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USA: POUR ABUS SEXUELS, LE VATICAN DEFROQUE L'EX-CARDINAL THEODORE McCARRICK

Etats-Unis : accusé d'abus sexuels, l'ex-cardinal Theodore McCarrick est défroqué par le Vatican

Le pape a reconnu comme définitive une sentence en ce sens de la Congrégation pour la doctrine de la foi.

L\'ex-cardinal Theodore McCarrick durant une conférence au Capitole, à Washington, le 8 décembre 2015.
L'ex-cardinal Theodore McCarrick durant une conférence au Capitole, à Washington, le 8 décembre 2015. (CHIP SOMODEVILLA / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP)

C'est une première historique pour un cardinal. Le pape François a rendu à l'état de laïc l'ex-cardinal américain Theodore McCarrick, 88 ans, accusé d'abus sexuels sur au moins un adolescent il y a plus d'un demi-siècle, a indiqué samedi 16 février un communiqué du Vatican. Le pape a reconnu comme définitive une sentence en ce sens de la Congrégation pour la doctrine de la foi, institution du Vatican qui veille au respect du dogme catholique, a précisé un communiqué du Saint-Siège.

Cette punition, sans appel possible et donc définitive, intervient avant une réunion cruciale, rassemblant du 21 au 24 février les présidents des conférences épiscopales du monde entier au Vatican. Ils plancheront notamment sur la responsabilité des prélats ayant gardé sous silence des agressions sexuelles de mineurs par le clergé.

La promesse de "tolérance zéro" du pape François

La révélation en 2018 d'énormes scandales aux Etats-Unis, au Chili ou encore en Allemagne ont sérieusement entaché la crédibilité de l'Eglise catholique. Le pape François, qui entend appliquer sa promesse de "tolérance zéro" sur ce sujet, a promis ces derniers mois qu'il serait intransigeant avec la haute hiérarchie ecclésiastique.

L'ex-archevêque émérite de Washington avait déjà été interdit en juillet d'exercer son ministère et avait ensuite renoncé à son titre honorifique de cardinal.

Le Saint-Siège avait demandé en septembre 2017 une enquête à l'archevêché de New York, après le témoignage d'un homme accusant le prélat d'avoir abusé sexuellement de lui dans les années 1970. Face aux "graves indices" ressortis de l'enquête, le pape avait démis fin juillet Theodore McCarrick de son titre de cardinal. L'affaire avait ébranlé la hiérarchie de l'Eglise catholique américaine, juste avant la publication d'un rapport ravageur sur des abus massifs commis en Pennsylvanie.

 

https://www.francetvinfo.fr/societe/religion/etats-unis-accuse-d-abus-sexuels-l-ex-cardinal-theodore-mccarrick-est-defroque-par-le-vatican_3193217.html


 

OSCAR FORTIN: LE ROLE POLITIQUE DU VATICAN ET DES EPISCOPATS EN AMERIQUE LATINE

Le rôle politique du Vatican et des épiscopats en Amérique latine

Par Oscar Fortin

Mondialisation.ca, 10 février 2019

Humanisme

Région : 

Thème: 

Analyses: 

Photo : Cardinal Pietro Parolin avec John Kerry. Le secrétaire d’État du Vatican avec l’ex Secrétaire d’État des États-Unis.

Dans leur ensemble, les évêques de l’Amérique latine jouent un rôle prépondérant, à travers leurs épiscopats, pour contrer tout ce qui s’apparente à du socialisme ou à du communisme. En général, tout ce qui se rapproche d’une prise de conscience sociale et d’une volonté d’agir pour assurer plus de justice et une plus grande souveraineté des peuples est interprété comme du socialisme et du communisme. Ce fut le cas des révolutionnaires des années 1960 et des gouvernements, de format socialiste, des années 1970 à 2019. Ce fut le cas de Cuba, du Brésil, du Chili, d’Argentine, du Nicaragua, du Salvador, du Honduras, du Venezuela entre autres.

Tout au long de cette période s’est développée une pensée théologique qui remettait de l’avant le caractère libérateur des peuples, illustré par la libération du peuple hébreu d’Égypte, mais aussi par une relecture des Évangiles proclamant les grandes valeurs de justice, de solidarité, de fraternité humaine. Cette théologie a porté le nom de « théologie de libération » . Ce fut une épine douloureuse pour les hiérarchies catholiques tout comme pour Washington qui a vu d’un bien mauvais œil ces nouveaux venus, rappelant  à leur destin, comme peuple et comme personne,  n’était pas figé dans la misère, la pauvreté, soumission, mais dans un avenir meilleur, marqué par la justice et la solidarité humaine. Lorsque le pape Jean-Paul Ier devint pape, plusieurs hautes autorités vaticanes le soupçonnaient de vouloir reconnaître cette théologie de libération. Sa mort « subite » qui n’a fait l’objet d’aucune autopsie en a soulagé plusieurs.

Il va de soi que l’élection de Karol Wojtyla à la papauté a été saluée avec grande joie par l’Oncle Sam. Donald Reagan qui n’en était pas à ses premiers contacts avec ce personnage, avec qui il a collaboré  pour soutenir Lech Walesa, alors président du syndicat Solidarnosc. La compréhension, de part et d’autre, s’est faite sans aucun irritant. La théologie de libération a été condamnée et leurs auteurs ont été soumis à examen.

En décembre 1982, un premier pacte entre Jean-Paul II et Donald Reagan est signé dans la bibliothèque du Vatican.  L’essentiel porte sur cette coopération conjointe visant à éliminer tout ce qui a odeur de socialisme et de communisme. Nous comprenons mieux les bonnes relations du pape J.P. II avec certains dictateurs, dont Pinochet. Cette collaboration s’est poursuivie avec le pape Benoît XVI dont on se souviendra du 16 avril 2008, jour d’anniversaire du papeque le président Bush a voulu célébrer en grande pompe dans les jardins de la Maison-Blanche. Plus harmonieux que ça n’est pas possible. Le Vatican et Washington marchent main dans la main. De quoi nous faire penser à « la prostituée de l’Apocalypse ». Je vous recommande un article que j’ai écrit sur le sujet, en 2015 et qui garde tout son intérêt. Vous y trouverez également les références au Pacte de juin 1982 et à cet autre, sous le  règne du pape François, signé en  mars 2014.

Pas surprenant, dans ce contexte, que les nominations des évêques et des Nonces apostoliques pour l’Amérique latine répondent aux critères du Vatican et de Washington en ce qui a trait aux orientations sociales et politiques. Il y a un dicton qui affirme qu’aucun coup d’État ne serait possible sans la collaboration des épiscopats et du Vatican. Cette situation n’a pas changé. Nous le voyons par les prises de position des épiscopats au Venezuela qui s’affirment comme une véritable opposition politique au gouvernement, légitimement élu par le peuple.  Leur discours est le même qu’utilise l’Oncle Sam et les oligarchies locales; Maduro est un dictateur, un assassin, quelqu’un qui massacre son peuple, etc. Jamais  il ne relèvera les sanctions et la guerre économique, que l’ONU qualifie de criminelles, appliquées par les États-Unis contre le peuple vénézuélien. Ces évêques vont plutôt dire que toutes ces souffrances dont le peuple est victime sont la faute d’un gouvernement irresponsable et totalitaire.

