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LIBAN : QUI SOUFFLE SUR LES BRAISES?

Geagea retire ses quatre ministres du gouvernement...

Sun Oct 20, 2019 11:36AM

Scène de protestation à Beyrouth. ©AFP

Scène de protestation à Beyrouth. ©AFP

Quelques heures après le discours très attendu du secrétaire général du Hezbollah sur la situation en cours au Liban où Nasrallah a mis en garde contre une implosion du gouvernement et le vide que cela créera à un des moments les plus sensibles de l'histoire du pays, l'un des courants les plus proches d'Israël, celui de Samir Geagea, retire ses quatre ministres du gouvernement. Ce dimanche, la presse israélienne regorge d'ailleurs d'articles cherchant à dépeindre la révolte des ventres creux libanais, contre de grosses fortunes, celles qui sucent le sang des pauvres comme étant une « révolution » contre « le système Aoun-Hezbollah »! Normal.

Le « système Aoun-Hezbollah » à qui les courants pro-occidentaux au Liban tentent d'imputer les répercussions de quatre décennies de mauvaise gestion économique et politique, est celui qui refuse de voir à travers le Liban le ventre « mou » du Moyen-Orient. C'est un « tandem » qui a doté le Liban de capacités de défense autonomes propres à faire fuir l'aviation militaire d'Israël, et de mener des opérations-éclair sur le sol de l'ennemi, quand ce dernier se permet une agression. À ce «tandem» l'Occident  reproche son refus de laisser Israël piller les richesses gazières offshore libanaises ou encore sa volonté de normaliser avec la Syrie.

Le Hezbollah ralliera les manifestants?

Le Hezbollah ralliera les manifestants?

3ème jour de manifestation au Liban : le secrétaire général du Hezbollah s'adresse au peuple libanais et aux responsables.

Dès le premier jour de manifestation, les pro-Riyad et les pro-Tel-Aviv du paysage libanais, ont lancé des appels à la démission du gouvernement sur fond de consigne de sécurité qui fusaient de partout, de Riyad, d'Abou Dhabi, de Paris de Washington. À l'heure qu'il est, l'Arabe saoudite a demandé le départ de ses ressortissants du Liban. L'ambassade a mis en place la première phase de son programme d’urgence avec le regroupement des ressortissants saoudiens à l’aéroport international de Beyrouth. Il s’agit du premier pays qui annonce l’évacuation de ses ressortissants du Liban. Après les appels à la prudence de l'ambassade de France et des États-Unis à leurs citoyens présents au Liban.

Pour l’expert politique libanais Joni Munir, l'Arabie saoudite tente de tirer profit de la détresse d'une population : « Que Saad Hariri continue à travailler avec le Hezbollah, allié de l'Iran, et ce malgré toutes les divergences, cela ne plaît pas à Riyad. C’est pourquoi il cherche à faire pression sur lui en réclamant sa démission ».

Le gouvernement libanais. (Archives)

Mais les choses vont encore plus loin qu'un simple appel à la démission du gouvernement : « S'il est vrai que certaines parties font tout pour canaliser le mécontentement populaire, il faut aussi comprendre leur focalisation sur certains slogans. La presse israélienne et saoudienne s'en prend désormais au régime politique au pouvoir eu Liban, à ce système tripartite qui représente la diversité confessionnelle d'un pays comme le Liban. C'est là une tournure particulièrement dangereuse qui pourrait remettre en cause la pérennité de l'État libanais. Ce qui se passe au Liban ressemble aux événements de la première semaine du mois d'octobre en Irak où des slogans en faveur d'un changement du régime politique se faisaient entendre », dit l'expert qui renvoie aux avertissements du ministre libanais de l'Information.

Liban : qui a allumé la mèche?

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Défaite US/Israël en Syrie, le plan B au Liban?

Le ministre libanais de l'Information, Jamal Jarrah, estime que les revendications du peuple libanais sont parfaitement légitimes, sans manquer de mettre en garde contre une éventuelle démission du gouvernement.

« On ne sait pas quelles seront les conséquences des slogans des manifestants qui appellent à la démission du gouvernement voire un changement du régime. Tout le monde sait qu’en cas de démission du gouvernement, il n’y aura plus la possibilité de former un autre gouvernement, le pays sera exposé au chaos et à l’instabilité, ce qui éliminera de facto toute occasion destinée à résoudre la crise. Certaines parties au gouvernement bloquent le chemin des réformes, et ces positions sont le résultat de divisions politiques internes. Puisque certains groupes tentent de se venger de certaines mesures de réforme du gouvernement, a souligné le ministre libanais de l’Information qui a émis l'espoir que les groupes libanais, au lieu de faire faux bon et de quitter le navire, reprendraient conscience de la gravité de la situation et ce, après la manifestation de la colère de la population ». 

Les vœux du ministre seront-ils entendus ou risquent-t-ils de rester des vœux pieux? 

Liban embrasé: le Hezbollah réagit

Liban embrasé: le Hezbollah réagit

La crise actuelle émane d’une colère qui n’a pas été engendrée uniquement par le gouvernement en place, affirme le vice-président du Conseil exécutif du Hezbollah.

https://www.presstv.com/DetailFr/2019/10/20/609102/Liban-Saad-Hariri-dmission-Nasrallah


 

LIBAN - SAYED NASRALLAH AUX FORCES POLITIQUES QUI CHERCHENT A RENVERSER LE POUVOIR : VOUS PERDEZ VOTRE TEMPS

Sayed Nasrallah: «Le mandat actuel ne sera pas renversé, il nous faut une politique de sauvetage urgente»

Sayed Nasrallah: «Le mandat actuel ne sera pas renversé, il nous faut une politique de sauvetage urgente»

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Par AlAhed

A l'occasion de la commémoration de l'Arbaïne de l'imam Hussein au mausolée de sayeda khawla, fille de l'imam Hussein, à Baalbeck au nord-Est du Liban, le secrétaire général du Hezbollah sayed Hassan Nasrallah a prononcé un discours devant des milliers de partisans rassemblés à Baalbeck.

«Que la paix de Dieu soit sur vous, sur son Messager, sur sa famille et ses compagnons. Que la paix de Dieu soit sur l'imam Hussein, Ali bin Hussein, les compagnons et la famille de Hussein. Je vous présente mes condoléances pour cette occasion triste. Je vous remercie au début, grands et petits, femmes, hommes et enfants, pour votre participation massive, pour votre long parcours à pieds, je remercie ceux qui ont dressé les tentes pour servir les piétons sous une grande chaleur.

Je parlerais seulement de cette occasion et des derniers développements internes au Liban. Nous commémorons l'Arbaïne de l'imam Hussein dans la ville de Baalbeck. La procession de la famille de l'imam Hussein est passée par cette ville, sayeda Zeinab, les enfants, l'imam Zein al-Abidin, et la tête de l'imam Hussein, quand ils ont été capturés en 61 ans de l'Hégire. C'est ainsi que les habitants de Baalbeck ont mis à découvert le complot du régime omeyyade. Ils ont réalisé qu'il ne s'agit pas d'appostats comme l'a prétendu Yazid. Mais lorsqu'ils ont vu la tête de l'imam Hussein et les femmes capturées de la famille du prophète, la population s'est révoltée et des affrontements ont éclaté et ont duré pour plusieurs jours. Les habitants de Baalbeck ont prêté main forte à Sayeda Zeinab face au despotisme de Yazid. Cette population font preuve au long des décennies et des siècles qu'ils n'ont pas abandonné l'imam Hussein, et à chaque fois qu'ils entendaient l'appel de l'imam Hussein au jihad, partout dans le pays, comme au sud et à Beyrouth, ils se soulevaient pour soutenir et répondre à cet appel. Les jeunes de cette région étaient toujours aux fronts là où ils devaient l'être. Ils ont scandé haut et fort: "A tes ordres Sayeda Zeinab" et à chaque échéance, ils font preuve de fidélité et de bravoure.

