PALESTINE

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"ISRAËL" FAIT LA GUERRE AUX DEPOUILLES DES MARTYRS PALESTINIENS

Qods: Israël tient à maintenir la dépouille des martyres palestiniens

Thu Feb 22, 2018 5:39PM

Affrontements en Cisjordanie. ©Sputnik

Affrontements en Cisjordanie. ©Sputnik

Accusant les martyrs palestiniens d’être des terroristes, le chef d’état-major des forces israéliennes a dit aux ministres que c’était une erreur de rendre leurs corps à leurs familles.

Lors d’une réunion tenue le mercredi 21 février au sein du Cabinet de sécurité, Gadi Eisenkot a déclaré que c’était une erreur de rendre les corps des martyrs palestiniens à leur famille, disant en assumer toute la responsabilité mais en avoir tiré les leçons.

En septembre 2017, s’opposant à l’agression et à la violence que subissent les Palestiniens habitant en Cisjordanie, Nimer al-Jamal a tué trois agents des forces d’occupation israéliennes suite à un échange de coups de feu à Har Adar, avant d’être abattu par des militaires israéliens.

Se confiant au journal The Jerusalem Post, le vice-ministre israélien des Affaires militaires, Eli Ben Dahan, a soutenu les déclarations de Gadi Eisenkot en faisant état des efforts que fournit actuellement le ministère afin de faire ratifier une loi qui interdirait de restituer la dépouille des martyrs palestiniens à leurs familles.

http://www.presstv.com/DetailFr/2018/02/22/553265/Qods-Isral-franchi-un-nouveau-pas


 

GAZA : LA RESISTANCE DU PEUPLE PALESTINIEN CHANGE DE BRAQUET ET HAUSSE LE TON

Gaza: renversement suspect d’une jeep israélienne

Thu Feb 22, 2018 9:58A

Un véhicule militaire israélien s'est renversé près des frontières de Gaza, le 22 février 2018.

Un véhicule militaire israélien s'est renversé près des frontières de Gaza, le 22 février 2018.

Une jeep israélienne s’est renversée et 6 militaires israéliens ont été blessés.

Un véhicule militaire s’est renversé ce jeudi matin et 6 soldats israéliens ont été tués près du kibboutz Sufa situé sur les frontières communes entre la Palestine occupée et la bande de Gaza.

La chaîne 10 de la télévision israélienne a rapporté qu’une jeep israélienne s’était reversée près du kibboutz de Sufa, situé à quelques kilomètres du nord de la bande de Gaza.

Ces soldats israéliens ont été transférés à l’hôpital et les responsables du régime de Tel-Aviv ont ouvert une enquête pour en déterminer la cause.

Le kibboutz est un village collectiviste juif et actuellement, il en existe au moins 250 en Palestine occupée.

PressTV-La donne change en faveur de la Résistance

Les mouvements de résistance en Palestine ont annoncé que l’opération héroïque à l’est de Khan Younes était une réponse aux violations d’Israël dans la bande de Gaza.

http://www.presstv.com/DetailFr/2018/02/22/553223/Gaza-6-soldats-israliens-blesss


 

EN "ISRAËL", C'EST AINSI QUE LES DETENUS PALESTINIENS PAIENT LE PRIX DE LEUR "SEJOUR" EN PRISON

C’est ainsi que les prisonniers palestiniens paient le prix de leur «séjour» en prison!

La finance israélienne a émis des réserves sur le projet de loi en raison de l'avantage économique des allocations réservées aux prisonniers (IB-er).

 «Le plaisir est un processus de contradiction, et non pas d'intensité, de rapport non pas de dimension. Celui qui passe sa vie dans les ténèbres d'une cellule, contemplant un rectangle de soleil découpé en carreau par les barreaux de la fenêtre à une heure précise, passant de l'intrusion à l'évaporation invisible peut se sentir comme un homme paresseux qui se fait bruler le corps sur une plage pleine de gens».
(Journal d'un petit bourgeois entre deux feux et quatre murs, Regis Debray)

C’est ainsi que les prisonniers palestiniens paient le prix de leur «séjour» en prison!

Il est difficile, peut-être pour ceux qui vivent en dehors de la prison, de comprendre le sentiment de plaisir que Debray a pu atteindre. Il est difficile de comprendre comment un morceau de pain se transforme en un moment –après avoir été privé de sucre pendant longtemps- en une joie ou un simple plaisir qui bouge entre les mâchoires à la sensation d’un gâteau recouvert de rhum! Mais pour ceux qui ont passé leur vie en captivité, comme Debray, ces sentiments sont peut être devenus une évidence. Ironiquement, l'écrivain et le révolutionnaire français n'était pas marié et n'avait pas d'enfants. Ceux-ci occupent une grande partie de la vie et des préoccupations des prisonniers, et c’est le cas des prisonniers palestiniens.

C’est parce qu'ils sont ainsi, ils sont alors perçu, du point de vue de l'occupation, comme l'un des points faibles sur lequel ils peuvent jouer. En conséquence, les législateurs israéliens visent à cibler la vie du prisonnier à l’extérieur. La dernière invention israélienne à cet égard est un projet de loi visant à priver les familles des prisonniers et des martyrs des allocations et les transformer en indemnisations pour «ceux qui ont été touchés par les opérations terroristes».

Pourquoi les allocations?

Le combattant prend à son propre compte la responsabilité d '«éclairer les ténèbres» à la place des autres qu’ils soient «présents ou absents» conscient que sa décision, de mener une opération de résistance, peut se terminer par la mort ou la détention. Avant d'atteindre le «dernier moment», il doit avoir soigneusement réfléchi à la question «et ensuite?», Une question qui peut produire un nombre infini de réponses, car ce moment va tout changer.

