LIBAN

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JIHAD HAÏDER : LES MESSAGES DE NASRALLAH RESONNENT JUSQU'A TEL AVIV

Les messages de sayed Nasrallah… résonnent à «Tel Aviv»

Par Jihad Haïdar

Les médias israéliens n’ont pas pu ignorer le discours du secrétaire général du Hezbollah sayed Hassan Nasrallah adressé aux chefs politiques israéliens. Ses positions et ses avertissements ont occupé les unes des médias, et des journaux israéliens. Les positions de son éminence ont dominé les préoccupations de l'entité israélienne, cela est dû à la crédibilité dont jouit sayed Nasrallah parmi le public et les décideurs à «Tel Aviv». En plus de l’importance du contenu de ses messages.

Les messages de sayed Nasrallah… résonnent à «Tel Aviv»

Il n’est pas exagéré de dire que ces messages ont profondément gravé l'esprit de l'opinion publique en «Israël». Et ils seront présents dans toute prochaine prise de décision et formeront la base des options opérationnelles dans l’avenir. Il est clair que les institutions politiques à «Tel Aviv», se pencheront sérieusement sur les menaces de son éminence.

Dans le même contexte, ces messages renfermaient des messages de dissuasion qui se reflèteront sur le plan politique, sécuritaire et militaire, à «Tel Aviv». Cela est dû- entre autre - à la crédibilité dont jouit son éminence, mais également à la sensibilité et la gravité des messages envoyés.

Il est à noter que la seule réponse au discours du secrétaire général, a été faite par le ministre des renseignements Yisrael Katz: «si Nasrallah ose attaquer le territoire israélien ou frapper l'infrastructure nationale, nous allons répondre en frappant toutes les cibles disponibles au Liban, imposer des sanctions qui paralyseront les activités du Hezbollah, exercer une forte pression sur l'Iran pour arrêter l'armement et le financement du Hezbollah», a-t-il menacé.

Il faut noter que Katz a fait le lien entre le bombardement des cibles libanaises et l’exécution des menaces du Hezbollah. En revanche, sayed Nasrallah a déclaré la possibilité de cibler les réacteurs d'ammoniac de Dimona en réponse à toute offensive menée par «Israël» contre le Liban. On suppose à la lumière de cet échange de messages, que le Hezbollah ne prendra pas cette initiative, si «Israël» ne mène pas une guerre contre le Liban. Et qu’«Israël» ne serait pas engagé dans une nouvelle offensive à moins que le Hezbollah n’attaque les réacteurs. En conséquence, l'objectif de la dissuasion du Hezbollah a été atteint... Ce n'est pas une abstention réciproque, mais une manifestation de l’équation de la dissuasion mutuelle.

Les menaces de Katz d'imposer des sanctions et de démanteler l’axe de la résistance, viennent dans le cadre des tentatives israéliennes de trouver une alternative à l'option de la guerre, au moins dans l’avenir proche. Tenant compte du fait, que ces déclarations proviennent du ministre des renseignements cela implique que ces dits ne sont pas seulement une réaction au discours de sayed Nasrallah,  mais plutôt le résultat des délibérations qui ont eu lieu entre les agences des renseignements et opérationnelles à «Tel-Aviv».

L'appel de Katz à faire pression sur la République islamique d’Iran, étant la source de soutien et d'approvisionnement du Hezbollah, aux niveaux financiers et militaires. Il est clair que cette approche découle de la perception stipulant que l'imposition de sanctions contre l'Iran pour son soutien au Hezbollah, vise à «séparer le Hezbollah de l'Iran» (comme a exprimé Katz auparavant) et une tentative de réappliquer la formule des sanctions contre le développement du programme nucléaire de l'Iran. L’entité sioniste mise sur des pressions sur le peuple iranien pour le pousser à s’opposer au cout élevé payé par l’Iran à cause de  sa politique étrangère, et non pas pour un projet national (tel que le programme nucléaire).

«Israël» cherche également à laisser l'Iran sous la menace des sanctions, même après l'accord nucléaire, et ainsi à contourner la réalisation économique de la République, qu’elle visait à atteindre suite à l'accord.

Il est intéressant de noter que, malgré les victoires de l’axe de la résistance sur la scène syrienne, «Israël» voit encore la nécessité de travailler à «démanteler l'axe reliant l'Iran au Hezbollah à travers la Syrie et le Liban ». Cet appel implique la nécessité de continuer à travailler de différentes manières, peut-être à ce niveau l’entité mise  sur une influence sur l'élaboration de toute formule liée à l'avenir de la Syrie, à travers la Russie et les États-Unis.

