ISRAËL

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CLAQUE ELECTORALE POUR NETANYAHU... EN AUSTRALIE

20 octobre 2018

Une claque électorale pour Netanyahou... en Australie

Shabbat raté pour Netanyahou, qui misait sur l’élection de l’un de ses poulains en Australie pour booster le projet de transfert de l’ambassade de ce pays de Tel Aviv à Jérusalem.

De fait, le Premier ministre australien, Scott Morrison, un chrétien évangéliste, a annoncé ces derniers jours qu’il "envisageait" d’imiter Trump dans un avenir plus ou moins rapproché.

A Jérusalem, Netanyahou avait aussitôt pondu un communiqué pour se féliciter de ce nouveau succès, tandis qu’en Australie, face au tollé suscité par son annonce, Morrison reculait un peu, en affirmant que le projet de transfert devait en réalité beaucoup à son ami et collègue du Parti Libéral, Dave Sharma.

Ce dernier, ambassadeur d’Australie en Israël de 2013 à 2017, s’est montré un fervent supporter du régime d’apartheid au cours de son mandat, et il préside même le Conseil d’administration d’une société israélienne, nommée Shekel Brainweigh Ltd.

Surtout, Sharma était le candidat du Parti Libéral à une élection législative partielle qui a eu lieu samedi à Wentworth, une banlieue aisée de la métropole de Sydney.


(le Dr Kerryn Phelps, victorieuse du représentant du lobby israélien)

La circonscription compte un pourcentage relativement élevé d’électeurs d’origine juive, (12 à 13% selon la presse locale) et il y a eu des rumeurs selon lesquelles l’annonce du transfert de l’ambassade était en réalité un stratagème pour s’attirer les voix d’un électorat dont il était postulé qu’il était forcément pro-Israël.

Stratagème ou pas, Sharma a en tout cas été battu à plate couture par une candidate indépendante, le Dr Kerryn Phelps. Et la défaite du Parti Libéral a des conséquences sérieuses pour Scott Morrison.

Avec la perte du siège de Wentworth, un fief traditionnel des Libéraux, il n’a tout simplement plus de majorité parlementaire pour gouverner. Il va donc devoir faire preuve de prudence, notaient samedi soir les commentateurs locaux, s’il veut rester en place jusqu’aux élections générales, prévues pour mai 2019.

Et ce, notamment en politique étrangère, en tenant peut-être un peu plus compte de son grand voisin du Nord, l’Indonésie, premier pays musulman du monde, dont la population est sensible à tout ce qui concerne Al Qods.

CAPJPO-EuroPalestine

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AFFAIRE KHASHOGGI: "ISRAËL" CONTINUE DE DEFENDRE LES ASSASSINS SAOUDIENS

20 octobre 2018

Affaire Khashoggi : Israël continue de défendre les assassins saoudiens

Alors que le monde entier, Trump compris, condamne l’assassinat du journaliste opposant saoudien Jamal Khashoggi, le lobby israélien continue de défendre la dictature théocratique régnant à Riyad.

Entré le 2 octobre dernier dans le consulat d’Arabie Saoudite à Istanbul (Turquie) pour récupérer des papiers administratifs, Khashoggi a disparu depuis.

Et devant les preuves qui se sont depuis accumulées de jour en jour accréditant la thèse d’un assassinat à l’intérieur du consulat, suivi d’un enlèvement du cadavre –découpé en morceaux ! -, le royaume saoudien a fini par reconnaître la mort du journaliste.

Sans chercher à être cru, tellement la ficelle est grosse, le gouvernement saoudien a dit samedi matin que la mort de Khashoggi était la conséquence « d’une bagarre qui avait mal tourné » !

Riyad annonçait dans la foulée l’arrestation de 18 Saoudiens, dont l’identité n’a pas été livrée, et le limogeage de deux hauts dignitaires dont on peut être certain qu’ils n’ont pas effectué leur sale besogne sans l’aval, sinon l’ordre direct du prince héritier Mohamed ben Salmane (dit « MbS »).

Il s’agit du général Ahmed al-Assiri, formé, soit dit en passant, par l’école militaire française de Saint-Cyr, et du directeur de la propagande du régime Saoud al-Qahtani. « Je ne fais rien de mon propre chef, sans des ordres. Je suis l’employé et l’exécuteur de mon roi et de mon prince héritier », déclarait récemment l’individu sur son compte Twitter, a relevé le journal Le Monde. 



(Jamal Khashoggi ; samedi soir, malgré les aveux partiels du gouvernement saoudien, son cadavre n’avait pas encore été retrouvé)

Pour Israël, l’affaire Khashoggi a été vécue dès le début du mois comme une source potentielle de déboires, car susceptible d’affaiblir la position de « MbS », leur meilleure marionnette dans le monde arabe : pour ce qui concerne une guerre contre l’Iran d’une part, pour faire pression sur l’Autorité Palestinienne afin qu’elle capitule définitivement, en renonçant notamment à toute prétention sur Jérusalem d’autre part.

