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GOLFE PERSIQUE : L'IRAN ÉLARGIT SA COALITION

IONS: le Qatar invité aux manœuvres en qualité d’observateur

Thu Dec 12, 2019 12:22PM

Une patrouille maritime iranienne dans le détroit d'Hormuz, le 30 avril 2019. ©AFP

Une patrouille maritime iranienne dans le détroit d'Hormuz, le 30 avril 2019. ©AFP

Après avoir rencontré son homologue pakistanais dans la ville portuaire de Karachi, le commandant de la marine iranienne, le contre-amiral Hossein Khanzadi, s’est rendu à Doha, capitale du Qatar, pour s'entretenir avec le commandant de la marine qatarie de la situation dans le golfe Persique.

En allusion à la présidence du Symposium naval de l'océan Indien (IONS) par l'Iran, le contre-amiral Khanzadi s’est exprimé en ces termes: « La marine iranienne appelle la marine qatarie à participer à titre d’observateur aux manœuvres d’IONS qui devraient avoir lieu en mars 2020. Elles impliqueront les forces navales iraniennes, chinoises et russes dans le nord de l'océan Indien. »

La marine iranienne organisera des exercices militaires dans l’océan Indien

La marine iranienne organisera des exercices militaires dans l’océan Indien

Le commandant adjoint de la marine iranienne a déclaré que les forces navales du pays organiseraient des exercices de grande envergure dans l’océan Indien dans deux semaines.

Les marines de la RII et du Sultanat d’Oman organisent tous les deux ans des exercices conjoints de sauvetage et de secours dans les eaux du sud de l'Iran et du nord de l'océan Indien.

« L’objectif de ces manœuvres conjointes est de renforcer l'intégrité et la mobilité des deux marines, d'accroître la sécurité des frontières maritimes et de renforcer la coordination et l'échange des expériences. Téhéran appelle également la marine du Qatar à participer à ces exercices en tant que pays ami et voisin. »

Le contre-amiral Hossein Khanzadi a mis l’accent sur l'importance de la coopération en matière de formation dans le domaine des échanges d'officiers. « Eu égard au niveau élevé des formations en Iran, les officiers de la marine du Qatar peuvent en profiter pour améliorer leurs performances », a-t-il ajouté. 

Guerre USA/Iran: le coup sino-russe?

Guerre USA/Iran: le coup sino-russe?

Pourquoi la Russie et la Chine ont décidé d'organiser des exercices conjoints avec l'Iran? Daily Mail répond.

Le commandant de la marine qatarie a également salué la présence des navigateurs qataris et iraniens sur les ports des pays respectifs. 

Lire aussi: La marine iranienne en route pour le golfe du Mexique

Selon ce rapport, lors de leurs discussions, les deux parties se sont décidées à renouveler l’entente mutuelle sur le plan maritime.

http://french.presstv.com/Detail/2019/12/12/613470/Manuvres-IONS-allies-de-lIran-mobilises


 

L'IRAN PROPOSE AU PAKISTAN DE PARTICIPER AUX MANOEUVRES NAVALES AVEC LA RUSSIE ET LA CHINE

L’Iran propose au Pakistan de participer aux manœuvres avec la Russie et la Chine

 Depuis 19 heures  10 décembre 2019

rencontre

 Iran - Monde islamique

 

 

Rédaction du site

A quelques jours des exercices navals Iran-Russie-Chine, une première du genre, l’Iran a invité le Pakistan à les rejoindre, a rapporté le site web de la télévision iranienne Press TV.

La proposition est bien significative dans la mesure où les exercices en question qui devront se dérouler le 27 décembre dans l’océan Indien, interviennent alors que les États-Unis ont placé l’USS Abrams Lincoln à Bahreïn, et comptent y déployer aussi l’USS Truman.

Selon Press TV, c’est le commandant de la force navale iranienne, le contre-amiral Hossein Khanzadi qui a fait cette proposition lors de sa visite au Pakistan, effectuée à l’invitation officielle de son homologue pakistanais, l’amiral Zafar Mahmood Abbasi.

Il a appelé le Pakistan à renforcer sa coopération maritime avec l’Iran, assurant que la marine iranienne est prête à envoyer des navires aux ports pakistanais.

ports« La coopération maritime irano-pakistanaise ne se limite pas au pétrole ou à son transfert via la mer, les deux pays étant liés également par d’étroits intérêts géopolitiques et géostratégiques, a dit le commandant Khanzadi dans une claire allusion au méga projet Gwadar où la Chine a investi et qui pourrait se connecter au méga projet iranien de Tchabahar.
« Le port Gwadar a lié la Chine à l’océan Indien et créé de nombreuses opportunités pour le Pakistan, le port Tchabahar véhicule, lui aussi, de telles opportunités », a souligné le contre-amiral Khanzadi.
Il a ajouté : « Ces deux potentialités renforcent de plus en plus les deux pays, ce qui n’est pas au goût des parties hostiles ».

Le commandant en chef de la marine iranienne a aussi évoqué le danger que représente la présence des pays étrangers pour la sécurité de la région : «Les peuples de la région sont, de plus en plus, convaincus que cette présence est nuisible à la sécurité de la région tous comme les États qui devront s’appuyer et se renforcer mutuellement pour éviter des ingérences étrangères».