Une fois que le militant est arrêté, la vie de ses parents et de ses proches devient un véritable enfer, des interrogatoires, des fouilles, des interpellations qui ne s’arrêtent pas. Dans les cas extrêmes, les maisons sont démolies, leurs habitants sont déplacés et ils sont privés des droits humains les plus élémentaires. Dans ce cas, un organisme devrait assumer la responsabilité d'assurer un niveau de vie décent à ces familles.

Dans le cas palestinien, cet organisme est le ministère des Finances, qui finance les allocations des prisonniers à partir des taxes perçues des Palestiniens. «Ces allocations sont versées mensuellement aux familles des détenus, à leurs femmes et enfants, afin d'assurer une vie familiale digne qui les empêche d'être démunis», explique Abu Atwan, directeur du comité des affaires des prisonniers à Bethléem, ajoutant que «la somme versée est symbolique et non pas comme le prétend l’occupation israélienne».

Selon les documents consultés par le journal Al-Akhbar, chaque prisonnier palestinien condamné pour une période d'un à trois ans reçoit une allocation mensuelle de 368 dollars, et 90 dollars pour l'épouse et 16 dollars pour chaque fils mineur. Si le prisonnier est un habitant de la ville d’al-Qods il reçoit 90$ en plus, et s’il vient des territoires occupés en 1948, il reçoit 130$ en plus. L'allocation mensuelle augmente graduellement au fur et à mesure que la peine augmente, mais le maximum que peuvent recevoir les familles de ceux qui sont condamnés aux plus longues peines (30 ans et plus) est 3 000 $ par mois.

Il s'agit d'un simple «soutien financier» symbolique que les prisonniers reçoivent comme allocations que l'occupation veut confisquer sous prétexte qu'il «encourage le terrorisme». Le Comité ministériel a ratifié un projet de loi qui demande de confisquer ces allocations, selon ce projet l'autorité palestinienne doit présenter un rapport annuel concernant le montant des allocations transférées aux familles des prisonniers et des martyrs, principalement à partir des recettes fiscales transférées par les autorités de l'occupation à l'Autorité en vertu des Accords d'Oslo et de Paris. L'objectif du rapport annuel demandé par le ministre de la Sécurité, est de déduire la valeur de ces allocations des recettes fiscales données à l’autorité palestinienne et qui font partie des droits des Palestiniens qui ont été retiré des revenus des Palestiniens.

La cantine: Buffet Intercontinental

Alors que les allocations des prisonniers sont versées aux comptes de leurs proches dans les banques, les détenus de leurs coté touchent environ 100$ par mois, selon Abu Atwan. A la porte des prisons, la scène familière est celle des mères ou des épouses suppliant les geôliers de leur permettre de donner des vêtements et des besoins nécessaires à leurs proches détenus, l’administration pénitentiaire refusent toujours ces demandes, dans le but de les humilier et les insulter et laisser les prisonniers en manque, alors que la cause majeur de ce refus est purement économique. Les avocats des prisonniers disent que les bénéfices du commerce de la «cantine» à l'intérieur des prisons sont estimés à plus d'un million de shekels par an, financé principalement du Trésor général palestinien, et le comité des affaires des prisonniers.

La Cantine est gérée uniquement par des compagnies israéliennes, et aucun produit palestinien n'est autorisé à entrer. Les prix auxquels ils vendent ce dont les prisonniers ont besoin, sont «hallucinants» par rapport aux prix réels à l’extérieur de la prison. Bien que les accords internationaux et les traités obligent l’administration pénitentiaire à subvenir aux besoins essentiels des détenus, le prisonnier palestinien est obligé de payer les frais de sa captivité!

En conséquence, le prisonnier achète de la cantine les détergents, du papier hygiénique, des vêtements, de la nourriture et des boissons à cause de la mauvaise nourriture et du peu qu’il leurs est présenté. Quant aux prisonnières, elles achètent même de la «cantine» les serviettes hygiéniques par l’argent transféré. Comme les prix à l'intérieur de la prison sont trois fois plus élevés qu'à l'extérieur, les prisonniers dépassent toujours le montant de leur allocation mensuelle.

Dans ce cadre, le ministère israélien des Finances a émis des réserves sur le projet de loi présenté par le ministre de la Guerre, Avigdor Lieberman, après une révision juridique du projet, plusieurs remarques ont été émises concernant un certain nombre de points. La raison n'est surement pas, «humaine», mais concernant les avantages économiques des allocations des prisonniers pour «Israël».

Lieberman transforme la «menace» en une «opportunité»

Le moindre qui puisse être dis contre cette loi est que c'est un nouveau crime contre les prisonniers, parce qu'elle légitime la privation de leurs droits fondamentaux. Lieberman et tous ses prédécesseurs sont des «macho». Le but du projet de la loi présentée est de piller les allocations pour financer les tribunaux israéliens contre l'Autorité palestinienne et les exécuteurs des opérations de résistance, soutenir des projets qui renforcent la lutte contre le «financement du terrorisme» ainsi que l’amélioration des infrastructures des villes israéliennes.

Selon les dernières données publiées par le ministère israélien de la Sécurité, les sommes versées par les finances palestiniennes aux familles des prisonniers et des martyrs atteignent 345 millions dollars par an. L’année dernière seulement, l’Autorité palestinienne a versé au comité des prisonniers palestiniens, et aux familles des martyrs et des prisonniers et des blessés près de 200 millions de dollars, ce qui vaut environ 7% du budget annuel de l'Autorité.

Avec la ratification du projet de loi en vue de le présenté devant le «Knesset» pour un vote, Lieberman a signalé sur son compte tweeter que: «Nous allons bientôt mettre un terme à cette farce, ridicule ... les salaires des saboteurs que nous prendrons seront utilisées pour prévenir le terrorisme et le financement des victimes».

