LIBAN

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SAYED NASRALLAH: LA CONFERENCE DE VARSOVIE EST MINABLE ET TRUMP EST UN GRAND HYPOCRITE

S. Nasrallah: la conférence de Varsovie est « minable », et Trump est un grand hypocrite

 Depuis 45 minutes  16 février 2019

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 Hezbollah - Liban - Moyent-Orient - Secrétaire général du Hezbollah

 

 

 

Rédaction du site

Ingénieux dans l’art de ridiculiser les velléités américaines et arabes contre l’Axe de la résistance, le numéro un du Hezbollah a taxé la conférence de Varsovie de « minable », prévoyant qu’elle n’aura aucun impact, et n’aboutira même pas à une guerre contre l’Iran.

S’exprimant à l’occasion de la commémoration des commandants martyrs de la résistance islamique,  Sayed Hassan Nasrallah a indiqué que son évaluation de cette rencontre dans la capitale polonaise est basée sur la comparaison qu’il a faite avec d’autres conférences, convoquées par les Américains et auxquelles la participation a été nettement plus importante en quantité et en qualité.
Il a cité celle contre la Syrie en 2011 et qui avait réuni 140 pays, ainsi que celle qui voulait mobiliser  le monde entier contre les mouvements de résistance, organisée à Charm al-cheikh en 1996 et qui à laquelle était la Russie et la Chine.

« Quelques 60 pays sont venus à Varsovie,…, la plupart n’ayant aucune stature régionale ni internationale,…Ils étaient présentés par des ministres des AE dans les meilleurs des cas, alors que d’autres ont envoyé des délégués ou leurs ambassadeurs sur place… », a-t-il noté  avec pertinence.

Quant aux responsables arabes qui y ont fait part, « ce ne sont que des sbires dans le projet de l’hégémonie américano-israélienne », les a-t-il qualifiés. Selon lui, la plupart d’entre eux avaient affiché précédemment leur normalisation avec Israël, « à l’exception de l’Arabie saoudite dont la présence de son ministre des AE étrangères sur la même table que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu est une première ».

« Voyez donc leur tête lorsqu’ils sont sortis de la rencontre et ont été débordés par les journalistes… Ils avaient des visages blêmes parce qu’ils savent très bien que ce que leur démarche n’est pas populaire parmi leur opinion publique», a-t-il fait remarquer.

Signalant que la cause palestinienne a été le grand absent de cette rencontre, sayed Nasrallah a appelé les peuples arabes et musulmans à faire tourner à pleine vitesse la bataille contre la normalisation avec l’entité sioniste dans leur pays. Car selon lui, « c’est la moindre des choses à faire en l’état actuel pour ceux qui n’ont pas d’arme pour combattre ».

Sur le dossier régional aussi, S. Nasrallah s’est arrêté sur la fin de Daech qui devrait être annoncée prochainement. Qualifiant le président américain Donald Trump de « grand hypocrite » qui se veut s’attribuer la gloire de l’avoir vaincu, il a rappelé que ce sont les USA, via l’administration précédente, qui l’avait créé. Il a aussi révélé comment les Américains ont voulu attarder son éradication, aussi bien en Syrie, qu’au Liban et en Irak.

Sur le dossier interne libanais, le numéro un du Hezbollah a réaffirmé la volonté du parti de mener jusqu’au bout la bataille contre la corruption et la dilapidation de l’argent public.

« Nous allons commencer par les plus grosses affaires, celles qui coûtent des millions de dollars,…, nous allons utiliser tous nos moyens et liaisons pour achever les dossiers et ensuite nous allons saisir la Justice », a-t-il ainsi résumé le modus operandi qu’il va suivre dans son action. Assurant qu’au cas d’atermoiements de la part de la Justice, des mesures seraient prises sur le terrain.

Réitérant la proposition de confier à l’Iran la construction du secteur électrique, il a révélé que la proposition avait été déjà faite dans le passée et refusée par le Premier ministre par crainte des répercussions américaines et saoudiennes.
Et de clamer : « Alors montrez-nous à qui vous allez confier ce secteur, a quel pays ami… La proposition de l’Iran aura au moins eu la faveur de vous pousser à faire quelque chose pour ce secteur », qui coute au Liban au moins 1.8 milliards de dollars par an.

« Nous allons nous inspirer du courage et de la persévérance de nos commandants martyrs dans cette lutte »,  a-t-il conclu son discours en allusion à cheikh Ragehb Harb, qui avait lancé la résistance civile contre l’occupation israélienne, sayed Abbas Moussaoui, l’ex-secrétaire général du Hezbollah et de Haj Imad Moughniyé, le fondateur de la Résistance.

Il avait d’ailleurs commencé son allocution en relevant un trait qui a uni ces trois commandants dans leur lutte et leurs sacrifices : « leur espoir et leur grand optimisme que la victoire sera au bout de leurs peines ». Tandis que lors du lancement de leur lutte, au lendemain de l’invasion israélienne du Liban en 1982,  le monde entier pensait que le Moyen-Orient  allait entrer dans l’ère israélienne.

Manifestement, dans l’esprit de S. Nasrallah, ce brin d’espoir touche aussi bien la lutte contre la corruption que celle contre l’ennemi israélien.

A SUIVRE

Source: Al-Manar

https://french.almanar.com.lb/1255883


 

LE GOUVERNEMENT DU LIBAN OBTIENT LA CONFIANCE DU PARLEMENT

Liban: Le gouvernement obtient la confiance du Parlement

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Par Reuters

Le parlement libanais a voté vendredi la confiance à un nouveau gouvernement de coalition formé la semaine passée qui a promis des réformes présentées comme “difficiles et douloureuses” pour endiguer la détérioration de la situation économique et sociale du Liban.

Le Premier ministre Saad Hariri a annoncé que son gouvernement allait concentrer son action sur les finances publiques afin de contrôler l’importante dette nationale.

La constitution de ce gouvernement fait suite à des mois de tractations depuis les élections législatives de mai dernier.

La plupart des formations politiques représentées au parlement siègent également dans ce gouvernement, y compris le président Michel Aoun, le président du parlement Nabih Berri et le Hezbollah.

L’équipe constituée par Hariri a promis dans un communiqué d’essayer de ne pas aggraver les problèmes économiques, financiers et sociaux qu’affronte le Liban.

La “correction financière” qu’il entend apporter a été évaluée à au moins 1% du PIB par an sur une période de cinq années à partir du budget 2019.

Cela devrait se traduire par un coup de pouce salarial et une réduction de dépenses avec la privatisation de la compagnie nationale d’électricité qui constitue un “fardeau écrasant” pour les finances publiques.

https://french.alahednews.com.lb/30177/344


 

LIBAN: "LE PEUPLE EST PILLE", LE HEZBOLLAH LANCE SA BATAILLE CONTRE LA CORRUPTION

« Le peuple est pillé », le Hezbollah lance sa bataille contre la corruption au Liban

 Depuis 17 heures  12 février 2019

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 Hezbollah - Liban - Moyent-Orient - Spécial notre site

 

Rédaction du site

L’argent du peuple est comme le sang du peuple, comme nous avons protégé ce sang, notre but est de protéger son argent. C’est par ce paroles que le député du bloc parlementaire Fidélité a la Résistance Hassan Fadlallah a annoncé le déclenchent de la bataille du Hezbollah contre la corruption, promise par son Secrétaire général Sayed Hassan Nasrallah durant la campagne électorale qui a précédé l’échéance législative au Liban, en mai 2018.

« Notre démarche est entamée dès ce premier jour de la séance du vote de confiance du gouvernement,…», avait-il dit M. Fadlallah, au cours de la première séance parlementaire ce mardi 12 février, consacré au vote de confiance au nouveau gouvernement libanais.
Notre adversaire dans cette bataille est le corrompu, a-t-il poursuivi. Nous tendons la main à quiconque voudrait collaborer avec nous, a-t-il souligné.

Le Liban occupe le 138e rang sur 180 pays au classement 2018 de l’indice de perception de la corruption, publié en janvier 2019 dans le rapport annuel de l’ONG Transparency International (TI) basée à Berlin.

Figue en tête de cette bataille la lutte contre l’endettement du Liban qui ploie sous une dette souveraine de plus de 80 milliards de dollars. Cet endettement accumulé dans des circonstances plutôt louches risque de s’aggraver davantage, le Premier ministre Saad Hariri s’étant engagé en 2018 auprès des institutions occidentales et arabes en vu d’un nouvel emprunt de 11 milliards de dollars, dans le cadre d’un projet baptisé Cèdres.

