PALESTINE

PALESTINE

DES MILLIERS DE PARTICIPANTS AUX OBSEQUES DU MARTYR MAZEN FAQHA, L'UN DES CHEFS DE LA BRANCHE ARMEE DU HAMAS

Des milliers de participants aux obsèques du martyr Faqha crient vengeance

 Depuis 16 minutes  25 mars 2017

funerailles_faqha

 Moyent-Orient - Palestine - Spécial notre site

Rédaction du site

funerailles_faqha1
martyr_faqhaDes milliers de militants du mouvement de résistance palestinien Hamas, dont des centaines en armes, ont appelé samedi à la « vengeance » lors des funérailles à Gaza d’un de leur cadre abattu la veille par des hommes non identifiés que le Hamas a accusé d’agir pour le compte d’Israël.
Vendredi soir, Mazen Faqha, 38 ans, était abattu de quatre balles tirées à bout portant dans la tête près de son domicile. Aussitôt les autorités de Gaza, tenue depuis 10 ans par le Hamas, annonçaient l’ouverture d’une enquête, déployaient de nombreux hommes à travers l’enclave palestinienne et multipliaient les accusations en direction de l’entité sioniste.
« Cet assassinat porte l’empreinte claire du Mossad », le renseignement israélien, a ainsi affirmé samedi le procureur général nommé par le Hamas, Ismaïl Jaber.

liste_resistants_abattreLe quotidien israelien Maariv avait publié l’an dernier un article dans lequel il indiquait une liste de résistants palestinien à abattre et où figurait le martyr Faqha.

Le martyr Faqha qui était l’un des commandants de la branche armée du Hamas, les Brigades Ezzeddine al-Qassam a dirigé les cellules chargées d’effectuer des opérations de résistance contre l’occupation israélienne.
C’est lui qui a commandité l’opération martyre contre un bus israélien à Jérusalem Al-Quds occupée, en septembre 2002, tuant 9 Israéliens.

Mais l’opération la plus forte qu’il a réalisé est celle de Safad, en Aout 2002, également contre un bus, et au cours de laquelle 10 militaires travaillant dans le réacteur nucléaire de Dimona, soupçonné d’être le lieu de fabrication des bombes atomiques israéliennes.

faqha_liberationCette opération était une riposte à l’assassinat, deux mois plus tôt du commandant général des brigades Qassam, Salah Chéhadé, dans un raid aérien israélien contre le bâtiment dans lequel il résidait à Gaza, et au cours duquel 18 Palestiniens ont été tués, dont 8 enfants.

Arrêté par l’entité sioniste, il avait été condamné à la prison à vie pour sa participation à ces opérations de résistance au cours desquels de nombreux israéliens avaient été tués, lors de la deuxième intifada entre 2000 et 2005.

Relâché dans le cadre de l’échange de prisonniers palestiniens contre le soldat franco-israélien Gilad Shalit en 2011, il avait ensuite été exilé de la Cisjordanie vers Gaza à la demande d’Israël.

faqha_funeraillesSamedi, un cortège funéraire en forme de défilé militaire a été organisé pour lui de la morgue de l’hôpital Chifa à la grande mosquée al-Omari de Gaza, ont constaté des photographes de l’AFP.

Les plus hauts dirigeants du mouvement dans l’enclave palestinienne, comme l’ancien Premier ministre Ismaïl Haniyeh et le nouveau chef du Hamas dans la bande de Gaza Yahya Sinouar défilaient en tête.

« Si l’ennemi croit que cet assassinat va changer le rapport de force, qu’il sache que les têtes pensantes des Qassam peuvent y répondre à l’identique », a menacé Khalil al-Haya, adjoint de M. faqha_enfantsSinouar.
« L’occupant (israélien) espérait écraser la résistance et asservir le peuple palestinien en assassinant le martyr Faqha », a dénoncé Mohammed al-Hindi, cadre de l’autre grande force de résistance à Gaza, le Jihad islamique.

faqha_dernieres_paroles00Plusieurs médias palestiniens ont rapporté ses dernières paroles publiées sur les réseaux sociaux.

« Frappe avec ton épée et ne crains rien

Frappe le front d’Abou Lahab

Frappe, tu es le brave chevalier empli de colère »

Il avait quelque jours écrit aussi:  » La Palestine est notre chère patrie , elle ne sera restituée qu’en lui sacrifiant ce que nous avons de plus cher. Une patrie aussi pure ne peut être récupérée qu’avec une action pure ».

 

Source: Divers

http://french.almanar.com.lb/320659


 

CISJORDANIE : UN JEUNE PALESTINIEN DE 20 ANS TUE PAR DES SOLDATS ISRAELIENS

Un adolescent Palestinien tué par des soldats israéliens en Cisjordanie

 Depuis 2 heures  24 mars 2017

hassanhattab

 Moyent-Orient - Palestine

Un jeune palestinien est tombé en martyre et 3 autres ont été grièvement blessés par des tirs israéliens visant leur voiture près du camp Jalazoun, à Ramallah, en Cisjordanie occupée.

Le ministère palestinien a qualifié de critique la santé des trois jeunes blessés vu qu’ils ont été atteints de balles dans la poitrine, a rapporté le site palestinien Paltoday.

Il s’agit du martyr Hassan Hattab (20 ans) et de ses amis Mohammad et Jassem Nakhlé (18 ans) et Mohammad Hattab (18 ans), a-t-on précisé de même source.

Les forces d’occupation ont justifié ce crime en prétendant que des soldats israéliens ont tiré en direction de Palestiniens qui jetaient des cocktails Molotov en direction d’une colonie.

« Des suspects ont jeté des bombes incendiaires contre la colonie » et les soldats ont riposté, a dit une porte-parole de l’armée d’occupation israélienne.

Les Territoires palestiniens, Jérusalem occupée et l’entité sioniste ont été le théâtre d’une vague d’opérations anti-occupation, depuis octobre 2015, qui ont causé la mort de plus de 40 Israéliens, selon le décompte de l’AFP.

Par contre près de 257 Palestiniens sont tombés en martyre lors d’opération à l’arme blanche ou à la voiture bélier.

Source: Divers

http://french.almanar.com.lb/319361


 

HAUSSE DE 40% DU NOMBRE DE COLONIES EN CISJORDANIE OCCUPEE

Le régime d’Israël continue sa colonisation en totale impunité

Thu Mar 23, 2017 1:13PM

La colonie israélienne de Givat Zeev, près de Qods, en Cisjordanie, le 17 octobre 2013. ©Reuters

La colonie israélienne de Givat Zeev, près de Qods, en Cisjordanie, le 17 octobre 2013. ©Reuters

Le nombre de logements mis en chantier l’an dernier dans les colonies israéliennes en Cisjordanie occupée a grimpé de 40 % par rapport à 2015.

La poursuite de la colonisation israélienne en Cisjordanie, considérée par une bonne partie de la communauté internationale comme le principal obstacle pour la paix avec les Palestiniens, s’est traduite pas la mise en chantier de 2 630 logements l’an dernier contre 1 884 en 2015, a indiqué mercredi le bureau central des statistiques israélien.

Le nombre de mises en chantier avait déjà été supérieur à celui de l’an dernier en 2013 (2 874), a ajouté le bureau des statistiques dans un communiqué.

Selon La Paix maintenant, une ONG israélienne opposée à la colonisation, la moyenne annuelle des mises en chantier depuis 2001 a atteint 1 790 unités.

Sur la base des données du Bureau des statistiques, 14 017 logements ont commencé à être construits depuis que le Premier ministre Benjamin Netanyahu est revenu au pouvoir en 2009.

Ces données ne comprennent pas les constructions dans les quartiers de colons à Qods-Est, qu’Israël a annexée et où vivent plus de 200 000 Israéliens.

Le 23 décembre dernier, le Conseil de sécurité de l’ONU a voté la résolution 2334 qui condamne la colonisation des territoires palestiniens et somme Israël d’arrêter immédiatement sa politique d’occupation. Le texte voté indique que « la colonisation — c’est-à-dire la construction par le régime occupant d’habitations civiles israéliennes dans les territoires occupés — est illégale au regard du droit international ». 

La construction de colonies, qui s’est poursuivie sous tous les gouvernements israéliens depuis 1967, rogne le territoire sur lequel les Palestiniens aspirent à établir leur État avec la ville sainte de Qods pour capitale, et compromet la continuité, donc la viabilité d’un tel État. Actuellement, 600 000 Israéliens vivent dans plus de 230 colonies.

Depuis le début de la présidence américaine de Donald Trump, le rythme de la colonisation en Cisjordanie a considérablement augmenté. 