De Baalbeck, les regards sont briqués sur Kerbala, où des millions de fidèles ont convergé des quatre coins du monde pour marcher des centaines de milliers de km, sans tenir compte de la chaleur, de la faim, de la soif, et des dangers, vers Kerbala. Ils sont tellement organisés et servis par le peuple irakien généreux. Et une fois arrivés devant le mausolée de l'imam Hussein, ils se mettent à pleurer avec nostalgie. Qui est cet homme qui fait pleurer les gens depuis des milliers d'années à ce jour? Le monde est étonné par ce phénomène inouï.

De nos jours, les despotes du monde sont contrariés à la vue de ces processions millionièmes.  
Etre fidèle à l'imam Hussein signifie savoir dire le mot convenable au temps convenable. Tout le monde au Liban doit avoir le sens de responsabilité face à cette période dangereuse et cruciale du pays. Il est facile de jeter les responsabilités sur les autres parties politiques, de démissionner, d'essayer de profiter des manifestations, et de se tenir à distance pour observer de loin les développements.

Le plus facile est de se lancer les accusations. Il y a quelques jours, quand les incendies ont ravagé le pays, tous les responsables se sont lancé les accusations. Chacun se comporte comme s'il n'était pas responsable. 

La situation financière et économique est le résultat de mauvaises politiques économiques adoptées depuis plus d'une vingtaine d'années. 

La première chose qu'il faut faire est que tout le monde assume sa responsabilité, même nous, nous devons accepter de relever les défis. Il est honteux de fuir les responsabilités, surtout ceux qui ont pris part aux gouvernements passés pendant une trentaine d'années. 

Que toutes les parties viennent participer à trouver les solutions. Qui paiera le prix? Tout le peuple libanais. Laissez de côté les calculs politiques pour ne pas entrainer le pays dans l'inconnu. 

Je m'adresse à tous les Libanais: il existe de véritables dangers qui menacent le pays: 

1- L'effondrement économique et financier et le pays sera en faillite à l'instar de la Grèce. 
2- Le danger de l'explosion populaire en raison des politiques erronées. Faire des réformes ne signifie pas imposer des impôts supplémentaires sur la classe pauvre. 
Cette approche est mauvaise. Nous pouvons empêcher l'effondrement et l'explosion dans le pays. Ceci nécessite une décision et une volonté sincère. Ce qui a eu lieu ces deux jours montre que le recours à des impôts supplémentaires provoquera l'explosion de la rue. 
Sachez que les nouveaux impôts étaient une simple proposition et ne sont pas devenus une décision effective. Le ministre de l'information aurait pu expliquer ceci au monde. 
Un mot aux autorités: les responsables doivent être convaincus que les gens pauvres ne peuvent plus supporter de nouveaux impôts. Certains au pouvoir pensaient que les nouveaux impôts passeraient calmement. Mais ce qui a eu lieu a démontré que la population n'accepte plus d'impôts supplémentaires.

Ce n'est pas vrai qu'il n'existe pas d'autres options pour résoudre la crise. Nous pouvons sauver notre pays en acceptant de prendre des décisions courageuses pour lutter contre la corruption. Le problème ne réside pas dans le gouvernement mais dans la méthodologie. Si le gouvernement actuel prend des mesures pratiques et traite les problèmes de corruption et de gaspillage, s'il fusionne des sociétés pour éviter de grandes dépenses, s'il prend des mesures de protection, si les parties acceptent de présenter des sacrifices pour sauver le pays, je suis certain que les pauvres accepteront de faire le nécessaire pour sortir de la crise. 

Cette méthodologie qui se résume par des politiques sérieuses, comme la lutte contre la corruption, faire des sacrifices au niveau de tous, les riches, les banques, les sociétés, les entreprises. Tout ce qui a été dit dans les médias que le Hezbollah planifie d'attaquer les banques n'est pas correct. Ceci n'est pas vrai, parce qu'il y aura de mauvaises répercussions économiques. 
Tout le monde doit présenter des sacrifices et il est malsain de venir imposer aux pauvres des taxes alors que tous les jours ils découvrent de nouveaux scandales et de nouveaux vols d'argent. La population ne peut pas accepter ceci. 

Par exemple, les gens offrent leur argent et les femmes présentent leur parure à la résistance parce qu'ils sont certains que leurs argents ne sera pas volé.
Il existe une véritable crise de confiance en ce pays et les dirigeants doivent prendre des décisions sérieuses. Dans ce cas, nous allons défendre les mesures du gouvernement, parce que ceci décidera de  l'avenir du pays. 

Je m'adresse maintenant aux manifestants: 
Si ce gouvernement démissionne, on n'est pas certain de la formation d'un nouveau gouvernement d'ici, un ou deux ans. 
2- Certains parlent d'un nouveau gouvernement, mais on va revenir à la case départ, parce que les mêmes parties politiques seront représentées.
3- On appelle à la formation d'un gouvernement technocrate. Dans la situation actuelle, un tel gouvernement ne réussira pas sa mission. Et certaines parties œuvreront à mettre à échec ce gouvernement.
4- Faire des élections parlementaires: sachez que nous aboutirons au même résultat. 
Il est difficile de trouver un autre gouvernement qui puisse résoudre les problèmes. Ce gouvernement doit adopter une approche différente qui nécessite du courage, du sérieux et de la sincérité.
Le soulèvement de la population est un message pour tous, et tout le monde doit se mobiliser pour traiter les problèmes. L'importance de la mobilisation populaire est qu'elle est spontanée, libre et n'est pas instiguée par des parties tierces. Votre mobilisation était sincère, non politisée, et non communautaire. 

Nous avons entendu les voix réclamant l'intervention du Hezbollah. Sachez que si le Hezbollah descend dans les rues, la mobilisation changera de face. Dans ce cas, le monde dira que l'Iran envoie un message aux Etats-Unis via le Liban. 

Quand des partis politiques participent à ces manifestations et pourtant ils étaient au pouvoir depuis des dizaines d'années, votre mouvement populaire sera exploité politiquement pour faire des comptes. 

Pour réussir, votre mobilisation doit rester loin de la politisation.  Je vous conseille de ne pas piller les magasins, de ne pas insulter les gens, ceci entame votre image, vous pouvez vous exprimer sans insultes. 
Nous appelons les forces sécuritaires et l'armée à faire preuve de miséricorde envers les protestataires, et nous demandons aux manifestants de ne pas s'attaquer aux forces sécuritaires. 
Je le dis et le reprends: quand la lutte contre de nouveaux impôts nécessite de descendre dans la rue, nous allons descendre. 

Nous avons pris la décision: nous rejetons tous nouveaux impôts sur les pauvres. Sachez encore que notre mobilisation dans la rue n'est pas si simple que la vôtre. Si le Hezbollah prend la décision de descendre dans la rue, il descendra et ne quittera les places qu'après la réalisation de nos revendications. 

J'espère de tous les gens qui misent sur nous de comprendre notre cas. Nous sommes un grand parti, et notre mobilisation dans la rue changera les équations. Actuellement, nous appelons à la collaboration et à la coopération entre toutes les composantes du gouvernement. 

Celui qui fuit les responsabilités doit être jugé, surtout ceux qui font partie de la crise. Nous appelons tout le monde à être responsable. 

Aux forces politiques qui comptent renverser le mandat je dis clairement: vous ne pouvez pas réaliser votre objectif. Ce mandat restera à sa place et votre timing est inadéquat. 

Nous, au Hezbollah, n'abandonnerons pas notre pays, ni notre peuple. Nous avons versé du sang pour ce peuple, nous ne permettrons à quiconque de le noyer. Si les responsables ont la volonté sincère de changer la situation, nous avons de grandes options pour améliorer la situation. 

Nous n'allons pas perdre espoir, parce que le désespoir est la qualité des faibles. Nous n'allons pas abandonner nos lieux saints, ni les opprimés, parce que nous renoncerons jamais à l'imam Hussein: A tes ordres notre imam. 

