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OSCAR FORTIN : LA MAFIA EPISCOPALE DE L'AMERIQUE LATINE

La mafia épiscopale de l’Amérique latine

Par Oscar Fortin

Mondialisation.ca, 19 mai 2019

Humanisme

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L’histoire récente de l’Amérique latine met en évidence des épiscopats qui font front commun pour contrer l’émergence de gouvernements socialistes sous la bannière de leur indépendance et souveraineté ainsi que de celle d’une meilleure distribution des richesses au profit des plus démunis et déshérités. L’expérience du socialisme, promu par Salvador Allende  au Chili, allait dans le sens de ces deux bannières. Nous avons rapidement vu que Washington, expression de l’Empire, le prenait très mal et que cette voie devait être mise aux oubliettes le plus rapidement possible.*

Avec l’arrivée au Vatican de Jean-Paul II, déjà bien connu comme collaborateur et soutien de Lech Walesa en lutte contre le gouvernement communiste de Pologne,  Washington trouvait son homme pour lutter contre toute forme confondue de socialisme, identifié, pour les fins recherchées, aux pires moments du communisme de l’ex-URSS. En 1982, à la bibliothèque du Vatican, un accord de coopération entre le Vatican et Washington a été signé pour enrayer à sa source toute tendance allant en ce sens. On se souviendra, dans la foulée de cet accord, la visite de J.P.II réalisée au Chili, toujours sous la gouverne du dictateur Pinochet.  Il s’est bien gardé de faire allusion aux crimes commis par ce dernier, aux arrestations et aux tortures auxquelles des milliers de personnes ont été soumises.  Par contre, lors de sa visite au Nicaragua, sous le régime tout récent des sandinistes, il s’est présenté comme quelqu’un qui avait pour mission de faire échouer cette révolution, à laquelle participaient quatre prêtres, dont trois à des postes ministériels importants : la culture, l’éducation et les relations extérieures.

http://humanisme.over-blog.com/article-235431.html

Avec ce pacte, le Vatican devenait un complice de l’Empire dans ses prétentions de dominer l’ensemble des pays de l’Amérique latine.  Il a tout fait pour étouffer la théologie de libération et pour taire, du même souffle, tous les crimes commis par son complice impérial pour éliminer tous ceux et celles qui mettaient en cause cette hégémonie. En ce sens, le Vatican et les épiscopats latino-américains sont devenus complices des coups d’État militaires, des persécutions et des assassinats du Plan Condor, des dictateurs qui pouvaient compter sur leur silence et la diversion de tout autre sujet de nature à faire oublier ces crimes.

Le pape François, à son arrivée au pontificat de l’Église catholique a produit une Exhortation apostolique Evangelii Gaudiumportant sur le capitalisme sauvage et ses conséquences dans la vie des peuples. Un document qui a rencontré un grand accueil de la part de tous ceux et celles qui œuvrent pour des relations humaines plus justes et plus respectueuses des droits des personnes et des peuples. Enfin nous avons un Pape, s’exclamait le président Evo Morales de la Bolivie, cette Exhortation apostolique s’est vite retrouvée aux oubliettes. La signature, en 2014, d’un second pacte, cette fois entre Obama et le pape François, plaçait pour ainsi dire le Vatican en contradiction avec lui-même. Selon les informations dont on dispose, l’esprit du premier pacte serait maintenu, à savoir l’engagement de collaborer pour freiner l’émergence du socialisme en Amérique latine. Ce que le Vatican ne semble pas avoir pris en considération est que ce socialisme qui se développe en Amérique latine lutte justement contre ce capitalisme sauvage, dénoncé dans le document du pape. Il s’agit d’un socialisme qui a pour objectif, entre autres, de lutter contre toute forme d’impérialisme dans le but d’humaniser  les relations des personnes et des peuples sur la base du bien commun et d’une plus grande justice sociale. Un objectif qui cadre parfaitement bien  avec les objectifs de la Charte des Nations Unies.

Dans cette lutte, il s’agit d’une organisation criminelle qui se place au-dessus des lois dans le but de reconquérir les États déjà entre les mains de gouvernements socialistes ou encore d’empêcher les peuples de se donner de tels gouvernements. Épiscopats et Washington travaillent main dans la main pour donner suite à leurs engagements. En cela se trouve le sens du mot mafia, utilisé dans le titre de cet article.

L’art de diluer la réalité et de confondre l’opinion des gens

La semaine dernière, se réalisait à Tegucigalpa, au Honduras, la rencontre des évêques de l’A..L. et des Caraïbes.  Lors de ces rencontres à huis clos, ils traitent des divers problèmes qui se présentent et élaborent des stratégies qui leur permettent  d’associer le nom de Dieu et le vocable de l’Église tout en confondant l’opinion des gens. Voici un bel exemple de ces formules dont ils ont l’habitude.

« « Nous devons nous renforcer dans la foi en écoutant la parole de Dieu pour résister aux idéologies déshumanisantes qui affaiblissent la recherche du bien commun, l’exercice des libertés et la reconnaissance des droits de l’homme », a déclaré son nouveau président, Monseigneur Miguel Cabrejo

À première vue, tout semble très beau et les personnes de la gauche y voient tout de suite une ouverture à la lutte contre ce capitalisme sauvage qui répond bien à tous ces qualificatifs. Il n’en est toutefois rien. La cible  de ces idéologies déshumanisantes ce sont ces gouvernements socialistes d’inspiration bolivarienne. Il s’agit d’un socialisme démocratique, humaniste, chrétien et anti-impérialiste. Le Venezuela compte plus de vingt élections en 20 ans, des progrès sociaux de grande envergure: les 2,5 millions d’appartements mis à la disposition des familles les plus démunies; l’éducation gratuite du premier échelon de l’enseignement aux échelons les plus élevés ; les soins de santé également gratuits et accessibles dans toutes les régions du pays; une démocratie participative qui repose sur une Constitution, élaborée par le peuple et votée par référendum par le peuple.

