MOSSOUL : LES FORCES IRAKIENNES LIBERENT L’ACADEMIE DE POLICE

Mossoul: Les forces irakiennes libérent l’académie de police alors qu’à Bartella les chrétiens célèbrent leur première messe de Noël

 Depuis 6 heures  24 décembre 2016

mossoul2

 Irak - Monde arabe - Spécial notre site

Rédaction du site

Le commandant des opérations « Qadimoun ya Naynawa (ndrl: nous approchons ô Ninive)  en Irak, le lieutenant-général Abdul-Amir Rashid YarAllah  a annoncé « la libération de l’Académie de police ainsi que la Direction des  immatriculations des véhicules au nord de la  ville de Mossoul » a rapporté l’agence d’informations irakiennes Farsnews.

YarAllah  a déclaré dans un communiqué que  « les forces de l’axe de front du nord ont rèussi à libérer l’académie de police et la Direction  des immatriculations des véhicules de Ninive , sans compter l’usine de  ciment et la zone des Hayaqel, au nord de la côte alAysar , où le drapeau irakien a été hissé sur les bâtiments », ajoutat que  « l’ennemi a subi de lourdes pertes en  vie humaines et en materiel militaire « .

Par ailleurs, la ville de Bartella, au nord de l’Irak,  son premier Noël en trois ans .

En effet, des centaines de chrétiens d’Irak se sont retrouvés samedi à Bartella, petite ville récemment reprise aux takfiristes du groupe wahhabite-terroriste Daech, pour y célébrer Noël pour la première fois en trois ans.

Selon le correspondant d’alMayadeen en irak, les cloches de l’église de Bartella se sont remises à sonner pour acceuillir des centaines de fidèles chrétiens qui se sont rassemblés pour célébrer la messe de Noêl.

Située à une vingtaine de kilomètres à l’est de Mossoul, la grande ville du nord de l’Irak que les forces gouvernementales tentent de reprendre à Daech  depuis deux mois, Bartella était tombée aux mains des takfiristes à l’été 2014.

La « porte orientale vers Mossoul », dans la région de Ninive, bastion de la chrétienté depuis près de 2.000 ans, est l’une des premières localités à avoir été reprise par les forces pro-gouvernementales irakiennes depuis le déclenchement, le 17 octobre, de la contre-offensive.

« On est partagé entre la tristesse et la joie », confie l’abbé Moussa Chemali, pris dans les préparatifs d’une cérémonie prévue à la veille de Noël dans l’église Mar Chimoni. L’édifice a été fortement endommagé, les croix sont par terre, les statues des saints ont été brisées.

« On est triste de voir ce que nos compatriotes ont fait de nos lieux saints et en même temps on est heureux de pouvoir y célébrer la messe pour la première fois en trois ans », dit-il.

Avec l’arrivée des takfiristes  en août 2014, les chrétiens de Bartella ont eu le choix entre se convertir à l’islam, payer un impôt supplémentaire ou mourir exécuté.

La plupart d’entre eux choisirent de s’enfuir vers l’est et la région autonome du Kurdistan.

Aujourd’hui, Bartella tente de revivre. Tous les services sont loin d’y avoir été rétablis et nombre de bâtiments portent les stigmates de combats. La ligne de front pour la reconquête de Mossoul est désormais quelques kilomètres à l’ouest.

Mais pour Chrook Taoufik, une mère de famille de 52 ans revenue d’Irbil, « c’est le plus beau jour de ma vie ».

« Je ne pensais jamais pouvoir revenir ici », dit-elle.

Source: Divers

http://french.almanar.com.lb/162941


 

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire