LIBAN

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LES DIKTATS US AUX LIBANAIS

Washington leaks: Quels sont les diktats US aux Libanais

 Depuis 3 heures  19 avril 2019

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 Liban - Moyent-Orient - Spécial notre site

 

Des documents secrets ont été envoyés par l’ambassade libanaise à Washington au ministère des Affaires étrangères sur le compte rendu des réunions entre des responsables libanais et des responsables américains, il ya huit jours.

Selon ces documents obtenus, par le quotidien libanais AlAkhbar, il s’agit de deux comptes rendus entre le secrétaire adjoint du Trésor américain pour le financement du terrorisme, Marshall Billingslea d’une part et le ministre Ghassan Hasbani (Forces libanaises) et celui de l’économie Mansour Bteich (CPL) de l’autre.

Ces deux réunions révèlent plusieurs diktats américains dont entre autres : le maintien du gouverneur de la banque centrale du Liban, Riyad Salamé et son vice président Mohammad Baasiri, dont le mandat n’a pas été renouvelé. Des critiques contre les salaires dans le secteur public et le système de retraite des Libanais.

Conformément à ces notes, les sanctions américaines contre le Hezbollah épargneront son allié le chef du parlement Nabih Berri.

Ces documents dévoilent, en outre, que le responsable américain a sommé le ministre libanais des Affaires Etrangères, Gebran Bassil, à s’éloigner du Hezbollah. Il a même accusé le président libanais, Michel Aoun, et la communauté maronite d’être responsable de l’accroissement du rôle du Hezbollah. Les Libanais ont été interdits d’importer le fer et les médicaments de l’Iran.

Source: Traduit à partir d'AlAkhbar

http://french.almanar.com.lb/1330397


 

HEZBOLLAH : PARIS EVITE LE PIRE

Paris se rapproche du Hezbollah

Wed Apr 17, 2019 5:56PM

Un combattant du Hezbollah à côté d’un drapeau de ce mouvement. (Photo d’archives)

Un combattant du Hezbollah à côté d’un drapeau de ce mouvement. (Photo d’archives)

La France essaie d’améliorer ses relations avec le Hezbollah en tant que pilier politique du Liban, a-t-on appris du site web Lebanon 24.

« Les relations entre le Hezbollah et la France, qui se limitaient auparavant à certains canaux spécifiques, se sont développées au fur et à mesure et elles ont pris, à présent, une dimension plus importante en raison de la situation actuelle. Il est aisé de constater les relations amicales entre la France et le Hezbollah au cours des derniers mois. Maintenant, toutes les coordinations et discussions à propos du Hezbollah passent par les ambassadeurs des deux pays et les deux parties organisent des rencontres régulières pour discuter des questions intérieures du Liban. Paris considère ses relations avec le Hezbollah comme un canal de dialogue entre le Hezbollah et l’Union européenne.

La France souhaite que le Hezbollah entretienne des relations amicales avec l’Union européenne, bien que sa branche militaire ait été placée sur la liste des organisations terroristes. Après que le Royaume-Uni eut inclus le Hezbollah sur la liste des organisations terroristes, Mohammad Fneich, ministre libanais des Sports et de la Jeunesse et figure de proue du Hezbollah, a rencontré l’ambassadeur de France à Beyrouth. Cette rencontre montre que Paris se démarque de Londres quant à ses politiques au Moyen-Orient. Cela a même crispé les relations entre ces deux pays, car la France croit que la récente décision de Londres de placer le nom du Hezbollah sur la liste des organisations terroristes pourrait porter atteinte aux relations entre Paris et l’organisation militaire la plus puissante du Moyen-Orient. Cette décision de Londres risque également de mettre en péril les échanges de données entre la France et le Hezbollah, échanges dont profitent non seulement Paris, mais en plus toute l’Union européenne : c’est grâce à ces mêmes échanges de données que la France a eu accès à une liste de combattants étrangers qui se battaient aux côtés des terroristes de Daech et qui pouvaient représenter une menace sérieuse pour la sécurité de l’Europe. C’est la raison pour laquelle Paris ne veut pas perdre ses contacts avec le Hezbollah et qu’il tente de rendre le terrain propice au développement de ses relations avec le Hezbollah.

PressTV-Hezbollah: le

PressTV-Hezbollah : le “nein” allemand aux USA

Le gouvernement allemand a refusé d’interdire les activités de l’aile politique du Hezbollah libanais en Allemagne.

De plus, la France souhaite récupérer sa place privilégiée sur la scène politique du Liban en renforçant ses relations avec le Hezbollah, qui fait figure de véritable pilier de ce pays. Elle sait bel et bien qu’il vaut mieux coopérer avec le Hezbollah que le combattre. Les coordinations entre Paris et le Hezbollah couvrent plusieurs domaines, dont les questions sécuritaires en Syrie et la stabilité au Liban sur les plans sécuritaire, militaire et économique.

Par ailleurs, la France craint que toute escalade au Liban n’aboutisse à un nouvel afflux de migrants vers l’Europe via la Méditerranée.   

L’autre domaine dans lequel la France souhaite s’infiltrer est celui des hydrocarbures. D’où ses efforts destinés à approfondir ses relations avec le Hezbollah en tant que pilier de la politique libanaise. »

https://www.presstv.com/DetailFr/2019/04/17/593684/Liban-France-Hezbollah-relations-union-europeenne-Londres-terroristes


 

LE PRESIDENT LIBANAIS MICHEL AOUN : PAS QUESTION QUE LE LIBAN REJOIGNE UN FORUM AUQUEL PARTICIPE "ISRAËL"

Pas question que le Liban rejoigne un forum auquel participe «Israël »

 Depuis 2 heures  11 avril 2019

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 Liban - Moyent-Orient - Spécial notre site

Rédaction du site

Le président libanais a refusé que le Liban fasse part à un forum ou n’importe quel mécanisme qui inclut Israël, a rapportee le site arabophone de l’agence russe Sputnik.