C’est ce que les épiscopats, L..A., appellent «  idéologies déshumanisantes qui affaiblissent la recherche du bien commun, l’exercice des libertés et la reconnaissance des droits de l’homme »,

Ces épiscopats ne feront jamais référence aux grandes conquêtes sociales et démocratiques générées par ce type de socialisme humanitaire. Pas plus, ils ne parleront de toutes ces interventions de Washington pour briser l’économie du pays et créer des conflits internes.  

Leur seul discours sera de dire que le gouvernement est une dictature, que les dernières élections sont frauduleuses, que le peuple vit dans la grande misère et que le seul responsable de tous ces maux est le communisme ( le mot socialiste n’est pas assez fort pour eux).  En toute fin, je vous laisse avec cette référence(1), inspirée de l’Apocalypse.

https://humanisme.blogspot.com/2015/02/la-prostituee-de-lapocalypse.html

Oscar Fortin

Le 19 mai 2019

 

 

 

*Note de l’auteur :

N’allez pas croire que je sois un de ces incroyants qui en ont marre de l’Église et de tout ce qui est foi. Je suis croyant en ce Jésus de Nazareth et dans les Évangiles qui en racontent l’histoire et l’enseignement. C’est justement au nom de cette foi que j’assume ce titre et le texte qui va suivre. Vous jugerez par vous-mêmes.

La source originale de cet article est Humanisme

Copyright © Oscar FortinHumanisme, 2019

https://www.mondialisation.ca/la-mafia-episcopale-de-lamerique-latine/5633664


 

POUR SA SAINTETE LE PAPE BENOIT XVI QUI NE CONDAMNE PAS, LES SCANDALES PEDOPHILES S'EXPLIQUENT PAR LA REVOLUTION SEXUELLE DES ANNEES 60

Les scandales pédophiles s'expliquent par la révolution sexuelle des années 60, selon Benoît XVI

- Avec AFP

Les scandales pédophiles s'expliquent par la révolution sexuelle des années 60, selon Benoît XVI

© VINCENZO PINTO Source: AFP

Le pape émérite Benoît XVI.

 

Dans une analyse rendue publique le 11 avril, le pape émérite Benoît XVI a expliqué les scandales de pédophilie du clergé par la révolution sexuelle des années 60, des idées théologiques nouvelles, ainsi que l'effondrement en Occident de la foi.

Benoît XVI, qui vit reclus dans un petit monastère de la Cité du Vatican, s'exprime très rarement depuis sa renonciation voici six ans, mais quand il le fait, ses propos ne passent pas inaperçus. Dans un texte publié le 11 avril par Klerusblatt, un mensuel bavarois destiné au clergé, le pape émérite allemand s'est évertué à trouver une explication aux scandales pédophilies qui ravagent l'Eglise catholique.

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Des membres de l'association Ending Clergy Abuse (ECA) participent à manifestation à Rome, le 23 février.

L'Eglise catholique reconnaît avoir étouffé des affaires d'abus sexuels sur mineurs

La responsabilité en incombe selon lui en partie à l'évolution des mœurs à la fin des années 1960. «La révolution de 1968 s'est battue pour une complète liberté sexuelle, qui n'admettait plus de normes. La pédophilie a alors également été diagnostiquée comme permise et appropriée», a-t-il ainsi souligné dans un texte de 18 pages, également publiée par des sites catholiques américains.

«Des cliques homosexuelles se sont développées dans différents séminaires» relève-t-il ensuite pour illustrer son propos sur une certaine «dissolution de l'enseignement moral de l'Eglise». Un évêque avait par exemple décidé de montrer des films pornographiques aux séminaristes «avec l'idée de les rendre plus résistants à des comportements contraires à la foi», affirme-t-il encore.

Le pape émérite dresse en outre un constat assez amer d'une «société occidentale où Dieu a disparu de l'espace public» et où l'Eglise est perçue aujourd'hui comme «une sorte d'appareil politique». «Pourquoi la pédophilie a-t-elle pris de telles proportions? Au final cela s'explique par l'absence de Dieu», devenu une préoccupation d'ordre privé d'une minorité de croyants, écrit-il.

Avant de devenir pape, Joseph Ratzinger a dirigé la Congrégation pour la doctrine de la Foi où il fit la chasse durant 24 ans à toutes les dérives liturgiques ou sociales. Ce département du Vatican est également chargé d'étudier les dossiers d'abus sexuels du clergé parvenant au Vatican.

Ce professeur bavarois élu pape en 2005 a vite été confronté à des révélations en cascade d'abus sexuels commis sur des enfants par des membres du clergé. Il a notamment demandé en 2011 que les prêtres soupçonnés d'abus soient déférés devant la justice du Vatican.

