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LIBAN: LE "NON" DES USA A "ISRAËL"

Tunnels : Washington refuse de boycotter le Liban

Wed Dec 12, 2018 6:55PM

Le secrétaire d’État américain Mike Pompeo (G) et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à Tel Aviv, le 29 avril 2018. ©AP

Le secrétaire d’État américain Mike Pompeo (G) et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à Tel Aviv, le 29 avril 2018. ©AP

Washington a refusé de boycotter le Liban, ce que lui avait demandé Israël.

Les États-Unis ont dit « non » à Israël qui leur avait demandé de boycotter le Liban dans le dossier des tunnels frontaliers.

Le quotidien israélien Haaretz a rapporté, ce mercredi 12 décembre que le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu avait demandé, la semaine dernière, lors de sa visite à Bruxelles, au secrétaire d’État américain Mike Pompeo, de boycotter le Liban dans le dossier des tunnels frontaliers. « La demande a été toutefois rejetée par les États-Unis », indique le quotidien.

Benjamin Netanyahu a fait cette demande sous prétexte de la violation par le Liban de la résolution 1701 de l’ONU et des tunnels prétendument creusés par le Hezbollah.

Israël/USA: des couacs?

Il arrive parfois que même les USA de Trump s'en prennent à Israël.

Washington a rejeté cette demande en disant que ses intérêts nécessitaient un rapprochement avec le Liban.

« Cependant, Mike Pompeo a assuré à Benjamin Netanyahu que les sanctions contre le Hezbollah seraient durcies », indique Haaretz.

Mardi dernier, l’armée israélienne a été placée en état d’alerte sur les frontières libanaises et a lancé une opération militaire dite le Bouclier du Nord, sous prétexte de la découverte de tunnels prétendument appartenant au Hezbollah libanais

https://www.presstv.com/DetailFr/2018/12/12/582765/Bouclier-du-Nord-Netanyahu-Pompeo-Israel-Etats-Unis-Liban-tunnels


HISTOIRE DU RESISTANT-MARTYR HASSAN LAKKIS, LE PERE DES DRONES DU HEZBOLLAH

Histoire d’un résistant-martyr : Hassan Lakkis, le père des drones du Hezbollah

 Depuis 8 heures  11 décembre 2018

"L'innovateur". "Ce cerveau sécuritaire innovateur, il fait partie des grands chefs. Son Jihad a été une aumône secrète. Il fait partie des soldats de Dieu, les inconnus sur terre". Sayed Hassan Nasrallah.

"L'innovateur". "Ce cerveau sécuritaire innovateur, il fait partie des grands chefs. Son Jihad a été une aumône secrète. Il fait partie des soldats de Dieu, les inconnus sur terre". Sayed Hassan Nasrallah.

 Liban - Moyent-Orient - Spécial notre site

 

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« C’était un travailleur sérieux et persévérant. Il était poli, sympathique et aimable. Et il était surtout créatif… il a été l’une des têtes les plus distinguées et les plus brillantes de la Résistance ».
C’est ainsi que Sayed Nasrallah a décrit ce résistant, tué par un commando du Mossad, dans la nuit du 3 décembre 2013.

Le numéro un du Hezbollah a connu le martyr en 1980, alors qu’il était encore le responsable culturel du mouvement Amal. Depuis ils ne se sont plus séparés.
Le martyr Hassane a pris part à sa protection, lorsqu’il a fait l’objet de menaces de mort. Il était à ses côtés lors de la création de la Résistance islamique, lors de l‘invasion israélienne du Liban en 1982. De même, lors des rencontres avec les éléments des Gardiens de la révolution iraniens, venus au Liban et plus précisément à Baalbek pour former les résistants. C’est à cette époque-là d’ailleurs qu’il a appris le farsi.

Lorsque les israéliens se sont retirés jusqu’à la bande frontalière dans le sud du Liban et la Békaa occidentale, il s’est engagé dans l’action militaire de la résistance et a prit part aux opérations contre les positions israéliennes.

Il s’était alors fait remarquer en contribuant au perfectionnement des moyens de combats de la Résistance et en remédiant aux lacunes et aux manques qui se manifestaient lors des combats contre les israéliens et leurs alliés de l’ALS (Armée du Liban-Sud).

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L’une de ses réalisations a été le perfectionnement du « signal corps » ou l’arme des signaleurs, à laquelle il a introduit des modifications qui se sont répercutés sur les deux réseaux de communication avec et sans fil.  Depuis il s’est consacré à tout ce qui a trait à la technologie. C’était d’ailleurs sa passion depuis qu’il était jeune. Il les a développés dans les deux domaines sécuritaire et militaire pour devenir la référence incontournable de la Résistance.
Il a aussi concouru à la confection de l’arsenal balistique de la Résistance et servi de premier conseiller à son commandement.

A la conquête du ciel

Etant inlassablement à la recherche de nouvelles idées pour contourner les mesures de précaution de l’ennemi israélien  sur le sol, il a commencé à envisager l’exploitation du ciel.

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Là aussi, sa quête remonte à très tôt, depuis 1988. En amateur, il s’est mis à collecter de petits moteurs, auxquels il collait des bouts de bois et tentaient de les faire voler. Des dizaines et des dizaines de fois.

Mais ses efforts sont devenus plus formels après l’an 2000, avec la formation d’une unité spécialement conçue pour les drones, baptisée l’Unité de la force aérienne. Il avait auparavant visité l’usine des drones en Iran. Sayed Nasrallah visitait régulièrement ses ateliers, pour être tenu au courant des progrès réalisés. De plus en plus, les chefs de la résistance réclamaient l’introduction de ces appareils dans leurs opérations. Surtout pour les missions d’observation. Ce fut le cas dans une certaine mesure durant la guerre 2006.

Mais c’est dans la guerre en Syrie que ses drones ont fait leur preuve. Dans la plupart des confrontations et surtout dans la bataille de Qousseir.  Ils filmaient les zones qu’ils survolaient et transmettaient les images à la cellule de commandement qui à son tour en informait les groupes de combat sur place. Ainsi, l’emplacement et les déplacements des groupes terroristes étaient à découvert pour la Résistance. La même année, le Hezbollah a envoyé un drone qui a survolé la Palestine occupée pendant plusieurs heures avant d’être détecté et abattu.