Pour sa part, rapporte Press TV, le commandant de la marine pakistanaise a évoqué de « nombreuses affinités culturelles et religieuses » que « partagent l’Iran et le Pakistan » :
« Nous avons des intérêts communs dans le domaine du corridor maritime Chine-Pakistan. Ce corridor est une bonne opportunité économique pour la région et l’Iran peut être le point de liaison entre l’Est et l’Ouest. Les ports Gwadar et Tchabhar peuvent se coopérer au lieu de se rivaliser. Le niveau actuel de la coopération des deux marines iranienne et pakistanaise n’est pas très bon et satisfaisant, elles peuvent renforcer cette coopération et jouer plus de rôle dans la région. »

http://french.almanar.com.lb/1579074



 

PEPE ESCOBAR : QUE S'EST-IL PASSE RÉELLEMENT EN IRAN?

Que s’est-il réellement passé en Iran?

Une hausse de la taxe sur l’essence a enflammé le pays et déclenché une réaction sociale hostile.

Par Pepe Escobar

Mondialisation.ca, 09 décembre 2019

Région : 

Analyses: 

Le 15 novembre, une vague de protestations a englouti plus de 100 villes iraniennes alors que le gouvernement a eu recours à une mesure extrêmement impopulaire : une hausse de la taxe sur le carburant de 300%, sans une semblance de campagne de presse des relations publics pour en expliquer les raisons.

Après tout, les Iraniens ont systématiquement condamné la suppression des subventions depuis des années – surtout en ce qui concerne l’essence pas chère. Si vous êtes au chômage ou sous-employé en Iran, surtout dans les grandes villes, le plan A est toujours de poursuivre une deuxième carrière de chauffeur de taxi.

Les protestations ont commencé de façon très pacifique. Mais dans certains cas, notamment à Téhéran, Shiraz, Sirjan et Shahriar, une banlieue de Téhéran, elles ont rapidement dégénéré en émeutes armées – avec vandalisme des biens publics, attaques contre la police et incendie d’au moins 700 agences bancaires. Tout comme les affrontements à Hong Kong depuis juin.

Le Président Rouhani, conscient de la réaction sociale, a insisté avec tact pour que les civils innocents et non armés arrêtés lors des manifestations soient libérés. Il n’y a pas de chiffres concluants, mais les diplomates iraniens admettent, officieusement, que jusqu’à 7 000 personnes ont pu être arrêtées. Le système judiciaire de Téhéran le nie.

Selon le Ministre iranien de l’Intérieur, Abdolreza Rahmani Fazli, pas moins de 200 000 personnes ont participé aux manifestations dans tout le pays. Selon le Ministère du Renseignement, 79 personnes ont été arrêtées dans le cadre des émeutes uniquement dans la province du Khuzestan – dont trois équipes, soutenues par « un État du Golfe Persique », qui aurait coordonné les attaques contre les centres gouvernementaux et les forces de sécurité/de police.

Le Ministère du Renseignement a déclaré avoir arrêté huit « agents de la CIA », accusés d’avoir joué un rôle déterminant dans l’incitation aux émeutes.

Maintenant, comparez avec la position officielle de l’IRGC. Le Commandant en chef du Corps des Gardiens de la Révolution Islamique, le Général de division Hossein Salami, a souligné que les émeutes ont été menées par des « voyous » liés au Mujahedin-e Khalq (MKO) soutenu par les États-Unis, qui bénéficie d’un soutien moins que nul en Iran, et avec l’intervention des États-Unis, d’Israël et de l’Arabie Saoudite.

Salami a également présenté les émeutes comme étant directement liées à la « pression psychologique » exercée par l’administration Trump dans sa campagne acharnée de « pression maximale » contre Téhéran. Il a directement lié les manifestations qui dégénèrent en émeutes en Iran à l’ingérence étrangère dans les manifestations au Liban et en Irak.

Elijah Magnier a montré comment Moqtada al-Sadr a nié toute responsabilité dans l’incendie du consulat iranien à Nadjaf – qui a été incendié trois fois en novembre lors de manifestations dans le sud de l’Irak.

Téhéran, via le porte-parole du gouvernement Ali Rabiei, est catégorique : « Selon nos informations, l’attaque contre le consulat n’a pas été perpétrée par le peuple irakien, c’était une attaque organisée« .

Comme on pouvait s’y attendre, le récit US a présenté le Liban et l’Irak – où les protestations contre la corruption et l’incompétence des autorités locales, le chômage élevé et le niveau de vie épouvantable – comme une insurrection contre le pouvoir iranien à l’échelle régionale.

Soleimani à la présidence ?

L’analyste Sharmine Narwani, basée sur les derniers sondages sérieux en Iran, a complètement démystifié le récit US.

C’est un tableau complexe. 55% des Iraniens blâment la corruption et la mauvaise gestion du gouvernement pour l’état désastreux de l’économie, tandis que 38% blâment les sanctions US illégales. Dans le même temps, 70 % des Iraniens sont favorables à l’autosuffisance nationale – ce que l’Ayatollah Khamenei, le Guide Suprême, a souligné – plutôt qu’à un accroissement du commerce extérieur.

En ce qui concerne les sanctions, pas moins de 83 % sont d’accord pour dire qu’elles ont eu un impact sérieux sur leur vie. Selon les chiffres de la Banque Mondiale, le PIB iranien par habitant est tombé à environ 6 000 dollars, surtout à cause des sanctions.

La mauvaise nouvelle pour l’administration Rouhani est que 58% des Iraniens accusent son équipe de corruption et de mauvaise gestion – et ils ont essentiellement raison. Les promesses de l’équipe Rouhani d’une vie meilleure après le JCPOA ne se sont manifestement pas concrétisées. À court terme, les gagnants politiques seront forcément les conservateurs – qui insistent sur le fait qu’il n’y a pas d’entente cordiale possible avec Washington, à quelque niveau que ce soit.