Lire aussi : Australie : le cardinal Pell condamné à six ans de prison pour pédophilie

https://francais.rt.com/international/60921-scandales-pedophiles-sexpliquent-par-revolution-sexuelles-annees-60-benoit-xvi


 

LA COLERE DE L'ASSOCIATION LA PAROLE LIBEREE APRES LE REFUS DU PAPE DE LA DEMISSION DU CARDINAL BARBARIN

Démission du cardinal Barbarin refusée : le pape est "un traître, un Judas", estime le cofondateur de l'association la Parole Libérée

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Démission du cardinal Barbarin refusée : le pape est "un traître, un Judas", estime le cofondateur de l'association la Parole Libérée

François Deveaux, cofondateur de l'associaton la Parole Libérée, qui regroupe les victimes du père Preynat, le 7 mars 2019, à Lyon.

©ROMAIN LAFABREGUE / AFP

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Le pape accorde un sursis à Barbarin, qui se met en retrait pour "tourner une page"

Orange avec AFP-Services, publié le mercredi 20 mars 2019 à 11h23

François Devaux, cofondateur de l'association regroupant les victimes du père Bernard Preynat, a eu des mots très durs mercredi matin au micro de Franceinfo. Il estime que le refus du pape François de voir démissionner le cardinal Philippe Barbarin, condamné pour non-dénonciation d'abus sexuels, est de "l'hypocrisie".

Le pape François a refusé mardi 19 mars la démission du cardinal Philippe Barbarin.

Dans la foulée de sa condamnation à six mois de prison avec sursis pour non dénonciation des abus sexuels du père Bernard Preynat, prêtre de son diocèse, Mgr Barbarin avait présenté la veille sa démission au souverain pontife, mais ce dernier, "invoquant la présomption d'innocence, n'a pas voulu accepter cette démission", a annoncé le primat des Gaules dans un communiqué.

"C'est l'erreur de trop", a fustigé auprès de l'AFP dès mardi François Devaux, cofondateur de l'association La Parole libérée qui regroupe des victimes du père Preynat. "Je crois que cet homme-là (le pape) va réussir à tuer l'Église", a-t-il estimé.

"Il y a un problème intrinsèque à cette Église et le pape porte l'entière responsabilité de tout cela"

Mercredi matin, au micro de Franceinfo, François Deveaux a eu des mots encore plus durs. "On est sidérés, désabusés. C'est une vraie erreur. C'est une vraie faute morale. On a affaire à quelqu'un qui est un traître, un Judas. La différence avec Judas, c'est qu'il n'avait pas de pouvoir contrairement au pape à qui il en reste un peu", a-t-il dénoncé.

"Quand on prône des valeurs et qu'on ne les respecte pas, quand on reçoit des rapports de l'ONU et qu'on ne les applique pas et qu'on n'y répond pas, quand on promet de mettre en place des tribunaux pour juger les évêques négligents, quand on prône une tolérance zéro et qu'on ne l'applique pas, on peut difficilement qualifier cela autrement que comme ça", a-t-il insisté.

Le cofondateur de la Parole Libérée estime que c'est de "l'hypocrisie, on est dans ce cléricalisme-là et l'Église ne s'en sortira pas. L'abus est intrinsèque à cette institution. Partout où elle va, partout elle amène l'abus (...).  Il y a un problème intrinsèque à cette Église et le pape porte l'entière responsabilité de tout cela."

"C'était une chance historique pour l'Église...", a également regretté lundi sur Twitter François Ozon, dont le film "Grâce à Dieu" raconte le combat de l'association.


Le président de la Conférence des évêques, Mgr Georges Pontier, s'est de son côté dit "étonné" de cette situation "inédite".

Barbarin se met en retrait

Philippe Barbarin reste donc pour l'heure archevêque de Lyon, même s'il a annoncé se mettre "en retrait pour quelque temps", laissant "la conduite du diocèse au vicaire général modérateur, le père Yves Baumgarten". "Cette décision, précise-t-il, a été prise sur "suggestion" du pape "et parce que l'Église de Lyon souffre" depuis qu'a éclaté voici trois ans le scandale de pédophilie du diocèse de Lyon.

"Après ce jugement, cette condamnation, et même s'il n'y avait pas eu de condamnation, je pense qu'il est bon qu'une page soit tournée", a ensuite déclaré le prélat dans un entretien à la chaîne de télévision catholique KTO.
 

Pédophilie dans l'Église : le pape François a rejeté la démission du cardinal Barbarinpar franceinfo



Mais, interrogé sur la durée de cette prise de distance, il a répondu : "Je n'en sais rien, ça dépend si le procès en appel est très long ou ne dure que quelques mois".

https://actu.orange.fr/france/demission-du-cardinal-barbarin-refusee-le-pape-est-un-traitre-un-judas-estime-le-cofondateur-de-l-association-la-parole-liberee-magic-CNT000001dTXcb.html


 

AFFAIRE BARBARIN : LE PARQUET FAIT APPEL DE LA CONDAMNATION DU CARDINAL. LA MESSE EST DITE...

Affaire Barbarin: Le parquet fait appel à son tour de la condamnation du cardinal

JUSTICE Il s'agit, selon le parquet, de donner à la Cour la possibilité de réévoquer l'affaire dans sa globalité

C.G.

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L'archevêque de Lyon, le cardinal Barbarin, est poursuivi pour non-dénonciation d'actes pédophiles. Une pétition réclame sa démission.

L'archevêque de Lyon, le cardinal Barbarin, est poursuivi pour non-dénonciation d'actes pédophiles. Une pétition réclame sa démission. — Bob Edme/AP/SIPA

Alors que le cardinal Barbarin rencontrera lundi le Pape afin de lui remettre sa démission, le parquet de Lyon a fait appel de sa condamnation. Le Primat des Gaules, condamné le 7 mars à six mois de prison avec sursis pour non-dénonciation d’actes de pédophilie, a fait appel vendredi. Le procureur de la République également.