C’est pourquoi, alors que les chancelleries occidentales, à Paris, Washington, Londres ou Berlin, manifestaient progressivement leur « émotion » devant la disparition de Khashoggi, puis esquissaient même des semblants de sanctions (pas au point de cesser de vendre des armes, faut pas rêver), les dirigeants israéliens gardaient un strict silence.

Et lorsqu’il est devenu impossible de faire l’impasse, c’est-à-dire en fin de semaine, le lobby a pris la parole, mais pour dire en substance que Jamal Khashogi était un « terroriste », et qu’il méritait donc bien d’être éliminé.

Sur I24news jeudi soir, le lobbyiste de choc EJ Kimball, de l’Israel Victory Project à Washington, s’en est ainsi pris à Khashoggi et à sa proximité supposée « avec Ben Laden, et les Frères Musulmans », alors qu’il faudrait au contraire saluer « la nouvelle Arabie Saoudite » et la volonté anti-iranienne de cette dernière.



(la prose nauséabonde du lobbyiste d’Israël Josh Block)

Josh Block, de l’Israel Project, n’est pas en reste. Utilisant les mêmes « éléments de langage » que son collègue Kimball, il s’est permis d’affirmer que c’étaient « des médias pro- al Qaeda qui faisaient du bruit autour du cas Khashoggi ».

« Et cela, parce que Khashoggi était un islamiste radical proche de Ben Laden, de Daech et du Hamas, et qu’il voulait renverser la monarchie saoudienne laquelle a le mérite de combattre le terrorisme sunnite promu par la Turquie et le Qatar, ainsi que le terrorisme chiite de l’Iran et de ses alliés », a-t-il encore osé.

Source : https://mondoweiss.net/2018/10/lobbyists-khashoggi-terrorist/?utm_source=Mondoweiss+List&utm_campaign=33b83bfdb1-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_b86bace129-33b83bfdb1-398531689&mc_cid=33b83bfdb1&mc_eid=42ac9e93b1

CAPJPO-EuroPalestine

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TRUMP VEUT IMPOSER "ISRAËL" COMME "MAITRE" DU MOYEN-ORIENT

Trump veut qu’Israël devienne le « maître » du Moyen-Orient (Rai al-Youm)

Sat Oct 6, 2018 5:38PM

Des avions russes atterrissent sur la base aérienne de Hmeimim, en Syrie. ©Sputnik

Des avions russes atterrissent sur la base aérienne de Hmeimim, en Syrie. ©Sputnik

L’objectif du président américain Donald Trump de former une alliance anti-iranienne est d’aider Israël à dominer les pays du golfe Persique et d’éliminer totalement la cause palestinienne, a écrit le journal Rai al-Youm.

En réponse à la question de savoir pourquoi Donald Trump a proposé la mise en place d’une alliance arabe anti-iranienne, connue sous le nom d’OTAN arabe, composée des pays arabes du golfe Persique en plus de la Jordanie et de l’Égypte, Rai al-Youm a répondu que le président des États-Unis cherchait à faire d’Israël le « maître » de la région et le « leader » de cette alliance qui combattra l’Iran, la Syrie, l’Irak, le Yémen, le Hezbollah libanais et la Résistance palestinienne.

Dans ce cadre, le prince héritier d’Arabie saoudite Mohammed ben Salmane tente de convaincre le Koweït de rallier cette alliance. La France et l’Allemagne ont refusé d’y adhérer.

Rappelant le fait que Trump, de concert avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, met sous pression la Russie par divers moyens possibles, Rai al-Youm a écrit : « Trump et Netanyahu, tout en dressant des obstacles aux solutions proposées par Moscou pour résoudre les crises du Moyen-Orient, tentent d’accéder au point essentiel du “Deal du siècle” soit la formation d’une nouvelle alliance stratégique au Moyen-Orient, dans le but de contourner la Russie sur la scène des évolutions régionales et de reléguer au second plan les acquis de ce pays, ainsi que ceux de l’armée syrienne, de l’Iran et de la Résistance en matière de lutte contre le terrorisme. »

En allusion au soutien sans ambages des États-Unis et d’Israël aux terroristes dans divers pays du Moyen-Orient, le journal arabe affirme que les terroristes avaient été confortés par des soutiens en fonds et en armements des États-Unis, d’Israël et des monarchies arabes. En effet, Trump a l’intention de remettre en cause la règle qui considère Israël comme le premier ennemi de l’Oumma islamique et à sa place de présenter l’Iran comme l’ennemi des pays arabes ; puisque depuis la victoire de la Révolution islamique en Iran, Téhéran a adopté une position claire et transparente en soutien aux nations opprimées. La Révolution iranienne a transformé la Palestine en la plus importance question du monde musulman.