Michel Aoun a tenu ces propos devant son homologue grec, Prokopios Pavlopoulos, en visite au Liban depuis le mercredi 10 avril.
« Nous aspirons à faire part au sommet entre le Liban, la Grèce, et Chypres qui aura lieu dans la capitale chypriote pour consolider les différents aspects de notre coopération », a-t-il affirmé lors d’une conférence de presse conjointe au palais présidentiel

Et de poursuivre : «  j’ai assuré au président grec le droit du Liban à extraire son pétrole et son gaz dans ses propres gisements et j’ai insistée sur le refus de rejoindre un forum ou un mécanisme quelconque auquel participe Israël, notamment un forum de Gaz ».

Le chef de l’Etat libanais a indiqué avoir évoqué avec son invité la question des réfugiées syriens qui constituent un lourd fardeau pour le Liban avec ses un million et 800 mille, auxquels s’ajoutent les réfugiés palestiniens.

Il l’a remercié pour les récentes positions de son pays sur Jérusalem al-Quds et le Golan syrien sur lesquels le président américain Donald Trump a reconnu une entière souveraineté israélienne. « Des décision qui violent les principes de la Légitimité internationale, la charte des Nations unies et menacent la souveraineté du Liban dont certaines terres ont été grignotées par Israël ».

http://french.almanar.com.lb/1319991


 

S. NASRALLAH, LEADER DU HEZBOLLAH : LA DECISION US DE PLACER LES GARDIENS DE LA REVOLUTION SUR LEUR LISTE TERRORISTE EST INSOLENTE ET IDIOTE

La décision US de placer les Gardiens de la révolution sur leur liste terroriste, « insolente et idiote »

 Depuis 2 heures  10 avril 2019

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 Liban - Moyent-Orient - Secrétaire général du Hezbollah - Spécial notre site

 

Rédaction du site

Commentant la décision des Américains d’inscrire les Gardiens de la révolution islamique en Iran (CGRI)  sur leur liste terroriste, le numéro un du Hezbollah Sayed Hassan Nasrallah l’a qualifiée de « décision insolente et idiote », mais « tout-à-fait normale de la part de ce grand Satan », appellation donnée aux Etats-Unis.

Tout en rappelant qu’elle constitue un précédent du fait que les CGRI sont une organisation gouvernementale, il a estimé qu’elle illustre  toutefois un aveu de défaite.
« C’est une réaction aux revers subis par les Américains dans la région…Ils voulaient réaliser un grand projet pour remodeler le Moyen-Orient et ils ont été défaits », a-t-il affirmé lors de son discours, ce 10 avril, pour commémorer la Journée des blessés et mutilés de guerre du Hezbollah.

« C’est une preuve supplémentaire que nous sommes puissants et que nous sommes influents, sinon ils ne nous auraient pas sanctionnés, ni ne nous auraient accordé aucune importance, comme ils le font d’ailleurs avec beaucoup de protagonistes dans la région », a-t-il ajouté.
Selon lui, les Gardiens de la révolution occupent la première ligne dans la confrontation contre le projet américano-sioniste soutenu aussi par certains états de la région.

Prévoyant des pressions américaines supplémentaires, Sayed Nasrallah a averti les Américains et leurs sbires que le Hezbollah et les différentes factions de l’Axe de la résistance ne resteront pas indéfiniment les bras croisés, au cas où ces pressions deviennent plus dangereuses.
« Tous les options sont ouvertes… Avec sang-froid et en toute quiétude, lorsqu’il faudra riposter, nous riposterons sans aucune hésitation », a-t-il affirmé.

Signe supplémentaire de l’idiotie de l’administration américaine, selon le chef du Hezbollah, c’est qu’elle a inscrit les Gardiens de la révolution comme organisation terroriste au moment où leurs commandants, leurs officiers et leur éléments étaient tous descendus sur le terrain et se sont déployés dans toutes les régions, pour porter secours aux sinistrés des inondations qui ont frappé l’Iran ces dernières semaines.

Evoquant la guerre inique contre le Yémen, il s’est posé la question de savoir ce qui aurait advenu si le prince héritier saoudien Mohamad ben Salmane l’avait emportée. « Encore plus arrogant qu’il ne l’est déjà, il aurait été intronisé comme le grand commandant historique de la nation arabe et aurait obligé les palestiniens à se soumettre au Deal du siècle », a prévenu Sayed Nasrallah.

« La défaite de MBS aux mains des hommes, des enfants et des femmes du Yémen protège al-Quds, la Palestine, la cause palestinienne et toute terre arabe sous occupation et que Trump voudrait offrir à Israël », a-t-il affirmé. Ajoutant que les yéménites défendent également la marge de manœuvre dont disposent les régimes arabes, y compris ceux des pays du Golfe, face à l’emprise de MBS.

Sur le dossier libanais, sayed Nasrallah a mis en garde les Libanais de prêter l’oreille aux appels à la sédition au Liban, émanant des Américains et leurs acolytes.
« Rappelez-vous sans cesse et gardez à l’esprit ce qu’est advenu avec les pays qui nous entourent. Les Américains ont semé la destruction et la désolation partout… Notre salut réside dans notre unité et notre résistance », a-t-il dit. Rappelant les propos du discours du chef du parlement libanais Nabih Berri à Qatar.

Idées principales du discours
Le mois de Chaabane est le mois de la naissance des plusieurs grandes personnalités dans l’histoire islamique et qui sont intimement liées à l’épopée de Karbala, l’imam Hussein, son frère Abbas et l’imam Zein alAbidine, sans oublier Ali Al-Akbar, le fils de l’imam Hussein.Sans oublier non plus que la naissance de l’imam al-Mahdi y figure aussi.