« Il est de pratique habituelle de faire appel incident en cas d’appel principal du prévenu afin de donner à la Cour la possibilité de réévoquer l’affaire dans sa globalité », précise ce dimanche le parquet de Lyon, confirmant ainsi une information du Progrès.

Aucun appel n’a été formé à l’encontre des cinq autres prévenus, qui ont été relaxés par le tribunal correctionnel de Lyon.

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NOUVELLE-ZELANDE: 49 PERSONNES MASSACREES DANS DEUX MOSQUEES PAR UN EXTREMISTE AUSTRALIEN

Massacre odieux dans deux mosquées en Nouvelle-Zélande

 Depuis 9 heures  15 mars 2019

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 Nouvelle Zélande

 

49 personnes ont été tuées pendant la prière du vendredi dans des fusillades contre deux mosquées de la ville néo-zélandaise de Christchurch, selon les autorités, un tireur étant identifié comme un extrémiste australien.

Les attaques survenues dans cette localité de l’Ile-du-Sud ont également fait 20 blessés graves, a déclaré la Première ministre Jacinda Ardern.

Evoquant l’une des journées « les plus sombres » de cette nation du Pacifique Sud réputée paisible, elle a dénoncé des violences « sans précédent ».

Des témoins ont raconté avoir vu des corps ensanglantés. Des enfants et des femmes figureraient parmi les morts. La police a lancé un appel afin de ne pas partager « des images extrêmement pénibles » après la mise en ligne d’une vidéo montrant un homme blanc se filmant en train de tirer sur des fidèles dans une mosquée.

« Il est clair qu’on ne peut que décrire cela comme une attaque terroriste », a déclaré Mme Ardern. « Pour ce que nous en savons, (l’attaque) semble avoir été bien planifiée ».

Le tireur à l’une des mosquées était un ressortissant australien, a révélé à Sydney le Premier ministre Scott Morrison, le décrivant comme « un terroriste extrémiste de droite ».

Le nombre exact de tireurs n’était pas connu mais Mme Ardern a déclaré que trois hommes étaient en garde à vue. La police a précisé que des engins explosifs improvisés avaient été désarmés par les militaires.

Un Palestinien présent dans l’un des lieux de culte a raconté qu’il avait vu un homme être abattu d’une balle dans la tête.

« Couverts de sang »

« J’ai entendu trois coups de feu rapides et après environ dix secondes, ça a recommencé. Cela devait être une arme automatique, personne ne pourrait appuyer sur la gâchette aussi vite », a dit cet homme à l’AFP sous couvert de l’anonymat. « Puis, les gens ont commencé à sortir en courant. Certains étaient couverts de sang ».

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L’auteur du massacre en Nouvelle Zélande

Des vidéos et des documents circulant sur internet indiquent que l’assaillant a publié son attaque sur Facebook Live.

L’AFP a étudié ces images, qui ont depuis été retirées. Des journalistes expérimentés dans les techniques de vérification estiment qu’elles sont authentiques.

massacre3Un « manifeste » mis en ligne sur des comptes liés à la même page Facebook fait référence aux thèses du « grand remplacement » circulant dans les milieux d’extrême droite et qui théorise la disparition des « peuples européens ».

Les deux cibles connues étaient la mosquée Masjid al Noor dans le centre de la ville ainsi qu’une seconde mosquée, à Linwood, dans la banlieue.

Un témoin a raconté au site internet d’information Stuff.co.nz qu’il était en train de prier à la mosquée Masjid al Noor sur l’avenue Deans quand il a entendu des tirs. En prenant la fuite, il a vu sa femme morte devant l’édifice religieux.

Un autre homme a dit avoir vu des enfants se faire abattre. « Il y avait des corps partout ».

Un témoin a expliqué à Radio New Zealand qu’il avait entendu des coups de feu et vu quatre personnes gisant au sol, « avec du sang partout ».

Les forces de l’ordre avaient imposé un bouclage du centre-ville avant de lever les mesures quelques heures plus tard. La police a demandé aux fidèles.

« Etat de choc »

mosquee2La municipalité a ouvert une ligne rouge destinées aux parents inquiets d’enfants qui manifestaient non loin contre le dérèglement climatique.

Toutes les écoles de la ville avaient été bouclées. La police avait appelé « tous ceux qui sont présents dans le centre de Christchurch à ne pas descendre dans la rue et à signaler tout comportement suspect ».

Des bâtiments publics comme la bibliothèque centrale étaient aussi fermés.

L’équipe de cricket du Bangladesh, un sport extrêmement populaire dans ce pays, se rendait dans l’une des mosquées au moment de l’attaque mais aucun des joueurs venus jouer un match en Nouvelle-Zélande n’a été blessé, selon un porte-parole.

« Ils sont en sécurité. Mais ils sont en état de choc. Nous avons demandé à l’équipe de rester confinée dans son hôtel », a-t-il dit à l’AFP.

La Nouvelle-Zélande est réputée pour sa faible criminalité. Dans ce pays, « l’usage d’armes à feu pour commettre des crimes reste un événement rare », écrit le département d’Etat américain dans ses conseils aux voyageurs.

Selon le recensement de 2013, quelque 46.000 personnes s’identifiaient comme musulmanes en Nouvelle-Zélande, soit un peu plus de 1% de la population totale.