Ce n’est pas seulement l’Etat libanais qui a été pillé, mais aussi tout le peuple libanais qui l’a été, a taclé l’élu du Hezbollah.
« Il y a des documents s’ils sont dévoilés, ils feront tomber en prison beaucoup de grosses têtes … les dossiers se trouvent au ministère des Finances et tous les comptes sont achevés, ceux depuis 1993 et jusqu’à 2015… je demande au ministre des Finances de mettre ce dossier à la charge du Parlement, pour que les Libanais puissent voir comment on s’est joué des comptes et de l’argent public, comment on a manipulé les dépenses publiques … en 2019, le Liban aura à payer le service de la dette à hauteur de 6 milliards. En 2021, toutes les rentrées de l’Etat libanais ne pourront suffire à le payer», a-t-il averti.

Demandant au gouvernement d’effectuer un dialogue avec les banques, il a révélé que des négociations sont actuellement en cours avec la Banque mondiale pour un nouveau prêt destiné à financer les fonctions publiques d’une valeur de 400 millions dollars. Selon lui, 120 millions de $ devraient être accordés au Haut-conseil de la privatisation, dont 100 millions pour les conseillers, et 30 millions de dollars seraient offerts comme dons aux différentes institutions économiques et la somme de 100 milliards de livres libanaises pour les Douanes.
« Il n’est plus permis qu’on emprunte de cette façon-là »,  a-t-il protesté, sollicitant le chef de l’État d’utiliser ses prérogatives présidentielles pour renégocier les clauses avec la Banque mondiale.

En outre, il a appelé à lever le secret bancaire des ministres du gouvernement actuel « car certains croient qu’en entrant au cabinet, ils trouveront le paradis ». « Certains ministres parlent durant leurs réunions privées d’argent, de transactions dont la valeur s’élèverait à 40 millions de dollars », a-t-il révélé. Et de poursuivre : « les services de sécurité mettent sur écoute tout le monde » au Liban, « pourquoi n’écoutent-ils pas les conversations des ministres lorsqu’ils parlent avec des agents ».

Hassan Fadlallah s’est arrêté sur le secteur des télécommunications, signalant qu’il a subi une perte pour l’Etat libanais à hauteur de 300 millions de $, et exigeant qu’il soit saisi  par le Procureur général financier.

Sur le dossier de l’électricité qui coûte à l’État libanais 2 milliards de dollars par an, le député du Hezbollah s’est interrogé sur les raisons de la réticence de certains à accepter la proposition de l’Iran « d’une meilleur qualité et moins chère ». « Serait-ce parce qu’il n’y aura pas possibilité d’obtenir des commissions », a-t-il questionné, tout en admettant les divergences politiques.
Durant sa récente visite au Liban, le ministre des Affaires étrangères iranien Mohammad Jawad Zarif avait proposé au Liban de construire ce secteur, qui malgré des dizaines de milliards de dollars dépensés depuis les années 90 du siècle dernier n’arrive pas à alimenter la totalité du territoire libanais, 24/24.

Le Hezbollah ne se fait pas d’illusion et s’attend à des obstacles dans l’application de ses visées. « Nous savons que nous allons mener une bataille difficile », a prévenu Hassan Fadlallah.
Ce n’est pas une exception. Durant son parcours de plus de 35 ans, toutes les batailles que le Hezbollah a menées ont été difficiles.

Source: Divers

https://french.almanar.com.lb/1251098


 

HASSAN NASRALLAH REPOND A NETANYAHOU: NOUS SOMMES TOUJOURS CAPABLES DE LIBERER LA GALILEE

Sayed Hasan

 

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samedi 2 février 2019

Hassan Nasrallah répond à Netanyahou : Nous sommes toujours capables de libérer la Galilée

Entretien du Secrétaire Général du Hezbollah, Sayed Hassan Nasrallah, le 26 janvier 2019, avec Ghassan Ben Jeddou, fondateur de la chaîne panarabe et anti-impérialiste Al-Mayadeen

Cette interview en direct, très attendue en Israël et dans le monde arabe, a duré plus de 3 heures.

 

Source : https://www.youtube.com/watch?v=8me1_jvBxvg

 

Traduction : sayed7asan.blogspot.fr

Voir l'introduction de cette interview : Opération « Bouclier du Nord » : Hassan Nasrallah dévoile les raisons de son silence 
 


 

Transcription :

Ghassan Ben Jeddou : [...] Abordons donc la question de l’Opération « Bouclier du Nord », Eminent Sayed (descendant du Prophète), et le dossier des tunnels. Sans aucun doute, c’était là un événement majeur, ou du moins Israël a tout fait pour le présenter comme un développement très important, et pas seulement sur le plan médiatique. Ils ont porté la question au Conseil de Sécurité de l’ONU. Et Israël a déclaré qu’ils avaient découvert des tunnels du Hezbollah, et les ont détruits du côté de la Palestine occupée. J’ai deux questions claires : 1/ Quelle est votre première analyse au sujet des tunnels, et 2/ En toute franchise, avez-vous été surpris par le fait qu’Israël découvre ces tunnels ?

Hassan Nasrallah : Premièrement, tout mon propos sur la question des tunnels – et j’en parlerai dans le détail et à votre guise, car les Israéliens attendent cela (avec impatience), et je vais satisfaire leur envie, et nos amis également attendent cela. Mais tout mon propos reposera sur cette base : je ne suis aucunement tenu de confirmer ou d’infirmer le fait que moi ou le Hezbollah serions ceux qui ont creusé ces tunnels. Je m’exprime indépendamment de la question de savoir qui a creusé ces tunnels, c’est compris ? Car (en ces matières), nous favorisons toujours de « laisser planer l’incertitude », comme on dit. Il n’est pas nécessaire qu’on travaille pour les Israéliens et qu’on leur fournisse des informations gratuitement. Jusqu’à présent, le côté israélien prétend que c’est tel parti (le Hezbollah) qui a creusé ces tunnels, mais jusqu’à présent, ils n’en ont fourni aucune véritable preuve. Je n’ai aucune raison de régler ce problème pour eux. Quoi qu’il en soit, je ne suis pas tenu de dire ce qu'il ne serait pas judicieux de dire, et le fait que nous menions notre bataille avec franchise et sincérité ne signifie pas que nous devions toujours tout révéler avec franchise (et transparence). Tout ce que nous disons est vrai (mais certaines choses doivent rester secrètes ou incertaines).

Ghassan Ben Jeddou : Mais il y a bien des tunnels ?

Hassan Nasrallah : Oui, bien sûr, il y a des tunnels qui ont été découverts, c’est un fait (indéniable). Nous partons donc de la situation apparente, et nous commentons ces faits. Oui, il y avait bien des tunnels au Sud du Liban, indépendamment de la question de savoir s’ils étaient anciens ou nouveaux, s’ils ont été creusés avant la résolution 1701 ou après, c’est-à-dire avant la guerre de 2006 ou après (je ne trancherai pas cette question). Indépendamment de la question de savoir qui les a creusés, combien il y en a, quelle est leur importance (stratégique) et leur valeur (je ne dirai rien à ce sujet), oui, il y a des tunnels.

Israël, après de longues années, a découvert un certain nombre de ces tunnels, et il n’y avait rien de surprenant à cela. Ce qui est vraiment surprenant, c’est que ces tunnels soient restés (secrets) si longtemps avant d’être découverts par les Israéliens. Car comme vous savez, notre frontière est très différente de celle de Gaza. Notre frontière est un terrain rocheux, montagneux, etc., et toute partie creusant des tunnels ou ne faisant même qu’utiliser un marteau à la frontière ne pourra pas le faire facilement (de manière discrète) et peut être entendue par beaucoup de gens. Je tiens a déclarer à ce sujet que cela ne nous a aucunement surpris, car il est naturel (prévisible) qu'une telle opération se produise à la frontière, car Israël, et en particulier depuis mon discours dans lequel j’ai parlé (de la « Promesse de la Galilée »)... 