Les sondages révèlent également, de manière significative, un soutien populaire massif à la politique étrangère et militaire de Téhéran, en particulier en Syrie et en Irak. Les dirigeants les plus populaires en Iran sont le légendaire Commandant de la Force Al-Qods, le Général Soleimani (82%), suivi du Ministre des Affaires Étrangères Mohammad Javad Zarif (67%) et du chef du pouvoir judiciaire Ebrahim Raisi (64%).

La principale conclusion est qu’au moins la moitié et, sur certaines questions, les deux tiers de l’opinion populaire iranienne, soutiennent essentiellement le gouvernement à Téhéran – pas tant sur le plan économique, mais certainement en termes politiques. Comme le résume Narwani, « jusqu’à présent, les Iraniens ont toujours choisi la sécurité et la stabilité plutôt que les bouleversements« .

« Contre-pression »

Ce qui est certain, c’est que Téhéran ne s’écartera pas d’une stratégie que l’on peut définir comme une « contre-pression maximale » – sur plusieurs fronts. Les banques iraniennes ont été coupées de SWIFT par les États-Unis depuis 2018. Les efforts s’intensifient donc pour relier le système SEPAM de l’Iran au SPFS russe et au CIPS chinois – des systèmes de paiement interbancaires alternatifs.

Téhéran continue de vendre du pétrole, comme me l’ont confirmé à plusieurs reprises des négociants du Golfe Persique depuis l’été dernier. L’agence de suivi numérique Tankertrackers.com est d’accord. Les deux principales destinations sont la Chine et la Syrie. Les volumes tournent autour de 700 000 barils par jour. Pékin a solennellement ignoré toutes les menaces de sanctions de Washington concernant le commerce du pétrole avec l’Iran.

Khamenei, au début du mois, était catégorique :

« La politique US de pression maximale a échoué. Les États-Unis ont présumé qu’ils pouvaient forcer l’Iran à faire des concessions et à le mettre à genoux en se concentrant sur une pression maximale, surtout dans le domaine de l’économie, mais ils se sont eux-mêmes mis en difficulté« .

En fait, la « contre-pression maximale » atteint un tout autre niveau.

Le Commandant de la Marine Iranienne, le Contre-Amiral Hossein Khanzadi, a confirmé que l’Iran organisera des exercices navals conjoints avec la Russie et la Chine dans l’Océan Indien fin décembre.

C’est ce qui est ressorti d’une réunion assez importante à Téhéran, entre Khanzadi et le chef adjoint du Département Interarmées Chinois, le Général de division Shao Yuanming.

Bienvenue à la Ceinture de Sécurité Maritime. En vigueur à partir du 27 décembre. Un coup sur l’Océan Indien – le prétendu territoire privilégié de la politique Indo-Pacifique de Washington. Et unir les trois nœuds clés de l’intégration eurasiatique : Russie, Chine et Iran.

Selon Khanzadi, « des objectifs stratégiques ont été définis au niveau des administrations, et au niveau des forces armées, les questions ont été définies sous la forme d’efforts conjoints« . Le général Yuanming a fait l’éloge de la marine iranienne en tant que « force internationale et stratégique« .

Mais d’un point de vue géopolitique, cela change la donne de façon beaucoup plus significative. La Russie pourrait avoir mené des exercices navals conjoints avec l’Iran sur la Mer Caspienne. Mais un exercice complexe, incluant la Chine, dans l’Océan Indien, est une toute autre affaire.

Yuanming l’a exprimé d’une manière que tous les étudiants de Mahan, Spykman et Brzezinski comprennent facilement : « Les mers, qui servent de plate-forme pour faire du commerce mondial, ne peuvent être exclusivement bénéfiques à certaines puissances« . Alors commencez à surveiller la Russie, la Chine et l’Iran être très actifs non seulement à travers le Cœur mais aussi à travers le Rimland.

Pepe Escobar

 

 

Article original en anglais :

What Really Happened in Iran? Wave of Protests in 100 Cities

Publié initialement en anglais par Asia Times.

Traduit par Réseau International

La source originale de cet article est Mondialisation.ca

Copyright © Pepe Escobar, Mondialisation.ca, 2019

https://www.mondialisation.ca/que-sest-il-reellement-passe-en-iran/5639591


 

FORCES ARMÉES IRANIENNES : L'IRAN ET LA CHINE PARTAGENT LES MEMES MENACES ET INTÉRÊTS

Forces armées iraniennes : Téhéran et Pékin partagent les mêmes menaces et intérêts

 Depuis 7 heures  7 décembre 2019

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 Iran - Monde islamique - Spécial notre site

 

Rédaction du site

Le chef d’état-major des Forces armées iraniennes a insisté que la volonté permanente de l’Iran et de la Chine est basée sur le développement des relations.

Lors de sa rencontre mardi 3 décembre avec le chef adjoint du département de l’état-major interarmes de la Commission militaire centrale chinoise (CMC), le général Shao Yuanming, évoquant que les relations irano-chinoises sont en développement, le général Mohammad Hossein Bagheri, chef d’état-major des Forces armées iraniennes, a déclaré que le Guide suprême de la Révolution islamique considère que les relations entre Téhéran et Pékin sont stratégiques et le Président de la Chine a également ce même point de vue.

« Un document très importants a été préparé en Iran à propos de la stratégie relationnelle de 25 ans des deux pays et a été présenté aux responsables chinois ; ce document a été préparé au plus haut niveau des autorités iraniennes et approuvé par le Guide suprême de la Révolution islamique », a précisé le général Bagheri.