J’ai la conviction que le pape voit différemment les choses, mais qu’il est placé sous un contrôle  à tous les niveaux.  Il a écrit, il y a quelques années, l’Exhortation apostolique Evangelii gaudium qui porte principalement sur le capitalisme sauvage auquel les peuples sont soumis. Lorsqu’Evo Morales a pris connaissance de cette Exhortation, il s’est aussitôt exclamé :« maintenant nous avons un « papa »! On ne les entendra jamais parler du droit international de non-intervention dans les affaires internes d’autres pays.

Je termine en soulignant que l’épiscopat vénézuélien, soutenu par les épiscopats de l’ensemble de l’Amérique latine et des États-Unis, fait une campagne, minée pas ses mensonges et ses silences. Je signale toutefois  qu’il y a un curé d’une paroisse au cœur de Caracas qui dénonce ouvertement l’hypocrisie des évêques  et qui maintient des liens étroits avec l’actuel gouvernement. Les évêques n’arrivent pas à le faire taire, car il est un proche du pape François qu’il avait connu avant qu’il soit nommé à la tête de l’Église.

Le texte en espagnol

Oscar Fortin

Québec, le 9 février 2019

La source originale de cet article est Humanisme

Copyright © Oscar FortinHumanisme, 2019

https://www.mondialisation.ca/le-role-politique-du-vatican-et-des-episcopats-en-amerique-latine/5630910


 

ADMIS PAR SA SAINTETE LE PAPE, LES RELIGIEUSES ESCLAVES SEXUELLES DE CERTAINS PRETRES, UN NOUVEAU COUP QUI EBRANLE L'EGLISE CATHOLIQUE

Les religieuses « esclaves sexuelles », un nouveau coup pour l’Eglise catholique

 Depuis 3 heures  6 février 2019

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 Amérique et Europe - Italie

 

En admettant mardi que des prêtres se sont servi de religieuses comme « esclaves sexuelles » – et que certains continuent à le faire -, le pape François a ouvert un nouveau et sombre chapitre dans le scandale des abus sexuels qui ébranlent l’Eglise catholique.

« C’est la première fois que le pape, mais aussi l’Eglise en tant qu’institution, admet que ces abus ont lieu, et c’est extrêmement important », assure à l’AFP Lucetta Scaraffia, rédactrice en chef de « Women Church World », le supplément féminin du journal du Vatican, l’Osservatore Romano.

Interrogé dans l’avion qui le ramenait mardi des Emirats arabes unis, le pape François a reconnu que « des prêtres et des évêques » avaient commis des agressions sexuelles sur des religieuses.

Ce phénomène peut se rencontrer « partout », mais il est plus présent dans « quelques congrégations nouvelles et dans quelques régions », a-t-il précisé, ajoutant : « Cela fait longtemps que nous travaillons sur ce dossier ».

Il a rendu hommage à son prédécesseur Benoît XVI, qui a eu « le courage de dissoudre une congrégation féminine » où « s’était installé cet esclavage des femmes, esclavage allant jusqu’à l’esclavage sexuel des femmes par des clercs et par le fondateur ».

Jorge Bergoglio évoquait la congrégation française des Sœurs contemplatives de Saint-Jean, dont les supérieures ont été écartées après une enquête du Vatican sur des dérives sectaires et sexuelles.
Par « exclavage sexuel », il entendait une « manipulation, une forme d’abus de pouvoir qui se reflète aussi dans des abus sexuels », a précisé le Saint-Siège.

Le scandale des prêtres violant ou abusant des religieuses s’inscrit dans celui plus large des abus de pouvoir qui ont permis à des membres du clergé pédophiles de nuire en toute impunité pendant des décennies dans nombre de pays.

#MeToo

Dans le sillage des révélations sur les vastes abus contre les enfants et du mouvement #MeToo, des religieuses ont commencé ces dernières années à élever la voix à leur tour.
Au point de voir « Women Church World » consacrer son dernier numéro aux religieuses violées, forcées à avorter ou à élever seules, chassées de leur communauté, des enfants jamais reconnus par leur prêtre de père.

Et la semaine dernière, un haut responsable d’un ministère du Vatican, accusé par une ancienne religieuse allemande d’avoir été trop pressant pendant une confession, avait finalement démissionné, quatre ans après un procès canonique qui lui avait valu un simple avertissement.

« Tant de plaintes ont été envoyées au Vatican et n’ont pas été suivies d’effet », regrette Mme Scaraffia. « J’espère vraiment qu’une commission va être mise en place pour enquêter et que des religieuses expertes sur ce sujet vont être appelées à y participer ».
« Ils pourraient entamer rapidement des procès, et surtout en parler, parce que c’est le silence qui permet aux violeurs de continuer à violer », ajoute-t-elle.

Si le problème est présent dans toute l’Eglise, il l’est tout particulièrement en Afrique, en Asie et en Amérique latine. Ainsi, des abus sur des religieuses ont été dénoncés du Chili à la République démocratique du Congo, en Italie, au Kenya, au Pérou ou encore en Ukraine.
En Inde, une religieuse a récemment accusé un évêque de l’avoir violée à de nombreuses reprises.

Mais pour les victimes, « ce n’est pas facile de parler. Elles craignent que cela se retourne contre elles ou contre leur congrégation », explique Mme Scaraffia.
Pour elle, l’essence du problème réside dans le pouvoir des prêtres sur la vie des religieuses, de leur entrée dans les ordres aux détails de leur quotidien et jusqu’à leur salaire. « Elles ne sont pas reconnues comme des égales ».
Le fait que le pape reconnaisse le problème « représente un énième coup pour l’image de l’Eglise, mais aussi une occasion de montrer que le changement est réellement en cours », estime Mme Scaraffia. La clé ? « Retirer aux prêtres leur aura de pouvoir, qui leur permet de se comporter ainsi ».
Et même s’il y a encore « une grande résistance », l’exemple de la levée progressive de l’omerta sur les cas d’agressions pédophiles montre que cela peut évoluer, a-t-elle conclu.

Source: AFP

https://french.almanar.com.lb/1242837


 

SCANDALES DE PEDOPHILIE: DEUX CARDINAUX CONSEILLERS DU PAPE FRANCOIS ECARTES

Scandales de pédophilie: deux cardinaux conseillers du pape écartés

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Le pape François lors d'une messe à la basilique Saint-Pierre au Vatican, le 12 décembre 2018

 

Le pape François lors d'une messe à la basilique Saint-Pierre au Vatican, le 12 décembre 2018

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© AFP, Filippo MONTEFORTE

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Le Vatican bloque des mesures des évêques américains contre les abus sexuels

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Pédophilie : le pape écarte deux cardinaux de son cercle de conseillers

AFP, publié le mercredi 12 décembre 2018 à 23h35

 

Le pape a élagué mercredi son cercle de proches conseillers en remerciant le cardinal australien George Pell, poursuivi en Australie pour agressions sexuelles contre des enfants, et le cardinal Francisco Errázuriz, soupçonné d'avoir tu au Chili les agissements d'un prêtre pédophile.