Je vous remercie tous et que la paix de Dieu soit sur vous.

https://www.french.alahednews.com.lb/33096/342


 

LIBAN EMBRASE : LE HEZBOLLAH REAGIT

Le Hezbollah s’oppose aux mesures de rigueur économique

Fri Oct 18, 2019 6:42PM

Les soldats de l'armée libanaise montent la garde pendant que les manifestants prennent part à une protestation contre la crise économique, dans la ville portuaire de Sidon, au Liban, le 18 octobre 2019. ©Reuters

Les soldats de l'armée libanaise montent la garde pendant que les manifestants prennent part à une protestation contre la crise économique, dans la ville portuaire de Sidon, au Liban, le 18 octobre 2019. ©Reuters

Le Hezbollah a déclaré que les protestations populaires au Liban mettaient en évidence une grave crise économique.

Le cheikh Ali Daamouch, vice-président du Conseil exécutif du Hezbollah, a déclaré, ce vendredi 18 octobre, que les protestations populaires en cours au Liban prouvaient à quel point le peuple souffrait de la crise économique.

« Nous avions déjà averti que les politiques économiques erronées dont l’imposition de lourds impôts aux citoyens entraîneraient une explosion de la situation car les Libanais ne pouvaient plus tolérer une aggravation de la situation économique », a déclaré le cheikh Ali Daamouch.

Il a ajouté que les Libanais criaient leurs souffrance et qu’il fallait les entendre. « Il faut que les protestations soient de nature pacifique et que la situation ne se déstabilise pas. Il ne faut pas endommager les avoirs privés et publics. La crise actuelle émane d’une colère qui n’a pas été engendrée uniquement par le gouvernement en place. Les précédents gouvernements en sont également responsables », a-t-il indiqué.

Et d’ajouter: « Il ne faut pas pointer du doigt l’actuel gouvernement comme étant le seul responsable de cette crise vieille de trente ans. Il ne faut pas non plus accuser le Hezbollah d’avoir été responsable des mesures qu'il a rejeté et essayé d'empêcher d’autant plus que le Hezbollah s’oppose à l’imposition de toute sorte d’impôt aux couches défavorisées et moyennes de la société. »

Liban : le coup de force US/Israël?

Liban : le coup de force US/Israël?

Les États-Unis veulent la peau d'un gouvernement libanais qui compte des ministres issus de la Résistance. 

Le cheikh Ali Daamouch a ajouté: « La position du Hezbollah a été claire dès le départ. Nous avons explicitement annoncé être opposés à une réduction des revenus et des salaires ; nous rejetons l'imposition de tout nouvel impôt sur les revenus de la classe défavorisée, que ce soit ou non inclus dans le cadre du budget. Cela a toujours été la politique de base du Hezbollah lors des réunions du gouvernement sur le budget de 2019 et 2020. (...) Notre position est connue de tous. »

Le vice-président du Conseil exécutif du Hezbollah a ensuite préconisé le ciblage des privilèges de la classe politique et des avoirs banquiers.  

« Il faut renforcer les productions industrielles et agricoles et prévenir le gaspillage des biens. Il faut lutter contre la corruption et procéder à des réformes fondamentales et ciblées », a-t-il déclaré.

https://www.presstv.com/DetailFr/2019/10/18/608996/Le-Hezbollah-soppose-aux-mesures-de-rigueur-economique


 

LIBAN : COUP DE FORCE USA/"ISRAËL"?

Liban : les manifs anti-gouvernementales sur fond de sanctions US

Fri Oct 18, 2019 7:46AM

Des Libanais se rassemblent lors d'une manifestation contre la décision du gouvernement de taxer les appels passés sur les applications de messagerie, 17 octobre 2019 devant le palais du gouvernement à Beyrouth. ©AFP

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Des Libanais se rassemblent lors d'une manifestation contre la décision du gouvernement de taxer les appels passés sur les applications de messagerie, 17 octobre 2019 devant le palais du gouvernement à Beyrouth. ©AFP

Les États-Unis veulent la peau d'un gouvernement libanais qui compte des ministres issus de la Résistance. 

Le scénario n'est pas très étranger. Il y a peu l'Irak était témoin de manifestations semblables, dénonçant le chômage et la corruption. Le plan avait été conçu et mis en application par les Américains, avec l'objectif de semer la zizanie au sein de la société irakienne, plan très vite déjoué, grâce à la vigilance du gouvernement et du peuple irakien. Là, le problème venait des Hachd al-Chaabi et son intégration, autorisée par le gouvernement et le Parlement, aux forces armées du pays, les Hachd, ceux-là mêmes qui se présentent toujours aux premiers fronts de la guerre contre les terroristes soutenus par les États-Unis. Et cette fois-ci, c'est le Hezbollah et son influence incontestable dans tout le Liban qui agacent les Américains et leurs alliés israéliens. Déterminés à éliminer la triple équation "Armée, Nation, Résistance" du Liban, ce que vient d'avouer le commandant du front nord israélien, le général Amir Baram, ces derniers se sont employés à tester le scénario échoué en Irak, au sein du Liban, soit un coup d'État contre le Hezbollah. Est-ce qu'ils réussiront ? Rien n'est moins sûr dans la mesure où les Libanais, gouvernement et peuple, ont une pleine confiance en le Hezbollah, confiance témoignée et montrée aux yeux du monde entier à diverses occasions.  

Des milliers de personnes à travers le Liban sont descendues jeudi 17 octobre dans les rues pour protester contre les nouveaux projets du gouvernement qui visent à imposer de nouvelles taxes et ont scandé des slogans contre le gouvernement, rapporte l’agence de presse iranienne Fars.

Le pire revers d'Israël face au Hezbollah?

Le pire revers d'Israël face au Hezbollah?

"Notre pire revers c'est que de plus en plus de sunnites se retrouvent à travers le Hezbollah" (général israélien)

Selon le quotidien anglophone libanais, The Daily Star, des milliers de citoyens de Tripoli, de Tyr, de Baalbek et de Beyrouth, ont protesté contre le projet du gouvernement d'imposer de nouvelles taxes sur certains produits dont le carburant et les appels passés sur les applications de messagerie tels que WhatsApp.

Les manifestations ont débuté jeudi soir à Beyrouth, puis dans d'autres villes du Liban et se sont poursuivies jusqu'au vendredi matin. Des manifestants sont entrés en conflit avec les forces de sécurités devant les bâtiments du gouvernement sur la place de Riad El Solh à Beyrouth.  En brûlant des pneus, les protestataires ont bloqué quelques routes principales aussi.

PressTV-Irak : l’échec du coup d’État US ?

PressTV-Irak : l’échec du coup d’État US ?

Bagdad a pris des mesures pour contrer le plan américain qui prévoit d’exploiter les manifestations populaires.

Le compte Twitter de la police libanaise a indiqué dans un message que 40 membres des forces de sécurité avaient été blessés. La police a appelé les manifestants à éviter la violence et le chaos.

Ces derniers ont bloqué les routes menant à l'aéroport international de Beyrouth et les passagers ont été forcés de quitter l'aéroport à pied, a rapporté l'agence de presse nationale libanaise, NNA.

Selon le média, l’incendie qui s'est propagé dans un bâtiment près du site principal des manifestations à Beyrouth a coûté la vie à deux ouvriers étrangers victimes d'inhalation de fumée ; les secouristes ayant par la suite tenté de retirer les corps de ces ouvriers et d'éteindre le feu.

Le gouvernement a renoncé à son projet de taxer les appels vocaux sur WhatsApp. Le Premier ministre libanais Saad Hariri a déclaré que le plan générerait 200 millions de dollars par an pour le pays.

Le Liban est l'un des pays les plus endettés au monde et le gouvernement cherche un moyen de réduire son déficit budgétaire. Le ministre libanais des Finances, Ali Hassan Khalil, a déclaré que les nouvelles taxes avaient été supprimées dans le projet du budget qu'il avait soumis au cabinet.

Le ministère de l’éducation a annoncé que les écoles seront fermées vendredi 18 octobre.

Quand le Hezbollah désacralise le dollar !

Quand le Hezbollah désacralise le dollar !

Depuis que les États-Unis d'Amérique ont décidé de punir le Liban puisque le Hezbollah est libanais , le ressentiment anti-dollar ne cesse de gagner du terrain. Certains évoquent la puissance du Hezbollah qui parvient désormais à mobiliser les foules contre l'omnipotence du billet vert.

https://www.presstv.com/DetailFr/2019/10/18/608944/Liban--manifestation-contre-la-politique-financire


 

LE PIRE REVERS D' "ISRAËL" FACE AU HEZBOLLAH?

