils ont pris le contrôle, à un moment critique.

Hadi al-Ameri a lancé cet appel, vendredi 13 octobre au soir.

Par ailleurs, le porte-parole des Unités de mobilisation populaire d’Irak, Ahmed Al-Assadi, a déclaré que la présence des militaires irakiens à Kirkouk ne contredisait pas la Constitution.

Le porte-parole du gouvernement irakien a récemment annoncé que Bagdad n’a aucun plan pour attaquer Kirkouk.

Cependant, le Conseil de sécurité du Kurdistan irakien a annoncé, vendredi sur sa page Twitter, que les militaires de l’armée, les combattants des Hachd al-Chaabi et la police fédérale d’Irak entendaient lancer une agression militaire contre la région du Kurdistan.

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Press TV Français @PresstvFr

Bagdad renforce sa présence à Kirkouk http://www.presstv.com/DetailFr/2017/10/11/538266/Erbil-rfrendum-sur-lindpendance-Peshmergas-Daech-terroristes-Kirkouk-Bagdad-Irak-Kurdistan …