Selon Rai al-Youm, avec l’arrivée au pouvoir de Donald Trump aux États-Unis, la Maison-Blanche est devenue la « salle des projets et des complots d’Israël ». Les sionistes veulent user de l’influence et du pouvoir des USA dans le sens des intérêts d’Israël. Ils comptent aussi profiter de la puissance militaire américaine pour porter atteinte aux ennemis d’Israël dès que Tel-Aviv le souhaite. Ils veulent aussi que l’argent des monarchies arabes du golfe Persique soit pillé par Israël et utilisé dans l’application de ses complots destinés à porter préjudice à l’Iran, à commettre des crimes contre les musulmans, à poursuivre les guerres meurtrières en Irak, en Syrie et en Palestine, pour que ces pays-là, empêtrés dans la crise, ne songent plus à soutenir le peuple palestinien et à résister à l’occupation israélienne.

 « C’est pourquoi Donald Trump veut jouer avec les pays du golfe Persique pour réaliser les objectifs d’Israël et porter atteinte à l’Iran. Par la voix de son secrétaire d’État Mike Pompeo, qui a assisté à la réunion des ministres des Affaires étrangères du CCGP à New York, Trump a déclaré qu’il était temps que les pays arabes s’unissent et qu’ils mettent de côté leur divergence de vues pour faire face à l’Iran », a conclu Rai al-Youm.

Gaza: le “vendredi de la résistance”

Le Haut Conseil national de la Marche du grand retour a baptisé ce vendredi le « vendredi de la résistance ».

https://www.presstv.com/DetailFr/2018/10/06/576249/Isral-Palestine-Iran-golfe-Persique-rgimes-arabes


 

"ISRAËL" DOUTE DES CAPACITES DES S-300 RUSSES LIVRES A LA SYRIE

Israël met en doute les capacités des S-300 livrés en Syrie

 Depuis 10 heures  6 octobre 2018

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 Moyent-Orient - Syrie

 

Les systèmes de DCA S-300 livrés par la Russie en Syrie ne pourront pas empêcher les nouveaux avions israéliens d’agir à leur guise, estime Tzachi Hanegbi, le ministre israélien de la Coopération régionale.

Le responsable a rappelé que l’armée israélienne était équipée de chasseurs de cinquième génération F-35I Adir. Le déploiement des S-300, estime le ministre, ne pourra pas limiter leurs capacités.

«Nous disposons d’avions furtifs, les meilleurs au monde. Ces batteries ne sont même pas en mesure de les repérer», a-t-il lancé, cité par le quotidien Haaretz.

Les responsables militaires russes n’ont pas pour l’instant commenté les déclarations israéliennes.

Le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou, a annoncé mardi 2 octobre que la Russie avait achevé de livrer des systèmes S-300 à la Syrie et qu’elle avait remis au pays 49 équipements militaires. Au cours des trois prochains mois, les spécialistes syriens seront formés au maniement de ces systèmes, avait-il ajouté.

Cette livraison des S-300 à la Syrie est intervenue suite à la destruction d’un Il-20 russe par la défense antiaérienne syrienne lors d’un raid de l’aviation israélienne. Moscou a accusé les forces aériennes israéliennes d’avoir provoqué le tir ayant touché l’appareil russe.

En 2013, sur demande d’Israël, Moscou avait déjà suspendu les livraisons de S-300 à la Syrie, or depuis, la situation a évolué et ce, «non de la faute de la Russie», selon Sergueï Choïgou.

Source: Avec Sputnik

https://french.almanar.com.lb/1069862


 

DES F-35 US A TEL-AVIV ET A ABOU DHABI

Les USA envoient des F-35 à Tel-Aviv et à Abou Dhabi

Fri Oct 5, 2018 3:15PM

Deux F-35 de l’armée de l’air israélienne. ©DEBKAfile

Deux F-35 de l’armée de l’air israélienne. ©DEBKAfile

Les États-Unis vont donner à Israël de nouveaux F-35 pour faire face aux S-300 russes déployés en Syrie et envoyer un escadron aux Émirats arabes unis.

Le président américain Donald Trump a ordonné de fournir à Israël de nouveaux avions furtifs F-35, en réponse aux quatre batteries de défense antiaérienne S-300 que la Russie a envoyées à la Syrie et à la modernisation de ses moyens de guerre électronique.