Article paru dans le quotidien libanais Al-Akhbar, traduit par l’équipe du site

21-02-2018 | 15:24

https://french.alahednews.com.lb/essaydetails.php?eid=26269&cid=359#.Wo2DSKjOVPY


 

8 MARS, JOURNEE INTERNATIONALE DES FEMMES : MOBILISATION POUR AHED TAMIMI ET TOUTES LES PRISONNIERES PALESTINIENNES

19 février 2018

Le 8 mars prochain : Mobilisation pour Ahed Tamimi et toutes les prisonnières palestiniennes

Nous appelons toutes les associations, syndicats, organisations, collectifs, qui ont à coeur de faire cesser l’emprisonnement et la torture des femmes et adolescentes palestiniennes, à le dire haut et fort à l’occasion de la Journée Internationale des Femmes, le jeudi 8 mars prochain. Merci de retenir la date, car nous défilerons avec les photographies d’Ahed Tamimi et de toutes les Palestiniennes emprisonnées par l’occupant israélien, dont la plus jeune a 13 ans. Nous avons besoin de vous !

Merci à toutes associations qui sont d’accord pour défiler à Paris le 8 mars prochain après-midi, pour la libération des femmes et fillettes palestiniennes détenues par Israël, de se joindre aux :

  • Premiers signataires de cette initiative : CAPJPO-EuroPalestine, le Collectif NI Guerre, NI Etat de Guerre, Enfants de Palestine, la GUPS (Union Générale des Étudiants Palestiniens), Droits Devant, Nanterre Palestine, Avec Naplouse...

en nous écrivant à : info@europalestine.com

Nous remercions également Ziad Medoukh, enseignant à Gaza, qui nous a fait parvenir ces messages de soutien et d’amour, très émouvants, adressés par ses étudiantes à Ahed Tamimi :

  • Alaa El Shawa (20 ans) :

Ahed, Tu es très forte, plus forte que les soldats agresseurs, je suis très fière de toi, je suis avec avec toi, je t’aime beaucoup, je te souhaite de retrouver la liberté rapidement.

  • Hadeel Quffa (22 ans) :

Bonjour ma chérie Ahed,

Je veux te dire que tu es le symbole de la résistance, de l’espoir et du courage ; nous croyons en ce que tu fais et nous sommes fière de toi. Tu verras, tout va bien se passer. Ne t’inquiète pas ma chérie la liberté va venir ; sois forte comme on te connait.

  • Haya Kafarna (20 ans ) :

Ahed, toujours combattante devant l’occupation, j’espère la liberté pour toi, tu es très courageuse, tu me donnes l’espoir de paix et de liberté.

  • Malak Isaifan( 19 ans) :

Tu es l’avenir de la Palestine, la lune de notre vie, l’espoir de notre douleur, le soleil de la liberté, ton courage nous donne l’insistance de vivre.

#vive la Palestine #vive Ahd

  • Maryam Dabour (20 ans) :

Ma petite sœur, je te souhaite un très bon anniversaire. J’espère une année de liberté pour toi et ta famille. Nous voudrions toutes venir te libérer, mais nous sommes nous aussi enfermées ici à Gaza. Sois courageuse, nous voyons l’espoir dans tes yeux.

  • May Tafesh (20 ans) :

Ahed, On t’a vu beaucoup, j’espère avoir la force et le courage que tu as. Tu es la belle fille qui fait ce que les hommes ne font pas, tu es vraiment différente, tu mérites toute la liberté , tout l’amour. On est fières de toi

  • Nour Musabeh (19 ans) :

Je sais que tu penses qu’il n’existe pas de bons jours dans ta vie. Je voudrais te dire que ta vie va s’améliorer après tous ces mauvais événements. Tu es une fille très forte. Sois toujours forte parce que tout le monde est avec toi.

  • Tahani Ayoube (23 ans ) :

La résistante Ahed Al-Tamimi : tous les Palestiniens sont avec toi ; sois patiente ma chérie, on va lutter pour te libérer, toi et tous les prisonniers palestiniens.

  • Et de la part de nous toutes ici en France :


(lors du rassemblement à la Fontaine des Innocents, le 10 février dernier)

CAPJPO-EuroPalestine

PLAIDOYER POUR SALAH HAMOURI, PAR Me BERANGER TOURNE

19 février 2018

Plaidoyer pour Salah Hamouri, par Me Bérenger TOURNE

"La France a baissé pavillon dès le premier jour, le jour même de l’enlèvement de Salah Hamouri, au petit matin du 23 août dernier, à Jérusalem-est annexé", a déclaré vendredi soir (1) son avocat Me Bérenger Tourne, ajoutant : Salah Hamouri est depuis lors détenu de la manière la plus arbitraire qui soit, et la France, qui est sa patrie par sa mère, n’oppose autre chose que la seule « protection diplomatique », c’est-à-dire concrètement, de simples « visites au parloir » du personnel consulaire.

"La défense de Salah Hamouri que j’ai l’honneur d’assurer, ici en France, c’est-à-dire à lointaine distance, pourrait s’apparenter à se battre contre un moulin à vent, alors qu’il n’est aucun prétoire pour plaider sa cause, ni ici en France, ni même là-bas, en Israël, si j’en crois mes confrères palestiniens, Sahar Francis et Mahmoud Hassan, auxquels j’adresse un salut confraternel et admiratif.

Salah Hamouri, j’avais déjà pu le défendre, en quelque sorte par procuration, il y a à peu près cinq ans, lorsque le CRIF intenta un mauvais procès au Président de l’AFPS de l’époque, qui n’était autre que M. le député Jean-Claude Lefort, dont on sait les peines et soins pour la Palestine et le combat permanent, depuis bien plus d’une décennie, pour la liberté et l’honneur de celui qui deviendra son beau-fils.

Alors qu’il m’est à nouveau confié sa défense, me voilà assez démuni, n’ayant comme autre contrepartie que les pouvoirs publics et les institutions françaises, dont mon propre ordre, auxquels je voudrais, dès lors, par votre entremise, m’adresser ce soir.

