IRAN : APRES L'ASSASSINAT DE SOLEIMANI, LES "GIFLES" COMMENCENT A TOMBER......

Après l’assassinat de Soleimani : les « gifles » commencent à tomber......

par SEPH
mercredi 8 janvier 2020

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Réactions

 

Les états-uniens ont deux complexes : un de supériorité car ils sont américains et un d'infériorité car ils sont ignares. Trump est un illustre représentant de ceci, En effet, il est imbu de sa personne et s'il avait connu l'Iran et sa complexité se serait-il engagé dans une telle aventure ?

 

Pourquoi cet assassinat ?

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L'assassinat du général iranien Qassem Soleimani constitue une prise de risque considérable par Donald Trump pour un objectif avant tout interne. Comme par hasard, on parle moins, ces derniers jours, d'« impeachment » du président américain.

Revenons sur les faits, le ciblage en Irak du général major Qassem Soleimani très peu de temps après son retour du Liban à bord d’un avion civil s’apparente donc à un coup de maître en matière de stratégie à court terme mais qui risque fort d'être un fiasco en devenir à long terme.

Les médias israéliens ont donc révélé, sans toutefois entrer dans les détails, que Trump avait téléphoné à Netanyahu mercredi 1er janvier 2020, et coordonné avec lui l’opération. Il est vrai que modus operandi de l’opération ne laisse aucune place au doute. Le général Soleimani a été tué selon la méthode terroriste israélienne bien huilée et fort bien connue.

 

Donald Trump a cédé à l’un des désirs les plus vifs de l’AIPAC, le très puissant lobby pro-israélien tenant aussi bien dans son filet le Parti Démocrate que le Parti Républicain.

Qassem Soleimani, pièce maîtresse du dispositif iranien, avait engrangé trop de succès. Il était devenu la bête noire du Pentagone et d'Israël, il fallait don l'éliminer.

 Mais le pari fou de Trump risque de lui être fatal : c’est une partie d’échec qui vient de commencer, mais à ce jeu les iraniens sont très forts.

 

Pour l’instant les israéliens semblent avoir tous les gains possibles mais tout dépendra des capacités stratégiques de l'Iran à manœuvrer serré et extrêmement serré car une guerre directe entre les États-Unis et l’Iran sera le cadeau tant espéré par Tel Aviv.

 

 

L'énorme faute de Trump

 

Trump vient de commettre une double faute , en assassinant non seulement l'homme le plus populaire d’Iran (Selon une étude publiée en 2018 par IranPoll et l’université de Maryland, 83% des Iraniens interrogés avaient une opinion favorable de Soleimani), mais aussi aussi le n°2 des al-Chaabi irakiens, Abou Mahdi al-Muhandes qui est aussi un officier de haut rang de l’armée irakienne.

 

 Le plan de départ des USA était d’assassiner l'un des plus hauts dignitaires iraniens en sol irakien, mais surtout pas un officier de haut rang irakien.

En tuant Abou Mahdi al-Muhandes, les USA ont non seulement violé leur obligation établie par traité de respecter la souveraineté de l’Irak, mais aussi ils ont aussi violé leur engagement de s’abstenir de survoler l’Irak sans permission des autorités irakiennes.

L’embarras des USA est évident par le simple fait que leurs déclarations officielles des USA ne font aucune mention de l'assassinat d’Abou Mahdi al-Muhandes.

 

Ceci est confirmé du coté des amis d'Israël. Ainsi, le chercheur auprès du Centre pour la politique américaine au Moyen-Orient de l’Institut de Brookings, Daniel Byman bien connu pour ses délires anti-iraniens croit que Trump et Cie ont commis une irréparable bêtise géostratégique. Car, selon lui : "le général Soleimani symbolise le pouvoir, la portée et la stratégie régionale de l’Iran et les Iraniens ne renonceraient pour tout l’or du monde à venger son sang".

Il estime que ce qu’a fait Donald Trump pousserait l’Iran à montrer une réaction à la fois imprévisible et dure : « Trump a éliminé un adversaire de taille et de la pire des manières et personne ne sait désormais quelle sera la mission de son successeur. Il a réduit à néant toute chance de normalisation avec l’Iran, ce qui, vu le poids iranien dans la région est un défi pour la présence US  »,

 

Les deux hommes sont très populaires dans tout le Proche-Orient :

 

Soleimani, ce haut commandant des Gardiens de la révolution avait passé cette période au Liban - avec le Hezbollah chiite libanais - l’essentiel du conflit israélo-libanais de l’été 2006 qui a été une défaite cinglante pour Israël (*).