La décision a été prise, révèlent DEBKAfile, source proche des milieux militaires et de renseignement du régime israélien, après des consultations entre Washington et Tel-Aviv au niveau des responsables administratifs et militaires les plus élevés, suite à la décision de Moscou d’équiper Damas de systèmes S-300.

Les F-35 proviendront des escadrons de service actifs de l’armée de l’air américaine, tout comme les S-300 destinés à la Syrie provenaient des stocks de missiles de défense aérienne de la Russie.

PressTV-L’Il-20 abattu : la riposte russe ?

Le président de l’Académie russe des questions géopolitiques a souligné que Moscou devait abattre les avions israéliens entrant dans l’espace aérien syrien.

Après avoir tenu au courant le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de la décision de Trump, Washington a également informé les princes héritiers de l’Arabie saoudite et des Émirats arabes unis, Mohammed ben Salmane et Mohammed ben Zayed, que le premier escadron américain de F-35 serait envoyé sous peu à la base aérienne d’al-Dhafra, à 32 km au sud d’Abou Dhabi.

Les sources militaires de DEBKAfile estiment que ce transfert massif d’avions furtifs américains avancés au Moyen-Orient et dans le golfe Persique témoigne de la détermination des États-Unis et d’Israël à maintenir les opérations de l’armée de l’air israélienne au-dessus de la Syrie, en dépit de la présence des S-300 et du renforcement de la défense aérienne russo-syrienne.

Le 17 septembre, vers 23 h (22 h heure de Paris), quatre avions F-16 des forces aériennes israéliennes ont mené des frappes sur des cibles syriennes près de la ville de Lattaquié, opérant à basse altitude depuis la Méditerranée. Les avions israéliens « ont délibérément créé une situation dangereuse pour les navires de surface et les aéronefs dans la région ». D’après le ministère russe de la Défense, les frappes ont eu lieu non loin de la frégate française Auvergne et à proximité immédiate d’un avion russe Il-20, qui se présentait à l’atterrissage.   

Les moyens israéliens de gestion de l’aviation et les pilotes des F-16 « ne pouvaient pas ne pas voir l’avion russe, car il se présentait à l’atterrissage à une altitude de 5 km ». « Néanmoins, ils ont délibérément procédé à cette provocation », a-t-il souligné.

La Russie se réserve le droit à une réponse adéquate après les actions hostiles d’Israël en Syrie, a souligné le porte-parole du ministère russe de la Défense.

PressTV-Il-20 abattu : 1re riposte de Poutine

Les premiers éléments d’une riposte russe à l’acte de guerre d’Israël qui a coûté la vie aux 15 militaires russes n’ont pas tardé à apparaître.

https://www.presstv.com/DetailFr/2018/10/05/576138/Russie-Syrie-Isral-Emirats-F35


 

NOUVEAU CINEMA DE NETANYAHU A L'ONU

Le Premier ministre israélien fait un nouveau show anti-Iran à l’ONU

Thu Sep 27, 2018 7:29PM

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, devant l’Assemblée générale des Nations unies, le 27 septembre à New York. ©AFP

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, devant l’Assemblée générale des Nations unies, le 27 septembre à New York. ©AFP

Lors de son discours à 73e session de l’Assemblée générale des Nations unies, le Premier ministre israélien a lancé des critiques à l’emporte-pièce contre l’Iran et l’Union européenne, coupables selon lui de vouloir contourner des sanctions américaines.

Dans la continuité de ses spectacles anti-Iraniens à l’Assemblée générale de l’ONU, Benyamin Netanyahu a fait un nouveau show en présentant une image qui représenterait selon lui un « dépôt de matériaux radioactifs ».

Les nouvelles allégations du Premier ministre israélien interviennent alors que l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a affirmé dans son dernier rapport datant du 30 août le respect par l’Iran de ses engagements dans le cadre de l’accord nucléaire signé en 2015 avec le groupe des pays 5+1 (Chine, Russie, États-Unis, France, Royaume-Uni plus Allemagne).

Dans son rapport, l’AIEA déclare qu’elle a eu accès en Iran « à tous les sites et emplacements qu’elle souhaitait » inspecter.

L’AIEA indique que les stocks iraniens d’uranium faiblement enrichi et d’eau lourde ont augmenté légèrement depuis le dernier rapport en mai, tout en restant dans les limites convenues dans l’accord de 2015.

Plus loin dans son discours, Netanyahu a accusé l’Union européenne d’aider l’Iran à contourner les sanctions américaines rétablies après le retrait des États-Unis de l’accord nucléaire iranien en mai.

La République islamique et les autres signataires du Plan global d’action conjoint estiment que le retrait américain de l’accord est illégal et contrevient à la résolution 2231 du Conseil de sécurité des Nations unies. Les pays européens tentent de créer un mécanisme financier spécial pour sauver le PGAC et continuer à commercer avec les entreprises iraniennes malgré les pressions de l’administration Trump.