Après la bataille de Qousseir, Lakkis s’est fixé comme objectif de franchir un nouveau cap : équiper ces drones de missiles ou roquettes.

C’était en 2012, un an à peine avant son assassinat par Israël qui était parfaitement au courant de ses performances. Depuis le siècle dernier.

Le cerveau technologique 

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En effet, quelques jours après cette date fatidique, les médias israéliens ont publié les rapports de presse qui l’illustrent parfaitement.

« Les améliorations dans les capacités du Hezbollah militaires et techniques sont redevables d’une façon époustouflante au travail d’une seule personne, Hassane Lakkis. Cette personnalité est l’une des plus importantes pour ses capacités créatrices et inventives et l’un des cerveaux technologiques du Hezbollah», l’avaient décrit pour la revue mensuelle américaine Tower Magazine, experte en renseignements militaires israéliens, des responsables militaires israéliens. (31/3/2014)

« Selon le dossier de Lakkis chez le service des renseignements militaires Amane, il jouit de capacités créatives dans le domaine des armements et de leur développement, basées sur son enseignement technique à l’Université libanaise et sur ses propres capacités… Comme le disait le chef du Mossad Meir Dagan, grâce à ses efforts, le Hezbollah est devenu plus puissant et dispose d’une puissance de feu que 90% des Etats du monde ne possèdent pas », a pour sa part expliqué le chroniqueur du journal israélien Yediot Ahronot, Ronen Bergman, le 5 décembre 2013.

« Son héritage a permis au Hezbollah de devancer les organisations similaires dans le monde. Surtout en ce qui concerne les tactiques, la technologie d’attaque et de défense. Lakkis a présidé aussi un projet destiné à développer des drones pour le Hezbollah non seulement pour des fins de surveillance et de collecte de renseignements mais aussi pour des infiltrations et des bombardements de cibles », publiait pour sa part le journal israélien Haaretz le 6 décembre, deux jours après l’assassinat.

Trois tentatives d’assassinat

Auparavant, Lakkis avait fait l’objet de deux autres tentatives d’assassinat.

Dans les années 90, de retour en voiture chez lui, dans la Békaa,  il a échappé grâce à un bulldozer qui entravait la route, le contraignant à emprunter la voie parallèle à celle où l’engin piégé avait été planté.

La deuxième aurait apparemment eu lieu pendant la guerre 2006. Il s’était rendu vers le bâtiment où il habitait à Chiah, dans la banlieue sud. A peine l’avait-il quitté qu’il a été bombardé par un raid israélien. Il y a perdu son fils de 18 ans.

 

« Il souriait »

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Pour la dernière fois, Israël a chargé 12 éléments du Mossad pour le liquider. Deux d’entre eux se devaient de le descendre, en face-à-face. Il venait de descendre de sa voiture lorsqu’ils l’ont abattu.

« Lorsque je suis arrivé, je l’ai trouvé adossé sur la porte de la voiture. Il portait un revolver à la main. Le sang coulait sur son visage.», a raconté son compagnon de route qui l’a connu depuis qu’il était rentré d’Afrique en 1978, et qui a raconté son histoire pour le journal libanais al-Akhbar, pour la commémoration des 5 années de sa disparition.
« Il était souriant », poursuit-il.

Avant de partir, Hassane Lakkis avait réussi les premiers tests du drone armé. Son rêve. Ses compagnons sont en train de le perfectionner et il devrait entrer en action à la prochaine guerre contre Israël.
Ce jour-là, lorsque les médias mettront à la Une : « l’aviation de la Résistance bombarde Israël », le père du drone de la Résistance sourira… depuis sa tombe…depuis son paradis.

 

Source: Divers

https://french.almanar.com.lb/1165518


 

LE HEZBOLLAH DECLARE QUE LES QUATRE COINS DES TERRITOIRES OCCUPES SONT A LA PORTEE DE SES MISSILES

L’armée libanaise en état d’alerte le long de la ligne bleue

Sun Dec 9, 2018 5:3PM

Des combattants du Hezbollah. (Photo d'archives)

Des combattants du Hezbollah. (Photo d'archives)

Le secrétaire général adjoint du Hezbollah a déclaré que le pouvoir de dissuasion de la Résistance empêchait Israël d’attaquer le territoire libanais et a souligné que les quatre coins des territoires occupés étaient à la portée des missiles du Hezbollah.  

Interviewé par le quotidien iranien arabophone al-vefagh, le cheikh Naïm Qassem, secrétaire général adjoint du Hezbollah a évoqué les tentatives du régime israélien destinées à prendre pour cible la Résistance, à Gaza et au Liban.

« Pendant les récents conflits à Gaza, la Résistance palestinienne a réussi à déséquilibrer les rapports de force, ce qui a apaisé davantage la situation dans la bande de Gaza. Avant les récents conflits à Gaza où les groupes de Résistance palestiniens ont enregistré une importante victoire, l’ennemi israélien n’avait aucune idée de comment pouvait être une opération militaire contre le Liban. Israël se sent incapable depuis 2006 face au pouvoir de dissuasion de la Résistance », a déclaré le cheikh Naïm Qassem.

Il a souligné que toutes les régions des territoires occupés, voire Tel-Aviv seraient à la portée des missiles du Hezbollah, en cas du déclenchement d’une nouvelle guerre.

« Israël ne se lance jamais dans un conflit à haut risque. C’est pourquoi il n’est nullement motivé par le fait de déclencher une guerre contre le Liban. En effet, le pouvoir de dissuasion du Hezbollah empêche les Israéliens d’allumer la mèche d’un nouveau conflit contre le Liban ».

Tunnel : la Russie contre Israël?

Si Israël venait à attaquer le Liban, il s'ouvrirait automatiquement les portes de l’enfer car il s’exposera aux milliers de missiles du Hezbollah et de la Résistance palestinienne.

