MISE EN GARDE D' "ISRAËL" CONTRE LE RECUL DE SA SUPERIORITE MILITAIRE

 

 

Au moment où plusieurs armées arabes se sont désintégrées et d'autres subissent des guerres d'usure, l'ennemi israélien élabore les plans dans le but de développer son potentiel, mettant en garde contre le recul de la suprématie militaire de l'armée de terre et de celle de l'air en particulier. En effet, la source de cette inquiétude réside  dans les accords d'achat d'armes et dans le développement des capacités militaires iraniennes, qui sont acheminées  à la résistance dans la région.

Bien que le danger des armées arabes du voisinage d'«Israël» ait été écarté pour une période indéterminée, Washington poursuit l'acheminement des armes létales à «Israël», notamment des avions de chasse les plus modernes.

Ainsi, les États-Unis partagent avec «Tel-Aviv» l'inquiétude quant à l'accroissement des périls  qui menacent l'entité sioniste, surtout que les mutations régionales  semblent confuses, à la suite notamment de la signature de l'accord nucléaire avec l'Iran. Ce pays qui fournit toujours les armes et les roquettes modernes au Hezbollah.

A la lumière de ces faits, le commandant des forces de l'air israélien, le général Tal Kelman, a averti contre la course aux armements parmi les pays de la région, ce qui pourrait  saper la suprématie  de l'armée israélienne et de ses forces aériennes.

Le général a ajouté dans un discours prononcé  durant la conférence de sécurité de l'institut «Fisher» et «Israel Defense», que la course aux armes s'était intensifiée entre les pays de la région. Ainsi, les pays en question acquièrent  des armes modernes estimées à des centaines de milliards. Des armes comprenant des avions de chasse, des missiles sol-air et des armes balistiques.

Mais en raison  des craintes de «Tel-Aviv» à l'égard  des mutations régionales  rapides et de leurs incidences sur la sécurité nationale israélienne et l'équilibre  de la force dans la région, Kelman a estimé que «l'ami d'aujourd'hui  pourrait devenir l'ennemi de demain».

Comme dans toutes les échéances historiques, les États-Unis demeurent  toujours le premier parrain d'«Israël», lui assurant tous les facteurs de soutien contre les populations et les pays de la région. C'est dans ce contexte que s'inscrivent les positions américaines sur la nécessité  de préserver  la suprématie d'«Israël» sur tous les pays de la région, en matière d'armement, notamment les armes de l'air.

Dans ce contexte, Kelman a dévoilé l'acquisition des avions F-35 censés de préserver «la supériorité de l'armée israélienne et constituent un facteur important dans la force de dissuasion d'Israël».

Il a révélé que deux avions de ce type sont attendus en «Israël», mi-décembre prochain, selon le plan élaboré par l'armée de l'air. Ainsi l'armée israélienne  pourra utiliser ces aéronefs  en 2017.

Le chef de l'armée de l'air israélienne a abordé dans son discours la menace que constitue l'Iran contre son «pays». Il a précisé que l'accord nucléaire  a certainement éloigné  la menace nucléaire, notant toutefois que la République  islamique «distribue, dans le Moyen Orient une grande quantité d'armes, au profit des organisations hostiles à Israël».

Concernant l'action des États-Unis et de la Russie en Syrie contre «Daech», le général israélien  a estimé que «cette action forçait «Israël» à préserver ses intérêts par la coordination permanente.

Le responsable militaire a répliqué à certaines informations relatives à la performance des avions de chasse et leur cout élevé.

«Des allégations sont publiées ici et là dans les medias, sur les avions F-35. Ces propos sont sans aucun fondement», a-t-il expliqué. Il a démenti  les dires sur le retard dans la livraison des engins  et sur des problèmes opérationnels dans l'avion. Il s'est de même  insurgé contre ceux qui jugent ces avions couteux.

En réponse aux propos de Kelman, le quotidien Haaretz a indiqué, qu'un haut responsable militaire américain, ainsi que d'autres responsables israéliens,  s'étaient opposés à la vente d'armes modernes aux pays du Golfe, à la suite de l'accord nucléaire iranien.

Le quotidien  a cité les propos de responsables israéliens, selon lesquels ils refusaient que les pays en question possèdent «un potentiel militaire dit clé». Une position déclarée même  avant la signature de l'accord nucléaire avec l'Iran. Mais, à la suite de l'accord en question, le président américain a convoqué les chefs des pays du Golfe avec lesquels il a discuté de la hausse des aides américaines à leurs pays.

Source : Al-Akhbar, traduit par l’équipe du site

 

12-04-2016 | 08:53
 

 

 

 

 

 

 

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