En 2017, six fidèles ont été tués dans une mosquée de Québec, au Canada, à l’occasion de la pire attaque antimusulmane en Occident. L’auteur de la fusillade a été condamné à la prison à perpétuité.

Source: Avec AFP

http://french.almanar.com.lb/1289620


 

AUSTRALIE : LE CARDINAL PELL, ANCIEN NUMERO 3 DU VATICAN CONDAMNE A SIX ANS DE PRISON POUR CRIMES PEDOPHILES SUR DEUX MINEURS

Australie : le cardinal Pell condamné à six ans de prison pour des crimes pédophiles

L'ancien numéro trois du Vatican avait été reconnu coupable de viol et d’agressions sexuelles sur deux mineurs dans les années 1990.

Le cardinal George Pell arrive au tribunal de Melbourne (Australie), le 27 février 2019.
Le cardinal George Pell arrive au tribunal de Melbourne (Australie), le 27 février 2019. (CON CHRONIS / AFP)

Il est le plus haut représentant de l'Eglise catholique à être reconnu coupable de pédophilie. Le cardinal australien George Pell a été condamné dans son pays, mercredi 13 mars, à six ans de prison pour un viol et des agressions sexuelles contre deux enfants de chœur. Agé de 77 ans, l'ancien numéro trois du Vatican devra passer au minimum trois ans et huit mois derrière les barreaux.

En décembre 1996, le prélat avait imposé une fellation à une victime et s'était masturbé en se frottant contre l'autre, alors que les deux garçons de 13 ans s'étaient cachés dans la sacristie de la cathédrale de Melbourne pour y boire du vin de messe. Deux mois plus tard, il avait poussé l'un des adolescents contre un mur et lui avait empoigné les parties génitales.

Des répercussions "durables" sur les victimes 

Le juge a énuméré les "crimes odieux" commis par le cardinal, expliquant qu’ils avaient eu des répercussions "profondes" et "durables" sur une victime encore en vie et probablement sur l’autre, morte d’une surdose d’héroïne. Mais il a mis dans la balance son âge avancé, ses problèmes cardiaques et le fait qu'il avait "par ailleurs mené une vie irréprochable". "Vous pourriez ne pas vivre assez longtemps pour sortir de prison", a-t-il relevé.

Le cardinal Pell, vêtu d'une chemise noire, sans son habituel col romain, est resté impassible, les mains croisées sur les genoux, alors que le juge décrivait avec force détails les agressions "incroyablement arrogantes" perpétrées sur les garçons. 

Le cardinal clame son innocence 

"Il est difficile de trouver du réconfort" dans cette décision, a déclaré une victime par la voix de son avocate. "Je suis reconnaissant que le tribunal ait reconnu ce qui m'a été infligé quand j'étais enfant, mais je ne connais pas le repos" car "plane l'ombre de la procédure d'appel".

Devant le tribunal, l'ambiance était tendue. Un homme se présentant comme une victime d'abus sexuels s'est effondré en sanglotant pendant l'audience. Une femme a crié "argent sale !" à l'intention de l'avocat du cardinal qui quittait les lieux.

George Pell a toujours clamé son innocence. Sa défense argue que le verdict est "déraisonnable" et qu'il se fonde sur le témoignage de la seule des deux victimes encore en vie, qui plus est sur des faits vieux de plus de deux décennies. Elle dénonce aussi le fait que le juge ne lui ait pas permis de diffuser à l'audience une animation vidéo qui aurait pu, selon elle, jeter un doute sur la possibilité pour deux enfants de chœur de se retrouver seuls dans la sacristie après la messe du dimanche. Le condamné saura début juin s'il aura droit à un procès en appel.

LE CARDINAL GEORGE PELL, EX-NUMERO 3 DU VATICAN PLACE EN DETENTION DEPUIS SA CONDAMNATION POUR PEDOPHILIE

L'ex-numéro 3 du Vatican placé en détention après sa condamnation pour actes pédophiles

Le cardinal George Pell a été reconnu coupable par un tribunal australien de pénétration sexuelle et d'attentat à la pudeur contre deux enfants de chœur âgés de 12 et 13 ans en 1996 et 1997.

Le cardinal George Pell arrive au tribunal de Melbourne (Australie), le 27 février 2019.

Le cardinal George Pell arrive au tribunal de Melbourne (Australie), le 27 février 2019. (CON CHRONIS / AFP)

Un tribunal australien a ordonné, mercredi 27 février, le placement en détention du cardinal George Pell, au lendemain de l'annonce de sa condamnation. Le prélat de 77 ans, plus haut représentant de l'Eglise catholique condamné dans une affaire de pédophilie, est demeuré silencieux lors de l'audience de mercredi devant le tribunal de Comté de Victoria, à Melbourne, dans le sud du pays.

Après l'annonce de son placement en détention, l'ancien archevêque de Melbourne et Sydney s'est incliné devant le juge et a été emmené sans menottes à l'extérieur de la salle d'audience.

Le cardinal, numéro trois du Vatican, a été reconnu coupable le 11 décembre d'un chef de pénétration sexuelle et de quatre chefs d'attentat à la pudeur contre deux enfants de chœur alors âgés de 12 et 13 ans en 1996 et 1997 dans la sacristie de la cathédrale de Melbourne, dont George Pell venait d'être nommé archevêque. Pour des raisons légales, ce verdict n'a pu être annoncé que mardi.