Le secrétaire général adjoint du Hezbollah s’est ensuite attardé sur les évolutions en Syrie, affirmant que la situation s’y améliorait de jours en jours.

« Ce qui saute aux yeux en ce moment, ce sont les victoires qu’accumulent l’armée syrienne et ses alliés sur les champs de bataille. Sur le plan politique, il faut trouver une solution diplomatique, si les tergiversations des États-Unis le permettent ».

Il a réaffirmé que le gouvernement syrien ne s’était pas arrêté et qu’il poursuivait ses missions. « Or, tant que les États-Unis n’adopteront pas une position juste, une solution politique imminente à la crise en Syrie ne semblera pas possible ».

Le numéro 2 du Hezbollah a évoqué la crise au Yémen pour rappeler que l’Arabie saoudite faisait partie du projet des États-Unis. « Les Saoudiens ont beaucoup dépensé jusqu’ici pour les Américains. Ils ont déjà dépensé 450 milliards de dollars pour acheter des armes « Made in USA ». Ils ont en effet payé cette somme pour pouvoir profiter du soutien des États-Unis.

Le secrétaire général adjoint du Hezbollah, le cheikh Naïm Qassem. (Photo d'archives) 

« Le régime saoudien est fondé sur la tyrannie, le pétrodollar et l’hégémonie. D’où ses tentatives pour mettre la main sur le Yémen. D’autre part, les armements utilisés dans cette guerre, les conseils donnés pour poursuivre les conflits et tous les autres détails de la guerre au Yémen sont de nature américaine. Voilà la raison pour laquelle je crois que les Américains sont complices de tous les crimes qui sont commis par l’Arabie saoudite au Yémen », a expliqué le numéro 2 du Hezbollah.

Concernant la récente campagne anti-iranienne des États-Unis, le cheikh Naïm Qassem a déclaré que l’Iran avait toujours réussi à survivre aux campagnes américaines.

« Plus les sanctions anti-iraniennes des États-Unis s’intensifient, plus l’Iran accumule ses succès. Les récentes sanctions imposées à l’Iran sont plus faciles à contrer que les dernières sanctions car elles ne concernent que les États-Unis. La République islamique d’Iran pourra survivre à cette nouvelle ère aussi», a-t-il précisé.

“Bouclier du Nord”: le Hezbollah réagit

Un haut responsable du mouvement de résistance libanais a fait état de la préparation complète des forces de résistance pour riposter aux éventuelles attaques israéliennes.

Le secrétaire général adjoint du Hezbollah a ensuite parlé de la situation intérieure au Liban, rappelant que l’on attendait la décision du Premier ministre, Saad Hariri sur la formation d’un bloc composé de six représentants sunnites, pour la formation du futur gouvernement.

« Si cela a lieu, le nouveau gouvernement libanais pourra se former en un jour ou un peu plus », a-t-il ajouté.

Par ailleurs, les forces de l’armée libanaise se sont mises en état d’alerte à la frontière de la Palestine occupée en réaction aux agissements des militaires israéliens, a-t-on appris des sources libanaises.

Selon la chaîne de télévision libanaise, al-Mayadeen, « les forces de l’armée libanaise ont été amassées le long de la ligne bleue, dans la ville de Meiss El Jabal, au sud du Liban.

https://www.presstv.com/DetailFr/2018/12/09/582443/cheikh-Naim-Qassem-Galilee-Israel-Palestine-Liban-Syrie-Yemen-Iran-Etats-Unis-missiles-attaque-guerre-sanctions-Hariri-Nasrallah-Hezbollah


 

LES UNITES D'ELITE D' "ISRAËL" A LA PORTEE DES COMBATTANTS DU HEZBOLLAH

Les forces spéciales israéliennes à la portée du Hezbollah

Fri Dec 7, 2018 6:21PM

Des combattants du Hezbollah libanais. (Archives)

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Des combattants du Hezbollah libanais. (Archives)

Le Hezbollah libanais a diffusé des vidéos sur les forces spéciales de l’armée israélienne à portée de main des combattants de la Résistance islamique.

Dans ce droit fil, certains habitants du village de Kfar Kala, situé à la frontière entre le Liban et Israël, ont déclaré avoir reçu sur leurs portables des messages audio menaçants de la part du régime israélien. Ces messages appellent les habitants de Kfar Kala à s’éloigner du Hezbollah. Dans le cadre de ces messages, ils ont été menacés qu’en cas de poursuite de leur interaction avec le Hezbollah, leur village serait détruit.

Ces menaces interviennent après que les autorités israéliennes ont prétendu deux jours auparavant que le Hezbollah libanais avait creusé des tunnels depuis les zones frontalières libanaises vers l’intérieur d’Israël.

L’armée israélienne a prétendu avoir découvert et détruit ces tunnels dans le cadre d’une opération baptisée « Bouclier du Nord ».

Tunnel : Israël s’en mord les doigts ?

Le régime de Tel-Aviv s’inquiète de la réaction du mouvement de la Résistance islamique libanaise, Hezbollah à l’opération du Bouclier du Nord.

La tactique des tunnels date de 2006 quand Israël a perdu sa première guerre contre le Hezbollah. Plus tard, la Résistance a vaincu les terroristes takfiristes en Syrie, où ces derniers avaient fait de la guerre souterraine une spécialité. Il est donc hors de question qu’à la prochaine guerre, la Résistance ait recours à une méthode qui est tombée dans l’ornière.

Le « Bouclier du Nord » s’étend du port de Haïfa au nord jusqu’à la frontière libanaise, soit une région d’une profondeur d’environ 80 km et d’une largeur d’environ 40 km. Pour de nombreux analystes, il s’agit surtout d’un exercice militaire destiné à « accoutumer » les forces armées d’Israël à la nouvelle donne régionale. Le tir de 460 missiles depuis Gaza, une enclave qui n’a qu’une profondeur de 30 à 50 km, a mis au pas l’armée israélienne qui, depuis, ne cesse de s’imaginer dans le contexte d’un conflit avec le Hezbollah : « Qu’en sera-t-il si le Hezbollah, qui domine le Sud libanais jusqu’au Sud syrien, se mettait à tirer ses missiles contre Israël ? »

Tunnels : la méga-bourde d’Israël ?