Car je dois rappeler ce fait, qui a un lien fort avec la question de l’Opération « Bouclier du Nord » et ce qui se passe au Nord (de la Palestine occupée). Il y a plusieurs années, lorsqu’Ehud Barak était Ministre de la Défense du gouvernement Netanyahou –ce n’est pas à l’époque où Barak était Premier Ministre –, (donc lorsque Barak était) Ministre de la Guerre dans le gouvernement de Netanyahou, il jouait les gros-bras, et il est venu à la frontière Nord, la frontière entre le Nord de la Palestine et le Sud du Liban, et il a fait un discours aux militaires israéliens dans lequel il leur a dit : « Tenez-vous prêts pour le jour où votre gouvernement vous ordonnera d’envahir le Sud du Liban. » Le lendemain (16 février 2011), j’avais un discours programmé, et j’ai déclaré : « O combattants de la Résistance islamique, tenez-vous prêts pour le jour où la direction de la Résistance pourra vous demander de vous emparer de la Galilée. » Depuis ce discours et jusqu’à ce jour, il y a un dossier intitulé « Galilée », le dossier « Le Hezbollah et la Galilée », et il a un lien fort avec ce qui s’est passé durant les dernières semaines.

Ghassan Ben Jeddou : Mais une petite remarque, Eminent Sayed, avec votre permission. Vous venez d’indiquer que les tunnels pouvaient être anciens ou récents. D’après vos informations, y a-t-il des tunnels anciens qui étaient là avant la résolution 1701 (12 août 2006) ?

Hassan Nasrallah : Naturellement. Et cela confirme...

Ghassan Ben Jeddou : Naturellement il y en a ?

Hassan Nasrallah : Oui, bien sûr, et cela confirme l’échec des renseignements israéliens. C’est aussi ce que je voulais souligner ce soir. Selon mes informations, au moins un des tunnels qui a été découverts  durant les dernières semaines datait de 13 ou 14 ans. Il est creusé sous les terres de la Palestine occupée. Cela signifie que les services de renseignement israéliens, l’armée israélienne, les services de sécurité israéliens et toutes les technologies israéliennes, durant 14 ans, ont été incapables de découvrir l’existence de ce tunnel dans leur propre territoire. Et certains médias israéliens ont mentionné le fait que l’un de ces tunnels était estimé dater de 13 ans, et c’est là une estimation exacte, très proche de la vérité. Je confirme que certains de ces tunnels sont antérieurs à la guerre de juillet (2006) et à la résolution 1701, et cela confirme un échec des renseignements israéliens durant 13 années complètes.

Ghassan Ben Jeddou : Selon vos informations, tous les tunnels ont-ils été découverts ?

Hassan Nasrallah : Ce point doit rester incertain (pour l’ennemi). Et je veux poser une véritable question… Bien sûr, je pourrai continuer à répondre à tes questions, et s’il me reste des choses à dire à ce sujet sur lesquelles tu ne m’auras pas interrogé, je les dirai de moi-même. [Rires] Parmi les points importants dans ce dossier, c’est que l’ancien chef d’état-major des armées et ancien Ministre de la Défense [Moshé] Ya’alon...

Ghassan Ben Jeddou : (En poste) il y a deux ans.

Hassan Nasrallah : Il a déclaré durant l’Opération « Bouclier du Nord », comme ils l’appellent, il a déclaré aux colons du Nord : « Nous connaissions l’existence de ces tunnels depuis deux ans… ». Car les colons eux-mêmes ont dit qu’ils signalaient depuis deux ans à l’armée qu’il y avait des signes d’opérations de creusage de tunnels à la frontière ou à l’intérieur du Nord (de la Palestine occupée), et l’armée a récusé cela de manière catégorique. Que leur a répondu Ya’alon ? Il a déclaré : « Oui, il y avait des tunnels et un creusage de tunnels, mais nous avons menti aux colons pour tromper l’ennemi. » Ma question à tous les colons au Nord de la Palestine occupée est la suivante : aujourd’hui, comment pouvez-vous savoir si Netanyahou, Eizenkot et le nouveau chef d’état-major vous mentent ou disent la vérité lorsqu’ils affirment qu’il n’y a plus de tunnels au Nord ? Vous devez vous assurer de ce point.

Ghassan Ben Jeddou : Tous ces événements signifient-ils que votre menace de vous emparer de la Galilée a été mise en échec et n’est plus d’actualité ? Car lorsque Netanyahou a annoncé la fin de l’Opération qu’il a nommée « Bouclier du Nord » – et vous nous surprenez aujourd’hui en nous informant qu’en réalité, l’opération n’est pas terminée, et que les recherches continuent…

Hassan Nasrallah : Ils continuent à rechercher des tunnels, oui.

Ghassan Ben Jeddou : Donc l’opération n'est pas terminée. Malgré cela, Netanyahou a organisé une conférence de presse et s’est félicité et enorgueilli, déclarant qu’ils avaient mis fin à toutes (les menaces) et fondamentalement écarté ce danger. Cela signifie-t-il que la menace qui plane sur la Galilée a été définitivement écartée ?

Hassan Nasrallah : Il promet cela à son peuple pour lui présenter un accomplissement faux et mensonger. Je vais évoquer ce point de manière précise. Lorsqu’il a organisé la conférence de presse (initiale), avec à ses côtés Eizenkot, il a déclaré qu’ils allaient commencer l’Opération dans le Nord et découvrir les tunnels, en affirmant que l’un des rôles et des objectifs de ces tunnels était de préparer l’Opération de (Libération de) la Galilée promise par le Hezbollah. Premièrement, du point de vue médiatique, il nous a rendu par là un énorme service,  et c’est l’une des raisons de notre silence.

Ghassan Ben Jeddou : Netanyahou ?

Hassan Nasrallah : Netanyahou, oui.

Ghassan Ben Jeddou : De quelle manière ?

Hassan Nasrallah : Je vais l’expliquer. J’ai bien dit qu’on allait en parler en détail. remièrement, Netanyahou, Eizenkot et toute leur équipe, de manière générale, se comportent toujours avec les menaces arabes, les pays arabes et les armées arabes, et même parfois avec les mouvements de Résistance arabe en les prenant à la légère et en les dénigrant. Mais par cette déclaration, Netanyahou affirme à toute la société israélienne que ce qu’a déclaré le Hezbollah au sujet de l’opération (de Libération) de la Galilée est une chose sérieuse et véridique, et qu’Israël considère la chose avec le plus grand sérieux et fait des plans en considérant cette base comme acquise (le Hezbollah est sérieux et capable de s’emparer de la Galilée). Et ils annoncent l’Opération « Bouclier du Nord » pour mettre en échec cette opération.

Et je te dis encore plus que ça. Tout ce que nous voyons aujourd’hui en fait de constructions de murs et de placement de blocs de ciment énormes (à la frontière israélo-libanaise), et même de transformation de la géographie frontalière (par des travaux de terrassement colossaux menés depuis 2015 par l’opération de Libération de la Galilée), jusqu’aux disputes avec le Liban sur la possession de certaines collines, la véritable raison de tout cela est la crainte israélienne face à l’opération présumée de Libération de la Galilée. Car j’ai déclaré que ce n’était qu’une possibilité. J’ai dit « Il est possible que… », et ils sont effrayés à ce point. Qu’en aurait-il été si nous avions dit que c’était une certitude, hein ? Nous ne sommes pas encore parvenus à l’étape ou nous disons que c’est une certitude. Le moment n’est pas encore venu – ça viendra (plus tard), avec la grâce de Dieu.

Toutes les mesures prises (par Israël) à la frontière confirment qu’ils considèrent le Liban avec confiance (dans le sérieux de nos menaces). (Ils disent) : « Si le Hezbollah a dit que durant la prochaine guerre, ils pourraient envahir la Galilée, c’est qu’ils sont capables de le faire. » Ils n’ont pas dit que c’était (seulement) du tapage médiatique, de la guerre psychologique, des prétentions (vaines), de simples discours (pompeux) comme peuvent en faire certains arabes, et il n’y a donc aucune importance à cela. C'est pourquoi tout cet argent est dépensé actuellement à la frontière– comme je l’ai dit, pour la construction de murs, les mesures (de sécurité), la modification de la géographie même de la géographie (collines aplanies, monticules dressés, etc.).

Plus encore, la plus grande manœuvre de toute l’histoire d’Israël s’est déroulée fin 2017, et cette manœuvre d’une semaine a été entièrement défensive. Une semaine complète, en défense de la Galilée et du Nord ! Cela est excellent de notre point de vue. Si, de mon côté, je voulais convaincre les Israéliens, la société israélienne et l’armée israélienne que si nous prenions un jour la décision d’entrer en Galilée, nous le ferions vraiment, il me faudrait sûrement déployer de grands efforts. Mais Netanyahou m’a épargné ces efforts, lui et Eisenkot. Bien sûr, il l’a fait pour des raisons personnelles (électorales), et non pour nous rendre service.

