LIBAN

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UNE NOUVELLE ARME DEFENSIVE DU HEZBOLLAH?

Le Hezbollah a-t-il déployé un système de défense dans le sud libanais?

Tue Aug 20, 2019 11:56AM

Le Hezbollah supervise les activités de l'armée israélienne à la frontière du Liban avec les territoires occupés. ©Harbi Press

Le Hezbollah supervise les activités de l'armée israélienne à la frontière du Liban avec les territoires occupés. ©Harbi Press

Le Hezbollah a récemment publié une vidéo de la guerre de 33 jours qui l'a opposé en 2006 à Israël.  La vidéo met en scène le tir de missile fatal qui a visé la corvette israélienne de type Sa’ar de l’armée israélienne. La mise en ligne de cette vidéo qui fait depuis une semaine le tour des médias, coïncide avec le tout récent discours du secrétaire général du Hezbollah, discours où ce dernier affirme que son mouvement a acquis des capacités "insoupçonnées" sur les frontières sud du Liban avec Israël. Les analystes de guerre voient  dans la publication de ces images un message. Lequel? 

Corvette israélienne attaquée: images

Corvette israélienne attaquée: images

Pour la première fois depuis 2006, le Hezbollah libanais a publié les images de son attaque contre la corvette israélienne Sa'ar, réalisée au cours de la guerre des 33 jours.

La vidéo met en scène les différentes étapes de l'opération du Hezbollah de l’identification de la cible à son interception réussie dans les eaux de la Méditerranée. Des séquences dévoilent aussi l’arsenal utilisé par Hezbollah au cours de cette opération et surtout les équipements qui permettent à la Résistance d'identifier la corvette israélienne : il s'agit d'un radar déployé sur la côte libanaise. Outre le radar, des caméras se focalisent sur la corvette alors qu'elle patrouille à quelques kilomètres des côtes libanaises. Viennent ensuite les images de multiples missiles anti-navires téléguidés d'une portée de 35 à 180 km. Les images datent de 2006. Et maintenant? 

Dans un article daté de ce mardi, le général à la retraite libanais, Amin Hoteith revient sur le discours de l'anniversaire de la victoire de 2006 et écrit : " Ce discours à multiples facettes a provoqué un quasi séisme en Israël. Quand Nasrallah parle d'un "dispositif" de défense, les militaires savent à quoi cela ressemble: un système pareil devra avoir un dispositif d'alerte, un dispositif de contrôle et de commandement, un dispositif d'armement et d'intégration des donnés et évidemment des QG à sa disposition. Un tel centre de commandement devrait pouvoir surveiller et détecter tout agissement aérien et terrestre de l'ennemi. Nasrallah ne ment jamais ce qui veut dire qu'un tel système existe déjà au sud du Liban. Quand il a affirmé que les soldats israéliens se feraient tuer sous les cameras du monde entier, le régime de Tel-Aviv a l'intérêt à le prendre à la lettre. C'est cela qui est appelé la nouvelle dissuasion du Hezbollah"  

«Arme secrète» : Israël, à l'âge de pierre?

«Arme secrète» : Israël, à l'âge de pierre?

Nasrallah a promis une grande surprise à Israël au cours de toute guerre à venir.


 

LE MISSILE QUI FRAPPERA LES NAVETTES D' "ISRAËL"

C’est le missile Nour qui a frappé la corvette israélienne Saar 5 en 2006

Sat Aug 17, 2019 6:14PM

Un missile Nour des forces armées iraniennes. ©Tasnim News

Un missile Nour des forces armées iraniennes. ©Tasnim News

Le 14 juillet 2006, au cours de la guerre des 33 jours, le Hezbollah libanais a ciblé une corvette Saar 5 de l’armée du régime israélien avec un missile antinavire.

À cette époque, personne ne se doutait que le Hezbollah disposait de missiles antinavires et cela a été une grande surprise pour l’armée israélienne, elle-même qui pourtant dit toujours être au courant de tout ce qui se mijote contre elle.

À cette époque, Seyyed Hassan Nasrallah, le secrétaire général du Hezbollah libanais, a montré la mer dans une émission de télé en disant qu’une corvette du régime israélien était en train de brûler, mais peu de personnes l’ont cru.

De nombreuses spéculations ont ensuite circulé et certains ont déclaré que le Hezbollah avait ciblé la corvette avec un missile de croisière antinavire Kowsar. Mais ces allégations n’ont jamais été validées officiellement et aucune preuve solide sur l’arme réellement utilisée n’a été fournie jusqu’à il y a deux jours, c’est-à-dire 13 ans après les faits.

En effet, il y a deux jours, des images ont été diffusées sur la façon dont la corvette Saar avait été ciblée et c’est alors que le monde entier a vu que le Hezbollah avait utilisé un missile de croisière antinavire de la classe Nour.

Le missile Nour est l’un des plus célèbres missiles de croisière entrés dans l’arsenal des forces armées iraniennes dans les années 1990.

Ce missile est long de 6,38 mètres et il pèse 715 kg. Il a une vitesse égale à 0,9 fois la vitesse du son, c’est-à-dire quelque chose comme 300 mètres par seconde.

Avec une portée de 120 km, il a été fabriqué sur le modèle d’un missile chinois appelé le C802 ; engin revisité pour devenir par la suite le Ghader et le Ghadir, successivement d’une portée de 200 et de 300 km.

La famille des missiles Nour a été mise à la disposition de la marine de l’armée iranienne et du CGRI.

