MISERE ET CHOMAGE EN TUNISIE : COUVRE-FEU DANS UNE VILLE DU SUD

 
Un couvre-feu a été décrété à Douz, dans le sud de la Tunisie, après des violences sporadiques entre habitants réclamant des emplois et forces de l'ordre, a annoncé le ministère tunisien de l'Intérieur vendredi.

«Il a été décidé d'imposer un couvre-feu pour les personnes et les véhicules à partir de vendredi 5 juin de 20h00 (19h00 GMT) à 06h00 (05h00 GMT)», a indiqué le ministère dans un communiqué.

Il s'agit selon les autorités tunisiennes de «préserver la sécurité publique et les vies des citoyens ainsi que leurs biens».Chômage en Tunisie: couvre-feu dans une ville du sud après des violences.

«Ce qui s'est passé à Douz est inacceptable (...), l'Etat ne va plus tolérer ces choses», a réagi vendredi soir le Premier ministre tunisien Habib Essid lors d'une plénière au Parlement consacrée depuis le matin à la présentation du bilan du travail de son équipe depuis sa mise en place il y a plus de trois mois.

Douz est le théâtre de violences sporadiques depuis que des habitants réclamant des emplois et le développement de la région ont été empêchés de manifester devant une compagnie gazière, a indiqué à l'AFP un responsable local.

Depuis, des affrontements opposent policiers et manifestants par intermittence. Les protestataires ont bloqué des routes en brûlant des pneus et ont jeté des pierres sur les forces de l'ordre, qui ont répliqué par du gaz lacrymogène, a indiqué ce responsable.

«J'appelle les jeunes à être patients, je sais que leur situation est difficile mais l'emploi ne peut être créé que par la patience, et comme ils disent certains nous n'avons pas une baguette magique et nous ne pouvons pas changer les choses entre le matin et l'après-midi», a dit encore M. Essid.

Des violences avaient déjà opposé en mai des habitants à la police à El Faouar, dans le même gouvernorat de Kébili, pour les mêmes raisons, après l'annonce par les médias de la découverte d'un puits de pétrole dans la région.

La Tunisie a connu en janvier 2011 une révolution largement motivée par la misère et le chômage. Les gouvernements qui se sont succédé depuis se sont tous engagés à réduire les inégalités régionales et le chômage, mais l'économie tunisienne reste en difficulté et les revendications sociales sont nombreuses.

Source: agences et rédaction
 
 

 

 
 
 
 
 

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