Déclarant qu’il existe des menaces et des intérêts en commun entre l’Iran et la Chine, le général Bagheri a ajouté qu’il y a diverses bases de coopérations entre les Forces armées des deux pays et j’espère qu’avec vos efforts en tant que chef chinois de la Commission mixte des deux pays, développer les relations dans tous les domaines.

Pour sa part, soulignant la récente visite du général Bagheri en Chine, le général Shao Yuanming a déclaré que « ce voyage a établi la coopération des Forces armées des deux pays de manière idéale ».

Source: Médias

http://french.almanar.com.lb/1576544


 

IRAN : 18 ANS DE PRISON POUR TROIS FEMMES MILITANTES SYNDICALISTES

18 ans de prison pour trois femmes syndicalistes en Iran

septembre 8, 2019

dans Infos des Femmes

18 ans de prison pour trois femmes syndicalistes en Iran

CNRI Femmes – Le tribunal révolutionnaire de Téhéran a condamné trois militantes syndicales à de lourdes peines de prison.

Lors d’une audience tenue le samedi 7 septembre 2019, Assal Mohammadi, Sanaz Allahyari et Sepideh Qolian ont été condamnées chacun à 18 ans de prison. Trois autres militants, dont Amirhossein Mohammadifar, le mari de Mme Allahyari, ont également été condamnés à 18 ans chacun.

La Commission des femmes du Conseil national de la Résistance iranienne condamne vigoureusement ces peines de prison injustes et de longue durée infligées aux militants des droits de l’homme en Iran. Le régime clérical tente ainsi d’empêcher un mécontentement général d’éclater à l’encontre de son régime corrompu, et il craint en particulier la présence de femmes militantes dans ces manifestations.

L’audition et l’examen des accusations de ces militantes syndicales auraient dû avoir lieu le 3 août 2019, mais cela a été reporté et elles ont été par la suite détenues les unes après les autres.

Assal Mohammadi, militante civile et étudiante en pharmacie, a été conduite à la prison d’Evine le 4 août 2019. Elle avait été arrêtée en décembre 2018 et libérée fin janvier sous une caution de 400 millions de toman. Mme Mohammadi a de nouveau été arrêtée en août.

Assal Mohammadi avait écrit et publié des articles en soutien aux protestations des travailleurs de la sucrerie de Haft Tappeh et des métallurgistes d’Ahwaz.

Sanaz Allahyari, membre du comité de rédaction du magazine Internet de l’association GAM, a été arrêtée en janvier 2019. GAM écrit sur les questions sociales, y compris sur les droits des travailleurs. Mme Allahyari a été détenue pendant des mois dans le quartier 209 du ministère du Renseignement et transférée dans le quartier général en avril. Elle souffre de diverses maladies, mais les autorités pénitentiaires ne l’ont pas encore autorisée à aller se faire soigner à l’hôpital. Mme Allahyari a fait une grève de la faim pendant 12 jours.

Sepideh Qolian a été arrêtée une deuxième fois en janvier 2019. Elle dit qu’elle a été torturée physiquement et psychologiquement pendant sa détention. En juillet 2019, elle et un certain nombre d’autres détenues ont été violemment battues et brutalisées à la prison de Qarchak par des détenues dangereuses provoquées par les autorités carcérales.

https://women.ncr-iran.org/fr/2019/09/08/18-ans-de-prison-pour-trois-femmes-syndicalistes-en-iran/?fbclid=IwAR1t5Ir5Rc4ldACkyb74aBOrz9bjYJLBYt1nxoYM8zEHkEQSXtEJBarILlw


 

QUE CONTIENT LE PACTE MILITAIRE IRAN/CHINE?

Un partenariat stratégique qui contient un volet militaire propre à s'étendre au-delà du golfe Persique

Wed Dec 4, 2019 12:52PM

Le chef d'état-major des forces armées iraniennes, le général Mohammad Baqeri (deuxième à gauche) en Chine, le 11 septembre 2019. ©Caspian News

Le chef d'état-major des forces armées iraniennes, le général Mohammad Baqeri (deuxième à gauche) en Chine, le 11 septembre 2019. ©Caspian News

L'Iran et la Chine s'apprête à signer un pacte stratégique de 25 ans. Que contient-il? Le général Mohammad Baqeri, chef d'état-major des forces armées iraniennes, a reçu mardi à Téhéran, le lieutenant général Xia Yoan Ming, commandant adjoint des relations internationales de l’armée chinoise et coprésident de la Commission militaire mixte sino-iranienne.

Chine: la France a définitivement perdu l'Iran!

Chine: la France a définitivement perdu l'Iran!

Téhéran et Pékin entretiennent de bonnes relations économiques en dépit des chocs provoqués par le retrait des États-Unis de l’accord nucléaire.

Lors de cette rencontre, le général Baqeri a rappelé la position du Leader de la RII, pour qui les relations sino-iraniennes sont stratégiques avant de mentionner qu'une feuille de route a été élaborée pour l'élargissement des relations entre les deux pays au cours des 25 prochaines années.

Les relations entre Téhéran et Pékin sont donc en plein développement. Le président chinois partage le même point de vue que le guide suprême de la RII, s’est réjoui le général Baqeri avant de poursuivre : « Téhéran a élaboré un document important sur la stratégie des relations sino-iraniennes pour les 25 prochaines années ayant été remis aux autorités chinoises. Le document en question qui a été approuvé par le Leader de la RII, a été élaboré par les plus hauts responsables iraniens. »

Iran: Russie/Chine feront la guerre?