Pour frapper le Saar 5, le Hezbollah a tiré deux missiles en sa direction, peut-être parce que la corvette Saar 5 était équipée d’un système de défense aérienne qui aurait pu intercepter l’un des missiles. En procédant ainsi, le Hezbollah s’assurait que l’autre atteindrait sa cible. Le Saar 5 a été rudement endommagé en 2006 notamment au niveau de son aire d’atterrissage d’hélicoptères. 

 

Le Hezbollah dispose aujourd’hui de bien d’autres équipements de dernier cri, dont le missile balistique Fateh. Ce missile a une portée de 300 km et c’est l’un des missiles iraniens les plus précis dont dispose le Hezbollah.

Sur d’autres images publiées récemment par le Hezbollah, on voit un grand nombre de missiles de croisière, parmi lesquels il y en a au moins deux types différents : ceux de la famille des missiles Nour et ceux de la famille des missiles Nasr, respectivement d’une portée de 120 et de 35 km.

Le secrétaire général du Hezbollah libanais, Seyyed Hassan Nasrallah, a fait un discours hier soir à l’occasion de la victoire libanaise à l’issue de la guerre des 33 jours en 2006. À cette occasion, il a une fois de plus mis en garde les Israéliens que s’ils se mettaient en tête d’attaquer le Liban, leurs troupes et leurs chars seraient alors détruits sous les yeux de toutes les chaînes satellitaires et que le monde entier assisterait en direct à ce massacre.

PressTV-Corvette israélienne attaquée: images

PressTV-Corvette israélienne attaquée : images

Pour la première fois depuis 2006, le Hezbollah libanais a publié les images de son attaque contre la corvette israélienne Sa'ar, réalisée au cours de la guerre des 33 jours.

https://www.presstv.com/DetailFr/2019/08/17/603805/Le-missile-qui-frappera-les-navettes-dIsral


 

LES 6 AVERTISSEMENTS DE SEYYED NASRALLAH

La Résistance a bouleversé toutes les équations

Sat Aug 17, 2019 5:36PM

Le secrétaire général du Hezbollah libanais, Seyyed Hassan Nasrallah, prononce un discours marquant l’anniversaire de la victoire de la Résistance dans le conflit israélo-libanais de 2006, le 16 août 2019. ©Al-Manar

Le secrétaire général du Hezbollah libanais, Seyyed Hassan Nasrallah, prononce un discours marquant l’anniversaire de la victoire de la Résistance dans le conflit israélo-libanais de 2006, le 16 août 2019. ©Al-Manar

Pour ne rien rater des évolutions du Moyen-Orient, il est nécessaire de suivre les discours de Seyyed Hassan Nasrallah avec une grande attention, non seulement parce que ses discours comprennent des informations et des analyses bien détaillées, mais parce qu’ils contiennent des prévisions sur l’avenir de la région, écrit l'editorialiste de Rai al-Youm, Abdel Bari Atwan qui revient sur le discours du vendredi 16 août de Nasrallah. "C'est un discours particulièrement important qui tourne autour de six axes, un discours qui détaille ce qui s'est passé au cours la guerre de 33 jours" 

Premièrement, la guerre de juillet 2006 était loin d'avoir été décidée par Israël. C'était une initiative américaine qui s’est concrétisée par Israël interposé et cela dans l’objectif de remodeler un nouveau Moyen-Orient, et partant d’anéantir la Résistance libanaise et palestinienne, de renverser l’État syrien, de prolonger l’occupation de l’Irak et de faire échec au projet anti impérialiste de l'axe de la Résistance dont l'Iran est le centre.

Deuxièmement, en 2006 c’est Israël qui en a demandé la fin et non pas la Résistance libanaise car la partie israélienne se voyait incapable de continuer le conflit et surtout d'en empêcher l-extension. Les responsables israéliens ont donc demandé à John Bolton, alors ambassadeur des États-Unis à l’ONU, de passer à l’acte pour mettre fin à une guerre dont la poursuite aurait pu aboutir à une réelle catastrophe pour Israël.

Troisièment, il existe une grande différence entre la puissance militaire actuelle de la Résistance libanaise et celle d'il y a 13 ans. Les généraux de l’armée israélienne reconnaissent depuis, l'indiscutable pouvoir de dissuasion du Hezbollah.Ils en sont même à reconnaître à la Résistance  le pouvoir d'avoir créé un certain bouclier stratégique qui empêche de fait l’armée israélienne de tirer une balle vers le Sud du Liban, ce Sud  qui figure parmi les régions les plus sûres du Moyen-Orient et du Liban.

Quatrièment, cela fait 13 ans que Tel-Aviv tente de rattraper la défaite de 2006 et de reconstituer les capacités de son armée de terre mais il n’a acquis que des résultats bien médiocres. Sur terre aussi bien que dans le ciel, l’armée israélienne n’est plus en mesure de mener à terme ses  missions et ce, non seulement au Liban mais dans la bande de Gaza.

Cinquièment, la Résistance opte pour une stratégie bien transparente: la puissance militaire n’est pas destinée à déclencher des conflits mais à les prévenir. Ce que l'Iran, pilier de l’axe de la Résistance a fait, à savoir la destruction d' un drone américain ou l'interception d'un pétrolier britannique, était moins une provocationqu'un acte destiné a dissuader Donald Trump dans son option militaire.