Je voudrais tout d’abord leur dire quelques mots sur le sort réservé à Salah Hamouri, qui n’a pas, en tant que notre compatriote, notre concitoyen, droit à tous les égards que sa nationalité française devrait pourtant lui faire bénéficier.

Salah Hamouri est détenu en, et par Israël, sans jugement, ni inculpation, depuis désormais six mois.

Une détention ardemment dénoncée à leurs homologues israéliens, nous assurent les diplomates, qui font semblant de gesticuler pour feindre l’indignation.

En réalité, ils ont baissé pavillon dès le premier jour. La France a baissé pavillon le jour même de l’enlèvement de Salah Hamouri, au petit matin du 23 août dernier, à Jérusalem-est annexé.

Salah Hamouri est depuis lors détenu de la manière la plus arbitraire qui soit, et la France, qui est sa patrie par sa mère, avec la Palestine qui est sa mère-patrie, la France n’oppose autre chose que la seule « protection diplomatique », c’est-à-dire concrètement, de simples « visites au parloir » du personnel consulaire.

Si ces visites apportent à Salah Hamouri un moment de réconfort certain, brisant son isolement le temps d’une entrevue, l’effet pervers sinon malsain de cette "protection" reste néanmoins de conférer à son emprisonnement, le caractère légitime, voire licite, qu’il n’a absolument pas, et cela à défaut d’être clairement jugé et décrété illégal, et donc intolérable, par la France.

Car aucune charge n’est retenue contre lui. Ni officiellement ni même officieusement.

Il n’est aucun dossier sur la base duquel il pourrait se défendre comme tout justiciable, et pour cause : il n’est de criminel dans cette affaire que l’enfermement souffert par Salah Hamouri.

La Chine, la Turquie, l’Iran, le Venezuela, Cuba, la Russie, le Maroc, l’Algérie ou encore le Mali et plus amplement tous autres pays, procèderaient de la sorte :

  • que nos médias en feraient leurs gros titres sur 5 colonnes,
  • que des banderoles seraient étendues sur les perrons de toutes les mairies,
  • que des affiches seraient apposées aux frontons de toutes les préfectures, et
  • que les ambassadeurs seraient convoqués, sinon décrétés persona non grata.

Mais pour Salah Hamouri, rien de cela. Pour Salah rien de tel, alors qu’il n’est rien d’autre que l’otage, je ne trouve pas meilleure qualification juridique, l’otage d’un état étranger, sans que la France, pourtant si prompte à donner des leçons de droits de l’homme au reste du monde, ne réagisse.

En tous cas pas comme il se devrait. En tous cas pas comme elle le pourrait.

Alors que le sort de notre compatriote, notre concitoyen, dépend de cette diplomatie de velours à l’égard d’Israël, qui nous laisse à nous, une impression si rêche, je voudrais aussi avoir quelques mots pour l’avocat, c’est-à-dire pour mon confrère Salah Hamouri, confrère embastillé pour mieux le bâillonner, sans que la profession ne s’en émeuve, à l’exception notable du Syndicat des Avocats de France, que je salue très confraternellement.

Je voudrais alors m’adresser ce soir, toujours par votre intermédiaire, à mes pairs et plus particulièrement à mon Bâtonnier et au-delà à tous les barreaux de France que représente la Présidente du Conseil National des Barreaux.

Où êtes-vous ce soir Mme le Bâtonnier ?

Où êtes vous ce soir Mme la Présidente du CNB ?

Où êtes-vous ce soir ?

… que votre place est ici et nulle part ailleurs, alors que les droits les plus élémentaires de notre confrère Salah Hamouri sont bafoués depuis près de six mois !

Salah Hamouri est détenu depuis six mois et votre silence sur la période est assourdissant.

Que les diplomates plaident leur impuissance relativement à ce régime sui generis de « détention administrative ordonnée par un état souverain », comme ils disent, pour justifier leur impéritie en face d’Elsa Lefort, sa femme, cela est déjà difficilement audible. Mais au moins affectent-ils d’apporter leur soutien…

Votre silence à vous, sonne comme la légitimation tacite de la mise sous écrou arbitraire de Salah Hamouri. Ça le rend insupportable…

Depuis quand, les avocats de Paris s’assignent-ils au mutisme alors que l’un de leurs confrères est plus otage que détenu, et que sa privation de liberté ne tient que du seul fait du Prince ?

N’y-a-t-il que le Syndicat des Avocats de France, que je salue derechef, pour s’indigner d’une telle sorte d’injustice inadmissible ?

Pourtant, Mme le Bâtonnier, lorsqu’il s’agit de défendre les droits de la défense bafoués en Turquie ou ailleurs, notre barreau sait se mobiliser. Je vous ai d’ailleurs, à cet égard, interpellé il y a peu, Mme le Bâtonnier, quant à savoir si « les droits de l’homme sont une notion à géométrie variable selon que leur violation s’opère en Turquie ou en Israël ? ».

Je suis toujours dans l’attente de votre réponse.

Je vous ai écrit à vous et votre prédécesseur à trois reprises : le 15 septembre 2017, puis les 18 et 31 janvier derniers. Mes courriers sont tous demeurés lettres mortes.

Pourtant, je vous le dit avec gravité : le Barreau de Paris ne saurait rester taiseux, sans que son silence n’apparaisse comme approbateur, voire complice, puisque « qui ne dit mot consent ».

Le Barreau de Paris se doit de prendre position sans plus attendre, pour Salah Hamouri, comme pour les plus de 450 autres détenus palestiniens, qui croupissent en ’’détention administrative’’ c’est-à-dire arbitraire, sans droit ni défense, dans les geôles israéliennes.