Iran: Russie/Chine feront la guerre?

À moyen et à long terme, la Chine, la Russie et l’Iran formeraient un trio puissant s’ils continuaient de développer leurs liens pour protéger ensemble leurs intérêts stratégiques dans l’océan Indien.

Le général Baqeri a souligné que les deux pays sont bien déterminés à élargir les relations de part et d’autre avant de préciser que les tergiversations et les hostilités de certains pays ne pourraient affecter les relations entre Téhéran et Pékin.

« Nous espérons que le point de vue des autorités chinoises sur ce document concernant la normalisation des relations et la réponse qu'elles apportent à notre proposition stratégique rendront le terrain propice au développement des relations bilatérales », a-t-il ajouté.

Le chef d’état-major des forces armées iraniennes a souligné que les deux pays étaient exposés à des menaces courantes et qu’ils partageaient également des intérêts communs.

« Il existe un éventail de domaines de coopérations entre les forces armées des deux pays et nous espérons un élargissement des relations sur tous les plans », a-t-il expliqué.

Pour sa part, le commandant militaire chinois a qualifié de positive la récente visite du général Baqeri en Chine et de conclure : « Ce déplacement a permis de jeter les bases d’une coopération accrue entre les forces armées des deux pays amis ».

Lors de son voyage en Chine à la mi-septembre, le général Baqeri a déclaré que l'Iran accordait une importance toute particulière à la promotion des relations avec la Chine sur différents secteurs, y compris le plan militaire.

Pour mémoire, l'Iran, la Chine et la Russie organiseront des manœuvres navales conjointes le 27 décembre.

Guerre USA/Iran: le coup sino-russe?

Guerre USA/Iran: le coup sino-russe?

Pourquoi la Russie et la Chine ont décidé d'organiser des exercices conjoints avec l'Iran? Daily Mail répond.

http://french.presstv.com/Detail/2019/12/04/612791/Que-mijote-un-gnral-iranien-en-Chine-


 

ANDREW KORYBKO : LES MANIFESTATIONS QUI SE DEROULENT ACTUELLEMENT EN IRAN NE SONT PAS PILOTÉES DEPUIS L’ETRANGER

Les manifestations qui se déroulent actuellement en Iran ne sont pas pilotées depuis l’étranger

Par Andrew Korybko

Mondialisation.ca, 27 novembre 2019

Région : 

Thème: 

Analyses: 

Le problème de l’Iran n’est pas que des forces étrangères au pays encouragent les derniers désordres en date, ni même ne soutiennent certains des provocateurs les plus violents dans une certaine mesure. Le principal problème est que l’immense majorité des participants à ces manifestations qui ont lieu dans l’ensemble du pays sont descendus dans la rue pour de bonnes raisons, et qu’ils représentent un mouvement authentiquement populaire.

L’Iran connaît une situation instable depuis que le gouvernement a instauré une augmentation des prix de l’essence à 4 000 rials (environ 0.09 €) le litre la semaine dernière, et imposé une politique de rationnement à 60 litres par mois, afin de financer un paiement direct à la plupart des familles, et de faire cesser les activités de trafic d’essence par ceux qui abusaient du précédent système de subventions. Les citoyens iraniens pouvaient jusque-là acheter jusque 250 litres de carburant par mois au prix de 10 000 rials, mais devront désormais débourser 30 000 rials par litre au-delà du seuil de 60 litres. Bien que ces prix du carburant apparaissent ridiculement faibles selon les standards occidentaux, ils ont un impact très important pour les Iraniens moyens, au vu de la crise économique que connaît leur pays, crise qui s’est peu à peu aggravée du fait du régime de sanctions unilatérales appliquées par les États-Unis d’Amérique. Il n’est guère surprenant que des dizaines de milliers de personnes soient descendues dans les rues ces derniers jours pour protester contre cette décision, car celle-ci a contribué à l’incertitude grandissante quant à l’avenir économique de l’Iran ; mais certaines manifestations ont tourné à la violence après que des provocateurs ont commencé à attaquer des agents de police et à brûler et occuper divers bâtiments.

Le président Rohani a déclaré que « le peuple a le droit de manifester, mais c’est différent de créer des émeutes », après quoi il a fortement laissé entendre que des mesures de répression étaient imminentes, en avertissant que « nous ne pouvons pas laisser l’insécurité s’installer dans le pays à cause d’émeutes »Quant à l’Ayatollah, il a astucieusement décliné d’exprimer son opinion propre quant à la sagesse de la récente hausse de prix, affirmant « n’être pas expert en la matière », mais il s’est montré solidaire de la décision du gouvernement sur le principe que celle-ci avait été prise par les dirigeants des trois branches de gouvernement, après consultation d’experts compétents. Le dirigeant suprême a reconnu que « des gens sont sans doute inquiets ou en colère du fait de cette décision », mais a accusé les « hooligans » et les « voyous » des récents actes de « sabotage ». Il a affirmé que cela « ajoute l’insécurité à tout autre possible problème » et qu’« il s’agit du pire désastre pour tout pays et pour toute société ». Il a sans aucun doute raison sur ce point, et il a également raison de signaler le fait que « tous les centres mal intentionnés du monde, qui œuvrent contre nous, ont encouragé ces actions… depuis la sinistre et malveillante famille Pahlavi jusqu’au culte terroriste munafiq (qui) encouragent constamment de telles actions au travers des réseaux sociaux et via d’autres canaux. »