Avec AFP

http://presstv.com/DetailFr/2017/03/23/515361/Cisjordanie-hausse-du-nombre-des-colonies


 

GAZA : PRES DE 100% DE L'EAU POLLUEE. CATASTROPHE ECOLOGIQUE ET HUMANITAIRE EN VUE

A Gaza, l’eau manque et rend même malade

 Depuis 5 minutes  23 mars 2017

L'eau risque alors d'être totalement inutilisable dans trois ans
L'eau risque alors d'être totalement inutilisable dans trois ans

 Moyent-Orient - Palestine

L’enclave palestinienne de Gaza va au-devant d’une catastrophe écologique et humanitaire si aucune solution n’est trouvée pour approvisionner en eau saine ses deux millions d’habitants, malades de sa pollution, selon les experts.

Dans un territoire au bord du désert où les cours d’eau se résument à de maigres oueds, la réserve phréatique est surexploitée. Le niveau baisse et l’eau de mer s’infiltre, augmentant la salinité. A cela vient s’ajouter une pollution chimique et microbiologique.

« Plus de 97% la nappe phréatique est impropre à un usage domestique à cause d’une salinisation jusqu’ici jamais atteinte », explique Munther Shoblak, directeur général de la Compagnie de l’eau des municipalités gazaouies.

Or la quasi-totalité des Gazaouis entassés sur l’étroite langue de terre coincée entre les territoires palestiniens occupés de 1948, l’Egypte et la Méditerranée dépendent de la nappe phréatique, que l’eau arrive à leur robinet par le vétuste réseau public ou qu’ils la prélèvent par leurs propres moyens.
Ils en ressentent les effets sur leur santé.
« Chaque année, nous constatons une augmentation de 13/14% des patients admis pour des problèmes rénaux », indique à l’AFP le dr Abdallah al-Qichaoui, chef du département de néphrologie de l’hôpital Chifa de Gaza.

Ces problèmes rénaux ont « des origines déjà connues, comme la tension, le diabète et les maladies héréditaires, mais il ne fait aucune doute que la pollution de l’eau joue également un rôle », poursuit-il.

Cote d’alerte Avec les ravages causés par trois guerres en huit ans et par 10 ans de blocus israélien, un taux de chômage de près de 45% et une insécurité alimentaire, l’enclave risque de devenir « inhabitable en 2020 », avait estimé l’ONU.

Elle plaçait la raréfaction galopante et la pollution de la ressource en eau au premier rang des fléaux.

Les Gazaouis utilisent cette eau par la force des choses. Elle sert à la cuisine, la lessive ou l’agriculture. Jusque dans les hôtels les plus chics, la douche se fait à l’eau encore salée.

De leurs robinets, les Palestiniens voient s’écouler un flux saumâtre qu’il faut faire bouillir. L’approvisionnement est aléatoire. Une grande partie de l’eau se perd dans des canalisations délabrées.

Les mieux lotis font creuser leur propre puits et stockent l’eau dans des citernes. Quand il y a de l’électricité…
« Il y a deux sortes de pollutions »: chimique et microbiologique, dit Sami Loubbad, en charge de l’Environnement au ministère de la Santé.

Dans la nappe, ces pollutions se conjuguent et font grimper les taux de chlorure et de nitrate qui « peuvent provoquer chez les bébés la maladie bleue (cyanose congénitale) et jouer un rôle dans le développement de cancers », note le professeur Adnane Aïch.

Diarrhée et malnutrition

La pollution microbiologique est due aux bactéries d’origine fécale provenant principalement des eaux usées et de l’agriculture. La chimique est causée par les pesticides mais aussi la présence de métaux lourds, vestiges des guerres. « Le plomb notamment, et le soufre peuvent causer des problèmes rénaux », selon le dr Qichaoui.

Pour se désaltérer, « environ deux tiers des Gazaouis achètent leur eau dans le secteur privé », dans des bonbonnes d’eau vendues deux shekels (environ 50 centimes d’euro) les 16 litres, indique June Kunugi, qui dirige l’Unicef dans les Territoires palestiniens.

Mais l’eau produite par ces petites entreprises qui se contentent souvent de dessaler le liquide est également largement polluée. Par sa faute, « de nombreux enfants ont des parasites et des vers et souffrent de diarrhée et de malnutrition », dit Mme Kunugi.

En bordure de Méditerranée, dessaler l’eau de mer s’impose comme un recours évident. Fin janvier, la plus importante usine de dessalement de Gaza, construite avec une aide internationale, a été partiellement ouverte.

Cet équipement unique, à l’exception de petites structures privées, alimente 75.000 habitants et à terme 150.000. D’autres usines sont en projet.

Pour les experts, il est avant tout impératif de laisser la nappe se reconstituer sans y toucher. Chaque année, 180 millions de mètres cubes d’eau y sont pompés alors que la pluie n’en réinjecte que 60 millions, selon l’Unicef.

« La catastrophe, si elle n’arrive pas cette année, arrivera, c’est sûr, sous trois ans », prévient Zidane Abou Zouhri, en charge de la question de l’eau à l’Unicef. L’eau risque alors d’être totalement inutilisable.

Source: Avec AFP

http://french.almanar.com.lb/317194


 

GAZA : UN JEUNE PALESTINIEN DE 18 ANS TUE PAR L'ARTILLERIE ISRAELIENNE

Gaza : Un jeune palestinien tué par des tirs d’artillerie israéliens, infiltration israélienne à Khan Younès

 Depuis 4 heures  22 mars 2017

Le jeune Youssef Abou Azra  tué par l'occupation à Gaza
Le jeune Youssef Abou Azra tué par l'occupation à Gaza

 Moyent-Orient - Palestine

youssef
Le jeune Youssef Abou Azra tué par l’occupation à Gaza

Un jeune palestinien est tombé en martyre et deux autres ont été blessés mercredi matin suite à des tirs d’artillerie israéliens contre le sud de la bande de Gaza.

Le porte-parole du ministère de la santé à Gaza, Ashraf al-Qodra a affirmé que les services de secours ont évacué trois victimes, un martyr et deux blessés, à l’est de Rafah, au sud de la bande de Gaza.

Et d’ajouter : le martyr est Youssef Abou Azra (18 ans) un des habitants du camp de Chaboura à Rafah, les deux autres jeunes ont été grièvement blessés par des éclats d’obus ayant touché différentes parties de leur corps.

youssef3Les forces d’occupation ont justifié cette agression en prétendant que les jeunes palestiniens se trouvaient près de la clôture séparant Gaza des territoires occupés.

Quelques heures après le martyr du jeune Youssef Abou Azra, les chars de l’occupation, appuyés par des survols intenses des avions israéliens, se sont infiltrés pour une période limitée à l’est de la localité de Qarar, à l’est de Khan Younès (sud de Gaza).

Le correspondant du site palestinien Paltoday a fait état des tirs de l’occupation israélienne contre les terres des citoyens, sans signaler des victimes.

Source: Sites

http://french.almanar.com.lb/314444


 

UN RAID AERIEN ISRAELIEN BOMBARDE LA BANDE DE GAZA

Attaque des chasseurs israéliens sur la bande de Gaza

Sat Mar 18, 2017 1:3PM

Les chasseurs du régime israélien ont bombardé une zone située dans le nord-ouest de la bande de Gaza, le 18 mars 2017. ©Tasnim News

Les chasseurs du régime israélien ont bombardé une zone située dans le nord-ouest de la bande de Gaza, le 18 mars 2017. ©Tasnim News

Les chasseurs du régime israélien ont bombardé une zone située dans le nord-ouest de la bande de Gaza.

Selon l’agence de presse Tasnim citant des sources locales à Gaza, les chasseurs israéliens ont ciblé des positions de la Résistance palestinienne à Beït Lahia, dans le nord-ouest de la bande de Gaza.

Ce matin, les médias israéliens avaient rapporté le tir d’une roquette depuis Gaza en direction des colonies et ils avaient prétendu même que la sonnette d’alarme avait retenti dans ces zones occupées. Et c’est suite à ces allégations que l’artillerie du régime israélien a pris pour cible des positions palestiniennes à Beït Lahia.

Il y a deux jours, les chasseurs du régime israélien avaient attaqué aussi une position de la Résistance et une terre agricole dans le centre et l’est de la bande de Gaza.

http://presstv.com/DetailFr/2017/03/18/514821/Bande-de-Gaza-attaque


 

HANIYYEH, FUTUR CHEF DU HAMAS AVEC DES CHANGEMENTS DANS SA CHARTE

Bientôt Haniyyeh à la tête du Hamas et des changements dans sa charte

 Depuis 1 heure  16 mars 2017

mechaal_haniyeh1

 Moyent-Orient - Palestine - Spécial notre site

Rédaction du site

Le mouvement de résistance palestinien Hamas va bientôt changer de chef et devrait achever son rapprochement avec l’Iran. Dès le mois prochain, c’est Ismaïl Haniyeh qui présidera son bureau politique,lequel était depuis une vingtaine d’années dirigé par Khaled Méchaal. Celui-ci s’était considérablement approché des monarchies du Golfe depuis que le siège du mouvement a déménagé Damas vers le Qatar.

Selon le journal libanais al-Akhbar, les élections primaires au sein du Hamas sont sur le point de s’achever et les noms des membres du bureau politique devraient être annoncés au début du mois d’avril. Mais on sait déjà que M. Haniyeh figure en tête.

