L'IRAK VEUT QUE L'ONU ENQUETE SUR LA CONTREBANDE DE PETROLE PAR DAESH

 
 

Bagdad menace de porter plainte auprès du Conseil de Sécurité des Nations Unies s’il était confirmé que la Turquie est impliquée dans la contrebande de pétrole avec «Daech».

L'Irak demandera au Conseil de sécurité de l'ONU d'enquêter sur la contrebande de pétrole par les terroristes du groupe «Daech», a déclaré mercredi au Caire le porte-parole du ministère irakien du Pétrole Assem Jihad.

L’Irak appelle l’Onu à enquêter sur la contrebande de pétrole par «Daech»

«Nous demandons au Conseil de sécurité de l'ONU de créer des commissions d'enquête pour mettre en application les résolutions consacrées à la contrebande. Ces résolutions qualifient de criminels ceux qui sont y sont impliqués, qu'il s'agisse d'individus, de sociétés ou d'Etats», a indiqué Jihad.

Toutefois, l'Irak n'a pas l'intention de proférer des accusations émotionnelles contre tels ou tels pays. «Quand on aura mené une enquête impartiale, le monde entier saura qui est impliqué dans ces activités», a ajouté le porte-parole.

De sa part, le porte-parole du ministère de la défense irakien Naseer Nuri a affirmé à Sputnik que si son gouvernement parvenait à recueillir suffisamment de preuves et de détails concernant cette affaire, il n’hésiterait pas à porter plainte auprès du Conseil de Sécurité des Nations Unies et de toute autre autorité internationale compétente.

Après la publication, par la Russie, d’images et d’une cassette vidéo, qui prouvaient le trafic du pétrole de «Daech», via le territoire turc, le ministère irakien de la Défense a annoncé qu’au cas où ces informations seraient approuvées, l’Irak porterait plainte contre la Turquie auprès du Conseil de sécurité.

Ces déclarations font suite aux propos proférés ce mercredi par le vice-ministre russe de la Défense, Anatoli Antonov qui, selon l’AFP, a accusé la Turquie d’être «Le principal consommateur de ce pétrole volé à ses propriétaires légitimes, la Syrie et l’Irak».

«La classe dirigeante politique, dont le président Erdogan et sa famille, est impliquée dans ce commerce illégal», a poursuivi Antonov, ajoutant que le «cynisme du gouvernement turc est sans limite».

Le responsable russe a notamment mis en cause le gendre d’Erdogan, Berat Albayrak, 37 ans, récemment nommé ministre de l'Energie et qui a longtemps dirigé le groupe énergétique Calik Holding, ainsi que l'un des fils du président turc, Bilal, qui possède le groupe BMZ, spécialisé dans les travaux publics et le transport maritime.

Source : divers et rédaction

03-12-2015 | 10:31
 
 

 

 
 
 
 
 

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