Le fait d’avoir choisi le jour de commémoration de la naissance de Abbas pour célébrer la Journée des blessés et des mutilés de guerre de la Résistance islamique est redevable à ses capacités singulières. Il incarne ce jeune homme et ce jeune commandant de première ligne, croyant, pieux qui obéit à son imam, prêt à tous les sacrifices…

Tout d’abord, c’est quelqu’un qui n’est resté neutre et impassible face aux évènements de l’époque, ni au début ni à la fin. D’aucuns peuvent commencer une bataille sans toutefois la poursuivre jusqu’à la fin, pour divers facteurs… ses frères paternels et maternels étaient aussi présents avec lui.
Il est un exemple jusqu’aux derniers instants de sa vie, lorsqu’il est resté seul, après le martyre de tous les compagnons et proches de l’imam Hussein, de par sa fermeté, sa résignation, sa fidélité et sa quiétude…
(…)
Il est notre exemple et celui de nos blessés et mutilés de guerre, raison pour laquelle sa personne a été choisie comme slogan de cette institution.
Sachant que l’imam Khamenei aussi fait partie de ces blessés, lorsqu’il a été atteint dans une explosion dans une mosquée de Téhéran

Vous non plus, n’êtes pas restés neutres et impartiaux lors des moments des grands défis, depuis 1982, en passant par 2006 et dans la derrière conspiration dans la région, animée par les terroristes takfiristes, le fer de lance du projet américano-sioniste…
Vous êtes les martyrs vivants comme les martyrs sont les témoins de par leur sang.

La paix dans notre pays, grâce à vous et non à la ligne rouge US

C’est grâce à vos sacrifices, à vos blessures et au sang des martyrs et à la patience de vos proches que nous jouissons aujourd’hui de notre puissance, de notre force de dissuasion… la stabilité qui règne au Liban vous est dû, les exploits réalisés au Liban ne sont pas l’oeuvre des Américains, de leur alliés et de leurs auxiliaires, comme est venu se targuer Pompeo (le secrétaire d’état américain Mike Pompeo)…
Sur la tombe de chaque martyr et sur chacun de vos membres amputés et mutilés est inscrit made in usa…
Et il n’est pas permis à ces diables de nous rabâcher que la paix qui règne chez nous leur est due, parce qu’ils considèrent la stabilité au Liban comme  une ligne rouge

Ce n’est pas cause de leur soi-disant ligne rouge que nous jouissons de paix mais grâce au sang et aux sacrifices consentis par les moudjahidines, les martyrs, les mutilés de guerre et la patience de leurs proches…
Vous êtes les témoins vivants de la vérité de cette résistance et son essence et non des terroristes…
Alors que les Américains sont la tête du terrorisme, son essence, son cœur… et c’est nous qui affrontons leur terrorisme…
Il suffit de se rappeler ce qu’ils ont fait à Hiroshima et à Nagasaki… Eux-mêmes avouent  avoir tué des dizaines de milliers de civils ces dernières années … Ils se permettent d’humilier des nations entières seulement pour faire plaisir à Israël, le plus terroriste de tous…

La décision de Trump, insolence et idiotie
Nous voici de nouveau face à une nouvelle illustration du summum de l’insolence et de l’idiotie.

Il (le président américain Donald Trump, ndlr) vient de classer les gardiens de la révolution dans sa liste terroriste. C’est un précédent. Avec le Hezbollah, le Hamas, le Jihad islamique, Ansarullah, c’était un peu passable. Mais le fait de le faire avec une organisation gouvernementale, c’est un précédent…
C’est vrai que les Gardiens de la révolution est une grande institution du jihad et de lutte. Une telle disposition constitue une énorme injustice contre elle. La nation devrait réagir et exprimer ses pressentiments et sa réprobation…

Nous dénonçons cette décision et annonçons haut et fort notre soutien indéfectible à nos frères les Gardiens. Nous, qui faisons partie des peuples et des mouvements de résistance de cette région, annonçons et reconnaissons aux Gardiens de la révolution le grand apport qu’ils ont procuré pour la défense de l’islam et de ses sacro-saints, et pour maintenir ou restaurer la sécurité et la stabilité dans la région, non seulement pour le peuple iranien, mais pour les peuples de la région. Ils ne se sont pas contentés de soutien moral et matériel, mais ils se sont postés sur les premières lignes de l’affrontement. Ils ont consenti un grand nombre de martyrs et de blessés pour défendre la dignité de ces peuples et faire face au projet de l’hégémonie us-sioniste

Une réaction aux revers essuyés

La décision de Trump est une démarche naturelle de  la part du grand Satan… C’est une réaction et non une action us, pourquoi ?

Premièrement, c’est une réaction aux défaites et aux revers que les Américains ont essuyés, à leurs espoirs douchés dans la région…. Ils voulaient réaliser leur grand projet au MO en le remodelant, mais nous avons ce qu’est advenu de leurs sbires et leur acolytes

Ce sont nos armées, nos factions, nos mouvements de résistance et nos peuple les ont défaits…
C’est la preuve que nous sommes forts et puissants, sinon pourquoi chercher inlassablement à nous sanctionner et à nous infliger un embargo ?…
Si nous n’étions pas influents, si nous avions été incapables et impuissants, ils n’auraient pas perdu leur temps avec nous,  comme ils le font avec de nombreux protagonistes…
C’est donc une chose normale de leur part.

Ces derniers temps, les américains avaient placé les différentes factions de l’Axe de la résistance sur la liste terroriste. C’était plutôt prévisible qu’ils allaient en venir aux gardiens de la révolution parce qu’ils occupent une position première et centrale, la plus forte et la plus influente du fait que ce sont eux qui leur accordent tout le soutien et l’aide dont ils ont besoin.
Cette décision découle de leur sentiment de déception et un aveu de défaite…
Tous leurs efforts, les milliers de terroristes qui ont afflué dans la région et les milliards dépensés,…tous ces efforts se sont soldés par un échec…

Nous allons riposter

Mon message d’aujourd’hui, celui que je vous adresse, mes frères et sœurs, ainsi qu’aux Etats-Unis et à ceux qui misent sur eux, d’autant que manifestement la liste va être longue sans oublier les campagnes  de dramatisation et d’exagération dont on est témoin ici au Liban
Face à ces listes de terroristes et aux sanctions, nous nous contentons jusqu’é présent de les condamner pour l’heure, nous faisons preuve de patience, de maitrise de soi, nous serrons les ceintures. Mais cela ne veut pas dire pour autant que nous ne possédons nos atouts de force en tant qu’Axe de la résistance… Nous avons nos armées, nos multiples factions, nos peuples..