Bien que Katz ait voulu déformer l’image du Hezbollah, l’accusant d’être un pion de l’Iran, lorsqu’il a annoncé que «le Hezbollah servait les intérêts iraniens et qu'il était prêt à sacrifier l'Etat libanais au service des intérêts iraniens», mais cette position implique aussi aux Israéliens que le Hezbollah est prêt à aller jusqu’au bout, s’ils attaquent la république islamique en Iran, ce qui renforce l'équation de dissuasion régionale à partir du Liban.

Source : al-Ahednews, traduit par l’équipe du site

22-02-2017 | 09:37

http://www.french.alahednews.com.lb/essaydetails.php?eid=22128&cid=324#.WK2cHPnhA2w


 

L'AMBASSADEUR DE RUSSIE AU LIBAN : LE HEZBOLLAH A PRESERVE LA STABILITE DU PAYS

L’ambassadeur de Russie: le Hezbollah a préservé la stabilité du Liban

 Depuis 34 minutes  20 février 2017

zasypkin

 Liban - Moyent-Orient - Spécial notre site

Rédaction du site

Le Hezbollah a directement contribué à préserver la stabilité au Liban, a déclaré l’ambassadeur russe au Liban Alexander Zasypkin lors d’un entretien journalistique dimanche.

Selon lui, la situation traverse une phase critique et il faut que tous contribuent à lutter contre le terrorisme.

Il a ajouté : « le Hezbollah était une résistance dès ses débuts, aujourd’hui c’est une résistance et un parti politique représenté au sein du Parlement libanais et du gouvernement, et c’est celui qui combat le plus sérieusement le terrorisme en Syrie ».

Interrogé sur les élections législatives libanaises, qui risquent un blocage en raison des désaccords sur la loi électorale, M. Zasypkin s’est dit entièrement persuadé qu’elles auront lieu. Tout en assurant « la nécessité de moderniser la structure politique et juridique et parlementaire du pays et de promulguer une nouvelle loi », sans préciser laquelle.

Sur la Syrie, il a affirmé que la position stratégique de son pays n’a pas changé et qu’elle consiste à parvenir à un accord sur une feuille de route en vue d’un règlement politique pacifique dans ce pays.

http://french.almanar.com.lb/260203


 

LA GRANDE FROUSSE D' "ISRAËL" : LE COMBAT FRONTAL CONTRE LE HEZBOLLAH

Israël: une guerre contre le Hezbollah menacerait les relations avec la Russie

Sun Feb 19, 2017 2:12PM

Le Hezbollah défend les villes libanaises face aux menaces israéliennes. ©Tasnim

Le Hezbollah défend les villes libanaises face aux menaces israéliennes. ©Tasnim

Amos Heril, journaliste du quotidien israélien Haaretz, a affirmé qu’une éventuelle guerre avec le Hezbollah et le Liban causerait des dommages humains et matériels considérables au nord et au centre d’Israël et nuirait aux relations de Tel-Aviv avec la Russie.

Si une guerre éclate, Israël sera contraint de mobiliser ses forces militaires, au prix de mettre en péril ses relations avec la Russie, alors que le Hezbollah fait partie de la coalition pro-Assad en Syrie, dont fait partie la Russie, a expliqué Amos Heril.

D’après lui, la guerre pourrait infliger d’importants dégâts au Hezbollah et au Liban, mais si Israël allait trop loin dans l’usage de sa force militaire, il devrait s’attendre à son tour à des conséquences incalculables. Ainsi, l’évaluation des dommages collatéraux immenses d’une guerre entre Israël et le Hezbollah libanais aurait un point positif, c’est-à-dire le maintien d’un « équilibre stratégique », car les deux parties seraient conscientes de l’ampleur des dégâts d’un conflit éventuel, et pourraient se défaire progressivement de l’idée de déclencher cette guerre. 

Une guerre avec le Hezbollah : la dernière option

Selon Haaretz, cet équilibre stratégique amènera les hommes politiques israéliens à réfléchir à deux fois et à considérer cette guerre comme la dernière option possible.

Amos Heril a rappelé que les évaluations de Seyyed Hassan Nasrallah au sujet de l’échec des attaques aériennes d’Israël étaient correctes et qu’elles ravivaient le souvenir de la guerre du golfe Persique en 1991 et du revers des États-Unis et du Royaume-Uni dans la chasse aux missiles irakiens qui ont été tirés vers la Palestine occupée.