Netanyahu a sacrifié Israël

La mise en scène de Netanyahu au sujet du programme nucléaire iranien était un acte déplacé et irréfléchi.

À la fin du mois d’avril, Netanyahu, en direct à la télévision, avait exposé ce qu’il prétendait être des vidéos d’un entrepôt secret à Téhéran.

Netanyahu avait affirmé que des agents israéliens avaient réussi à pénétrer dans l’entrepôt lors d’un raid nocturne et à ramener « une demi-tonne de matériel » composé de 55 000 pages et 55 000 autres fichiers sur 183 disques durs.

Ce show du Premier ministre israélien — qui est intervenu quelques jours avant que les États-Unis n’annoncent leur retrait de l’accord multilatéral sur le nucléaire iranien conclu en 2015 — visait à persuader le monde que l’Iran mentait sur son programme nucléaire, sans fournir une seule preuve.

Quand Netanyahu "crie au loup"

Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères a affirmé que les dirigeants israéliens voient leur survie dans le fait de présenter l’Iran comme une menace constante pour eux.

Le porte-parole de la diplomatie iranienne, Bahram Qassemi, avait qualifié à l’époque la ridicule mise en scène de Netanyahu sur le programme nucléaire iranien d’acte désespéré d’un régime agonisant qui ne fait que de répandre désespérément des informations mensongères.

« Les dirigeants israéliens cherchent la survie de leur régime illégitime qui est basé sur le mensonge en présentant les autres comme une menace et en recourant à la tromperie, une méthode dont l’inefficacité a été prouvée par le passé », avait affirmé Qassemi.

https://www.presstv.com/DetailFr/2018/09/27/575404/ONUIran-Netanyahu-seul-contre-tous


 

GIDEON LEVY: "ISRAËL A DESORMAIS UNE LOI RACIALE"

24 septembre 2018

Gideon Levy : "Israël a désormais une Loi Raciale"

 

"Dorénavant, par décret de la Cour de Justice, deux sortes de sang existent en Israël : Le sang juif et le sang non-juif", s’indigne le journaliste israélien dans le quotidien Haaretz.

"Même jusqu’à la fin des temps, ni Israël, ni la nation juive ne seront jamais capables de compenser la nation palestinienne pour le mal qui lui a été fait : Pas pour l’aspect matériel, intellectuel, physique ou intellectuel. Ni pour le pillage de leur terre et de leurs maisons, ni pour leur liberté et leur dignité piétinées. Pas pour les meurtres et les deuils, ni pour les blessés et les infirmes dont la vie est irrévocablement détruite. Pas pour les centaines de mille d’innocents torturés et emprisonnés, ni pour les générations privées d’une véritable possibilité de jouir d’une vie normale.

Rien d’autre que Yom Kippour ne peut exprimer cette possibilité. Évidemment, Israël n’a au grand jamais envisagé d’initier une seule compensation, une seule réparation, ni de prendre ses responsabilités. Il ne faut s’attendre à rien d’un occupant qui se considère comme une victime, ne s’en prend qu’aux autres, surtout pas à lui-même. Pourtant, ça ne suffit pas.

De temps en temps, on bat un record : L’Etat, une association ou des personnes, en Israël ou dans la société juive, intente(nt) un procès contre les Palestiniens pour des dommages causés par leurs « actes de terrorisme ». Ainsi, le Centre juridique Shurat HaDin, association qui se dit « Association juive des droits humains », remue ciel et terre en Israël et à l’étranger pour intenter des procès contre des personnes ou des associations palestiniennes, au nom de « victimes juives ».

Cet acte méprisable et indigne, par lequel la victime est le criminel, et seul le sang juif est rouge, méritant ainsi une réparation, a parfois du succès, principalement dans le domaine des relations publiques. Tandis qu’Israël évite de payer des compensations pour la destruction et les meurtres dans les territoires palestiniens depuis 1948, il y a ceux qui ont l’incroyable audace d’exiger des compensations de la part des Palestiniens. La bande de Gaza a été sans cesse horriblement détruite, mais Israël n’a pas une seule fois aidé à sa reconstruction. Depuis des années, Israël tue des dizaines de milliers de personnes, y compris d’innombrables innocents, y compris des enfants, des femmes et des personnes âgées. Cependant, on demande aux Palestiniens de verser des compensations.

Dans cette folie, les maisons que possédaient des Juifs avant 1948 sont rendues aux propriétaires d’origine par le biais du système juridique israélien : Des gens qui y demeurent depuis des dizaines d’années sont ainsi expropriés. En même temps, aucune maison palestinienne volée en 1948 n’a jamais été rendue à ses propriétaires légaux.