Nous n’avons jusqu’à présent pas réagi. Nous considérons que les usa réagissent à leur défaite et s’emploient pour limiter nos exploits…Ce ne sera pas une politique permanente de notre part. Des mesures, des démarches et des actions sont programmées au cas où les US s’avisent de  commettre quelque chose. Cela ne restera pas sans une riposte ferme…
Lorsque nous ressentons qu’une situation dangereuse nous menace et met en danger notre peuple, nos pays et notre cause nous ne nous contenterons pas de condamnation verbale…
Il est de notre devoir humain, religieux et naturel de faire face à ceux qui menacent nos pays et veulent dilapider nos exploits réalisés par nos martyrs, nos blessés et nos peuples…
Nos choix sont ouverts à toutes les éventualités. Lorsqu’il faudra riposter il y aura une riposte sans aucun doute, avec sang-froid, fermeté et en toute quiétude…
Sur tous les champs où les usa s’estiment capables d’en faire à leur guise, nous serons aux aguets…
Notre histoire, notre passé, notre présent, notre résistance,…, et nos sacrifices sont suffisants pour accorder de la crédibilité à nos avertissements…

A SUIVRE

Source: Al-Manar

https://french.almanar.com.lb/1318022


 

DES LIBANAIS INVESTISSENT LEURS HAMEAUX OCCUPES PAR LA SOLDATESQUE D' "ISRAËL"

Des Libanais investissent les hameaux de Chébaa occupés par ‘Israël’

 Depuis 51 minutes  6 avril 2019

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 Liban - Moyent-Orient

 

Rédaction du site

hameaux_chebaa2hameaux_chebaa1hameaux_chebaaDes Libanais originaires des hameaux occupés de Chébaa sont entrés provisoirement le vendredi 6 avril dans leurs territoires occupés par «Israël», faisant fi des mesures de la Finul et de la soi-disant «ligne de retraite». Selon les médias libanais, les militaires de l’occupation israélienne se sont vite mobilisés.
L’armée israélienne a eu recours pour la première fois à un véhicule de transport de troupes, Namer, qui est équipé d’une mitrailleuse lourde de calibre 12.7 munie d’une caméra et d’un capteur thermique, a indiqué le site d’informations libanais al-Ahed News.

Les protestataires voulaient réclamer leur droit à ces fermes, confirmant la nécessité de les restituer à tout prix. Avec la reconnaissance par le président américain Donald Trump de la souveraineté israélienne sur le Golan syrien occupé, le Liban craint que les régions libanaises occupées par Israël à la même date ne soient elles aussi comprises par cette décision. Sont concernées en plus des hameaux de Chébaa, la colline de Kfar Chouba et la localité al-Ghajar.

La situation est d’autant plus critique qu’Israël compte entamer la deuxième phase de la constrution du mur de séparation entre le Liban et la Palestine occupée, en direction des Hameaux de Chébaa.

 

Source: Divers

http://french.almanar.com.lb/1313083


 

LIGUE ARABE : CE QUI SCANDALISENT LE HEZBOLLAH LIBANAIS ET LE MOUVEMENT YEMENITE ANSARALLAH

Réaction du Hezbollah et d'Ansarallah à la réunion de la Ligue arabe

Tue Apr 2, 2019 6:8PM

Le drapeau du Hezbollah. (Photo d’archives)

Le drapeau du Hezbollah. (Photo d’archives)

Les nations arabes se sont habituées à assister à des conférences avec la participation de leurs dirigeants, rois et émirs de temps à autre. Des conférences pleines de slogans et de belles paroles mettant l’accent sur la solidarité face aux défis communs ; des scènes par moment burlesque où l’on voit des dirigeants en train de somnoler… Ce qui vient de se passer aussi à Tunis.

En réaction, le Hezbollah libanais, cité par la chaîne Al-Manar, a affirmé que la déclaration finale du sommet de la Ligue arabe en Tunisie révèle une fois de plus une contradiction flagrante entre les actes des dirigeants arabes et leurs prises de position verbales ou écrites.

Le Hezbollah ajoute que les décisions prises lors de ce sommet arabe n’étaient nullement adaptées aux dangers qui menacent l'Oumma arabo-musulmane, à l’instar de la judaïsation de Qods et du Golan.

Après Qods le coup du

Après Qods, le coup du « Golan » !

Publiant un tweet soutenant la souveraineté factice d’Israël sur les hauteurs du Golan, le président américain a fait, de nouveau, preuve de sa détermination pour plaire à Tel-Aviv.

En effet, le mouvement libanais a souligné que les dirigeants arabes insistaient sur le droit de reprendre au régime israélien la ville de Qods et la région du Golan, alors même que nombre d’entre eux travaillent dans les coulisses à la normalisation des relations avec ce régime.

Dans la foulée, le leader du mouvement yéménite Ansarallah, Abdul-Malik al-Houthi, vient quant à lui de déclarer : « Après l’annonce de Trump sur le Golan occupé, la moindre chose que pouvaient faire ces régimes mercenaires [l’Arabie saoudite et les autres agresseurs du Yémen], c’était de publier une déclaration disant simplement que le Golan appartient à la Syrie et la Palestine aux Arabes. »

Le 30e sommet de la Ligue arabe s’est tenu dimanche 31 mars 2019, en Tunisie. La réunion a abordé des questions telles que le dossier palestinien, le Golan occupé, le Yémen et le terrorisme dans la région. Et une déclaration a été publiée en fin de séance.

https://www.presstv.com/DetailFr/2019/04/02/592433/Ligue-arabe-ce-qui-scandalise-le-Hezbollah


LES USA DONT IL FAUT SE MEFIER COMME DE LA PESTE, POURQUOI CET ETAT TERRORISTE S’INTÉRESSE-T-IL AUX PRISONS LIBANAISES ?