Mais le problème de l’Iran n’est pas que des forces étrangères encouragent politiquement les derniers troubles, ni même ne s’emploient à soutenir certains des plus violents provocateurs dans une certaine mesure ; le problème est que l’immense majorité des participants à ces manifestations nationales sont descendus dans la rue pour des raisons légitimes, et constitue un mouvement authentiquement populaire. Les forces de l’ordre ont le droit de sévir contre ceux qui commettent des crimes envers la population et des actions terroristes contre l’État, mais accuser exclusivement des agents extérieurs des événements récents n’est qu’une simplification grossière. Bien que les États-Unis soient directement responsables des troubles économiques que traverse l’Iran depuis plusieurs années, le fait « politique incommode » est que sa politique de sanctions a réussi à établir les conditions qui font que le peuple descend naturellement dans les rues de temps à autre (et surtout après des événements dits « déclencheurs » telle la récente hausse de prix du carburant), pour ensuite constituer (volontairement ou non) un « bouclier humain » de facto cachant les provocateurs qui mènent leurs attaques contre l’État. Tant qu’une masse critique de gens sera dehors pour les « protéger », les forces de l’ordre se montreront réticentes à répondre cinématiquement aux provocateurs, de crainte de provoquer des « dégâts collatéraux ».

Vu la portée des derniers débordements, la rapidité avec laquelle ils se sont propagés dans l’ensemble du pays, et l’intensité de certaines des émeutes, il ne serait pas exagéré de dire que l’Iran connaît un début de crise, qui pourrait facilement prendre une trajectoire incontrôlable si elle n’est pas résolue comme il se doit ; cela générerait un cycle d’instabilité auto-entretenue qui pourrait dès lors faciliter l’ingérence étrangère dans les affaires intérieures du pays. La clé est de contenir la rage populaire et de séparer les manifestants légitimes des provocateurs professionnels, et cela pourrait arriver si l’État acceptait de faire certaines « concessions » afin de les encourager à quitter les rues. Le risque existe que de telles « concessions » puissent donner du courage aux manifestants et aux provocateurs qui se cachent derrière eux, mais c’est un risque qui vaut sans doute la peine d’être pris. L’Ayatollah a eu la sagesse de décliner l’expression de son opinion sur la hausse de prix, se contentant d’un soutien de principe à l’État du fait que l’accord avait été atteint par les trois branches du gouvernement, si bien qu’il lui reste une marge de manœuvre, en tant que dirigeant suprême, pour proposer une « solution de compromis » s’il en ressent le besoin ; cela pourrait servir de prétexte pour faire sauter comme fusibles certains des dirigeants les plus impopulaires responsables de cette décision.

Si l’État devait tenir ses positions et refuser toute « concession » (symbolique ou substantielle) avant de répondre dynamiquement (par la force) aux provocateurs, il risque une radicalisation de la majorité bien intentionnée des manifestants, qui pourraient se retrouver pris entre deux feux, et donc d’aggraver la dynamique embryonnaire de révolution de couleur qu’il veut contrecarrer. En outre, toute tentative de dépeindre le mouvement de contestation comme résultat pur et simple d’une ingérence étrangère porte le risque de délégitimer les griefs économiques bien réels de la population, et d’absoudre l’État de toute responsabilité dans la crise, malgré le fait que le gouvernement a bien dû se rendre compte que le moment était particulièrement mal choisi (pour le dire gentiment) de faire monter le prix de l’essence, au vu des émeutes toutes récentes en Irak et au Liban voisins. Il n’est pas question d’affirmer ici que le gouvernement « méritait » cette réponse, mais que celle-ci était tout à fait prévisible au vu du contexte de sécurité régionale. L’État a le droit de répondre aux émeutiers comme il le juge utile, tout comme il a le droit de mettre en œuvre ses politiques, mais cet ensemble doit être mené de manière responsable, afin de réduire les chances de retour de flamme, et d’assurer la réussite des initiatives qu’il prend. Tant que les troubles en cours continueront d’être menés par des forces populaires, les défis de sécurité que connaît l’Iran resteront très importants.

Andrew Korybko

 

Article original en anglais :

Iran’s Protests Are Grassroots, Not Foreign-Driven, and that’s the Real Problem, publié le 19 novembre 2019.

Cet article a été publié initialement par OneWorld.

Traduit par José Martí, relu par Kira pour le Saker Francophone

 

Andrew Korybko est un analyste politique américain, établi à Moscou, spécialisé dans les relations entre la stratégie étasunienne en Afrique et en Eurasie, les nouvelles Routes de la soie chinoises, et la Guerre hybride.

La source originale de cet article est Mondialisation.ca

Copyright © Andrew Korybko, Mondialisation.ca, 2019

https://www.mondialisation.ca/les-manifestations-qui-se-deroulent-actuellement-en-iran-ne-sont-pas-pilotees-depuis-letranger/5639267


 

LE PCF : SOLIDARITÉ AVEC LE PEUPLE IRANIEN

CommunisteS Publié le 20/11/2019 par PCF

Solidarité avec le peuple iranien

Des manifestations populaires dans de très nombreuses villes ont mobilisé des milliers de personnes dénonçant la décision gouvernementale de supprimer les subventions sur les prix de l’essence. Le guide suprême, Ali Khamenei, a mis tout son poids afin que cette disposition soit entérinée coûte que coûte.

Ce nouveau soulèvement s’inscrit dans la continuité de ceux qui ont affecté le pays en 2009 et 2018, conjuguant des causes internes et externes relatives aux conséquences des sanctions américaines à la suite du retrait de Washington sur l’accord nucléaire.