« Israël avait été mal préparé à la guerre de Gaza. Il n’a pas réussi à mettre fin aux tirs de roquettes de moyenne et longue portée, lancées par le Hamas et diverses autres organisations depuis la bande de Gaza. Israël n’y a pas gagné la guerre. Or, la bande de Gaza est beaucoup plus petite que le Liban et il ne faut pas négliger la puissance balistique du Hezbollah », a-t-il ajouté. 

http://presstv.com/DetailFr/2017/02/19/511210/Une-guerre-entre-Isral-et-le-Hezbollah-menace-les-relations-avec-la-Russie


 

LE PRESIDENT AOUN : LE LIBAN REPONDRA A TOUTE ATTAQUE D'ISRAËL

Liban : toute attaque israélienne recevra une réponse appropriée

Sat Feb 18, 2017 6:56PM

Michel Aoun : « Toute agression israélienne recevra une réponse appropriée. » (Photo d’archives)

Michel Aoun : « Toute agression israélienne recevra une réponse appropriée. » (Photo d’archives)

En considérant la récente lettre du régime israélien aux Nations unies comme une menace pour le Liban, le président libanais a averti que toute agression commise par ce régime recevrait une réponse appropriée.

Le président libanais, Michel Aoun, a martelé que son pays ne tolérerait aucune agression commise par Israël contre la souveraineté nationale libanaise  

Lors d’une réunion dans son bureau ce samedi 18 février, à laquelle ont participé certaines personnalités libanaises, Aoun a déclaré que c’est le régime israélien et non pas quelqu’un d’autre qui doit respecter les résolutions du Conseil de sécurité, a rapporté LBC.  

« Alors que 11 ans se sont écoulés depuis l’adoption de la résolution 1701, Tel-Aviv continue toujours de ne pas la mettre en application et poursuit ses actes d’agression », a ajouté Aoun.

« C’est le régime d’Israël qui a occupé des parties du territoire libanais comme la cité d’al-Ghajar, les fermes de Chebaa et les hauteurs de Kfar Chouba en violant le tracé de la Ligne bleue, sur mer et dans le ciel, et l’intégrité territoriale libanaise », a-t-il poursuivi.

En allusion aux crimes commis par ce régime contre les Palestiniens, Aoun s’est exprimé en ces termes : « Ce régime a expulsé plus de la moitié des Palestiniens auxquels le Liban a donné refuge. Ce régime leur a retiré tout droit au retour dans leur mère patrie. En vertu de l’article 51 de la Charte des Nations unies, le gouvernement et le peuple libanais ont le droit inaliénable de défendre leur pays. »

Le président libanais a affirmé que son pays restait attaché à toutes les résolutions des Nations unies, que la récente lettre adressée par Israël aux Nations unies constituait une menace pour la sécurité et la stabilité du Liban et que la responsabilité des répercussions de ses agressions revenait à Tel-Aviv. « Car le temps de la politique agressive d’Israël est révolu et toute tentative de ce régime en vue de violer la souveraineté libanaise ou agresser les Libanais recevrait une réponse appropriée », a-t-il indiqué.

En réaction aux propos de Michel Aoun, qui avait dit que « les armes du Hezbollah étaient complémentaires de l’action de l’armée libanaise », l’ambassadeur israélien auprès des Nations unies, Danny Danone, a adressé une lettre à cette organisation internationale pour protester contre ces propos. Danone a dit que de tels propos conféraient de la légitimité aux activités du Hezbollah et violait les résolutions 1701 et 1559 du Conseil de sécurité. 

http://presstv.com/DetailFr/2017/02/18/511119/Michel-Aoun-Isral-attaque-rponse-Conseil-de-scurit-Tel-Aviv


 

LE HEZBOLLAH EST PRET A AFFRONTER "ISRAËL" SUR LE TERRITOIRE LIBANAIS

Le Hezbollah est prêt à confronter Israël sur le territoire libanais (Naïm Qassem)

Sat Feb 18, 2017 2:53PM

Le drapeau du Hezbollah. (Photo d'archives)

Le drapeau du Hezbollah. (Photo d'archives)

Pour le secrétaire général adjoint du Hezbollah libanais, la présence de ce mouvement en Syrie n’aura aucun effet sur sa disponibilité à faire face à une éventuelle offensive d’Israël contre le Liban.

Selon El Nashra, le cheikh Naïm Qassem, secrétaire général adjoint du Hezbollah, a affirmé :

Le cheikh Naïm Qassem secrétaire général adjoint du Hezbollah libanais. © AP

« Tous ceux qui s’attendent à ce que notre présence en Syrie puisse nous affaiblir, qu'ils sachent que la présence du Hezbollah en Syrie a favorisé son renforcement, d'autant plus que le Hezbollah a été enrichi par son expérience en Syrie et qu’il y a appris de nouvelles méthodes de combat. »

Il a affirmé qu’après la libération d’Alep, les occasions d'accéder à une solution politique en Syrie avaient été renforcées.  