Un haut responsable irakien l'a décrit comme un homme calme et peu bavard. "Il est assis à l’autre bout de la pièce, seul, de façon très calme. Il ne parle pas, ne commente pas (...) il écoute uniquement", avait-il indiqué au New Yorker.

il a vaincu Daesh pour le salut de toute l’humanité ( y compris les juifs). C'était un grand patriote épris de liberté pour son pays et pour tout le proche-Orient sous domination américaine.


 


Abu Mahdi al-Mohandes s'appellait Jamal Jaafar Ibrahimi. Il est né à Bassorah, dans le sud de l'Irak. Pendant les années 1980, il a reçu une formation militaire du CGRI en Iran, alors que son pays était en guerre contre l'Irak. Mahdi al-Muhandes a lutté contre l'invasion des troupes américaines en Irak de 2003 à 2011. Pendant cette période, il a également siégé au Parlement irakien et les États-Unis ont tenté de le neutraliser.


 

Mahdi al-Muhandes de retour en Irak a participé à la création des forces de mobilisation populaire irakiennes Hachd al-Chaabi qui est une milice multiconfessionnelle (chiites, sunnites, chrétiens,..) crée pour lutter contre Daesh et Al-Qaïda en Irak . Il en est devenu le n° 2, puis un officier de haut rang lors de l'intégration des Hachd al-Chaabi à l'armée irakienne.

Lui aussi est un grand combattant du terrorisme des USA et de ses mercenaires (Daesh et Al-Qaïda).

 

Qu’on le veuille ou non, Trump a exécuté les hommes les plus responsables de la destruction systémique de Daech et de la neutralisation d’Al-Qaida en Syrie et en Irak.

Ce sont là ses crimes capitaux. 

 

Les premières réactions :

 

En IRAK :

le Premier ministre irakien, démissionnaire sous pression des US, Adel Abdel Mahdi a estimé vendredi que le raid américain allait « déclencher une guerre dévastatrice en Irak ». et d'ajouter : « L’assassinat d’un commandant militaire irakien occupant un poste officiel est une agression contre l’Irak, son État, son gouvernement et son peuple ».

 

Moqtada Sadr réactive son armée anti-US

Pour sa part, le dirigeant irakien Moqtada Sadr a donné l’ordre à ses combattants de l’Armée du Mehdi de se «  tenir prêts  », réactivant ainsi une armée officiellement dissoute depuis environ une décennie et qui avait semé la terreur dans les rangs des soldats américains en Irak.

 

De plus, le Parlement irakien a voté à la majorité pour une résolution appelant le gouvernement à mettre fin à la présence des forces étrangères et surtout américaines dans le pays. Il a voté aussi pour l’annulation du pacte de sécurité avec les États-Unis et contre toute utilisation de l’espace aérien, terrestre et maritime de l’Irak par des forces américaines.

 

Les 1ères vagues de missiles envoyés par les milices populaires ont prouvé que le Pentagone aura du mal se défendre

Samedi 4 janvier 2020, les désormais occupants américains en Irak auraient compté leurs premiers morts !!, dans la foulée du tir de 40 missiles téléguidés sur les bases US à Al-Jidiriya, à Balad, à Al-Kindi. Depuis, les allemands,les italiens,..quittent l'Irak. Mais pas les français ?

Dimanche une nouvelle salve de missiles a visé l'ambassade US dans la zone ultra sécurisée qui contient l'ambassade US (la zone verte).. En dépit d'un très violent black out médiatique, des sources militaires irakiennes évoquent une nette détérioration de la situation pour les GI's qui ont quasiment coupé tout contact avec les Irakiens. Le Pentagone sait parfaitement que ses troupes ( environ 5 200 GI's) sont incapables de faire face à une guerre asymétrique menée par environ 200 000 Hachd al-Chaabi. Dans ce contexte l’Otan a déclaré ce mardi 7 janvier 2020 qu’il planifiait de retirer « temporairement » du personnel d’Irak, informe l’AFP. Pourquoi temporairement,.

 

En IRAN :

Deux points importants sont à souligner

- Le général de brigade Esmaïl Ghaani a été nommé en remplacement de Qassem Soleimani .

Il était tout à la fois son ami et son bras droit. Il figure aussi depuis de nombreuses années sur la liste noire de Washington. Il est âgé de 62 ans.

 

«  Nous sommes tous les deux des enfants de la guerre », a par le passé expliqué Esmail Ghaani pour évoquer le fait que Qassem Soleimani et lui se connaissaient de longue date et qu'ils avaient tous deux fait leurs premières armes dans les années 80, lors de la guerre entre l'Iran et l'Irak. C'est à cette époque que de simples compagnons d'infortune dans cette guerre, ils étaient devenus amis sur les champs de bataille. 