Pourquoi les USA s’intéressent aux prisons libanaises?

 Depuis 57 minutes  30 mars 2019

richard_liban

 Liban - Moyent-Orient - Spécial notre site

 

Rédaction du site

Les ingérences des Etats-Unis au Liban servent soit leurs intérêts soit ceux d’Israël. Croire qu’ils veuillent aider le pays du Cèdre relève de la naïveté si ce n’est de la complicité avec eux.

Le journal libanais al-Akhbar a révélé dans son édition de ce samedi 30 mars que « les USA voudraient travailler aux côtés des Forces de sécurité intérieure (FSI) dans le but de développer le système de classification  des prisonniers et le faire exécuter », selon les termes de leur ambassadrice Elisabeth Richard. Elle a déclaré ceci le jeudi 28 mars, lors de sa rencontre avec le Procureur général discriminatoire, le directeur général des FSI le major-général Imad Othame et un parterre d’officiers.

Selon le journal libanais, c’est la nouvelle ministre de l’intérieur, Raya al-Hassan, du courant du Futur, qui a ouvert les portes de la Direction générale des FSI au Bureau international pour la lutte contre les stupéfiants et l’application de la loi (INL). Ce dernier fait partie du ministère américain des Affaires étrangères.

Compte tenu du programme qui s’est donné un titre anodin, « Aider à développer les mesures suivies dans les prisons libanaises », c’est une société américaine qui serait chargée de le mettre en exécution : la Remote Aid International (RAI), rapporte le président des FSI.

Or, affirme le chroniqueur juridique du journal libanais Omar Nachabé, il n’existe pas de société de ce nom qui travaille pour le développement des prisons et l’entrainement des officiers qui y travaillent.
La seule qu’il a trouvée ayant une appellation semblable dispose d’un  siège à Dubaï et se présente comme étant « une société qui présente des services de grande envergure pour les marchés ». Et le texte sur son site de poursuivre : «  nous prenons une terre vide sur laquelle nous construisons des villes et accordons des services à ceux qui y vivent. Nous te permettrons ainsi qu’à tes collègues de vivre convenablement dans des endroits éloignés et nous nous chargeons de faire travailler les installations, les machines et les outils pour vous laisser vous concentrer sur votre travail ».

A aucun moment cette société mentionnée par le colonel Othmane ne parle de prison, de prisonniers ou d’entrainement d’officiers, constate M. Nachabé.

Dans ses explications, l’officier libanais avait indiqué « qu’elle allait aider dans l’entrainement des officiers et des éléments qui travaillent dans les prisons pour mener d’une façon professionnelle leur travail envers les prisonniers, dans tous ses aspects, et contribuer à un meilleur contrôle des prisons via des entrainements destinés à corriger les prisonniers, à les classifier convenablement et à traiter avec eux ».

Loin de leur langage officieux, ces éclaircissements laissent deviner toutefois que le programme ne s’adresse pas seulement aux tenants des prisons mais aux prisonniers eux-mêmes.

Dans son article, M. Nachabé perçoit un certain lien avec le Hezbollah. Lors de sa récente visite au Liban, le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo a appelé à faire face à ce qu’il considère être « les crimes du Hezbollah, son terrorisme et ses menaces », selon M. Nachabé.

Ayant révisé le rapport d’activité de l’INL, l’expert juridique remarque que celui-ci s’était précédemment targué d’avoir aidé les FSI à élargir le champ d’action de leurs opérations au Liban pour englober des régions exclusivement soumises au Hezbollah.

D’autres observateurs perçoivent pour leur part un lien avec les prisonniers islamistes, lesquels croupissent dans les prisons libanaises, sans avoir jamais été jugés. Pour des raisons opaques d’ailleurs. Rarement les dirigeants de leur communauté réclament leur jugement.

Il n’est donc pas exclu qu’ils puissent être recrutés pour des missions infestes au pays du Cèdre ou dans d’autres régions dans le monde. En échange de leur libération. Contre le Hezbollah ou d’autres acteurs.
Avec les USA, il faut toujours s’attendre au pire. Le contraire serait compromettant pour la sécurité du Liban.

 

Source: Divers

http://french.almanar.com.lb/1306659


 

LE LIBAN S'OPPOSERA AUX INTENTIONS BELLIQUEUSES D' "ISRAËL" ET DES USA AUX FERMES DE CHEBAA ET KFARCHOUBA ET EN SYRIE

Le Liban s’opposera aux intentions d’Israël et des USA à Chébaa et Kfarchouba et en Syrie

 Depuis 7 heures  28 mars 2019

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 Liban - Moyent-Orient

 

Le juge libanais Ahmad Mezher a ordonné que l’on procède à des levés topographiques des territoires occupés libanais que sont les fermes de Chabaa, Kfarchouba, Hanine, Ideise et Blida. Ces villages à proximité d’Hasbaya, de Rachaya al-Foukhar et de Khiyam sont sous occupation israélienne depuis 1981, à l’instar des hauteurs du Golan syrien occupées depuis 1967. Cette décision coïncide avec le « cadeau » des hauteurs du Golan syrien offert par le président des USA Donald Trump à son plus proche allié, le premier ministre Benyamin Netanyahu. Bien que la communauté internationale ait condamné verbalement la déclaration de Trump, aucun autre pays ou organisme international ne semble s’opposer ouvertement à cette décision de Trump pour le moment.

Le Liban a décidé cependant d’y répondre sur le terrain, en montrant qu’il est prêt à défendre son territoire si les « cadeaux » des USA englobaient aussi les territoires occupés libanais. La présidence, le parlement et le gouvernement libanais ont convenu que le Liban est en droit de récupérer son territoire occupé et l’équation « armée-peuple-résistance » est unie à ce chapitre. La table est ainsi mise pour un affrontement possible entre la résistance (c.-à-d. le Hezbollah) et Israël.