Dans une autre partie de ses propos, tout en se disant fier des liens entre le Hezbollah et l’Iran, le cheikh Naïm Qassem a appelé les pays de la région à renforcer leurs relations avec Téhéran dans le but de rétablir la stabilité à l’échelle régionale.

Il a souligné qu’en s’appuyant sur des facteurs tels que « la puissance » et « la stabilité », l’Iran avait modifié l’image de la région, ouvert la porte aux victoires et remis la Palestine au centre des questions internationales.

http://presstv.com/DetailFr/2017/02/18/511079/Liban-Hezbollah-Isral-Syrie


 

LE HEZBOLLAH DEMENT UNE DEPECHE DE REUTERS SUR LE DERNIER DISCOURS DE S. NASRALLAH

Le Hezbollah dément une dépêche de Reuters

 Depuis 1 heure  18 février 2017

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 Hezbollah - Liban - Moyent-Orient - Spécial notre site

Rédaction du site

Le Hezbollah a catégoriquement démenti une information publiée par l’agence Reuters, basée sur une soi-disant source proche du Hezbollah, commentant le dernier discours de son numéro un Sayed Hassan Nasrallah.

« Nous tenons à rappeler que notre politique médiatique est connue de tous. Elle est fondée sur le fait que nous n’avons nullement recours aux sources et nous n’avons nullement des sources proches du Hezbollah », a indiqué le bureau médiatique du parti de la Resistance dans un communiqué publié vendredi.

L’agence Reuters avait affirmé quelques heures plus tôt qu’une source proche du Hezbollah lui a déclaré que le SG du Hezbollah voulait à travers son discours de jeudi dernier « adresser un message a la nouvelle administration américaine sous la direction de Donald Trump pour lui faire part que le Hezbollah pourrait porter atteinte à ses intérêts en frappant Israël ».

Tout en prétendant que le ton sévère de Sayed Nasrallah visait à imposer des lignes rouges à l’administration américaine, cette soi-disant source a ajouté que « le Hezbollah n’est pas du tout inquiet par l’avènement de Donald Trump ».

« Nous assurons qu’aucun des responsables du Hezbollah n’a donné une telle déclaration », a conclu le texte du Bureau médiatique.

Source: AlManar

http://french.almanar.com.lb/257211


 

HAJ REDWANE, CE GRAND INCONNU, UN MILITANT DU HEZBOLLAH !

Histoires de Haj Redwane: Le grand Inconnu

 Depuis 2 jours  16 février 2017

Haj Redwane
Haj Redwane

 Liban - Moyent-Orient - Spécial notre site

Rédaction du site

Jamais avant son martyre, le 16 février 2008, le Hezbollah n’avait annoncé que Imad Moughniyeh, ou celui qui était plus couramment connu sous le pseudonyme de Haj Redwane, était un militant dans ses rangs.

Ceux qui l’avaient connu dans le passé croyaient qu’il avait été tué et que le Hezbollah avait préféré garder le silence sur son martyre. Ou qu’il était allé peut-être faire sa retraite dans l’une des villes en Iran.

Il avait très tôt disparu de la scène publique, rompant toute corrélation avec sa véritable personnalité. Sauf pour de rares personnes liées à son travail dans la résistance.

Cet anonymat l’a collé pendant toute sa vie, jusqu’aux derniers jours. Paradoxalement, ce fut son atout de force par excellence.

Durant certaines réunions, il gardait le silence, se contentant d’être un observateur. Dans d’autres, sa participation ne pouvait qu’être retentissante. Mais dans les deux cas, il était inconnu. On le présentait tout bonnement comme « le conseiller au jihad ».

Pour les rares personnes qui connaissaient son génie , ils ne pouvaient ne pas constater son humilité et sa modestie. Tellement il paraissait un homme tout-à-fait ordinaire, quelqu’un qui n’inspirait nullement ce qu’il était.

Or, cela lui a fourni un atout rarement à la disposition de ceux qui travaillent dans le domaine sécuritaire et militaire. Il pouvait se contenter de mesures non exceptionnelles pour sa protection personnelle, sans convoi, ni escorte, mêmes lors de missions d’une grande dangerosité. Il se déplaçait dans des voitures ordinaires, sans lunettes noires, parfois en scooter.