Dans un premier moment, c’est le nom du dirigeant Moussa Abou Marzouk qui avait été suggéré pour ce poste. Mais depuis que le journal pro saoudien Ashark al-Awsat a publié une sonore qui lui est attribué et dans lequel il attaque l’Iran, il a été écarté.

C’est le signe que le Hamas veut à tout prix ramener le niveau des relations avec Téhéran à celui d’avant la crise syrienne, le sujet sur lequel les deux protagonistes sont tombés en désaccord.

Selon Al-Akhbar, la direction du Hamas est parfaitement consciente que cette décision serait mal digérée par sa base, mais elle n’a aucune autre alternative. Sa branche armée a pressement besoin de cette relation, car seul l’Iran est disposé à lui fournir des armes.

« Certains Etats arabes soutiennent le mouvement avec de l’argent, mais certains se trouvent dans l’embarras de nous soutenir. Mais l’Iran est le seul pays qui nous donne des armements et nous transmet son expertise militaire », a expliqué une source du Hamas sous le couvert de l’anonymat au journal libanais.

Après son élection à la tête du Hamas, il est prévu que M. Haniyeh fasse une tournée dans un certain nombre de capitales arabes et islamiques, dont Téhéran. « La visite sera couronnée par une rencontre avec le guide suprême de la révolution islamique Ali Khameneï», a poursuivi la source du Hamas.

Le prochain chef du Hamas devrait aussi quitter la bande de Gaza pour s’installer dans un pays arabe. Doha, la capitale du Qatar, et Beyrouth la capitale libanaise pourraient toutes les deux lui servir de lieu de résidence. Une disposition qui lui permettrait de rester ouvert à tous les antagonistes dans le monde islamique.

Le mois prochain, le Hamas va aussi publier sa nouvelle charte politique et dans laquelle elle va reformuler son identité par rapport au conflit avec l’ennemi sioniste et sa relation avec la nation arabe et islamique.

L’appartenance du Hamas à la confrérie des Frères Musulmans y a été abandonnée. Elle lui avait causée bien du tracas avec les Egyptiens, depuis le renversement du gouvernement de Mohammad Morsi et l’avènement d’Abdel Fattah Al-Sissi.

En revanche, la question des Chrétiens palestiniens y est mise en exergue : ils sont présentés comme étant une composante essentielle de la société palestinienne.

Un texte est aussi consacré au statut de la femme palestinienne.

Or un changement majeur y est introduit : il n’est plus question de « libérer la Palestine de la mer au fleuve », un slogan qui avait orné son premier pacte. Le Hamas y admet un Etat palestinien dans les frontières de 1967. « Cette reconnaissance est formulée dans le contexte de la nécessité de libérer toute la Palestine … mais nous avons dit que nous ne rejetons nullement un Etat instauré dans les frontières de 1967, et dont la capitale serait Jérusalem Al-Quds. En échange, nous ne reconnaissons pas Israël, ce qui préserve notre droit à la résistance », a expliqué la source du Hamas. Selon elle cette disposition permet « d’ouvrir des perspectives avec nos partenaires », en allusion sans doute à l’OLP qui a depuis bien longtemps renoncé à cette exigence.

« Mais nous ne changerons certainement pas nos convictions sur la nécessité de combattre l’ennemi israélien et de libérer toute notre terre », a objecté la source. Assurant que la désignation de Yahia Sinwar à la tête du bureau politique de Gaza devrait dissuader quiconque que le Hamas voudrait changer sa peau. Celui-ci étant connu pour son attachement indélébile à l’option de la résistance.

http://french.almanar.com.lb/304841


 

"ISRAËL" A INSTAURE UN REGIME D'APARTHEID CONTRE TOUT LE PEUPLE PALESTINIEN

ESQWA: « Israël » a instauré un régime d’apartheid sur tout le peuple palestinien

 Depuis 2 heures  15 mars 2017

Destruction par « Israël » du village palestinien d’Oum al-Hirane au Néguev
Destruction par « Israël » du village palestinien d’Oum al-Hirane au Néguev

 Entité sioniste - Moyent-Orient - Spécial notre site

Rédaction du site

Selon le dernier rapport de l’ESQWA, « Israël » a instauré un régime d’apartheid  contre le peuple palestinien dans son ensemble », ajoutant que  » des faits et des preuves indiquent, sans l’ombre d’un doute, que les politiques et pratiques d’Israël le rend  coupable de crimes d’apartheid »  a rapporté la chaine satellitaire arabe alMayadeen.

Conformément au droit international, le crime d’apartheid  regroupe  » tous les actes inhumains commis dans un cadre institutionnel de manière  systématique, c’est une hégémonie et une politique méthodologique pratiquée par un groupe racial sur un groupe ou d’autres groupes ethniques, afin de maintenir la structure de son régime ».

Le rapport estime que  » le régime israélien est décidé à poursuivre sa politique d’apartheid , c’est d’ailleurs ce qui apparait clairement dans les  lois israéliennes, notamment celles relatives à la confiscation des terres palestiniennes, ou encore dans l’application de la Loi du retour  qui accorde aux Juifs, quel que soit leur pays d’origine , le droit d’entrer en Israël et de recevoir la citoyenneté israélienne , et ce  indépendamment du fait s’ils ont un lien ou pas à la terre. Alors, que les Palestiniens sont privés de tout droit similaire,même s’ils possèdent des documents prouvant l’existence de génération en génération,  de leurs familles et  de leurs maisons dans le pays.  »

Le rapport poursuit : « La loi israélienne permet aux couples Israéliens de déménager vers  Israël, mais prive les Palestiniens des territoires occupés ou d’en dehors , de cette procédure.. Israël adopte une politique qui refuse le retour de tout palestinien , qu’il soit un réfugié ou un exilé  politique -ils sont prés de 6 millions- aux territoires sous contrôle israélien.  »

Le rapport souligne que  » la stratégie de fragmentation  du peuple palestinien est  la  principale politique d’ Israël  pour imposer son système d’apartheid.  Cette fragmentation se fonde sur des  guerres, des divisions et   une annexion formelle des territoires, de manière à disperser le peuple palestinien dans différentes zones géographiques . Ces dernières sont gérées par des lois qui garantissent le bon fonctionnement de cette fragmentation dans le but d’ installer un système de domination racisme israélien , mais aussi pour affaiblir la volonté du peuple palestinien et réduire sa capacité de résister à un système unifié et efficace « .

Et de conclure : « Israël a également utilisé des méthodes différentes en fonction du lieu de résidence des Palestiniens . Tel est l’un des principaux outils à travers lequel Israël impose l’apartheid  , en même temps il cache  à la communauté internationale cette politique, en se présentant comme un régime unifié, alors qu’il est devenu un régime d’apartheid bien intégré . »

Source: Médias

http://french.almanar.com.lb/303323


 

LA FIN DE L'ILLUSION DES DEUX ETATS ANNONCE LA LIBERATION DE LA PALESTINE

 

Hassan Nasrallah : la fin de l'illusion des deux Etats annonce la libération de la Palestine

 

Discours du Secrétaire Général du Hezbollah, Sayed Hassan Nasrallah, le 16 février 2017, à l'occasion de la commémoration annuelle des dirigeants martyrs (VOSTFR)

 

https://www.youtube.com/watch?v=ipbcEwMpW_o

 

 

 

Transcription : 

 

Eh bien, le deuxième point est la question israélienne du point de vue palestinien. 


Que se passe-t-il actuellement ? Israël poursuit le processus de judaïsation au maximum. La judaïsation d'Al-Quds (Jérusalem), l'expulsion de ses habitants, (la construction de) davantage de résidences et de colonies pour modifier son identité et la séparer de la Cisjordanie, jusqu'à l'interdiction de l'appel à la prière, projet du gouvernement de Netanyahu adopté par la Knesset, jusqu'à la loi légalisant le vol de terres palestiniennes en Cisjordanie, avec en cours la construction de milliers de résidences en Cisjordanie, la continuation quotidienne des assassinats, des arrestations et des démolitions de maisons, la destruction des champs, et maintenant, avec Trump, l'évocation du déplacement de l'ambassade américaine de Tel-Aviv vers Al-Quds (Jérusalem). L'importance de ce point serait la confirmation d'Al-Quds comme capitale éternelle de cette entité usurpatrice. 


L'abandon américain de la solution à deux Etats a une signification pour nous en tant que Résistance. Mais cette solution représentait le seul espoir pour la voie des négociations et pour ceux qui croient en cette voie. Les Américains, Trump a dit hier qu'ils ne feraient pas pression sur Israël. Laissons les Palestiniens négocier directement et s'entendre (avec Israël). Qu'est-ce que cela veut dire ? « Débrouillez-vous et bonne chance. » 


Israël, sans pression américaine, sans pression internationale, sans pression arabe, sans aucune pression, ces sionistes-là, avec leur culture, leurs ambitions, leurs appétits, leur mépris et leur arrogance, ceux-là donneraient-ils (d'eux-mêmes) aux Palestiniens ne seraient-ce que des miettes via des négociations ? Voilà ce que cela signifie (« Débrouillez-vous »).