Sa peine connue le 13 mars

Ses avocats avaient obtenu que son placement en détention, qui aurait dû intervenir en décembre, soit différé car il devait subir d'urgence une double opération des genoux. Sa défense devait initialement demander à la cour d'appel une nouvelle libération sous caution, dans l'attente de son procès en appel. Mais elle y a renoncé en indiquant qu'elle pensait qu'il était "approprié qu'il attende de connaître sa peine". Une audience en ce sens est prévue le 13 mars.

Auparavant, le juge Peter Kidd avait jugé "évidente" la faute de l'ex-secrétaire pour l'Economie du Saint-Siège. "C'est un crime cruel et honteux",a dit le magistrat. "Il a impliqué un abus de confiance. Il a profité de deux jeunes garçons vulnérables. Ils avaient été confiés à l'Eglise", a-t-il rappelé.

Par ailleurs, le Saint-Siège a annoncé mardi soir que George Pell n'était plus secrétaire à l'Economie du Vatican. "Je peux confirmer que le cardinal George Pell n'est plus préfet du secrétariat pour l'Economie", a écrit sur Twitter le porte-parole du Vatican Alessandro Gisotti, faisant référence au troisième poste le plus important du Vatican.

QUI ETAIT GEORGE PELL, CARDINAL AUSTRALIEN, NUMERO 3 ET GRAND ARGENTIER DU VATICAN, CONDAMNE POUR PEDOPHILIE ?

Qui était George Pell, cardinal australien condamné pour pédophilie?

 

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George Pell. - WILLIAM WEST / AFP

La condamnation, en décembre dernier, du cardinal australien George Pell, numéro 3 du Vatican, vient d'être rendue publique. Elle clôt la longue carrière dans l'Eglise d'une personnalité bien connue de son pays. 

Prêtre d'une paroisse rurale australienne devenu des décennies plus tard le grand argentier du Vatican, George Pell a connu une trajectoire ascendante fulgurante, avant que sa réputation ne vole en éclats, mardi, avec l'annonce de sa condamnation pour pédophilie. Pour ceux qui l'admiraient, le cardinal Pell, 77 ans, incarnait avec son imposante silhouette, son éloquence et son franc-parler, le traditionalisme catholique australien. Il est désormais le visage d'une institution profondément salie par la pédophilie.

Des études à Rome

Celui qui est toujours sur le papier numéro trois du Vatican a été reconnu coupable en décembre d'agression sexuelle sur deux enfants de choeur dans la sacristie de la cathédrale Saint-Patrick de Melbourne dans les années 1990. La levée, mardi, de l'obligation de silence qui était imposée par la justice autorise désormais les médias à faire état de cette condamnation infamante.
    
Né en 1941, il a grandi à Ballarat, une ville de l'Etat de Victoria (sud) qui doit sa prospérité à la ruée vers l'or australienne du XIXe siècle. Membre enthousiaste de l'équipe de débatteurs de son université, il jouait aussi les premiers rôles dans les productions théâtrales scolaires et excellait au football australien. Sa mère, fervente catholique, fut vraisemblablement comblée selon la presse australienne, que son fils réponde à l'appel de la religion. Son père, un anglican, ne comprit pas que l'athlétique George rejette un contrat en or avec l'une des équipes de football australien les plus en vue du pays. C'est à Rome qu'il mène une partie de ses études religieuses avant d'être ordonné prêtre dans le diocèse de Ballarat en 1966.  

Une ascension rapide 

Son ascension fut rapide jusqu'à être nommé archevêque de Melbourne en 1996 puis de Sydney en 2001, à l'instigation du pape Jean-Paul II. Il est inclus en 2003 dans le puissant Collège des cardinaux, siégeant aux conclaves qui élisent Benoît XVI puis François. Il était encore archevêque de Sydney quand le pontife argentin, tout juste élu, l'a choisi en mai 2013 pour faire partie du conseil de neuf cardinaux (C9) chargés de l'aider à réformer la Curie, le gouvernement du Vatican.
    
Puis en février 2014, il devient secrétaire à l'Economie, véritable N.3 du Vatican, chargé d'une révolution: regrouper des services et soumettre leur gestion à des normes internationales strictes et transparentes. Devant ses fidèles comme devant l'opinion publique, le cardinal Pell défend les valeurs traditionnelles du catholicisme. 
    
Sa réputation en a cependant pris un coup ces dernières années avec des accusations selon lesquelles il aurait couvert des abus sexuels commis par des prêtres dans l'Etat de Victoria quand il y exerçait son ministère. Une enquête nationale portant sur les réponses institutionnelles apportées en Australie aux abus sexuels commis sur des enfants entre 1950 et 2010 a conclu que 7% des prêtres avaient été accusés d'actes pédophiles. Ces accusations n'avaient donné lieu à aucune enquête.   

Ecarté du premier cercle 

Le cardinal Pell avait été entendu à plusieurs reprises par la commission d'enquête au sujet des prêtres pédophiles du diocèse de Ballarat dans les années 1970 et 1980. Il présenta ses excuses au nom de l'Eglise mais assura n'avoir aucun souvenir de plaintes reçues pour des crimes commis par des membres de l'église. Il reconnut néanmoins avoir "failli" dans sa gestion des prêtres pédophiles dans l'Etat de Victoria dans les années 1970. Mais il assura notamment avoir été trompé par la hiérarchie catholique sur ce qui se passait réellement à une époque de "crimes et de dissimulation".
    
