IRAN

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IRAN : LES USA LARGUES PAR LA CORÉE DU SUD?

Coalition maritime US: Séoul doit consulter l’Iran

Sat Jan 18, 2020 6:21PM

Soldats américains et sud-coréens. (Photo d'Archives)

Soldats américains et sud-coréens. (Photo d'Archives)

Une autorité sud-coréenne citée par Yonpag a démenti les informations selon lesquelles la Corée du Sud examinait les modalités de sa participation à la coalition de sécurité maritime des États-Unis dans le golfe Persique, et a souligné qu’aucune décision n’avait été encore prise.

Certains médias ont prétendu que la Corée du Sud devait envoyer des forces dans le détroit d’Hormuz.

Cette autorité sud-coréenne a déclaré à l’agence de presse Yonpag que les concertations avec l’Iran étaient en cours.

Mardi dernier, la ministre des Affaires étrangères Kang Kyung-wha s’est entretenue à ce sujet avec son homologue américain Mike Pompeo. Cette réunion intervient alors que Washington a intensifié ses appels à ses alliés pour qu’ils se joignent à une coalition de sécurité maritime dirigée par les États-Unis dans le but de protéger la région stratégiquement vitale au large de l’Iran.

La Corée du Sud pourrait envoyer une unité navale composée d’un destroyer et de 300 forces du large de la Somalie vers le détroit d’Hormuz et aussi des hélicoptères dans la région. Un représentant du ministère de la Défense a déclaré que le gouvernement étudiait des mesures destinées à protéger les navires sud-coréens dans la région, mais qu’aucune décision n’avait été entérinée.

Émirats: l’armée française mercenarisée?

Émirats: l’armée française mercenarisée?

La « Sécurité », un prétexte pour dissimuler les convoitises françaises dans le golfe Persique ?

http://french.presstv.com/Detail/2020/01/18/616515/Coalition-maritime-US-Seoul-doit-consulter-lIran


 

LE SYSTÈME DE BROUILLAGE IRANIEN PEUT DÉSACTIVER UN DRONE EN QUELQUES MINUTES

Les capacités du système de brouillage iranien … peuvent désactiver un drone en quelques minutes

 Depuis 12 minutes  18 janvier 2020

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 Iran - Monde islamique - Spécial notre site

 

Rédaction du site

Dans une interview à la « Federal News Agency », l’expert militaire, Igor Korotchenko, a commenté des informations selon lesquelles l’armée iranienne aurait décidé de se protéger contre de nouvelles attaques américaines similaires en utilisant un systéme de brouillage électronique pour affronter les drones.

« L’Iran prend en compte la possibilité qu’après la mort de Soleimani, des attaques puissent être menées contre d’autres dirigeants militaires et politiques en Iran », a déclaré Korotchenko, avant de noter: « Par conséquent, ses propres systèmes de brouillage  électronique seront utilisés pour remedier à cette éventualité. »

L’expert a souligné que « l’Iran a démontré à plusieurs reprises la performace des capacités de ses systèmes de brouillage, il convient de noter que toute autre tentative des Américains d’utiliser leurs drones, y compris « Reaper » (MQ-9 Reaper), pour mener des attaques similaires sur des cibles iraniennes finiront probablement par un échec ».

L’expert a conclu que « l’utilisation du brouillage électronique peut sécuriser de nouvelles attaques américaines, et ces systèmes permettent à l’Iran de désactiver les systèmes de contrôle du drone en quelques minutes ».

Il convient de noter que « dans le passé, la partie iranienne a réussi à désactiver un   drone américain, et en apprendre davantage sur ses appareils pour concevoir un avion similaire ».

Source: Avec Sputnik

http://french.almanar.com.lb/1619488


 

DECLARATION DU PARTI TUDEH D'IRAN

 

Parti Tudeh d'Iran, Salutations aux étudiants, aux jeunes et au peuple d'Iran, qui se dressent courageusement contre les forces de l'ordre de la tyrannie !
1/15/20 3:31 PM
Déclaration du Parti de la Tudeh d'Iran :

 

Salutations aux étudiants, aux jeunes et au peuple iranien qui se dressent courageusement contre les forces de l'ordre de la tyrannie !

 

En réponse aux justes protestations du peuple - qui est frustré par l'oppression, l'injustice, les privations et l'incompétence d'une bande de sombres esprits et de leurs menteurs- le régime anti-populaire Velayat-e Faqih (les dirigeants suprêmes) [gouvernant] l'Iran a une fois de plus envoyé ses voyous bien armés pour réprimer les protestations et ouvrir le feu sur des compatriotes nobles et à l'esprit ouvert, et par leur méthode barbare séculaire, peut-être prolonger la survie de leur régime honteux.

Après la révélation [éventuelle] de la cause de l'écrasement de l'avion de ligne ukrainien abattu par le système de défense de l'IRGC, et le fait que pendant trois jours consécutifs, les porte-parole et les porte-parole du régime ont nié ce fait et ont raconté toutes sortes de mensonges et d'excuses pour tenter de cacher la réalité au peuple, le mouvement de protestation des étudiants universitaires a suivi, La jeunesse et le courageux peuple de notre patrie ont montré ces derniers jours que malgré la répression sanglante des manifestations populaires en novembre - avec des centaines de morts et de blessés et l'arrestation de milliers d'autres personnes, dont le nombre exact et le sort restent encore inconnus - les flammes des manifestations populaires ne peuvent pas être éteintes et qu'à chaque nouvelle catastrophe et même à la plus petite étincelle, elles s'embrasent à nouveau.

L'action de protestation des artistes [du pays], avec l'annonce qu'ils ne participeront pas aux manifestations et festivals à venir, ainsi que la protestation des universitaires et des athlètes du pays à côté des protestations populaires, sont des signes positifs de la compassion et de la solidarité entre les différentes couches sociales dans la lutte commune qui se déroule aujourd'hui dans notre pays. Selon les derniers rapports, les forces de l'ordre du régime ont lancé une vaste campagne d'arrestation et de détention des militants sociaux et civiques. C'est ce qu'on a pu constater tard dans la soirée lorsqu'ils ont fait une descente au domicile de la famille de M. Mehdi Karroubi afin d'arrêter son fils.

Le Parti Tudeh d'Iran dénonce la répression brutale du peuple et des étudiants protestataires par les forces de l'ordre de la tyrannie du régime, et croit que ce n'est que par une lutte commune et coordonnée de toutes les forces et couches sociales, paralysant les fonctions de l'appareil gouvernemental du régime, que le régime théocratique [d'Iran] peut être sérieusement contesté et forcé à accepter les demandes [légitimes] du mouvement populaire. Nous réitérons : Le régime théocratique [d'Iran] est dans l'impasse et [le Guide suprême] Khamenei n'est ni qualifié ni compétent pour diriger le pays. Tous les efforts doivent être concentrés sur le retrait complet du régime théocratique de la structure politique de notre pays.

