LE PEUPLE IRAKIEN TOUT ENTIER UNI CONTRE ERDOGAN LE DINGUE

 

IRIB- La présence militaire de la Turquie, dans le Nord de l’Irak monopolise toute l'attention des milieux irakiens.

Simultanément aux mesures politiques et diplomatiques du gouvernement, les protestations populaires se poursuivent, toujours, contre la pénétration du territoire irakien, par les forces turques.

Depuis l’expédition, par la Turquie, de forces militaires, sur une base, à proximité de Mossoul, dans le Nord de l’Irak, les responsables irakiens poursuivent cette affaire, via différentes procédures, à l’échelle bilatérale, régionale et internationale.

Simultanément, le peuple irakien organise des manifestations, en condamnation de l’acte du gouvernement turc, pour réclamer le retrait immédiat des militaires turcs de son pays.

De même, les dirigeants du gouvernement et le président du Parlement irakien se sont réunis, samedi, dans l’après-midi, pour examiner des questions importantes, dont la présence militaire de la Turquie, sur leur territoire.

Fouad Massoum, le Président de la République, Haïdar al-Abadi, le Premier ministre, et Salim al-Jabouri, le Président du parlement, ont affirmé, à l’occasion de cette réunion, que la pénétration, par les forces turques, du territoire irakien, sans coordination préalable avec le gouvernement irakien, est inacceptable.

«On ne peut pas rester les bras croisés, face à la présence militaire de la Turquie, en Irak. Ce pays a le droit de recourir à toutes les voies légitimes, pour défendre sa souveraineté et son intégrité territoriale», ont-t-ils affirmé.

Tout pays a le droit de recourir à tous les moyens légitimes dont il est en possession, pour défendre la souveraineté et l’intégrité territoriale de son territoire, face à des agresseurs. Les actions légitimes, menées par le gouvernement irakien, face aux actions non-conventionnelles de la Turquie, s’inscrivent dans ce cadre.

«La convocation, par le ministère irakien des Affaires étrangères, de l’ambassadeur de Turquie, à Bagdad, le dialogue bilatéral Bagdad-Ankara, la plainte portée contre le gouvernement turc, auprès du Conseil de sécurité des Nations Unies, et la demande à la Ligue arabe d’examiner la présence militaire de la Turquie, en Irak, font partie des recours utilisés, jusqu’à présent, par le gouvernement d’Al-Abadi, face l’acte illégitime de la Turquie, un acte, qui va a contrario du principe de bon voisinage.

«Défendre l’intégrité territoriale et la souveraineté nationale est le souhait du peuple et la première obligation des hommes d’Etat irakiens, et ce, dans le cadre de la Constitution.

Le mépris affiché par le gouvernement turc à la demande du gouvernement irakien est considéré comme une confrontation directe du gouvernement turc avec le peuple irakien, un peuple, qui ne tolère, en aucune façon, la violation de sa souveraineté nationale et de son intégrité territoriale.

Les répercussions de l’acte illégal et illégitime du gouvernement turc toucheront les hommes d’Etat de la Turquie, qui n’ont pas respecté, dans la conjoncture sensible de l’Irak, le principe fondamental et apaisant du bon voisinage et du respect mutuel.

Dec 13, 2015 16:47 UTC
 

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