Dans ses tentatives pour dédouaner l'Eglise, le cardinal fort en gueule multiplia cependant les déclarations maladroites: "Si un chauffeur routier prend une femme en stop et l'agresse, je ne crois pas qu'il soit juste que la société de transport soit tenue pour responsable", avait-il ainsi lancé en août 2014. L'étoile du cardinal a cessé de briller quand aux accusations d'avoir couvert des prêtres pédophiles se sont ajoutées celles d'avoir été un agresseur, qui lui ont valu d'être condamné en décembre.

Un poste arrivé à échéance 

L'ancien archevêque de Sydney et Melbourne avait pris congé de ses fonctions au Vatican pour rentrer en Australie se défendre. En décembre, au lendemain de sa condamnation qui était encore couverte par le secret, le Saint-Siège avait annoncé que le cardinal quittait le cercle de proches conseillers du pape. Désormais passible d'une peine de prison, son avenir au sein de l'Eglise est incertain. 
    
George Pell, qui a annoncé son intention de faire appel, reste pour l'heure à la tête du secrétariat pour l'Economie, soit le troisième plus haut personnage de la hiérarchie catholique. Cet organe avait été institué par François le 25 février 2014 pour mettre de l'ordre dans les finances du Saint-Siège. L'échéance de ce poste clé de cinq ans tombait donc ces jours-ci.
 


 

L'EGLISE CATHOLIQUE RECONNAIT AVOIR ETOUFFE DES AFFAIRES D'ABUS SEXUELS SUR PLUS DE 3600 MINEURS PENDANT DES DECENNIES

L'Eglise catholique reconnaît avoir étouffé des affaires d'abus sexuels sur mineurs

- Avec AFP

L'Eglise catholique reconnaît avoir étouffé des affaires d'abus sexuels sur mineurs

© Vincenzo PINTO Source: AFP

Des membres de l'association Ending Clergy Abuse (ECA) participent à manifestation à Rome, le 23 février.

 

Un cardinal allemand, proche du pape, a admis que l'Eglise avait détruit des dossiers concernant des ecclésiastiques ayant agressé sexuellement des mineurs, appelant à une nouvelle culture de transparence pour répondre aux scandales.

«Des dossiers qui auraient pu documenter ces actes terribles et indiquer le nom des responsables ont été détruits ou n’ont pas même été constitués», a déploré le cardinal allemand Reinhard Marx le 23 février, dans un discours devant les 190 participants d'un sommet du Vatican, qui aborde sans fard des pratiques qui, au sein de l'Eglise catholique, ont pu mener à perpétrer ou taire des abus sexuels sur mineurs.

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Le président de la conférence épiscopale allemande, connu pour ses prises de positions plutôt libérales et sans langue de bois, fait partie d'un conseil restreint de cardinaux («C9») conseillant le pape François sur les réformes des institutions du Vatican. «Les abus sexuels à l’égard d’enfants et de jeunes sont, dans une mesure non négligeable, dus à l’abus de pouvoir dans le cadre de l'administration» qui a «discrédité» la mission de l'Eglise, a argué le cardinal allemand. 

«Au lieu des coupables, ce sont les victimes qui ont été réprimandées et on leur a imposé le silence», a-t-il martelé. «Des procédures et des processus établis pour poursuivre les délits ont été délibérément non respectés, plutôt rayés et ignorés. Les droits des victimes ont été, de fait, foulés aux pieds et laissés aux caprices de personnes individuelles», a encore souligné le cardinal Marx.

Sa remarque n'a pas échappé à une centaine de victimes d'abus sexuels du clergé, qui ont organisé une marche dans le centre de Rome ce 23 février. «C'est illégal [de détruire des dossiers]», a commenté l'Américain Peter Isely, un membre fondateur de l'organisation internationale ECA («End Clergy Abuse»), qui avait rencontré le cardinal Marx la veille. Selon lui, les déclarations du cardinal allemand devraient fortement intéresser la justice civile.

Le cardinal Marx avait présenté à l'automne les excuses de l'Eglise catholique allemande lors de la présentation d'un rapport révélant des abus sexuels perpétrés sur plus de 3 600 mineurs pendant des décennies. Le rapport universitaire avait été commandé par l’épiscopat allemand.

Ce 23 février, le prélat a en outre estimé devant ses pairs que «le secret pontifical» souvent mis en avant par l'Eglise pour ne pas communiquer n'avait aucune justification convaincante à ses yeux face à des cas d'abus sexuels. Il a préconisé une plus grande transparence sur les procès menés à huis clos par l'Eglise, une revendication importante des victimes d'abus sexuels. «L’Eglise ne doit pas fonctionner avec des normes de qualité inférieures à celles de l'administration publique de la justice si elle ne veut pas qu'on lui reproche d'avoir un système légal moins bon et dommageable pour les personnes», a-t-il estimé.

Présenter les faits «de manière transparente»

Il souhaite aussi que l'Eglise et le Vatican mettent fin, dans la mesure du possible, à l'opacité sur les statistiques documentant le nombre d'abus sexuels perpétrés par le clergé, qui conduit à «une méfiance» vis-à-vis de l'institution de l'Eglise ainsi qu'à «des théories du complot». «Cela peut être évité si les faits sont présentés de manière transparente», a-t-il avancé. Le cardinal souhaite en outre que les actes judiciaires de l'Eglise soient publiés, car «la persistance de doutes» sur le bon déroulé des procédures de ses tribunaux porte atteinte à leur réputation ainsi qu'à celle de l'Eglise.

