LIBAN : LES EXPLOITS DU HEZBOLLAH DANS LE QALAMOUM PANIQUENT "ISRAËL"

 
 
 
 
  Par Samer R. Zoughaib

La bataille du Qalamoun et du jurd de Ersal n’est pas encore terminée que les exploits réalisés par les Moujahidines du Hezbollah commencent à attirer l’attention des experts militaires du monde entier et à semer la peur en «Israël».

En moins de trois semaines, les combattants du Hezbollah ont pris la contrôle de la majeure partie du Qalamoun, à la frontière libano-syrienne. Et en moins d’une semaine, ils ont libéré plus de la moitié du jurd libanais de Ersal, occupé par les terroristes duLes exploits du Hezbollah dans le Qalamoun effraient «Israël». «Front al-Nosra», la branche syrienne d’«Al-Qaïda». Ceux qui, au Liban et ailleurs, rêvaient de voir le Qalamoun devenir «le cimetière» du Hezbollah doivent être profondément déçus. Ceux qui misaient sur les takfiristes pour rétablir un équilibre militaire au Liban et en Syrie, voient leurs illusions se dissiper, comme un nuage d’été.
La rapidité avec laquelle les Moujahidines de la Résistance libanaise ont délogé les extrémistes a surpris tout le monde. Pourtant, cela fait plus de trois ans que le «Front al-Nosra» se prépare pour cette bataille. Il a creusé des tranchées sur les sommets, a fortifié ses positions, a entrainé des hommes, a amassé des armes et des provisions, profitant des lignes de ravitaillement généreusement alimentées par les pétromonarchies du Golfe. Mais malgré ce degré de préparation inédit, l’émirat takfiriste du Qalamoun n’a pas résisté aux assauts des combattants du Hezbollah.
Les résultats de la bataille sont d’autant plus surprenants –surtout pour les ennemis de la Résistance- que les combats se déroulent dans une région montagneuse, difficile d’accès, surplombant de vastes régions au Liban et en Syrie.

Avancées rapides sur terrain difficile

Dans ces combats, toujours en cours, le Hezbollah a réalisé des exploits militaires que mêmes les meilleures armées du monde sont incapables d’accomplir. Il a libéré, en moins d’un mois, près de 500 kilomètres carrés de territoire, occupés par les takfiristes.
Le Hezbollah inspire autant les groupes de guérilla que les armées classiques. Ceux qui pensaient que le parti excellait dans les guerres défensives, ont découvert, aujourd’hui, qu’il est tout aussi capable de mener des opérations offensives, nécessitant une planification avancée et un degré élevé de maitrise de différents types d’armes, le tout géré par un commandement et un contrôle jouissant de grandes compétences.
 
 
 
 
         
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
00:00
  
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 


 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

 
     
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Fullscreen
 
 

L’ancien chef d’état-major de l’armée de l’occupation israélienne, Benny Gantz, affirmait lors d’un discours dans le cadre des conférences annuelles de «Herzliya» que le Hezbollah était «la septième armée du monde.» Il a ajouté qu’«Israël» devrait «craindre le prochain affrontement avec le Hezbollah, car sa participation à la guerre en Syrie lui a assuré une force militaire formidable, en plus de ses missiles capables d’atteindre l’ensemble du "territoire israélien"».
Les tactiques militaires utilisées par les combattants du Hezbollah ont semé la peur en «Israël». Quelques heures seulement après la diffusion par la Résistance d’une vidéo montrant l’attaque d’un groupe de takfiristes d’«al-Nosra» par un drone, les médias israéliens ont largement commenté cet événement. La dixième chaine de télévision a ainsi averti que «l'utilisation par le Hezbollah d’armes de pointe augmente la peur à l'intérieur de l’institution militaire israélienne». «L'existence d'une telle arme, dirigée par un avion, signifie qu'ils (les combattants de la Résistance) reçoivent et diffusent des images non seulement à des fins de renseignement, mais aussi à des fins d'attaque», a commenté le chroniqueur militaire de la chaine.
La télévision a montré comment le drone a visé un rassemblement d’«al-Nosra», qualifiant l'attaque de «frappe ciblée».

Une «armée professionnelle»

Le correspondant régional du Times Magazine et du Christian Science Monitor, Nicholas Blanford, a consacré un long article aux capacités militaires de la Résistance. «L'offensive du Hezbollah en cours dans le Qalamoun a produit une abondance rare de séquences de combat en ligne, montrant les combattants du parti affrontant des militants d’"Al-Qaïda" et de factions alliées sur des sommets de montagnes escarpés, dans une région stratégique».
M. Blanford a souligné que «la visualisation des vidéos laisse une impression indélébile d’une armée professionnelle, motivée, bien équipée et disciplinée, utilisant un arsenalLes exploits du Hezbollah dans le Qalamoun effraient «Israël». d'armes et de matériel logistique pour mener l'offensive de la manière la plus efficace possible.»
Les responsables militaires israéliens ne cachent pas leur inquiétude face à la précieuse expérience acquise par le Hezbollah sur les champs de bataille en Syrie et son utilisation lors des guerres futures entre «Israël» et la Résistance.
«Nous réalisons que le Hezbollah réfléchit en termes offensifs. Il acquiert de l'expérience en Syrie, où il initie des assauts dans des zones bâties et attaque des villes», avait déclaré un officier sioniste cité par les médias.
Cette même source a indiqué que les cadres du Hezbollah «apprennent à contrôler des centaines de combattants, à coordonner les renseignements collectés, la puissance de feu, le commandement et le contrôle. Ceci est un développement sérieux, qui nous oblige à nous préparer en conséquence», a ajouté la même source.
Selon lui, «les commandants du Hezbollah planifient avec soin l'offensive à l'avance, la collecte de renseignements sur le déploiement des combattants adverses, utilisent des drones de reconnaissance, divisent la région en secteurs d’opérations, et rassemblent les effectifs et le soutien logistique nécessaires pour une campagne en terrain montagneux vaste et peu peuplé».
Dans son combat contre l’entité sioniste et ses outils régionaux, incarnés aujourd’hui par les takfiristes, le Hezbollah a toujours cherché à surprendre l’ennemi, au moment où il s’y attendait le moins. Les Israéliens doivent surtout s’inquiéter non pas des vidéos rendues publics, montrant les drones de surveillance et d’attaque en action, mais des images qui n’ont pas encore été montrées.

Source: french.alahednews
08-06-2015 | 16:23
 
 

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire

Code incorrect ! Essayez à nouveau