 

-L’Iran a annoncé, dimanche 5 janvier 2020, sa décision de franchir la cinquième étape de son plan de réduction de ses engagements internationaux en matière nucléaire :

Ceci veut dire pour l'Iran qu'il n'existe plus aucune restriction en matière de capacité d’enrichissement, de niveau d’enrichissement, de quantité de substance enrichie et de recherche et de développement.

Le communiqué a souligné :

« Lors de la cinquième étape de réduction de ses engagements, la République islamique d’Iran se débarrasse de son dernier cas de restrictions opérationnelles, dans le cadre de l’accord nucléaire, soit la restriction du nombre de centrifugeuses ».

Le programme nucléaire de l’Iran se poursuivra désormais conformément à ses besoins techniques.

Le gouvernement iranien tient à préciser que l’Iran continuera cependant de coopérer avec l’Agence internationale de l’énergie atomique, tout comme par le passé.

De plus, l’Iran sera prêt à revenir dans l’accord, conclu en 2015 , au cas où les sanctions seraient levées et lorsque l'Iran bénéficierait des avantages de l’accord. Cela va de soi !!

 

 

Les premières déclarations précisant la riposte iranienne :

Selon le secrétaire général du Conseil suprême de la sécurité nationale, le contre-amiral Ali Chamkhani elle ne sera pas une pure et unique opération.

Il a précisé que 13 scénarios sont à l'ordre du jour du Conseil pour "la vengeance de l’assassinat de Qassem Soleimani :

« Nous disons aux Américains que le moins sévère de ces scénarios de riposte, dès qu'il fera l’unanimité, sera le pire cauchemar, un cauchemar historique pour vous  ».

 

Plus loin, il a fourni des explications sur les cibles potentielles de la riposte iranienne : « Au total, 19 bases américaines, dont 11 considérées comme des bases de commandement des Américains dans la région, et situées non loin des frontières est et ouest de l’Iran, et dans 8 autres pays ... dans le nord et le sud de l'Iran, sont en état d’alerte ; nous sommes bien informés du nombre exact des militaires et des équipements qui y sont déployés et nous surveillons minutieusement le moindre de leurs agissements ». 

 

Et il a précisé : « Les Américains savent bien qu’ils sont très vulnérables en cas d'une confrontation militaire avec l’Iran, c’est pourquoi ils ont réduit le nombre de leurs patrouilles et concentré leurs effectifs dans leurs bases. ..... nos scénarios de riposte visent surtout à ce que le peuple américain prenne conscience des coûts que les décisions de leurs dirigeants leur infligent. …... ».

 

 

Le message de l'Iran est clair les USA ont assassiné un héros national majeur et la fierté nationale ne permet pas à l'Iran de rester indifférent. C'est dans ce contexte que le Parlement iranien a voté une résolution "les membres du Pentagone, les commandants, les agents et les responsables US seront visés ».

 

 

Les suites prévisibles de l'assassinat en IRAK :

Si le gouvernement irakien donnait suite à la motion parlementaire demandant le départ des GI, on voit mal comment les Etats-Unis pourraient ne pas obtempérer, au risque que l'Irak tombe complètement dans l'orbite de Téhéran.

D'après l'AFP, l'armée américaine a indiqué lundi dans un courrier au commandement militaire irakien qu'elle « repositionnait » les forces de la coalition anti djihadiste dans le but d'« un retrait de l'Irak de manière sécurisée et efficace ». « Nous respectons votre décision souveraine qui ordonne notre départ », peut-on y lire.

Mais ce respect a ses limites puisqu'il est associé à des conditions « perverses ».

Donald Trump a prévenu que si ce départ se faisait « sur une base pas très amicale, nous leur imposerons des sanctions comme ils n'en ont jamais vu auparavant. A côté, les sanctions contre l'Iran seraient presque faibles ».

Il a exigé également par avance le remboursement du coût de construction de la base aérienne américaine dans le pays. Trump ne manque pas de culot, les USA ont pillé le pétrole, il faut que les irakiens payent aussi les moyens utilisés par les voleurs.

 

Quelle peut être la riposte de l'Iran :

Téhéran a promis une « riposte militaire et, une « dure vengeance » qui frappera « au bon endroit et au bon moment ». 

La difficulté sera pour l'Iran d'effectuer des représailles sans risquer en retour les foudres de la puissance américaine sur ses infrastructures militaires, pétrolières ou nucléaires.

