NUCLEAIRE : IL FAUT RESPECTER LES LIGNES ROUGES DE L'IRAN

 

 
 
Le principal conseiller du leader de la Révolution islamique en Iran a déclaré vendredi que les «lignes rouges» de la république islamique en matière nucléaire devaient être respectées dans le cadre des discussions avec les grandes puissances, rapporte l'agence de presse semi-officielle Tasnim.

«Un accord ne peut être atteint que si (nos) lignes rouges sont respectées (...). (Les commentaires du chef de la diplomatie américaine John Kerry) font partie de la guerre psychologique de l'Amérique contre l'Iran», a commenté Ali Akbar Velayati.

«L'Iran ne suggère ni l'extension des discussions, ni ne la rejette. C'est aux Américains de décider s'ils veulent quitter les discussions. L'Iran est prêt à continuer les négociations», a-t-il affirmé.

Jeudi, John Kerry a déclaré que les Etats-Unis et leur partenaires du «P5+1» n'ont pas l'intention de céder à la précipitation pour obtenir un règlement définitif de leur contentieux nucléaire avec l'Iran.

«Vu que les travaux sont extrêmement techniques et les enjeux très, très élevés, on ne se précipitera pas et on ne se laissera pas précipiter vers un accord», a déclaré John Kerry à la presse internationale massée devant le palais Coburg à Vienne, où se déroulent les négociations.
Presque au même moment, son homologue iranien Mohammad Javad Zarif tweetait : «Nous travaillons dur, mais sans précipitation. On ne change de pas de cheval au milieu du gué».

«Combien de temps allez-vous rester à Vienne ?» ont hurlé, un peu plus tard, les journalistes à M. Zarif, apparu au balcon du palace. «Aussi longtemps que nécessaire», a-t-il répondu.

Changement de position

Un peu plus tard la nuit, à la sortie d'une mosquée à Vienne, Zarif a souligné que «malheureusement, on assiste à des changements de position et à des demandes excessives (...) de la part de plusieurs pays au sein du groupe 5 + 1, qui ont chacun des positions différentes, ce qui rend la tâche difficile».
«Si les décisions difficiles ne sont pas prises, nous sommes tout à fait préparés à mettre fin au processus», a ajouté le chef de la diplomatie américaine, mettant la pression dans cette phase finale des négociations.

Un haut responsable iranien a toutefois accusé tard jeudi les puissances occidentales d'avoir changé de position au cours des derniers jours de la négociation.
«Nous constatons certains changements de position sur un grand nombre de questions», a affirmé ce responsable, citant notamment le rythme de levée des sanctions, la durée de l'accord et l'embargo sur les armes. Il a toutefois jugé qu'un accord restait «à portée de main».
Si le texte d'un accord n'est pas soumis au Congrès américain ce vendredi 10 juillet à 04H00 GMT, cela retardera d'au moins deux mois, vacances parlementaires obligent, sa mise en application.

En outre, vendredi à minuit, le cadre légal des négociations offert par l'accord-cadre conclu en novembre 2013 entre les grandes puissances et l'Iran, expire.
Les mesures prévues par cet accord cadre, qui instaure un gel de certaines activités nucléaires iraniennes en échange d'une levée partielle de sanctions ont déjà été renouvelées pour une semaine puis pour trois jours depuis le début de la négociation de Vienne, le 27 juin.
Toutefois, «nous ne devrions pas nous lever et partir parce que l'horloge sonne minuit», a souligné John Kerry, laissant entendre que les négociations n'étaient soumises à aucune échéance précise.

Source : AFP et rédaction

 

10-07-2015 | 14:58
 

 
 
 
 
 
 

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