LES EXPORTATIONS DE PETROLE EN HAUSSE DE 400 000 BARILS PAR JOUR

 

 

 

Les exportations pétrolières de l'Iran ont augmenté de 400.000 barils par jour durant le mois iranien de Bahman (21 janvier - 19 février), a déclaré le ministre du Pétrole Bijan Namadar Zanganeh, cité mardi par les médias.

«L'ensemble des exportations de pétrole et de condensats (hydrocarbures liquides, ndlr) ont atteint durant le mois de Bahman 1,75 million de barils par jour», a déclaré M. Zanganeh.

«Cela représente une hausse de 400.000 barils/jour par rapport à la même période l'année précédente», a-t-il ajouté.

La production pétrolière de l'Iran, qui était légèrement supérieure à 2,8 millions de barils par jour (mbj), dépasse désormais les 3,2 mbj, cet excédent de production ayant été entièrement affecté aux exportations.

Mi-janvier, quand les sanctions économiques internationales visant l'Iran avaient été levées conformément à l'accord sur le programme nucléaire iranien, Téhéran avait annoncé vouloir augmenter sa production de 500.000 bj immédiatement et de 500.000 supplémentaires d'ici fin 2016.

Un mois plus tard, l'Arabie saoudite et la Russie -les deux premiers producteurs mondiaux de brut- avaient plaidé, avec le Qatar et le Venezuela, pour que tous les pays producteurs de pétrole gèlent leur niveau de production au niveau de janvier pour soutenir les prix, qui ont chuté de façon vertigineuse depuis la mi-2014.

M. Zanganeh avait toutefois catégoriquement rejeté l'idée d'un gel du niveau de production en Iran, la qualifiant de «plaisanterie».

«Certains pays voisins, qui ont porté ces dernières années leur niveau de production à 10 millions de barils et en exportent autant, sont devenus arrogants et disent que tout le monde doit geler son niveau de production», avait déclaré M. Zanganeh dans une allusion claire à l'Arabie saoudite.

L'Iran, pays membre de l'Organisation des pays producteurs de pétrole (Opep), reproche à l'Arabie saoudite d'avoir augmenté sa production après le durcissement des sanctions internationales contre Téhéran dans les années 2000 et d'avoir pris des parts de marché.

Maintenant qu'une partie de ces sanctions sont levées, Téhéran veut reprendre ses parts de marché et refuse de geler sa production.

Ce mois-ci, le porte-parole du gouvernement iranien avait également reproché à certains pays membres de l'Opep de ne pas vouloir reconnaître le «droit de l'Iran» à reprendre ses parts de marché perdues. Il leur avait demandé de «baisser leur niveau de production» pour «permettre à l'Iran de revenir à un quota d'avant les sanctions».

Les Emirats arabes unis ont assuré mardi, comme l'Arabie saoudite et la Russie, qu'un gel du niveau de l'extraction de pétrole par les pays producteurs pousserait à la hausse les prix du brut, tombés à leur plus bas en 13 ans.

Source : AFP

 
 

 

 

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