IRAN : PAS QUESTION DE FAIRE CONFIANCE AUX USA SUR L'ACCORD NUCLEAIRE

 

 

Le président iranien Hassan Rohani a évoqué l'ouverture d'une «nouvelle page» entre l'Iran et la communauté internationale après la levée de la plupart des sanctions liées au programme nucléaire iranien.

Mais «il n'est pas question de faire confiance aux Etats-Unis à cause de l'accord nucléaire», avait cependant assuré Hassan Rohani avant l'annonce par le Trésor américain de nouvelles sanctions contre Téhéran, qui visent cinq Iraniens et un réseau d'entreprises basées aux Emirats arabes unis et en Chine.

Il avait aussi prévenu: «Si les Américains prennent n'importe quelle mesure, ils recevront la réponse appropriée».

Peu après la décision du Trésor, le chef de la diplomatie américaine John Kerry a semblé calmer le jeu en annonçant le remboursement à l'Iran de 1,7 milliard de Rohani: il n’est pas question de faire confiance aux Etats-Unis à cause de l’accord nucléairedollars de dette et d'intérêts remontant à la Révolution islamique de 1979, qui avait mis fin à un régime iranien soutenu par les Etats-Unis.

Rohani a souligné que «l'accord n'était pas la victoire d'une tendance politique», ajoutant que «maintenant, il est temps de construire le pays», avant de présenter au Parlement le premier budget de l'après-sanctions.

Le président Rohani s'est toutefois voulu rassurant: «Les adversaires de l'Iran ne doivent pas être inquiets. L'Iran n'est une menace pour aucun pays (...)».

La perspective d'un retour de l'Iran sur un marché pétrolier déjà saturé par une abondance de l'offre ont plombé les Bourses des monarchies pétrolières du Golfe qui ont fortement chuté dimanche, dont celle de Ryad.

Samedi, l'AIEA avait attesté que l'Iran a respecté ses engagements en réduisant le nombre des centrifugeuses permettant d'enrichir de l'uranium, en envoyant à l'étranger la quasi-totalité de son stock d'uranium faiblement enrichi et en retirant le cœur de son réacteur à eau lourde d'Arak.

Cette approbation a entraîné la levée des sanctions économiques et financières de l'Union européenne, des Etats-Unis et de l'ONU avec effet immédiat. Elle sera échelonnée sur 10 ans, et durant 15 ans les mesures pourront être automatiquement rétablies en cas de manquements de l'Iran.

Le chef de l'AIEA à Téhéran après l'entrée en vigueur de l'accord

Le secrétaire général de l'AIEA doit s'entretenir lundi avec le président iranien après l'entrée en vigueur de l'accord historique sur le nucléaire et la levée de la plupart des sanctions qui pesaient sur Téhéran.

Attendu à Téhéran dans la nuit de dimanche à lundi, Yukiya Amano, secrétaire général de l'Agence internationale de l'énergie atomique, doit y rencontrer dans la journée le président Hassan Rohani, alors que l'AIEA vient de donner son feu vert à l'entrée en vigueur de l'accord conclu en juillet entre l'Iran et les grandes puissances sur la réduction de la capacité atomique iranienne.

«Les relations entre l'Iran et l'AIEA entrent dans une nouvelle phase», a déclaré Amano dans son communiqué de samedi attestant que Téhéran avait mis en œuvre les mesures décidées dans l'accord.

«Beaucoup de travail a été accompli», mais «un effort similaire» reste à faire pour mener à terme l'ambition internationale de garantir le caractère pacifique du nucléaire iranien, a-t-il souligné.

Source : agences et rédaction

18-01-2016 | 08:26

 

http://www.french.alahednews.com.lb/essaydetails.php?eid=17291&cid=337#.Vp0IL1LXqSo


 

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