Aujourd'hui, après ce qui est apparu de la rencontre entre Netanyahu et Trump, véritablement, je n'exagère pas en disant qu'hier, a été annoncée de façon quasi officielle la mort de la voie des négociations. C'est un acte de décès. Cette question est terminée. Pour les Israéliens, l'Etat palestinien n'existe pas (et ne pourra jamais exister). Dans les conférences (tenues en Israël) au début de l'année dont je viens de vous parler, dans lesquelles se sont exprimés des ministres, des généraux, des personnalités, etc., dans tous leur discours, il n'y a aucune mention d'un quelconque Etat palestinien, inexistant et inconcevable pour eux. 


Il y a quelques années, nous disions (déjà), et je rappelle aujourd'hui ce que nous disions. Le projet israélien pour la Palestine et pour les Palestiniens est : prenez Gaza – bien sûr, cette Gaza qui doit rester assiégée, sans port, sans aéroport, sans frontière –, mais prenez Gaza, car elle constituait un objet de scandale pour les sionistes. Quant au reste de la Palestine, il est pour les sionistes. Le maximum qui puisse être cédé en Cisjordanie est une autonomie administrative contrôlée, limitée et discontinue qui va maintenant être coupée par des milliers de résidences et c'est la fin de la question. Les Palestiniens de la diaspora (réfugiés) devront être nationalisés ou émigrer. Ils devront prendre la nationalité au Liban, en Syrie, en Jordanie, partout où ils sont, ou émigrer où ils pourront. Et c'est aujourd'hui répandu dans le monde, on propose des nationalités aux Palestiniens pour qu'ils partent. Voilà le maximum que puisse concéder Israël. Une autonomie administrative limitée et discontinue en Cisjordanie. Hier également, les Israéliens eux-mêmes, les analystes israéliens eux-mêmes parlent des dernières étapes du règlement définitif de la cause palestinienne. Et il se peut qu'il n'y ait pas d'exagération en la matière, malheureusement. 


Eh bien, aujourd'hui, maintenant que le principe et la base de résolution de l'initiative de paix arabe de 2002, reposant sur l'idée de deux Etats, maintenant que cette base est terminée, qu’elle a été supprimée, rejetée, que disent les dirigeants arabes, les régimes arabes, les gouvernements arabes, l'Union des pays arabes ? Les auteurs de l'initiative de paix qui ont dit (en guise de menace) que la proposition est sur la table mais qu'elle n'y restera pas longtemps ? Pourquoi donc, est-ce qu'elle est toujours sur la table ? A-t-elle encore une quelconque existence de toute façon ? Qui la reconnaît donc ? 


Il est naturel que les Israéliens en arrivent à l'étape où ils disent qu'ils assistent aux derniers instants de la cause palestinienne qu'ils s'apprêtent à liquider. Car Israël, malgré tout ce qu'Obama a fait pour eux, dit maintenant que Trump est mieux. Eh bien, quant aux Arabes, aux pays arabes, où est la pression arabe ? Au contraire, (on voit) une précipitation vers les relations avec Israël sous la table et par-dessus la table, sans hésitation, une normalisation arabe et des pays du Golfe (des relations avec Israël), à l'exception de quelques pays arabes, une normalisation, des délégations (israéliennes) au Bahreïn et dans certains pays arabes, et ils dansent, ils chantent, ils brandissent des épées, et au Bahreïn, ils n'hésitent même pas, ces sionistes, à déclarer « Nous détruirons la mosquée (al-Aqsa) et (re)bâtirons le temple », et tous ces Arabes qui sont assis à leurs côtés et dansent avec eux, ces Bahreïnis qui sont bien sûr proches du pouvoir, ces ignorants imbéciles, ne comprennent même pas ce qu'ils disent. Et selon moi, même s'ils avaient compris, ça ne changerait rien, car il n'y a plus rien qui ait la moindre valeur aux yeux de ces régimes (arabes) et de leurs partisans.


Hier, une voix étrange s'est élevée, et beaucoup se sont probablement demandés « Oh, il sort d'où ce gars, il vient de quelle planète ? » Lorsque, par exemple, Son Excellence le Président de la République libanaise, le Général Michel Aoun, s'est rendu au sommet des pays arabes, je pense qu'il les a vraiment fâchés lorsqu'il leur a parlé d'Al-Quds (Jérusalem) et des lieux saints islamiques et chrétiens. Et il les a fâchés lorsqu'il leur a rappelé leur responsabilité en tant que pays arabes et en tant qu'Arabes vis-à-vis de la Palestine et des lieux saints. Et il les a fâchés lorsqu'il leur a parlé de la Résistance avant son départ et après son départ. Et il les a fâchés lorsqu'il leur a dit que la pensée sioniste avait réussi à transformer la guerre d'une confrontation arabo-israélienne en une confrontation arabo-arabe, et qu'ils devaient résoudre ce problème. « A qui récites-tu tes psaumes, ô David ? » (Citation sur les indifférents)


Dans ces circonstances arabes déplorables, oui, les Israéliens ont raison de parler de situation stratégique excellente et rassurante, et Netanyahu a raison de dire hier que jamais auparavant dans sa vie il n'avait ressenti que les pays arabes ne considèrent pas Israël comme un ennemi mais comme un allié. Ce témoignage de Netanyahu est une marque d'infamie gravée sur le front de la majorité de ces dirigeants d'entre les rois, émirs et Présidents arabes. La plupart d'entre eux, avec bien sûr des exceptions pour quelques dirigeants et Présidents qui ont une position différente et en paient le prix. N'est-ce pas une marque d'infamie ? Qu'en dit le peuple palestinien ? Qu'en disent toutes les factions de la Résistance palestinienne, toutes, celles qui croient en la résistance et celles qui croient aux négociations ? Qu'en disent les millions de Palestiniens de la diaspora ? Qu'en disent les Arabes qui ont encore en eux un reste d’honneur, de dignité, d'arabité et de noblesse ? Où est la (prise de) position arabe, où est la réponse arabe ? Bien sûr, il n'y a aucune réponse.


La réponse (arabe) est sur un autre terrain : plus de tueries au Yémen et au Bahreïn, plus de complots contre la Syrie et l'Irak, plus de recherche d'alliances pour faire la guerre à la République Islamique d'Iran... Voilà où en sont les Arabes aujourd'hui, les dirigeants arabes.


Eh bien... Quels choix restent aux Palestiniens ? Tout cela n'incite pas à désespérer, en aucune façon. 


Je veux dire au peuple palestinien en cette commémoration de ces dirigeants (martyrs du Hezbollah) qui ont profondément aimé et chéri la Palestine. Tel était Sayed Abbas (al-Musawi), tel était le Cheikh Ragheb (Harb), tel était le Hajj Imad (Mughnieh). Ils étaient plus Palestiniens que Libanais. Sayed Abbas était plus Palestinien que Libanais, et les Palestiniens le savent. Le Hajj Imad était comme ça, Cheikh Ragheb était comme ça. En ce jour de commémoration des dirigeants de la Résistance, pour qui la Palestine était l'aimée, la chérie, la convoitée, la cause (par excellence) et l'espoir, je dis au peuple palestinien : cela ne doit pas inciter au désespoir.


Le fait que les masques tombent est très important (positif). « Sils étaient sortis (pour combattre) à vos côtés, ils n'auraient fait qu'ajouter à votre trouble [et semer, par leurs manœuvres, la discorde dans vos rangs]. » (Coran, 9, 47) Le fait que les masques tombent, que les hypocrites se révèlent après vous avoir menti durant des dizaines d'années en prétendant qu'ils soutenaient la Palestine, le peuple palestinien et la cause palestinienne, quelle est son importance ? Cela clarifie les choses, et purifie et consolide les rangs. Seuls les gens sérieux restent. Les lâches, les traîtres, les agents de l'ennemi, les espions et les opportunistes sont écartés. 


Et cela dit au peuple palestinien et aux peuples de la région : ceux qui restent (à vos côtés), c’est la quintessence de toutes ces épreuves et de toutes ces difficultés, et ce sont eux qui vont libérer la Palestine et façonner la victoire.


Au contraire, cela doit être une source d'espérance et non une cause de désespoir, le fait que ces rangs se purifient. Qu'ils s'en aillent ! Ca suffit ! Oh, ils n'ont fait que mentir aux peuples arabes, à leurs peuples et au peuple palestinien. Ils déclarent qu'ils ont accepté Israël, qu'ils normalisent leurs relations avec Israël, qu'ils sont les alliés d'Israël, qu'Israël n'est pas un ennemi. Oh mon frère, que l'un d'entre eux réponde donc à Netanyahu ! S'il leur restait une once d'honneur, de fierté, de dignité ! Que ces rois, ces émirs et ces Présidents arabes disent à Netanyahu « Non, tu mens, tu es toujours notre ennemi, tu n'es pas devenu un allié. » Mais ils n'osent pas. 