"Notre pire revers c'est que de plus en plus de sunnites se retrouvent à travers le Hezbollah" (général israélien)

Thu Oct 17, 2019 1:17PM

Un combattant du Hezbollah libanais tient les drapeaux du Liban et du mouvement de la Résistance libanaise, près de la ville d'Ersal, le 25 juillet 2017. ©AFP

Un combattant du Hezbollah libanais tient les drapeaux du Liban et du mouvement de la Résistance libanaise, près de la ville d'Ersal, le 25 juillet 2017. ©AFP

Le chef du commandement de la région nord de l'armée israélienne, le général Amir Baram, a plaidé pour l'élimination de la triple équation "Armée, Nation, Résistance" du Liban et a déclaré que cette équation avait comblé les manques des forces armées libanaises et créé une force armée unie, la pire des choses pour Israël: " c'est à Israël de faire en sorte que cette équation se brise". 

Le général Amir Baram, commandant  du front nord dit vouloir s'e prendre à l'équation « Armée, Nation et Résistance » pour briser l'invincibilité de la Résistance. Baram reconnaît que la triple équation a permis aux forces armées libanaises de se comploter et à autorisé l'armée libanaise d'avoir un corps militaire actif irrégulier qui a de surcroît un potentiel balistique.  

PressTV-Guerre Israël/Hezbollah : les non-dits

PressTV-Guerre Israël/Hezbollah : les non-dits

Après 20 ans, pour la première fois depuis sa nomination au poste de commandant en chef de la Force Qods, le général de division Qassem Soleimani a été interrogé sur la guerre des 33 jours.

Le général israélien propose surtout une campagne de propagande visant à créer le psychose de la guerre et à présenter le Hezbollah comme le facteur d'instabilité pour le Liban. « Il faut dire que les activités du Mouvement de la Résistance libanaise détruisent le Liban plutôt que de le soutenir », a prétendu le haut gradé de l’armée israélienne.

Lire : L'armée israélienne installe des mitrailleuses à la frontière avec le Liban

Le général sioniste a surtout peur de voir le Hezbollah compter de plus en plus de fans et de sympathisants voire des adhérant dans les rangs des "sunnites libanais et non libanais", ce qui après le plan "Daech" constitue un échec stratégique pour Israël à la fois au Liban, en Syrie et en Palestine."Notre but devra consister à créer le fossé entre le Hezbollah et d’autres groupes religieux libanais et à pousser ces derniers à affronter le Hezbollah". 

https://www.presstv.com/DetailFr/2019/10/17/608882/Plan-dIsral-pour-contenir-le-Hezbollah


 

ONU : LE PRESIDENT MICHEL AOUN RÉITÉRE LE DROIT DU LIBAN A SE DÉFENDRE FACE A ISRAËL PAR TOUS LES MOYENS DISPONIBLES

ONU: Aoun réitère le droit du Liban à se défendre face à Israël par tous les moyens disponibles

 Depuis 10 heures  26 septembre 2019

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 Liban - Moyent-Orient

 

Le président de la République, Michel Aoun, a prononcé mercredi un discours à la tribune de la 74ème session de l’Assemblée Générale de l’ONU.

Ci-dessous le texte intégral du discours:

« Je voudrai tout d’abord féliciter Monsieur le Président pour son élection à la tête de la soixante- quatorzième session de l’Assemblée générale des Nations Unies en lui souhaitant un total succès dans cette mission.

Je voudrai également congratuler Mme Maria Fernanda Espinosa Garces pour le bon déroulement de la session précédente et rendre hommage à M Guterres, pour les efforts accomplis, notamment ceux concernant la réforme de l’Organisation des Nations Unies dans ses différentes composantes. Sans oublier de le remercier pour l’attention qu’il porte à notre région et notamment au Liban.

Le 16 septembre dernier, l’Assemblée générale a voté la résolution 344 en faveur de la création au Liban de « l’Académie de l’Homme pour la Rencontre et le Dialogue ». Au nom de mon pays, je tiens à remercier l’Assemblée générale des Nations Unies et les Etats membres qui ont parrainé et voté pour ce projet que je vous ai présenté, ici, il y a deux ans.

Je suivrai attentivement la mise en place de cette Académie, car la paix véritable reste celle qui unit les humains et non pas celle inscrite sur le papier. En effet, je crois fermement dans le rôle et la mission du Liban, terre de convergence et de dialogue. L’expérience acquise par son peuple, de par sa société pluraliste, l’ont amené à rejeter l’extrémisme intellectuel et religieux pour lui apprendre la tolérance et l’acceptation des différences.

L’importance de cette Académie réside dans l’incarnation d’un projet international visant à promouvoir la rencontre des cultures, des religions et des ethnies afin de consolider l’esprit de coexistence. Elle permettra de cultiver l’art du vivre ensemble afin de créer des sociétés qui acceptent le droit à la différence en concordance avec les objectifs de l’ONU et la déontologie de la diplomatie préventive des conflits.

Nous nous sentons aussi concernés par le combat pour le climat. Il y a deux jours, le Secrétaire Général des Nations unies a organisé ici un sommet « Action Climat « . A cet effet, le Liban a rejoint le groupe des pays soutenant l’initiative lancée par son Excellence le Président de l’Autriche « Pour plus d’ambition face à la crise climatique » après avoir été à l’avant-garde des pays qui ont signé l’Accord de Paris de 2015.

Un autre dossier nous tient à coeur, celui du renforcement du rôle de la femme dans la société. Pour cela, le gouvernement libanais a approuvé et lancé un plan d’action national complet pour l’exécution de la résolution 1325 qui concerne la femme, la paix et la sécurité. Nous avons également achevé toutes les étapes qui mènent à l’activation des travaux de la Commission nationale des droits de l’homme et ceux d’un Comité pour la prévention de la torture.

Retour des réfugiés

Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs

La violence des conflits qui ont sévi dans de nombreux pays du Moyen-Orient au cours de la dernière décennie s’est quelque peu apaisée, mais ses effets et ses conséquences sur nos pays et nos sociétés se sont exacerbés et se sont généralisés, en particulier dans les domaines économique et social.

Cette année, les débats de l’Assemblée générale de l’Onu ont pour thème « Faire progresser les efforts multilatéraux pour l’éradication de la pauvreté, la promotion d’une éducation de qualité, l’action pour le climat et la valorisation de l’inclusion ». L’occasion de rappeler, une fois de plus, l’impact négatif que représente la crise des déplacés sur notre territoire au niveau politique, social, économique et environnemental. Son poids sur l’infrastructure, la croissance et le taux de chômage menace de façon grave tout programme de développement durable au Liban et exacerbe la crise économique.

Nous essayons par tous les moyens de faire face à cette crise en mettant en place les mesures et les réformes nécessaires aux niveaux économique et monétaire en coordination avec les instances internationales concernées.

Cependant, pour assainir cette situation critique, je lance un appel à tous les dirigeants du monde afin qu’ils contribuent au retour en toute sécurité en Syrie des personnes déplacées. En effet le Liban, seul, ne peut pas faire face à un problème d’une telle ampleur et toutes les conséquences économiques qu’il implique. Pour cela, nous devons tous coopérer et trouver des solutions de toute urgence. La communauté internationale ne peut pas se contenter de fournir une assistance minimale aux personnes déplacées dans la terre refuge, nier tout programme de retour sûr et digne et le lier à des solutions politiques hypothétiques qui se font attendre.

Aujourd’hui, les conditions d’un retour sont devenues possibles car selon les rapports internationaux, la situation sécuritaire dans la majeure partie de la Syrie s’est stabilisée et les affrontements militaires se sont cantonnés à la région d’Idlib. Quant à l’Etat syrien, il a officiellement annoncé et salué, à plusieurs reprises, le retour des populations déplacées au pays. D’ailleurs, 370000 personnes ont quitté le Liban dont plus de 250000 sont rentrées en Syrie et aucune information concernant des persécutions ou des mauvais traitements n’a été signalée.