Sixièment, déclencher une guerre contre l’Iran, cela signifie entrer en guerre contre tous les pays membres de l’axe de la Résistance. Le résultat: toutes les équations qui dominaient jusqu’ici au Moyen-Orient et qui profitaient au gouvernement ont été bouleversées et toute agression visant l'un des membres de l’axe de la Résistance mobilisera les autres membres et provoquera une réponse collective. »

« Les soldats israéliens pulvérisés en direct si… »

« Les soldats israéliens pulvérisés en direct si… »

Si l’armée israélienne entre une nouvelle fois au Liban, nous allons pulvériser leurs unités sous les yeux des Israéliens, dit le secrétaire général du Hezbollah.

Abdel Bari Atwan a ensuite ajouté que ces six points relevés du discours de Nasrallah prouvaient qu’Israël ne sortirait pas gagnant d’un conflit contre le Liban. « Israël sera une cible dans toutes les guerres qui risqueraient d'éclater dans la région du golfe Persique car c’est l’axe de la Résistance qui tient le haut du pavé et qui prend des décisions ultimes », indique le rédacteur en chef de Rai al-Youm.   

Et d’ajouter: « L’allusion de Seyyed Hassan Nasrallah au retour de la Résistance en Cisjordanie montre effectivement que l’axe a décidé de se focaliser sur la Cisjordanie et de ne pas se borner à la bande de Gaza. A Gush Etzion, a Qods les palestiniens ont passé à la résistance armée.»

Atwan a conclu qu’il coûterait moins cher de résister que de céder devant un ennemi plus faible qu’une toile d’araignée. « Le fait que le département d’État américain a immédiatement exprimé son opposition implicite contre le récent discours de Seyyed Hassan Nasrallah prouve la peur qu’éprouvent les Israéliens », a-t-il indiqué.

https://www.presstv.com/DetailFr/2019/08/17/603762/Discours-de-Nasrallah-six-points-a-relever


LIBAN : LE HEZBOLLAH PRÊT A LA GUERRE CONTRE "ISRAËL" POUR DÉFENDRE LE PAYS

« Vaincre la Résistance, cela relève des chimères d’Israël »

Sun Aug 11, 2019 6:17PM

Des soldats israéliens montent la garde devant un drapeau du Hezbollah, près du village sud-libanais de Mays al-Jabal. (Photo d’archives)

Des soldats israéliens montent la garde devant un drapeau du Hezbollah, près du village sud-libanais de Mays al-Jabal. (Photo d’archives)

Le président du bloc de la fidélité à la Résistance à l’Assemblée nationale du Liban a déclaré que la Résistance était prête à défendre le pays face à Israël.

Mohammed Raad a déclaré, ce dimanche 11 août, lors d’une cérémonie de remise de diplôme aux étudiants du sud du Liban, qu’alors qu’Israël se préparait à une confrontation militaire avec le Liban et la Résistance, celle-ci s’apprêtait également à un conflit contre le régime israélien et à défendre le pays.

« Vaincre la Résistance, cela relève des hallucinations d’Israël », a déclaré Mohammed Raad. « On ne rigole pas avec un ennemi qui menace notre existence, notre rôle et notre situation », a-t-il martelé.

Le président du bloc de la fidélité à la Résistance a déclaré que la Résistance n’était pas un mouvement propre à une nation et un pays, mais qu’elle était un front populaire dont l’étendue est aussi vaste que la dignité de tous les pays arabes et islamiques.

Le lundi 5 août, Nabil Kaouk, membre du Conseil central du Hezbollah libanais a déclaré que la Résistance avait réussi à mettre en place ses propres équations et les imposait aujourd’hui au régime israélien.

Évoquant les efforts israéliens dans la construction des fortifications autour de ses installations stratégiques et vitales et les bâtiments administratifs à Tel-Aviv, Jaffa et Ashdod, Nabil Kaouk a noté que la Résistance avait victorieusement déjoué les plans israéliens.

Nouvelle opération commando anti-Israël?

Nouvelle opération commando anti-Israël ?

Nouvelle opération commando palestinienne contre Israël ? Ce serait la troisième en dix jours.

Selon diverses informations parues ces dernières années, le Hezbollah aurait entre 120 000 et 130 000 missiles et roquettes de courte et moyenne portée ; 90 % de ces projectiles peuvent parcourir une distance de 45 km, ce qui signifie qu’ils pourraient atteindre Haïfa. La plupart d’entre eux peuvent transporter des ogives allant jusqu’à 10 kg.

À peine 48 heures après la première opération commando cisjordanienne en plein cœur d’Israël, à Gush Etsion, opération qui a laissé sans voix l’armée et l’appareil de renseignement israélien par son ingéniosité, Israël a subi un second choc, le samedi 10 août. Il est vrai que depuis le 1er août, date à laquelle un combattant palestinien s’est infiltré en Israël depuis le sud de la bande de Gaza, à savoir Khan Younès, alors même que la brigade Golani, force élite de l’armée israélienne y patrouillait, Israël retient son souffle et attend à tout moment une nouvelle opération palestinienne. Rappelons que l’opération du 1er août, menée par un combattant palestinien en tenue militaire, a révélé une nouvelle fois l’extrême vulnérabilité des militaires israéliens puisque ces derniers venaient tout juste d’achever une manœuvre militaire, ce qui veut dire qu’ils étaient en état d’alerte. Or, il a fallu des hélicoptères de combat et de renforts pour « abattre l’assaillant palestinien ».

https://www.presstv.com/DetailFr/2019/08/11/603280/Mohammed-Raad-Israel-Resistance-Hezbollah-guerre


 

LE HEZBOLLAH PASSE DE LA NEUTRALISATION DES OBJECTIFS DE LA GUERRE DE 2006...A L'ELIMINATION D' "ISRAËL"

Le Hezbollah est passé de la neutralisation des objectifs de la guerre de 2006 … à l’élimination d’«Israël»

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Par Jihad Haïdar

Malgré les années passées, la splendeur de la victoire de la guerre 2006 n’a pas diminué, bien au contraire cette victoire a de plus en plus gagné de valeur et d’ampleur dans la conscience du peuple. Les développements ultérieurs ont révélé la dimension des conséquences de cette victoire sur l’arène régionale et son rôle dans l’établissement et le renouvellement permanent des équations du conflit majeur.