 

 

Les deux hauts prélats faisaient partie d'un prestigieux conseil de neuf cardinaux-conseillers de tous les continents, baptisé "C9", chargé d'aider le pape François à réformer l'administration du Saint-Siège.

 

 

Le pape a écrit aux cardinaux quittant cette instance "en les remerciant pour leur travail accompli durant cinq années", a simplement annoncé mercredi le directeur de la salle de presse du Vatican, Greg Burke.

 

 

Mais cette annonce intervient avant un sommet très attendu sur la "protection des mineurs" organisé par le pape du 21 au 24 février, avec les présidents des conférences épiscopales du monde entier, des experts, mais aussi des victimes d'abus sexuels par le clergé. Un défi, alors que certains épiscopats en Asie ou en Afrique affirment ne pas être concernés par un problème "occidental".

 

 

Les scandales en cascade d'abus sexuels perpétrés ou cachés par le clergé ont plongé l'Eglise catholique dans une crise sans précédent en Europe, aux Etats-Unis, au Chili ou encore en Australie.

 

 

"La réunion de février ne pourra pas résoudre tous les problèmes, car il y a trop de diversité mondiale dans l'Eglise. L'épiscopat américain panique, plus c'est radical mieux c'est, les Africains ne veulent pas de mesures", résume un proche du pape, tentant de doucher un peu les attentes.

 

 

"L'omerta a trop longtemps été notre culture, la réunion de février doit marquer un nouveau début sur la responsabilité des épiscopats, voire sur un nouvel instrument de contrôle", décrit-il.

 

 

Quelles que soient les difficultés à accorder les violons d'une Eglise contrastée, le pape argentin est désormais attendu sur son intransigeance jusqu'au sommet de l'Eglise. 

 

 

Le pape avait mis le cardinal Pell en disponibilité temporaire il y a 18 mois, pour qu'il puisse se défendre devant la justice australienne. Le prélat n'est jamais revenu à Rome. Mercredi, le porte-parole du Vatican n'a pas souhaité commenter sa situation judiciaire.

 

 

- Finances en roue libre -

 

 

Mgr Pell, 77 ans, reste toutefois officiellement à la tête du secrétariat pour l'économie, doté de pouvoirs étendus, institué par François le 25 février 2014 pour mettre de l'ordre dans les finances du Saint-Siège. L'échéance de ce poste clef de cinq ans tombe donc fin février.

 

 

Désireux de respecter la présomption d'innocence, le pape n'a jamais cédé aux appels de certains de ses conseillers à désigner un nouveau chef pour l'économie, même si les dépenses du Saint-Siège se révèlent actuellement en croissance "inacceptable", a relevé cette semaine un haut prélat de la Curie.

 

 

Mercredi, à l'occasion précisément d'une réunion du "C9", sans les évincés, le cardinal allemand Reinhard Marx, coordinateur d'un Conseil pour l'économie, a précisé que le Saint-Siège croulait surtout sous le coup des coûts de personnel, suggérant le recours à des retraites anticipées...

 

 

Deuxième évincé, le cardinal chilien Francisco Javier Errázuriz semblerait avoir pour le moins très mal conseillé le pape François, dont la défense erronée d'un évêque chilien, pourtant cloué au pilori par des victimes d'abus sexuels, avait fait de son voyage au Chili un fiasco en janvier 2018.

 

 

Après une rencontre au Vatican avec le pape François, l'archevêque émérite de Santiago, âgé de 85 ans, avait annoncé lui-même mi-novembre qu'il s'était "retiré" du "C9". 

 

 

Enfin un troisième cardinal, le Congolais Laurent Monsengwo, ne viendra plus aux réunions du "C9". Cette grande figure de l'Eglise africaine qui a longtemps joué un rôle politique de premier plan en République démocratique du Congo vient de céder son fauteuil d'archevêque de Kinshasa, à l'âge de 79 ans.

https://actu.orange.fr/monde/scandales-de-pedophilie-deux-cardinaux-conseillers-du-pape-ecartes-CNT000001aYfvt/photos/le-pape-francois-lors-d-une-messe-a-la-basilique-saint-pierre-au-vatican-le-12-decembre-2018-c15eb965ee1957fa9c4e9f1792ef5d7f.html


 

 

LE VATICAN ORDONNE LE BLOCAGE DES MESURES ANTI-PEDOPHILES DEMANDEES PAR LES EVEQUES AMERICAINS

Le Vatican bloque les mesures anti-pédophiles demandées par les évêques américains!

Alors que la conférence des évêques américains prévoyait de voter une série de mesures de lutte contre les abus sexuels en son sein, elle a reçu pour consigne de s’en abstenir de la part du Vatican lundi.

Le Saint-Siège a ordonné lundi à la conférence des évêques américains de ne pas se prononcer, lors de son assemblée générale, sur des mesures de lutte contre les abus sexuels en son sein, lui demandant d’attendre la tenue d’une conférence sur le sujet en février.

Pas de vote avant février

Lors de son discours d’ouverture, le cardinal Daniel DiNardo, président de la conférence, a confirmé avoir reçu une lettre de la Congrégation pour les évêques et annoncé qu’aucun vote ne se tiendrait lors de cette assemblée générale, contrairement à ce qui était prévu initialement.

Le cardinal Blase Cupich, évêque de Chicago, a lui précisé dans un communiqué que le Vatican avait demandé à la conférence de « reporter » le vote final dans l’attente d’une rencontre des conférences épiscopales du monde entier, convoquée en février à Rome.

Visiblement très surpris, le cardinal DiNardo a fait part de sa « déception » lors d’une conférence de presse à la mi-journée, lundi, au premier jour de l’assemblée générale qui se tient à Baltimore jusqu’à mercredi.

Plusieurs mesures annoncées dès octobre.

Régulièrement mise en cause ces dernières années pour sa gestion du scandale des abus sexuels au sein de l’Église catholique américaine, la conférence des évêques américains avait annoncé, en octobre, plusieurs mesures phares, qui devaient faire l’objet d’un vote.

Le haut clergé américain proposait notamment un nouveau code de conduite, un nouveau mécanisme de signalement, ainsi que la création d’une commission d’enquête menée par des personnes n’appartenant pas à l’Église catholique américaine.

Un vote de principe malgré les consignes du Vatican?

Interrogé sur les consignes du Vatican, le cardinal DiNardo a estimé qu’il « pourrait y avoir un peu de tension au sein du Saint-Siège » sur le sujet des abus sexuels dans l’Église catholique. Le cardinal Cupich a proposé lundi de soumettre malgré tout les propositions à un vote de principe, non contraignant, « pour montrer clairement notre position ».

Présent lors de la conférence de presse, le cardinal Christopher Coyne a rappelé que l’un des enjeux des réformes en cours était d’inclure la responsabilité des évêques, qui n’avaient jusqu’ici pas de compte à rendre au sein de l’Église catholique américaine. Début octobre, la conférence des évêques a annoncé la création d’un centre d’appel dédié pour signaler les abus commis par des évêques.

Le scandale de la loi du silence en Pennsylvanie

Point culminant d’une série de scandales dans plusieurs évêchés du pays, les services du procureur de Pennsylvanie ont publié mi-août un rapport accablant, détaillant des abus perpétrés durant plusieurs décennies par plus de 300 prêtres et dont ont été victimes plus de 1.000 enfants.
Le rapport dépeint une hiérarchie ayant souvent eu une démarche active pour ne pas ébruiter les cas d’abus sexuels et pour protéger les auteurs de ces agressions.