Deuxièmement, l’autre service qu’il nous a rendu est qu’il a fait entrer la peur, la frayeur et même la terreur dans le cœur de tous les colons du Nord. (Il nous a fait cette énorme faveur) gratuitement ! Et certaines (personnalités) israéliennes, dont certains de ses opposants, le lui ont reproché. Et sur des chaines étrangères, j’ai vu des colons israéliens déclarer qu’avant l’Opération « Bouclier du Nord », ils étaient rassurés, persuadés qu’il n’y avait pas de tunnels, et tout ce que nous craignions, c’est que des missiles tombent sur nos têtes en cas de guerre, et nous nous sommes construit des refuges souterrains fortifiés (pour y faire face). Mais si nous ne savons pas par où (les combattants du Hezbollah) vont surgir, où pourrons-nous nous réfugier ? Netanyahou, également pour ses objectifs personnels, sur lesquels je reviendrai dans un instant, par le battage médiatique énorme qu’il a fait autour de l’Opération « Bouclier du Nord », qui en vérité ne nécessitait nullement un tel tapage, nous a également rendu un grand service dans la guerre psychologique, en faisant entrer la terreur, le sentiment d’impuissance et la panique dans le cœur de tous les colons au Nord de la Palestine occupée.

Vous devez être confiants, Professeur Ghassan, sur le fait que du jour de l’Opération « Bouclier du Nord », chaque fois qu’un colon dans les colonies du Nord entendra quelqu’un utiliser un petit marteau – en Libanais, on l’appelle « chakouch » [Rires] –, il contactera l’armée israélienne et lui dira qu’il entend un bruit de marteau. Tout ça, c’est un cadeau de Netanyahou. C’est pour cela qu’on est restés silencieux. On s’est dit « Très bien, il nous rend tous ces énormes services, pourquoi devrions-nous l’interrompre ? Qu’il continue à parler ! »  Voilà pour le deuxième ou troisième point. Mais le plus important est le dernier point (que je vais évoquer maintenant).

Ghassan Ben Jeddou : Entre parenthèses, je crains que vous veniez de donner un mot d’ordre secret à vos partisans dans le Sud-Liban, leur demandant de tous frapper du marteau (pour terroriser les Israéliens). 

Hassan Nasrallah : [Rires] Ils répondront à cet appel, avec la grâce de Dieu.

Et le troisième ou quatrième point, c’est que Netanyahou et Eizenkot – je vais évoquer un nouveau point, permets-moi de l’expliquer en détail – ont trompé le peuple israélien. Lorsqu’ils déclarent que l’Opération « Bouclier du Nord » est terminée car ils ont découvert et détruit ou fermé (tous) les tunnels, c'est... (un mensonge grossier). [Rires] Netanyahou n’est pas un général, mais Eizenkot se considère comme un général, un penseur de premier plan sur les questions stratégiques, un visionnaire, et on s’attendrait à une expertise valable de sa part. Se trouve-t-il un général, un minimum versé dans les actions militaires, qui puisse considérer plausible que sur une vaste aire frontalière – une centaine de kilomètres –, si le Hezbollah veut envahir la Galilée, il va se limiter à 4 ou 5 tunnels dans lesquels il va entasser des milliers de combattants pour les faire entrer en Galilée et s’en emparer ? C’est complètement insensé sur le plan militaire.

Ghassan Ben Jeddou : Comment allez-vous donc vous emparer de la Galilée ?

Hassan Nasrallah : [Rires] Demande à l'ennemi (israélien) de te le dire ! Leurs généraux, qui comprennent ces questions – ils les comprennent tous, et je reconnais à l’ennemi sa capacité à comprendre –, mais parfois, leurs intérêts personnels l'emportent sur leur raison, et ils mentent et vont jusqu’à nier la vérité. Mais les généraux israéliens, qui comprennent bien cela, ont déclaré que le Hezbollah n’a pas besoin de tunnels pour entrée en Galilée. La nature de notre frontière et la géographie du terrain, et jusqu’à notre démographie même, sont très différentes, et constituent des facteurs qui nous favorisent. Et c’est de ce problème même qu’Israël parle depuis toujours, depuis Yithzak Rabin, qui est un chef militaire historique de cette entité. Pour entrer en Galilée, nul besoin de tunnels. Certes, les tunnels peuvent constituer un facteur d’appoint, dans une mesure partielle et limitée, mais une opération d’une telle ampleur, si on prend la décision de la mener un jour, nécessitera toute la frontière : les collines, les vallées, les montagnes, etc. Et je leur déclare que vous ne savez pas d’où (on surgira)… 

Et j’ai bien dit « Si on le décide », je le répète. Car la décision d’entrer en Galilée sera prise dans le cas d’une guerre lancée contre le Liban, et c’est alors que nous verrons si nous entrons en Galilée ou pas ; nous ne parlons pas d’une action initiée par nous, et je le précise pour réfuter toute accusation ou illusion qui ferait dire à certains que le Sayed (Nasrallah) veut déclencher une guerre, ou menace d’entrer en guerre, non : tout cela est dans une perspective défensive. Ils se savent pas comment on entrera : sur terre, sous terre, depuis les cieux, depuis les hauteurs… Il y a peu de temps, une chaine libanaise a analysé la possibilité de recours à des motos, qui peuvent franchir des obstacles de 2, 3 ou 4 mètres, et il est connu que le Hezbollah utilise des motos (notamment pour s’approcher des tanks et les détruire)…[Rires]

Quoi qu’il en soit, personnellement, j’ai beaucoup ri lorsque j’ai entendu Netanyahou et Eizenkot déclarer que l’opération de (libération de) la Galilée et le danger représenté par une telle opération étaient terminés du fait de la découverte des tunnels. Il y a premièrement une faille fondamentale dans cette idée, car l’opération de (libération de) la Galilée ne se limite pas à la question des tunnels, et il y a également une autre faille de détail dans cette évaluation, à savoir qu’ils n’ont aucun moyen de savoir que tous les tunnels ont été découverts.

Ghassan Ben Jeddou : Résumons donc votre propos. Premièrement, dans votre stratégie, il n’est pas nécessaire d’entrer en Galilée et de vous en emparer, mais vous pouvez y être contraints si Israël attaque le Liban et lance une large offensive, toute vaste guerre, alors votre plan militaire pourra inclure de vous emparer de la Galilée. Et si vous prenez la décision de vous emparer de la Galilée, vous dites aux Israéliens que cela peut être réalisé de différentes manières : par des tunnels, avec des motos, des milliers de combattants qui pourraient arriver des cieux, etc. Mais ce long mur de ciment, Eminent Sayed, ne va-t-il pas vous handicaper ? Surtout qu’il est dans une région – on en reparlera plus tard – qui est disputée. C’est un territoire libanais, mais disputé entre vous et la Palestine occupée (Israël).

Hassan Nasrallah : Oui, c’est bien notre plan militaire. Afin de défendre notre pays, il est de notre droit de prendre toutes les mesures défensives possibles. Telle est notre doctrine. Certains (opposants au Liban) ne sont pas d’accord, mais c’est leur problème. Que quelqu’un d’autre que nous prenne d'abord toutes les mesures défensives requises pour protéger notre pays, et nous pourrons nous retirer. Mais tant qu’il n’y a pas d’alternative (au Hezbollah face à Israël), ce qui est le cas jusqu’à ce jour, nous nous considérons responsables de la défense de notre pays. Face à la guerre dont nous menace Israël, une guerre de destruction, de déplacement massif de la population, d’explosion – vous avez bien entendu les déclarations israéliennes à ce sujet –, il est de notre droit de recourir à tous nos points de force.

L’un des aspects de notre plan, oui, nous le disons en toute franchise, sur notre plan écrit, sur nos préparations de terrain, pour lequel nous nous entrainons et faisons des manœuvres, nous nous préparons et le planifions – c’est déjà prêt, nos préparatifs ont déjà été menés à terme –, oui, un aspect de notre plan est d’entrer en Galilée. Mais le plan ne sera déclenché qu’au cours de la guerre, en fonction de son développement. Durant la guerre, nous déciderons si nous entrons ou pas. Je ne veux pas donner d’informations catégoriques à l’ennemi israélien à ce sujet (je le laisse dans l’incertitude), mais je tiens à lui confirmer que cela fait partie de notre plan opérationnel, de même que lui a des plans (pour envahir le Liban).

