POESIES DE LARMES ET DE COMBAT A CONSTANTINE AVEC LA PALESTINE

SOIRÉE PALESTINIENNE À «CONSTANTINE, CAPITALE DE LA CULTURE ARABE»

Poésie de larmes et de combat

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Des vers qui continueront à planer sur la villeDes vers qui continueront à planer sur la ville

Les Constantinois viennent de découvrir une autre dimension de la poésie arabe.

Il n'y a point de langue, aussi riche, belle et agréable que l'arabe pour décrire le mal, l'injustice, la guerre et l'intolérance vécus au quotidien par le peuple palestinien. Invité d'honneur à la manifestation «Constantine, capitale de la culture arabe», la Palestine à offert aux Constantinois une soirée inoubliable de poésie, sous le thème «La Poésie et la Terre», en présence de la ministre de la Culture Nadia Labidi. La ministre qui, après avoir souhaité la bienvenue aux hôtes de la capitale, les considérant comme des citoyens dans leur pays, a été séduite au même titre que le public par la magie des mots, la splendeur de la poésie et la sincérité des poètes. Zoheir Abou Chaib, Tahar Réadh, Issam Al Saâdi, Maya Abou Al Hayyat et Hala Al Chourouf, ont fasciné le public. Des poètes qui n'ont pas peur des mots, usent d'un lexique simple doué de sens, pour transmettre le message. Le message parfaitement saisi par l'assistance dont beaucoup n'ont pas pu retenir leurs larmes. C'est certainement Maya Abou Al Hayyat qui a su révolutionner cette soirée par son vocabulaire mesuré, défini et précis. Née au Liban en 1980, elle s'est très tôt intéressée aux enfants, d'ailleurs elle dirige une entreprise palestinienne du livre pour enfants. Dans sa poésie, elle ne cherche pas l'assemblage de belles paroles, mais l'assemblage d'idées avec une cohérence féerique contemporaine, pour dénoncer le crime et la guerre. D'une beauté éblouissante, elle n'a pas attiré que les regards mais a captivé les coeurs de tous les présents, pourtant elle est restée modeste et à l'écoute des personnes qui voulaient l'approcher. Cette poétesse parlera du rêve, de l'enfant, de l'amoureuse qui attend le retour de son bien-aimé, de la mère qui pleure son fils et de la violence qui ronge l'humanité. C'est sur le même élan que Hala Chourouf exprime l'hypocrisie des initiateurs des conflits, de la politique exercée par les dirigeants et de la misère des peuples. Qui aurait cru que la poésie n'est pas une arme? Elle est pourtant saignante et capable de casser toutes les injustices dans le monde. Zoheir Abou Chaib, Tahar Réadh, Issam Al Saâdi, étaient aussi capables par la force de leurs mots de dire combien serait belle la vie sans le mal incarné par des régimes pour qui la vie humaine n'a plus aucun sens. Les Constantinois qui viennent de découvrir une autre dimension de la poésie arabe, se souviendront longtemps des messages vifs d'un peuple qu'ils connaissent certainement mieux que d'autres.

http://www.lexpressiondz.com/culture/214996-poesie-de-larmes-et-de-combat.html

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