Il y a peu encore, Salah Hamouri purgeait une peine de 7 ans de prison déjà infligée par Israël, pour un crime qu’il n’avait pas commis, contraint qu’il fut de plaider coupable d’un prétendu complot arrangé de toutes pièces, mais qu’il sera forcé de reconnaître, pour ne pas se voir infligé 7 ans de réclusion en sus.

Rappelons-nous qu’à l’époque, il avait déjà souffert du régime inique de la « détention administrative » arbitraire, durant 3 ans.

Rappelons-nous qu’il n’y avait alors déjà rien, à l’époque, rien contre lui dans les faits, mais que ce rien sera commué en 7 ans de prison.

Il n’y a rien, à ce jour non plus, contre Salah Hamouri. C’est bien ce qui laisse craindre que ce rien fasse à nouveau un tout carcéral.

Dès lors, si le pire n’est jamais certain, la meilleure défense de Salah Hamouri, c’est notre mobilisation, ici en France, là-bas en Palestine et partout ailleurs dans le monde, avec Angela Davies, avec Noam Chomsky, avec Ken Loach, avec vous ce soir, avec tous autres indignés chers à Stéphane Hessel, tous autres insoumis, socialistes, communistes, anarchistes, centristes, en marche ou républicains, il n’importe. Tous citoyens, tous ensemble et en même temps, c’est notre mobilisation qui fera que l’histoire ne se répétera pas.

Libérez Salah Hamouri ! "

Bérenger TOURNE

(1) http://www.europalestine.com/spip.php?article13914

Publié égalementpar : https://www.legrandsoir.info/plaidoyer-pour-salah-hamouri.html

CAPJPO-EuroPalestine

http://www.europalestine.com/spip.php?article13940


 

DES BOMBARDEMENTS ISRAELIENS CONTRE LA BANDE DE GAZA TUENT DEUX ADOLESCENTS PALESTINIENS AGES DE 16 ET 17 ANS

18 février 2018

Bombardements sur la bande de Gaza : deux adolescents tués

L’armée israélienne a tué tôt ce dimanche 18 février 2018 deux palestiniens âgés de 16 et de 17 ans, et en a blessé cinq lors des bombardements qui ont visé plusieurs villes de la bande de Gaza, nous écrit Ziad Medoukh en direct de Gaza.

"Les avions militaires israéliens ont mené dix-huit raids sur différents lieux partout dans la bande de Gaza.

"C’était dans les villes de Gaza, de Beit Hanoun au nord de la bande de Gaza, de Nussirat au Centre de la bande de Gaza, et de Khan-Younis et Rafah au sud de la bande de Gaza."

Les deux jeunes victimes sont Salem Mohammed Sabah et Abdullah Ayman Sheikha, tous deux de Rafah, près de la frontière avec l’Egypte.

Pendant que les deux millions de femmes, d’hommes et d’enfants sont emprisonnés dans le grand camp de concentration de Gaza, sans possibilité d’en sortir que ce soit pat Israël ou par l’Egypte, l’occupant, en profite pour les bombarder lâchement, du haut de ces engins de morts qui lui sont fournis par nos Etats.

Nous appelons à amplifier le boycott, commercial, universitaire, sportif et culturel de l’occupant israélien dans toutes les villes, comme nous le demande la société civile palestinienne !

CAPJPO-EuroPalestine

http://www.europalestine.com/spip.php?article13932


 

L'ARMEE ISRAELIENNE, UNE BANDE DE CHIENS ENRAGES

17 février 2018

Tsahal, une bande de chiens enragés

L’armée israélienne ne se comporte pas mieux que les SS ! La comparaison est sans doute choquante, mais elle fait sens quand on lit l’enquête des journalistes israéliens Gideon Levy et Alex Levac sur les raids nocturnes des forces d’occupation dans les villages de Cisjordanie.

 


Levy et Levac ont été horrifiés par l’utilisation de l’unité canine de l’armée Oketz contre la famille du maître d’école Mabrouk Jarrar, pratiquement déchiqueté pendant de longues minutes par un molosse sans que ses maîtres interviennent.

Ils racontent :

« La scène est difficile à regarder. Son épouse nous montre les photos qu’elle a prises sur son téléphone : le bras mutilé, des bouts de chair saignants et déchiquetés tout le long du membre. Mêmes plaies au niveau de la hanche. On est au lendemain de la nuit d’horreur endurée par Mabrouk Jarrar, son épouse et les enfant. Imaginez un instant : la porte d’entrée du domicile soudain défoncée en pleine nuit, une nuée de soldats qui font irruption, et qui lancent leur chien sur le père de famille. Pendant quinze longues minutes, sans que la troupe intervienne, Mabrouk est à la merci du fauve qui plante ses crocs dans sa chair, au milieu des cris d’horreur du reste de la famille. 



Au bout d’un temps certain, les « maîtres-chiens » se décident à reprendre le contrôle de la situation, mais s’ils éloignent la gueule du chien de sa proie, c’est pour aussitôt menotter Mabrouk Jarrar, saignant de partout, avant de l’emmener au poste où il restera plusieurs heures entravé avant de recevoir le moindre soin.

Même à l’hôpital, Mabrouk reste enchaîné à son lit, sans que la moindre charge lui soit motivée.

« C’est ainsi que nous l’avons rencontré cette homme de 39 ans, du village de Brkin près de Jénine, en compagnie de son épouse, une semaine après les faits », écrivent Levy et Levac.

Il paraîttrait qu’il doit son malheur à son homonymie avec Ahmad Jarrar, l’homme tenu pour responsable de l’assassinat du colon le rabbin Raziel Shevach, abattu un mois plus tôt, et pour lequel une vaste chasse à l’homme a été déclenchée dans toute la région.