Ghassan Ben Jeddou : Donc vous en êtes capables.

Hassan Nasrallah : Nous en sommes capables, avec la grâce de Dieu, et ce mur… L’important est que nous ayons la capacité (de nous emparer de la Galilée). Lorsque cette capacité est entre nos mains, la décision de la mettre en œuvre ou non dépend des données de terrain, des circonstances et de nos intérêts. Oui, nous possédons cette capacité, sans aucun doute. Nous la possédons depuis des années. Et après notre expérience en Syrie, cela est devenu beaucoup plus facile pour nous que ce que nous considérions ou pensions (avant d’avoir mis en œuvre ces capacités dans une véritable guerre). 

Quant à ces murs et fortifications qu’ils érigent, et dont le Coran nous a parlé il y a plus de 1400 ans – « Même tous rassemblés, ils ne vous combattront qu'à l'abri de leurs places fortes ou retranchés derrière leurs murailles. » (Coran, 59, 14). Ces lâches qui se terrent derrière leurs murailles, même ces murailles, nous leur avons trouvé une parade avec la grâce de Dieu.

Ghassan Ben Jeddou : Laquelle ?

Hassan Nasrallah : Je ne vais pas te le dire, bien sûr. [Rires]

Ghassan Ben Jeddou : Ne révélez pas votre plan militaire, mais de quelle manière ?

Hassan Nasrallah : Il y a plusieurs possibilités. Rien n’est insurmontable. Il y a toujours une solution. Ils sont capables de réfléchir, et nous aussi, mais (à cet égard), nos facultés (intellectuelles) sont supérieures aux leurs. L’important est que nous nous triturions les méninges, c’est tout. [A suivre] 

Extraits suivants sur Israël et la situation en Syrie à venir.

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Publié par à 


 

DANS SON DISCOURS SEYYED NASRALLAH DENONCE LES MENSONGES DE NETANYAHU

Nasrallah dénonce les mensonges de Netanyahu

Mon Feb 4, 2019 5:52PM

Le secrétaire général du Hezbollah libanais, Seyyed Hassan Nasrallah. ©Al-Manar

Le secrétaire général du Hezbollah libanais, Seyyed Hassan Nasrallah. ©Al-Manar

Lors d’un discours ce lundi 4 février, le secrétaire général du Hezbollah, Seyyed Hassan Nasrallah, a évoqué diverses questions d’ordres intérieure, régionale ou internationale. C’est en fait le premier discours de Nasrallah depuis que la composition du nouveau gouvernement libanais a été connue, avec la majorité des portefeuilles ministériels ou régaliens pour le Hezbollah et ses alliés.

Dans son discours, Nasrallah a particulièrement tenu à réagir aux allégations américaines d’après lesquelles le nouveau ministre libanais de la Santé est un homme proche de l’axe de la Résistance.

« Le ministère de la Santé appartient à tous les Libanais. Nous n’avons présenté aucun ministre en fonction de son attachement à un parti ou courant quelconque ; nous avons la ferme conviction que le bien du pays passe avant toute autre chose. »

Nasrallah a également dénoncé les propos sans fondement et mensongers du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, d’après lesquelles « le nouveau gouvernement du Liban est le gouvernement du Hezbollah.

“L'un des objectifs majeurs de Netanyahu, à travers ces mensonges, consiste à inciter les États-Unis, l'Europe et les pays riverains du golfe Persique, contre le gouvernement libanais.”

Comment le Hezbollah a eu les USA?

Comment le Hezbollah a eu les USA?

Reuters a réagi à l’obtention par le Hezbollah et ses alliés de la majorité des portefeuilles dans le nouveau gouvernement libanais.

“Ces allégations visent à créer des ennemis pour le Hezbollah à l'intérieur du Liban et à attiser les tensions entre différents groupes et courants politiques libanais”, a affirmé Nasrallah qui a précisé :

“En réalité, le gouvernement libanais est constitué de plusieurs courants politiques, dont le Hezbollah. Notre présence au sein du gouvernement est aujourd’hui plus forte et plus déterminante que tout autre temps.”

À veille de la Décade de l’Aube marquant le 40e anniversaire de la Révolution islamique en Iran, le secrétaire général du Hezbollah libanais a également insisté sur l’importance historique de cette révolution :

« Nous avons la certitude que la Révolution islamique d'Iran sous le leadership de l’Imam Khomeyni (que sa demeure soit au paradis) a changé le cours de l’histoire. Cette révolution a directement trait au sort de la Palestine, de la Résistance et de la région. »

Nasrallah a également appelé tous les habitants de Dahieh à faire preuve d’une participation grandiose aux cérémonies du 40e anniversaire de la victoire de la Révolution islamique, « une présence qui soit digne de 40 années de victoire ».

Pour rappel, Dahieh est une localité dans la banlieue de Beyrouth où le secrétaire général du Hezbollah libanais organise souvent ses discours.

Dans l’optique du secrétaire général du Hezbollah, Seyyed Hassan Nasrallah, la commémoration du 40e anniversaire de la victoire de la Révolution islamique marque aussi et surtout l’échec de tous les plans et complots des États-Unis et de leurs alliés.

L'Iran expose son S-300

L'Iran expose son S-300

L'armée de l’air iranienne dévoile son premier drone à corps large fabriqué dans le pays.

https://www.presstv.com/DetailFr/2019/02/04/587675/Nasrallah-discours-Liban-rgion


 

LIBAN: FORMATION DU NOUVEAU CABINET MINISTERIEL DANS LEQUEL LE HEZBOLLAH A TROIS MINISTRES

Liban: le cabinet gagnant-gagnant; distribution des ministères; la part du Hezbollah

 Depuis 5 heures  1 février 2019

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 Liban - Moyent-Orient - Spécial notre site

 

Rédaction du site

C’est avec un grande scepticisme que les Libanais ont accueilli la formation du nouveau cabinet ministériel d’autant qu’ils n’ont pas compris comment les choses se sont finalement si vite débloquées comme par une baguette magique. Après plus de huit mois de tractations ardues.

Quelques jours auparavant, le Premier ministre en charge, Saad Hariri refusait toujours d’accorder un ministère à la Rencontre consultative, un groupe parlementaire formé de 6 députés sunnites originaires de différentes régions libanaises et proches du camp du 8-Mars pro résistance.
Il a finalement cédé en accordant au fils du député et ancien ministre Abdel Rahim Mrad un ministère d’Etat pour le commerce extérieur. Il a été nommé par le chef de l’Etat.

Cette résolution a été consentie avec la formation d’un cabinet élargi, comprenant 30 ministres, lesquels représentent proportionnellement les principales forces siégeant dans le Parlement libanais. Un cabinet gagnant- gagnant.

Jamil Jabak, le nouveau ministre de la Santé

Jamil Jabak, le nouveau ministre de la Santé

Avec trois ministres, le Hezbollah s’est vu accorder un ministère supplémentaire par rapport au gouvernement précédent. Il a reconduit Mohammad Fneich dans celui de la Jeunesse et des sports et a nommé deux nouveaux, Jamil Jabak, un cardiologue de renommée auquel il a accordé le ministère de la Santé et Mahmoud Kmati, un membre du Bureau politique qui a décroché le ministère des Affaires parlementaires.

Le mouvement Amal a lui aussi trois  ministères : en plus de celui des Finances qu’il a gardé entre les mains de Hassan Khalil, il a été accrédité de ceux de la Culture (Mohamad Daoud)  et de l’agriculture (Hassan Lakkis).

Le président de la république Michel Aoun a pour son compte quatre ministères dont deux souverains, celui de la Défense accordé à Elias Abou Saab, et celui de la Justice à Albert Serhane.

Le parti qu’il a fondé, le Courant du patriotique libre,  lequel est actuellement dirigé par son gendre Joubrane Bassil (qui a gardé les Affaires étrangères), a pour son compte 5 ministères, dont le Tourisme (Awadis Cadanian) , les Affaires des émigrés (Ghassane Atallah) , l’Environnement (Fadi Jreysati), l’Economie et le Commerce Mansour Bteich), l’Énergie (Nada al-Boustani).

Son principal rival sur la scène chrétienne, les Forces libanaises, a  obtenu 4 ministères, dont celui du Travail (Camille Abou Sleimane). Elles n’ont pu se voir accorder aucun ministère souverain. Sa relation avec le Premier ministre étant au plus mal, selon des observateurs.

Le troisième parti chrétien, al-Marada a pris quant à lui le ministère des Travaux publics et des transports (Youssef Fenianos).

