UNE ENFANT DE 3 ANS TUEE PAR UNE ATTAQUE CHIMIQUE DE DAESH

 

La petite avait été hospitalisée mercredi. Elle a succombé aux ravages causés sur son organisme par le gaz moutarde utilisé par les terroristes.

Une enfant irakienne de 3 ans, hospitalisée après une attaque chimique imputée au groupe terroriste «Daech», est décédée vendredi, ont indiqué des sources médicales et des responsables. La petite Fatima Samir «est morte de complications respiratoires et d'insuffisance rénale (...) causées par le gaz moutarde utilisé par Daech à Taza (nord-est de l'Irak)», selon Masrour Aswad, membre du Comité irakien des droits de l'Homme.

Elle faisait partie de 200 personnes hospitalisées mercredi après des bombardements sur Taza en provenance de la localité voisine de Bashir, où des miliciens de «Daech» sont présents même si ce secteur de la province de Kirkouk est globalement contrôlé par des forces kurdes et les forces de mobilisation populaires. 7 enfants sont toujours soignés à l’hôpital de Taza, ils présentent tous les symptômes d’une attaque chimique. Selon Burhan Abdallah, un responsable des services de santé kurdes, quatre personnes grièvement blessées ont été transférées à Bagdad.

Frappes contre des dépôts de «Daech»

Des responsables locaux avaient affirmé jeudi que du chlore avait été utilisé par «Daech» à Taza mais n'avait pas parlé de gaz moutarde. Des échantillons ont été prélevés pour être analysés.

Jeudi, le Pentagone a indiqué que la coalition internationale menée par Washington avait procédé pour la première fois à des frappes aériennes contre des installations d'armes chimiques de «Daech» en Irak. Elles ont pu être menées grâce aux informations fournies par un spécialiste en armes chimiques de «Daech» récemment capturé, d'après le Pentagone.

«Pas une grande menace»

En février, le directeur de la CIA John Brennan avait affirmé que «Daech» avait déjà utilisé à plusieurs reprises des armes chimiques en Irak et en Syrie et pouvait notamment fabriquer de petites quantités de gaz moutarde. Mais les capacités réelles de «Daech» à produire des agents chimiques à des fins militaires demeurent encore assez floues.

«Ce n'est pas une grande menace (...) Cela ne nous empêche pas trop de dormir», a d'ailleurs déclaré vendredi lors d'une vidéo-conférence le porte-parole de la coalition internationale anti-extrémistes à Bagdad, le colonel Steve Warren.

Source : agences et rédaction

 

 

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