LIBAN : LA RESISTANCE, 9 ANS APRES 2006 FORCE DE DISSUATION PERMANENTE

 

A plusieurs mètres de la Palestine occupée, un petit groupe de moudjahidines est positionné dans une terre, ce qui témoigne  de la défaite de la légende sioniste. Là, où la gloire fut écrite par le sang, l’encre et la pensée, un des officiers de la Résistance islamique observe les colonies de l’ennemi qui s’étendent à perte de vue…

Il évoque des propos de son chef sayed Hassan Nasrallah, lorsqu’il avait appelé les combattants à se préparer pour la journée de l’invasion de la Galilée. Il prévoit la proximité de cette journée: «C’est une question de temps. Nous sommes toujours prêts».La Résistance, neuf ans après 2006: dissuasion permanente.

Neuf ans sont passés depuis l’offensive de juillet 2006. Les combattants n’ont oublié aucun des détails de la guerre des 33 jours…

Dans leur esprit sont toujours présents les souvenirs des batailles directes avec les sionistes. Ils glorifient toujours le sacrifice et la loyauté à la cause qu’ils ont choisie de défendre: passion inépuisable pour la lutte en faveur de la patrie et de sa libération. En plus d’un renoncement aux jouissances du monde.

Avec un calme non perturbé par le chaos de la politique libanaise locale, l’officier de la Résistance islamique, Hadi, nous attendait. Il nous accueille avec une convivialité flegmatique. Le dialogue est ouvert. La teneur, militaire. Sur fond de survol des drones ennemis, Hadi entame son discours. La guerre de juillet est présente dans tous ses détails. Comment décrire l’état de la Résistance après une décennie de sa victoire divine le 14 août 2006?

«Depuis les premiers jours de la fin de cette guerre, le Hezbollah a commencé à en tirer les leçons et à examiner les données relatives aux combats et ce par des commissions secrètes actives sur le terrain. En effet, le commandement militaire de la Résistance a déployé des efforts drastiques dans l’étude des résultats de la guerre et de la victoire, dans le but d’introduire ces données dans le système des combats en préparation à la prochaine confrontation avec «Israël». Dans le même moment, l’ennemi effectuait aussi ses propres enquêtes après la formation de la commission Winograd afin d’évaluer  les raisons de son échec au niveau du commandement d’état-major et de la performance des unités terrestres, aériennes et maritimes», a indiqué Hadi.

Selon ses propos, la Résistance et dès les premiers instants de la cessation de l’offensive, prévoyait  la possibilité de la reprise des raids et des agressions sionistes, notamment lorsque l’ennemi a réintégré ses forces terrestres, aériennes et maritimes dans lesLa Résistance, neuf ans après 2006: dissuasion permanente. camps d’entrainement. Pour cette raison on a annoncé le 14 août la cessation des hostilités non de la guerre qui pourrait redémarrer en tout moment.

«Le Hezbollah n’a jamais lâché prise tout au long des neuf dernières années, a indiqué Hadi. Le parti a bien examiné les points faibles de l’ennemi ainsi que les lacunes qu’il doit combler dans l’avenir sur le front. Et c’est sur ces bases qu’il a bâti ses préparatifs pour l’heure H de la confrontation».

La Résistance ne néglige aucun des préparatifs en cours dans l’entité sioniste. C’est ce qu’affirme Hadi. De ce fait, tout nouveau plan militaire introduit dans la doctrine de combat de l’ennemi sera vain. La question est désormais tranchée dans l’intérêt de la Résistance qui a concentré ses efforts durant les neuf dernières années sur le développement de sa doctrine militaire ainsi que de ses méthodes d’action tout en accumulant les expériences des batailles  en cours en Syrie, surtout les combats auprès de l’armée syrienne. Des combats qui lui ont permis de jouir davantage d’expertises militaires dans le maniement de différentes types d’armes, arrivant même aux roquettes antichars et la conduite des tanks. Ainsi les moudjahidines  ont accumulé deux types d’expériences, celles des armées classiques et celles des guérillas.