«La guerre lancée par l'ennemi israélien contre le Hezbollah en 2006 est une option initiée par Israël», cette expression ne fait plus partie des estimations basées uniquement sur des données, mais un fait basé sur les aveux des dirigeants de l'entité sioniste, ayant eu un rôle majeur dans la direction de la guerre contre le Liban. Comme l’a indiqué le rapport Winograd à l'époque, affirmant qu’«Israël s’était engagé dans cette guerre, alors qu’elle disposait de nombreuses options alternatives mais n'en a adopté aucune».

Le choix de la guerre ne s'est concrétisé qu'après l'échec des paris de «Tel Aviv», ceci a été précédemment révélé par l'ancien chef des services des renseignements militaires, Aman, pendant la guerre de 2006, le major général Amos Yadlin (à la conférence du National Security Research Institute dix ans après la guerre 2006). Cela explique que les principaux prétextes ayant renforçaient le pari israélien sur la nécessité de se débarrasser du Hezbollah en menant une guerre contre lui (avant qu’il ne découvre son échec) étaient : les événements du 11 septembre et la lutte contre le terrorisme déclarée par Washington, l’occupation de l’Iraq par les américains en 2003 ainsi la résolution 1559, qui demandait le désarmement du Hezbollah sous prétexte de la «dissolution de toutes les milices». Yadlin ajouta qu’après l'assassinat du premier ministre Rafic Hariri en 2005 et le départ de l'armée syrienne du Liban « le Hezbollah semblait faible face à l'influence croissante des forces pro-occidentales, ce qui donnait l'impression en Israël que les choses évoluaient du bon côté et que le Hezbollah se désintégrerait automatiquement », rappelant les paroles de l'ancien chef d'état-major de l'armée, Moshe Ya'alon (2002-2005), qui disait que les roquettes du Hezbollah rouilleront. Mais ce qui s’est réellement passé, selon Yadlin, est tout à fait le contraire : au lieu de voir le Hezbollah se dégrader, sa force s’est encore renforcée davantage. Même après toutes ces années, il s’est transformé en une puissance régionale.

Le concept ayant emmené «Israël» à l’aventure en 2006, est le manque de prise de conscience des limites de sa force, et son incapacité à résoudre les problèmes en quelques jours. Il semble également que cette estimation repose sur l'idée que l'armée ennemie devait surprendre le Hezbollah en détruisant ses missiles à longue portée dans le cadre d'un processus rapide qui modifierait l'équilibre des forces. Mais ce qui s’est passé, c’est que l’opération menée par l’entité ennemie n’était qu’une «illusion», comme l’a déclaré son éminence Sayed Nasrallah à l’époque. Au lieu de détruire les capacités du Hezbollah en matière de roquettes, ces missiles ont poursuivi leur ascension jusqu'au dernier jour de la guerre.

Les objectifs de l’ennemi n’étaient pas dissimulés, l’écrasement du Hezbollah et la construction d’un nouveau Moyen-Orient, étaient ouvertement révélés par les autorités américaines et israéliennes. Mais le problème est que la réalisation du deuxième objectif (construire un nouveau Moyen-Orient) était lié à la réalisation du premier objectif (écraser le Hezbollah). À la suite de l'échec de l'armée ennemie et de la défaite subie, le projet américain a échoué au Liban et dans la région. Cependant, les résultats de la guerre ont non seulement empêché la réalisation des objectifs fixés, mais ils ont également conduit, au renforcement de la force dissuasive ce qui a permis de renforcer les capacités de la résistance, briser la confiance de l'armée en ses capacités et ses pouvoirs, et celle des autres envers elle notamment les colons israéliens et leurs dirigeants.

Cette guerre était la traduction de la volonté américaine dans le cadre du plan visant les arènes libanaises et régionales. D'autre part, le Hezbollah formait l’obstacle initial dans ce projet. Lorsque tous les paris précédents et les tentatives de maîtriser et de désarmer la résistance, ont échoué, il était nécessaire de recourir à « la force de réserve » (Israël), à laquelle l’Amérique a recours en cas de besoin.

Avec la libération de 2000, la résistance du Hezbollah a désamorcé le concept qu’«Israël» avait planté pendant des décennies dans la conscience du peuple arabe qu’aucune terre occupée ne pourrait être restituée, qu’en échange d’un «règlement» politique selon lequel «Israël» obtient la légitimité de son occupation de la Palestine. Mais la libération de 2000 a prouvé que les peuples arabes avaient une alternative viable grâce à laquelle les territoires palestiniens et arabes occupés pourraient être restaurés sans aucun prix politique ou sécuritaire.

Grâce à la victoire de 2006, le Hezbollah a prouvé qu’avec la résistance, il était également possible de faire face à l'agression israélienne et d'empêcher l'occupation du pays. Cette victoire a également établi de nouvelles équations dans le conflit notamment celle de la force de dissuasion jamais établie auparavant.