S’agissant des druzes ils ont trois ministres. Dont deux pour le Parti socialiste progressiste de Walid Joumblatt,  l’Industrie (Wael Abou Faour) et l’Education (Akram Chhayyeb).
Tandis que le troisième, celui des Affaires des déplacés est revenu au Parti démocratique libanais  du député Talal Arslane, du camp 8-Mars, qui l’a confié à l’un de ses partisans, Saleh Garib.

Pour ce qui est du Courant du Futur, il dispose de 6 ministères, dont celui de l’Intérieur, accordé à une femme, l’ancienne ministre Raya al-Hassan, en plus de ceux des Communications (Mohamad Chkeir), de l’Information (Jamal Jarrah), des Affaires technologiques et des investissements (Adel Afiouni), des Affaires des femmes, cédé à Violette Safadi.

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Deux autres femmes figurent dans ce cabinet : Nada Boustani du CPL qui a en charge le ministère de l’Energie, et May Chidiac des FL qui est devenu ministre d’Etat pour le développement administratif.

Constat symbolique dans ce gouvernement : le ministère de la Corruption a été éliminé. Alors que la lutte contre elle est une priorité, compte tenu des proportions qu’elle a prises.

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« Pas de confiance », titre de son côté Al-Akhbar. Ce quotidien proche du 8-mars qui souligne le poids « des crises économiques » qui pèsent sur le pays, les infrastructures en déliquescence, « la cherté de vie, la pauvreté, et le chômage »,  craint par-dessus tous des politiques destinées à alourdir davantage le fardeau de la dette aux Libanais. En allusion sans doute au prêt supplémentaire de 11 milliards de dollars que des pays occidentaux et arabes voudraient donner au Liban, alors que le pays ploie sous le poids d’une dette publique de plus de 80 milliards de dollars.

Une situation d’autant plus difficile que le nouveau gouvernement sera, d’après le journal Al-Joumhouriyyat,  sous la supervision américaine et européenne.
Les Etats-Unis sont inquiets du fait que le Hezbollah ait obtenu trois portefeuilles ministériels, dont celui de la santé, rapporte quant à lui le site d’informations Liban24 . Pour la chaine de télévision Al-Hurrat (financée par les USA), un responsable américain a indiqué que son pays voudrait s’assurer que certains services des ministères n’iront pas soutenir le Hezbollah.

Côté israélien, une source sécuritaire a dit pour le Yediot Ahronot que le nouveau gouvernement libanais n’intéresse pas beaucoup Israël.
« Nous suivons Nasrallah et le commandement du Hezbollah », a-t-il argué.

Source: Divers

https://french.almanar.com.lb/1236963


 

LE MESSAGE DE S. NASRALLAH AU PEUPLE ISRAELIEN

Le message que S. Nasrallah a adressé au peuple israélien

 Depuis 3 heures  31 janvier 2019

Le marteau évoqué par sayed Hassan Nasrallah a fait le buzz sur les réseaux sociaux au Liban.

 

Le marteau évoqué par sayed Hassan Nasrallah a fait le buzz sur les réseaux sociaux au Liban.

 Hezbollah - Liban - Moyent-Orient - Spécial notre site

 

Leila Mazboudi

Durant l’interview accordée à la télévision libanaise al-Mayadeen TV, le 26 janvier dernier,  le numéro un du Hezbollah  a plusieurs fois prononcé le terme du peuple israélien. Comme s’il voulait lui adresser des messages. Outre ceux adressés à ses dirigeants.

Le plus fort d’entre eux et le plus direct aussi, est sans doute le suivant : « dites à vos dirigeants de laisser le Hezbollah obtenir les missiles de haute précision parce que vos vies seront sauves ».

Cette recommandation prononcée avec un brin de plaisanterie laisse entrevoir la mentalité qui motive le chef de la résistance libanaise : en cas de guerre et de bombardement, il préfère épargner la vie des civils.

Cet esprit est sans doute à l’opposé de celui des dirigeants israéliens, politiques ou militaires, qui dans leurs offensives contre les Libanais ou les Palestiniens n’ont jamais raté l’occasion d’éliminer les civils. Prétextant les dommages collatéraux.

En arguant vouloir bombarder les dépôts de missiles de haute précision du Hezbollah ou de l’Iran, pour justifier les frappes en Syrie, les dirigeants israéliens n’ont même pensé à ce détail primordial : entre les mains de l’Axe de la résistance, ces projectiles pourraient épargner les vies de civils beaucoup plus que les autres, moins précis, auxquels la précision fait défaut.
S. Nasrallah l’a fait à leur place.

Il les avise aussi que ce sont les cibles militaires qui seraient les plus convoitées, ou celles du secteur public, mais non les résidences et les quartiers civils.

Dans la même logique, le chef du Hezbollah tourne en dérision le traitement de l’affaire des tunnels du Hezbollah à la frontière entre le Liban et le nord de la Palestine occupée. En soulevant tout un tollé médiatique et diplomatique, les responsables israéliens attisent l’inquiétude des colons vivant à proximité du Liban, estime-t-il.

« Il suffit pour un colon d’entendre le son d’un marteau pour courir contacter l’armée israélienne », a-t-il ironisé. Après avoir rapporté le cas de l’un d’entre eux qui a avoué à la télévision israélienne être rongé par l’inquiétude depuis que des travaux ont été entamés à la frontière.

Selon S. Nasrallah, l’exagération de cette affaire par le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu comme par son chef d’état-major Gadi Eisenkot est dictée par des considérations personnelles beaucoup plus que par les intérêts des Israéliens : le premier se voulant passer pour le protecteur des Israéliens, alors qu’il est en préparation aux élections législatives en avril, d’autant qu’il avait essuyé un revers dans la Bande de Gaza, et est poursuivi en justice pour corruption.
Tandis que le second sorti à la retraite, voulait couronner sa carrière par un exploit, explique Sayed Nasrallah.

S’adressant encore aux Israéliens, toujours sur l’affaire des tunnels, S. Nasrallah leur assure qu’Eisenkot les trompe dument en présentant les travaux comme étant « une opération,…, alors qu’elle ne constitue que des mesures », et il le fait davantage en arguant que la découverte des tunnels empêche la conquête de la Galilée par le Hezbollah, en cas de guerre.

« Est-il possible pour 1500 combattants d’entrer en Galilée à travers les tunnels ? », a-t-il interrogé non sans dérision. Et d’ajouter : « C’est une opération qui s’effectue tout au long de la frontière ».
Selon lui, les dirigeants israéliens savent très bien que ceci est impossible, mais le prétendent quand même pour « des intérêts personnels ».

Avant de terminer ce chapitre, il a tenu à assurer que « l’entrée en Galilée ne sera qu’une action défensive et non initiale ».

Le message peut paraitre rassurant pour les Israéliens, mais, d’un autre côté,  il les incite surtout à bien tenir en laisse leurs dirigeants ?

Source: Spécial notre site

https://french.almanar.com.lb/1235918


 

LA FEUILLE DE ROUTE DU HEZBOLLAH

« Après la fuite des Américains, les régimes rétrogrades du monde arabe se sentent orphelins » (Atwan)

Sun Jan 27, 2019 5:43PM

Le secrétaire général du Hezbollah libanais, Seyyed Hassan Nasrallah, a accordé une interview à la chaîne Al-Mayadeen, le 26 janvier 2019. (Capture d’écran)

Le secrétaire général du Hezbollah libanais, Seyyed Hassan Nasrallah, a accordé une interview à la chaîne Al-Mayadeen, le 26 janvier 2019. (Capture d’écran)

Dans une analyse des propos du secrétaire général du Hezbollah dans une interview diffusée samedi soir par la chaîne de télévision libanaise Al-Mayadeen, l’éditorialiste du journal Rai al-Youm a qualifié les propos de Seyyed Hassan Nasrallah d’historiques et de « sans précédent pendant les vingt dernières années », car selon lui, le leader du Hezbollah libanais y a présenté la « feuille de route de la Résistance ».

Dans son commentaire, Abdel Bari Atwan a estimé que la stratégie de l’axe de la Résistance consisterait pour le moment à riposter à toute frappe israélienne contre la Syrie, dans un contexte où la politique de Washington au Moyen-Orient est dans une véritable impasse et où les États arabes expriment leur intérêt à l’idée de renouer leurs liens avec l’État syrien.