Depuis de longues années, les politiques néolibérales et d’austérité ont accru les difficultés structurelles de l’Iran. Chômage, perte de pouvoir d’achat, privatisations, clientélisme, corruption, captation de la rente au profit des élites du régime ont creusé les inégalités. Les assises du pouvoir théocratique se sont érodées alors que les idéaux de la République Islamique et le puritanisme de façade sont remis en cause. Une véritable dissonance existe désormais entre le régime et la société aggravée par le sentiment de blocage du système et la contestation de la politique milicienne conduite en Irak et en Syrie. Un climat de désespoir, qui emprunte les voies de la colère et de la violence, s’exprime à nouveau au grand jour.

Les sanctions américaines aggravent considérablement la situation car Washington entend réduire à néant les exportations de pétrole iranien. Si un système de contrebande s’est mis en place avec les pays voisins comme le Pakistan, l’Irak, la Syrie et la Turquie, les ventes vers la Chine et l’Inde se sont réduites drastiquement. Les conséquences ne se sont pas faites attendre avec une reprise de l’inflation, un recul du PIB de 9% et un effondrement de la monnaie par rapport au dollar. Cela provoque des pénuries de nourriture et de médicaments exacerbant les difficultés de vie des populations, d’autant que le gouvernement éprouve les plus grandes difficultés à mettre en œuvre des stratégies de contournement.

“les politiques néolibérales et d’austérité ont accru les difficultés structurelles de l’Iran”

Ce régime de sanctions renforce la corruption, la contrebande, les fortunes illégales et le désordre social conformément aux vœux de D. Trump qui tente d’asphyxier l’État dans l’espoir de le renverser. A ce jour cette politique n’a donné aucun résultat suscitant des remises en cause graduelles de l’accord sur le nucléaire par Téhéran. En aucune manière, la politique de sanctions ne fera fléchir le régime dans la mesure où celui-ci peut encore s’appuyer sur une base sociale, un appareil de sécurité solide et une mobilisation des forces les plus conservatrices. Dans ce contexte, on assiste à un effacement de l’opposition politique et à un durcissement de la répression des mouvements sociaux. Après les manifestations de ce week-end, les forces anti-émeutes se sont déployées dans tout le pays, occasionnant la mort de deux personnes et plus d’un millier d’arrestations. Internet, les réseaux sociaux et la téléphonie mobile demeurent encore partiellement bloqués.

Si ce mouvement présente évidemment des spécificités qui distingue le monde persan des régimes arabes voisins, des points communs et des effets de mimétisme apparaissent presque comme des évidences. Que ce soit en Iran, en Irak ou au Liban les peuples rejettent tout à la fois ces politiques économiques insoutenables, la corruption généralisée et la confiscation du pouvoir par des cliques autoritaires. Les institutions, le “système”, les dirigeants sont frappés d’illégitimité. A cette défiance globale s’opposent les revendications de dignité, de liberté et de paix. De manière convergente ces sociétés écrivent une histoire nouvelle. Nul ne peut présager de leurs débouchés, conservateurs ou progressistes, mais des processus longs, irréversibles de transition se mettent en place à l’image de l’exemple algérien.

Le Parti communiste français est indéfectiblement solidaire des luttes courageuses et exemplaires que conduisent les peuples du Moyen-Orient.

Pascal Torre
responsable-adjoint du secteur international du PCF
chargé du Maghreb et du Moyen-Orient
article paru dans CommunisteS du 20 novembre 2019

http://mouvementcommuniste.over-blog.com/2019/11/solidarite-avec-le-peuple-iranien.html


 

SOLIDARITÉ DU PCF AVEC LE PEUPLE IRANIEN

CommunisteS Publié le 20/11/2019 par PCF

Solidarité avec le peuple iranien

Des manifestations populaires dans de très nombreuses villes ont mobilisé des milliers de personnes dénonçant la décision gouvernementale de supprimer les subventions sur les prix de l’essence. Le guide suprême, Ali Khamenei, a mis tout son poids afin que cette disposition soit entérinée coûte que coûte.

Ce nouveau soulèvement s’inscrit dans la continuité de ceux qui ont affecté le pays en 2009 et 2018, conjuguant des causes internes et externes relatives aux conséquences des sanctions américaines à la suite du retrait de Washington sur l’accord nucléaire.

Depuis de longues années, les politiques néolibérales et d’austérité ont accru les difficultés structurelles de l’Iran. Chômage, perte de pouvoir d’achat, privatisations, clientélisme, corruption, captation de la rente au profit des élites du régime ont creusé les inégalités. Les assises du pouvoir théocratique se sont érodées alors que les idéaux de la République Islamique et le puritanisme de façade sont remis en cause. Une véritable dissonance existe désormais entre le régime et la société aggravée par le sentiment de blocage du système et la contestation de la politique milicienne conduite en Irak et en Syrie. Un climat de désespoir, qui emprunte les voies de la colère et de la violence, s’exprime à nouveau au grand jour.

Les sanctions américaines aggravent considérablement la situation car Washington entend réduire à néant les exportations de pétrole iranien. Si un système de contrebande s’est mis en place avec les pays voisins comme le Pakistan, l’Irak, la Syrie et la Turquie, les ventes vers la Chine et l’Inde se sont réduites drastiquement. Les conséquences ne se sont pas faites attendre avec une reprise de l’inflation, un recul du PIB de 9% et un effondrement de la monnaie par rapport au dollar. Cela provoque des pénuries de nourriture et de médicaments exacerbant les difficultés de vie des populations, d’autant que le gouvernement éprouve les plus grandes difficultés à mettre en œuvre des stratégies de contournement.