« Comme si une nuit d’horreur ne suffisait pas, les soldats sont revenus peu après toujours en pleine nuit, obligeant toutes les femmes de la maison à se dénuder : elles étaient soupçonnées de cacher des espèces fournies par le Hamas ! » La fouille n’a rien donné.

Dimanche matin, deux semaines après l’attaque par le chien, Jarrar Mabrouk était toujours détenu, enchaîné, au service d’orthopédie de l’hôpital Haemek à Afula.

Mais vers midi, sans un mot, les soldats s’en vont, après qu’un tribunal militaire a ordonné la libération sans conditions de l’enseignement palestinien.

Mabrouk Jarrar ne saura jamais pourquoi il a été arrêté, et encore moins pourquoi on a lâché le chien d’attaque sur lui.

Il ne reste plus à la famille Mabrouk qu’à surmonter l’épreuve physique et psychologique que l’armée d’occupation vient de lui infliger. Les deux petits garçons, Suheib qui a 9 ans, et Mahmoud, qui en a 5, qui ont assisté à toute la scène d’horreur, auront le plus de mal à s’en remettre.

Qu’on ne s’étonne pas si un jour ou l’autre, armés d’une pierre ou d’un couteau, ils ne tenteront pas de venger leur peuple martyr.

Le recours aux chiens d’attaque contre des civils palestiniens n’est manifestement pas accidentel. La même nuit, vers 4 heures du matin, les soldats avaient envahi le domicile de Samr et Nour Adin Awad, parents que quatre jeunes enfants. La même scène recommence : « Je tenais mon plus jeune, Karim, dans les bras : à peine avais-je ouvert la porte aux soldats qu’un de leurs chiens m’a sauté dessus, faisant tomber Karim qui s’est blessé. J’ai cherché à repousser le chien, mais il m’a mordu, et m’a saisi par la hanche avec ses crocs. Les soldats ont assisté à toute la scène, sans bouger le petit doigt pendant de longues minutes avant de reprendre le contrôle de la bête », a témoigné la jeune femme auprès d’un bénévole de l’ONG B’Tselem.

https://www.haaretz.com/israel-news/.premium-palestinian-schoolteacher-mauled-by-idf-dog-as-soldiers-watch-1.5824682

CAPJPO-EuroPalestine

http://www.europalestine.com/spip.php?article13931


 

DES SOLDATS ISRAELIENS ONT PRIS D'ASSAUT L'EQUIPE DE LA CHAINE IRANIENNE AL-ALAM PRES DE RAMALLAH

Une journaliste d'al-Alam attaquée par les militaires israéliens à Ramallah

Sat Feb 17, 2018 12:39PM

PressTv User

 

Un groupe de militaires israéliens a pris d’assaut l’équipe de la chaîne de télévision arabophone iranienne Al-Alam, vendredi 16 février, dans un village au nord de Ramallah.

L’équipe médiatique d’Al-Alam a été prise pour cible par des militaires israéliens.

Sameh al-Kahla, une journaliste d’Al-Alam, Mustapha al-Barghouti, secrétaire général du parti « Initiative nationale palestinienne » et un certain nombre de manifestants ont été blessés après que les soldats israéliens eurent tiré des grenades de gaz lacrymogène. 

Au total, 148 Palestiniens ont été blessés lors des protestations vendredi 16 février, en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, selon le Croissant rouge de la Palestine.

Les manifestations de ce vendredi ont réuni des centaines de Palestiniens contre la décision de Donald Trump de reconnaître Qods comme capitale d’Israël.

Lire aussi: Netanyahu visé par une nouvelle enquête de corruption

Bien que les médias occidentaux refusent délibérément de couvrir la poursuite des manifestations, les Palestiniens n’en sont pas du reste. « Nous rejetons la décision néfaste de Trump sur Qods » et « Qods est la capitale éternelle de la Palestine », lisait-on sur les banderoles.

 

Des manifestants israéliens brandissent des pancartes en hébreu pour demander la démission de Netanyahu » lors d’une manifestation devant la résidence du Premier ministre israélien à Qods, le 14 février 2018. ©AFP

La rue réclame le départ de Netanyahu

Par ailleurs, des milliers d’Israéliens sont descendus dans la rue, le vendredi 16 février, à Tel-Aviv, pour protester contre de multiples dossiers de corruption dans lesquels le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu est directement impliqué, et demander sa démission. Il s’agissait du premier rassemblement de protestation après que la police israélienne a recommandé à la justice d’inculper Netanyahu. Selon des analystes, c’est pour fuir la pression de la rue et la débâcle de son parti « Likoud » que Netanyahu cherche une escalade des tensions avec la Syrie et le Liban.

http://www.presstv.com/DetailFr/2018/02/17/552662/Ramallah-Trump-Qods-Iran-Isral-Palestine-Etats-Unis-alAlam-Cisjordanie-manifestation-capitale


 

FAUTE DE CARBURANT, LES HOPITAUX DE GAZA NE FONCTIONNENT PLUS. VOTRE SOUTIEN EST PLUS QUE JAMAIS NECESSAIRE

16 février 2018

Les Hôpitaux de Gaza cessent de fonctionner. Votre soutien plus nécessaire que jamais !

Israël asphyxie les hôpitaux de Gaza en les privant de source d’énergie et de médicaments. Merci de ne pas oublier notre collecte pour le plus grand hôpital de la bande de Gaza, l’hôpital Shifa. Nous avons déjà recueilli un peu plus de 13.000 euros et comptons sur vous pour atteindre les 20.000 rapidement !

Les générateurs d’urgence sont à court de carburant dans au moins 19 établissements de santé dans la bande de Gaza, alors que le siège meurtrier d’Israël sur le territoire se durcit.
Le ministère de la Santé à Gaza vient d’annoncer que les générateurs avaient cessé de fonctionner dans 16 cliniques de soins primaires et trois grands hôpitaux, mais que le personnel médical avait reçu l’ordre de rester à son poste et de faire ce qu’ils pouvaient pour aider les patients.