Atwan écrit : « Si le président Bachar al-Assad a rejeté la proposition des États arabes concernant la fin de la suspension de l’adhésion de la Syrie à la Ligue arabe, c’est avant tout pour faire preuve de sa loyauté à ses véritables amis et montrer que la Syrie ne changera pas de position quant à ses intérêts nationaux et aux intérêts des nations arabes. La politique anti-syrienne du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a échoué et la Résistance ripostera avec force à la moindre agression de Tel-Aviv. Dans le même temps, la Résistance poursuit son plan pour garder sa domination géostratégique sur la Galilée [nord de la Palestine occupée]. »

Frappe israélienne: les options du Hezbollah?

Frappe israélienne : les options du Hezbollah ?

Seyyed Hassan Nasrallah a prévenu que le Hezbollah « répondrait à toute attaque contre des Libanais ou assassinat de membres de son parti au Liban ou en Syrie ».

Selon Abdel Bari Atwan, les propos de Seyyed Hassan Nasrallah ont prouvé que l’axe de la Résistance est tout à fait prêt à riposter à la moindre offensive israélienne en Syrie, au Liban ou ailleurs. L’auteur a souligné les avertissements du secrétaire général du Hezbollah au sujet de la haute précision des missiles, qui sont capables de toucher leurs cibles sans qu’il y ait de « dommages collatéraux ».

« Si Nasrallah évoque des “regrets” de Netanyahu, c’est pour lui rappeler qu’une nouvelle guerre éventuelle entre Israël et la Résistance serait totalement différente des précédentes, étant donné la capacité de la Résistance de toucher avec ses dizaines milliers de missiles le cœur du territoire ennemi via le Liban et la Syrie », a ajouté Atwan.

Évoquant les propos du secrétaire général du Hezbollah sur la situation fragile des forces kurdes en Syrie, après l’annonce de la décision de Donald Trump de retirer ses soldats de Syrie, Atwan a écrit :

« Le leader du Hezbollah sait bien que les Kurdes de Syrie se sentent abandonnés par les Américains face à la menace turque. Seyyed Hassan Nasrallah a indiqué que les représentants kurdes avaient demandé de rencontrer des responsables du Hezbollah pour requérir leur médiation auprès de Damas. Quant aux dirigeants des régimes rétrogrades du monde arabe, Nasrallah est conscient qu’ils se sentent orphelins après l’annonce du retrait américain de Syrie. Des réunions saoudo-émiraties se tiennent les unes après les autres à Abou Dhabi pour examiner la situation de la région après la fuite des Américains. Les régimes arabes soutenus par les États-Unis s’inquiètent maintenant des agissements de l’axe Qatar/Frères musulmans, et dans ce contexte ils préfèrent se rapprocher de Damas. »

Syrie: là où Israël a échoué ...

Syrie : là où Israël a échoué...

Les autorités israéliennes sont incapables de dresser un bilan sur l’efficacité de leurs opérations contre la Syrie.

Abdel Bari Atwan souligne ensuite l’importance du volet syrien des propos de samedi du secrétaire général du Hezbollah. « Nasrallah a déclaré que l’armée syrienne va progresser vers l’est de l’Euphrate pour vaincre Daech et dominer les forces kurdes afin de compléter, en absence des forces américaines, ses victoires qui ont commencé à Deir ez-Zor », a estimé l’auteur.

« Ces éléments montrent que l’axe de la Résistance a marqué une véritable victoire, qu’elle se trouve en position de force dans toute la région et que ses adversaires subiront les conséquences de leur défaite », a conclu Abdel Bari Atwan.

https://www.presstv.com/DetailFr/2019/01/27/586942/La-feuille-de-route-du-Hezbollah


 

SEYYED NASRALLAH BRISE SON SILENCE. CHAQUE AGRESSION CONTRE LE LIBAN FERA FACE A UNE RIPOSTE INEVITABLE

S.Nasrallah : chaque agression israélienne contre le Liban fera face à une riposte inévitable

 10 novembre 2018  10 novembre 2018

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 Liban - Moyent-Orient - Secrétaire général du Hezbollah

 

 

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Je voudrais affirmer que nous sommes attachés à la force du Liban, à l’équation en or et à nos missiles.

Ils veulent nous faire peur par la menace des sanctions. Mais, nous allons préserver notre force, même si cela va nous conduire à vendre nos maisons.

Par rapport à nous, je ne dis rien de nouveau si je réitère que chaque agression et bombardement israélien contre le Liban fera face à une riposte inévitable.

Normalisation des relations: Les masques sont tombés

Et puis, dans le contexte du conflit avec l’ennemi, nous condamnons la vague de normalisation publique avec l’entité sioniste. Nous appelons tous les dignes dans ce monde à contrer ce fléau, car cette normalisation implique la reconnaissance d’Israël et l’occupation de la Palestine.

La mobilisation contre ceci relève d’un devoir humanitaire, religieux, moral…Nous sommes appelés à hausser la voix pour condamner toute forme de normalisation. Cela ne coute rien. La mobilisation sur les réseaux sociaux et autres n’a pas besoin d’argent ou de missiles.

Je voudrais dire au peuple palestinien, ne soyez pas triste. Ce qui se passait en catimini est maintenant devenu en public. Finie l’hypocrisie. Quand les masques tombent, les choses deviennent plus claires. La présence des trompeurs et des menteurs et des hypocrites reportent la victoire et le développement de la conscience des peuples.

La poursuite des manifestations de Retour à Gaza prouvent que l’espoir persiste. Il en est de même pour la Cisjordanie, ou les jeunes hommes et femmes se mobilisent pour mener des opérations anti-occupation. Le Shin Bet a annoncé avoir avorté cette année 480 opérations, cela veut équivaut à 480 volontés de résistance, l’esprit de résistance est toujours vif en Cisjordanie.

Mobilisation anti-normalisation

Face à ce mouvement de normalisation, nous saluons les habitants du Golan, sous occupation depuis 1967, qui refuse à tous les prix de faire du Golan une région faisant partie de l’entité sioniste. Ils se sont mobilisés pour avorter les élections municipales israéliennes au Golan.

Les peuples sont différents des dirigeants arabes. A titre d’exemple en Tunisie et également au Liban. Un garçon libanais, Mark abou Dib âgé de 8 ans, participant à un tournoi de jeu d’échecs en Espagne, a averti les organisateurs qu’ils se retireraient de la compétition s’ils seraient obligés de jouer face à un israélien. Désolé, de dire aux dirigeants arabes musulmans, qu’il s’agit d’un enfant chrétien. C’est là l’espoir. Le bien derrière ces relations de normalisation c’est que les masques sont tombés.

En Iran, c’est également pareil. Plusieurs sportifs, qui s’étaient entrainés plusieurs années, se sont retirés des demi-final pour ne pas jouer avec des Israéliens.

Dans cette journée du martyr, nous réitérons notre appel à s’impliquer dans la bataille anti-normalisation.

A Bahreïn, malgré la répression, la population est sortie pour manifester contre la visite de Netanyahu et la normalisation des relations avec  Israël. Mais, malheureusement les médias ont imposé un black out sur ces manifestations.

Résistance de Téhéran et Damas

Une des principales raisons des sanctions contre l’Iran est son refus de suspendre son soutien aux forces de résistance. L’Iran n’a pas fait comme certains pays arabes et s’est attaché de plus en plus à ses principes.

La Syrie, malgré la guerre internationale à son encontre, résiste toujours. L’opposition syrienne entretient des relations étroites avec l’entité sioniste. Sans la résistance du pouvoir, du peuple syrien et des alliés de la Syrie, on aurait vu Netanyahu à Damas, ou la ministre israélienne de la culture qui a prié dans la mosquée Zayed à Abou Dhabi, se balader dans la mosquée des Omeyades à Damas.

Yémen: les appels US visent à sauver la coalition

Depuis un mois et demi, le monde a montré sa stupéfaction après l’assassinat du journaliste saoudien Jamal Khashoggi, démembré avec une scie à os, et dont le corps a été dissous et jeté dans les canalisations.

Le monde a été surpris par l’horreur de ce crime. Mais, malheureusement certains pays arabes sont montés au créneau pour défendre l’Arabie.

Or ce monde là qui est resté indifférent, durant 4 ans, face aux crimes et tueries qui secouent le Yémen, à la famine  qui menace 14 millions et au choléra qui ravage des centaines de milliers, ont commencé aujourd’hui à hausser le ton. Parallèlement, il y a un mutisme arabe total.

