L'IRAN SE FELICITE DE LA DECISION DE LA RUSSIE SUR LES MISSILES S-300

L’Iran se félicite de la décision russe sur les missiles S-300

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L'Iran a salué lundi la décision de la Russie de lever l'interdiction de lui livrer des batteries antiaériennes S-300, estimant qu'elle pourrait assurer une "sécurité durable" dans la région.

"Le développement de la coopération bilatérale (avec la Russie) et avec les pays voisins dans des domaines variés peuvent être très efficaces pour la stabilité et la sécurité durable de la région", a dit le ministre de la Défense Hossein Dehghan, cité par l'agence officielle Irna, en parlant de  "menaces extra-régionales et (de) développement des activités terroristes".

Le Kremlin a annoncé lundi le décret présidentiel mettant fin aux limitations à la vente à l'Iran de ces équipements capables d'intercepter en vol des avions ou des missiles.

L'annonce intervient alors que les négociateurs de l'Iran et des 5+1 (Chine, Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie et Allemagne) ont jusqu'à fin juin pour tenter de régler les détails techniques et juridiques en vue de trouver un accord définitif sur le programme nucléaire iranien.

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a souligné que "les S-300 ont un caractère exclusivement défensif" et qu'ils ne "constituent aucune menace pour les Etats de la région, y compris évidemment pour Israël".

Israël et les Etats-Unis dénoncent la décision russe

Parallèlement, les Etats-Unis et « Israël » ont dénoncé cette décision.

Le secrétaire d'Etat John Kerry a fait part de sa préoccupation à son homologue russe Sergueï Lavrov lors d'un entretien téléphonique lundi, a indiqué Marie Harf, une porte-parole du département d'Etat.

Etant donné les tensions dans la région, "ce n'est pas le moment de vendre ce genre de systèmes" à l'Iran, a-t-elle estimé, jugeant que la décision de Moscou n'était "pas constructive".

"Notre opposition à ces ventes est ancienne et publique. Nous pensons que ces ventes n'aident en rien" dans le contexte régional, a estimé de son côté le colonel Steven Warren, porte-parole du Pentagone.

"Toute vente de technologies avancées (à l'Iran) est source de préoccupation pour nous", a-t-il ajouté.

La porte-parole du département d'Etat a toutefois estimé qu'a priori la décision de Moscou "ne violait pas" l'embargo décidé par l'ONU en juin 2010.

"Nous ne pensons pas" que cette décision "aura un impact sur l'unité" des grandes puissances dans leurs négociations avec l'Iran sur son programme nucléaire, a aussi estimé Marie Harf.

Côté israélien, le ministre des Renseignements Youval Steinitz a estimé que la décision russe était le "résultat direct de la légitimité accordée à l'Iran avec l'accord en cours de préparation" sur le nucléaire, et la preuve que la croissance économique qui suivra la levée des sanctions (internationales) sera exploitée par l'Iran pour s'armer et non pas pour assurer le bien-être du peuple iranien".

Il faisait allusion à l'accord-cadre conclu le 2 avril par l'Iran et les 5+1.

"Au moment ou l'Iran prend ses distances chapitres après chapitres de l'accord-cadre, la communauté internationale commence déjà à procéder à des allègements" des sanctions prises contre Téhéran, a encore dit Steinitz.

"Au lieu d'exiger de l'Iran de cesser ses activités terroristes auxquelles il se livre au Moyen-Orient et dans le monde, on lui permet de s'équiper d'un armement moderne, ce qui ne peut que renforcer son agressivité" a-t-il poursuivi.

« Israël » est le plus farouche détracteur de l'accord-cadre conclu en Suisse.

 

Avec AFP

Source: Agences

14-04-2015 - 08:53 Dernière mise à jour 14-04-2015 - 08:53

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=230690&cid=86&fromval=1&frid=86&seccatid=28&s1=1


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