SAYED NASRALLAH : ISRAEL EST CONSCIENT QUE SON EXISTENCE EST MENACEE

 Sayed Nasrallah: ’Israël est de plus en plus conscient que son existence est menacée’ Sayed Nasrallah: ’Israël est de plus en plus conscient que son existence est menacée’

A l'occasion du 10ème anniversaire de la victoire de juillet, le secrétaire général du Hezbollah Sayed Hassan Nasrallah a prononcé le discours suivant:

 

"Je vous félicite en ce dixième  anniversaire de la victoire d'aout 2006 et grand merci à ceux qui ont réalisé la victoire et qui ont contribué à la protection de cette victoire.

En ce dixième anniversaire, les Israéliens s'intéressent plus à cette guerre qu'aux Libanais et autres arabes.   

Les dirigeants de l'ennemi réalisent que la guerre de juillet 2006 est pour les Israéliens un tournant crucial aux répercussions décisives. Pour cette raison, les débats au cœur de l'Entité sioniste au sujet de cette guerre n'ont jamais tari depuis la fin de cette guerre à nos jours.

Quand on parle de la victoire de juillet on ne doit occulter comment la résistance et ses partisans ont mis à échec les objectifs de cette guerre.

Il n'y a aucun doute que l'avortement des objectifs israéliens fut un exploit historique sans précédent.

Les Israéliens reconnaissent que leurs objectifs qui ont étaient respectivement: l'écrasement de la résistance, le désarmement de la résistance, le retrait de la résistance de la zone au sud du Litani, et l'éloignement de la résistance de la ligne frontalière, le déploiement des forces multinationales au long de la frontière libano-palestinienne et libano-syrienne, l'adhésion définitive du Liban au club des pays soumis à la volonté américaine, le renforcement du statut d'Israël sur l'échelle mondiale, la libération des soldats détenus sans aucune condition….tous ces objectifs ont échoué.

Mais parmi les objectifs les plus importants on cite: la mise en place du nouveau Moyen-Orient. Cet objectif vise à imposer l'hégémonie des Etats-Unis sur les pays de la région pour des décennies à venir.

La résistance a réalisé un exploit grandiose. Pour la résistance, son objectif était de mettre à échec le projet israélo-américain. Et tel était le cas au dernier jour de la guerre. J'appelle les chercheurs et experts à mener des études en profondeur pour mettre en exergue l'importance des exploits majeurs de la résistance.

Parmi les résultats tangibles de la guerre, je cite:

-      L'ébranlement de l'institution militaire israélienne. L'armée israélienne a subi un effondrement majeur, la morale des soldats a été entamé, des accusations réciproques ont déchiré les rangs de cette armée. Ceci a provoqué une crise de confiance dans l'armée, une crise qui perdure à ce jour.

-      La confiance du public israélien en la capacité de l'armée a été également ébranlée.

-      Même la confiance de la classe politique israélienne en l'armée a été brisée, et vice-versa.

-      La confiance du public israélien en la direction politique a été ébranlée.

Tout ceci reflète que la confiance du peuple israélien en sa direction politique et militaire a été brisée. Ce qui augure de mauvais signes pour l'avenir d'Israël.

Au lendemain de la guerre de juillet 2006, des commissions israéliennes ont révisé la doctrine militaire de l'armée qui comprend entre autre: le combat sur le sol de l'ennemi, une bataille éclaire rapidement tranchée, le front interne israélien demeure calme.

Toute cette donne a changé. Le temps de la guerre israélienne sur le sol ennemi exclusivement est révolu. Les Israéliens comprennent bien que ce que disent les dirigeants de la résistance est exact.

Les grands théoriciens israéliens parlent aujourd'hui de la possibilité de la disparition d'Israël juste après de la guerre de juillet. Jadis, les sionistes avaient une grande confiance en le maintien de leur entité.

Netanyahu avait dit: "Le Hezbollah ne se reposera point avant la disparition d'Israël. Nous sommes conscients que la guerre prochaine qui nous sera imposée sera dure mais nous triompherons, parce que je vous le dis, il n'y aura plus de guerre à venir".

Les propos de Netanyahu reflètent une interrogation existentielle pour le sort d'Israël.

Celui-ci a encore dit: "Il est clair qu'Israël n'est plus le pays indéfectible et la question sur son existence et son salut revient à nouveau".

Shimon Peres dit: "Avant cette guerre, le monde arabe avait accepté l'existence d'Israël. Mais après la guerre cette reconnaissance a changé. Israël ne pourra plus rester dans cette région si l'option militaire s'avère inefficace".

La dissuasion stratégique réciproque de la résistance a été renforcée après cette guerre.

Les dirigeants israéliens admettent aujourd'hui la capacité du Hezbollah à imposer une équation de dissuasion.

Netanyahu évoquait il y a quelques jours l'équation du calme contre le calme avec le Liban. Ceci est une preuve sur l'aveu sioniste de la capacité de la résistance à imposer une équation de dissuasion.

Le dénominateur commun de ce qui précède est le suivant: Israël a été visé dans son âme, dans son cœur, après la guerre de juillet. C'est une atteinte mortelle. La confiance, la force, la domination, la suprématie d'Israël ont été atteintes à fond.

Dans l'histoire du conflit israélo-arabe, c'est l'exploit le plus important qui a été réalisé. Au long des décennies, on ne parlait que de la force et de la capacité de l'armée israélienne qui imprégnaient le conscient et l'inconscient du public israélien.