La nouvelle évolution du Hezbollah, 13 ans après la victoire de 2006, et qu’il a actuellement les capacités de conduire «Israël» vers la défaite totale et donc vers l’élimination de l’entité usurpatrice. Il ne cherche plus seulement à se défendre, mais aussi à attaquer la Galilée et cibler des installations stratégiques par des roquettes de précision.

https://french.alahednews.com.lb/32284/324


 

SAYED NASRALLAH : LE GEL DE LA COOPERATION SÉCURITAIRE AVEC "ISRAËL" LUI FAIT LE PLUS MAL

S.Nasrallah: le gel de la coopération sécuritaire avec Israël lui fait le plus mal

 Depuis 33 minutes  26 juillet 2019

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 Moyent-Orient - Secrétaire général du Hezbollah - Spécial notre site

 

Le secrétaire général du Hezbollah, Sayed Hassan Nasrallah, a salué la décision de l’Autorité palestinienne de geler la coopération sécuritaire avec Israël, c’est cela qui fait le plus mal à Israël. Le numéro un du Hezbollah a condamné la politique israélienne de démolition des maisons de Palestiniens dans la ville d’AlQuds occupée. « Ces démolitions font partie du deal du siècle (plan US de paix controversé) », a il affirmé lors d’un discours, ce vendredi 26 juillet, à l’occasion de l’anniversaire de la fondation de l’organisation de Jihad al-Binaa (effort pour la reconstruction), chargé d’atténuer les conséquences de la guerre israélienne contre le Liban et d’aider les défavorisés.

Sayed Nasrallah a en outre catégoriquement démenti les prétentions israéliennes selon lesquelles le Hezbollah transfère des armes via le port du Liban. « Ces accusations font partie des tentatives vaines à imposer une tutelle et à implanter des forces multinationales dans le port, l’aéroport et les points de passages frontaliers », a-t-il affirmé.

Voici les principaux points de son discours :

Après la fin de la guerre israélienne contre le Liban en 2006, beaucoup ont parié à transformer notre victoire en une défaite.

Mais, deux semaines avant l’achèvement de cette guerre, l’organisation du Jihad al-Binaa a élaboré des plans en lien avec l’étape de l’après cessez-le-feu.

A titre d’exemple assurer des loyers et des meubles aux citoyens dont les domiciles ont été détruits ou endommagés par les bombardements israéliens.

En quelques jours le Jihad al-Binaa a achevé son recensement et deux semaines après la fin de l’agression israélienne il n’y avait plus aucun déplacé dans les rues ou les parcs.

Cette organisation a fondé l’association Waed (promesse) pour reconstruire avec l’aide de l’Iran tout ce qui a été détruit lors de la guerre. Le travail de ‘Waed’ a été achevé en 5 ans.

Après 2006, la mission de Jihad al-Binaa s’est transformé en une organisation chargée d’aider les secteurs de l’agriculture, de l’environnement et d’apporter une formation professionnelle aux défavorisés.

A suivre

https://french.almanar.com.lb/1442135


 

"ISRAËL" : LES PORTS LIBANAIS EN DANGER

Pourquoi Israël accuse le Hezbollah "d'avoir détourné" à ses fins les ports libanais

Wed Jul 24, 2019 5:40PM

Un avion de combat F-16 de l'armée israélienne. ©Flash 90

Un avion de combat F-16 de l'armée israélienne. ©Flash 90

Les ondes du choc du dernier discours du secrétaire général du Hezbollah n'en finissent pas de secouer Israël. Carte à l'appui, Nasrallah a visé toute la bande côtière israélienne y compris le port de Haïfa entre autres. La riposte ? Israël accuse l'Iran "d'avoir trafiqué" des armes au Hezbollah via des ports libanais. Les actes de piratage de l'axe US/Israël/GB viseront-ils bientôt les ports libanais ?

Lire aussiDiscours de Nasrallah : « la toile d’araignée » chancelle

Le porte-parole de l’armée du régime israélien accuse l’Iran de "trafic d’armes" via la Syrie au Liban à destination du Hezbollah.

Suite aux allégations de l’ambassadeur du régime israélien aux Nations unies, Danny Danon sur la livraison d’armes par l’Iran au Hezbollah à travers les ports libanais, Avichaï Adraee, le porte-parole de l’armée israélienne, a répété les mêmes accusations dans une série de tweets adressés au Premier ministre libanais Saad Harir, au ministre des Affaires étrangères Jebran Basil et ministre des Travaux publics Youssef Fenianos.

« Les passages aux frontières entre la Syrie et le Liban sont utilisés pour le transport d’armes iraniennes. Le port de Beyrouth sert de base navale et l’aéroport de Beyrouth de base aérienne pour le transport d’armes iraniennes », a-t-il prétendu.

PressTV-Israël: le Hezbollah prépare la guerre?

PressTV-Israël: le Hezbollah prépare la guerre?

« Le Hezbollah se préparerait pour une guerre contre Israël après avoir pris part aux conflits en Syrie pendant plus de six ans. »

L'ambassadeur israélien à l’ONU a déclaré que le port de Beyrouth est devenu le port du Hezbollah.

La représentante permanente du Liban à l'ONU, Amal Moudallali, a répondu aux accusations de l'ambassadeur israélien, qu'elle a qualifiées de "menaces directes contre la paix et les infrastructures libanaises". Elle a accusé Israël de vouloir, avec ces déclarations, "détourner l'attention de la situation désastreuse des Palestiniens causée par l'occupation".