Ne m'en veuillez pas, je me suis laissé aller à parler en dialecte (libanais), le vocabulaire qu'on use quand on parle entre nous, à la maison.


Cela ne doit pas inciter au désespoir mais à l'espérance. 


Ensuite, le peuple palestinien ne doit pas se rendre, jamais ! Le refus de la reddition, la poursuite de la résistance, la foi en la résistance, persister dans la résistance, la confiance dans le choix de la résistance, dans le fait qu'elle façonne les victoires. La résistance a libéré le Liban, elle a libéré Gaza, et les expériences de l'histoire pour la résistance populaire durant notre époque et à travers les siècles (le prouvent). Ce n'est qu'une question de temps, de persévérance, d'endurance et de fermeté. L'expérience du peuple palestinien en la matière est très grande.


Parmi les formes de résistance les plus importantes qui se produisent actuellement en Palestine, il y a l'Intifada d'Al-Quds (Jérusalem), qui doit se poursuivre. Ces opérations individuelles sont une des formes les plus importantes de la résistance. Une des formes les plus importantes et les plus grandes. Car il s'agit d'un individu seul, qui n'appartient à aucun groupe, aucune organisation… Quoi qu'il en soit, lorsque l'individu décide lui-même de son action, de son opération, de son plan, il fixe l'objectif et l'accomplit, il accomplit l'opération, qui pourra bien l'en empêcher ? Toute opération (israélienne) de prévention est impossible. Lorsque cela s'étend à tous – jeune homme, jeune femme, agriculteur, étudiant, enseignant, etc., issus de différents milieux sociaux –, voilà ce qui terrifie l'ennemi et ébranle toute son entité comme un tremblement de terre.


Vous (Palestiniens) possédez cette foi, cet esprit de résistance, cet enthousiasme formidables, qu'ont manifestés jusqu'à présent les jeunes hommes et les jeunes femmes de la Palestine dans l'Intifada d'Al-Quds (Jérusalem).


Et en dernier point, je tiens également à assurer à notre peuple palestinien que la région ne restera pas comme elle est actuellement. Et le monde ne restera pas tel qu'il est aujourd'hui. L'Amérique de Trump n'est plus l'Amérique de George Bush, et l'armée américaine n'est plus celle qui est venue nous envahir il y a des dizaines d'années, et toute cette région a changé. Les projets s'évaporent et s'effondrent, et du cœur des épreuves, des séditions et des complots, naissent des générations, des générations et des générations de moudjahidines (combattants), de résistants et de croyants, qui façonneront la victoire décisive, comme ils la façonnent chaque jour, et elles changeront la face de la région.


L'horizon est radieux, l'avenir est prometteur. Et tout ce qui se passe autour de nous n'est absolument pas la liquidation de la cause palestinienne, jamais ! Il s'agit de la liquidation des hypocrites, qui ont menti au peuple palestinien. Quant à la cause palestinienne, personne ne peut la liquider, et personne ne peut y mettre fin. 


Que votre confiance en Dieu soit forte, et votre confiance en vous, en vos jeunes hommes et jeunes femmes soit grande, et que cette résistance, ces opérations, cette endurance, cette persévérance soient accomplies sincèrement pour Dieu, dans la voie de Dieu, sous Son regard. Et Dieu, Très-Haut et Exalté, ne manque pas à Ses promesses. Il a promis la victoire à tous les sincères, patients et endurants, et il a toujours tenu Ses promesses.

 

___________________________

 

 

La révolution syrienne qui n'existait pas

 
 
Par Stephen Gowans, le 22 octobre 2016
 
Source : What’s Left
 
Traduction : Le Saker Francophone
 
Il y a un shibboleth [en hébreu, un signe de reconnaissance verbal, selon Wikipedia, NdT] dans certains cercles, voulant, comme Eric Draitser l’a écrit dans un article récent de CounterPunch, que le soulèvement en Syrie « a commencé en réponse à la politique néolibérale et à la brutalité du gouvernement » et que « le contenu révolutionnaire du camp révolutionnaire en Syrie a été marginalisé par un méli-mélo de djihadistes financés par les Saoudiens et les Qataris ». Cette théorie semble, pour autant que je le sache, être basée sur un argument par assertion, pas sur une preuve.
 
Une revue des articles de presse dans les semaines précédant et suivant immédiatement le déclenchement des émeutes à Daraa à la mi-mars 2011 – généralement considérées comme le début de l’insurrection – n’indique pas que la Syrie était prise d’une fièvre révolutionnaire, ni anti-libérale ou autre. Au contraire, les journalistes du magazine Time et du New York Times parlaient d’un gouvernement jouissant d’un large soutien, de critiques concédant qu’Assad était populaire et de Syriens manifestant peu d’intérêt à protester. En même temps, ils décrivaient les troubles comme une série d’émeutes impliquant des centaines, et non des milliers ou des dizaines de milliers de personnes, guidées par un agenda largement islamiste et présentant un caractère violent.
 
Le Time rapportait que deux groupes djihadistes qui joueraient plus tard un rôle dirigeant dans l’insurrection, Jabhat al-Nusra et Ahrar al-Sham, étaient déjà actifs à la veille des émeutes, tandis qu’à peine trois mois auparavant, des dirigeants des Frères musulmans exprimaient « leur espoir d’une révolte civile en Syrie ». Les Frères musulmans, qui avaient annoncé des décennies auparavant un bain de sang avec le parti Baas au pouvoir en Syrie, s’opposant violemment au caractère laïque du parti, avaient été entraînés dans une lutte à mort avec les nationalistes arabes laïques depuis les années 1960 et s’étaient livrés à des combats de rue avec les partisans du Baas, à partir de la fin des années 1940. (Dans l’une de ces batailles, Hafez al-Assad, le père de l’actuel président, lui-même président de 1970 à 2000, avait reçu un coup de couteau d’un adversaire Frère musulman.) Les chefs de la Confrérie, à partir de 2007, ont souvent rencontré le Département d’État et le Conseil national de sécurité des États-Unis, ainsi que l’Initiative pour un partenariat avec le Moyen-Orient, subventionnée par le gouvernement américain, qui assumait ouvertement un rôle de financement d’organisations visant à renverser les gouvernements à l’étranger – une tâche que la CIA accomplissait auparavant de manière secrète.
 
Washington avait conspiré pour purger la Syrie de l’influence nationaliste arabe dès la moitié des années 1950, lorsque Kermit Roosevelt, qui a manigancé le renversement du Premier ministre iranien Mohammad Mossadegh pour avoir nationalisé l’industrie pétrolière de son pays, a comploté avec les services de renseignement britanniques pour inciter les Frères musulmans à renverser un triumvirat de dirigeants arabes nationalistes et communistes à Damas, que Washington et Londres percevaient comme menaçant les intérêts économiques occidentaux au Moyen-Orient.
 
Washington a fourni des armes aux moudjahidines de la Confrérie dans les années 1980 pour mener une guerre de guérilla contre Hafez al-Assad, que les partisans de la ligne dure à Washington nommaient de « communiste arabe ». Son fils, Bachar, a poursuivi l’engagement des nationalistes arabes pour l’unité (de la nation arabe), l’indépendance et le socialisme (arabe). Ces buts ont guidé l’État syrien – comme ils l’avaient fait pour les États nationalistes arabes de la Libye sous Mouammar Kadhafi et de l’Irak sous Saddam. Ces trois pays étaient visés par Washington pour la même raison : leurs engagements nationalistes arabes s’opposaient fondamentalement à l’agenda étasunien de domination mondiale.
 
Le refus de Bachar al-Assad de renoncer à l’idéologie nationaliste arabe a consterné Washington, qui s’est plaint de son socialisme, le troisième élément de la sainte trinité des valeurs baasistes. Des plans pour chasser Assad – fondées en partie sur son manquement à adopter le néolibéralisme de Washington – étaient déjà en préparation à Washington en 2003, sinon avant. Si Assad promouvait le néolibéralisme, comme Draitser et d’autres le soutiennent, c’est en quelque sorte à l’insu de Washington et de Wall Street, qui se plaignaient de la Syrie « socialiste » et de la politique économique décidément anti-néolibérale de ce pays.
 
 
 
Un conflit à mort flambe avec l’aide des États-Unis
 
À la fin de janvier 2011, une page a été créée sur Facebook intitulée « La révolution syrienne 2011 ». Elle annonçait qu’un « jour de colère » aurait lieu les 4 et 5 février1. Les manifestations ont « tourné court », rapportait le Time. Le Jour de colère s’est résumé à un Jour d’indifférence. D’ailleurs, le lien avec la Syrie était ténu. La plupart des slogans scandés par les quelques manifestants présents concernaient la Libye, demandant que Mouammar Kadhafi – dont le gouvernement était assiégé par les insurgés islamistes – s’en aille. Des plans ont été établis pour de nouvelles manifestations les 4 et 5 mars, mais elles aussi n’ont recueilli que peu de soutien2.
 