Le niveau de tension et les risques d’affrontement ont augmenté pendant la visite du président libanais Michel Aoun à Moscou. Pendant ses réunions avec son homologue, le président russe Vladimir Poutine, le président chrétien Aoun a rejeté la pression que les USA exercent sur son pays. L’administration américaine, y compris le secrétaire d’État Mike Pompeo et ses envoyés au Liban, veut empêcher plus d’un million et demi de réfugiés syriens au Liban de retourner chez eux. Le président Aoun a également rejeté le cadeau de Trump à Netanyahu, en disant clairement que les hauteurs du Golan constituent un territoire syrien occupé illégalement par Israël, et non la propriété des USA qui s’arroge le droit d’en disposer comme bon lui semble.

Nous ne savons pas encore vraiment si les fermes de Chébaa, Kfarchouba et les villages avoisinants font partie du cadeau de Trump offert à Israël. Voilà pourquoi les autorités libanaises ont demandé au pouvoir judiciaire de faire procéder à des levés topographiques officiels des territoires libanais occupés par Israël. Si, en réponse à ces levées, on tente d’insinuer que ces secteurs font partie d’Israël, la triade libanaise (armée-peuple-résistance) sera tenue de récupérer le territoire occupé. Le moment choisi pour cette décision est important, car il démontre que le gouvernement libanais est prêt à soulever la question et à s’opposer à Israël à la lumière de la décision des USA concernant les hauteurs du Golan, un territoire étroitement lié aux fermes et aux villages libanais. Pas plus tard qu’en 2009, certaines de ces terres faisaient l’objet d’une contestation entre la Syrie et le Liban, sauf qu’aujourd’hui le Liban est mieux placé que la Syrie pour revendiquer ses droits contre Israël, et le gouvernement syrien le laissera faire avec plaisir.

Le président Aoun a soulevé ces questions au président Poutine dans le contexte du cadeau précédent de Trump, lorsqu’il a reconnu Jérusalem comme la capitale indivisible d’Israël. Le Liban soutient pleinement le droit au retour des Palestiniens sur leur terre, d’autant plus que plus de 800 000 Palestiniens vivent au Liban. Les USA préféreraient que ces Palestiniens restent au Liban, comme ils semblent maintenant vouloir que le Liban accepte la présence continuelle de réfugiés syriens en sol libanais. La politique des USA à cet égard poursuit plusieurs objectifs.

Le premier consiste à changer l’équilibre des forces religieuses au Liban. La plupart des réfugiés syriens sont sunnites (principalement hostiles à Assad et à ses alliés) et les USA aimeraient voir une pluralité sunnite au Liban en contrepartie du Hezbollah chiite et de la société derrière lui. Aucune des guerres israéliennes n’a réussi à contrer le Hezbollah et à réduire ses forces. Bien au contraire, la puissance militaire du Hezbollah augmente à un niveau sans précédent à l’échelle locale et régionale. De plus, lors des dernières élections parlementaires libanaises, le Hezbollah a obtenu plus de votes que tout autre parti religieux, à la surprise de tous. Le soutien au Hezbollah est loin de se limiter à une seule confession religieuse. C’est qu’il s’est porté à la défense des chrétiens et des chiites contre les extrémistes takfiristes wahhabites. Ainsi, comme un affrontement direct contre le Hezbollah est probablement voué à l’échec, les USA cherchent à construire une nouvelle société qui s’y opposerait.

Le président Aoun tient au retour des réfugiés syriens en Syrie, peu importe les incitatifs financiers offerts par les USA et l’Europe pour que le Liban les garde. La présence des réfugiés bouleverse l’équilibre religieux au Liban, en plus d’accélérer le processus faisant des chrétiens une minorité sur le sol libanais. Le terrorisme religieux qui a frappé le Moyen-Orient ces dix dernières années visait les minorités régionales, notamment les chrétiens. Les mêmes dirigeants de l’OTAN dont les gouvernements parrainaient le terrorisme takfiriste contre les chrétiens au Liban ont proposé aux dirigeants chrétiens libanais de quitter la terre de leurs ancêtres et de s’établir en Occident. Les chrétiens qui ont été violés, assassinés et terrorisés par Daech et Al-Qaida en Irak et en Syrie auraient subi le même sort au Liban si le Hezbollah avait décidé de rester ancré au sud du Liban, dans les banlieues de Beyrouth ou dans certains villages de la vallée de la Bekaa.

Le président libanais trouve aussi que les réfugiés syriens représentent un fardeau sur le plan financier et de la sécurité, qui pèse lourd sur l’infrastructure libanaise, fragile et chaotique. Ces réfugiés représentent actuellement le tiers de la population totale au Liban.

Un autre objectif de la politique des USA à l’égard des réfugiés au Liban, c’est de récupérer du président syrien Bachar al-Assad ce qu’ils n’ont pu obtenir en armant des militants pour renverser son gouvernement au cours des 8 dernières années. L’administration américaine voudrait maintenir plus de 5 millions de réfugiés syriens à l’extérieur de la Syrie, principalement au Liban, en Jordanie, en Turquie et en Europe. Les USA croient que cela pourrait empêcher la tenue des prochaines élections présidentielles en Syrie, ainsi que la reconstruction de l’armée syrienne et du pays. Les Syriens sont des artisans habiles et les tenir loin de chez eux empêche la reconstruction. Tous ces objectifs des USA n’aident le Liban d’aucune façon. Bien au contraire, ils réveillent le Liban, qui doit avoir une relation saine avec la Syrie voisine pour assurer sa sécurité et son développement commercial.

L’administration américaine nuit à la sécurité et à la paix au Liban en imposant la présence d’un million et demi de réfugiés au pays, ce qui déséquilibre le tissu social local, en plus de menacer d’imposer des sanctions si le Liban ne plie pas sous l’intimidation des USA.

Trump a donné Jérusalem à Israël et ne peut plus être considéré comme un partenaire dans quelque processus de paix que ce soit. Cette prise de conscience rend la cause palestinienne encore plus urgente. Loin de vouloir donner un État aux Palestiniens, Trump dispose de leurs droits comme bon lui semble.