Selon l’organisation Bishop Accountability, 6.721 prêtres ont été accusés d’abus sexuels aux États-Unis pour des faits présumés inclus dans la période allant de 1950 à 2016. La même association estime à 18.565 le nombre d’enfants victimes de ces agissements.

Source: L’express

https://www.libre-info.org/le-vatican-bloque-les-mesures-anti-pedophiles-demandees-par-les-eveques-americains/?utm_campaign=Push&utm_source=Push_Notifications&utm_medium=libreinfo


 

L'EGLISE ORTHODOXE RUSSE ANNONCE ROMPRE SES LIENS AVEC LE PATRIARCAT DE CONSTANTINOPLE

L'Eglise orthodoxe russe annonce rompre ses liens avec le patriarcat de Constantinople

 

L'église orthodoxe russe a décidé de mettre un terme à ses relations avec le patriarcat de Constantinople, après que celui-ci a décidé de reconnaître en Ukraine une Eglise indépendante du patriarcat de Moscou.

 

RT France@RTenfrancais

 

Les tensions entre la et l' scindent l' https://francais.rt.com/international/54586-schisme-que-se-passe-t-il-sein-religion-orthodoxe-ukraine …

Schisme : que se passe-t-il au sein de la religion orthodoxe en Ukraine ?

La décision du patriarcat de Constantinople de reconnaître en Ukraine une Eglise indépendante du patriarcat de Moscou place l'Eglise russe et ses fidèles dans une situation délicate, et constitue un...

francais.rt.com

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Détails à suivre...

https://francais.rt.com/international/54612-eglise-orthodoxe-russe-annonce-rompre-liens-patriarcat-constantinople?utm_source=browser&utm_medium=push_notifications&utm_campaign=push_notifications


 

LE PAPE FRANCOIS DANS LA TOURMENTE! L'EX-CONSEILLERE DU PAPE REAGIT

Les faux pas du pape François

>Société|Vincent Mongaillard|28 août 2018, 6h06|MAJ : 28 août 2018, 6h19|22

Dublin (Irlande), vendredi 25 août. Le pape François en prière dans la cathédrale Sainte-Marie. Reuters/Stefano Rellandini

Le pape est plus que jamais dans la tourmente, après une nouvelle phrase polémique, cette fois sur l’homosexualité. Victime d’un complot ultra-conservateur ? « Simple » fatigue ? Gaffe ?

C’est la fin de l’état de grâce pour François. Cinq ans et demi après son accession sur le trône de Saint-Pierre, le premier pape sud-américain de l’Histoire, qui a longtemps bénéficié d’une popularité sans faille, en particulier auprès des non-croyants, est plus que jamais sous le feu des critiques.

 

LIRE AUSSI >Homosexualité, pédophilie dans l’Eglise… L’ex-conseillère du pape réagit
 

Ce qui faisait son originalité, une spontanéité et une liberté de ton, lui joue de mauvais tours. Dimanche, il a recommandé la « psychiatrie » pour les enfants aux « orientations homosexuelles ». Des propos rétrogrades - corrigés depuis par le Vatican - de la part du Saint-Père octogénaire qui, sur cette question, avait jusque-là fait preuve de progressisme au sein de l’Eglise.

 

Il répondait à des journalistes dans l’avion, de retour de son voyage en Irlande. A Dublin, il était venu notamment à la rencontre des victimes de prêtres pédophiles. L’ex-ambassadeur du Vatican à Washington, l’archevêque Carlo Maria Vigano, a choisi ce moment pour l’accuser, dans une lettre ouverte, d’avoir couvert un cardinal américain soupçonné d’abus sexuels.

 

Des paroles fortes et des mea culpa à répétition

Le prélat, proche des milieux traditionalistes qui veulent coûte que coûte la tête de Jorge Mario Bergoglio (ce qui fait dire aux partisans du souverain pontife qu’il s’agit d’un complot de ses ennemis ultra-conservateurs) va jusqu’à exiger la démission du chef de l’Église catholique.

Ce qui est sûr, c’est qu’au-delà de ces dénonciations, François, malgré des paroles fortes et des mea culpa à répétition, s’attire les foudres de nombreux fidèles et d’associations de victimes dans sa gestion des scandales pédophiles. « Il est pris dans une tourmente dont il n’avait pas prévu l’ampleur. Il ne s’attendait pas à ce que ce dossier revienne avec une telle violence. Pour l’Eglise, il avait été à peu près réglé par Benoît XVI, non sans courage », décrypte le vaticaniste Bernard Lecomte.

Pour François Devaux, président de La Parole libérée, le pape a « clairement failli » dans son combat contre les bourreaux et leur hiérarchie qui « ferme les yeux ». « Il porte une certaine responsabilité dans la pérennisation de ce fléau parce qu’il ne fait pas le boulot ! Il aurait dû faire ce qu’il a promis : appliquer la tolérance zéro », martèle-t-il.

« La volonté de réforme du pape François est sincère »

Selon le père Pierre Vignon, prêtre du diocèse de Valence et juge ecclésiastique à Lyon, la faute revient à la curie et ses blocages. « La volonté de réforme du pape François est sincère. Mais il est obligé d’avancer sur des planches pourries, obligé de composer tellement il a des hommes corrompus autour de lui », regrette celui qui a lancé il y a une semaine une pétition en ligne (près de 100 000 signatures à ce jour) appelant à la démission du cardinal Barbarin, archevêque de Lyon, pour ne pas avoir dénoncé à la justice les agissements d’un prêtre pédophile.

Extrêmement rares sont, en France, les voix de l’Eglise à réagir face à la tempête papale. Les attaques visant François font « mal » à Michel Dubost, évêque émérite d’Evry. « D’autant plus qu’il a réussi un certain nombre de transformations qui doivent régler la situation », défend-il.

DES POLÉMIQUES EN SÉRIE CETTE ANNÉE

 

  • 18 janvier 2018. « Le jour où vous m’apporterez une preuve contre l’évêque Barros, je vous parlerai. Il n’y a pas une seule preuve contre lui. Tout est calomnie. C’est clair ? » déclare le pape François à des journalistes chiliens alors que Juan Barros est accusé d’avoir gardé le silence sur les agissements d’un prêtre pédophile. Il s’excuse quelques jours plus tard jugeant que son expression « n’a pas été heureuse ».
  • 16 juin. « J’ai entendu dire qu’il est à la mode, ou au moins habituel, de faire au cours des premiers mois de grossesse des examens pour voir si l’enfant ne va pas bien ou s’il naîtra avec quelque chose, le premier choix étant de s’en débarrasser », déclare le Pape devant les délégués du Forum des familles avant d’ajouter : « au siècle dernier, tout le monde était scandalisé par ce que faisaient les nazis pour veiller à la pureté de la race. Aujourd’hui, nous faisons la même chose en gants blancs », déclare le souverain pontife argentin.
  • 20 août. Il appelle les croyants au « jeûne et à la prière » pour ouvrir « nos oreilles à la douleur silencieuse des enfants, des jeunes et des personnes handicapées » en conclusion de sa lettre au « Peuple de Dieu » en réaction à plusieurs affaires de viols sur un millier d’enfants par des membres du clergé de Pennsylvanie (Etats-Unis).
  • 26 août. « Je ne dirai pas un mot là-dessus. Je pense que le communiqué parle de lui-même ». Le pape François ne juge pas nécessaire de commenter de graves accusations portées contre lui dans un texte, selon lesquelles il aurait couvert durant son pontificat les agissements du cardinal américain Theodore McCarrick accusé publiquement d’abus sexuels en juillet.
  • 26 août. « Quand cela se manifeste dès l’enfance, il y a beaucoup de choses à faire par la psychiatrie, pour voir comment sont les choses », explique le pape François répondant à un journaliste dans l’avion qui le ramène d’Irlande qui lui demandait ce qu’il dirait à des parents constatant les orientations homosexuelles de leur enfant.