La correspondante du Time, Rania Abouzeid, attribuait l’échec des organisateurs de la manifestations à attirer un soutien important, au fait que la plupart des Syriens n’étaient pas opposés à leur gouvernement. Assad avait une bonne réputation, en particulier parmi les deux tiers de la population de moins de 30 ans, et sa politique gouvernementale étaient largement soutenue. « Même les critiques concèdent qu’Assad est populaire et considéré comme proche de l’immense cohorte des jeunes, émotionnellement, idéologiquement et, bien sûr, chronologiquement », écrivait Abouzeid, ajoutant que contrairement aux « dirigeants pro-américains déchus de Tunisie et d’Égypte, la politique étrangère d’Assad, hostile à Israël, son soutien affirmé aux Palestiniens et aux groupes militants du Hamas et du Hezbollah sont en accord avec le sentiment populaire syrien. » Assad, en d’autres termes, avait la légitimité. La correspondante du Time ajoutait que Assad « conduisant lui-même sa voiture jusqu’à la Grande mosquée des Omeyyades en février pour prendre part aux prières marquant l’anniversaire du prophète Mahomet, et flânant dans le marché bondé de Souq Al-Hamidiyah avec un service de sécurité discret » avait « contribué à le faire aimer, comme personne, du public3 ».
 
Cette représentation du président syrien – un dirigeant aimé de la population, idéologiquement en phase avec le sentiment populaire syrien – s’opposait radicalement au discours qui émergerait peu après l’éruption de manifestations violentes dans la ville syrienne de Daraa, moins de deux semaines plus tard, et qui imprégnerait le discours de la gauche américaine, y compris Draitser. Mais à la veille des événements marquants de Daraa, la Syrie était remarquée pour sa tranquillité. Personne ne « s’attend à des soulèvements de masse en Syrie, rapportait Abouzeid, et malgré une manifestation de dissidence ici ou là, très peu veulent participer »4. Une jeune Syrienne a dit au Time« Il y a beaucoup d’aide gouvernementale pour la jeunesse. Ils nous donnent des livres gratuits, les écoles sont gratuites, les universités sont gratuites. » (Pas vraiment l’État néolibéral que Draitser dépeint.) Elle a poursuivi : « Pourquoi y aurait-il une révolution ? Il y a peut-être 1% de chance. »5 Le New York Times partageait ce point de vue. La Syrie, rapportait le journal, « semblait à l’abri de la vague de soulèvements qui balayait le monde arabe »6. La Syrie n’avait pas la fièvre.
 
Mais le 17 mars, il y eut un soulèvement violent à Daraa. Il y a des récits contradictoires sur qui ou quoi l’a déclenché. Time a rapporté que la « rébellion à Daraa a été provoquée par l’arrestation d’une poignée de jeunes pour avoir peint des graffitis anti-régime sur un mur »7. Robert Fisk, de The Independent, a offert une version légèrement différente. Il a rapporté que « des agents de renseignement gouvernementaux ont battu et tué plusieurs jeunes garçons qui avaient gribouillé des graffitis contre le gouvernement sur les murs de la ville » 8. Un autre compte rendu soutient que le facteur déclenchant du soulèvement à Daraa ce jour-là était l’usage extrême et disproportionné de la force par les agents de sécurité syriens en réponse aux manifestations contre l’arrestation des garçons. Il y avait « des jeunes qui imprimaient quelques graffitis sur un mur, et ils ont été emprisonnés, et quand leurs parents ont voulu les récupérer, les forces de sécurité ont répliqué très très durement » 9. Un autre rapport, du gouvernement syrien, nie que tout cela se soit passé. Cinq ans après l’événement, Assad a dit à un journaliste qui l’interviewait que « cela n’a pas eu lieu. Ce n’était que de la propagande. Je veux dire, nous en avons entendu parler, nous n’avons jamais vu ces enfants qui ont été mis en prison à ce moment-là. Donc ce n’était qu’un récit fallacieux. »10
 
Mais s’il y avait désaccord sur ce qui a déclenché le soulèvement, il y en avait peu sur le fait qu’il était violent. Le New York Times a rapporté que « des manifestants ont mis le feu au siège du parti Baas au pouvoir et à d’autres bâtiments gouvernementaux […] et se sont affrontés avec la police […] Outre le siège du parti, les manifestants ont brûlé le Palais de justice de la ville et une succursale de la compagnie de téléphone SyriaTel »11.
 
Le Time ajoutait que les manifestants avaient mis le feu au bureau du gouverneur ainsi qu’à une succursale d’une seconde compagnie de téléphone cellulaire12. L’agence d’information du gouvernement syrien, SANA, a publié des photographies de véhicules en feu sur son site internet13. À l’évidence, ce n’était pas une manifestation pacifique comme elle l’a été décrite plus tard. Ni un soulèvement de masse. Le Time a rapporté que les manifestants se comptaient en centaines, pas en milliers ou en dizaines de milliers14.
 
Assad a immédiatement réagi aux émeutes de Daraa en annonçant « une série de réformes, incluant une hausse des salaires des travailleurs du secteur public, davantage de liberté pour la presse d’information et les partis politiques et le réexamen de l’état d’urgence15 », une limitation des libertés politiques et civiles invoquée parce que la Syrie était officiellement en guerre avec Israël. Avant la fin d’avril, le gouvernement abrogerait « la loi d’urgence vieille de 48 ans dans le pays » et abolirait « la Haute Cour de sécurité de l’État16. »
 
Pourquoi le gouvernement a-t-il fait ces concessions ? Parce que c’était ce que demandaient les manifestants de Daraa. Ils « se rassemblaient dans et autour de la mosquée Omari à Daraa, scandant leurs revendications : la libération de tous les prisonniers politiques […] l’abolition de la loi d’urgence en Syrie, vieille de 48 ans, davantage de libertés et la fin de la corruption généralisée17 ». Ces revendications étaient conformes à l’appel formulé début février sur la page Facebook de La Révolution syrienne de « mettre fin à l’état d’urgence en Syrie et à la corruption18 ». Une demande de libération de tous les prisonniers politiques avait aussi été faite dans une lettre signée par des religieux et postée sur Facebook. Les revendications de ces religieux incluaient la levée de « l’état d’urgence, la libération de tous les détenus politiques, la cessation du harcèlement des forces de sécurité et la lutte contre la corruption19 ». Libérer les prisonniers politiques reviendrait à libérer des djihadistes ou, pour utiliser une désignation courante en Occident, des « terroristes ». Le Département d’État avait reconnu que l’islam politique était la principale opposition en Syrie20; les djihadistes constituaient la part principale des opposants susceptibles d’être incarcérés. Que des religieux demandent que Damas libère tous les prisonniers politiques, c’était en effet comme si État islamique demandait que Washington, Paris et Londres libèrent tous les islamistes accusés de terrorisme détenus dans les prisons étasuniennes, françaises et britanniques. Ce n’était pas revendiquer des emplois ou plus de démocratie, mais demander la sortie de prison d’activistes inspirés par l’objectif d’instaurer un État islamique en Syrie. L’appel à abroger la loi d’urgence, de même, semblait avoir peu à voir avec la promotion de la démocratie et davantage avec le fait d’accorder plus d’espace aux djihadistes et à leurs collaborateurs pour organiser l’opposition à l’État laïc.
 
Une semaine après le déclenchement de la violence à Daraa, Rania Abouzeid, du Time, a rapporté qu’« il ne semble pas y avoir de larges appels pour la chute du régime ou la destitution du président, qui est assez populaire21. » En effet, les revendications émises par les manifestants et les religieux n’incluaient pas des appels à la démission d’Assad. Et les Syriens se ralliaient à Assad. « Il y avait des contre-manifestations de soutien au président dans la capitale22 », en nombre dépassant apparemment de loin les centaines de protestataires qui se déplaçaient à Daraa pour mettre le feu à des bâtiments et à des voitures et s’affronter avec la police23.
 
Le 9 avril – moins d’un mois après les événements de Daraa – Time a rapporté qu’une série de manifestations avaient éclaté et que l’islam y jouait un rôle prépondérant. Pour quiconque connaissant bien la succession, depuis des dizaines d’années, de grèves, de manifestations, d’émeutes et d’insurrections que les Frères musulmans avaient organisées contre ce qu’ils considéraient comme le gouvernement baasiste « infidèle », cela ressemblait à une répétition de l’histoire. Les manifestations ne parvenaient pas à atteindre une masse critique. Au contraire, le gouvernement continuait à jouir de la « loyauté » d’une « grande part de la population », a rapporté Time24.
 