La très bonne qualité des images montre que de l’autre côté de la frontière, les forces du Hezbollah surveillent de près tous les agissements des Israéliens.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a menacé, le jeudi 6 décembre, que l’armée israélienne pourrait intervenir sur le territoire libanais dans l’objectif de réduire à néant ces tunnels. Le Liban et Israël ont 79 kilomètres de frontières terrestres communes.

Le régime israélien a dû se retirer du sud du Liban, en 2000, après deux décennies d’occupation.

Le Liban souligne toutefois que des pans de son territoire restent toujours occupés par Israël.

L’armée israélienne viole, en moyenne, 150 fois par mois l’espace aérien, maritime et terrestre du Liban.

https://www.presstv.com/DetailFr/2018/12/07/582265/Isral-Hezbollah-tunnel-forces-spciales-Rsistance-libanaise


 

SUD LIBAN: LE HEZBOLLAH FAIT ETAT DE LA PREPARATION COMPLETE DES FORCES DE RESISTANCE POUR RIPOSTER AUX EVENTUELLES ATTAQUES ISRAELIENNES

Sud du Liban : « Les forces de la Résistance sont en état d’alerte » (le Hezbollah)

Tue Dec 4, 2018 4:52PM

Un combattant du Hezbollah se tient devant une artillerie antichar à Juroud Arsal, à la frontière entre la Syrie et le Liban, le 29 juillet 2017. ©Reuters

Un combattant du Hezbollah se tient devant une artillerie antichar à Juroud Arsal, à la frontière entre la Syrie et le Liban, le 29 juillet 2017. ©Reuters

Réagissant à l’opération de l’armée israélienne « Bouclier du Nord » pour démanteler de supposés « tunnels du Hezbollah libanais », un haut responsable du mouvement de la résistance libanais a fait état de la préparation complète des forces de résistance pour riposter aux éventuelles attaques israéliennes.

Hassan Hoballah, membre du bureau politique du Hezbollah, a indiqué ce mardi 4 décembre que le temps où Israël pouvait simplement attaquer le Liban était révolu. « Les forces de résistance sont capables de bloquer toute attaque israélienne et d’attaquer à leur tour l’ennemi israélien », a-t-il déclaré lors d’un entretien accordé à Shehab News.

Le régime de Tel-Aviv a annoncé que son armée avait commencé l’opération « Bouclier du Nord » pour démanteler de supposés « tunnels du Hezbollah libanais » dans les territoires palestiniens occupés frontaliers avec le Liban.

L’armée israélienne a mis en place le plus haut niveau d’alerte à la frontière nord des territoires occupés avec le Liban et a entassé ses forces le long de la frontière proche du territoire libanais.

Le donquichottisme à l’israélienne !

Le régime de Tel-Aviv a annoncé que son armée avait commencé l’opération « Bouclier du Nord » pour démanteler de prétendus tunnels du Hezbollah libanais à la frontière nord avec le Liban.

Se référant aux agissements des forces de l’armée israélienne près des frontières libanaises, Hoballah a déclaré que les forces du Hezbollah sur le terrain sont en état d’alerte et de surveillance constante et évaluent actuellement la situation. « La ligne de conduite du Hezbollah dépendra de l’évolution de la situation sur le terrain », a-t-il ajouté.

Le responsable du Hezbollah a noté que la Résistance était aujourd’hui capable de contrer les attaques d’Israël et de lui infliger des coups durs et des dégâts.

Depuis la fin de la guerre de 33 jours, Israël n’ose plus mener des actions hostiles contre la Résistance.

Alors que c’est l’armée israélienne qui a lancé ce mardi matin des opérations près des frontières libanaises, le porte-parole de l’armée israélienne, Afikhay Adrai, vient d’accuser le gouvernement libanais d’être responsable de ce qui se passe sur les frontalières avec le Liban, laissant supposer qu’une guerre est en perspective. 

En effet, le projet de l’opération « Bouclier du Nord » a été lancé par Israël après l’échec de son armée lors de sa récente opération dans la bande de Gaza.

Merkava, un char de pacotille !

Douze ans après le début de la guerre israélienne contre le Liban, le mythe du char invincible Merkava n’existe plus.

Douze ans après la guerre des 33 jours, il semble que l’équilibre des pouvoirs dans la région a été renversé en faveur du Hezbollah libanais. Le mouvement a acquis une vaste expérience du champ de bataille en Syrie et se dit prêt pour une autre guerre contre Israël si nécessaire.

https://www.presstv.com/DetailFr/2018/12/04/581982/Isral-lance-Bouclier-du-Nord-le-Hezbollah-ragit


LE HEZBOLLAH LIBANAIS: "SIONISTES, SI VOUS OSEZ, VOUS LE REGRETTEREZ" (VIDEO)

Hezbollah : « Sionistes, si vous osez, vous le regretterez » (Vidéo)

 Depuis 6 heures  1 décembre 2018

riposte

 Hezbollah - Liban - Moyent-Orient

 

Le Média de guerre du Hezbollah a publié vendredi soir un vidéoclip intitulé « Sionistes, si vous osez, vous le regretterez ». Le clip, sous titré en hébreu, menace Israël de représailles en cas d’agression contre le Liban.

Le clip montre des cibles stratégiques israéliennes, dont le ministère de la Défense à Tel-Aviv, vues du viseur d’un avion, avec en voix-off le secrétaire général du Hezbollah, Sayed Hassan Nasrallah, qui dit : « Nous riposterons inéluctablement à toute agression, tout raid aérien ou tout bombardement contre le Liban ».

