L'IRAN RESPECTE TOUJOURS L'ACCORD NUCLEAIRE

« L’Iran respecte les principales clauses de l’accord sur le nucléaire » (AIEA)

Fri May 31, 2019 6:30PM

Le siège de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) à Vienne. ©AFP

Le siège de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) à Vienne. ©AFP

Les stocks iraniens d’eau lourde et d’uranium enrichi ne dépassent pas les limites autorisées par l’accord nucléaire de 2015, indique un rapport trimestriel de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).

Le rapport de vendredi de l’AIEA, qui a été envoyé aux États membres de l’agence, a déclaré que l’Iran était resté dans les limites autorisées, notamment du niveau d’enrichissement de l’uranium et de son stock d’uranium enrichi.

La publication de ce rapport intervient dans un contexte où les États-Unis font tout leur possible afin de sécuriser le dossier du nucléaire iranien pour créer un consensus international contre l’Iran en pleines tensions entre les deux pays.

Malgré l’annonce par l’Iran plus tôt ce mois-ci de la suspension de certains de ses engagements dans le cadre de l’accord sur le nucléaire, officiellement appelé Plan global d’action et conjoint (PGAC), les stocks d’uranium enrichi et d’eau lourde du pays ne dépassaient pas les plafonds fixés par l’accord, a ajouté le rapport.

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Une source bien informée au sein de l’Organisation iranienne de l’énergie atomique (OIEA) a fait état du début de la suspension par l’Iran de certains de ses engagements pris dans le cadre du Plan global d’action conjoint.

Selon le rapport, l’AIEA a confirmé le 26 mai que, suite à l’arrêt de la production d’eau lourde de l’usine de production d’eau lourde (HWPP) entre le 15 avril 2019 et le 22 mai 2019, la centrale avait repris ses activités et que le stock d’eau lourde a légèrement progressé, passant à 125,2 tonnes, mais reste en deçà du maximum autorisé de 130 tonnes.

Au 20 mai, l’Iran avait 174,1 kg d’uranium enrichi, contre 163,8 kg en février, mais à nouveau dans les limites fixées.

En mai 2018, le président américain Donald Trump a retiré Washington du PGAC, conclu en juillet 2015 entre l’Iran et le groupe des pays 5 + 1 (États-Unis, Royaume-Uni, France, Russie, Chine et Allemagne) et a décidé de rétablir des sanctions unilatérales contre Téhéran.

Dans le cadre du PGAC, l’Iran s’est engagé à limiter son programme nucléaire en échange de la levée des sanctions liées au nucléaire.

Après avoir adopté « une patience stratégique » pendant un an, l’Iran, à l’occasion du premier anniversaire du retrait des États-Unis de l’accord nucléaire, a adressé un ultimatum aux Européens et aux autres signataires de l’accord en annonçant qu’il suspendrait la mise en œuvre de certains de ses engagements dans le cadre de cet accord, en fixant un délai de 60 jours aux pays restants à l’accord pour qu’ils prennent des mesures concrètes afin de défendre ses intérêts face aux sanctions américaines.

Téhéran a annoncé qu’il cesserait d’exporter l’excès d’uranium et d’eau lourde produit dans le pays.

Le porte-parole de l’Organisation iranienne de l’énergie atomique, Behrouz Kamalvandi, a déclaré le 20 mai que l’Iran avait multiplié par quatre le taux de production d’uranium enrichi à 3,67 %.

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Suite au décret du Conseil suprême de la sécurité nationale, la capacité d’enrichissement de l’uranium du pays, avec sa nouvelle conception, a été multipliée par quatre.

Le rapport de l’AIEA indique également que le PGAC permet à l’Iran d’utiliser des milliers de centrifugeuses IR-1 de première génération, mais limite le nombre de modèles plus avancés.

« Des discussions techniques sur les centrifugeuses IR-6 sont en cours », indique le rapport de l’agence.

https://www.presstv.com/DetailFr/2019/05/31/597415/LIran-respecte-toujours-laccord-nuclaire-AIEA


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