Les islamistes ont joué un rôle de premier plan dans la rédaction de la Déclaration de Damas au milieu des années 2000, qui demandait un changement de régime25. En 2007, les Frères musulmans, l’archétype du mouvement politique islamiste sunnite qui a inspiré al-Qaïda et ses rejetons Jabhat al Nusra et État islamique, se sont alliés avec un ancien vice-président syrien pour fonder le Front de salut national. Le Front a rencontré souvent le Département d’État et le Conseil national de sécurité américains, ainsi que l’Initiative pour un partenariat au Moyen-Orient, financée par le gouvernement des États-Unis26 qui faisait ouvertement ce que la CIA faisait autrefois secrètement, à savoir faire passer de l’argent et de l’expertise aux membres des cinquièmes colonnes dans les pays dont les gouvernements étaient opposés à Washington.
 
En 2009, deux ans avant l’éruption de troubles dans tout le monde arabe, les frères musulmans syriens ont dénoncé le gouvernement nationaliste arabe de Bachar al-Assad comme élément étranger et hostile dans la société syrienne et qui devait être éliminé. Selon l’idéologie du groupe, la communauté alaouite, à laquelle appartenait Assad, et que les Frères considéraient comme hérétique, utilisait le nationalisme arabe laïc comme couverture pour promouvoir furtivement un agenda sectaire pour détruire la Syrie de l’intérieur en opprimant les « vrais » musulmans (c’est-à-dire les sunnites). Au nom de l’islam, le régime hérétique devrait être renversé27.
 
Trois mois à peine avant le déclenchement de la violence en Syrie, l’expert Liad Porat a écrit un bref texte pour le Crown Center for Middle East Studies, basé à l’Université Brandeis. « Les dirigeants du mouvement, concluait le savant, continuent à clamer leur espoir d’une révolte civile en Syrie, où ‘le peuple syrien accomplira son devoir et libérera la Syrie du régime tyrannique et corrompu’. » Les Frères musulmans ont souligné qu’ils étaient engagés dans un combat à mort avec le gouvernement nationaliste arabe laïc de Bachar al-Assad. Un compromis politique avec le gouvernement était impossible, parce que ses dirigeants n’appartenaient pas à la nation musulmane sunnite de Syrie. L’appartenance à la nation syrienne était limitée au vrais musulmans, soutenaient les Frères, et pas aux hérétiques alaouites qui ont adhéré à des croyances étrangères non islamiques comme le nationalisme arabe laïc28.
 
Le fait que les Frères musulmans syriens ont joué un rôle essentiel dans le soulèvement qui a éclaté trois mois plus tard a été confirmé en 2012 par l’Agence de renseignement de la Défense américaine. Un rapport de l’agence, qui a fuité, disait que l’insurrection était sectaire et dirigée par les Frères musulmans et al-Qaïda en Irak, le précurseur d’État islamique. Le rapport poursuivait en disant que les insurgés étaient soutenus par l’Occident, les monarchies du Golfe et la Turquie. L’analyse prédisait correctement la mise en place d’une « principauté salafiste », un État islamique, en Syrie orientale, notant que cela correspondait au désir des appuis étrangers de l’insurrection, qui voulaient voir les nationalistes laïcs arabes isolés et coupés de l’Iran29.
 
Des documents préparés par des enquêteurs du Congrès étasunien en 2005 ont révélé que le gouvernement pesait de tout son poids en faveur d’un changement de régime en Syrie, longtemps avant les soulèvements du Printemps arabe de 2011, contestant la vision selon laquelle le soutien américain aux rebelles syriens était basé sur une allégeance à une « insurrection démocratique » et montrant que c’était tout simplement la poursuite d’une politique existant depuis longtemps, visant à renverser le gouvernement à Damas. En effet, les enquêteurs ont reconnu que la motivation du gouvernement des États-Unis pour renverser le gouvernement nationaliste arabe laïc à Damas était sans rapport avec la promotion de la démocratie au Moyen-Orient. En fait, ils notaient que la préférence de Washington allait aux dictatures laïques (l’Égypte) et aux monarchies (la Jordanie et l’Arabie saoudite). L’impulsion à viser le changement de régime, selon les enquêteurs, était un désir de balayer un obstacle à la réalisation des buts américains au Moyen-Orient liés au renforcement d’Israël, à la consolidation de la domination des États-Unis sur l’Irak et à la promotion d’économies de libre marché et de libre entreprise30. Si Assad avait promu une politique néolibérale en Syrie, comme Draitser le soutient, il est difficile de comprendre pourquoi Washington aurait cité le refus de la Syrie d’adhérer au programme étasunien de marchés ouverts et de libre entreprise comme une raison de changer le gouvernement de la Syrie.
 
Pour insister sur le point que les manifestations manquaient d’un large soutien populaire, le 22 avril, plus d’un mois après l’émeute de Daraa, Anthony Shadid, du New York Times, a rapporté que « les manifestations, jusqu’ici, semblaient manquer du soutien populaire des révolutions en Égypte et en Tunisie ». Autrement dit, plus d’un mois après que seulement des centaines – et non des milliers ou des dizaines de milliers – de manifestant se sont soulevés à Daraa, il n’y avait aucun signe en Syrie d’une insurrection de Printemps arabe. Celle-ci est restée une affaire limitée, éminemment islamique. En revanche, il y avait eu d’immenses manifestations à Damas pour soutenir – et non contre lui – le gouvernement, Assad restait populaire et, selon Shadid, le gouvernement s’attachait la loyauté des « chrétiens et des sectes musulmanes hétérodoxes31 . » Shadid n’était pas le seul journaliste occidental relatant que les alaouites, les ismaéliens, les druzes et les chrétiens soutenaient fortement le gouvernement. La journaliste du Time, Rania Abouzeid, observait que les baasistes « pourraient revendiquer le soutien de groupes minoritaires importants en Syrie32» 
 
Cette réalité que le gouvernement syrien avait la loyauté des sectes chrétiennes et musulmanes hétérodoxes, comme le relatait Shadid dans le New York Times, suggère que les minorités religieuses reconnaissaient quelque chose dans l’insurrection dont la presse occidentale faisait peu de cas (et que les socialistes révolutionnaires aux États-Unis ont manqué), à savoir qu’elle était guidée par un programme islamiste sunnite sectaire qui, s’il se réalisait, aurait des conséquences pénibles pour tous ceux qui n’étaient pas considérés comme de « vrais » musulmans. Pour cette raison, les alaouites, les ismaéliens, les druzes et les chrétiens se rangeaient du côté des baasistes qui cherchaient à surmonter les divisions sectaires comme élément de leur engagement programmatique de favoriser l’unité arabe. Le slogan « Les alaouites au tombeau et les chrétiens à Beyrouth ! », scandé dans les manifestations de ces premiers jours33, ne faisait que confirmer l’idée que le soulèvement était la poursuite de la lutte à mort que l’islam politique sunnite avait promis de mener contre le gouvernement nationaliste arabe laïc et n’était pas un soulèvement de masse pour la démocratie ou contre le néolibéralisme. S’il y avait en effet certains éléments de ce genre, comment expliquer que la soif de démocratie et l’opposition au libéralisme n’existent que dans la communauté sunnite et soient absentes dans celles des minorités religieuses ? Assurément, un déficit démocratique et une tyrannie néolibérale, s’ils existaient pour tous et agissaient comme déclencheurs d’une insurrection révolutionnaire, auraient franchi les barrières religieuses. Que les alaouites, les ismaéliens, les druzes et les chrétiens n’aient pas manifesté, et que les émeutes aient été fondées sur le sunnisme avec un contenu islamiste, indique clairement que l’insurrection, depuis son tout début, représentait la recrudescence de la campagne djihadiste sunnite de longue date contre la laïcité baasiste.
 
« Dès le début, le gouvernement d’Assad a dit qu’il était engagé dans une lutte contre les islamistes militants34. » La longue histoire des soulèvements islamistes contre le baasisme avant 2011 suggère que c’était très probablement le cas, et la manière dont le soulèvement s’est déroulé ensuite, comme une guerre dirigée par les islamistes contre l’État laïc, n’a fait que renforcer cette vision des choses. D’autre preuves, à la fois positives et négatives, ont confirmé l’affirmation d’Assad que l’État syrien était attaqué par des djihadistes (tout comme il l’avait été à maintes reprises dans le passé). Les preuves négatives que l’insurrection n’était pas un soulèvement populaire contre un gouvernement impopulaire se trouvaient dans les articles des médias occidentaux qui montraient que le gouvernement nationaliste arabe de la Syrie était populaire et assuré de la loyauté de la population.
 