 

Source: Médias

https://french.almanar.com.lb/1150415


 

"ISRAËL" DANS LA LIGNE DE MIRE DES COMBATTANTS DU HEZBOLLAH

Israël sera sous le feu du Hezbollah lors de la prochaine guerre (Haut cadre militaire israélien)

Thu Nov 29, 2018 8:1PM

Un combattant du Hezbollah derrière un lance-roquettes. ©AP/Archives

Un combattant du Hezbollah derrière un lance-roquettes. ©AP/Archives

Le chef du commandement du Front intérieur d’Israël, Tamir Yadai, avertit que Tel-Aviv serait sous le feu des missiles du Hezbollah lors d'une prochaine guerre.

Le général Tamir Yadai, chef du commandement du Front intérieur d’Israël, a déclaré dans une conférence à Ashkelon que « dans la guerre à venir, il n’y aura pas de situation dans laquelle les militaires israéliens se battraient dans le nord des territoires occupés et à Gaza pendant que les Israéliens à Tel-Aviv seraient en train de boire du café. »

Le général Tamir Yadai, chef du commandement du Front intérieur d’Israël, le 6 janvier 2014. (Photo d’archives)

« Tout cela est révolu », a lancé le commandant israélien.

Lire aussi : Le Hezbollah est capable de frapper Israël sans la moindre erreur

Yossi Yehoshua, journaliste de Yediot Aharonot, qui ironise en disant que Yadai devrait « s’en tenir aux roquettes, pas au cappuccino », tire la sonnette d’alarme face à la menace que pourrait représenter le Hezbollah à l’avenir. Et d’indiquer à ce propos :

« Le Hezbollah peut tirer 1 500 roquettes par jour au cours des quatre premiers jours, puis 1 200 par jour. Et nous ne parlons pas d’une roquette à ogive de 20 kg, mais aussi d’ogives de 200 kg, 300 ou même plus. »

Lire aussi : Les missiles du Hezbollah peuvent atteindre toute cible israélienne

https://www.presstv.com/DetailFr/2018/11/29/581519/Isral-dans-la-ligne-de-mire-du-Hezbollah


 

POUR DES RAISONS POLITIQUES LE LIBAN A REFUSE UN DON MILITAIRE RUSSE

Pourquoi le Liban a-t-il refusé un don militaire russe?

 Depuis 2 heures  27 novembre 2018

Le ministre libanais de la Défense Yaacoub al-Sarraf en Russie (2017)

Le ministre libanais de la Défense Yaacoub al-Sarraf en Russie (2017)

 Liban - Moyent-Orient - Spécial notre site

 

Leila Mazboudi

Quelques jours avant la fête de l’indépendance qui a eu lieu le 22 novembre dernier, le Liban a refusé un don russe militaire pour des raisons politiques, a révélé le quotidien libanais al-Akhbar, ce lundi 26 novembre.

Il s’agissait de munitions offerts par le ministère russe de la Défense et qui comprend des millions de balles de différents calibres et pour plusieurs fusils et mitrailleuses moyennes. Son coût est estimé à quelque 5 millions de dollars. En plus d’autres armements.
Le refus libanais a été justifié par le prétexte que les calibres fournis ne correspondent pas aux armes de l’armée libanaise, lesquels seraient plus compatibles avec ceux de l’Otan. Pourtant les forces armées libanaises possèdent des dizaines de milliers de fusils Kalachnikovs et de mitrailleuses PKS et ont besoin de ces munitions, constate al-Akhbar.

Des obstacles libanais aux armes russes

Avant cette justification d’ordre technique qui a été envoyée à la Russie via son attaché militaire au Liban, plusieurs obstacles avaient été dressés pour retarder l’arrivée du don qui était prévu pour le mois de juin.
Le journal libanais en a aussi énuméré quelques-uns.
Dans un premier moment, alors que la cargaison avait été préparée,  empaquetée, et transportée au port russe, « une erreur technique », a été glissée dans le certificat de « consommateur final » présenté par les Libanais. Les multiples demandes russes pour le rectifier sont restées lettre morte. C’est alors que la Russie a décidé de transporter la cargaison sur son compte.

Mais les Libanais ont à nouveau dressé un nouvel obstacle. Ils ont argué que le port de Beyrouth ne pouvait accueillir aucun navire militaire, car la surface du bassin de la base navale de Beyrouth est insuffisante.
Or, une source militaire libanaise a nié en bloc ce prétexte assurant que la véritable raison du refus des Libanais puise son origine du rejet américain.

Ce n’est pas une initiative russe

Pourtant, la décision russe d’offrir un don militaire au Liban n’émane pas de sa propre initiative. C’est le fruit de deux démarches libanaises : la première, lorsque l’armée libanaise a envoyé aux Russes une liste de ses besoins en armements après la suspension du don saoudien. La seconde, est la visite en Russie l’an dernier du ministre de la Défense libanais Yaakoub al-Sarraf,  au cours de laquelle il a exposé les besoins de l’armée libanaise.

Une commission militaire commune libano-russe s’était aussi rencontrée à plusieurs reprises  pour finaliser cette demande, laquelle a nécessité par la suite la promulgation d’un décret de la part du président russe en personne pour la sortir des dépôts de l’armée russe et la préparer.
Moscou ayant décidé de faire le don d’un échantillon de ses munitions, comme prélude à un processus de coopération militaire, dans le cadre de la mise en exécution de la coopération militaire technique conclue entre les deux pays, laquelle devrait introduire à un accord de coopération militaire qui aurait dû être signé  avant les élections parlementaires.

Mais les Américains et les Britanniques ont réussi à convaincre le chef du gouvernement Saad Hariri d’empêcher sa signature.

Les pressions américaines et occidentales

La semaine passée aussi, alors que tout était prêt pour finaliser la livraison des munitions, le refus a cette fois-ci été exprimé clairement. Selon le journal libanais, «son origine est inconnue ». Il croit deviner que ce refus illustre toutefois une décision politique qui vient des plus hautes sphères de l’Etat libanais. Sachant qu’elle n’a pas été prise au sein du Conseil des ministres libanais.