En accord avec les slogans populaires, nous appelons à la fin de la dictature et au règne du mensonge et de l'oppression. Les partisans de la Tudeh en Iran et dans le monde entier se battent parmi et aux côtés du peuple pour la libération de l'Iran du joug de la dictature.

Salutations passionnées aux étudiants militants et au peuple d'Iran qui se dressent courageusement contre les forces de l'ordre de la tyrannie !
 

En attendant la coopération et l'action unie de toutes les forces progressistes, épris de liberté et démocratiques pour l'élimination du régime théocratique anti-populaire du Velayat-e-Faqih !
Tudeh Parti

13 janvier 2020
source :  http://www.solidnet.org/article/Tudeh-Party-of-Iran-Greetings-to-the-militant-students-youth-and-people-of-Iran-who-are-courageously-standing-against-the-enforcers-of-tyranny/


 

LE GENERAL SOLEIMANI GAGNE SA DERNIÈRE BATAILLE

15 jours après son assassinat, l'Asie de l'Ouest change de face

Thu Jan 16, 2020 6:32PM

Des missiles tirés par le CGRI contre la base américaine Aïn al-Asad en Irak, le 8 janvier 2020. ©Getty Images

Des missiles tirés par le CGRI contre la base américaine Aïn al-Asad en Irak, le 8 janvier 2020. ©Getty Images

Les États-Unis s’attendaient à ce que leur politique de gangster menée face à l'Iran et illustrée par l'assassinat du général de corps d’armée Qassem Soleimani permette de réaliser leurs objectifs dans la région et de contrer l’axe de la Résistance. Rien de tel. Le vent tourne en défaveur des USA.

« L’objectif principal des États-Unis en assassinant le général Qassem Soleimani était d’arrêter le train de victoires de l’axe de la Résistance en provoquant un vide dans les relations, les coopérations et la coordination au sein de la Résistance pour réaliser leurs projets et raviver leur stratégie régionale arrivée au point mort », a écrit le général de brigade à la retraite de l’armée libanaise, Amine Hotait, cité par l’agence Tasnim ce mercredi. 

Ce dernier a expliqué: « En effet les USA ont cherché à s'imposer et à faire avancer leur propre agenda visiblement dépassé par celui d'autres parties. L'assassinat de Soleimani aura été pour eux une tentative de déblocage. Les États-Unis prévoient désormais de déployer plus de 70 000 soldats et d’officiers dans 52 bases militaires avec l’appui de 52 bâtiments de l’US Navy. L’objectif en est de reconstruire un réseau militaire pour protéger les intérêts américains dans la région, mais aussi de mettre en place un système de contrôle à distance pour épargner à Washington la tâche d’un déploiement militaire massif pour dominer la région. En effet, la Maison Blanche envisage un plan pour s’emparer des ressources de pétrole et de gaz de cette partie du monde, tout en contrôlant des artères commerciales et ce, sans recourir à un gros effort militaire.

Et bien c’est exactement ce plan que Soleimani en particulier et l'axe de la Résistance en général ont contré. L'Iran et ses alliés se battent pour rétablir les droits des nations de la région à l’indépendance et pour leur libération de toute domination étrangère. L’Iran tient à revitaliser la région et à lui permettre de prendre son destin entre les mains par le biais d'un mouvement de résistance généralisé contre la domination et l’occupation des puissances étrangères et leurs projets d’expansion territoriale et d’influence politique. En ce sens, l’axe de la Résistance s’affirme comme une puissance qui s’oppose aux projets de domination de l’Occident. Une telle finalité ne peut aller sans déboucher sur une confrontation totale et irréversible avec les États-Unis et Israël, mais aussi une cohabitation stratégique sous forme de coopérations conjoncturelles avec certaines parties régionales comme la Turquie. »

Asie de l’Ouest: fin de la présence militaire US?

Asie de l’Ouest: fin de la présence militaire US?

Le commandant en chef de la Force aérospatiale du Corps des gardiens de la Révolution islamique, le général de brigade Hajizadi : "l'opération " Martyr Soleimani" est la première étape d'une grande opération qui va se poursuivre dans l'ensemble de la région". 

Selon Amin Hotait, l’assassinat d’un haut commandant de l’axe de la Résistance est donc loin d’être une décision soudaine et spontanée, Washington ayant commis le crime à la suite d’une évaluation stratégique de haut niveau qui, chose paradoxale, n’a finalement rien changé à la réalité sur le terrain et même empiré l'impasse stratégique US.

L’auteur ajoute que la riposte iranienne à ce crime a mis en échec les plans des États-Unis avec en toile de fond des pertes et des dégâts considérables à Ain al-Asad. De nouvelles équations sont sur le point d'émerger et elles confirment l’Iran dans son statut de grande puissance militaire, capable de mener une guerre de libération totale contre les conspirations et les complots des États-Unis dans la région.

La frappe balistique de mercredi 8 janvier contre la base américaine Aïn al-Asad en Irak ont — pour la première fois depuis la Deuxième Guerre mondiale — tourné en dérision le pouvoir militaire des États-Unis, incapables de gagner des guerres par procuration et mais aussi de sortir victorieux des conflits directs. Mais il y a  mieux: le bloc occidental n'existe plus. Pas un partenaire ne s'est montré disponible à riposter à l'Iran, l'Europe ayant dans sa totalité appeler à la désescalade. Même Israël en est désormais à nier son implication dans l'assassinat de Soleimani. Décidément, le Moyen-Orient post-Soleimani n'est plus celui où l'Amérique a osé commettre ce crime.

E-Press du 9 janvier 2020

E-Press du 9 janvier 2020

"Est-ce que nos grands spécialistes grandement diplômés pourraient se rappeler une règle internationale dans le monde politico-militaire consistant à éviter, en cas de guerre, la mort des hauts-dirigeants ? Est-ce que nos grands spécialistes pourraient constater que cet événement est un pur assassinat d’une haute personnalité en période de paix que l’on déclare avec légèreté « terroriste », mot désormais passe-partout de la novlangue ? " se demande Marc Barnovi, spécialiste des relations internationales et de la Russie-Eurasie.

http://french.presstv.com/Detail/2020/01/16/616313/LAsie-de-lOuest-apres-Soleimani


 

L'IRAN EST FAVORABLE A TOUTE MESURE CONSTRUCTIVE VISANT A SAUVER L'ACCORD SUR LE NUCLÉAIRE

 

L'Iran se dit favorable à toute mesure "constructive" visant à sauver l'accord sur le nucléaire

 
French.xinhuanet.com | Publié le 2020-01-15 à 02:45
 

TEHERAN, 14 janvier (Xinhua) -- L'Iran accueille favorablement toute mesure "constructive" qui vise à sauver l'accord sur le nucléaire conclu en 2015, a déclaré mardi le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Abbas Mousavi.