À Silwan et à Sheikh Jarrah, à Jérusalem Est, et dans d’autres quartiers, les drapeaux israéliens se multiplient, de pair avec les centaines de Palestiniens rendus sans-abri, après avoir été chassés - humiliés, de leur maison, sur ordre des tribunaux égalitaires et équitables de l’état d’Israël. Si on trouve dans son cœur le moyen de comprendre le degré de pourriture morale du système juridique israélien, et son éloignement des principes d’égalité et de justice, en voici la preuve.

Pourtant, tout ça ne suffit pas : Cette semaine, un nouveau record a été établi. Le juge du tribunal de première instance de Jérusalem, Moshe Drori a décidé qu’un Juif, victime d’une blessure au cours d’une attaque terroriste, a droit à une compensation supplémentaire, parce qu’il est juif, sans preuve d’atteinte, sur la base de la loi de l’état-nation, qui déclare que le gouvernement a l’intention de protéger le bien-être des Juifs.

La boucle est bouclée, terminée, perfectionnée. Il s’agit maintenant d’une véritable loi raciale, conforme à l’interprétation inévitable par la Cour, de la loi de l’état-nation. Dès à présent, on trouve deux groupes sanguins en Israël : du sang juif et du sang non-juif, c’est bien inscrit dans la loi. Le prix de ces deux groupes sanguins est également différent. Le sang juif est inestimable. Il faut donc le protéger par tous les moyens possibles. Le sang non-juif est incroyablement bon marché : on peut le faire couler comme de l’eau. À partir d’aujourd’hui, la situation qui, jusqu’à présent, n’existait que de fait, avec des normes et des punitions différentes entre les Juifs et les autres, est validée par un décret de la Cour.

Le nationalisme et le racisme à l’égard des victimes, vieux de soixante-dix ans, sont actuellement devenus loi : C’est officiel. La loi de l’état-nation, disait-on, n’était que déclarative, mais, comme l’interprète bien Drori, elle a obtenu son véritable sens : C’est la loi fondamentale qui entérine la supériorité du sang juif. Désormais, Israël possède une loi raciale."

Gideon Levy

(Traduit par Chantal C. pour CAPJPO-EuroPalestine)

Source : https://www.haaretz.com/opinion/.premium-now-israel-has-a-race-law-1.6492061?utm_term=20180921-01%3A55&utm_campaign=Gideon+Levy&utm_medium=email&writerAlerts=true&utm_content=www.haaretz.com%2Fopinion%2F1.6492061&utm_source=smartfocus

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"L'ETAT D'ISRAËL CONTRE LE PEUPLE JUIF"

21 septembre 2018

Eva Illouz : "L’état d’Israël contre le peuple juif"

Dans un article intitulé "L’état d’Israël contre le peuple juif", et publié par Haaretz, Eva Illouz* analyse les raisons pour lesquelles Israël s’aligne sur des régimes nationalistes et antisémites, l’un après l’autre, de Trump à Orban, en passant par celui de Mateusz Morawieck en Pologne. Ci-dessous ses conclusions.

(...) "Jouer avec les dirigeants antisémites peut sembler contredire la loi de l’État-nation, mais elle est motivée par la même logique d’état et de logique schmittienne selon laquelle l’État ne se considère plus comme un représentant de tous ses citoyens, mais vise à étendre son territoire, à augmenter son pouvoir en désignant des ennemis, à définir qui appartient ou pas, à restreindre la définition de la citoyenneté, à durcir les limites du corps collectif, et à saper l’ordre international.

Courtiser Orban ou Morawiecki signifie avoir des alliés au sein du Conseil et de la Commission européenne, ce qui aiderait Israël à bloquer les votes indésirables, à affaiblir les stratégies internationales palestiniennes et à créer un bloc politique qui pourrait imposer un nouvel ordre international.

Netanyahu et ses amis ont une stratégie et tentent de remodeler l’ordre international pour atteindre leurs propres objectifs nationaux. Ils comptent sur la victoire finale des forces réactionnaires pour avoir la liberté de faire ce qu’ils veulent à l’intérieur de l’État.

Mais ce qui est le plus surprenant, c’est que pour promouvoir ses politiques illibérales, Netanyahu est prêt à snober et à rejeter la plus grande partie du peuple juif, ses rabbins et intellectuels les plus reconnus, et le grand nombre de Juifs qui ont soutenu par de l’argent ou l’action politique, l’Etat d’Israël. Cela suggère un changement clair et indéniable d’une politique basée sur le peuple à une politique basée sur la terre.