« Le message dissimule derrière lui une décision politique libanaise, d’origine encore inconnue. Elle est destinée à jeter l’armée libanaise dans les bras de l’armement américain exclusif et à l’isoler de toute autre source d’armement en dehors de l’Otan », a écrit le journal.
Et de poursuivre : «il est clair pour les Libanais comme pour les Russes que les Américains interdisent toute coopération militaire du Liban avec la Russie et que d’aucuns au Liban exécutent les desideratas des Etats-Unis sans aucune résistance ».

Des sources diplomatiques liées au Moyen-Orient attribuent la démarche libanaise aux pressions américaines et britanniques, dans le cadre des tentatives de l’occident destinées à réduire le champ d’action de Moscou en Orient.

Selon certains observateurs, le fait de placer les tentatives américaines -et par extension occidentales- dans le cadre de leur confrontation contre la Russie ne suffisent pas à les expliquer. Les Iraniens, également font l’objet de tentatives similaires lorsqu’il s’agit de transaction militaire avec le pays des cèdres.
Elles s’inscrivent plutôt dans le cadre des velléités occidentales sournoises visant à rallier le Liban à leur cercle d’influence. L’enjeu étant principalement de limiter ses atouts de force, militaires entre autre, pour garantir la supériorité militaire d’Israël.  Et cela remonte à bien longtemps.

Or, cette manigance-là a largement contribué à ce que les Libanais cherchent d’autres alternatives. La Résistance a été l’une d’entre elles.

https://french.almanar.com.lb/1141989


 

"ISRAËL" PLANIFIE D'ASSASSINER SEYYED NASRALLAH, LE LEADER DU HEZBOLLAH LIBANAIS

Hezbollah : Israël ouvre les vieux placards

Mon Nov 26, 2018 1:54PM

Seyyed Hassan Nasrallah, secrétaire général du Hezbollah libanais. (Archives)

Seyyed Hassan Nasrallah, secrétaire général du Hezbollah libanais. (Archives)

Effectivement, Israël est à court d'idée : face à la montée en puissance de l'axe de la Résistance et surtout du Hezbollah aussi bien au Liban qu'en Syrie, les gradés israéliens ouvrent de vieux placards. Que faire pour "neutraliser" le chef du Hezbollah? "Le décapiter", répond un commandant israélien, un dénommé Ai Levy. C'est depuis 2006 que le régime de Tel-Aviv cherche, en vain, à éliminer le secrétaire général du Hezbollah. Le problème c'est que les Israéliens croient bien plus en Nasrallah qu'ils ne croient en aucun de leurs propres dirigeants. 

Le commandant d'une des unités militaires israéliennes a plaidé pour l’examen de la possibilité d'assassinat de Seyyed Hassan Nasrallah, secrétaire général du Hezbollah libanais.

PressTV-Israël peut-il assassiner Nasrallah?

Un officier de l'armée israélienne a été épinglé pour ses propos sur l'idée de l'assassinat du secrétaire général du Hezbollah.

« La personnalité et les expériences militaires de Seyyed Hassan Nasrallah l'ont transformé en un centre de gravité, son ciblage touche donc toute son organisation, des commandants supérieurs jusqu’aux simples soldats», a proféré le commandant de l’unité 300 de l’armée israélienne Ai Levy.

Dans le bulletin mensuel officiel Ma'arakhot publié par l'armée israélienneLevy a recommandé de se battre au cœur des zones où ont été déployées des forces de l'ennemi malgré "les risques que cela représente. Le commandant militaire israélien a également appelé à "un positionnement correct des unités de commando de combat dans le but de mettre à genoux l'ennemi".

Et à propos de l'assassinat de Hassan Nasrallah, Levy a déclaré: "Devrions-nous prendre une décision similaire et tuer les dirigeants des organisations ennemies, par exemple, Nasrallah?" "Mais l'idée de nuire à l'esprit de combat de l'ennemi en portant atteinte à sa propriété doit être examinée ... Nous devons adopter un argument non par la force, mais par la ruse. Il faut se servir des commandos et surprendre l’ennemi tout en détruisant ses équipements à la profondeur des zones où il est actif. Nous pourrons ainsi saper son esprit de guerre ».

Le site web israélien Walla s’est attardé sur le sujet pour dire : « Le plan  d'assassinat des dirigeants ennemis, y compris Nasrallah, n'est pas chose nouvelle. En été 2006, on a essayé de l’assassiner à Beyrouth, mais un tel appel est rare et exceptionnel dans la conjoncture où la paix règne entre Israël et le Hezbollah ».

« Lorsque Tel-Aviv s’est rendu compte que Nasrallah est plus dangereux que l'ancien secrétaire général du Hezbollah, Abbas al-Mousaoui il a regretté de l'avoir assassiné en 1992. Israël n'a même pas reconnu son rôle dans l'assassinat d’Imad Moughniyah, éminent dirigeant du Hezbollah à Damas », a-t-on appris de la même source.

Golan : le Hezbollah embrasera le front?

Les Israéliens sont paniqués de voir le secrétaire général du Hezbollah libanais vouloir former un front au Golan, sous le commandement de l’armée syrienne et du Hezbollah. Ce qui nuirait, plus que jamais, aux occupants.

https://www.presstv.com/DetailFr/2018/11/26/581184/Isral-planifie-dassassiner-Nasrallah


 

LE HEZBOLLAH AU LIBAN: L'HEGEMONIE DES USA, C'EST FINI

Le Hezbollah au Liban : l’hégémonie des USA, c’est fini

Par Elijah J. Magnier 
Arrêt sur info — 22 novembre 2018

 

Par Elijah J Magnier

Paru le 21 novembre 2018 sur le blog de l’auteur 

Traduction : Daniel G.

 

La politique de l’administration américaine envers le Liban est de toute évidence mouvante et instable, avec à sa tête un président qui manque de connaissances générales sur le Moyen-Orient et par-dessus tout sur le rôle du Hezbollah dans la région. Le président Donald Trump serait apparemment prêt à réduire son soutien militaire à l’armée libanaise et à imposer de nouvelles sanctions au Liban, sans savoir que ce faisant, il renforce l’Axe de la résistance et jette le Pays du Cèdre dans les bras de la Russie et de l’Iran. Pendant que les USA infligeaient d’autres sanctions au Hezbollah, leurs partenaires européens ont tenu ces derniers mois des réunions secrètes avec des dirigeants de l’organisation pendant la visite de leurs délégations officielles à Beyrouth.