"Comme par le passé, l'Iran est tout à fait prêt à recevoir toute mesure constructive et bien intentionnée visant à sauver cet accord international important, et il soutient toute initiative dans ce sens", a indiqué M. Mousavi.

"En attendant, l'Iran précise à tous, et en particulier aux trois parties européennes de l'accord, que toute violation des promesses, mauvaise intention ou mesure non constructive sera traitée de manière sérieuse et appropriée", a ajouté M. Mousavi.

La remarque de M. Mousavi a été faite en réaction à la décision adoptée mardi par l'Allemagne, la France et la Grande-Bretagne de déclencher le mécanisme de règlement des différends dans le cadre de l'accord sur le nucléaire iranien de 2015.

Les pays européens ont dit qu'ils ont pris cette mesure en réponse à l'acte de Téhéran de revenir sur ses engagements nucléaires au cours des derniers mois.

Le porte-parole iranien a qualifié l'action des Européens de mesure "passive", affirmant que l'Iran a lancé le mécanisme de règlement des différends il y a un an, mais que "rien de nouveau n'est arrivé dans la pratique".

http://french.xinhuanet.com/2020-01/15/c_138704948.htm


 

DECLARATION COMMUNE DES PARTIS COMMUNISTES DE GRANDE-BRETAGNE, DES ETATS-UNIS ET DU PARTI TUDEH D'IRAN

 Déclaration commune du Parti communiste de Grande-Bretagne, du Parti de la Tudeh d'Iran et du Parti communiste des Etats-Unis
1/13/20 4:14 PM
 Grande-Bretagne, Parti communiste de Grande-Bretagne Iran, Parti Tudeh d'Iran USA, Parti communiste USA Déclaration commune En Asie Europe Amérique du Nord Partis communistes et ouvriers
L'assassinat, le vendredi 3 janvier 2020 à Bagdad, en Irak, de Qasem Soleimani, commandant de la force extraterritoriale du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) et d'Abu Mahdi al-Mohandis, chef du Kataïb Hezbollah irakien, ainsi que de plusieurs autres ressortissants iraniens, irakiens et libanais, sur ordre du président américain Donald Trump, constitue une violation manifeste de la souveraineté nationale irakienne et du droit international. Nos partis le condamnent sans réserve.

Nous condamnons également les menaces ultérieures de Trump contre l'Iran, qui a menacé de frapper 52 sites dans ce pays, y compris des sites culturels. En outre, nous considérons que la menace du régime iranien de frapper le personnel et les intérêts américains dans la région est une position dangereuse et irresponsable qui ne fait qu'aggraver la tension.

Les tirs de missiles sur les bases américaines en Irak, le mercredi 8 janvier, par l'IRGC, ont clairement accru la tension et menacé de provoquer une guerre totale avec les Etats-Unis. Il est clair que ces mouvements belliqueux ont le potentiel de transformer une fois de plus l'Irak en un champ de bataille régional et international et d'immerger une série de pays dans un nouveau bain de sang. 

Nos partis mettent en garde de toute urgence contre le fait que ces manœuvres imprudentes poussent sans relâche les États-Unis et leurs alliés - y compris la Grande-Bretagne, Israël et l'Arabie saoudite, ainsi que l'Iran et ses partisans régionaux - plus près du point de non-retour, ce qui augmente considérablement le danger d'une guerre totale au Moyen-Orient et même d'une confrontation mondiale catastrophique. Nous condamnons l'attisement des flammes du conflit par les médias des États-Unis, de la Grande-Bretagne et de l'Iran, dont les mensonges et les distorsions jingoïstes cherchent à justifier une agression non provoquée et à gagner le soutien populaire à l'escalade et à la guerre.

Nous notons que l'exécution du plan d'assassinat a été soigneusement et cyniquement programmée par le président américain pour détourner l'attention du public des problèmes intérieurs - sa mise en accusation pour abus de pouvoir et obstruction au Congrès et aux grandes questions sociales des prochaines élections américaines de 2020.  Son action sape la Constitution des États-Unis et montre qu'il ne reculera devant rien dans sa poursuite impitoyable de l'hégémonie américaine et du pouvoir personnel.

L'assassinat et ses conséquences se déroulent dans un environnement dans lequel les tensions ont été délibérément alimentées pendant plus de deux décennies. La " boîte à fusil " actuelle est une concoction alimentée par les politiques aventureuses de l'impérialisme américain - notamment les sanctions sévères contre l'Iran, le retrait du JCPoA et la présence militaire continue en Irak - ainsi que par les politiques et les actions interventionnistes du régime théocratique iranien, en particulier sa Force Quds, dans toute la région. Dans le même temps, les divisions sectaires et religieuses adoptées par les gouvernements irakiens successifs au cours des seize dernières années ont porté atteinte à la souveraineté nationale de ce pays.

Tous les efforts doivent donc être faits pour désamorcer la tension, prévenir une escalade de la crise actuelle et éviter un autre conflit militaire désastreux, direct ou par procuration, dans la région. À cette fin, toutes les interventions étrangères en Irak et en Iran doivent cesser. Aucun des protagonistes ne doit être autorisé à pousser la région dans une guerre sanglante, qui ne servira que les intérêts des forces les plus réactionnaires et de droite dans la région et au-delà et qui remplira les poches des actionnaires des vastes complexes militaro-industriels du monde. Même la menace de guerre fait encore plus mal aux mouvements populaires contre la corruption et la mauvaise gestion et pour la liberté et la justice sociale en Iran, en Irak et dans d'autres pays voisins, qui ont déjà été confrontés à une répression brutale et violente. La guerre totale fera pleuvoir la mort et la destruction sur des millions de personnes innocentes et mettra fin à leur longue lutte pour les droits fondamentaux et la possibilité de déterminer un avenir de leur choix. Ce n'est que dans la paix que les travailleurs ordinaires de pays comme l'Iran et l'Irak peuvent poursuivre cette lutte.

Nos partis appellent les Nations Unies, ses agences et la communauté internationale à aider à trouver des approches pacifiques pour résoudre les problèmes actuels dans la région. Nous appelons le mouvement pour la paix à travers le monde à mobiliser l'opinion publique contre la guerre et à faire pression sur les gouvernements et les forces jingoïstes et proguerre pour qu'ils battent en retraite, tant qu'il est encore temps. Sans eux, l'impérialisme américain et la dictature iranienne sont désarmés et impuissants.

Enfin, nous nous engageons et appelons à la plus grande solidarité avec la classe ouvrière et les peuples d'Iran et d'Irak dans leur difficile lutte à travers les jours et les mois sombres à venir. Une solution pacifique est possible. Ensemble, et seulement ensemble, nous pouvons la réaliser.