Même lorsqu’il se trouvait sur les fronts avancés, aux confins avec la Palestine occupée, où la surveillance israélienne est la plus renforcée, rien ne pouvait laisser deviner qu’il était le commandant de la résistance. Les combattants qui l’accompagnaient sur les fronts non plus ne savaient qui il était.

À une occasion, il a été arrêté par le garde d’un site hautement sensible et a dû attendre l’arrivée de son responsable pour pouvoir y accéder. Il avait pourtant tenté de le persuader de le laisser entrer. Une fois l’affaire terminée, il lui a ordonné une promotion pour son obstination.

En assistant à l’explication d’une opération pour un groupe de résistants, l’un d’entre eux lui a demandé de se pousser un peu, sans aucun égard pour son rang. Et lui, a obtempéré sans aucune hésitation.

C’est ainsi qu’il a affronté ce genre de situations qui se sont répétées d’innombrables fois. En plus du fait qu’elles ne le blessaient guère, elles étaient pour lui l’illustration de l’efficacité de son anonymat , auquel il veillait judicieusement.

Son efficacité est telle que sa méthode d’action a introduit une nouvelle dimension à la notion du commandement.

En plus du fait qu’elle libère le Pouvoir des vicissitudes de la convoitise et de l’égoïsme, elle lui a permis de planifier et de mettre en exécution les deux plus grandes victoires contre Israël : en l’an 2000 et en 2006.  Et bien d’autres. L’avenir se chargera de les libérer.

Informations recueillies du journal al-Akhbar

http://french.almanar.com.lb/255330



 

HEZBOLLAH LIBANAIS : L'ERE D'IMAD MOUGHNIED, PAS ENCORE REVOLUE

L’ère d’Imad Moughnieh, pas encore révolue

La résistance a réussi à surmonter sa grande perte illustrée par l'assassinat du chef jihadiste Imad Moughnieh, il y a 9 ans. Ce fait revient notamment à Imad Moughnieh en soi et à l'équipe qui l'assistait.

L'ère d'Imad Moughnieh, pas encore révolue

Avant son martyre, haj Imad avait finalisé ses missions dans la mesure où il a tracé la voie de  la montée en force de la résistance, faisant d'elle une force régionale capable de mener deux batailles à la fois.

Cet homme a réussi à harmoniser entre l'action sécuritaire et militaire. Il a étendu l'expérience de la résistance au Liban, vers l'Irak, et la Palestine. Sans doute, il se serait senti satisfait de ceux qui ont partagé ses missions après son martyre. Satisfait même de ces combattants puissants ayant cumulé les expertises après son départ. Ces combattants qui occupent désormais une part énorme des calculs  politiques et militaires régionaux.

En effet, la plupart des exploits réalisés par la résistance dans les dernières années, sont l'héritage  des efforts d'Imad Moughnieh qui en forment le pilier.

Le plus important réside dans le cumul de la force de dissuasion, qui a permis de perpétuer l'ère de haj Imad à ce jour.

De retour en arrière. Quelques jours après  l'assassinat du grand chef, le 12 février 2008. Certains chefs de la résistance ont consulté leurs courriers électroniques pour y trouver des messages envoyés plus tôt par le martyre lui-même. Il s'agit de plans et de projets déjà discutés avec lui. Ils lui avaient envoyé leurs propositions et ont reçu les réponses de sa part. Des réponses assimilées à un testament. On ne sait toujours pas si haj Imad avait enregistré un testament filmé à l'instar des autres martyrs de la résistance.

Mais on est certain que son testament a été mis en exécution avant son martyre.

Effectivement et sans exagération aucune, le Liban et une partie de la région vivent toujours dans l'ère  d'Imad Moughnieh. Cet homme ne menait jamais une action individuelle. Il faisait partie d'une institution qu'il avait contribué à bâtir progressivement depuis 1998, au moment où il a assumé le commandement des bras militaires et sécuritaires de la résistance au Liban.

Et si on pouvait mettre sayed Nasrallah à l'écart, Moughnieh était un parmi d'autres dans le commandement jihadiste du Hezbollah. Un chef à égale distance des autres.

Un de ses proches rapporte que lorsqu'il recevait la visite du martyre Moustapha Badreddine, il l'accueillait par «notre leader».

D'ailleurs, il ne le saluait pas de tel par pure courtoisie. Il jugeait que ses adjoints de la résistance lui étaient  égaux. Il leur portait une grande estime. Toutefois, ses proches affirment qu'il possédait «la touche magique», l'intelligence brillante et les capacités du commandement. Interminables.

En outre, il avait le courage de trancher les débats, de créer les plans sur lesquels se fondent les exploits.