L’hégémonie des USA s’effrite peu à peu au Moyen-Orient. En Irak, le groupe armé « État islamique » (Daech) a pris son essor sous l’œil attentif et complaisant de l’administration américaine dans les mois qui ont suivi son occupation de Mossoul en juin 2014. Washington considérait Daech comme un atout stratégique, sans s’apercevoir que sa politique sans scrupule se retournerait contre ses propres intérêts au Moyen-Orient. Il s’est ainsi mis à dos l’Europe, mais surtout les peuples du Moyen-Orient, en particulier les minorités qui ont souffert énormément de la tyrannie de Daech.

La politique impitoyable des USA a mené à la création des Hachd al-Chaa’bi (les Forces de mobilisation populaire). Ces forces sont devenues depuis un membre essentiel de l’Axe de la résistance, qui rejette l’hégémonie américaine et dont l’idéologie axée sur l’indépendance comprend des objectifs similaires à ceux de l’Iran et du Hezbollah. Ces forces nationales sont généralement hostiles à Israël et à la présence des forces américaines en Mésopotamie.

De plus, les nouveaux dirigeants irakiens (le premier ministre Adel Abdel Mehdi, le président du parlement Mohamed al-Halbousi et le président Barham Salih) ont été choisis en parfaite harmonie avec la volonté de l’Iran. Si l’Irak doit choisir entre Téhéran et Washington, il ne prendra pas position en faveur de sanctions contre le peuple iranien, peu importe les conséquences. Puis si les USA forcent la main de l’Irak à cet égard, ils perdront la Mésopotamie au profit de l’Iran et de la Russie. Moscou a d’ailleurs déjà sa place au centre opérationnel de Bagdad qu’il partage avec des conseillers militaires irakiens, syriens et iraniens de haut rang, en étant prêt à combler le vide si les USA cessent ou limitent leur soutien militaire à l’Irak, tout en veillant à ce que Daech ne revienne pas occuper quelque ville que ce soit en Mésopotamie.

En Syrie, les USA, ainsi que leurs partenaires européens et arabes, visaient un changement de régime et sont devenus inextricablement liés à une politique de destruction délibérée du Levant, dont l’objectif est la chute du président Bachar al-Assad. Le Qatar à lui seul aurait investi plus de 130 milliards de dollars dans cet objectif raté. Aujourd’hui, l’estimation la plus faible des coûts de reconstruction de la Syrie oscille entre 250 et 350 milliards de dollars. La guerre imposée à la Syrie a entraîné la formation de nombreux groupes syriens entraînés par l’Iran et le Hezbollah, qui ont naturellement partagé leur expérience de la guerre avec leurs alliés. Si Assad le souhaite, ces groupes formeront une alliance solide avec l’Axe de la résistance qui prend de l’ampleur en Irak et qui existe depuis des décennies au Liban.

En Palestine, le Hamas s’est joint à la campagne visant un changement de régime en Syrie au début de la guerre en 2011. Ses dirigeants politiques ont alors déclaré leur animosité envers Assad et bon nombre de combattants du Hamas se sont ralliés à al-Qaeda tandis que d’autres ont opté pour Daech, notamment dans le camp palestinien de Yarmouk, au sud de Damas. Ces combattants palestiniens ont partagé avec les combattants syriens et étrangers leur expérience de la guérilla apprise de l’Iran et dans les camps d’entraînement du Hezbollah. Quelques-uns d’entre eux ont commis des attaques suicide contre les forces de sécurité irakiennes et des civils en Mésopotamie, et contre l’armée syrienne et ses alliés, dont le Hezbollah, au Levant.

Mais l’administration américaine a décidé de prendre ses distances de la cause palestinienne et de s’engager inconditionnellement en faveur de la politique d’apartheid israélienne à l’endroit de la Palestine. Bref, les USA soutiennent Israël aveuglément. Ils ont déclaré que Jérusalem est la capitale d’Israël, ont suspendu l’aide financière aux institutions de l’ONU qui soutiennent les réfugiés palestiniens (écoles, soins médicaux, logements) et ont rejeté le droit de retour des Palestiniens.

Tout cela a poussé divers groupes palestiniens, y compris l’Autorité palestinienne, à reconnaître que toute négociation avec Israël est inutile et que les USA ne peuvent plus être considérés comme un partenaire fiable. En outre, le changement de régime raté en Syrie et les conditions humiliantes rattachées au soutien financier arabe ont été, d’une certaine façon, les dernières gouttes qui ont fait déborder le vase et convaincu le Hamas de changer sa position, en renonçant à l’accord d’Oslo et en se joignant à l’Axe de la résistance.

Les 48 heures qu’ont duré la dernière bataille à Gaza les 12 et 13 novembre ont mis en lumière une unité sans précédent entre le Hamas, le Djihad islamique et de nombreux autres groupes palestiniens (13 groupes au total étaient réunis pour la toute première fois dans un même centre de commandement militaire), ainsi que leur proximité à l’Iran et au Hezbollah. C’est une autre illustration de l’échec de la politique des USA au Moyen-Orient.

Au Liban, le Hezbollah a acquis une expérience unique et impressionnante de la guerre au cours des cinq dernières années de lutte contre les groupes extrémistes que sont al-Qaeda et Daech, en combattant aux côtés de deux armées classiques sur de nombreux fronts : l’armée syrienne et l’armée de la superpuissance russe. Les USA semblent maintenant prêts à monter la pression sur le Liban afin de paralyser encore plus son économie. Ces sanctions vont probablement affecter davantage le Liban que le Hezbollah comme tel.

Les USA ont mis sur leur « liste des terroristes » des propriétaires de bureaux de change au Liban qui ont échangé des euros obtenus de l’Iran contre des dollars. Ils ont arrêté un homme d’affaires bien connu qui profite de la sympathie que lui témoigne le Hezbollah et qui vend ses propriétés à rabais aux militants du Hezbollah et à leurs familles.

