LE HEZBOLLAH, L'AMI DES PEUPLES, ENNEMI N°1 D' "ISRAËL"

 

Le service de renseignements de l’armée israélienne (Aman) a élevé son évaluation de risque de guerre cette année avec le Hezbollah de «faible» à «moyen». L’organisation libanaise est désormais considérée comme le danger numéro un par les militaires israéliens.

«Bien que le Hezbollah n’ait pas d’avions et de chars, cela ne l’empêche pas de disposer de capacités égales à une armée. L’organisation compte 45 000 combattants, ainsi que des dizaines de milliers de roquettes et de missiles à courte et moyenne portées», affirme un officier.

Ce constat traduit un changement dans la perception du Hezbollah. Au début des années 90, le Hezbollah entrait dans la catégorie des «organisations terroristes», puis le mouvement est passé dans celle des «organisations de guérilla» avant que, dans le contexte de la guerre en Syrie et de l’implication croissante du Hezbollah dans ce conflit, l’organisation soit désormais perçue comme une armée.

Parmi les scénarios envisagés par les spécialistes d’Aman figure une attaque surprise le long de la frontière libanaise avec des forces de commandos visant une ou plusieurs localités israéliennes ou des bases militaires isolées, afin d’entamer un conflit avec des images de victoire, un «coup» dont «Israël» aurait du mal à se remettre sur le front médiatique.

C’est à ce genre d’opération que Hassan Nasrallah, le secrétaire général du Hezbollah, fait allusion lorsqu’il proclame son intention de «conquérir la Galilée». Dans cas de figure, il est évident que si ce genre d’infiltration réussissait, il ne manquerait pas de porter atteinte au dispositif des unités israéliennes le long de la frontière en désorganisant les plans tout en retardant la mobilisation des unités de réserves.

Il est difficile pour une armée régulière de manœuvrer rapidement dans la région frontalière avec le Liban en raison du caractère escarpé et montagneux du terrain. «Cette topographie joue en faveur de l’attaquant et lui offre des possibilités de nous surprendre, sans avoir, par exemple, à creuser des tunnels, comme c’est le cas dans la bande de Gaza avec le Hamas», ajoute l’officier.

Jusqu’à présent, les militaires israéliens estimaient que le Hezbollah est suffisamment «occupé» en Syrie pour ne pas déclencher une confrontation avec «Israël». «Mais un conflit peut intervenir à la suite d’un simple malentendu des deux côtés de la frontière», poursuit l’officier. Pour faire face à cette éventualité, l’armée israélienne a accéléré, ces derniers mois, les travaux du génie le long de la frontière, en multipliant les obstacles, en vue de rendre plus difficiles des infiltrations tout en multipliant les missions de surveillance et de renseignements, notamment à l’aide de drones.

Sur le front intérieur, également, les militaires israéliens préparent peu à peu la population civile à l’idée qu’en cas de guerre, les pertes parmi les soldats risquent d’être lourdes, mais aussi que les roquettes du Hezbollah ne manqueront pas de toucher des localités israéliennes, dont les habitants devront être au moins partiellement évacués vers le sud du pays.

De plus les missiles de l’organisation ont toutes les chances de provoquer des dégâts beaucoup plus importants dans la région de «Tel-Aviv», le cœur économique du pays, que ceux enregistrés lors de la précédente guerre au Liban en 2006 ou lors d’attaques du Hamas en 2014. Face à ces menaces, les militaires espèrent que l’effet de dissuasion continuera à jouer.

L’actuel chef d’état-major, le général Gadi Eisenkot, est le principal concepteur de la doctrine «Dahiya», qui fait référence au quartier de Beyrouth, qui abritait le quartier général du Hezbollah avant d’être rasé par l’aviation israélienne en 2006. Cette doctrine se rapporte à une guerre asymétrique en milieu urbain et prône un usage de la force «disproportionné» au cours de représailles contre des zones civiles à titre de dissuasion.

Source : sites web   17-03-2016 | 11:19

http://www.french.alahednews.com.lb/essaydetails.php?eid=17762&cid=293#.Vur0BObXqSo


 

 

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