 

Parti Communiste de Grande-Bretagne,

Parti Tudeh d'Iran

Parti Communiste des USA

 

8 janvier éàéà

Source :  http://www.solidnet.org/article/Tudeh-Party-of-Iran-The-Joint-Statement-of-the-Communist-Party-of-Britain-the-Tudeh-Party-of-Iran-and-the-Communist-Party-of-the-USA/


 

IRAN : LE PRESIDENT ROHANI APPELLE A L'APPLICATION DE LA LOI QUI PLACE LE PENTAGONE SUR LISTE NOIRE

 

Le président iranien appelle à l'application de la loi plaçant le Pentagone sur liste noire

 
French.xinhuanet.com | Publié le 2020-01-13 à 19:45
 

TEHERAN, 13 janvier (Xinhua) -- Le président iranien Hassan Rohani a émis lundi l'ordre de mettre en œuvre une loi sur la classification du ministre américain de la Défense comme "organisation terroriste", a rapporté l'agence de presse Tasnim.

Dans un communiqué, M. Rohani a appelé les organisations iraniennes concernées à mettre en œuvre la loi qui avait été adoptée par le Parlement iranien.

Selon le vote du Parlement iranien le 7 janvier, "tous les membres du Pentagone, les institutions et entreprises affiliées, et les commandants américains qui ont planifié et perpétré l'assassinat" de Qassem Soleimani, commandant de la Force Al-Qods du Corps des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI), ont été mis sur liste noire.

En avril 2019, le Conseil suprême de la sécurité nationale d'Iran a également annoncé que les forces du Commandement central des Etats-Unis (CENTCOM) déployées en Asie de l'Ouest étaient un "groupe terroriste", en représailles à la désignation par les Etats-Unis des CGRI comme "organisation terroriste étrangère".

http://french.xinhuanet.com/2020-01/13/c_138701406.htm


 

CRASH DE L'AVION UKRAINIEN : SELON LE SITE MILITAIRE RUSSE AVIA.PRO, UNE CYBERATTAQUE US AURAIT LEURRE LES RADARS IRANIENS

Crash de l’avion ukrainien : une cyberattaque US aurait leurré les radars iraniens (site militaire russe)

 Depuis 2 heures  11 janvier 2020

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 Iran - Monde islamique

 

Rédaction du site

Le site militaire russe Avia.pro est revenu sur l’accident du à une erreur humaine et qui a provoqué le crash du Boing 737 ukrainien en Iran, le 8 janvier dernier, quelques minutes après son décollage, causant la mort de 179 passagers et membres de son équipage.

Se fiant à des experts militaires, il rapporte que le coup ressemble point par point à la destruction au large de Lattaquié en Syrie, en septembre 2018, d’un IL-20 russe : les chasseurs israéliens qui étaient traqués par les missiles syriens l’avaient utilisé comme bouclier, quitte à en causer la destruction et la mort de 15 passagers.

Le site militaire russe se réfère à une enquête indépendante qui conclut à la « responsabilité au moins partielle US » dans la tragédie du 8 janvier :

« Selon des experts, l’armée américaine a délibérément modifié les informations sur le vol du Boeing 737 ukrainien, ce qui en a fait une véritable cible pour les systèmes de défense aérienne iraniens. Selon les données qui ressortent des sources liées au Pentagone, plusieurs avions militaires américains ont été observés dans le ciel près de l’espace aérien iranien, juste au moment du vol du Boeing et des anomalies ont été observées sur les radars iraniens, vraisemblablement dues à une cyberattaque. L’avion civil a alors été pris pour un avion de combat se dirigeant droit vers une cible militaire.
Dans la mesure où le pilote a fait un demi-tour, il est fort probable que la cyberattaque US ait également visé le système de navigation du Boeing ukrainien. Ce n’est pas la première fois que les Américains font ce genre de coups », dit le site.

Source: Avec Press Tv

http://french.almanar.com.lb/1613262


 

L'IRAN RECONNAIT AVOIR ABATTU PAR "ERREUR" L'AVION UKRAINIEN ET EXPLIQUE CE QUI S'EST PASSE

L’Iran reconnaît avoir abattu l’avion ukrainien par « erreur » et explique ce qui s’est passé

 Depuis 2 heures  11 janvier 2020

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 Iran - Monde islamique - Spécial notre site

 

Rédaction du site

Trois jours après le crash de l’avion d’Ukrainian Airlines: l’Iran a reconnu ce samedi 11 janvier avoir abattu le Boeing 737 par « erreur » et a présenté ses excuses. Ses responsables militaires ont expliqué les conditions qui ont abouti à l’erreur humaine.
Le vol PS752 de la compagnie Ukraine Airlines International (UAI) s’est écrasé de nuit à l’ouest de Téhéran, très vite après son décollage. Les victimes sont essentiellement des Irano-Canadiens, mais aussi des Afghans, des Britanniques, des Suédois et des Ukrainiens.

Guide: Un lourd fardeau

Le guide suprême d’Iran, l’ayatollah Ali Khamenei, a ordonné aux forces armées du pays de remédier à toute « négligence » et exhorté à faire le nécessaire « pour éviter la répétition d’accident pareil », selon un communiqué publié samedi sur son site internet.
« Après avoir consulté les résultats de l’enquête qui a conclu à une erreur humaine, j’ai senti un lourd fardeau sur mon dos en raison de la catastrophe due à la perte des passagers  dans cet accident triste », a-t-il dit dans le texte. Présentant ses condoléances aux familles des sinistrés et sa pleine solidarité avec elles.

Rohani: Une erreur impardonnable

L’Iran regrette « profondément » ce crash, « une grande tragédie et une erreur impardonnable », a déclaré le président iranien Hassan Rohani.
« L’enquête interne des forces armées a conclu que de manière regrettable des missiles lancés par erreur ont provoqué le crash de l’avion ukrainien », a-t-il rapporté sur Twitter.

Zarif: Aventurisme américain

Plus tôt, le ministre des Affaires étrangères iranien Mohammad Javad Zarif avait déjà exprimé des « excuses », tout en déplorant une « erreur humaine en des temps de crise causée par l’aventurisme américain (qui) a mené au désastre ».
« Placées au plus haut niveau d’alerte pour répondre aux éventuelles menaces » américaines, les forces armées iraniennes avaient expliqué plus tôt que l’appareil avait été pris pour un « avion hostile ». « Le responsable » de cette erreur va être traduit « immédiatement » en justice, a ensuite précisé l’état-major.

Etat d’alerte maximale

Ce grave incident s’est produit à un moment où les forces armées iraniennes étaient en état d’alerte maximale. Elles avaient 5 heures plus tôt,  procédé à une spectaculaire frappe balistique contre la plus grande base américaine en Irak, Aïn al-Assad. En riposte à l’assassinat de son chef de la force al-Quds du Corps des gardiens de la révolution islamique en Iran, le général Qassem Soleimani, dans un raid américain à proximité de l’aéroport de Bagdad en Irak.