Les forces US ne sont pas les bienvenues en Syrie, où elles occupent le tiers du pays et un passage frontalier, alors que Daech ne contrôle plus de territoire syrien au nord-est. Les USA empêchent aussi des dizaines de milliers de réfugiés syriens des camps d’al-Rukban de retourner chez eux.

En Irak, le parlement est divisé entre ceux qui souhaitent voir partir le dernier soldat américain et ceux qui voudraient maintenir une certaine collaboration en matière d’entraînement et de renseignement. Les politiciens irakiens n’osent pas demander aux USA de rester ou de partir pour de bon, par crainte d’un retour de Daech avec le soutien des Américains dans les deux cas (si les forces US restent, on craint que les Américains aillent soutenir Daech, tout en craignant la même chose s’ils sont invités à partir).

Finalement, les USA sont aujourd’hui perçus comme une superpuissance dirigée par des voyous qui pompent la richesse des pays arabes gros producteurs de pétrole, en les obligeant à acheter des armes américaines pour que les habitants du Moyen-Orient continuent à s’entretuer à leurs propres frais. Les pays arabes, qui ont déjà été très riches, font maintenant payer à leurs ressortissants un impôt local qu’ils n’avaient jamais exigé auparavant, et traversent une crise financière sans précédent depuis des décennies. La Syrie, l’Irak, le Yémen, la Palestine et le Liban sont financièrement au plus bas, et même l’Arabie Saoudite, les Émirats, le Qatar et le Bahreïn ne sont pas dans une situation financière enviable. L’accord sur le nucléaire iranien a été révoqué et depuis que Trump est au pouvoir, l’Iran subit les pires sanctions.
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Il est difficile de prévoir quand la prochaine guerre pourrait éclater pour s’opposer à l’hégémonie des USA dans cette partie du monde. Chose certaine, la Russie et la Chine sont déjà présentes au Moyen-Orient, prêtes à prendre la place d’une administration américaine qui n’est plus perçue comme un pays ami par aucun pays, à l’exception d’Israël.

Par Elijah J. Magnier ; Traduction : Daniel G.
Source: ejmagnier.

https://french.almanar.com.lb/1304558


 

LES USA PROJETTENT UNE GUERRE CIVILE AU LIBAN

La mission de Pompeo : briser l’unité nationale libanaise

Sun Mar 24, 2019 5:48PM

Rassemblement des Libanais à Baalbek pour fêter la victoire du Hezbollah sur les terroristes takfiristes, le 31 août 2017. ©IRNA

Rassemblement des Libanais à Baalbek pour fêter la victoire du Hezbollah sur les terroristes takfiristes, le 31 août 2017. ©IRNA

Selon le journal Rai al-Youm, la visite du secrétaire d’État américain au Liban est un projet de « guerre civile » visant à faire voler en éclats l’unité nationale libanaise et à plonger le pays dans des conflits internes.

Au cours de leurs rencontres avec Mike Pompeo, les autorités et les personnalités politiques du Liban ont toutes souligné que le Hezbollah est un parti libanais représenté au Parlement et au sein du gouvernement et que toutes les institutions libanaises rejettent la décision de la Maison-Blanche de classer ce mouvement en tant qu’organisation terroriste.

« C’est un message clair que le président de la République Michel Aoun, le président du Parlement Nabih Berry et le ministre des Affaires étrangères Gebran Bassil ont tous transmis au secrétaire d’État américain au cours de leurs entretiens séparés avec lui », peut-on lire dans l’article de Rai al-Youm.  

D’après l’éditorialiste de Rai al-Youm, la mission de Mike Pompeo à Beyrouth consiste à semer la division et les conflits internes au Liban pour encourager certains partis libanais, soutenus par les États-Unis et ses alliés dans les pays arabes du sud du golfe Persique, à s’opposer au Hezbollah, ce qui entraînerait la déstabilisation du Liban et mettrait en péril la sécurité nationale du pays, en détruisant son unité nationale et en empêchant le retour des réfugiés syriens dans leur patrie.

Selon l’auteur, la politique provocatrice des États-Unis, qui privilégie totalement l’occupation israélienne des territoires arabes, rend nécessaire l’existence du bras militaire du Hezbollah et prouve la légitimité du caractère inévitable des activités du Hezbollah en tant que mouvement de la Résistance. À ce propos, le président du Parlement libanais Nabih Berry a transmis un message tout à fait clair au secrétaire d’État américain, Mike Pompeo.

Le gouvernement israélien prétend que le bloc 4 de la Méditerranée, riche en pétrole et en gaz, qui se situe au large des côtes libanaises, lui appartient. Tel-Aviv et refuse d’autoriser les compagnies d’exploration offshore sous contrat avec le gouvernement libanais à lancer leurs activités tout à fait légitimes dans cette zone maritime. Dans le même temps, le régime israélien continue d’occuper les fermes de Shebaa dans le Sud libanais.

 

Israël revendique la propriété du bloc 4 au large des côtes libanaises riches en pétrole et gaz naturel. 

Selon Rai al-Youm, il s’agit d’une « provocation » qui pousse les Libanais à soutenir leur armée et leurs mouvements de Résistance, surtout le Hezbollah, pour protéger les intérêts nationaux et les ressources des Libanais, mais aussi pour libérer le reste de leurs terres qui se trouvent encore sous occupation.

Nasrallah a reconnu dans son dernier discours que les sanctions anti-Hezbollah des États-Unis ont eu des effets négatifs sur le mouvement, mais ce que le secrétaire d’État américain ne comprend pas c’est que « le Hezbollah est un parti de résistance qui parviendra à surmonter ces sanctions et leurs effets négatifs, tout comme l’Iran, qui a résisté pendant plus de trente ans à toutes les sanctions américaines ».

Rai al-Youm rappelle que les Libanais ont connu l’expérience de la guerre civile pendant plus de 15 ans dans les années 1970-1980, en raison des interventions d’Israël et des États-Unis. « Cette expérience permettra aux Libanais de faire échouer la mission de Pompeo et de préserver leur unité nationale, en consolidant leurs liens avec l’armée et la Résistance islamique », estime l’auteur, qui souligne que la présence de la Résistance est indispensable en tant que moyen de dissuasion stratégique face aux menaces israéliennes.

