L'IRAN VA SE DOTER DE SOUS-MARINS SIMILAIRES A CEUX DE L'OTAN

 
L’Iran annonce qu’il disposera de sous-marins similaires à ceux de l’OTAN.
 

La marine iranienne prévoit d’introduire une série de nouveaux navires d’ici mars 2017, a déclaré l’amiral Habibollah Sayyari, le commandant de la marine iranienne. La déclaration a été faite lors d’une visite de travail aux chantiers navals de Shiraz. Sayyari a mentionné une liste de destroyers, de navires lance-missiles mais surtout des sous-marins d’attaque, tous de fabrication locale.

La principale force navale de surface de la marine de l’Iran se compose de trois frégates de la classe Alvand, 1,540 t (des années 70), de nouvelles frégates de classe de Moudge dont deux sont actuellement en service, les cinq autres en phase de construction. Le premier destroyer iranien (Sahand) en phase de construction, est déjà réalisé à 70 %. Tous sont armés de canons, de torpilles et de missiles navire-navire chinois YJ-83, d’une portée de 180 km. En outre, la marine iranienne est équipée de quatre corvettes et près de 200 petits navires côtiers qui sont très rapides et armés avec deux missiles.

Pourquoi l’annonce du chef de la marine iranienne est-elle si importante ? L’arme la plus dangereuse de la marine iranienne est représentée par les sous-marins et cela préoccupe les Etats-Unis, car aucun des États du Golfe (Arabie Saoudite, Émirats Arabes Unis, Oman, Bahreïn, Qatar, Koweït et Irak) ne dispose de sous-marins. Et même s’ils acquièrent des sous-marins, aucun de ces États ne possède l’expérience nécessaire à leur fonctionnement dans les conditions spécifiques du golfe Persique.

Durant les années 1980, l’Iran a importé quatre sous-marins de classe Yugo de 90 tonnes de la Corée du Nord. A partir du Yugo, l’Iran a développé ses propres types de sous-marins de petites dimensions. Ils ont ainsi produit les 21 premiers sous-marins Ghadir de 120 t.

En parallèle, les iraniens ont créé une classe de sous-marins côtiers, les Nahang de 400 tonnes. L’un d’eux est opérationnel dans la mer Caspienne, et le deuxième est en phase de construction. Ces sous-marins sont extrêmement agiles dans les eaux peu profondes, et sont utilisés pour miner l’entrée des ports et pour l’insertion des plongeurs des forces spéciales.

Le programme de recherche pour développer un type de sous-marin aussi puissant que les occidentaux a commencé avec l’imposition de sanctions internationales en 2006. Après 7 ans, en 2013, la première classe de sous-marin Fateh de 600 tonnes est devenue opérationnelle. Contrairement aux sous-marins précédents, le Fateh est une tentative de sous-marin d’attaque qui peut plonger à une profondeur de plus de 200 m, et peut rester en immersion 35 jours, avec à bord 4 torpilles, des mines et deux missiles antinavires ou anti-littoral C-802 (portée de 80 à 120 km).

À la fin de l’année 2015, les deux premiers sous-marins véritablement compétitifs, construits en Iran deviendront opérationnels. Ce sont les sous-marins, de la classe Besat. Ils ont un déplacement de 1 200-1 500 tonnes, et sont équipés du système moderne AIP (Air Independent Propulsion), similaire à la classe de sous-marin allemand Type 212 et à la classe Scorpène franco-espagnol. Le système, selon certaines sources, serait un transfert secret de technologie de la Russie. Dans les essais en mer, la première classe de sous-marins iranienne Besat a navigué en immersion pendant 68 jours consécutifs.

L’Iran souhaite, dans un avenir proche, déployer dans le détroit d’Hormuz un escadron de 10-20 sous-marins de classe Besat, ce qui représente une véritable menace pour les navires de surface de la 5ème flotte, basée au Bahreïn. Cette menace est d’autant plus sérieuse que les Sous-marins Besat sont supposés être équipés avec des missiles anti-navires supersoniques russes 3M-54E (Klub S) ou avec leurs homologues chinois YJ-18, d’une portée de 220-300 km.
    
Ce qui inquiète les Américains, c’est que les missiles Klub S/YJ-18 disposent, entre autres, d’une ogive EMP (impulsion électromagnétique) pesant 300 kg, capable de produire des effets similaires à ceux de la foudre. La détonation émet en quelques fractions de seconde des impulsions électromagnétiques de forte puissance, et agit à petite distance, directement dans les antennes du navire cible. L’ogive EMP est capable de se propager à travers le navire, et bruler les antennes, et mettre hors service pendant plusieurs heures les équipements électroniques de détections, de contrôle et de guidage de feu. Ce type d’arme est efficace contre les croiseurs AEGIS de la classe Ticonderoga et les destroyers AEGIS de la classe Arleigh Burke, appartenant au groupe expéditionnaire américain de force de frappe constitué autour d’un porte-avions et ou d’un navire d’assaut amphibie (porte-hélicoptères).

Le sous-marin Besat pourrait être armé de torpilles-fusées, copiées d’après le modèle soviétique VA-111 Shkval, qui développent une vitesse allant jusqu’à 370 km/h avec une portée de 15 à 25 km. Les torpilles-fusées ont une forte probabilité de détruire les croiseurs et les destroyers AEGIS, dans la mesure où les capteurs électroniques de détection et de contrôle des armements ont été préalablement mis hors service par les ogives EMP des missiles Klub S/YJ-18.

Un épisode encore incertain s’est passé le 12 avril 2014 avec le destroyer AEGIS américain Donald Cook, dans la mer Noire, quand deux avions de chasse de la marine russe de type Su-24 ont survolé le navire, tous ses équipements électroniques avaient cessé de fonctionner. L’Iran possède également trois sous-marins russes classe Kilo de 2325 t. ceux-ci disposent de 6 tubes lance-torpilles et de missiles navire-navire Klub S.

 

 

Par Valentin Vasilescu : Pilote d’aviation, ancien commandant adjoint des forces militaires à l’Aéroport Otopeni, diplômé en sciences militaires à l’Académie des études militaires à Bucarest 1992.
 

Source : réseau international
 

 

Source: Sites web

22-08-2015 - 16:08 Dernière mise à jour 22-08-2015 - 16:08
 

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