http://www.leparisien.fr/societe/les-faux-pas-du-pape-francois-28-08-2018-7867425.php


Homosexualité, pédophilie dans l’Eglise… L’ex-conseillère du pape réagit

>Société|Propos recueillis par Vincent Mongaillard|27 août 2018, 20h03|MAJ : 28 août 2018, 6h38|17

Pour la pédopsychiatre Catherine Bonnet, «François n’a pas perçu à quel point la lutte contre la pédocriminalité au sein de l’Eglise était une urgence». LP/Olivier Corsan

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Catherine Bonnet, 74 ans, pédopsychiatre et ancienne conseillère du pape sur la lutte contre la pédophilie, réagit après les déclarations du pape François.

Durant 4 ans, la pédopsychiatre Catherine Bonnet, qui se bat depuis plus de trois décennies aux côtés des victimes d’abus sexuels, a été membre de la commission pontificale pour la protection des mineursinstaurée par le pape François et chargée de le conseiller en matière de lutte contre la pédophilie.

 

LIRE AUSSI >Propos du pape François sur l’homosexualité : une polémique en cinq questions
 

Les propositions qu’elle défend n’ayant pas été entendues, elle a présenté sa démission en juin 2017. Le souverain pontife l’ayant refusée, cette croyante qui n’est « plus pratiquante depuis des années » a finalement quitté, très déçue, l’institution en février dernier, au moment de son renouvellement.

Que pensez-vous, en tant que pédopsychiatre, des déclarations du pape préconisant le recours à la psychiatrie lorsque des parents constatent les orientations homosexuelles de leurs enfants ?

CATHERINE BONNET. Je ne comprends pas, je trouve ça choquant d’en arriver à un tel raccourci. Je pense qu’il devrait s’informer avant de tenir de tels propos. L’homosexualité n’est pas une maladie psychiatrique !

François est également attaqué ces derniers mois sur sa gestion des scandales pédophiles. A-t-il failli dans sa lutte contre les abus sexuels au sein du clergé ?

Dans sa lettre au peuple de Dieu adressée la semaine dernière à tous les catholiques, on voit qu’il comprend vraiment mieux ce que ressentent les victimes de pédocriminalité. Sur ce point, c’est un progrès, mais c’est loin d’être suffisant. Ecouter, c’est bien, mais maintenant il faut agir ! Comment voulez-vous arrêter des criminels en invitant les fidèles à des prières et du jeûne ? Il dit qu’il faut changer de culture pour mettre fin aux abus. Mais pour moi, il faut changer de loi et, donc, modifier le droit canon.

C’est ce que vous avez proposé lorsque vous étiez membre de la commission pontificale…

J’ai demandé la levée du secret pontifical (la confidentialité dans le droit canon) en cas de suspicion de violences sexuelles sur mineurs. Il y avait sur ce sujet un accord au sein de la commission. Mais j’ai souhaité aller plus loin en demandant l’obligation de signalement, par tous les évêques et supérieurs religieux qui en ont connaissance, aux autorités civiles. Mais jamais le pape n’est venu discuter de cette proposition, nous poser des questions… Il n’y a pas eu d’échanges alors qu’on était ses conseillers. On a également préconisé l’abolition de la prescription concernant tous les crimes sexuels. Mais, là aussi, nous n’avons pas eu de réponse. François n’a pas perçu à quel point la lutte contre la pédocriminalité au sein de l’Eglise était une urgence. Il a, pourtant, une énorme responsabilité. Je suis très préoccupée. J’ai essayé de faire tout mon possible pour changer les choses.

Qu’est-ce qui fait obstacle ?

Je ne sais pas exactement. Je constate qu’il y a des résistances au sein du Vatican. Le pape ne peut pas être partout. Pour changer le système en profondeur, il doit s’entourer de canonistes qui ont de l’expérience. Il faut aussi faire un véritable travail d’enquête. Le pape comprend la souffrance des victimes mais ne comprend pas que les criminels doivent être arrêtés. S’il ne prend pas la mesure de l’urgence pour les enfants, il risque de décevoir beaucoup de personnes.

http://www.leparisien.fr/societe/homosexualite-pedophilie-dans-l-eglise-l-ex-conseillere-du-pape-reagit-27-08-2018-7867068.php


 

NON-LEGALISATION DE L'IVG EN ARGENTINE : LES POSITIONS DE L'EGLISE CATHOLIQUE CONTRE L'IVG A L'ORIGINE D'UNE APOSTASIE MASSIVE

4 000 Argentins se font débaptiser après le rejet de la loi sur l'avortement

International

La non-légalisation de l'IVG à l'origine de cette apostasie massive./ AFP

La non-légalisation de l'IVG à l'origine de cette apostasie massive./ AFP

 

La Coalition argentine pour un Etat laïque (CAEL) a rendu hier midi les milliers de demandes d'apostasie (fait de se faire débaptiser) réclamées massivement dans tout le pays.

l'Église catholique est sous le feu des critiques après avoir fait pression pour empêcher la légalisation de l'avortement. «Aujourd'hui, les féministes réalisent que les principaux obstacles aux droits des femmes sont les positions de l'Église», explique Maria Jose Albaya qui milite pour la laïcité de l'Argentine.

«Je vais envoyer au pape le document qui dit que j'ai renoncé à mes symboles religieux, confirme une femme. Le discours de l'Église ces derniers jours contre la légalisation de l'avortement était tellement scandaleux que je ressens une colère immense contre l'Église catholique». Dans les rues de Buenos Aires, aux côtés des foulards verts qui symbolisent la lutte pour l'IVG, se trouvent désormais des foulards orange qui symbolisent la lutte pour la séparation de l'Église et de l'État.

«Double morale»

Mariana Ceballos, militante féministe explique : «J'ai été baptisée à ma naissance, donc sans mon consentement, mais aujourd'hui, à 30 ans, je refuse de cautionner une institution hypocrite et perverse.» A ses côtés, son frère, Marcelo, s'est lui aussi «débaptisé». Il est scandalisé par «la double morale d'une Eglise qui prétend défendre la vie humaine mais qui protège les prêtres pédophiles qui abusent des enfants.