Les appels à mettre fin à la guerre, après l’assassinat de Khashoggi, sont peut être sérieux. La raison ce n’est pas Khashoggi et la population yéménite meurtrie depuis 4 ans.

Pourquoi aujourd’hui ? A vrai dire c’est parce que les Yéménites ont résisté dans cette bataille, et la coalition a échoué. Si ces appels sont sérieux, l’objectif est de sauver la coalition saoudo émiratie qui a échoué à occuper le nord et imposer leur pouvoir dans le sud yéménite.

Pourquoi les dirigeants américains ont appelé à un cessez-le-feu d’ici à un mois et non pas à un arrêt immédiat de cette guerre.

Ils veulent que la coalition exploite cette durée pour enregistrer une percée sur le terrain. D’où l’escalade hystérique qui a récemment été lancée contre l’ouest du Yémen.

Cependant, si ces appels sont une simple tromperie pour baisser le moral des combattants yéménites, ces derniers ne renonceront pas.

J’appelle ces combattants à patienter, à persévérez et à s’attacher de plus en plus à leurs armes. Vous êtes plus que jamais proches de la victoire et créerez un miracle sur le front de la côte ouest.

La justice bahreïnie corrompue

A Bahreïn, après que le tribunal avait innocenté le chef de l’opposition de toute collaboration avec le Qatar et se préparait à sortir de prison. La justice bahreïnie l’a de nouveau condamné à perpétuité. Ceci prouve la corruption de ces instances visant à faire plier ce peuple.

Liban: Nous resterons aux côtés des députés sunnites dans leur revendication

Dans les faits, après que le Premier Ministre a été chargé à former le gouvernement, on a évoqué le nombre de 30 ministres ou 32 ministres pour représenter tous les composantes du peuple libanais, notamment les minorités chrétiennes et alaouites. Mais, le PM a refusé. Nous avons alors surmonté cette demande pour faciliter la tache de la formation du gouvernement.

S’agissant des quotas ministériels, les FL qui ont 15 députés avaient réclamé de se représenter dans le nouveau gouvernement par 5 ministres, le PSP de Walid Joumblatt a demandé 3 postes pour les druzes de son parti, le courant Futur qui possède 20 députés au parlement réclame la totalité des portefeuilles sunnites. Cependant, les partis Amal et Hezbollah ont accepté, dès le début d’obtenir 6 ministres seulement.

L’humilité est une erreur au Liban. Nous aurions pu demander 10 ministères, si on avait suivi les critères appliqués aux Forces libanaises, au PSP de Walid Joumblatt et au courant du Futur.

Mais nous n’avons pas agi de la sorte pour faciliter la formation du gouvernement et dénouer la crise au Liban.

Nous nous tenons aux côtés de nos alliés et la revendication des six députés sunnites réclamant d’être représentés dans le nouveau gouvernement.

Nous sommes fiers qu’ils soient nos frères, leur position adopté depuis 2005 a empêché le Liban de s’engouffrer  dans une guerre confessionnelle, comme le voulaient les Etats-Unis, Israël, l’Arabie saoudite et certains Libanais.

Leurs sympathisants, dignitaires se sont tenus depuis longtemps aux côtés de la résistance et de la cause palestinienne.

Depuis le 1er jour des tractations sur la formation du gouvernement, nous avons informé le PM de la nécessité que ces députés soient représentés.

Si vous parlez d’un gouvernement d’unité nationale, il sera alors de leur devoir qu’ils soient représentés.

Peut être, certains avaient cru qu’on plaisantait et notre demande a été pris à la légère.

Après 5 mois des négociations, le nœud de la représentation des Forces libanaises (FL) et des druzes a été résolu. Le PM nous a demandé de lui communiquer les noms de nos ministres. Hormis le ministère de la Santé, nous ne savons même pas quels sont les portefeuilles que nous allons obtenir au sein du prochain cabinet.

Nous n’allons pas donner les noms de nos ministres avant que les députés sunnite du 8 mas ne soient représentés. On a été claire des le premier jour.

Il est injuste d’évoquer l’invention d’un nouveau nœud pour entraver la formation du nouveau gouvernement. Depuis 5 mois, on discutait de ce point.

Certains nous ont accusé d’avoir commis une erreur tactique, parce que nous avons abordé ce sujet avec le PM et nous ne l’avons pas évoqué dans les médias.

Nous avons voulu que le PM se comporte de façon nationale et n’élimine personne.

D’autres ont accusé le Hezbollah d’avoir crée cet obstacle pour empêcher le CPL d’obtenir 12 ministres. Au contraire, la relation qui nous lie avec le chef d’Etat et le CPL est stratégique et tactique.

Le ministère que nous demandons pour les députés sunnites de l’opposition appartient à la part du Premier ministre désigné.

Certains sont allés plus loin pour accuser stupidement l’Iran et la Syrie. Comme si le président Assad a abandonné la bataille de l’est de l’Euphrate et la reconstruction de la Syrie pour s’impliquer dans la formation du gouvernement libanais.

Les FL et le PSP qui ont retardé la formation du gouvernement pendant cinq et quatre mois n’ont pas le droit de nous reprocher de retarder ou d’empêcher la formation du cabinet.

Nous soutenons la revendication des députés sunnites dans le droit à la représentation.

Nous refusons que qui ce soit exprime son refus d’accorder un poste ministériel aux députés du 8 mars, car ils représentent plus que le nombre de leurs électeurs, ils représentent l’ensemble des membres de la communauté sunnite proche du 8 Mars.

Faut de quoi, nous recommencerons tout à zéro.

Nous resterons aux côtés de ces députés, un ans, deux ans et plus.

Nous ne voulons pas entrer en défi avec quiconque. Les  incitations confessionnelles (du Futur) n’aboutiront à rien qu’à élever la tension parmi l’opinion publique.

Que personne ne vient de négocier le dénouement de ce point avec le Hezbollah. La décision finale revient à ces 6 députés. Nous accepterons ceux qu’ils accepteront. Nous ne lâcherons jamais nos alliés.

Source: AlManar

https://french.almanar.com.lb/1119428


 

MENACES US CONTRE LE LIBAN S'IL PARTICIPE A LA RECONSTRUCTION DE LA SYRIE. LE LIBAN REFUSE LE DIKTAT US

Washington menace le Liban s’il participe à la reconstruction de la Syrie… La réponse de Beyrouth

 Depuis 4 heures  16 janvier 2019

assil_hale

 Liban - Moyent-Orient - Spécial notre site

 

Rédaction du site

Washington a menacé le Liban de sanctions au cas où il participait à la reconstruction de la Syrie, a révélé le journal libanais al-Akhbar.

Ce dernier a fait état d’un télégraphe secret envoyé par l’ambassade du Liban aux Etats-Unis au minisitère libanais des Affaires étrnagères à Beyrouth. Il comprend les réponses américaines à des questions qu’elle lui avait posées sur la position américaine sur la participation de la Syrie au sommet économique arabe prévu le dimanche 22 janvier prochain dans la capitale libanaise.

S’adressant au Liban comme à tous les membres  de la Ligue arabe, le document américain les met en garde contre la présence syrienne à cette rencontre, rapporte al-Akhbar. Il leur ordonne entre autre de ne pas faire part aux démarches destinées à fournir à la Syrie les ressources dont elle a besoin ainsi que les investissements pour sa reconstruction.

“Tout appui financier ou matériel au régime d’Assad et à ses soutiens sera sous le coup des sanctions américaines”, avertit le texte.

Mais le Liban ne semble pas vouloir obéir au diktat américain, constate le quotidien libanais.

Le ton a d’ores et déjà été donné par le ministre des AE Joubrane Bassil et chef du plus important parti chrétien, le Courant patriotique libre. qui a tenu à dire à son hôte américain David Hale que le pays du Cèdre voudrait faire partie à la reconstruction de la Syrie.

“La guerre en Syrie nous a étranglé et les marchés arabes ont fermé leurs portes face à nous. Il n’est pas admissible que nous nous asphyxions nous-mêmes en temps de paix. Nous sommes en tête de ceux qui réclament le retour de la Syrie à la Ligue arabe. Il n’est pas question que nous nous contentions de suivre les autres lorsqu’ils décideront de le faire. Après la guerre, il y a la reconstruction. Est-il possible que nous nous punissions nous-mêmes parce qu’un Etat voudrait nous en empêcher et nous imposer des sanctions si nous participons”, a-t-il déclaré le vendredi 11 décembre dernier.

https://french.almanar.com.lb/1215271