En l'an 2000, ici à Bint Jbeil, j'avais l'honneur de prendre la parole devant vous pour dire: "Israël est plus fragile qu'une toile d'araignée".

Cette expression a frappé de plein fouet l'esprit des Israéliens.

La guerre de juillet 2006 est venue confirmer cette idée.

Netayahu a prononcé deux discours à l'occasion du 10ème anniversaire de la victoire de juillet, et dans ces deux discours il a parlé de la toile d'araignée.

Le Hezbollah a fait comprendre à cet ennemi qu'Israël est plus faible qu'une toile d'araignée.

Dans la bataille de Bint Jbeil, les Israéliens voulaient arriver au terrain où j'ai prononcé cette expression pour affirmer qu'Israël est toujours fort. Mais, en vain. Un petit groupe de combattants a réalisé une épopée face aux chars et à l'arsenal de guerre sioniste et a empêché les Israéliens d'arriver au terrain escompté.

 Dix ans de calme, de sécurité au Liban, sans aucun accord avec Israël.

Israël est dissuadé face à un pays fort et confiant en sa force. Vous êtes aujourd'hui à bint Jbeil, à un pas de la frontière.

Aujourd'hui, la population du Sud construit ses maisons à la frontière, veille tranquillement, et cultive ses terres alors que l'ennemi creuse des terrains dans les colonies par peur d'une offensive du Hezbollah contre la Galilée.

Bref, tous ces exploits sont le fruit de grands sacrifices consentis par les combattants et le peuple du Liban.

Les Etats-Unis ont créé Daech

Je passe à la situation régionale:

J'appelle les peuples de la région et les dirigeants politiques à suivre les déclarations des responsables américains sur la responsabilité et le rôle des Etats-Unis dans la création de Daech.

Les Américains admettent avoir créé Daech. Comment? Ils ont cherché les prisonniers dans les prisons américaines, dont entre autre Joulani et Bagdadi et ont appelé des pays arabes à les financer pour mettre en place Daech et al-Nosra. 

Les pays occidentaux ont convoqué leurs prisonniers et ont dépêché des centaines de milliers vers la Syrie et l'Irak.

Les Américains disent avoir créé les groupes terroristes pour frapper l'axe de la résistance, notamment le Hezbollah, le fer de lance qui combat sur le terrain.

Les Américains racontent et révèlent les objectifs de la guerre de juillet 2006. Aujourd'hui, Donald Trump ne cesse d'accuser Obama et Clinton d'avoir créé Daech. Certes, il possède des preuves et des documents pour parler ainsi.

En 2011, lors du congrès d'Herzilia, Israël a considéré qu'il se trouve dans le pire environnement hostile pour sa suprématie.

Pour cette raison, la décision a été prise pour frapper l'armée syrienne, irakienne et les autres pays de l'axe de la résistance.

De ce fait, au lieu que les peuples réclament des réformes, ils se soucient pour leur sécurité.

Aujourd'hui, Daech est à Mossoul et à Raqa, Obama fait tout pour trancher la bataille contre Daech dans ces régions, juste par souci pour les résultats électoraux aux Etats-Unis.

Les Etats-Unis, l'Arabie Saoudite et autres pays vous ont financés et vous ont utilisés pour réaliser leurs objectifs et vous anéantir en fin de compte.

A Daech et à al-Nosra je dis: "Vous avez été manipulés pendant cinq ans pour combattre la résistance et les peuples de la région, et pour les remplacer par des pays soumis aux diktats US. J'appelle ceux qui portent les armes et qui se font exploser en Syrie, en Irak et au Yemen, à comprendre que les grandes puissances ont pris la décision de les éliminer. Quiconque peut faire un contact quelque part est appelé à agir pour éteindre cette fitna qui déchire la nation. Quant à nous, nous n'avons pas le choix. Nous serons là où nous devons l'être. Pas questions de renoncer à notre devoir".

 

Concernant le dossier libanais, tout le monde est d'accord à dire que l'élection d'un président est la clé à la solution dans le pays. Nous sommes ouverts à étudier qui sera le prochain Premier ministre après l'élection du président.

Quelqu'un a proposé le nom du député Mohammad Raad à la présidence du Parlement. Pour nous, le seul président candidat à ce poste est notre frère Nabih Berri. Que ceux qui cherchent à semer la discorde cherchent ailleurs. Venez discuter et dialoguer ensemble des dossiers clés. Venez profiter des ressources pétrolières dans notre mer pour booster l'économie du pays. Le Liban est capable aujourd'hui de protéger son pétrole et son gaz. 

A l'approche du 31 mai, nous nous rappelons de la cause de Sayed Moussa Sadr, l'icône du dialogue et du rapprochement qui a longtemps servi les intérêts du Liban, et c'est pour cette raison qu'ils ont comploté contre lui.

Pour conclure, je réitère l'expression que je prononce dans les jours de l'Achoura: "Le mécréant nous a placés devant deux choix: la capitulation ou l'humiliation".

Dans la guerre de juillet, on a voulu nous imposer la capitulation à travers les conditions de l'ennemi, mais c'est Dieu qui nous a permis de sortir victorieux. C'est à ce moment que j'ai compris réellement le sens de cette phrase dite par l'imam Hussein (P). quiconque veut désormais porter atteinte à notre force et notre image connaitra un échec cuisant.

13-08-2016 | 19:19

 

http://www.french.alahednews.com.lb/essaydetails.php?eid=19654&cid=360     

 

 

 

 

 

 

 

 
 
 
   
 
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