L'Iran devra donc bien calibrer son action et brouiller les pistes sur sa responsabilité directe. Pour ce faire Téhéran dispose d'armes conventionnelles, drones et missiles, ainsi que de réseaux chiites un peu partout où existent des cibles américaines au Proche Orient. Il a déjà remporté une première manche politique en Irak, où le Parlement a voté le départ des troupes américaines.

L'Iran va exploiter au mieux la situation irakienne en obtenant le départ des Gi's. Ceci serait une énorme victoire qui verrait par entraînement dynamique le départ des Gi's de Syrie. Soleimani serait totalement vengé et les choses pourraient s’arrêter là.

Toutefois, l'Iran ne dispose pas d'une marge de manœuvre importante. Il est confronté à un sévère blocus, le pays est désargenté comme l'illustre la baisse des salaires de ses conseillers dans l'archipel chiite du Liban au Yémen.

 

Du côté US, l'administration Trump, qui affichait son intention de se retirer complètement du Moyen-Orient , vient de faire délibérément un demi-tour complet.

En effet, c'est tout le contraire qui est en train de se passer. On peut parler d'un « nouveau Trump », qui devient très agressif après les bombardements des Hachd al-Chaabi qui poursuivaient Daesh et les assassinats de Bagdad. Jusqu'ici, il voulait, par des sanctions économiques, obliger Téhéran à renégocier l'accord sur le nucléaire de 2015. Mais il court maintenant le risque d'être englué dans la région par des surenchères militaires. 

 

En conséquence, le clash sera difficile à éviter. Sera-t-il total, échappant au contrôle des acteurs, ou bien « dit contrôlé » pour modifier seulement les rapports de force avant une négociation ? Pour illustrer la gravité de la situation, Netanyahu, a rappelé en conseil des ministres ce week-end que son pays était doté de capacités nucléaires, déclaration officielle qui n'a pas de précédent. Enfin il avoue !!

 

Mais, chaque camps a ses craintes :

  • Pour les USA de ne pas allez trop loin qui pourrait avoir pour conséquence des représailles sur Israël. Il s'agit bien, d'une manière ou d'une autre, de dissuader l'Iran qui évoque des attaques contre l'occupant de la Palestine, notamment contre Haïfa, cœur de l'industrie chimique du pays. En effet, le Hezbollah dispose à 70 km de là de dizaines de milliers de missiles, et vient par ailleurs de faire publier en couverture de son journal une photo rappelant l'attentat qui avait tué 241 Marines à Beyrouth en 1983.

  • Pour l'Iran c'est une attaque des forces US sous fausse bannière de la part d'Israël ou de l'Arabie Saoudite qui entraînerait des représailles massives sur l'Iran.

Les dirigeants pernicieux de ces deux pays en sont tout-à-fait capables, ils ne souhaitent que cela. L'Iran serait faussement en position d'agresseur, les rôles seraient inversés pour le plus grand malheur du peuple iranien. Il ne lui resterai que le choix de plier sous les bombes ou riposter en généralisant la guerre dans tout le Proche-Orient qui serait alors à feux et à sang. Le peuple iranien comme Solemaini ne se soumettrait jamais à cela.

 

La Russie ou la Chine ne s’impliqueront pas militairement dans le conflit, ces pays aideront l'Iran en fournissant des armes, des renseignements fort précieux, ils bloqueront toute résolution américaine condamnant l’Iran, … In fine ils joueront les médiateurs pour accélérer la fin du confit.

 

Pour résumer, l'Iran va privilégier dans un premier temps la carte irakienne pour obtenir le départ

effectif des forces US. Car l’affrontement USA/Iran ce déroulera principalement dans ce pays pour deux raisons principales : l' intérêts des USA pour le pétrole irakien . Mais aussi barrer l’accès de l’Iran à la Méditerranée pour empêcher l'Iran de soutenir la Syrie et le Hezbollah. Cette stratégie a l'avantage de préserver son peuple de réactions massives de la part des Usa et de faire de l'Irak un allié solide.

 

Aux dernières nouvelles le chef du Pentagone Mark Esper a déclaré, le 7 janvier 2020 : « Notre politique n'a pas changé. Nous ne quittons pas l'Irak », au cours d'une conférence de presse. Il a également dit s'attendre à des « représailles » iraniennes. (Le Figaro avec AFP).

Le clash sera donc difficile à éviter entre les USA d'un côté et l'Iran et l'Irak de l'autre.

 

« Ce n’était qu’une gifle ! L’expulsion des forces US de la région inévitable » Ayatollah Khamenei

Les « représailles » iraniennes ne se sont pas fait attendre. En effet, ce matin, 8 janvier 2020, une première salve de 22 missiles vient de frapper deux bases US en Irak

 

Image satellite de la base Aïn al-Assad après la frappe au missile iranienne, le 8 janvier 2019. 