L’agence de coordination humanitaire de l’ONU OCHA a averti que « le combustible d’urgence pour les installations critiques à Gaza sera épuisé dans les 10 prochains jours », à moins que les donateurs n’interviennent pour prévenir une « catastrophe humanitaire ».

Mais pour les patients et le personnel médical exposés en première ligne, la catastrophe est déjà en cours.

À l’hôpital pour enfants al-Nasr, le directeur des soins intensifs, le Dr Raed Mahdi, a déclaré que la vie de dizaines d’enfants de son unité était menacée. Le surpeuplement et la pression sur le personnel médical et les fournitures ont atteint un point de crise dans son hôpital, alors que les enfants étaient transférés vers d’autres installations qui avaient perdu tout approvisionnement électrique.

À l’hôpital Muhammad al-Durra, dans l’est de Gaza – du nom d’un enfant palestinien assassiné par les forces israéliennes en 2000 au début de la deuxième Intifada – des médecins ont déclaré lors d’une conférence de presse lundi que des départements entiers avaient déjà fermé leurs portes et que des patients avaient dû être renvoyés.

S’exprimant lors de la conférence de presse, Jamal al-Durra, le père de Muhammad, a appelé à une intervention internationale urgente, disant que permettre à la crise de continuer équivaudrait à « tuer mon fils une seconde fois ».

« La crise du carburant menace les services de dialyse pour 400 patients souffrant d’insuffisance rénale dans la bande de Gaza », a déclaré pour sa part le groupe palestinien des droits de l’homme Al-Haq. En raison de la crise énergétique chronique, la dialyse à Gaza est déjà un traitement risqué.

Al-Haq a ajouté que les hôpitaux de Gaza sont actuellement incapables d’effectuer leurs 200 opérations par jour « en raison de la dégradation et de la perte de centaines de réserves de sang en raison du manque de refroidissement nécessaire – une conséquence de la pénurie d’électricité délibérément imposée à Gaza. »

Les hôpitaux ferment leurs portes

En raison des restrictions actuelles imposées par Israël à l’approvisionnement en électricité de Gaza, la population de deux millions de personnes, dont la moitié sont des enfants, ne reçoit actuellement pas plus de huit heures d’électricité par jour. Parfois, cette fourniture chute à seulement trois ou quatre heures…

« Les hôpitaux ont déjà commencé à fermer. Sans financement, davantage de fournisseurs de services seront forcés de suspendre leurs opérations dans les semaines à venir, et la situation se détériorera dramatiquement, avec des impacts sur l’ensemble de la population », a déclaré le coordinateur humanitaire par intérim pour les Nations Unies, Roberto Valent. « Nous ne pouvons pas permettre que cela se produise. »

Le 23 janvier, le ministère de la Santé de l’Autorité palestinienne à Ramallah a alloué près de 300 000 dollars pour acheter du carburant en urgence, mais cette fourniture ne sera suffisante que pendant 10 jours et « ne résoudra pas la crise structurelle de l’électricité imposée par Israël ».

PARTICIPEZ À LA COLLECTE POUR L’HÔPITAL SHIFA !

Déjà plus de 12.000 euros récoltés sur les 20.000 que nous voulons envoyer. Si chacun s’y met, même modestement, on peut même dépasser cet objectif !

-* Vous pouvez envoyer un chèque à CAPJPO-EuroPalestine, Boite 37, 16 bis rue d’Odessa. 75014 Paris. (Merci écrire au dos "Hôpital Shifa"). Vous recevrez un reçu fiscal permettant de déduire jusqu’à 66% de la somme envoyée de vos impôts.

-* Ou bien faire un don par l’intermédiaire de https://www.cotizup.com/gaza-appel-au-secours

Alors que le système de santé de Gaza s’effondre, Israël rend également plus difficile aux Palestiniens l’accès à des traitements en dehors du territoire assiégé, et qui sauveraient des vies. Le nombre de Palestiniens autorisés à entrer et sortir de Gaza à travers le passage d’Erez, contrôlé par Israël, et le passage de Rafah avec l’Égypte – qui a été fermé pendant des années sauf de rares exceptions – a fortement diminué l’année dernière.

La sortie des Palestiniens de Gaza à travers Erez a chuté de 50% en 2017, par rapport à 2016, selon OCHA. « Le déclin se produit parallèlement à une augmentation progressive du nombre total de demandes de permis et de demandes de instruites pour des hôpitaux de Cisjordanie, à la suite de contraintes plus strictes via le passage de Rafah », a noté l’agence des Nations Unies.

En novembre, les autorités du Hamas ont cédé le contrôle du côté palestinien du passage d’Erez à l’Autorité palestinienne, soutenue par la communauté internationale, à la suite d’un accord de réconciliation signé le mois précédent. « A ce jour, » cependant, « ce développement n’a eu aucun impact apparent sur le passage des Palestiniens de Gaza à travers les accès contrôlés par Israël et l’Égypte », a dit OCHA.

« Dans des situations telles que le traitement du cancer, les retards peuvent avoir des implications potentiellement mortelles pour la santé des patients », a rappelé OCHA.
Parfois, des retards ont été causés par l’Autorité palestinienne à Ramallah : au cours de l’été, son chef Mahmoud Abbas a imposé des sanctions à Gaza, notamment en retardant l’approbation des transferts médicaux vers les hôpitaux de Cisjordanie, dans le cadre de ses tentatives pour mettre le Hamas à genoux, tout en exacerbant la souffrance des civils.
Certains de ces retards se sont révélés mortels.

Al-Haq a appelé cette semaine l’Autorité palestinienne à « lever tous les obstacles à l’accès aux soins de santé pour les enfants venant de Gaza et à faire en sorte que les cas urgents soient immédiatement prioritaires, dans tous les cas relevant de sa compétence ».