"Si le régime israélien utilise ces déclarations pour préparer le terrain et la communauté internationale à une attaque des ports, aéroports et infrastructures civils libanais, comme il l'a fait en 2006, ce Conseil ne doit pas rester silencieux et doit prendre la responsabilité d'empêcher Israël de lancer une nouvelle guerre contre le Liban", a-t-elle martelé. "Une autre guerre est la dernière chose dont a besoin la région", a-t-elle ajouté.

https://www.presstv.com/DetailFr/2019/07/24/601761/Israel-les-ports-libanais-en-danger


 

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FACE AU HEZBOLLAH, "ISRAËL" BARRICADES SES "20 SITES CLES STRATEGIQUES"

Face au Hezbollah, Israël barricade ses « 20 sites clés stratégiques »

 Depuis 19 heures  18 juillet 2019

travaux

 Entité sioniste - Moyent-Orient

 

Rédaction du site

Selon le journal israélien Haaretz, les commandants militaires israéliens ont identifié « des sites clés » qui pourraient devenir des « cibles potentielles des attaques balistiques du Hezbollah » et ils proposent donc le renforcement de leur défense en équipant ces sites de «dispositifs antimissiles ».

Il a évoqué un rapport militaire de 2016 qui faisait état de l’existence de failles dans les systèmes de protection israélienne.
Selon lui, l’armée israélienne a décidé de protéger une vingtaine de sites clés stratégiques dont des infrastructures d’électricité et de gaz naturel, en y construisant des murs en béton armé, en renforçant des plafonds et en y installant des portes résistant aux coups et aux éclats.

Quant à l’armée de l’air israélienne, elle envisage de construire un nombre indéterminé de hangars renforcés d’aéronefs pour un coût de 10 millions de dollars sur une superficie d’environ 4 000 m². Les travaux verront la construction d’environ 1,5 km des voies de circulation, 3,3 km de voies de desserte, 2 150 m² d’installations auxiliaires, 450 m² de bâtiments administratifs, 1.900 m² de tunnels de services publics et 5 600 m²  de bâtiments généraux de stockage ».

L’armée israélienne estime que la prochaine guerre à la frontière nord ne sera pas confinée à un seul front, mais s’étendra sur toute la frontière nord avec le Liban et la Syrie. L’armée s’attend également à ce que, lors de la prochaine guerre, le Hezbollah tente d’introduire la bataille sur le front intérieur, en infiltrant les communautés israéliennes afin d’infliger d’importantes pertes civiles et militaires.

Le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a déclaré en avril que même si Israël se vantait de son système de défense antimissile, il ne pouvait pas défendre les colons israéliens contre la menace posée par l’arsenal du Hezbollah.
« Le Hezbollah, qui a mené sa dernière guerre contre Israël en 2006 – la Seconde guerre du Liban – s’est transformé, depuis, en passant du stade de guérilla à celui d’une véritable armée dotée d’une hiérarchie et de procédures bien définies», souligne l’armée sioniste.

Dans une interview accordée à la chaîne de télévision Al-Manar du Hezbollah, Nasrallah a averti vendredi que «Les 70 km de la côte israélienne, partant de Netanya et finissant à Ashdod, seront sous le feu de la Résistance. Déployant une carte d’Israël, Nasrallah a indiqué des cibles stratégiques que pourrait, selon lui, toucher le Hezbollah, notamment l’aéroport Ben Gourion, des dépôts d’armes, des usines de pétrochimie et des usines de dessalement de l’eau, à Tel-Aviv et dans le port d’Ashdod ».

https://french.almanar.com.lb/1431619


 

Source: Avec Press Tv

SAYED NASRALLAH PROMET UNE GRANDE SURPRISE EN CAS DE GUERRE : RAMENER "ISRAËL" A L'AGE DE PIERRE !

«Le Hezbollah est capable de ramener Israël à l'âge de pierre» (Hassan Nasrallah)

Sat Jul 13, 2019 9:18AM

Le Hezbollah supervise les activités de l'armée israélienne à la frontière du Liban avec les territoires occupés. ©Harbi Press

Le Hezbollah supervise les activités de l'armée israélienne à la frontière du Liban avec les territoires occupés. ©Harbi Press

L’ex-chef d’état-major israélien avait demandé au mois d’avril l’ouverture d’une enquête après une série d’incidents survenus durant les entraînements des forces israéliennes, en août dernier. « Une fois formée, la commission d’enquête a fini par trouver des lacunes dans les « normes » de ces unités, que l’on peut voir dans certains entraînements et formations et qui émanent de la façon dont les chefs (de guerre) ont été formés dans ces unités ».

Ces failles structurelles se sont, pour le reste, manifestées au cours de plusieurs opérations, dont celle des commandos israéliens, au mois de novembre 2018 au nord de Gaza, opération visant à tuer les commandants palestiniens à Khan Younès, mais qui a fait flop, coûtant la vie au chef commandos israélien. Cette défaite est sans doute un pal remake de ce qui attend les Israéliens en Galilée, si une guerre venait à éclater entre Israël et le Hezbollah. S’exprimant lors d’un entretien accordé à al-Manar, Hassan Nasrallah a évoqué le sujet.

PressTV-L'usine de missiles du Hezbollah?

PressTV-L'usine de missiles du Hezbollah?

Les déclarations du secrétaire général du Hezbollah concernant la construction d’usines de missiles de précision ont mis en émoi et inquiété les services de renseignement du régime israélien.

Nasrallah s’exprimait à l’occasion de l'anniversaire de la victoire de la Résistance en 2006 face à un Israël qui subissait sa seconde défaite militaire en cinq ans, la première étant son retrait du sud du Liban en 2000.