En revanche, les manifestations anti-gouvernementales, les émeutes et les protestations étaient peu importantes, attirant beaucoup moins de gens que ne l’a fait une manifestation massive à Damas pour soutenir le gouvernement, et certainement pas de l’ordre des soulèvements populaires en Égypte et en Tunisie. De plus, les revendications des manifestants se centraient sur la libération des prisonniers politiques (principalement djihadistes) et la levée des limitations en temps de guerre à l’expression de la dissidence politique, et non sur des appels à la démission d’Assad ou au changement de la politique économique du gouvernement. La preuve positive est venue des récits des médias occidentaux, qui montraient que l’islam jouait un rôle de premier plan dans les émeutes. Aussi, alors qu’on croyait généralement que les groupes islamistes armés étaient entrés dans la mêlée seulement à la suite du premier printemps des émeutes de 2011 – et, ce faisant, avaient « détourné » un « soulèvement populaire » – deux groupes djihadistes qui jouaient un rôle essentiel dans la révolte armée post-2011 contre le nationalisme arabe laïc, Ahrar- al-Sham et Jabhat al-Nusra, étaient en fait actifs au début de 2011. Ahrar al-Sham « a commencé à travailler à constituer des brigades […] bien avant la mi-mars de 2011, lorsque les émeutes de Daraa ont eu lieu », selon le Time35. Jabhat al-Nusra, l’affilié d’al-Qaïda en Syrie, « était inconnu jusqu’en janvier 2012, lorsqu’il a annoncé sa formation […] mais était actif depuis des mois avant.36 »
 
Un autre élément de preuve cohérent avec le point de vue que l’islam militant a joué très tôt un rôle dans le soulèvement – ou, tout au moins, que les protestations ont été violentes dès le début – est qu’« il y avait des signes, dès le départ, que des groupes armés étaient impliqués ». Le journaliste et écrivain Robert Fisk a rappelé avoir vu une vidéo des « tous premiers jours de la ‘montée’, montrant des hommes avec des pistolets et des Kalachnikovs dans une manifestation à Daraa ». Il rappelle un autre événement, en mai 2011, lorsque « une équipe d’Al Jazeera a filmé des hommes armés tirant sur les troupes syriennes, à quelques centaines de mètres de la frontière nord avec le Liban, mais la chaîne a refusé de diffuser les images.37 »  Même des officiels américains, qui étaient hostiles au gouvernement et dont on aurait pu s’attendre à ce qu’ils contestent le point de vue de Damas, selon lequel il était impliqué dans une lutte avec des rebelles armés, « ont reconnu que les manifestations n’étaient pas pacifiques et que certains manifestants étaient armés »38. En septembre, les autorités syriennes rapportaient qu’elles avaient perdu plus de 500 officiers et agents de police, tués par des guérilleros39. À la fin d’octobre, ce nombre avait plus que doublé40. En moins d’une année, l’insurrection était passée de l’incendie des bâtiments du Parti Baas et de l’administration et d’affrontements avec la police, à une guerre de guérilla incluant des méthodes qui seraient étiquetées comme du « terrorisme » lorsqu’elles frapperaient des cibles occidentales.
 
Assad se plaindrait plus tard que :
 
« Tout ce que nous avons dit en Syrie au commencement de la crise, ils ont fini par le dire plus tard. Ils ont dit que c’était pacifique, nous avons dit que ça ne l’était pas, ils tuent – ces manifestants qu’ils appelaient des manifestants pacifiques – ils ont tué des policiers. Puis ils sont devenus des militants. Ils ont dit oui, ce sont des militants. Nous avons dit, ce sont des militants, c’est du terrorisme. Ils ont dit non, ce n’est pas du terrorisme. Puis quand ils disent que c’est du terrorisme, nous disons que c’est al-Qaïda, ils disent que non, ce n’est pas al-Qaïda. Donc tout ce que nous disons, ils finissent par le dire plus tard 41. »
 
Le « soulèvement syrien », écrit le spécialiste du Moyen-Orient Patrick Seale, « devrait être considéré comme le dernier épisode, de loin le plus violent, de la longue guerre entre les islamistes et les baasistes, qui remonte à la fondation du Parti laïc Baas dans les années 1940. La bataille entre eux confine aujourd’hui à la lutte à mort »42« Il est frappant,poursuit Seale en citant Aron Lund, qui avait écrit un rapport sur le djihadisme syrien pour l’Institut suédois des Affaires internationales, que pratiquement tous les membres des divers groupes insurgés armés soient des Arabes sunnites : que les combats se soient généralement limités aux zones arabes sunnites, alors que les zones habitées par des alaouites, des druzes ou des chrétiens restaient passives ou soutenaient le régime ; que les défections au régime soient presque à 100% sunnites, que l’argent, les armes et les volontaires viennent des États islamiques ou d’organisations et d’individus pro-islamiques ; et que la religion soit le plus important dénominateur commun du mouvement insurrectionnel. »43
 
La brutalité comme déclencheur ?
 
Est-il raisonnable de penser que l’usage de la force par l’État syrien a déclenché la guerre de guérilla qui a éclaté peu après ?
 
Cela incite à croire qu’une sur-réaction des forces de sécurité à une contestation de l’autorité du gouvernement dans la ville syrienne de Daraa (s’il y a eu en effet une sur-réaction) pourrait déclencher une guerre majeure impliquant de nombreux autres États, et mobilisant des djihadistes de nombreux pays. Il faudrait ignorer une foule de faits discordants pour commencer à donner même un soupçon de crédibilité à cette théorie.
 
Premièrement, nous devrions ignorer la réalité que le gouvernement d’Assad était populaire et considéré comme légitime. On pourrait soutenir qu’une réponse autoritaire par un gouvernement hautement impopulaire à une contestation banale à son autorité aurait pu fournir l’étincelle nécessaire au déclenchement d’une insurrection populaire, mais nonobstant l’insistance du président américain Barack Obama sur le manque de légitimité d’Assad, il n’y a aucune preuve que la Syrie, en mars 2011, était une poudrière de ressentiment populaire contre le gouvernement, prête à exploser. Comme Rania Abouzeid du Time l’a rapporté à la veille des émeutes de Daraa, « même les critiques

CE 8 MARS, LA JOURNEE DE LA FEMME POUR LES DETENUES POLITIQUES PALESTIENNES

8 mars 2017

Journée de la femme... dont les prisonnières politiques palestiniennes

Les Palestiniennes de tous âges sont des milliers à être passées par les geôles de l’occupant israélien. Aujourd’hui 59 d’entre elles, dont des mineures, sont emprisonnées. Ne les oublions pas.


Addameer, l’association palestinienne de défense des prisonniers, souligne que parmi ces femmes détenues en Israël, soumises à la torture pendant les interrogatoires, 12 sont des adolescentes, 16 sont des mères, et deux des détenues "administratives" (incarcérées sans inculpation, ni procès).

Leur détention en israel, dans les prisons de HaSharon et de Damon, est en outre illégale car les Conventions de Genève stipulent que l’occupant n’a pas le droit de transférer tout ou partie de la population occupée sur son territoire.

Depuis le début de l’occupation en 1967, plus de 10.000 Palestiniennes ont été emprisonnées par Israel, après avoir été arrêtées dans la rue, chez elles, aux checkpoints, et pendant les raids violents menés par l’armée d’occupation.

Leurs foyers sont souvent saccagées par l’armée.

Elles sont embarquées yeux bandées, menottées dans des jeeps militaires ou des chiens d’attaque sont placées à côté d’elles.

Marah Bakeer, âgée de 16 ans et vivant à Jérusalem, a été arrêtée en octobre 2015, après avoir reçu 10 balles dans son bras gauche, et jetée comme un chien sur un lit d’hôpital, main et jambe attachées au lit, sans moyen de couvrir son corps, malgré ses demandes.

Ceci pendant que 2 gardes masculins l’injuriaient et prenaient des "selfies" avec elle, contre son gré.

Une vidéo a montré que contrairement aux accusations, elle n’était pas armée et ne prétendait mener aucune attaque. Malgré cela, elle a été condamnée en janvier dernier par un tribunal militaire à 8 ans et demi de prison.

Lors des interrogatoires, les femmes palestiniennes n’ont pas le droit d’avoir un avocat à leurs côtés, et subissent pendant plusieurs jours tortures et mauvais traitements qui provoquent des souffrances physiques et psychologiques.

Sans parler des mises en cellule d’isolement, de la privation de sommeil, de nourriture et d’eau, de la possibilité d’aller aux toilettes, de se laver ou de changer de vêtements qui peut durer des jours voire des semaines.

Elles sont obligées de rester dans des positions douloureuses pendant qu’on leur hurle dessus des insultes, qu’on les menace d’envahir leur maison et d’arrêter d’autres membres de leur famille, et qu’on les harcèle sexuellement.

Les témoignages et preuves recueillis par Addameer sont nombreux. Les rapports d’ONG palestiniennes, israéliennes et internationales dénonçant cette situation se succèdent depuis des années

Ce mercredi 8 mars, Journée internationale de la Femme, n’oublions pas des prisonnières palestiniennes !


Addameer Prisoner Support and Human Rights Association

P. O. Box : 17338, Jerusalem - 3 Edward Said Street. Sebat Bldg.1st Floor, Suite 2

Ramallah, Palestine : Tel : +972 (0)2 296 0446 / 297 0136. Fax : +972 (0)2 296 0447

Email : info@addameer.ps -Website : www.addameer.org

(Traduit par CAPJPO-EuroPalestine)

CAPJPO-EuroPalestine

http://www.europalestine.com/spip.php?article12748