“les politiques néolibérales et d’austérité ont accru les difficultés structurelles de l’Iran”

Ce régime de sanctions renforce la corruption, la contrebande, les fortunes illégales et le désordre social conformément aux vœux de D. Trump qui tente d’asphyxier l’État dans l’espoir de le renverser. A ce jour cette politique n’a donné aucun résultat suscitant des remises en cause graduelles de l’accord sur le nucléaire par Téhéran. En aucune manière, la politique de sanctions ne fera fléchir le régime dans la mesure où celui-ci peut encore s’appuyer sur une base sociale, un appareil de sécurité solide et une mobilisation des forces les plus conservatrices. Dans ce contexte, on assiste à un effacement de l’opposition politique et à un durcissement de la répression des mouvements sociaux. Après les manifestations de ce week-end, les forces anti-émeutes se sont déployées dans tout le pays, occasionnant la mort de deux personnes et plus d’un millier d’arrestations. Internet, les réseaux sociaux et la téléphonie mobile demeurent encore partiellement bloqués.

Si ce mouvement présente évidemment des spécificités qui distingue le monde persan des régimes arabes voisins, des points communs et des effets de mimétisme apparaissent presque comme des évidences. Que ce soit en Iran, en Irak ou au Liban les peuples rejettent tout à la fois ces politiques économiques insoutenables, la corruption généralisée et la confiscation du pouvoir par des cliques autoritaires. Les institutions, le “système”, les dirigeants sont frappés d’illégitimité. A cette défiance globale s’opposent les revendications de dignité, de liberté et de paix. De manière convergente ces sociétés écrivent une histoire nouvelle. Nul ne peut présager de leurs débouchés, conservateurs ou progressistes, mais des processus longs, irréversibles de transition se mettent en place à l’image de l’exemple algérien.

Le Parti communiste français est indéfectiblement solidaire des luttes courageuses et exemplaires que conduisent les peuples du Moyen-Orient.

Pascal Torre
responsable-adjoint du secteur international du PCF
chargé du Maghreb et du Moyen-Orient
article paru dans CommunisteS du 20 novembre 2019

 

source : http://www.pcf.fr/solidarite_avec_le_peuple_iranien


 

L'IRAN SOUHAITE LA DISPARITION D' "ISRAËL", PAS CELLE DU PEUPLE JUIF

L'Iran assure vouloir la «disparition d'Israël», pas celle du «peuple juif»

L'Iran assure vouloir la «disparition d'Israël», pas celle du «peuple juif»

© Site internet du l'ayatollah Khamenei Source: AFP

La guide suprême de la révolution de la République islamique d'Iran, Ali Khamenei, le 30 octobre 2019 à Téhéran, en Iran (image d'illustration).

 

Ali Khamenei a expliqué lors d'un discours à Téhéran que les appels à la «disparition d'Israël» ne visaient pas le «peuple juif» mais bien le pouvoir israélien. Et ce afin de soutenir les Palestiniens dans leur lutte pour l'indépendance.

Dans un communiqué diffusé sur le site de l’ayatollah Ali Khamenei ce 15 novembre, le guide suprême de la Révolution a affirmé que les appels récurrents des dirigeants iraniens à se soulever contre Israël ne visaient pas les juifs dans leur ensemble, mais uniquement le pouvoir israélien.

«La disparition d’Israël ne signifie pas la disparition du peuple juif car nous n’avons aucun problème avec lui», a fait valoir l’ancien président de la République islamique lors d’une rencontre avec des responsables de pays islamiques tenue à Téhéran.

Lire aussi

Le système de défense antiaérienne iranien Bavar 373, le 22 août 2019, à Téhéran, en Iran (image d'illustration).

L’Iran abat un drone en provenance de «pays étrangers» dans le sud-ouest du pays

«Nous ne sommes pas antisémites. Des juifs vivent dans la plus grande sécurité dans notre pays», a-t-il ajouté, rappelant que les Iraniens soutenaient «seulement le peuple palestinien et son indépendance». Il a par ailleurs précisé que ces appels souhaitant «l’anéantissement du régime et de l’Etat [israélien]» n’existaient qu’en réponse à l’impossibilité pour les Palestiniens de «choisir leur propre gouvernement et [de] chasser les voyous comme [Benjamin] Netanyahou», le Premier ministre de l’Etat hébreu.

Ali Khamenei a enfin appelé à l’unité face à un «ennemi commun» qui cherche à semer le trouble dans les relations entre pays musulmans, avec à sa tête, selon le guide suprême, les Etats-Unis et Israël.

Le général de division Hossein Salami, commandant en chef des Gardiens de la Révolution, avait assuré fin septembre que la fin d’Israël n’était «plus un rêve mais un but à portée de main». L’Iran ne reconnaît pas l’existence d’Israël, qu’il qualifie de «régime sioniste».

Depuis 2018 et le retrait unilatéral des Etats-Unis de l’accord de Vienne sur le nucléaire iranien, les tensions n’ont cessé de s’exacerber entre les deux ennemis historiques. En réponse à ce retrait, les Iraniens avaient confirmé reprendre leurs activités d’enrichissement d’uranium dans leur usine souterraine de Fordo, au sud de Téhéran. Dans un communiqué diffusé le 7 novembre, le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo avait exhorté la communauté internationale à «prendre des mesures sérieuses pour augmenter la pression» sur la République islamique.

Lire aussi : L'Iran annonce avoir découvert un gisement de pétrole colossal

https://francais.rt.com/international/67898-iran-assure-vouloir-disparition-israel-pas-celle-peuple-juif