En revanche, beaucoup de questions se posent quant à la position de certains pays et des organisations internationales concernées face à ce retour. Pourquoi cherche-t-on à l’entraver en lançant des allégations faisant état d’une situation sécuritaire incontrôlée en Syrie et susciter des craintes chez les personnes déplacées ? Comme si on voulait les transformer en otages pour un éventuel troc lors d’une solution politique internationale à venir. Cette attitude pourrait pousser de facto le Liban à encourager le processus de retour en accord avec l’Etat syrien afin de résoudre cette problématique qui menace l’existence même du pays. En effet, nous sommes les mieux placés pour savoir ô combien le problème des personnes déplacées en attente de solutions politiques est sans fin.

Notre pays a connu deux expériences instructives à cet égard. La première, en 1974, après le déclenchement de la guerre à Chypre avec l’arrivée d’une grande partie de la population au Liban. Un retour rapide au pays fut décidé dés le cessez-le-feu, sans attendre une solution politique, toujours introuvable. L’autre expérience, en 1948, concerne les vagues de déplacement du peuple palestinien vers les pays environnants et notamment au Liban. Aujourd’hui, ils vivent encore dans des camps en attendant une solution politique et l’application de la résolution 194… Une situation qui dure depuis soixante et onze ans !

Dans ce contexte, je voudrai mettre en garde contre la réduction des services fournis par l’UNRWA aux réfugiés palestiniens qui engendre une pression sociale et financière accrue dont les effets se répercutent sur le Liban. Quant à la jeunesse palestinienne, au lieu de d’être demandeuse d’enseignement, elle n’a plus soif que de revanche. Reste à affirmer, une fois de plus, notre rejet catégorique de toute tentative visant à éliminer ou à modifier le mandat de l’UNRWA et appeler les pays contributeurs à doubler leurs contributions pour permettre à cette institution de maintenir son rôle vital.

La crise au Moyen Orient

Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs,

La crise du Moyen-Orient sévit depuis plusieurs décennies et ne fait que se compliquer car toutes les approches de solutions et toutes les pratiques israéliennes sont en contradiction avec les principes sur lesquels ont été fondés les Nations Unies.

La judaïsation de Jérusalem AlQuds, la politique systématique de colonisation, la législation contraire aux droits de l’homme, la reconnaissance de l’annexion des territoires occupés par la force – comme ce fut le cas pour les hauteurs du Golan- les promesses d’annexions de nouveaux territoires, pour des visées électorales… Mais aussi l’annonce de l’accord du siècle qui prévoit la suppression des frontières de certains Etats en menaçant leur intégrité territoriale, le maintien des Palestiniens là où ils se trouvent mettant en péril le Liban qui en accueille une grande partie… Tout cela compromet les tentatives de paix au Moyen-Orient et laisse présager un avenir certes incertain mais sombre surement ! Cependant les droits des peuples demeurent même si le temps passe.

Défense face à Israël

Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs,

Les violations par Israël de la résolution 1701 n’ont jamais cessé tout comme l’agression de la souveraineté libanaise par air, terre et mer. L’acte offensif qui a eu lieu le mois dernier dans une zone résidentielle au coeur de Beyrouth constitue la violation la plus grave de cette résolution. Quant aux incendies qui ont persisté pendant des jours dans les fermes occupées de Chebaa, occasionnés par des tirs israéliens, ils sont sans conteste un crime international condamnable contre l’environnement.

De cette tribune, je réitère que le Liban est un pays qui aime la paix et qui fait tout ce qui est dans son possible pour respecter la résolution 1701 (treve entre le Liban et ‘Israël’), or cet engagement n’enlève rien à notre droit naturel et incessible à la légitime défense pour protéger notre terre et notre peuple par tous les moyens disponibles.

Je réaffirme également que le Liban est fortement attaché à ses droits territoriaux sur les fermes de Chebaa, les collines de Kfarchouba et le nord du Ghajar, occupés par Israël. Nous ne laisserons passer aucune occasion pour fixer nos frontières terrestres internationalement reconnues ainsi qu’établir et délimiter nos frontières maritimes sous les auspices des Nations Unies. Toute contribution dans ce sens est la bienvenue d’autant que le Liban va commencer les opérations de forage du pétrole et du gaz dans ses eaux territoriales d’ici la fin de l’année, conformément aux lois reconnues internationalement.

Réforme de l’ONU

Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs,

Dans un mois, nous célébrons le 75e anniversaire des Nations Unies qui furent constituées le 24 octobre 1945. Depuis lors, le monde a été témoin de nombreuses guerres et conflits, en particulier au Moyen-Orient, point chaud permanent de la planète qui s’apaise puis s’amplifie sans jamais s’éteindre ! Nos peuples continuent à payer le prix fort, sacrifiant leur sécurité, leur stabilité, leur paix, leur économie et même la démographie de leurs territoires. En effet, le coeur du problème ne varie pas et reste celui de la défense des intérêts des puissants au détriment des faibles. Un concept qui met en péril tout principe, toute logique, toute justice et toute solution.

Ce principe pervers qui mène aujourd’hui les stratégies politiques a fait perdre au monde sa stabilité. En effet, tous les paramètres ont été minés et il n’existe plus aucune norme permettant de régler les différends ou de les contrôler conformément à des règles justes. Les peuples ne se rencontrant plus, ils ne peuvent plus coopérer ensemble afin de trouver des solutions politiques au-delà de leurs frontières. Toutes les opportunités pour résoudre les conflits se sont perdues, cédant la place au chaos.

L’Organisation des Nations Unies a pris de nombreuses initiatives pour faire entendre la voix de la paix et du développement. Certaines ont été couronnées de succès, d’autres n’ont pas apporté les résultats souhaités. On attend aujourd’hui qu’elle puisse renforcer les principes généraux qui fondent sa charte et le droit international qui en découle. Elle seule étant notre recours pour garantir les droits.

Aucune justice ne pourra être établie, aucun droit ne sera préservé, aucune paix ne sera trouvée tant que le principe qui prévaut dans le monde restera : Je suis fort donc j’ai raison !

Je vous remercie pour votre écoute.

Fin du texte.

Source: Avec ANI

https://french.almanar.com.lb/1507101


 

LES USA VONT SANCTIONNER TOUTE ENTITÉ FOURNISSANT UNE AIDE AU HEZBOLLAH LIBANAIS

Washington sanctionnera toute entité fournissant une aide au Hezbollah. Berri à Billingslea: Pas de négociations sur les constantes du Liban

 Depuis 4 heures  24 septembre 2019

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 Liban - Moyent-Orient

 

Dans le cadre des pressions maximales contre l’axe de la Résistance, les Etats-Unis entendent sanctionner toute entité fournissant une aide «matérielle» au Hezbollah, a prévenu le lundi 23 septembre le secrétaire adjoint au Trésor américain pour la lutte contre le financement du ‘terrorisme’, selon une source, citée par l’AFP.

Marshall Billingslea s’exprimait lors d’une rencontre à Beyrouth avec le premier ministre libanais Saad Hariri et le chef du Parlement Nabih Berri, a rapporté la source présente lors des discussions.

Le responsable américain a indiqué que les sanctions viseraient «toute partie fournissant un soutien matériel au Hezbollah, qu’il s’agisse d’armes ou d’argent (…) sans cibler les entités liées uniquement politiquement au Hezbollah», a indiqué cette source.

M.Berri a assuré à Billingslea qu’il n’est pas question de « négociations sur les constantes du Liban »,  transférant « un message à son administration conforme aux intérêts nationaux », a en rapporté le correspondant d’AlManar.

Poids lourd de la vie politique libanaise, représenté au gouvernement et au Parlement, le Hezbollah est connu pour sa lutte contre l’occupation israélienne et les organisations takfiristes. Ennemi juré d’Israël et des Etats-Unis, l’organisation est classée groupe «terroriste» par Washington depuis 1997 et plusieurs de ses députés et responsables sont la cible de sanctions américaines.

