OBAMA AURAIT ACCEPTE DE RETIRER CUBA DE LA "LISTE NOIRE"

 
Barack Obama a accepté de retirer La Havane de la «liste noire» américaine des «Etats soutenant le terrorisme», a annoncé ce mardi la Maison Blanche. Une décision qualifiée de «juste» par La Havane.

Dans un rapport présenté au Congrès, le président américain a fait part de son «intention de supprimer» Cuba de cette liste, avait annoncé plus tôt la Maison Blanche. Il a fait valoir que «le gouvernement cubain n’a apporté aucun soutien au terrorisme international ces six derniers mois».

Les élus ont maintenant 45 jours pour manifester leur opposition. S’ils s’opposent à ceObama souhaite retirer Cuba de la liste noire américaine, La Havane salue. retrait, Barack Obama peut exercer un droit de veto.

«Le gouvernement de Cuba reconnaît la juste décision prise par le président des Etats-Unis de supprimer Cuba d'une liste sur laquelle il n'aurait jamais dû figurer», affirme la directrice générale chargée des Etats-Unis au ministère cubain des Affaires étrangères, dans une déclaration.

«Comme le gouvernement cubain l'a répété à multiples reprises, Cuba rejette et condamne tous les actes de terrorisme dans toutes leurs formes et manifestations, ainsi que toute action qui ait pour but d'encourager, de soutenir, de financer ou de couvrir des actes terroristes», est-il ajouté dans cette déclaration, lue pendant le journal télévisé.

Cette initiative, qui suscite déjà l’espoir sur l’île, intervient trois jours après un tête-à-tête historique entre Obama et son homologue cubain Raul Castro à Panama, le premier depuis que les deux pays ont rompu leurs relations diplomatiques en 1961, année de la naissance d’Obama.

L’île avait posé ce retrait comme préalable au rétablissement de ses relations diplomatiques avec Washington, qui ont fait l’objet de deux sessions de pourparlers, en janvier à La Havane et en février à Washington, après l’annonce historique en décembre de leur rapprochement.

L’objectif est de rouvrir des ambassades dans les deux capitales. Les deux pays entretiennent depuis 1977 des sections d’intérêts qui font office de chancelleries.

Le retrait de Cuba de cette liste, sur laquelle l’île figure depuis 1982, avait été recommandé par le département d’Etat américain.

Dans un premier temps, Washington ne souhaitait pas associer ce dossier aux négociations, mais le département d’Etat avait entamé les démarches pour la levée de cet obstacle.

D’autres départements ainsi que les agences américaines de renseignement ont aussi plaidé en faveur de ce retrait, a précisé l’exécutif américain.

«Les circonstances ont changé depuis 1982», a souligné le secrétaire d’Etat John Kerry, ajoutant: «Notre hémisphère et le monde sont très différents aujourd’hui par rapport à il y a 33 ans».

Dick Durbin, numéro deux des démocrates du Sénat, a soutenu l’initiative d'Obama. «Bien que je ne sois pas un fervent soutien du régime de Castro, je continue à croire que l’ouverture de l’île aux idées, au commerce et à l’élan américains est la manière la plus efficace de voir un pays plus ouvert et plus tolérant», a-t-il déclaré.

Source: agences et rédaction
15-04-2015 | 11:25

http://www.french.alahednews.com.lb/essaydetails.php?eid=14706&cid=347#.VS6wepNCfao


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