« Israël a organisé et effectué divers grands exercices militaires pour compenser ses échecs et rehausser le moral de ses troupes. Mais Inutile. C’est Israël lui-même qui avoue désormais l’affaiblissement de son armée de terre. Quant à sa force aérienne, on sait que ce n’est pas une aviation aussi puissante soit-elle au point de décider du sort d’une guerre » a affirmé Nasrallah avant de revenir sur un poncif bien agaçant qui resurgit dans le discours des militaires israéliens. « J’exhorte les responsables israéliens à ne pas prétendre que les forces sionistes « ramèneront le Liban à l’âge de pierre ». C’est une insulte envers le Liban. J’ai déjà dit en 2000 à Bent Jabil, qu’Israël est aussi fragile qu’une toile d’araignée et depuis, la réalité ne cesse que de renforcer ma conviction. En effet, tout le nord de la Palestine occupée est à la portée de nos missiles », a ponctué le secrétaire général du Hezbollah.

Aussitôt après ces phrases, le secrétaire général du Hezbollah a mis sur la table un quasi plan de guerre qui détaille la « profondeur stratégique d’Israël » et qui prouve la totale maîtrise de la Résistance libanaise de ce qui constitue une banque de cibles stratégiques à atteindre. Ce plan de guerre devra donner des grains à moudre aux milliers d’Israéliens qui y vivent et qui se croient être à l’abri des attaques : « Le long de la ligne côtière, depuis la colonie de Netanya jusqu’à Ashdod, soit une bande de 70 km de longueur et de 20 km de largueur, où se trouve un grand nombre de colonies israéliennes qui est exposée. C’est une étendue de 1.200 km² qui abrite, aussi, tous les centres gouvernementaux, dont l’aéroport Ben Gourion, les dépôts d’armes, l’usine pétrochimique et les ports de Tel-Aviv et d’Ashdod. Imaginez alors que la Résistance, avec ses dizaines de milliers de missiles à sa disposition, vise cette région. Est-ce que le régime sioniste pourra tolérer les impacts d’une telle attaque ? Seulement quelques missiles suffisent pour le nord d’Israël, et nous pouvons aussi tirer quelques missiles sur la bande côtière. Qui peut alors ramener l’autre à l’Âge de pierre, Israël ou la Résistance ? »

Ces révélations devraient avoir l’effet de bombe en Israël. Alors que Tel-Aviv, aidé par Washington, croit pouvoir, comme le confirmait le président du Parlement libanais, se doter d’une sorte de « champ des Chebaa » maritime, propre à lui assurer le détournement des richesses gazières libanaises, l’avertissement de Nasrallah tombe à point nommé : le Hezbollah sait où se trouve le potentiel militaire, industriel et aéroportuaire et portuaire de l’adversaire et dans toutes guerres à venir, ses missiles ne l’épargneront pas. C’est en allusion aux impacts si fatals pour Israël d’une guerre à venir que Nasrallah ajoute :

« Le régime israélien n’est pas en mesure de déclencher une quelconque guerre contre le Liban. Il évite un raid aérien contre le Liban puisqu’il craint la riposte de la Résistance. Les Israéliens disent qu’il nous est interdit de nous procurer des missiles de haute précision, mais c’est déjà fait et nous en disposons à l’heure qu’il est. Le Hezbollah est capable de détruire Israël, une destruction indescriptible, un paysage inimaginable. Les Israéliens le savent très bien, a dit Nasrallah, qui est resté bien énigmatique quant à ce qu’il a qualifié de « secret », un secret qui aurait échappé aux services de renseignement US/Israël et qui s’avérerait fatal pour le régime sioniste : « Il y a un secret qu’Israël ne sait pas et que je ne révèle pas encore. »

Quel pourrait être ce secret ? Une nouvelle arme, une technologie inattendue, une tactique de guerre surprise, on ne sait pas. Nasrallah a bien prouvé que ce qu’il promet se réalise toujours. Les missiles de haute précision, la Résistance les a et les Israéliens le savent. Mais vu l’étendue du territoire à abattre que Nasrallah évoque en cas de guerre, ce secret pourrait bien concerner cette profondeur stratégique que le régime de Tel-Aviv tente de préserver soit avec des systèmes de THAAD soit avec d’autres armements », note un expert.

«Le Hezbollah entrera en Galilée»

«Le Hezbollah entrera en Galilée»

« Si les troupes israéliennes entrent dans le sud [du Liban], elles seront anéanties sous les yeux des médias du monde », a déclaré Seyyed Hassan Nasrallah.

Plus loin dans ses propos, le secrétaire général du Hezbollah est revenu sur les opérations d’infiltration du Hezbollah en Israël qui depuis la guerre en Syrie, pourraient ne plus être que de simple infiltration. Érigée au rang d’une armée régulière, une offensive terrestre du Hezbollah n’est plus inimaginable :

« Les Israéliens savent très bien qu’une guerre avec le Liban ou n’importe quelle nouvelle guerre aura des répercussions beaucoup plus importantes que celles de la guerre de 2006 et qu’elle entraînera ce régime au bout du gouffre. La Résistance a des plans et des scénarios divers à sa disposition, et comme exemple, en cas d’une éventuelle guerre, une entrée dans la Galilée est prévue. Le jour de la guerre, nous annoncerons lequel des plans sera à exécuter. »