Pourquoi évoque-t-on l'ère d'Imad Moguhnieh?

La résistance a connu plusieurs étapes.

Après l'an 2000, elle devait s'adapter avec de nouvelles réalités, au lendemain des guérillas contre la force  d'occupation. La résistance  s'est attribuée deux missions: Bâtir une force défensive pour affronter toute prochaine offensive, et qui interdit l'occupation d'agresser le pays. C'est notamment ce qu'a réalisé la résistance sous le commandement de hajj Imad. Normalement, les mouvements  de résistance  entament leur action après l'occupation par l'ennemi de leurs territoires. Ils sont incapables  d'affronter les armées régulières et les batailles classiques. Pourtant, l'intention de Moughnieh était différente. Il simplifiait les faits à ses interlocuteurs. «Avez-vous observé Tom and Jerry?», disait-il. «Avez-vous vu comment Jerry pénètre dans un endroit et sort d'un autre sans que son ennemi ne réussisse à l'attraper? Je veux un réseau  de tunnels qui assure un tel résultat».

Il construisit ce réseau. En plus des infrastructures, il a travaillé sur les ressources humaines. Il a attaché ces ressources à la partie sud du Liban, cette dernière  étant  la scène de l'accrochage direct avec l'ennemi, dans l'avenir.

La résistance limitait ses camps d'entrainements dans la Bekaa, en plus de la Syrie et de l'Iran. Soudain, le Liban sud est devenu aussi un lieu privilégié pour les entraînements. Sur cette terre a été édifiée la force spéciale  du parti.

Tous les cadres du Hezbollah devaient achever un programme d'entrainement dur, au Liban sud. Haj Imad a voulu, par ce projet, ancrer la connaissance des combattants du terrain des combats. Augmenter leur capacité à agir et à y manœuvrer.

Le second projet du Hezbollah, supervisé par Moughnieh au lendemain de 2000, consistait à bâtir  une force qui dissuade l'ennemi dans toute nouvelle offensive contre le Liban, tout en prenant en compte que la résistance  poursuivra ses opérations dans les fermes de Chebaa ou afin de libérer les otages de l'ennemi.

Imad Moughnieh était le maître, dans ce contexte. Il était l'un des premiers à obliger l'ennemi à respecter les règles du jeu avec la résistance: «Ne pilonnez pas nos civils, on ne pilonne pas vos colonies».

Comptant sur la force des renseignements, toujours dissimulée par le Hezbollah, Moughnieh a obligé l'ennemi à baisser le plafond de son action contre la résistance et son milieu populaire.

«Vous assassinez sayed Abbas Moussaoui (16 février 1992), la riposte frappera partout. Vous prenez pour cible un camp d'entrainement dans la Békaa (1994), une force secrète du parti brisera les règles du jeu, pour frapper l'ennemi, où elle le désire».

Le génie de cet homme résidait dans la planification  et l'exécution imminente des ripostes. Comme s'il y avait une force toujours prête  à agir, selon des plans et des objectifs préétablis. C'est ici que résidait  l'équation  de dissuasion : construire une force toujours prête à riposter, selon la prise de la décision. Immédiate.

Bien que haj Radwan ait compris parfaitement  les limites de la force de la résistance, il était aussi sûr et certain que le Hezbollah, ce mouvement populaire ayant des ressources limitées, était en mesure de dépasser les limites des capacités militaires.

Lorsqu'on lui proposait un projet censé augmenter le potentiel du parti, il ne prenait point en compte le fait que ce projet nécessitait un État pour le réaliser ou le gérer. Donnons pour exemple la mise en place d'une force de roquettes terre-mer, ou d'une force de défense  aérienne. «Que nous manque-t-il? Des ingénieurs? Des jeunes créatifs? Allez à la recherche de telles personnes. Vous les trouverez», disait-il.

«Nous éprouvons le besoin de nous munir de roquettes de haute précision, à longue portée. Mettons alors en place des industries d'armes en Syrie, pour lancer à partir d'elles des missiles sur des cibles israéliennes».

C'est dans ce domaine qu'est apparu le rôle de haj Imad dans le trio formé avec le chef militaire iranien haj Kassem Suleimani et le conseiller du président  syrien, le général  martyr Mohammad Sleiman.

Effectivement, l'ennemi a raté plusieurs occasions d'assassiner hajj Imad directement après la libération  du Liban sud. Cet homme était à la tête de ceux qui ont pris la décision d'élargir le corps de la résistance  et de bâtir  ses systèmes de défense qui empêchèrent  «Israël» de réaliser la victoire en 2006.