En dépit du fait que le projet du développement de l’action de la Résistance date de la période d’avant 2006, la période des combats a imposé au Hezbollah le recours à de nouvelles tactiques qui ont contribué à la réalisation des exploits militaires contre l’ennemi. Pour cette fin, le parti a développé deux niveaux du combat: le premier, à courte portée, basé sur la consolidation des lignes de défense de la Résistance à partir de la frontière avec la Palestine arrivant aux villages du nord et du sud du fleuve Litani. Le second à longue portée, basé sur la capacité à frapper dans la profondeur de l’entité sioniste dans une guerre d’usure visant à paralyser l’action de l’ennemi et plus tard à l’entrainer vers le territoire libanais afin de lui assener des frappes directes.

Au niveau de l’équipement et des ressources humaines, la Résistance tenait toujours à bien équiper ses moudjahidines pour la confrontation directe avec le soldat sioniste. Par contre, l’armée israélienne se concentrait sur la consolidation de la force du combattant  qui compte surtout sur ses armes, au moment où le Hezbollah œuvre dans le but d’ancrer la doctrine du jihad dansLa Résistance, neuf ans après 2006: dissuasion permanente. son esprit, en harmonie avec ce que disait le chef des deux victoires, hajj Imad Moghnieh, «l’esprit est la base».

Hadi affirme que «la Résistance ne compte point révéler son potentiel devant le public, laissant le soin du pronostic à l’ennemi. Ce dernier qui reconnait que la situation du Hezbollah est désormais différente de celle du parti en 2006. Il cite dans ce contexte des responsables israéliens selon lesquels la Résistance a réussi un développement fulgurant après avoir bien compris les Israéliens et bâti ses capacités après avoir examiné les détails des trois guerres déchainées par l’ennemi contre Gaza, dans le but de prévenir toute avancée surprise de l’ennemi sur le terrain».

La question permanente chez les Israéliens est relative aux scénarios de la prochaine guerre avec le Hezbollah. Du point de vue de la Résistance, les dispositions sur lesquelles insistent les israéliens périodiquement  devant leur public vise à maintenir le sentiment de la peur et de la vigilance, afin de le pousser à coexister avec la situation de non-guerre. La Résistance perçoit dans ce fait une expression claire de sa capacité à dissuader l’ennemi et à susciter son inquiétude, comme a précisé Hadi.

Les empreintes de hajj Imad Moghnieh étaient  claires dans toutes les étapes de la guerre, affirme Hadi. Des empreintes illustrées dans les surprises et les plans stratégiques sur le front et dans le développement du système de combat du Hezbollah.

Hajj Imad s’est réuni à plusieurs reprises avec les moudjahidines, notamment dans les lieux où il a personnellement contribué dans l’effort militaire. Il était toujours en contact direct avec les unités de la Résistance sur le front, en dirigeant les combats même deLa Résistance, neuf ans après 2006: dissuasion permanente. sa vive voix parfois.

Pour sa part, le martyr hajj Hassan Lakkis, a joué un rôle  efficace au niveau des techniques technologiques durant l’offensive.

Hadi ne se soucie guère de toutes les guerres psychologiques menées contre la Résistance. Lui et ses compagnons du jihad concentrent leur attention sur l’ennemi. Selon ses propos, rien n’égalise dans son importance le fusil de la Résistance. Lui et ses homologues sont toujours prêts à la confrontation avec l’ennemi, puisqu’ils sentent qu’ils sont nés pour suivre la voie de la lutte qui circule dans leur sang.

Le discours militaire n’élimine point les positions humaines provoquées par le cours des évènements sur les fronts.

Un jour, un groupe de moudjahidines a été assiégé durant trois jours à Bent- jbel, privé de nourriture et d’eau. L'état de santé d’un membre de ce groupe s’est détérioré. Le commandement de la Résistance a préféré retirer cet homme du front, en dépit de la difficulté de la mission qui a réussi en fin de compte. Hadi fut le substitut. A son arrivée, il comprit que ses compagnons  étaient privés de nourriture. Il leur demanda pourquoi ne lui avaient-ils pas dit d’emmener quelques aliments avec lui. Ils lui répondirent que le plus important était l’évacuation du malade.

Les Résistants ont survécu surtout après s’être cachés dans un jardin planté de tomates. Ils cueillaient quatre tomates chaque  jour, pendant 12 jours. Aucun d’eux n’est tombé en martyre.

Source: Al-Ahednews, traduit par l'équipe du site

17-08-2015 | 12:04
 

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire

Code incorrect ! Essayez à nouveau