« À vrai dire, le plan de guerre de la Résistance contre Israël pourrait être activé si l’une des composantes de l’axe de la Résistance, en l’occurrence l’Iran, venait à être attaqué, et ce plan serait trop complexe. Un volet balistique, un volet terrestre et un volet surprise. Tous ces volets sont réfléchis depuis longtemps et on en a le cœur net quand Nasrallah évoque une action organisée qui ne dépend guère de lui : « Le Hezbollah, depuis sa fondation, ne s’est appuyé sur personne ; c’est le sang des martyrs qui l’a fait avancer. Le Hezbollah agit comme une organisation et moi, je fais partie de cette organisation. C’est l’une des raisons de la puissance du Hezbollah ».

https://www.presstv.com/DetailFr/2019/07/13/600793/liban-isral-hezbollah-rsistance-hassan-nasrallah-galile-palestine


 

LE HEZBOLLAH A REDUIT LE NOMBRE DE SES COMBATTANTS EN SYRIE MAIS ASSURE QU'ILS SERONT RENFORCES SI NECESSAIRE

Le Hezbollah réduit ses troupes en Syrie mais assure qu'elles seraient renforcées si nécessaire

Le Hezbollah réduit ses troupes en Syrie mais assure qu'elles seraient renforcées si nécessaire

© Al-Manar Source: AFP

Hassan Nasrallah, le chef du Hezbollah libanais lors d'une intervieuw à la chaîne de télévision Al-Manar, le 12 juillet 2019.

 

Dans une interview, le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah a annoncé que son mouvement avait réduit le nombre de ses troupes en Syrie. Il a en outre exposé son analyse sur les conséquences d'une guerre entre les Etats-Unis et l'Iran.

Dans une longue interview diffusée sur la chaîne de télévision al-Manar, le chef du Hezbollah libanais, Hassan Nasrallah, a fait savoir le 12 juillet avoir réduit le nombre des combattants de son mouvement en Syrie, engagés aux côtés de l'armée arabe syrienne, tout en affirmant que ses troupes occupaient toujours le terrain au côté  de son allié.

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«Nous sommes présents dans toutes les zones où nous l'étions par le passé. Nous sommes toujours là, mais nous n'avons plus besoin d'être aussi nombreux s'il n'y a plus de besoin réel», a poursuivi l'homme politique sur la chaîne du Hezbollah sans donner de chiffres.

Mais, a-t-il assuré, «s'il devait y avoir un besoin d'y retourner, tous ceux qui y étaient reviendraient» en Syrie, a-t-il ajouté à propos des combattants du Hezbollah présents au coté des militaires syriens depuis 2013. Hassan Nasrallah a en outre affirmé que le Hezbollah n'était pas impliqué dans les combats qui ravagent la province d'Idleb dans le nord-ouest du pays. Soutenu par la Russie mais aussi par l'Iran et le Hezbollah libanais, le pouvoir syrien a multiplié les victoires face aux rebelles et aux djihadistes ces deux dernières années, jusqu'à reprendre le contrôle de près des deux-tiers du territoire.

Le chef du Hezbollah s'est exprimé trois jours après l'annonce par Washington de sanctions visant des élus du mouvement, considéré par les Etats-Unis comme une organisation «terroriste». Les deux députés du Hezbollah sanctionnés sont accusés d'«exploiter le système politique et financier» du Liban au profit du mouvement chiite et de l'Iran. Le Hezbollah a dénoncé ces sanctions, les qualifiant d'«humiliation pour le peuple libanais».

«Israël ne restera pas à l'abri»

Par ailleurs, dans la même interview, le chef du Hezbollah a évoqué l'éventualité d'un conflit entre l'Iran et les Etats-Unis. Il a estimé à cet égard qu'Israël ne resterait pas à «l'abri» à l'extérieur d'une telle guerre. «L'Iran a la capacité de bombarder Israël avec force et férocité», a-t-il ajouté.

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«Lorsque les Américains comprendront qu'une telle guerre pourrait rayer Israël de la carte, ils changeront d'avis», a-t-il encore précisé, après plusieurs semaines de tension entre les Etats-Unis et l'Iran.

Tout le monde sera touché, ceux qui y participeront et ceux qui n'y participeront pas

Il a toutefois longuement expliqué que l'Iran «ne voul[ait] pas la guerre» et faisait tout le nécessaire pour l'éviter. «Les Iraniens sont calmes et solides», a aussi assuré le chef du Hezbollah, qui a estimé plus loin qu'ils étaient «ouverts au dialogue».

Hassan Nasrallah a en outre invité solennellement «tous les dirigeants de la région à faire en sorte que cette guerre n'ait pas lieu» car elle embraserait toute cette région. Car selon lui, dans le cas du déclenchement d'un tel conflit armé, «tout le monde sera touché, ceux qui y participeront et ceux qui n'y participeront pas». Un appel à la sagesse destiné aux alliés de Washington dans la région, parmi lesquels l'Arabie saoudite et les Emirats arabes unis.

Enfin, il a estimé que ni Donald Trump ni le département d'état américain ni le Pentagone ne semblaient vouloir réellement cette guerre contre l'Iran. Avant les élections présidentielles américaines de 2020, il semble ainsi «improbable», selon le chef du Hezbollah, que l'administration Trump veuille choisir une telle option. «Après cette échéance, peut-être que cette question sera envisageable», a-t-il jugé.

La Chambre des représentants américaine, contrôlée par les démocrates, a adopté le 12 juillet une mesure restreignant la possibilité pour Donald Trump d'attaquer l'Iran, s'inquiétant du fait que le président républicain pourraient déclencher «une guerre inutile». En revanche, une initiative similaire a échoué au Sénat qui est aux mains des républicains.

Meriem Laribi

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https://francais.rt.com/international/63856-hezbollah-reduit-ses-troupes-syrie-mais-assure-elles-seraient-renforcees-si-necessaire