En plus, la malchance de l'ennemi fut encore plus grande après son échec à tuer hajj Imad, au lendemain  de cette guerre. Le fait d'avoir vécu un an et demi après la guerre de 2006, lui a permis de tirer les leçons  de cette guerre, d'en déterminer  les lacunes et d'élaborer les plans afin d'y remédier. Rapidement, les aspects de la période suivante furent tracés. La décision de transformer le Hezbollah en une force régionale  puissante a été prise. Une force capable de mener des batailles sur deux  fronts à la fois, comme a annoncé le secrétaire général du parti, sayed Hassan Nasrallah en 2008.

Selon les propos de sayed Nasrallah, haj Imad est parti, ne laissant que peu de choses à finaliser.

De ces jours, les combattants de la résistance  affirment que la plus grande partie du processus de l'accroissement de la puissance du Hezbollah, revient à des plans élaborés ou supervisés ou approuvés par Imad Moghnieh.

Bref, l'équation de la dissuasion, de la force et de la volonté d'en profiter, est due à certaines figures éminentes. Imad Moughineh à leur tête.

Ainsi apparait l'ampleur de la perte de la résistance  il y a neuf ans. Ceux qui suivent l'action  quotidienne de la résistance ressentent la force de la présence de haj Imad, même s'ils ne l'avaient jamais rencontré. Tout comme ses proches ressentent la force de son absence. Toutefois, l'ère de Imad Moughnieh n'est pas encore révolue.

Article paru dans le quotidien libanais Al-Akhbar, traduit par l’équipe du site

17-02-2017 | 16:00

http://www.french.alahednews.com.lb/essaydetails.php?eid=22086&cid=359#.WKc4v_nhA2w


 

LES TROIS LEADERS MARTYRS DU HEZBOLLAH SONT TOUJOURS PRESENTS

Toujours présents, malgré leur martyre

   Par Sarah RAAD

{Ne pensez pas que ceux qui ont été tués dans le sentier d’Allah, soient morts. Au contraire, ils sont vivants auprès de leur Seigneur, bien pourvus} [La Famille d’Imran/169].

Toujours présents, malgré leur martyre.

Cheikh Ragheb Harb, sayed Abbas el-Moussaoui, et haj Imad Mougniyeh, nos leaders martyrs, ces icônes du courage et du sacrifice, qui ont pavé par leur sang pur le chemin de la Résistance, vivent toujours en nous.

Entre la jouissance de la gloire et la douleur de la séparation, le mois de février revient pour raviver la nostalgie en nous. Mais rien ne pourra éteindre cette flamme autre que la rencontre de nos chers.

Ces chefs qui ont défendu, durant leur vie, tout pouce de la terre libanaise, sont inhumés, après leur martyre, en pleine terre libanaise.

Mobilisateur par excellence

Entamons notre tournée au Sud du Liban, précisément de Jibchit, dans le district de Nabatiyeh, à 77 km de la capitale Beyrouth, cette ville a offert une centaine de martyrs depuis la naissance de la Résistance contre l’ennemi sioniste. Elle était en effet le berceau de cette Résistance.

Toujours présents, malgré leur martyre.

Brandissant le fameux slogan de son imam, cheikh Ragheb Harb, qui disait: «La position [contre l'occupation] est une arme, et la poignée de main [à l'ennemi] une reconnaissance», Jibchit témoignait, d’une part, de toutes les positions fermes et courageuses de ce dernier contre «Israël» et ses agents, et d’autre part, de sa tendresse inouïe à l’égard de ses concitoyens.

Les pauvres et surtout les orphelins représentaient son grand souci, qu’il n’a jamais négligé, même après l’édification de la maison de charité «Mabarrat Sayeda Zeinab (PSE)», dont cheikh Ragheb était le fondateur principal.

Pas loin de cet orphelinat, au cimetière modeste de la ville, cet homme pieux repose dans sa tombe, et «offre, depuis le Paradis, ses bénédictions à tous ses visiteurs», comme l’indique le petit Ali Obeid (9 ans), qui s’est dit «très fier» d’appartenir au  «village de cheikh Ragheb».

«Cheikh Ragheb Harb est un héros, mon père m’a raconté des histoires sur son courage en affrontant les Israéliens, et j’ai regardé un film à la télé où le cheikh avait pris des positions héroïques», a-t-il ajouté, en soulignant qu’«à chaque week-end, je viens à mon village (comme il habite à Beyrouth) pour visiter mes proches, et je me rends également à la tombe de cheikh Ragheb».