Déni israélien

Mais La responsabilité première incombe à israël. En tant qu’occupant belligérant, « Israël a l’obligation permanente d’assurer le maintien de la vie civile dans la bande de Gaza, ce qui comprend la fourniture de services de base et d’infrastructures à la population civile », selon Al-Haq.

Le groupe affirme que « ce refus de permis de voyage entraînant des retards dans l’accès aux traitements, viole non seulement les droits à la santé et le droit à la vie, mais peut aussi constituer un traitement inhumain et dégradant » qui viole le droit international.
Pourtant, lundi, le ministre israélien de la Défense, Avigdor Lieberman, a osé prétendre qu’il n’y avait « pas de crise humanitaire » à Gaza, alors même que le chef de l’armée israélienne, Gadi Eisenkot, déclarait la veille que « la bande de Gaza est sur le point de s’effondrer en raison de l’aggravation de la crise humanitaire ».

La semaine dernière, des diplomates israéliens ont présenté un plan de « réhabilitation humanitaire » pour Gaza lors d’une réunion des donateurs à Bruxelles. « Israël s’attend à ce que la communauté internationale couvre les coûts de la mise en œuvre du plan, estimé à 1 milliard de dollars », a observé le groupe israélien des droits de l’homme Gisha.
Le groupe a rejeté le plan d’Israël comme étant « dissimulateur et simpliste », notant que le blocus écrasant d’Israël sur Gaza est ce qui a causé « les conditions humanitaires désastreuses ».

Mais Lieberman, le ministre de la Défense, a clairement indiqué qu’Israël poursuivra sa politique de refus des services humanitaires de base aux civils de Gaza en tant que forme de chantage politique – un crime de guerre.

Source : Ali Abuminah - Electronic Intifada

CAPJPO-EuroPalestine

http://www.europalestine.com/spip.php?article13928


 

LES USA METTENT EN OEUVRE L' "ACCORD DU SIECLE" QUI VISE A DISSUADER CERTAINS PAYS D'ETRE SOLIDAIRES DE LA PALESTINE

Palestine : Washington met en œuvre l’« accord du siècle »

Fri Feb 16, 2018 5:37PM

Le ministre des Affaires étrangères de l’Autorité palestinienne, Riyad al-Maliki. (Photo d’archives)

Le ministre des Affaires étrangères de l’Autorité palestinienne, Riyad al-Maliki. (Photo d’archives)

Dans une interview accordée à la radio Voice of Palestine, le ministre des Affaires étrangères de l’Autorité autonome palestinienne, Riyad Al-Maliki, a annoncé que le président américain Donald Trump avait commencé à mettre en œuvre l’« accord du siècle » à travers une série d’actions concrètes.

Al-Maliki a déclaré jeudi que le voyage du secrétaire d’État américain, Rex Tillerson, dans plusieurs pays de la région, dont l’Égypte, le Liban et la Turquie, faisait partie de la mise en œuvre du plan de Trump. 

Le ministre palestinien a ajouté : « Mahmoud Abbas parlera bientôt devant le Conseil de sécurité et il annoncera la position officielle de la Palestine concernant la déclaration de Trump reconnaissant Qods comme capitale d’Israël. »

Al-Maliki a ajouté : « Le transfert de l’ambassade américaine Tel-Aviv à Qods, la suspension d’une grande partie de l’aide financière à l’UNRWA [Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient] et les efforts pour remettre en cause le droit au retour des réfugiés palestiniens font partie des mesures d’application de cet accord du siècle, un accord qui a été scellé seulement avec la partie israélienne ».

L’accord du siècle est un plan proposé par le gouvernement américain et soutenu par les régimes saoudien et israélien. Il vise soi-disant à mettre un terme au conflit israélo-palestinien et à permettre aussi et surtout la normalisation des relations des pays arabes avec le régime israélien.

Dans ce plan et dans les négociations ultérieures, la question des personnes déplacées devrait être résolue sur la base du principe de la « patrie de substitution » en dehors de la Palestine occupée et le « droit au retour » des réfugiés palestiniens dans leur pays sera définitivement annulé.

Selon ce plan, l’État palestinien sera installé dans la bande de Gaza et seulement pour les zones A, B et certaines parties de la zone C de la Cisjordanie. Par ailleurs, le statut final de Qods et le retour des déplacés seront renvoyés à des négociations ultérieures. Enfin, des négociations de paix débuteront entre le régime israélien et les pays arabes sous la direction de l’Arabie saoudite.

Après que Trump a annoncé la décision de transférer l’ambassade américaine de la ville de Tel-Aviv à celle de Qods, l’Autorité autonome palestinienne, elle, a déclaré que les États-Unis n’étaient plus le bon médiateur pour le conflit israélo-palestinien. Riyad al-Maliki a déclaré que les Américains considéraient cette mesure palestinienne comme « une décision d’entrer en confrontation directe avec le gouvernement américain ».

Le ministre des Affaires étrangères de l’Autorité autonome palestinienne a affirmé aussi que la tournée de Rex Tillerson dans la région s’inscrivait dans le cadre des efforts du gouvernement américain pour mettre en œuvre « l’accord d’un siècle », qui vise à dissuader certains pays de se tenir aux côtés de la Palestine.

L’Égypte, l’Arabie saoudite et la Jordanie coopèrent en ce moment même avec les États-Unis et le régime israélien sur ce plan, bien qu’il existe quelques différends entre eux au sujet de certains sujets, comme le retour des Palestiniens réfugiés et déplacés.

La péninsule du Sinaï dans le nord-est de l’Égypte et certaines parties de la Jordanie sont envisagés dans ce plan pour constituer ce qui est appelé « la patrie de substitution ».

http://www.presstv.com/DetailFr/2018/02/16/552581/AA-Washington-a-entam-laccord-du-sicle