LA RUPTURE DES RELATIONS PAR L'ARABIE N'A PAS D'EFFET SUR L'IRAN

 

La rupture des relations diplomatiques par l'Arabie saoudite, Bahreïn et le Soudan, deux pays qualifiés de «vassaux», n'a «aucun effet» sur l'Iran, a affirmé mardi le porte-parole du gouvernement iranien.

«La rupture des relations par l'Arabie saoudite et ses vassaux n'a aucun effet sur le développement de l'Iran», a déclaré Mohammad Bagher Nobakht. En revanche, «l'Arabie Saoudite pâtira de la rupture des relations avec l'Iran, même si un grand La rupture des relations par Riyad et «ses vassaux» n'a «aucun effet» sur l'Iranpays comme Djibouti la soutient», a ironisé Nobakht lors de son point de presse hebdomadaire.

Des médias iraniens et des acteurs des réseaux sociaux ont tourné en dérision l'échec de l'Arabie saoudite à mobiliser un nombre important de pays, notamment de la région, contre l'Iran. L'Arabie saoudite et plusieurs de ses alliés ont rompu ou réduit leurs relations diplomatiques avec l'Iran chiite, aggravant la crise déclenchée par l'exécution d'un dignitaire chiite et faisant redouter l'escalade dans une région déjà en proie à plusieurs guerres. Outre Bahreïn et le Soudan qui ont rompu leurs relations avec Téhéran, les Emirats arabes unies ont réduit leur niveau de relations et le Koweit a annoncé mardi le rappel de son ambassadeur.

Le porte-parole du gouvernement a de nouveau dénoncé avec virulence l'exécution samedi du dignitaire religieux saoudien, cheikh Nimr al-Baqer al-Nimr. «Nous condamnons l'action inhumaine, barbare et semblable à celles de Daech, qu'est l'exécution du dignitaire religieux cheikh Nimr», a déclaré M. Nobakht.

L'Arabie saoudite «veut compenser ses échecs en Irak, en Syrie et (...) au Yémen», a-t-il ajouté. Le porte-parole a également critiqué l'attaque de l'ambassade saoudienne à Téhéran en affirmant qu'elle n'était «pas digne du peuple iranien».

Les responsables iraniens de tous bords ont condamné cette attaque et la justice a annoncé l'arrestation d'une quarantaine de personnes. Nobakht a également comparé l'attitude de «retenue» de l'Iran après la mort de 464 pèlerins lors de la gigantesque bousculade de la Mecque qui avait fait au moins 2.236 morts en septembre selon des estimations, en critiquant «la réaction immature» de Riyad après l'attaque contre son ambassade.

Source : agences et rédaction

 

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