Pour la majorité des Juifs à l’extérieur d’Israël, les droits de l’homme et la lutte contre l’antisémitisme sont des valeurs fondamentales. Le soutien enthousiaste de Netanyahu aux dirigeants autoritaires et antisémites est l’expression d’un changement profond dans l’identité de l’État en tant que représentant du peuple juif dans un État qui vise à promouvoir sa propre expansion en saisissant des terres, en violant le droit international, par l’exclusion et la discrimination. Si ce n’est pas le fascisme en soi, c’est certainement l’une de ses caractéristiques les plus distinctives.

Cet état de fait est inquiétant mais il est également probable que deux évolutions intéressantes et même positives se produisent. La première est que, de la même manière qu’Israël s’est libéré de son « complexe juif » – abandonnant son rôle de chef et de centre du peuple juif dans son ensemble – beaucoup ou la plupart des Juifs vont maintenant se libérer de leur complexe israélien, comprenant finalement que les valeurs d’Israël et les leurs sont profondément en conflit.

Le 13 août 2018, le président du Congrès juif mondial, Ron Lauder, cité dans le New York Times, était sur le point de désavouer Israël, en est un puissant témoignage. Lauder était très clair : la perte du statut moral d’Israël signifie qu’il ne pourra pas exiger la loyauté inconditionnelle de la communauté juive mondiale. Ce qui était vécu dans le passé par de nombreux Juifs comme un conflit intérieur se résorbe lentement : beaucoup ou la plupart des membres des communautés juives accorderont leur préférence à leur engagement envers les constitutions de leurs pays, c’est-à-dire aux droits humains universels.

Israël a déjà cessé d’être le centre de gravité du monde juif et, à ce titre, il ne pourra compter que sur le soutien d’une poignée de milliardaires et d’ultra-orthodoxes.

Cela signifie que dans un avenir prévisible, l’effet de levier d’Israël sur la politique américaine sera considérablement affaibli. Le trumpisme est une phase transitoire de la politique américaine. Les Latinos et les démocrates de gauche seront de plus en plus impliqués dans la politique du pays et ces politiciens auront de plus en plus de difficultés à justifier le soutien américain continu aux politiques israéliennes odieuses aux démocraties libérales. Contrairement au passé, cependant, les Juifs ne les forceront plus à regarder ailleurs.

Le deuxième développement intéressant concerne l’Europe. L’Union européenne ne sait plus quelle était sa mission. Mais les Netanyahu, les Trumps, les Orbans et Morawieckis aideront l’Europe à réinventer sa vocation : le bloc social-démocrate de l’UE aura pour mission de s’opposer à l’antisémitisme et à toutes les formes de racisme des valeurs pour lesquelles nous, Juifs et non-Juifs, sionistes et antisionistes, avons tant lutté. Israël, hélas, n’est plus parmi ceux qui ènent ce combat."

Eva Illouz

  • EVA Illouz est née le 30 avril 1961 à Fès au Maroc et est allée vivre en France avant l’âge de 10 ans, puis en Israel où elle a été professeur de sociologie à l’Université hébraïque et directrice de l’École des beaux-arts de Bezalel, à Jérusalem. Diplômée de l’université de Paris X et de l’Université de Pennsylvanie, elle a également enseigné à l’Université de Princeton aux USA. Depuis 2015, elle est directrice d’études à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales à Paris.

Source : Haaretz

(Traduction : CSPRN)

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http://www.europalestine.com/spip.php?article14681


 

LA COUR PENALE INTERNATIONALE (CPI) ET ISRAËL : UNE INTERVIEW DE MAITRE GILLES DEVERS (VIDEO)

18 septembre 2018

La Cour Pénale Internationale (CPI) et Israël : une interview de M° Gilles Devers (Vidéo)

Les Etats-Unis de Trump menacent des pires foudres les magistrats de la Cour Pénale Internationale (CPI), qui osent apparemment s’intéresser à des cas de crimes états-uniens en Afghanistan et israéliens en Palestine.

Le comportement de l’institution onusienne, qui jusqu’à présent s’est focalisée exclusivement sur les agissements de dirigeants africains, serait-il en train d’évoluer ?

Le Collectif Palestine 69 a demandé son point de vue à notre ami Gilles Devers, avocat lyonnais actif de longue date dans la défense des droits du peuple palestinien. A regarder, la vidéo ci-dessous.

CAPJPO-EuroPalestine

http://www.europalestine.com/spip.php?article14665

 

L'ACTEUR ISRAELIEN ITAY TIRAN DENONCE LE FASCISME ISRAELIEN ET QUITTE LE PAYS

12 septembre 2018

L’acteur israélien Itay Tiran dénonce le fascisme israélien et quitte le pays

L’acteur israélien Itay Tiran, qui a joué dans l’excellente série anglaise "La promesse"*, vient à la fois d’émigrer en Allemagne et de dire tout le mal qu’il pense de l’Etat d’Israël, expliquant pourquoi le sionisme est du racisme, et apportant publiquement son soutien à la campagne BDS.