Al-Mayadeen ( chaîne de télévision libanaise) qui confirme le vol incessant des hélicoptères US sur la base huit heures après la frappe, affirme que le commandement américain de la base a interdit aux forces irakiennes tout accès par crainte des fuites sur le vrai bilan des morts et des blessés.

Dans un communiqué publié il y a peu, l'ambassade US aux Émirats arabes unis affirme que "tout est sous contrôle" et qu'il n'existe aucun changement dans la configuration sécuritaire des troupes US aux Émirats et dans la région".

 

Difficile d'y croire ! Le rapport du renseignement du CGRI affirme qu'il y a au moins 80 GI's de tués et 200 blessés.

 

L’Ayatollah Khamenei c'est exprimé sur ces frappes du Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI) :

«  Hier soir, une gifle a été soufflée aux Américains, uniquement une gifle. Notre riposte viendra  », a affirmé Ayatollah Khamenei en soulignant que le peuple iranien connaît bien ses ennemis, ses plans et les moyens pour y faire face…et le Leader de poursuivre : « Ce qui est important dans cette logique de vengeance c’est qu’elle ne peut se réduire à des actions militaires. Il est important que la pernicieuse présence américaine finisse dans notre région car les Américains n’ont apporté à notre région que la guerre, la division, la destruction et la sédition et ils s’obstinent dans cette voie. Le dialogue, les pourparlers évoqués ça et là ne sont qu’un prélude à ce genre d’ingérence qui devront prendre fin surtout que le peuple de la région n’accepte plus ces immixtions. Cette inimité ( l’assassinat du commandant Soleimani, NDLR) n’est guère conjoncturelle et provisoire, c’est une hostilité instinctive et primaire. C’est une erreur monumentale de croire que les Américains sont prêts à reculer si nous reculons.  »

De son côté Trump a prétendu sur Twitter.que tout allait « bien » : « Tout va bien ! […] L’évaluation des dégâts et des victimes est en cours. Jusqu’ici, tout va bien. Nous avons l’armée la plus puissante et la mieux équipée au monde, de loin. Je ferai une déclaration demain matin »,

Quelles que soient les péripéties de l'administration américaine, l'Iran prendra son temps pour, au moment opportun, mener une action militaire ponctuelle qui concrétiserait politiquement la réussite de sa légitime vengeance.

Une foule immense a accompagné un grand Homme qui a fait don de sa vie et de son sang pour l’Irak et au-delà de l’Irak, pour le Moyen-Orient pour ses pays recouvrent leur liberté et leur souveraineté en sortant de l’emprise USA-Israël

 

CONCLUSION

Le problème principal est que pour les USA et Israël, l’Iran doit être détruit. Si ce n’est pas aujourd’hui, c’est demain. Si ce n’est pas demain alors le jour d’après. Cela ne s’arrêtera pas.

C'est ainsi que toute diplomatie potentielle a été sabotée à chaque fois. La paix ne peut se faire que par la soumission de l'Iran. Les exigences imposées à l’Iran après la décision désastreuse de Trump de se retirer du JCPOA n’étaient rien d’autre qu’une tentative de changement de régime, le Secrétaire d’État néoconservateur Mike Pompeo ( ancien patron de la CIA) y a veillé.

Le peuple iranien suivra l'exemple de son martyr le Général Solemaini ne jamais se soumettre.

Il ne faut pas que l'administration américaine continue impunément de commettre des crimes contre des États ou des hommes qui ont pour seule tare de ne pas se soumettre à leur diktat.

 

Il ne faut pas que l'administration américaine continue impunément de commettre des crimes contre des États ou des hommes qui ont pour seule tare de ne pas se soumettre à leur diktat.

 

 

Références :

 

Etats-Unis/Iran : Western asymétrique et détestation globale : https://reseauinternational.net/etats-unis-iran-western-asymetrique-et-detestation-globale/

 

L’Axe de la Résistance annonce le projet qui vengera Qassem Soleimani : https://lesakerfrancophone.fr/laxe-de-la-resistance-annonce-le-projet-qui-vengera-qassem-soleimani

 

Meurtre de Soleimani : que pourrait-il se passer ensuite ? : https://lesakerfrancophone.fr/meurtre-de-soleimani-que-pourrait-il-se-passer-ensuite

 

Le Parlement irakien expulse les militaires étrangers d’Irak  : https://lesakerfrancophone.fr/le-parlement-irakien-expulse-les-militaires-etrangers-dirak

 

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https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/apres-l-assassinat-de-soleimani-220553


 

 

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