Avec la collaboration de l’ancien premier ministre Haidar Abadi, les USA ont également obtenu de Bagdad de geler plus de 90 millions de dollars dus à un entrepreneur en construction libanais qui avait honoré des contrats dans diverses villes irakiennes, parce que les Américains l’accusent d’être proche du Hezbollah.

En outre, le département du Trésor des USA oblige la banque centrale libanaise à fournir une quantité impressionnante de renseignements et de données sur les civils, sous le prétexte de la lutte contre le terrorisme, et a réussi à geler les comptes de nombreux chiites, y compris ceux qui n’ont absolument rien à voir avec le Hezbollah.

Enfin, l’administration américaine a ajouté à sa liste des terroristes le secrétaire général du Hezbollah, son adjoint et divers hauts dirigeants. Ces hommes ne pourront ainsi jamais visiter Disneyland ou se la couler douce à Las Vegas!

Les USA ne semblent pas s’apercevoir que l’Iran et la Russie ne demandent pas mieux que de voir les USA lever leur soutien conditionnel à l’armée et au gouvernement libanais. En coordination avec le gouvernement libanais, l’Iran peut construire de nombreuses usines au Liban, fort de son expérience dans divers domaines, dont l’industrie pharmaceutique, la production automobile, les services publics et l’industrie militaire. Pour sa part, la Russie s’active déjà à établir des relations avec les responsables libanais, en les invitant à Moscou, ce qui lui permettra d’accroître sa présence et de s’implanter au Liban.

Les USA ne peuvent rien faire aujourd’hui pour réduire la puissance militaire du Hezbollah. Sayyed Nasrallah serait apparemment prêt à lancer ses missiles de précision contre Israël pour montrer sa force et, surtout, pour faire ressortir toute la faiblesse d’Israël dans une guerre à venir. Il ne fait aucun doute qu’Israël possède un arsenal militaire impressionnant ayant une grande capacité de destruction. Sauf que depuis 1949, Israël n’a jamais eu à subir les tirs de missiles de précision, aux ogives contenant des centaines d’explosifs, capables de survoler l’ensemble du territoire israélien et d’atteindre n’importe quelle cible.

Si le Dôme de fer d’Israël arrive à intercepter 80 % des missiles du Hezbollah, les conséquences découlant des 2 000 missiles (sur 10 000, dont 8 000 seraient interceptés) qui atteindraient leurs cibles avec 400 à 500 kg de charge explosive chacun sont inconcevables pour Israël. C’est l’équivalent d’un million de kg d’explosifs, et ce, dans l’éventualité où le Hezbollah se limitait à 10 000 missiles (Israël soutient que le Hezbollah possède 150 000 roquettes et missiles).

Le Hezbollah représente une partie importante de la population libanaise. C’est une organisation non conventionnelle, qui a fini par faire partie intégrante « du cœur et de l’esprit » de la population, une ancienne stratégie que le Hezbollah a adoptée pour mieux s’intégrer à la population et à la société dans laquelle il vit.

Le Hezbollah a déployé sa force à l’échelle nationale à une occasion, soit le 7 mai 2008, lorsque le groupe a pris la capitale libanaise en ne tirant que quelques coups de feu et en beaucoup moins de temps qu’il n’a fallu à Israël pour occuper Beyrouth en 1982. Le Hezbollah n’a pas besoin de recourir à la force militaire pour contrôler le Liban. D’autant plus que les chiites libanais ne sont dorénavant plus les seuls à faire partie de l’Axe de la résistance. L’Axe n’hésitera pas à se retourner contre les USA s’il est poussé à prendre le contrôle du pays, ce qui pourrait survenir si les USA poursuivent leurs efforts en vue de subjuguer le Liban à leur hégémonie.

 

Elijah J Magnier

Article original: Elijah J Magnier

 

Un commentaire intéressant de la part de l’historienne tunisienne Zohra Credy

« Excellente analyse. Les événements de ces 2 derniers jours confirment les propos de l’auteur. Pour l’Irak , le chef du gouvernement irakien a déclaré hier que son pays ne respecterait pas les sanctions imposées par les USA contre l’Iran et qu’il continuera à entretenir des échanges avec son voisin. Autre signe de changement, il a annoncé son attention de se rapprocher davantage de la Russie en précisant que l’Irak n’acceptera le diktat de personne, en clair les pressions américaines. Sur le plan militaire le Hachd-al-Chaabi aidé par d’autres forces militaires a devancé les américains en assurant son contrôle sur toutes les frontières irako-syriennes barrant la route à l’installation des américains. Au Liban, selon le site al-Manar le président libanais Michel Aoun aurait demandé aux russes d’assurer la couverture aérienne de l’espace libanais comme c’est fait pour la Syrie. Si les russes répondent positivement la présence des USA et la marge de manoeuvre de son protégé israélien seront réduites à presque rien. Sur le plan politique, le camp pro-américain a perdu la majorité aux élections parlementaires au Liban. Le camp de la résistance est sorti victorieux. Même à Beyrouth bastion du sunnisme le camp pro-américain protégé des wahhabites a perdu de nombreux sièges et a été devancé par la liste des sunnites pro-Hezbollah. Au Levant, les USA et leurs alliés sont en perte de terrain face à l’axe de la Résistance. L’instrumentamisation du terrorisme que l’occident a utilisé comme arme pour affaiblir l’axe des insoumis au diktat sionisto-américain a eu un effet inverse. Elle a consolidé les forces de résistance et a davantage légitimé leurs actions et élargi leur base populaire. Les USA et les forces colonialistes sont des mauvais élèves comme avait dit le général Giap, ils sont aveuglés par leur puissance technologique et imbus de leur ethnocentrisme pour chercher à comprendre le Levant. S’ils étaient moins arrogants ils sauront que le soleil après son coucher ne se lève qu’au Levant…« 

https://arretsurinfo.ch/le-hezbollah-au-liban-lhegemonie-des-usa-cest-fini/