Pompeo a-t-il réussi sa mission à Beyrouth?

Pompeo a-t-il réussi sa mission à Beyrouth ?

Le ministre libanais des Affaires étrangères, Gebran Bassil, a déclaré, lors d’un point de presse à l’issue de sa rencontre avec Mike Pompeo, que « nous avons parlé du Hezbollah et nous sommes engagés à l’unité nationale ».

https://www.presstv.com/DetailFr/2019/03/24/591810/Washington-veut-dtruire-lunit-nationale-du-Liban


 

LE LIBAN AU SECRETAIRE D'ETAT US POMPEO : PAS QUESTION DE RALLIER UNE ALLIANCE ARABE CONTRE L'IRAN

Le Liban à Pompeo: pas question de rallier une alliance arabe contre l’Iran

 Depuis 3 heures  22 mars 2019

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 Liban - Moyent-Orient

 

Rédaction du site

Venu au Liban pour dénoncer ce qu’il considère être les « activités déstabilisatrices » du Hezbollah, le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo a fait l’objet de plusieurs fin de non-recevoir de la part de ses interlocuteurs officiels libanais.

Le pays du Cèdre est ce vendredi 22 mars la dernière étape de la tournée de M. Pompeo au Moyen-Orient, axée sur la création d’un front régional contre l’Iran, ennemi juré d’Israël, le protégé inconditionnel des Etats-Unis.

Pas question de rallier une alliance contre l’Iran

Sur cette question d’abord, des sources ministérielles libanaises ont fait part pour la télévision libanais al-Mayadeen que Pompeo va surement entendre de la part des responsables politiques libanais que « le Liban n’a pas les capacités de suivre les exigences américaines, notamment en ce qui concerne son implication dans une alliance arabe régionale contre l’Iran, en raison de sa position officielle consensuelle qui rejette tout positionnement dans les axes ».

Le Hezbollah, une réponse à l’occupation israélienne

Lors de sa rencontre avec le chef du Parlement Nabih Berri, le chef de la diplomatie américainea essuyé un premier refus à ses déclarations.
Il avait « insisté sur les préoccupations des États-Unis concernant les activités déstabilisatrices du Hezbollah au Liban et dans la région et les risques qu’elles représentent pour la sécurité, la stabilité et la prospérité du Liban », a indiqué son porte-parole Robert Palladino, rapporte l’AFP.

« La résistance du Hezbollah et celle de tous les Libanais est due à l’occupation israélienne des territoires libanais qui se poursuit », lui a rétorqué M. Berri, selon l’agence russe Sputnik. Et d’ajouter qu’il est un parti libanais présent au sein du Parlement et du gouvernement libanais.
Le Hezbollah est à la tête de trois ministères dans le nouveau gouvernement libanais. Armé par l’Iran, il constitue le fer de lance de la Défense du Liban contre les velléités israéliennes hostiles au pays du Cèdre. Il est du coup considéré par les Etats-Unis comme une organisation « terroriste ». En novembre 2018, Washington a renforcé ses sanctions à l’encontre de cette formation.

M. Pompeo est arrivé au Liban après une visite de deux jours en Palestine occupée, au cours de laquelle il a rencontré le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. Une visite destinée aussi à marquer le soutien de l’administration Trump à ce dernier, empêtré dans des affaires de corruption qui compromettent sa victoire dans les prochaines législatives israéliennes.

Le Liban refuse la ligne Hofe 

Devant son hôte américain, rapporte la télévision libanais al-Mayadeen Tv, le chef du législatif libanais a également réitéré le refus de Beyrouth de la ligne Hofe, proposition américaine destinée à départager la zone gazière maritime libanaise de celle occupée par Israël. Pour le Liban, elle a l’inconvénient de découper 160 km2 sur les 860 de la surface maritime libanaise pour les accorder à Israël. Selon Al-Mayadeen Tv, lors de la rencontre de Pompeo avec le Premier ministre libanais Saad Hariri,  les positions de ce dernier ont été en grande partie très proches de celle de M. Berri, surtout pour la délimitation des frontières maritimes.

Rejet catégorique sur les réfugiés syriens

Une autre fin de non-recevoir a été exprimée à Pompeo lors de sa rencontre avec le président de la république le général Michel Aoun : pas question de lier le retour des réfugiés syriens au règlement politique en Syrie. Ce thème très cher au chef de l’Etat est réitéré sans répit face aux insistances des visiteurs occidentaux, qui voudraient, selon les observateurs libanais,  les utiliser comme moyen de pression sur Damas pour imposer leurs desideratas.

Un seul thème semble avoir fait l’objet d’une entente entre les responsables libanais et Pompeo. Avec Berri, il a discuté de « la nécessité de maintenir le calme le long de la frontière entre le Liban et Israël », selon Palladino.

Israël qui a occupé le Liban à partir de 1978 a été contraint de s’en retirer et de lâcher ses collaborateurs de l’Armée du Sud-Liban, sous les coups de la Résistance islamique, bras armé du Hezbollah.  En 2006, il a essuyé une grande défaite dans la guerre de 33 jours contre le Liban, malgré les moyens dévastateurs qu’il a utilisés.
Depuis l’an dernier, il érige un mur de séparation le long de la frontière de 130 kilomètres avec le Liban pour empêcher toute éventuelle incursion terrestre du Hezbollah. Il y a quelques semaines, il l’a accusé d’établir secrètement un réseau militaire dans la partie non occupée du Golan.

Justement en Syrie, et depuis 2011, le Hezbollah a joué un rôle important pour empêcher les Etats-Unis de renverser le pouvoir de Bachar al-Assad, un pilier de l’axe de la Résistance. Le terme désigne les pays et les organisations hostiles au projet américano-sioniste dans la région. Il inclut des Etats comme l’Iran et la Syrie, ainsi que des formations politiques et de résistance en Irak, au Liban et dans la bande de Gaza.

https://french.almanar.com.lb/1298750