Des avions américains

Le site en ligne francophone de la télévision iranienne Press TV a rapporté les conditions qui ont abouti à cette erreur humaine, citant des sources militaires iraniennes.

Dans les heures qui ont suivi la frappe, les forces américaines ont multiplié des vols militaires, près des frontières aériennes de l’Iran. Selon des informations communiquées aux unités de défense antiaériennes, rapporte Press TV, peu avant l’incident du Boeing 737, certains centres militaires stratégiques du pays avaient été approchés par des avions de combat ennemis, ce qui a redoublé la sensibilité des unités de la DCA.

Toujours selon le site francophone de la télévision iranienne, le communiqué de l’état-major met en relief une « énorme anomalie » qui a « leurré » le système de défense antiaérienne de la capitale et fait croire à « l’approche d’un avion ennemi vers un centre militaire sensible » et partant, a causé, la « tragique erreur humaine».
« Dans cette conjoncture délicate et critique, le vol 752 de la ligne aérienne ukrainienne a décollé de l’aéroport Imam Khomeiny. Au moment où l’avion faisait demi-tour, il est passé pour un appareil militaire qui se dirigeait tout droit vers un centre militaire ultra-sensible des gardiens de la révolution, d’autant plus qu’il se trouvait en altitude et en position d’un appareil ennemi »,  explique le communiqué.
Et d’ajouter : « Malheureusement, une erreur humaine a eu lieu et l’avion a été pris pour cible d’une manière non intentionnelle». »Le responsable » va être traduit « immédiatement » en justice, a-t-il conclu

Chef du CGRI: J’aurai préféré mourir

Amirali Hajizadeh, un général des Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de la République islamique, a endossé la responsabilité du drame, dans une déclaration à la télévision iranienne.
« J’aurais préféré mourir que d’assister à un tel accident », a-t-il dit, ajoutant que le missile avait explosé « à côté de l’avion ».

Selon l’AFP, l’Iran avait invité Boeing, le constructeur américain de l’avion, à participer à l’enquête, ainsi que les Américains, les Canadiens, les Français et les Suédois à observer les méthodes de travail suivies par les Iraniens dans cette affaire.

Russie: Tirer les leçons

Un haut responsable russe a appelé Téhéran à tirer les leçons de son erreur.
« Si le déchiffrage des boîtes noires et les travaux de l’enquête ne prouvent pas que l’armée iranienne a fait cela intentionnellement et qu’il n’y a pas de raisons logiques à cela, l’incident doit être clos. Avec l’espoir que les leçons seront tirées et des mesures prises par toutes les parties », a déclaré le président de la commission des Affaires étrangères du Parlement, Konstantin Kossatchev.

France : mettre un terme à l’escalade

«Les leçons que nous devons tirer de cette séquence dramatique que nous avons vécue depuis maintenant plusieurs jours, depuis la fin de l’année 2019, c’est qu’il faut mettre un terme à cette escalade», a poursuivi la ministre française.

Canada: Nombre des victimes revu à la baisse

Concerné directement par l’accident, vu que la majorité des victimes ont la nationalité canadienne, le Premier ministre canadien Justin Trudeau avait estimé le jeudi qu’il ne s’agissait pas d’un accident. « Nous avons des informations de sources multiples » qui « indiquent que l’avion a été abattu par un missile sol-air iranien », disait-il. « Ce n’était peut-être pas intentionnel ».

En outre, le nombre des victimes canadiennes du crash a été revu à la baisse, passant de 63 à 57 morts sur un total de 176 passagers, a annoncé vendredi le ministre canadien des Affaires étrangères.

Ukraine: des compensations

Pour sa part, le ministre ukrainien des Affaires étrangères Vadym Prystaïko avait souligné que les enquêteurs ukrainiens bénéficiaient de la « coopération entière » de Téhéran. »Nous attendons de l’Iran (…) que les coupables soient traduits en justice », « le paiement de compensations » et « le retour des corps des victimes », a exigé Le président ukrainien Volodymyr Zelensky  sur Facebook.

http://french.almanar.com.lb/1613229


 

IRAN : APRES L'ASSASSINAT DE SOLEIMANI, LES "GIFLES" COMMENCENT A TOMBER......

Après l’assassinat de Soleimani : les « gifles » commencent à tomber......

par SEPH
mercredi 8 janvier 2020

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Réactions

 

Les états-uniens ont deux complexes : un de supériorité car ils sont américains et un d'infériorité car ils sont ignares. Trump est un illustre représentant de ceci, En effet, il est imbu de sa personne et s'il avait connu l'Iran et sa complexité se serait-il engagé dans une telle aventure ?

 

Pourquoi cet assassinat ?

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L'assassinat du général iranien Qassem Soleimani constitue une prise de risque considérable par Donald Trump pour un objectif avant tout interne. Comme par hasard, on parle moins, ces derniers jours, d'« impeachment » du président américain.

Revenons sur les faits, le ciblage en Irak du général major Qassem Soleimani très peu de temps après son retour du Liban à bord d’un avion civil s’apparente donc à un coup de maître en matière de stratégie à court terme mais qui risque fort d'être un fiasco en devenir à long terme.

Les médias israéliens ont donc révélé, sans toutefois entrer dans les détails, que Trump avait téléphoné à Netanyahu mercredi 1er janvier 2020, et coordonné avec lui l’opération. Il est vrai que modus operandi de l’opération ne laisse aucune place au doute. Le général Soleimani a été tué selon la méthode terroriste israélienne bien huilée et fort bien connue.

 

Donald Trump a cédé à l’un des désirs les plus vifs de l’AIPAC, le très puissant lobby pro-israélien tenant aussi bien dans son filet le Parti Démocrate que le Parti Républicain.

Qassem Soleimani, pièce maîtresse du dispositif iranien, avait engrangé trop de succès. Il était devenu la bête noire du Pentagone et d'Israël, il fallait don l'éliminer.

 Mais le pari fou de Trump risque de lui être fatal : c’est une partie d’échec qui vient de commencer, mais à ce jeu les iraniens sont très forts.

 

Pour l’instant les israéliens semblent avoir tous les gains possibles mais tout dépendra des capacités stratégiques de l'Iran à manœuvrer serré et extrêmement serré car une guerre directe entre les États-Unis et l’Iran sera le cadeau tant espéré par Tel Aviv.

 

 

L'énorme faute de Trump

 

Trump vient de commettre une double faute , en assassinant non seulement l'homme le plus populaire d’Iran (Selon une étude publiée en 2018 par IranPoll et l’université de Maryland, 83% des Iraniens interrogés avaient une opinion favorable de Soleimani), mais aussi aussi le n°2 des al-Chaabi irakiens, Abou Mahdi al-Muhandes qui est aussi un officier de haut rang de l’armée irakienne.