Le 12 septembre, le secrétaire d’Etat américain adjoint pour le Proche-Orient David Schenker avait mis en garde, depuis Beyrouth, contre de possibles sanctions à l’encontre des alliés du Hezbollah. Cette mise en garde était intervenue deux semaines après que le gouvernement américain eut annoncé sanctionner une banque libanaise, Jammal Trust, accusée de fournir des services bancaires au Hezbollah.

Dans un communiqué publié le dimanche 22 septembre, l’ambassade américaine à Beyrouth a prétendu que Marshall Billingslea avait pour objectif «d’encourager le Liban à prendre les mesures nécessaires pour se tenir à distance du Hezbollah et des autres acteurs (…) cherchant à déstabiliser le Liban et ses institutions».

Sources: AlManar + AFP

https://french.almanar.com.lb/1504802


 

SAYED NASRALLAH AUX PAYS DU GOLFE PERSIQUE : "SOYEZ SAGES ET CESSEZ VOTRE GUERRE INJUSTE AU YEMEN POUR SAUVER VOTRE ECONOMIE"

  Sayed Nasrallah aux pays du Golfe: ’Soyez sages et cessez votre guerre injuste au Yémen pour sauver votre économie’

Sayed Nasrallah aux pays du Golfe: ’Soyez sages et cessez votre guerre injuste au Yémen pour sauver votre économie’

folder_openleaders access_timedepuis 8 heures

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A l'occasion de la cérémonie funéraire en hommage à son Eminence le défunt cheikh  Hussein Kourani, le secrétaire général du Hezbollah Sayed Hassan Nasrallah a prononcé un discours télévisé. Voici les idées essentielles de son discours politique:

 

"Hier, dans le point de presse du ministre de la défense, il a fourni des informations importantes sur l'agression israélienne contre la Banlieue Sud. Je voudrais réaffirmer que la résistance a renforcé les équations en vigueur. La décision de la résistance de riposter au survol des drones israéliens a amoindri le nombre de violations aériennes de l'ennemi.

 

Ces derniers jours, un collaborateur libanais affecté au camp de détention de Khyam a été arrêté, alors qu'il était de retour au Liban. La réaction populaire opposée à ce retour est très normale. Nous devons mettre en garde contre le recours à cette politique pour paver la voie au retour des agents avec Israël. Les collaborateurs ayant travaillé avec l'ennemi doivent être jugés et sanctionnés, chacun selon son crime. Quand le collaborateur est un criminel, un corrompu sur terre, un meurtrier, la sanction doit être différente. Tous ceux qui sont liés à la résistance acceptent de marchander dans cette affaire. Nous sommes tous d'accord à la traduire devant la justice.

 

Quant aux familles, femmes et fils des collaborateurs, ce point est litigieux. Certains les considèrent comme des traitres, mais nous avons toujours dit que ceux qui n'ont pas commis de crimes ne peuvent pas être traités comme des criminels. Rappelez-vous bien l'opération militaire contre le grand collaborateur Akl Hachem qui n'a pas été exécutée à temps puisqu'il était accompagné de sa famille. Les combattants l'ont liquidé ensuite à l'explosif quand il était avec des soldats et d'autres traitres.

 

La résistance française avait tué des milliers de personnes sans aucun procès, sous prétexte d;avoir traité avec l'armée nazie.

 

Nous, au Hezbollah, réclamions depuis toujours de soumettre chaque collaborateur à des interrogatoires et à leur faire subir des procès. Personne ne demande d'ouvrir grandes les portes frontalières pour permettre à tous les Libanais de rentrer au Liban. De nombreuses familles se sont rentrées par le passé. Elles se sont livrées aux services sécuritaires et il a été confirmé que ces familles ne sont pas de collaborateurs avec l'ennemi.

 

Dernièrement, ce qui s'est passé nécessite une position ferme. Nous nous sommes entendus avec les parties libanaises d'étudier la nature des crimes commis par les collaborateurs pour considérer que la décision par contumace est devenue obsolète. On ne peut pas blanchir des criminels, pour la simple raison de l'écoulement du temps.

 

J'appelle la population à la vigilance sur les médias sociaux en commentant des informations pour ne pas provoquer une discorde et des problèmes.

A qui profite le différend entre la population de la résistance et l'armée libanaise? Vous devez rester à vos gardes face aux fausses informations qui circulent sur le net dans le but de creuser le fossé entre les alliés politiques et l'armée.

 

Dans le cadre de notre initiative pour aider les déplacés syriens au retour, nous avons tout organisé pour le retour des familles à Qousseir. Aux familles des villages de Qousseir, vous pouvez enregistrer vos noms auprès de la sureté générale  pour rentrer dans votre pays, avec des facilités de la part des services sécuritaires syriens.

 

Au cours des dernières années, beaucoup de mensonges ont circulé sur le changement démographique que provoquent le Hezbollah et le pouvoir syrien au long de la frontière avec la Syrie. Allez voir la population qui mène une vie normale. Il est temps de tourner cette page et d'aider au retour des réfugiés. Le Hezbollah est toujours prêt à fournir toute aide aux services sécuritaires.

 

Au sujet des élections israéliennes, Netanyahu a tout fait ces derniers mois pour gagner au scrutin: il a mené des attaques en Irak, en Syrie, à Gaza, en Cisjordanie, il a fait des déclarations sur l'annexion de nouveau territoires dans le Jourdain. Il a tenté de modifier les règles d'engagement au Liban. Sans oublier les aides et le soutien US sans précédent. Il a tout fait pour gagner. Pourtant, il n'a pas recueilli la majorité. La crise de leadership dans cette Entité sioniste est inouïe. Il n'existe plus de véritables représentants pour cette population sioniste. Ceci est un indice de faiblesse pour cette société qui vieillit.

 

Pour nous, peu nous importe le gagnant ou celui qui va diriger l'Entité sioniste. Ils sont tous les mêmes. Ils suivent les mêmes politiques contre la cause palestinienne, les peuples de la région et le projet sioniste est unique, quelle que soit la formation du gouvernement.

 

Enfin, les bombardements par l'armée yéménite des sites pétroliers d'Aramco en Arabie Saoudite. Ce développement a secoué la région et ses échos se sont fait entendre partout dans le monde. Malheureusement, il s'avère que le pétrole coute plus cher que le sang. Tout le monde s'est mobilisé pour condamner cette opération alors que la coalition américano-saoudo-émiratie bombarde les civils, les petits et les grands, sans ébranler la conscience du monde.

 

Hier, une jeune femme palestinienne a été tuée de sang-froid au su et au vu du monde entier, et personne n'a condamné cette agression.

 

C'est le monde de la force, de l'argent, de l'économie où la dignité humaine est reléguée au dernier plan.

Un conseil aux Saoud qui cherchent à renforcer leur système de défense et ceci va leur couter trop cher face à des drones capables de manœuvrer et de contourner les radars saoudiens.

 

Pour protéger leurs infrastructures, les Saoudiens et les Emiratis doivent cesser la guerre au peuple yéménite. Nous sommes face à une nouvelle guerre. En toute sérénité, Trump lance des propos de son bureau et avance des conditions pour aider les pays du Golfe.

 

Donc, sauvez vos infrastructures et cessez la guerre injuste contre le Yémen. Toutes les autres tentatives de recourir aux coalitions internationales ne provoqueront que plus de dégâts. Sachez que l'autre camp est un camp très fort, et le bombardement des sites pétroliers n'est qu'un indice des choix multiples et stratégiques. Vous incitez l'Occident contre l'Iran. Sur qui misez-vous? Les USA ont échoué au Venezuela, la Corée du Nord, la Chine, l'Iran, l'Irak, l'échec du deal du siècle.  Trump mendie une réunion avec Sayed Ali Khamenei. Toutes les menaces contre l'Iran n'ont ébranlé les dirigeants iraniens. En une seule frappe, la moitié de la production pétrolière a été suspendue. Que sera-t-il le cas alors suite à une deuxième frappe? Soyez sages et celui qui a une économie et des tours en glace doit savoir faire les bons choix.     

https://french.alahednews.com.lb/32758/360


 

LE LIBAN ACHETE DU MATERIEL MILITAIRE A LA FRANCE

Hydrocarbures en Méditerranée: Beyrouth achète du matériel militaire à la France

 Depuis 8 heures  20 septembre 2019

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 Liban - Moyent-Orient

 

Le gouvernement libanais a signé vendredi à Paris une lettre d’intention en vue d’acquérir auprès de la France du matériel militaire pour « sécuriser » ses futurs champs d’hydrocarbures en Méditerranée orientale.