Vert ou orange, «c'est le même combat : en finir avec l'immixtion de l'Eglise dans nos vies de citoyens». Ils étaient des centaines à demander que leurs noms soient rayés des registres de l'Eglise. Des femmes et des hommes de tous les âges, qui précisent la date de leur baptême et la paroisse où il a été célébré. «Fêter collectivement une décision personnelle est un geste politique», note Fernando Lozada, membre de CAEL, une organisation fondée il y a douze ans, et qui avait convoqué une première apostasie collective en 2009. «Le débat sur l'IVG a été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase, note M. Lozada.

La campagne lancée par CAEL et d'autres associations pour réclamer la séparation de l'Eglise et de l'Etat, sur les réseaux sociaux, début août, a réuni des milliers de signatures. Des apostasies collectives ont eu lieu non seulement à Buenos Aires, mais également dans plusieurs villes de l'intérieur du pays.

La Dépêche du Midi

https://www.ladepeche.fr/article/2018/08/25/2856794-4-000-argentins-se-font-debaptiser.html


 

L'EGLISE CATHOLIQUE FACE AUX AFFAIRES DE PEDOPHILIE. "LA CONSPIRATION DU SILENCE N'A QUE TROP DURE"

Dans sa lettre au « peuple de Dieu » publiée lundi 20 août, le pape François affirme que, pour parvenir à éradiquer les violences sexuelles en son sein, l’Eglise catholique doit entreprendre une « transformation ». Pour que celle-ci réussisse, elle doit impliquer tous les catholiques.

Aussi demande-t-il au 1,3 milliard de baptisés de prendre leur part dans cette mutation en profondeur et dans la lutte contre les abus. « Il en appelle à tous les catholiques pour qu’ils n’entrent pas dans la conspiration du silence » qui, « de fait, a trop duré au sein de l’Eglise pour cacher les affaires de pédophilie », a résumé, mercredi 22 août, le secrétaire général de la Conférence des évêques de France, Olivier Ribadeau Dumas, sur France Inter.

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Le chiffre de 1,3 milliard de baptisés considérés comme catholiques est mensonger. Sur le 1,3 milliard de baptisés revendiqué par le pape, combien de millions d'entre eux sont réellement catholiques pratiquants?

Par exemple, en France, la quasi totalité des "catholiques" sont baptisés à leur insu alors qu'ils sont bébés et n'ont de ce fait pas l'âge de raison. 

Jacques Tourtaux

Athée

 

 

« La conspiration du silence n’a que trop duré » : l’Eglise face aux affaires de pédophilie

La Conférence des évêques de France et d’autres associations, en France et à l’étranger, se mobilisent pour lutter contre les abus sexuels

LE MONDE |  • Mis à jour le  |Par Cécile Chambraud

 

Le prêtre Pierre Vignon dans son église de Saint-Martin-en-Vercors (Drôme), le 22 août 2018.

Dans sa lettre au « peuple de Dieu » publiée lundi 20 août, le pape François affirme que, pour parvenir à éradiquer les violences sexuelles en son sein, l’Eglise catholique doit entreprendre une « transformation ». Pour que celle-ci réussisse, elle doit impliquer tous les catholiques.

Aussi demande-t-il au 1,3 milliard de baptisés de prendre leur part dans cette mutation en profondeur et dans la lutte contre les abus. « Il en appelle à tous les catholiques pour qu’ils n’entrent pas dans la conspiration du silence » qui, « de fait, a trop duré au sein de l’Eglise pour cacher les affaires de pédophilie », a résumé, mercredi 22 août, le secrétaire général de la Conférence des évêques de France, Olivier Ribadeau Dumas, sur France Inter.

Un prêtre de la Drôme, Pierre Vignon, a choisi une façon particulière d’appliquer cette consigne. Cet ecclésiastique apporte depuis des années son soutien au combat des victimes du père Bernard Preynat, un prêtre de la région lyonnaise accusé d’avoir agressé sexuellement des dizaines de très jeunes scouts dont il était l’aumônier jusqu’en 1990. Il a lancé une pétition (signée jeudi matin par plus de 44 300 personnes) pour demander la démission du cardinal Philippe Barbarin. L’archevêque de Lyon, nommé à ce poste en 2002, bien après les faits, est accusé par certaines de ces victimes d’avoir laissé le curé en fonctions, et donc au contact d’enfants, tout en ayant eu connaissance de ses actes passés. « L’appel du pape est clair. Le peuple de Dieu doit réagir et je suis donc dans mon droit de l’appeler à le faire. C’est une question d’honneur », écrit le père Vignon dans une lettre ouverte au prélat, avant de lui demander de « prendre enfin [ses] responsabilités » et d’appeler ses confrères à signer la pétition.

L’association La Parole libérée, créée en décembre 2015 par des victimes du père Preynat pour parvenir à faire sortir cette affaire au grand jour, s’est associée à cette initiative. « En trois ans de combat, témoigne son président, François Devaux, on compte sur les doigts d’une main les prêtres qui ont soutenu publiquement notre action. Pour l’Eglise, c’est trop facile de se reposeruniquement sur l’action des victimes et de ne rien dire. Nous, nous avons brisé une omerta. Maintenant, c’est à elle d’agir si elle veut retrouver sa crédibilité. »

Procédure judiciaire

Après le classement sans suite d’une première enquête par le parquet de Lyon, La Parole libérée a, avec plusieurs victimes, déclenché une nouvelle procédure judiciaire en formulant contre le cardinal Barbarin une citation directe.Initialement prévue en avril, l’audience a été reportée une première fois, car des citations à comparaître concernant des hauts responsables de la curie romaine n’ont pas été transmises dans les temps au Vatican. Le 3 septembre, une audience devra fixer une nouvelle date. En attendant, le cardinal Barbarin a « suspendu » le procès canonique – une procédure juridique interne à l’Eglise – contre Bernard Preynat, ouvert à la demande de victimes.

D’autres initiatives pointent, en France comme à l’étranger. Un réseau de chrétiens qui militent pour des réformes dans l’Eglise, la Conférence des baptisés, a demandé, mercredi, « l’ouverture d’assises sur la gouvernance de l’Eglise de France » et une place plus grande pour les laïcs, ainsi qu’une réflexion sur « le célibat obligatoire, l’absence de femmes dans les instances de décisions » ou encore la concentration des décisions « dans les mains d’une petite caste de personnes qui se protègent les unes et les autres en toute impunité ». Aux Etats-Unis, quelque 3 000 laïcs, théologiens et éducateurs ont appelé à une démission collective des évêques américains après la publication du rapport sur les violences sexuelles commises sur des enfants en Pennsylvanie.

https://www.lemonde.fr/religions/article/2018/08/23/confrontee-aux-affaires-de-pedophilie-l-eglise-catholique-cherche-comment-reagir_5345366_1653130.html

 

Cardinal Barbarin : le résumé de l'affaire qui embarrasse l'Eglise française

 

Cardinal Barbarin : le résumé de l'affaire qui embarrasse l'Eglise française

Le cardinal Philippe Barbarin durant une messe à la cathédrale Saint-Jean de Lyon, le 3 avril 2016.