 

 Le plan de départ des USA était d’assassiner l'un des plus hauts dignitaires iraniens en sol irakien, mais surtout pas un officier de haut rang irakien.

En tuant Abou Mahdi al-Muhandes, les USA ont non seulement violé leur obligation établie par traité de respecter la souveraineté de l’Irak, mais aussi ils ont aussi violé leur engagement de s’abstenir de survoler l’Irak sans permission des autorités irakiennes.

L’embarras des USA est évident par le simple fait que leurs déclarations officielles des USA ne font aucune mention de l'assassinat d’Abou Mahdi al-Muhandes.

 

Ceci est confirmé du coté des amis d'Israël. Ainsi, le chercheur auprès du Centre pour la politique américaine au Moyen-Orient de l’Institut de Brookings, Daniel Byman bien connu pour ses délires anti-iraniens croit que Trump et Cie ont commis une irréparable bêtise géostratégique. Car, selon lui : "le général Soleimani symbolise le pouvoir, la portée et la stratégie régionale de l’Iran et les Iraniens ne renonceraient pour tout l’or du monde à venger son sang".

Il estime que ce qu’a fait Donald Trump pousserait l’Iran à montrer une réaction à la fois imprévisible et dure : « Trump a éliminé un adversaire de taille et de la pire des manières et personne ne sait désormais quelle sera la mission de son successeur. Il a réduit à néant toute chance de normalisation avec l’Iran, ce qui, vu le poids iranien dans la région est un défi pour la présence US  »,

 

Les deux hommes sont très populaires dans tout le Proche-Orient :

 

Soleimani, ce haut commandant des Gardiens de la révolution avait passé cette période au Liban - avec le Hezbollah chiite libanais - l’essentiel du conflit israélo-libanais de l’été 2006 qui a été une défaite cinglante pour Israël (*).

Un haut responsable irakien l'a décrit comme un homme calme et peu bavard. "Il est assis à l’autre bout de la pièce, seul, de façon très calme. Il ne parle pas, ne commente pas (...) il écoute uniquement", avait-il indiqué au New Yorker.

il a vaincu Daesh pour le salut de toute l’humanité ( y compris les juifs). C'était un grand patriote épris de liberté pour son pays et pour tout le proche-Orient sous domination américaine.


 


Abu Mahdi al-Mohandes s'appellait Jamal Jaafar Ibrahimi. Il est né à Bassorah, dans le sud de l'Irak. Pendant les années 1980, il a reçu une formation militaire du CGRI en Iran, alors que son pays était en guerre contre l'Irak. Mahdi al-Muhandes a lutté contre l'invasion des troupes américaines en Irak de 2003 à 2011. Pendant cette période, il a également siégé au Parlement irakien et les États-Unis ont tenté de le neutraliser.


 

Mahdi al-Muhandes de retour en Irak a participé à la création des forces de mobilisation populaire irakiennes Hachd al-Chaabi qui est une milice multiconfessionnelle (chiites, sunnites, chrétiens,..) crée pour lutter contre Daesh et Al-Qaïda en Irak . Il en est devenu le n° 2, puis un officier de haut rang lors de l'intégration des Hachd al-Chaabi à l'armée irakienne.

Lui aussi est un grand combattant du terrorisme des USA et de ses mercenaires (Daesh et Al-Qaïda).

 

Qu’on le veuille ou non, Trump a exécuté les hommes les plus responsables de la destruction systémique de Daech et de la neutralisation d’Al-Qaida en Syrie et en Irak.

Ce sont là ses crimes capitaux. 

 

Les premières réactions :

 

En IRAK :

le Premier ministre irakien, démissionnaire sous pression des US, Adel Abdel Mahdi a estimé vendredi que le raid américain allait « déclencher une guerre dévastatrice en Irak ». et d'ajouter : « L’assassinat d’un commandant militaire irakien occupant un poste officiel est une agression contre l’Irak, son État, son gouvernement et son peuple ».

 

Moqtada Sadr réactive son armée anti-US

Pour sa part, le dirigeant irakien Moqtada Sadr a donné l’ordre à ses combattants de l’Armée du Mehdi de se «  tenir prêts  », réactivant ainsi une armée officiellement dissoute depuis environ une décennie et qui avait semé la terreur dans les rangs des soldats américains en Irak.

 

De plus, le Parlement irakien a voté à la majorité pour une résolution appelant le gouvernement à mettre fin à la présence des forces étrangères et surtout américaines dans le pays. Il a voté aussi pour l’annulation du pacte de sécurité avec les États-Unis et contre toute utilisation de l’espace aérien, terrestre et maritime de l’Irak par des forces américaines.

 

Les 1ères vagues de missiles envoyés par les milices populaires ont prouvé que le Pentagone aura du mal se défendre

Samedi 4 janvier 2020, les désormais occupants américains en Irak auraient compté leurs premiers morts !!, dans la foulée du tir de 40 missiles téléguidés sur les bases US à Al-Jidiriya, à Balad, à Al-Kindi. Depuis, les allemands,les italiens,..quittent l'Irak. Mais pas les français ?

Dimanche une nouvelle salve de missiles a visé l'ambassade US dans la zone ultra sécurisée qui contient l'ambassade US (la zone verte).. En dépit d'un très violent black out médiatique, des sources militaires irakiennes évoquent une nette détérioration de la situation pour les GI's qui ont quasiment coupé tout contact avec les Irakiens. Le Pentagone sait parfaitement que ses troupes ( environ 5 200 GI's) sont incapables de faire face à une guerre asymétrique menée par environ 200 000 Hachd al-Chaabi. Dans ce contexte l’Otan a déclaré ce mardi 7 janvier 2020 qu’il planifiait de retirer « temporairement » du personnel d’Irak, informe l’AFP. Pourquoi temporairement,.

 

En IRAN :

Deux points importants sont à souligner

- Le général de brigade Esmaïl Ghaani a été nommé en remplacement de Qassem Soleimani .

Il était tout à la fois son ami et son bras droit. Il figure aussi depuis de nombreuses années sur la liste noire de Washington. Il est âgé de 62 ans.

 

«  Nous sommes tous les deux des enfants de la guerre », a par le passé expliqué Esmail Ghaani pour évoquer le fait que Qassem Soleimani et lui se connaissaient de longue date et qu'ils avaient tous deux fait leurs premières armes dans les années 80, lors de la guerre entre l'Iran et l'Irak. C'est à cette époque que de simples compagnons d'infortune dans cette guerre, ils étaient devenus amis sur les champs de bataille. 