Le martyre souhaité

Passons à la Békaa, surnommée «le réservoir de la Résistance», notamment dans la ville de Nabi Chith, située sur le pied d’une montagne, à 70 km de la capitale libanaise Beyrouth.

Toujours présents, malgré leur martyre.

A l’entrée de la ville, un magnifique édifice se présente devant nos yeux, le mausolée de sayed Abbas el-Moussaoui, l’ex-secrétaire général du Hezbollah.

Connu par sa modestie, personne ne pouvait le distinguer dans un rassemblement des combattants de la Résistance, ce leader était aimé de tous les Moudjahidines, qui le considéraient comme un père respectueux.

Ce sayed pieux et croyant, qui a passé toute sa vie à effectuer des études religieuses et à combattre aux côtés de la Résistance, ne demandait de Dieu qu’une seule chose: le martyre.

Dieu a récompensé son serviteur vertueux, et a réalisé son souhait, quand l’ennemi sioniste criminel l’avait assassiné avec sa femme et son petit enfant Hussein.

Outre les tombes de ces martyrs, on trouve dans leurs mausolées quelques objets personnels, le portrait du sayed... et le silence qui règne. Des chuchotements viennent briser ce silence: «Quel malheur! Ce petit est-il de mon âge?», «C’est sayed Abbas qu’on a vu à la télé donnant à manger aux hommes de la Résistance?», s’interrogeaient deux enfants, Ali (12 ans) et Hadi (8 ans).

Oum Ali Hijazi (35 ans), leur mère, une ressortissante libanaise en Allemagne, a expliqué à notre site qu’elle informait ses petits de tous les détails concernant la Résistance islamique: les leaders et leurs assassinats, la guerre, la victoire... pour assurer un lien entre eux et la Résistance. Pour cela ses enfants -comme elle le souhaitait d’ailleurs- ont insisté à visiter les leaders martyrs durant leur visite au Liban.

«Les médias sionistes essayent de toute force d’influencer l’opinion publique, surtout dans les pays étrangers, où ils nous présentent comme des terroristes. Par crainte de manipuler les pensées innocentes de mes petits, j’ai créé un lien affectif entre eux et la résistance en leur montrant les sacrifices de leaders et de tous les martyrs», a-t-elle mentionné.

«Quand le petit réalise la vérité, personne ne pourra affecter son avis, et probablement il arrivera à convaincre ses amis que les Israéliens sont les vrais terroristes», a-t-elle poursuivi.

Parmi ses copains

Arrivant à la banlieue sud de Beyrouth, le cœur battant de la Résistance islamique, dans la localité de Ghobeiry.

Ici, où le jeune Imad Mougniyeh, originaire du Sud, a formé avec un certain nombre de ses collègues les premières cellules de Hezbollah.

Toujours présents, malgré leur martyre.

Ici, où les anciens voisins se vantent d’avoir connu personnellement le chef militaire numéro un de la Résistance, haj Imad.

Ici, au centre du cimetière des martyrs, le leader martyr haj Imad rejoint ses chers copains de jadis, et les accompagne au Paradis.

Nombreux sont ceux qui cherchent à connaître ce chef militaire sans semblable, bien qu’il ne puisse répondre à leurs questions, ni satisfaire leur curiosité.

Une visiteuse «hebdomadaire» nous a dévoilé le secret de cette passion pour la visite du tombeau de haj Imad, et ceux de martyrs:

«Devant cette personnalité invincible, on ne peut qu’exprimer systématiquement notre respect et notre appréciation, même la mort n’a pu éloigner son image de nos pensées», a déclaré à notre site la jeune Zeinab Dib (21 ans), qui visite chaque jeudi le cimetière de martyrs.

Tout en insistant sur les qualités «innombrables» des martyrs, et précisément du leader haj Imad, Zeinab a signalé que «près de ces tombes, une puissante énergie m’envahit, l’énergie de la foi, qui m’aide à confronter tout problème de cette vie fatigante».

«Comment oublie-t-on ces martyrs? Si quelqu’un te prête de l’argent, tu lui fais preuve de ta reconnaissance à chaque occasion. Comment être alors reconnaissant à ces gens qui ont offert leur jeunesse et leur vie pour assurer notre survie et notre dignité? Leur visite est un devoir, non pas une option», a-t-elle conclu.

La continuité et la victoire du choix de la Résistance reste toujours une preuve nette sur la présence bénie de ces leaders martyrs dans nos pensées et nos actions.

Source: french.alahednews

16-02-2017 | 09:54

http://www.french.alahednews.com.lb/essaydetails.php?eid=22056&cid=323#.WKYFovnhA2w