©JEFF PACHOUD, AFP

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Un prêtre demande la démission du cardinal Barbarin : on vous résume l'affaire qui secoue l'Église

Orange avec AFP, publié le jeudi 23 août 2018 à 11h44

 

La pétition d'un prêtre qui réclame la démission du cardinal Barbarin, accusé de non-dénonciation d'agression sexuelle, relance l'affaire Barbarin.

 

"Ce qui aurait dû rester l'affaire Preynat (...) est devenue l'affaire Barbarin". Pierre Vignon, un prêtre de Valence (Drôme) a lancé, mardi 21 août, une pétition pour réclamer la démission du cardinal Philippe Barbarin, poursuivi pour non-dénonciation d'agression sexuelle. 

 

Un prêtre appelle à la démission du cardinal Barbarin dans une pétitionpar BFMTV

 

Une démarche qui intervient quelques jours après un nouvel appel du Pape à lutter contre la pédophilie au sein du clergé catholique. On fait le point sur cette affaire compliqué qui secoue l'Église catholique française.

Qui est accusé de pédophilie ?

En janvier 2016, le père Bernard Preynat, un prêtre lyonnais est mis en examen pour agressions sexuelles sur des mineurs de moins de 15 ans, perpétrées entre 1986 et 1991. L'homme, sous le coup d'une plainte depuis 2014, est accusé d'avoir abusé d'une soixantaine d'enfants lorsqu'il encadrait un groupe de jeunes scouts près de Lyon (Rhône), entre 1970 et 1991. 

Cet homme, qualifié de "charismatique", se serait servi de son autorité pour isoler et agresser les mineurs, selon les plaignants. En 1990, le père Bernard Preynat, qui n'a jamais nié les faits, est convoqué par son supérieur de l'époque, le cardinal Albert Decourtray, et reconnaît "s'être mal conduit". 

En 2009, c'est un autre prêtre lyonnais qui se retrouve accusé d'agression sexuelle sur mineur. Jérôme Billioud, un abbé de la région lyonnaise, aurait abusé d'un garçon, mineur au moment des faits, dans les années 1990. Après avoir déposé plainte contre le prêtre, le plaignant rencontre le cardinal Barbarin qui balaie l'affaire en évoquant la prescription pénale des faits. 

Si le père Bernard Preynat a été muté dans d'autres paroisses du Rhône et de la Loire, il n'a été relevé de sa "responsabilité pastorale" et de "tout contact avec les mineurs" qu'en 2015. Quand à l'abbé Pierre Billoud, malgré la plainte, classée sans suite à cause du délai de prescription, il a conservé son poste. 

Que reproche-t-on au cardinal Philippe Barbarin ?

Les victimes reprochent au cardinal Barbarin, archevêque de Lyon, d'avoir tardé à agir. Dans l'affaire du père Billioud, une plainte a été déposée contre le cardinal Barbarin pour "mise en danger de la vie d'autrui et provocation au suicide". Dans le cadre de l'affaire Preynat, le cardinal Barbarin est visé par plusieurs plaintes pour "non-dénonciation de faits de pédophilie". 

En 2014, l'une des victimes du père Bernard Preynat découvre que ce dernier continue d'animer des cours de catéchisme auprès d'enfants mineurs. Il décide alors de prévenir le cardinal Barbarin qui mettra plus de dix mois à relever le prêtre lyonnais de ses fonctions. 

Comment réagit le cardinal Barbarin ?

Alors que la polémique enfle, le cardinal Barbarin décide de tenir une conférence de presse, en mars 2014, dans laquelle il affirme : "Jamais, jamais, je n'ai couvert le moindre acte de pédophilie". Durant cette prise de parole, l'archevêque de Lyon a tout de même reconnu qu'il a cru le prêtre Bernard Preynat quand il lui assurait ne pas avoir commis d'actes pédophiles.

Mais en 2017, Philippe Barbarin, qui continue de nier avoir "couvert" les deux prêtres mis en cause, reconnaît avoir commis des "erreurs", notamment quand il invoquait la prescription des faits devant les victimes, dans les colonnes du Monde. "Pour elles, la souffrance est aussi brûlante qu'il y a trente ans, qu'au premier jour", a-t-il confié au journal. "Pour elles, il est révoltant et inadmissible que le père Preynat ait pu continuer à être prêtre. Ils ne pardonnent pas au cardinal Decourtray de lui avoir redonné un ministère et à ses successeurs de ne pas l'avoir retiré", a-t-il ajouté.

Que se passe-t-il côté justice ?

L'homme, à la tête de l'archevêché de Lyon depuis 15 ans, devait comparaître du 4 au 6 avril dernier, devant le tribunal correctionnel de Lyon, avec six autres personnes mises en cause par les victimes, dont le préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi au Vatican, l'Espagnol Luis Francisco Ladaria Ferrer, Maurice Gardès, l'ancien archevêque du Roannais, Thierry Brac de la Perrière, l'évêque de Nevers - qui ont exercé dans le diocèse par le passé -, Pierre Durieux, l'ancien directeur de cabinet du cardinal, Régine Maire, chargée de la cellule d'écoute des victimes de prêtres dans le diocèse et Xavier Grillon, vicaire épiscopal, le supérieur hiérarchique du père Preynat au moment des faits. 

Mais l'audience a été reporté à janvier 2019. La citation à comparaître de Mgr Ladaria Ferrer n'a pas été transmise au Vatican dans les délais impartis.

https://actu.orange.fr/france/demission-du-cardinal-barbarin-le-resume-de-l-affaire-qui-embarrasse-l-eglise-CNT0000015Ue5Q.html


 

QU'EST-CE QUI FAIT RECULER LA RELIGION DANS LE MONDE?

Qu’est-ce qui fait reculer la religion dans le monde?

 

Plusieurs autres hypothèses peuvent expliquer la tendance croissante à la sécularisation de la plupart des sociétés.

Une récente enquête du Pew Resarch Center s’intéresse à l’évolution de la religiosité dans le monde en privilégiant les évolutions survenues entre les générations nouvelles (moins de 40 ans) et les générations plus anciennes. Ici, les comparaisons peuvent se faire pays par pays ou de continent à continent mais sans qu’il soit possible de connaître les affiliations religieuses précises des individus.

Le fort mouvement de sécularisation observé en Europe occidentale (voir le premier volet de cet article) est en réalité général dans l’ensemble de l’Europe, même s’il est moins accentué en Europe orientale.

C’est en Europe, où la religion chrétienne est largement dominante, que ce mouvement est le plus net avec l’Amérique du nord, également chrétienne. La tendance est la même en Australie, très différente de la région Asie-Pacifique en général. En particulier, c’est en Europe que l’écart entre les personnes qui se revendiquent d’une religion et celles qui estiment que la religion est très importante dans leur vie personnelle est le plus grand, et c’est en Europe, de même qu’en Australie, au Canada et aux États-Unis que la proportion d’irréligieux est la plus grande.

La baisse de la religiosité, une tendance notable

La situation des États-Unis par rapport aux autres pays occidentaux développés est demeurée longtemps particulière, la religiosité y étant très grande. Mais l’arrivée des nouvelles générations est en train de réduire cette originalité. Ainsi, l’évolution des plus aux moins de 40 ans est spectaculaire. La proportion de personnes ayant une affiliation religieuse est passée de 83% à 66% entre ces deux sous-populations et celle des personnes pour lesquelles la religion occupe une très grande place dans leur vie personnelle de 60% à 43%.