 

-L’Iran a annoncé, dimanche 5 janvier 2020, sa décision de franchir la cinquième étape de son plan de réduction de ses engagements internationaux en matière nucléaire :

Ceci veut dire pour l'Iran qu'il n'existe plus aucune restriction en matière de capacité d’enrichissement, de niveau d’enrichissement, de quantité de substance enrichie et de recherche et de développement.

Le communiqué a souligné :

« Lors de la cinquième étape de réduction de ses engagements, la République islamique d’Iran se débarrasse de son dernier cas de restrictions opérationnelles, dans le cadre de l’accord nucléaire, soit la restriction du nombre de centrifugeuses ».

Le programme nucléaire de l’Iran se poursuivra désormais conformément à ses besoins techniques.

Le gouvernement iranien tient à préciser que l’Iran continuera cependant de coopérer avec l’Agence internationale de l’énergie atomique, tout comme par le passé.

De plus, l’Iran sera prêt à revenir dans l’accord, conclu en 2015 , au cas où les sanctions seraient levées et lorsque l'Iran bénéficierait des avantages de l’accord. Cela va de soi !!

 

 

Les premières déclarations précisant la riposte iranienne :

Selon le secrétaire général du Conseil suprême de la sécurité nationale, le contre-amiral Ali Chamkhani elle ne sera pas une pure et unique opération.

Il a précisé que 13 scénarios sont à l'ordre du jour du Conseil pour "la vengeance de l’assassinat de Qassem Soleimani :

« Nous disons aux Américains que le moins sévère de ces scénarios de riposte, dès qu'il fera l’unanimité, sera le pire cauchemar, un cauchemar historique pour vous  ».

 

Plus loin, il a fourni des explications sur les cibles potentielles de la riposte iranienne : « Au total, 19 bases américaines, dont 11 considérées comme des bases de commandement des Américains dans la région, et situées non loin des frontières est et ouest de l’Iran, et dans 8 autres pays ... dans le nord et le sud de l'Iran, sont en état d’alerte ; nous sommes bien informés du nombre exact des militaires et des équipements qui y sont déployés et nous surveillons minutieusement le moindre de leurs agissements ». 

 

Et il a précisé : « Les Américains savent bien qu’ils sont très vulnérables en cas d'une confrontation militaire avec l’Iran, c’est pourquoi ils ont réduit le nombre de leurs patrouilles et concentré leurs effectifs dans leurs bases. ..... nos scénarios de riposte visent surtout à ce que le peuple américain prenne conscience des coûts que les décisions de leurs dirigeants leur infligent. …... ».

 

 

Le message de l'Iran est clair les USA ont assassiné un héros national majeur et la fierté nationale ne permet pas à l'Iran de rester indifférent. C'est dans ce contexte que le Parlement iranien a voté une résolution "les membres du Pentagone, les commandants, les agents et les responsables US seront visés ».

 

 

Les suites prévisibles de l'assassinat en IRAK :

Si le gouvernement irakien donnait suite à la motion parlementaire demandant le départ des GI, on voit mal comment les Etats-Unis pourraient ne pas obtempérer, au risque que l'Irak tombe complètement dans l'orbite de Téhéran.

D'après l'AFP, l'armée américaine a indiqué lundi dans un courrier au commandement militaire irakien qu'elle « repositionnait » les forces de la coalition anti djihadiste dans le but d'« un retrait de l'Irak de manière sécurisée et efficace ». « Nous respectons votre décision souveraine qui ordonne notre départ », peut-on y lire.

Mais ce respect a ses limites puisqu'il est associé à des conditions « perverses ».

Donald Trump a prévenu que si ce départ se faisait « sur une base pas très amicale, nous leur imposerons des sanctions comme ils n'en ont jamais vu auparavant. A côté, les sanctions contre l'Iran seraient presque faibles ».

Il a exigé également par avance le remboursement du coût de construction de la base aérienne américaine dans le pays. Trump ne manque pas de culot, les USA ont pillé le pétrole, il faut que les irakiens payent aussi les moyens utilisés par les voleurs.

 

Quelle peut être la riposte de l'Iran :

Téhéran a promis une « riposte militaire et, une « dure vengeance » qui frappera « au bon endroit et au bon moment ». 

La difficulté sera pour l'Iran d'effectuer des représailles sans risquer en retour les foudres de la puissance américaine sur ses infrastructures militaires, pétrolières ou nucléaires.

L'Iran devra donc bien calibrer son action et brouiller les pistes sur sa responsabilité directe. Pour ce faire Téhéran dispose d'armes conventionnelles, drones et missiles, ainsi que de réseaux chiites un peu partout où existent des cibles américaines au Proche Orient. Il a déjà remporté une première manche politique en Irak, où le Parlement a voté le départ des troupes américaines.

L'Iran va exploiter au mieux la situation irakienne en obtenant le départ des Gi's. Ceci serait une énorme victoire qui verrait par entraînement dynamique le départ des Gi's de Syrie. Soleimani serait totalement vengé et les choses pourraient s’arrêter là.

Toutefois, l'Iran ne dispose pas d'une marge de manœuvre importante. Il est confronté à un sévère blocus, le pays est désargenté comme l'illustre la baisse des salaires de ses conseillers dans l'archipel chiite du Liban au Yémen.

 

Du côté US, l'administration Trump, qui affichait son intention de se retirer complètement du Moyen-Orient , vient de faire délibérément un demi-tour complet.

En effet, c'est tout le contraire qui est en train de se passer. On peut parler d'un « nouveau Trump », qui devient très agressif après les bombardements des Hachd al-Chaabi qui poursuivaient Daesh et les assassinats de Bagdad. Jusqu'ici, il voulait, par des sanctions économiques, obliger Téhéran à renégocier l'accord sur le nucléaire de 2015. Mais il court maintenant le risque d'être englué dans la région par des surenchères militaires. 

 

En conséquence, le clash sera difficile à éviter. Sera-t-il total, échappant au contrôle des acteurs, ou bien « dit contrôlé » pour modifier seulement les rapports de force avant une négociation ? Pour illustrer la gravité de la situation, Netanyahu, a rappelé en conseil des ministres ce week-end que son pays était doté de capacités nucléaires, déclaration officielle qui n'a pas de précédent. Enfin il avoue !!

 

Mais, chaque camps a ses craintes :

  • Pour les USA de ne pas allez trop loin qui pourrait avoir pour conséquence des représailles sur Israël. Il s'agit bien, d'une manière ou d'une autre, de dissuader l'Iran qui évoque des attaques contre l'occupant de la Palestine, notamment contre Haïfa, cœur de l'industrie chimique du pays. En effet, le Hezbollah dispose à 70 km de là de dizaines de milliers de missiles, et vient par ailleurs de faire publier en couverture de son journal une photo rappelant l'attentat qui avait tué 241 Marines à Beyrouth en 1983.