Reçu par le président français Emmanuel Macron, le Premier ministre libanais Saad Hariri a annoncé la « signature d’une lettre d’intention sur l’acquisition de matériel français pour renforcer nos capacités de défense et de sécurité ».
« La plus grande part servira d’ailleurs à renforcer nos forces navales et à nous doter de capacité d’aéromobilité maritime », a-t-il précisé dans la cour de l’Elysée avant sa rencontre avec le président français. « C’est un investissement incontournable dans la sécurité de nos champs gaziers et pétroliers en mer ».

Le Liban a signé début 2018 son premier contrat d’exploration d’hydrocarbures avec un consortium de groupes français, italien et russe, qui couvre un bloc d’exploration dont une partie se trouve dans une zone maritime disputée avec Israël, qui a elle-même annoncé début 2018 un contrat de fourniture de gaz à l’Egypte.

Ailleurs en Méditerranée orientale, d’importantes réserves ont aussi été découvertes au large de Chypre, provoquant des tensions entre l’île, membre de l’UE mais dont l’armée turque occupe le tiers nord, et la Turquie.

Concernant le financement du matériel militaire libanais, M. Hariri a indiqué que son allié historique français a « encore une fois fait preuve de son soutien en offrant sa garantie pour un crédit à des conditions généreuses à hauteur de 400 millions d’euros ».
Cette lettre d’intention fait partie des « suites opérationnelles aux engagements que nous avons pris ensemble à Rome en mars 2018 pour la fourniture d’équipements à l’armée libanaise », a déclaré Emmanuel Macron.

A la Conférence de Rome sur la sécurité du Liban, Paris avait ouvert une ligne de crédit de 400 millions d’euros pour les forces armées et de sécurité libanaises, pour doter le pays d’une véritable marine. D’autres pays et institutions avaient aussi promis des fonds.

Lors de la conférence, les « participants ont également noté positivement la proposition du Liban de renforcer la capacité de la marine libanaise », selon la déclaration conjointe à l’issue de la conférence.

Source: Avec AFP

https://french.almanar.com.lb/1501128


 

HASSAN NASRALLAH : LE COMBATTANT DU SIECLE

Hassan Nasrallah: le combattant du siècle

 Depuis 8 heures  5 septembre 2019

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 Hezbollah - Liban - Moyent-Orient - Secrétaire général du Hezbollah

 

«Un monde qui s’achète et se vend, grimpe ou chute au grès des taux du dollar
Et de l’once d’or qui grimpent ou chutent au grès de la variation du prix du sang oriental.
Non…Beyrouth est la boussole du combattant.» (1)

Avant propos

L’un des principes fondamentaux qui régit les Etats est sanctionné par l’article premier de la Charte des Nations Unies (ONU): le Droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Ce qui implique que la sécurité collective internationale et son corollaire la paix ne peut être garantie si ce premier principe n’est pas respecté. Par conséquent tout acte politique devrait s’appuyer sur ce principe pour avoir une légitimité politique et juridique internationale. Tant qu’un Etat donné respecte ce principe, la non-ingérence dans sa politique interne est garantie par l’Organisation des Nations Unies (ONU).

Mais en théorie, seulement, puisque la charte des Droits de l’Homme, enrichie récemment par la Responsabilité de protéger, permet à certains Etats de s’ingérer dans les Affaires internes d’un autre Etat, anciennement colonisé. Et les Etats qui s’octroient le droit d’ingérence sont passés par trois étapes historiques: esclavagiste au nom du Droit divin, colonialiste au nom de la Civilisation et enfin impérialiste au-dessus de la Loi au nom de la Responsabilité de protéger. La disparition de l’URSS a accéléré cet état de fait. «Nous américains, nous sommes maintenant un Empire et lorsque nous agissons, nous créons notre propre réalité.» (2) Autrement dit, mensonge est vérité et réciproquement, tout est fonction des intérêts de l’Empire. Inutile de préciser que l’Angleterre et la France adhèrent à cette vision du Maître, avec chacun, sa propre sensibilité.

Un exemple :

_Le16 février 2017, le président syrien Bachar El Assad affirme devant des journalistes français ceci: «les terroristes ont le soutien de nombreux pays occidentaux, y compris la France, le Royaume Uni, ainsi que la Turquie, l’Arabie Saoudite et le Qatar dans notre région. » (3)

_Le 4 janvier 2018, le président E. Macron affirme qu’«en Syrie, nous avons un ennemi : Daech. Nous sommes en passe de le vaincre. Le peuple syrien a un ennemi, il s’appelle Bachar el-Assad, mais il est toujours là.»(4)

Tout d’abord une traduction: le  « Nous » du président français veut dire : pays occidentaux. L’affirmation de Macron sous-entend que les combattants du Hezbollah faisaient et font du tourisme en Syrie et en particulier à Palmyre. De même pour les Iraniens et les Russes.

Mais des deux présidents qui dit la vérité?

L’individu lambda démocratisé répondra sans hésitation: celui qui « ne mériterait pas d’être sur la terre.» (5)

Or le passé regorge de déclarations mensongères des dirigeants occidentaux:

_La fiole du Secrétaire d’Etat américain Colin Powell, brandie à la face de l’humanité.

_La Libye devenue le paradis des organisations terroristes et mafieuses grâce à la Responsabilité de protéger chère à la bande des trois (Etats-Unis, Angleterre et France)

Et si cela ne suffit pas, je cite un extrait du discours du Président syrien, prononcé le 21 janvier 2006 devant le parlement syrien :«je n’exagère pas lorsque je dis que certaines puissances internationales – connues de tous-évoquent dans les couloirs du Conseil de sécurité des Nations Unies la tentation d’enfreindre le principe de souveraineté nationale, sous différents prétextes…»(6)

Et pour cause, l’Occident pense que ce qu’il veut pour lui est bien pour le reste de l’humanité. C’est pour cette raison que le retour de la Russie et de la chine sur la scène internationale est une bénédiction pour l’humanité.
Et sans la République islamique d’Iran, l’armée syrienne et le Hezbollah, la carte géopolitique de cette partie du monde et de la Syrie, en particulier, aurait été un ensemble d’Etats confettis, colorés en fonction des couleurs ethniques et religieuses. Mais pour les puissances occidentales, les destructions matérielles, les dizaines de milliers de morts, enfants, femmes et hommes ne sont que des dommages collatéraux. Certes, pour créer sa «propre réalité», Mme Madeleine Albright, ancienne Secrétaire d’Etat reconnaît que c’est «un choix très difficile mais nous pensons que c’est le prix à payer.» (7)

Que répondre à cette dame civilisée?

En 2008, le journaliste irakien, Mountazer al-Zaïdi a répondu en lançant sa chaussure en guise de réponse à la face du président américain, George Bush, junior.

Ceci dit, on ne peut effacer la lourde responsabilité du président Saddam Hussein. Il a ouvert la bergerie aux loups. En effet, ayant oublié que les ennemis principaux sont les puissances occidentales, l’Etat d’Israël, la Turquie et les monarchies du Golfe, il se lança dans une guerre sans issue contre la jeune République islamique d’Iran. Cette dernière venait de reconquérir sa pleine souveraineté politique et …son pétrole(8). Une grande erreur stratégique de celui qui allait devenir  « l’Hitler » arabe. Et pour l’Irak et pour les autres peuples de la région. Il a oublié que la maîtrise de la route de la soie, c’est à dire gazoduc, pétrole et gaz, rendent les défenseurs du Droit international sans foi ni loi.
A cela, s’y greffe la suprématie d’une partie de lui-même, l’État d’Israël, relevant de l’ordre du divin. Et tout dirigeant arabe qui fait fi de cette réalité est mentalement colonisé. Il en est de même du dirigeant africain. La zone décrétée rouge pour raison de lutte contre les organisations terroristes, endoctrinée par les vassaux du Golfe avec l’aval du Maître, regorge de richesses stratégiques, pétrole, bien sûr, mais aussi or, diamant, minerai rares et stratégiques. Une réalité qui nous rappelle F. Fanon : «chaque génération doit, dans une relative opacité, découvrir sa mission, l’accomplir ou la trahir.» (9)

Nous y sommes! Et c’est à la lumière de la lutte politique, voire militaire contre l’impérialisme occidental qu’on doit juger qui trahit ou non cette mission.