Au vu de ces chiffres il serait tentant de tirer la conclusion que la religion chrétienne est beaucoup plus menacée par la tendance à la sécularisation que la religion musulmane du fait d’une fragilité particulière qui serait due à ses caractéristiques propres, d’autant qu’en Afrique du nord et au Moyen-Orient, où l’islam est largement dominant, une telle tendance est inexistante du point de vue de l’affiliation religieuse et faible du point de vue de l’importance de la religion ressentie dans la vie personnelle.

Une telle hypothèse, pour séduisante qu’elle puisse paraître, est cependant contredite par les faits. Certaines sociétés fortement chrétiennes n’ont pas connu un tel mouvement aussi puissant de sécularisation, notamment en Amérique latine. En Afrique sub-saharienne, qu’il s’agisse de sociétés à dominante chrétienne ou musulmane, un tel mouvement ne s’est pas produit. Au Moyen-Orient et en Afrique du nord, en revanche, où les sociétés sont musulmanes, un tel mouvement, s’il est faible est néanmoins perceptible, notamment en Algérie, en Jordanie, en Égypte et même en Iran. La colonne de droite du tableau montre que, quelle que soit la proportion, plus ou moins élevée, de personnes qui accordent une grande importance à la religion dans leur vie personnelle, mise à part l’Afrique subsaharienne, la baisse de la religiosité est une tendance qui apparaît dans toutes les régions, quelle que soit la religion dominante, par le phénomène de remplacement des générations.

Plus le PIB par habitant est élevé, moins on prie quotidiennement

Plusieurs autres hypothèses peuvent alors être avancées pour expliquer cette tendance croissante à la sécularisation de la plupart des sociétés. La plus féconde nous est fournie par les données de l’enquête: les progrès de la sécularisation dans les différentes sociétés sont étroitement liés à l’ampleur des évolutions économiques, démographiques et sociales que ces sociétés connaissent et ont connu. L’enquête utilise cinq variables pour mesurer ces relations, pays par pays: la dynamique démographique, l’espérance de vie, le nombre moyen d’années d’études des habitants, la richesse par habitant et l’importance des inégalités.

Au Nigeria où l’espérance de vie est de 50 ans, la fréquence de l’assistance à l’office de 90% tandis qu’aux Pays-Bas où l’espérance de vie est de 83 ans, elle est seulement de 10%.

De manière générale, ces cinq variables sont étroitement corrélées avec les variables religieuses utilisées. Donnons quelques exemples. Les habitants d’un pays estiment d’autant plus souvent que la religion est très importante dans leur vie personnelle que la population du pays est en augmentation rapide. Ainsi tandis qu’au Niger où la population devrait plus que quadrupler entre 2015 et 2060, 86% des habitants estiment que la religion est très importante pour eux, au Danemark, où le taux de remplacement de la population est à peine atteint, cette proportion est de moins de 10%. De même, s’agissant de taux d’inégalité (indice entre 0 et 1), alors que la Zambie a un taux d’inégalité de 0,6 et la Finlande un taux de 0,2, les Zambiens sont 90% à estimer que la religion est très importante dans leur vie ce qui n’est le cas que de 10% des Finlandais.

Si l’on utilise comme variable la fréquence de l’assistance à l’office religieux, cette fréquence est inversement proportionnelle à l’espérance de vie dans le pays considéré. Ainsi, par exemple, au Nigeria où l’espérance de vie est de 50 ans, la fréquence de l’assistance à l’office de 90% tandis qu’aux Pays-Bas où l’espérance de vie est de 83 ans, elle est seulement de 10%. De même, cette fréquence est inversement proportionnelle au nombre d’années moyen de fréquentation de l’enseignement scolaire. Tandis qu’en Estonie, cette durée est de 13 années et la fréquence de l’assistance à l’office de 3%, ces proportions sont respectivement d’une année et de 93% au Niger.

Si, enfin, l’on utilise l’indicateur économique du PIB par habitant ajusté par parité de pouvoir d’achat et l’indicateur religieux de prière quotidienne, la fréquence de la prière quotidienne est inversement proportionnelle à la richesse par habitant. Ainsi, tandis que le PIB PPA en Norvège est de 70.000 dollars et la fréquence de la prière quotidienne de 18%, en Afghanistan, il est de 4.000 dollars et la fréquence de la prière de 98%.

Les religions, des phénomènes sociaux

Ces données nous conduisent à penser que ne sont pas d’abord les spécificités et particularités de la religion chrétienne par rapport à la religion musulmane ou à d’autres religions qui ont produit directement –car une influence indirecte peut être recherchée– le mouvement de sécularisation qui a, en premier lieu, affecté les sociétés chrétiennes, mais l’état social et économique des sociétés concernées et leur évolution. Il se trouve que le développement économique et industriel des sociétés chrétiennes a été plus précoce et plus rapide que celui des sociétés musulmanes. Ce développement, et la manière dont il s’est effectué politiquement et socialement, ont créé les conditions philosophiques et matérielles qui ont été les moteurs du processus d’individualisation des sociétés.

Comparer les sociétés chrétiennes aux sociétés musulmanes aujourd’hui ne peut pas seulement consister à comparer l’état des deux religions mais aussi celui des sociétés dans lesquelles elles sont enracinées.

Si les sociétés occidentales ont entamé avant les autres le mouvement de sécularisation, c’est d’abord parce qu’elles sont devenues avant les autres des «sociétés des individus», pour reprendre le concept de Norbert Elias. Dans ces sociétés, le contrôle social des Églises chrétiennes, relativement facile et durable à exercer lorsque ces sociétés étaient holistes, la religion constituant alors un élément fondamental de leur homogénéité et de leur identité, s’est affaibli au fur et à mesure que les individus ont acquis une autonomie croissante en leur sein. S’est alors développée une tendance à l’irréligion, mais aussi, comme nous l’avons vu dans le précédent article, un affaiblissement notable de la religiosité chez les individus qui continuent de revendiquer leur appartenance à la religion chrétienne. Cette tendance à l’individualisation les a conduits, de manière croissante, à prendre leurs distances avec les Églises et les dogmes religieux, participant ainsi à la sécularisation de la société. Du coup, dans ces sociétés, il n’est plus aisé d’opposer de manière nette les chrétiens dans leur ensemble aux irréligieux.

Comparer les sociétés chrétiennes aux sociétés musulmanes aujourd’hui ne peut donc pas seulement consister à comparer l’état des deux religions mais aussi celui des sociétés dans lesquelles elles sont enracinées. Par exemple, alors que, dans les sociétés musulmanes, la religion est considérée massivement comme très importante par les individus qui la composent (le plus souvent plus de 80%), chez les musulmans qui habitent dans des sociétés occidentales, cette proportion n’est que de 54% en France, de 66% aux États-Unis et de 69% en Israël. Les religions étant des phénomènes sociaux, leur comparaison ne peut ainsi s’effectuer, du point de vue de la sociologie, qu’en englobant dans leur analyse les sociétés elles-mêmes dans lesquelles elles sont enracinées.

Source : http://www.slate.fr/story/164051/religions-monde-chretiente-islam-juif-secularisation