ACCORD NUCLEAIRE : COMME IL FALLAIT S'EN DOUTER DEROBADE DU CAMELEON US

Tue Apr 19, 2016 10:3AM
 
 
Le secrétaire d'Etat américain John Kerry face à son homologue iranien Mohammad Javad Zarif à Vienne, le 16 janvier 2016. ©AFP
 
Le secrétaire d'Etat américain John Kerry face à son homologue iranien Mohammad Javad Zarif à Vienne, le 16 janvier 2016. ©AFP

S’exprimant lors d’une conférence de presse sur la lettre du président américain Barack Obama aux gouverneurs de 50 Etats américains pour qu’ils lèvent leurs sanctions anti-iraniennes, le porte-parole du département d'Etat John Kirby a souligné que l’administration Obama ne pouvait pas contraindre les Etats américains à annuler les sanctions contre Téhéran.

En vertu de l’accord nucléaire, les Etats-Unis se sont engagés à lever les sanctions anti-iraniennes, mais selon la Constitution américaine, 30 Etats des Etats-Unis ont la possibilité d’imposer des sanctions unilatérales contre des individus, des institutions et des pays étrangers et le président américain n'est pas en mesure d'émettre un décret pour les annuler.

Lundi, l’agence de presse Bloomberg a prétendu que le coordinateur en chef pour la mise en œuvre de l'accord nucléaire, Stephen Mull, avait envoyé une lettre aux gouverneurs de 50 Etats américains, les encourageant à annuler leurs sanctions à l’encontre de l’Iran.

Par ailleurs, Seyyed Abbas Araqchi, haut membre de l’équipe des négociateurs iraniens sur le nucléaire qui s’exprimait lors d’une réunion sur certaines sanctions adoptées aux Etats-Unis, a noté que le gouvernement central américain n’était pas autorisé à lever les sanctions anti-iraniennes imposées par d’autres gouverneurs, mais qu’il s’était engagé à les exhorter à le faire.

Valiollah Seyf, gouverneur de la Banque centrale iranienne à Washington, le 15 avril 2016. ©Bloomberg

 

En marge des assemblées du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale qui se sont tenue la semaine dernière à Washington, le gouverneur de la banque centrale iranienne, Valiollah Seyf, a accusé les Etats-Unis de ne pas tenir ses engagements et d'empêcher l'Iran de bénéficier pleinement de la levée d'une grande partie des sanctions économiques.

« Le Plan d’action conjoint n’a eu pour l'Iran aucun acquis économique », a-t-il dit.

Il a indiqué que la communauté internationale ne respectait pas ses engagements vis-à-vis de l’Iran dans le cadre de l’accord nucléaire et continuait d'endiguer son développement économique.

« Malgré l’étendue des activités dans lesquelles nous devions nous engager et nos attentes, rien ne s’est passé et nous ne pouvons pas utiliser nos fonds à l’étranger.»

Ce faisant, le porte-parole de la Maison Blanche Josh Earnest a réagi aux déclarations de M. Seyf : « L’accès de l’Iran au système financier mondial ne fait pas partie du Plan d’action conjoint.»

La réalité est nettement plus simple : les Etats-Unis se dérobent à leurs engagements. La raison pour laquelle les banques européennes hésitent ou n’ont pas le courage de travailler avec des banques iraniennes, tient aux lourdes pénalités qui leur ont été imposées par les Etats-Unis.

Dans la foulée, le secrétaire d’Etat américain John Kerry a reconnu que depuis l’entrée en vigueur de l’accord nucléaire en janvier 2016, l’Iran n’avait touché qu’à environ trois milliards de dollars de ses avoirs. 

http://www.presstv.ir/DetailFr/2016/04/19/461515/LAmrique-le-grand-tricheur/


 

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