Le Hezbollah et le combat anti-impérialiste

Présentés comme étant les Accords qui allaient ouvrir une ère de paix entre les Etats arabes et l’État d’Israël, les accords de Camp David signés le 17 septembre 1978 par le président égyptien Anouar el-Sadate et le premier ministre israélien Menahem Begin marquèrent le début de la dislocation de la Ligue arabe avec les conséquences politiques et militaires actuelles. Un événement historique qui a ouvert la voie de la normalisation politique avec l’Etat d’Israël et produit les bouleversements géostratégiques porteurs de lourdes menaces.

Manque les conditions culturelles et politiques pour gagner l’adhésion populaire arabe. Pour atteindre cet objectif, il faut tout d’abord disloquer le Front du refus constitué par L’Irak, la Syrie, la Libye, l’Algérie et l’Organisation de libération de la Palestine (OLP). Conditions nécessaires pour laisser les mains libres aux monarchies du Golfe, la Jordanie et l’Egypte pour la mise en place de cette normalisation politique.
Quant à l’avenir du peuple palestinien, de cause nationale, il est devenu un passé à oublier. Les événements historiques rappelés dans la première partie ont servi cet objectif. Passage obligé pour fonder le ‘’Grand Moyen-Orient’’, cher à W. Bush. En réalité ce Moyen-Orient fut défini dès 1982 par le haut fonctionnaire des Affaires étrangères israélien Oded Yinon dans « la stratégie de l’Etat d’Israël pour les années 80.» (10). Ce dernier conseillait aux stratèges israéliens de commencer par « la décomposition du Liban en cinq provinces» qui «préfigure le sort qui attend le monde arabe tout entier. » …Irak…Libye… Yémen…

Et la Syrie?

Sans la résistance de l’armée syrienne avec le soutien de la population, en particulier, la minorité chrétienne, la Syrie serait devenu un ‘’ Etat confetti ‘’. De terre de civilisation, elle aurait sombré dans l’obscurantisme salafiste et wahhabite. Evidemment, la Russie et l’Iran ont joué un rôle fondamental dans l’échec occidental en Syrie. Et ce n’est nullement adouber, Assad, Poutine et Rohani que d’affirmer: ces derniers sont du côté du progrès face à la ‘’tribalisation’’ tant espérée par les occidentaux et Israël. En effet, le Grand Israël de la vallée du Jourdain jusqu’à l’Euphrate, cher au sionisme politique, passe par la désintégration des Etats arabes. Dans la défense de l’intégrité territoriale de la Syrie, on ne peut omettre de mentionner le rôle stratégique du Hezbollah. Sans oublier le rôle de ce dernier avec l’aide de l’armée dans le démantèlement des cellules dormantes de djihadistes dans la patrie de la diva Fayrouz. (Cf.Herst Seymour : la Réorientation) (11)…

Et dans le reste du monde arabe?

Ayant oublié le passé colonial, et débarrassées de tout projet politique souverain à même d’émanciper les peuples arabes, leurs classes dirigeantes déploient sur le plan idéologique une armée de prédicateurs obscurantistes pour montrer que l’ennemi est le chiisme et donc il faut mobiliser les  «djihadistes » pour le combattre. Mais en fait, ces derniers servent doublement l’Empire. «Combattants de la liberté et de la Démocratie » pour détruire les Etats souverains et organisations terroristes pour légitimer une intervention militaire occidentale. Ainsi vérité et mensonge se rejoignent pour créer une nouvelle réalité, le chaos créateur.
Cette armée de prédicateurs est secondée par un commando d’intellectuels arabes dont le rôle est de légitimer la politique internationale des puissances occidentales…Chacun à sa manière, ces prédicateurs et intellectuels participent ainsi, au dévoiement de l’islam tout en confondant liberté et souveraineté politique avec servitude volontaire. C’est dans ce contexte idéologique et géopolitique qu’il faut apprécier le combat politique et militaire du Hezbollah sous la direction de Hassan Nasrallah.

Ce dernier utilise avec intelligence le support religieux sur le plan politique avec une ligne rouge: la souveraineté politique du Liban et l’intégrité territoriale sans oublier le soutien au peuple palestinien. Un vieux maghrébin le décrit ainsi: « c’est un grand que les petits ne voient pas…Une phrase prononcée par lui balaye un discours d’une heure de ses contradicteurs.»

Le mouvement des déshérités a permis, tout d’abord, l’émancipation de la minorité chiite qui, jusque dans les années 70, étaient marginalisée sous la coupe de quelques dirigeants féodaux chiites. Et ce combat social et politique était accompagné d’une résistance armée contre l’occupant sioniste (1982 -2000). Et Après le retrait de l’armée israélienne en 2000, le Hezbollah a veillé à ce que les institutions libanaises renaissent. Pour cela, il a fallu beaucoup de sagesse et une vision politique à long terme pour ne pas tomber dans le piège d’une nouvelle guerre civile. Mais au-delà du retrait israélien en 2000 et de la défaite militaire subie par l’armée israélienne en 2006, le Hezbollah et son dirigeant ont mis en échec « la stratégie de l’Etat d’Israël pour les années 80. »

Il serait injuste d’oublier que dans l’échec du plan sioniste de démantèlement du Liban en provinces ethniques et confessionnelles, le Courant Patriotique libanais a joué un rôle politique fondamental. Le document d’Entente mutuelle, acté en février 2006 entre le Hezbollah et le Courant Patriotique libanais sous la direction de l’actuel Président libanais, Michel Aoun est la pierre angulaire de l’unité du Liban.

Enfin, pour conclure, Hassan Nasrallah est l’un des rares dirigeants arabes qui est pris au sérieux car il dit ce qu’il pense et annonce ce qui est à faire. Où, comment et quand, relève des combattants de l’ombre du Hezbollah!

Par Mohamed El Bachir

Source: Réseau international

(1)Mahmud Darwich :poème: la quassida de Beyrouth. Poésie Gallimard, p. 178-197

(2)Christian salmon :http://www.lemonde.fr/idees/article/2008/09/05/le-retour-de-karl-rove-…

(3)https://www.europe1.fr/international/retrouvez-linterview-integrale-exclusive-de-bachar-al-assad-2979629

(4)https://www.lepoint.fr/politique/macron-la-crise-syrienne-ne-peut-etre-reglee-a-quelques-uns-04-01-2018-2184081_20.php

(5)http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/08/17/97001-20120817FILWWW00331-bachar-el-assad-ne-meriterait-pas-d-etre-sur-la-terre-fabius.php

(6) Michel Raimbaud : Tempête sur le Grand Moyen-Orient. p. 309. Edition Ellipses 2015.

https://blogs.mediapart.fr/danyves/blog/081215/8-dec-2015-oui-la-cia-est-entree-en-afghanistan-avant-les-russes-par-zbigniew-brzezinski

(7)https://fr.sputniknews.com/international/201803201035589211-madeleine-albright-morts-enfants-irak/

(8)https://www.lemonde.fr/ameriques/article/2013/08/19/la-cia-reconnait-avoir-renverse-le-premier-ministre-iranien-en-1953_3463576_3222.html

(9) Frantz Fanon :Oeuvres (Les damnés de la terre).Edition :La découverte 2011.( p. 589)

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/08/17/97001-20120817FILWWW00331-bachar-el-assad-ne-meriterait-pas-d-etre-sur-la-terre-fabius.php

(10)https://www.renenaba.com/revue-detude-palestiniennes-n-14-fevrier-1982/

(11)http://questionscritiques.free.fr/dossiers/Seymour_Hersh/Etats-Unis_Proche-Orient_redirection_260207.htm

https://french.almanar.com.lb/1485684