L’Ukraine, ou plutôt sa version putschiste, avance vraisemblablement « à grands pas » dans la famille « européenne ». Un Etat, ou ce qu’il en reste, qui tourne désormais ouvertement vers la criminalité à tous les niveaux, ainsi que vers le terrorisme pur et simple.

L’Occident politique et médiatique, lui, ne fait que couvrir ces meurtres et atteintes à la liberté en ayant même le culot d’affirmer que l’Ukraine avance sérieusement sur « la voie européenne ».

Il est quand même incroyable de voir une fois encore l’hypocrisie des élites occidentales. Une hypocrisie que l’on avait abordée tellement de fois. Mais à un moment, cela dépasse toutes les limites possibles. Après la tragédie de l’avion de la Malaysia Airlines, des accusations hystériques et sans fondements s’en ont suivi de la part des médias et gouvernements occidentaux, visant tantôt les résistants de Novorossia, tantôt directement la Russie et Poutine. Aujourd’hui ces mêmes « bien-pensants » sont devenus bien « calmes ». On est même arrivé à la situation où l’on voit à l’heure actuelle qu’il n’y a que la Russie et ses alliés qui soient véritablement intéressés à faire la lumière sur cette tragédie.

Puis on a eu le meurtre à Moscou de l’activiste libéral, figure assez emblématique des années chaotiques russes 1990, Boris Nemtsov. Là-encore, l’hystérie occidentale n’a pas manqué, que ce soit au niveau des médias du mainstream ou des gouvernements. Un assassinat qui avait tout d’une provocation. Néanmoins le gouvernement russe avait promis de faire toute la lumière sur ce meurtre. Parallèlement, ces mêmes élites occidentales jouaient aux aveugles sur les disparitions, parfois quotidiennes, qui se déroulaient en Ukraine. D’autant plus que les victimes étaient presque toujours d’anciens cadres du président Ianoukovitch, bien trop souvent retrouvés « suicidés », selon la thèse officielle kiévienne.

Aujourd’hui, on y atteint véritablement le summum. Deux grands meurtres politiques en moins d’une journée. Le premier a ôté la vie à Oleg Kalachnikov, ancien président de la Rada (parlement ukrainien) et farouche opposant au putsch du Maïdan. Il a été retrouvé abattu à l’intérieur de l’immeuble où se trouvait son domicile, à Kiev. D’après les sources proches de la victime, Oleg Kalachnikov aurait dernièrement reçu plusieurs menaces émanant de groupes néonazis et ultra-nationalistes. Voici d’ailleurs ce qu’il a écrit à ses amis dans une lettre avant son assassinat: « Le génocide éhonté des dissidents, les menaces d’élimination physique et les insultes incessantes pour avoir appelé à fêter les 70 ans de la Victoire lors de la Grande guerre patriotique (que les nouvelles « autorités » kiéviennes tentent de faire oublier) sont devenues la norme dans l’Ukraine actuelle occupée par les nazis ».

Mais ce ne fut pas assez. On vient d’apprendre également l’assassinat d’Oles Bouzina, célèbre écrivain et journaliste ukrainien. Abattu dans la cour de son immeuble, toujours dans la capitale ukrainienne Kiev. Il était lui aussi bien connu pour être un opposant au putsch armé du Maïdan. Il restait néanmoins assez optimiste quant à l’avenir de l’Ukraine. Un avenir qu’il voyait avec la Russie. Des positions qu’il exprimait souvent lors de débats télévisés russes. Ces mêmes positions qui lui ont valu de perdre son poste de rédacteur en chef du journal « Segodnya » pour lequel il travaillait à Kiev. Ce ne fut pas assez pour les extrémistes néo-fascistes pro-occidentaux. Il leur a fallu l’atteindre lui aussi.

L’Ukraine tourne véritablement dans le terrorisme. Un terrorisme d’Etat dont on a déjà vu les résultats dans le Donbass et les massacres de la population civile. Comme dans d’autres territoires de Novorossia, notamment durant la tragédie d’Odessa avec des dizaines de personnes brûlées vives par des néonazis déclarés. On l’a vu avec le vol MH-17 de la Malaysia Airlines avec comme résultat près de 300 morts innocents, de différentes nationalités. Maintenant les putschistes kiéviens poursuivent leur « action » en assassinant tous ceux qui n’adhèrent pas à leur logique, le tout avec le soutien officiel et déclaré de Washington et de Bruxelles. On est également en droit de se demander où sont maintenant les cris des principaux médias occidentaux? Des « médias » surnommés désormais à juste titre comme des « médias-mensonges ». Mais il faut savoir que la vérité finit toujours par triompher. Et lorsque cela arrivera, les élites occidentales et leurs marionnettes fascisantes vont devoir répondre de leurs crimes. L’impunité n’est pas éternelle.

Quant aux victimes et aux martyrs, que leurs âmes reposent en paix et que la terre leur soit légère. Condoléances aux familles et à tous les proches.

Mikhaïl Gamandiy-Egorov – 16 avril 2015

Source: http://fr.sputniknews.com/points_de_vue/20150416/1015692008.html