Itay Tiran vient de donner une interview à Haaretz dans laquelle il ne mâche pas ses mots, des mots que les sionistes combattent à travers le monde entier, essayant coûte que coûte de les frapper d’interdit.

Il parle du fascisme d’Israël, et de son déni.

"Tu te lèves le matin, tu bois ton café et lis ton journal. Tu tombes sur un évènement, un fait, une histoire, et tu te dis, est ce que nous sommes maintenant arrivés à un point où nous voilà fascistes, ou pas encore ? Alors te voilà assis tout seul, en train de te prendre la tête, à jouer à ce petit jeu. Et petit à petit, tu réalises que tout ce que tu es en train de faire c’est gamberger, sans prendre la moindre décision."

Il dit aussi la récente loi fondamentale promulguant Israël Etat Nation du peuple juif, et valorisant officiellement la colonisation," si elle n’a rien de nouveau dans les faits, peut avoir au moins un effet positif : celui de nous réveiller."

"Si la loi de l’ETAT JUIF est le point de référence à partir duquel tu calcules où en est la société israélienne, alors c’est clairement une loi raciste, inégalitaire, une étape supplémentaire franchie dans le basculement nationaliste qui s’opère ici. D’un autre côté, je me dis que ce n’est pas si mal. Parce que de cette façon, c’est tout un subconscient, qui a toujours existé ici, qui se voit extirpé. La déclaration d’indépendance, les discours sur l’égalité et les valeurs, tout cela n’était rien d’autre que l’auto brosse à reluire d’un libéralisme éclairé et vantard. Il y a des gens qui se considèrent toujours de centre gauche, et qui continuent à penser que si l’on arrive à inscrire le mot " égalité" dans la loi alors tout ira bien. Je ne le pense pas. Et vraiment, l’argument imparable à leur opposer peut se formuler ainsi : Un instant, mais permettez moi, que faites vous de la Loi du Retour ?"

"Oui, insiste-t-il le sionisme est une forme de racisme, comme tout colonialisme.
Il nous faut tous voir la réalité en face, et agir en conséquence. "

Pour rappel, l’’ancien ambassadeur israélien aux Nations Unies avait sorti la grosse artillerie, tirant à boulets rouges lorsque ce sujet était venu sur la table, jusqu’à mettre en pièces la résolution onusienne qui tirait un trait d’égalité entre sionisme et racisme. De son côté, l’ambassadeur américain avait dénoncé cette résolution comme étant "l’oeuvre de nazis".

A propos de la campagne BDS, iItay Tiran déclare :

"La campagne BDS est une forme de résistance parfaitement légitime. Et si nous voulons promouvoir une discussion qui soit non-violente, nous devons amplifier ces voix, même si cela doit s’avérer difficile. Je pense qu’il faut soutenir le BDS. Après tout, quoi que fasse un Palestinien, cela ne compte guère. Il sera toujours qualifié de terroriste, y compris s’il agit de manière pacifique. Si au bout du compte, ce qui mène à une solution est le fruit de pressions exercées de manière non violente, conduites selon un discours politique rationnel, alors pourquoi ne pas soutenir le boycott d’Israel ? C’est une approche humaniste, pragmatique, et je pense que cela est de nature à prévenir de prochaines guerres."

"C’est libre comme l’oiseau hors de sa cage que Tiran s’exprime sur ce sujet, commente Jonathan Ofir pour Mondoweiss. J’imagine qu’il s’est retenu jusqu’à son arrivée en Allemagne, car si on ose tenir de tels propos en Israël, le retour de bâton peut faire du dégât, beaucoup de dégâts..."

  • " La Promesse", dirigée par Peter Kominsky. La série s’articule autour de la question Israël-Palestine, en faisant des allers-retour dans le temps, entre flash-backs depuis les années précédant la création de l’Etat d’Israël et des évènements récents. Tiran y incarne le rôle d’un Israélien juif de gauche ayant rejoint les Combattants pour la Paix, sa soeur le considérant comme anti-sioniste. Il semble vraiment authentique dans ce rôle où on le voit défier ses parents, des "sionistes libéraux", en mettant à jour leur hypocrisie.

(Traduit par Lionel R. pour CAPJPO-EuroPalestine)

Source : https://mondoweiss.net/2018/09/israeli-endorses-zionism/?utm_source=Mondoweiss+List&utm_campaign=9038f86452-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_b86bace129-9038f86452-398519573&mc_cid=9038f86452&mc_eid=6335570bf8

CAPJPO-EuroPalestine

http://www.europalestine.com/spip.php?article14637