  • Pour l'Iran c'est une attaque des forces US sous fausse bannière de la part d'Israël ou de l'Arabie Saoudite qui entraînerait des représailles massives sur l'Iran.

Les dirigeants pernicieux de ces deux pays en sont tout-à-fait capables, ils ne souhaitent que cela. L'Iran serait faussement en position d'agresseur, les rôles seraient inversés pour le plus grand malheur du peuple iranien. Il ne lui resterai que le choix de plier sous les bombes ou riposter en généralisant la guerre dans tout le Proche-Orient qui serait alors à feux et à sang. Le peuple iranien comme Solemaini ne se soumettrait jamais à cela.

 

La Russie ou la Chine ne s’impliqueront pas militairement dans le conflit, ces pays aideront l'Iran en fournissant des armes, des renseignements fort précieux, ils bloqueront toute résolution américaine condamnant l’Iran, … In fine ils joueront les médiateurs pour accélérer la fin du confit.

 

Pour résumer, l'Iran va privilégier dans un premier temps la carte irakienne pour obtenir le départ

effectif des forces US. Car l’affrontement USA/Iran ce déroulera principalement dans ce pays pour deux raisons principales : l' intérêts des USA pour le pétrole irakien . Mais aussi barrer l’accès de l’Iran à la Méditerranée pour empêcher l'Iran de soutenir la Syrie et le Hezbollah. Cette stratégie a l'avantage de préserver son peuple de réactions massives de la part des Usa et de faire de l'Irak un allié solide.

 

Aux dernières nouvelles le chef du Pentagone Mark Esper a déclaré, le 7 janvier 2020 : « Notre politique n'a pas changé. Nous ne quittons pas l'Irak », au cours d'une conférence de presse. Il a également dit s'attendre à des « représailles » iraniennes. (Le Figaro avec AFP).

Le clash sera donc difficile à éviter entre les USA d'un côté et l'Iran et l'Irak de l'autre.

 

« Ce n’était qu’une gifle ! L’expulsion des forces US de la région inévitable » Ayatollah Khamenei

Les « représailles » iraniennes ne se sont pas fait attendre. En effet, ce matin, 8 janvier 2020, une première salve de 22 missiles vient de frapper deux bases US en Irak

 

Image satellite de la base Aïn al-Assad après la frappe au missile iranienne, le 8 janvier 2019. 

Al-Mayadeen ( chaîne de télévision libanaise) qui confirme le vol incessant des hélicoptères US sur la base huit heures après la frappe, affirme que le commandement américain de la base a interdit aux forces irakiennes tout accès par crainte des fuites sur le vrai bilan des morts et des blessés.

Dans un communiqué publié il y a peu, l'ambassade US aux Émirats arabes unis affirme que "tout est sous contrôle" et qu'il n'existe aucun changement dans la configuration sécuritaire des troupes US aux Émirats et dans la région".

 

Difficile d'y croire ! Le rapport du renseignement du CGRI affirme qu'il y a au moins 80 GI's de tués et 200 blessés.

 

L’Ayatollah Khamenei c'est exprimé sur ces frappes du Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI) :

«  Hier soir, une gifle a été soufflée aux Américains, uniquement une gifle. Notre riposte viendra  », a affirmé Ayatollah Khamenei en soulignant que le peuple iranien connaît bien ses ennemis, ses plans et les moyens pour y faire face…et le Leader de poursuivre : « Ce qui est important dans cette logique de vengeance c’est qu’elle ne peut se réduire à des actions militaires. Il est important que la pernicieuse présence américaine finisse dans notre région car les Américains n’ont apporté à notre région que la guerre, la division, la destruction et la sédition et ils s’obstinent dans cette voie. Le dialogue, les pourparlers évoqués ça et là ne sont qu’un prélude à ce genre d’ingérence qui devront prendre fin surtout que le peuple de la région n’accepte plus ces immixtions. Cette inimité ( l’assassinat du commandant Soleimani, NDLR) n’est guère conjoncturelle et provisoire, c’est une hostilité instinctive et primaire. C’est une erreur monumentale de croire que les Américains sont prêts à reculer si nous reculons.  »

De son côté Trump a prétendu sur Twitter.que tout allait « bien » : « Tout va bien ! […] L’évaluation des dégâts et des victimes est en cours. Jusqu’ici, tout va bien. Nous avons l’armée la plus puissante et la mieux équipée au monde, de loin. Je ferai une déclaration demain matin »,

Quelles que soient les péripéties de l'administration américaine, l'Iran prendra son temps pour, au moment opportun, mener une action militaire ponctuelle qui concrétiserait politiquement la réussite de sa légitime vengeance.

Une foule immense a accompagné un grand Homme qui a fait don de sa vie et de son sang pour l’Irak et au-delà de l’Irak, pour le Moyen-Orient pour ses pays recouvrent leur liberté et leur souveraineté en sortant de l’emprise USA-Israël

 

CONCLUSION

Le problème principal est que pour les USA et Israël, l’Iran doit être détruit. Si ce n’est pas aujourd’hui, c’est demain. Si ce n’est pas demain alors le jour d’après. Cela ne s’arrêtera pas.

C'est ainsi que toute diplomatie potentielle a été sabotée à chaque fois. La paix ne peut se faire que par la soumission de l'Iran. Les exigences imposées à l’Iran après la décision désastreuse de Trump de se retirer du JCPOA n’étaient rien d’autre qu’une tentative de changement de régime, le Secrétaire d’État néoconservateur Mike Pompeo ( ancien patron de la CIA) y a veillé.

Le peuple iranien suivra l'exemple de son martyr le Général Solemaini ne jamais se soumettre.

Il ne faut pas que l'administration américaine continue impunément de commettre des crimes contre des États ou des hommes qui ont pour seule tare de ne pas se soumettre à leur diktat.

 

Il ne faut pas que l'administration américaine continue impunément de commettre des crimes contre des États ou des hommes qui ont pour seule tare de ne pas se soumettre à leur diktat.

 

 

Références :

 

Etats-Unis/Iran : Western asymétrique et détestation globale : https://reseauinternational.net/etats-unis-iran-western-asymetrique-et-detestation-globale/

 

L’Axe de la Résistance annonce le projet qui vengera Qassem Soleimani : https://lesakerfrancophone.fr/laxe-de-la-resistance-annonce-le-projet-qui-vengera-qassem-soleimani

 

Meurtre de Soleimani : que pourrait-il se passer ensuite ? : https://lesakerfrancophone.fr/meurtre-de-soleimani-que-pourrait-il-se-passer-ensuite

 

Le Parlement irakien expulse les militaires étrangers d’Irak  : https://lesakerfrancophone.fr/le-parlement-irakien-expulse-les-militaires-etrangers-dirak

 

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https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/apres-l-assassinat-de-soleimani-220553