Le prélat allemand, qui est en outre membre du Conseil pour l'économie du Vatican, a noté au passage qu'une meilleure «transparence et traçabilité» pouvaient s'appliquer aussi dans le domaine des finances, «qui sont aussi un facteur crucial pour la confiance en l'Eglise et sa crédibilité».

Les présidents de 114 conférences épiscopales de tous les continents sont réunis jusqu'au 24 février au Vatican, avec de hauts prélats de la Curie, des chefs des Eglises catholiques orientales et des supérieurs de congrégations religieuses.

Pour tenter d'apaiser des victimes dubitatives et une opinion publique scandalisée, le pape François avait ouvert les travaux en demandant des mesures «concrètes». C'est lui qui en tirera les conclusions le 24 février.

Lire aussi : Le pape François s'inquiète du fait que l'homosexualité «influe sur la vie de l'Eglise»

https://francais.rt.com/international/59408-eglise-catholique-reconnait-avoir-etouffe-affaires-abus-sexuels-mineurs


 

LES SCANDALES SEXUELS A L'EGLISE: LES CINQ ELEMENTS QUI FONT PEUR AU VATICAN

Scandales sexuels à l'Eglise: Les cinq éléments qui font trembler le Vatican

RELIGION Alors que le pape réunit de jeudi à dimanche une conférence épiscopale pour réfléchir sur les abus sexuels, les affaires et révélations se multiplient

Oihana Gabriel

 

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Le pape François pendant son discours le 10 février au Vatican.

Le pape François pendant son discours le 10 février au Vatican. — Andrew Medichini/AP/SIPA

  • Un film sur une affaire de prêtre pédophile, un livre qui révèle l'homosexualité systémique à la Curie, des accusation d'agression sexuelle visant l'ambassadeur du pape, le Vatican semble au coeur des multiples affaires sexuelles. 
  • Le pape réunit tous les présidents de conférences épiscopales du monde pour réfléchir à la prévention des abus sur les mineurs et les adultes vulnérables cette semaine.
  • L'Eglise catholique est fragilisée par les scandales de pédophilie qui ont émaillé cette dernière année dans plusieurs pays, mais aussi par des révélations sur des viols de nonnes. 

Les scandales sexuels ne finissent pas de pleuvoir sur le Vatican, pourtant temple de la chasteté… Alors que les procès et affaires de pédophilie aux Etats-Unis, au Chili, en Allemagne, et le procès Barbarin en France ont sérieusement entaché la crédibilité de l’Eglise catholique depuis un an, des révélations sur des viols de religieuses et sur une homosexualité courante, mais cachée à la Curie risquent de faire trembler un peu plus le Vatican. Le pape François réunit à Rome de jeudi à dimanche tous les présidents de conférences épiscopales du monde pour réfléchir à la prévention des abus sur les mineurs et les adultes vulnérables. Mais c’est très fragilisé par ces diverses révélations que le souverain pontife aborde cette semaine décisive.

Sodoma, le livre-enquête sur le « système gay »

Jeudi, sortira en librairie le livre Sodoma de notre confrère de France Culture Frédéric Martel décrit un « système gay », hypocrite et secret, au sein du clergé. L’auteur décrit au Point, qui a sorti la semaine dernière quelques bonnes feuillesl’hypocrisie de ce système : « Les prélats qui tiennent les discours les plus homophobes et traditionnels sur le plan des mœurs s’avèrent eux-mêmes en privé homosexuels ou homophiles ». « Ce livre touche un point sensible, il donne un éclairage des raisons du silence de l’Église sur les crimes pédophiles, avance François Devaux, co-fondateur et président de La parole libérée, association de victimes de prêtres pédophiles. Les homosexuels dans l’Eglise sont dans une transgression permanente de leur propre désir. Quand un prêtre pédophile sait que son évêque est un homosexuel pratiquant, il existe un risque de chantage. »

Un cardinal défroqué pour des abus sexuels

Le pape François a défroqué samedi l'ex-cardinal américain Theodore McCarrick, 88 ans, accusé d’abus sexuels il y a près d’un demi-siècle. C’est la première fois dans la longue histoire de l’Eglise catholique qu’un cardinal est défroqué pour des motifs d’abus sexuels. L’ancien cardinal a été reconnu coupable d’avoir enfreint l’un des commandements divins « avec la circonstance aggravante de l’abus de pouvoir », selon ce texte. Un « signal clair » sur le fait que les abus sexuels ne seraient plus tolérés au sein de l’Eglise catholique, a réagi samedi le président de la conférence des évêques américains. Et une punition qui tombe à point nommé avant la réunion du 21 au 24 février.

L’ambassadeur du pape visé par une enquête pour agressions sexuelles

L'information a été dévoilée par Le Monde de vendredi dernier. Une enquête pour « agressions sexuelles » a été ouverte le 24 janvier par le parquet de Paris et vise Mgr Luigi Ventura, prélat italien de 74 ans. Les faits se seraient déroulés lors des vœux à la Mairie de Paris. « Lors de ces vœux, un agent de la ville a été victime de manière répétée, par trois fois, d’attouchements sexuels, de mains aux fesses assez poussées, dont une fois devant témoin », a appris l’AFP dans l’entourage de la mairie. Diplomate de carrière du Vatican, Mgr Ventura est en poste depuis 2009 à Paris, chargé des relations du Saint-Siège avec les autorités françaises d’une part et avec les évêques de France d’autre part. Mais compte tenu de ses fonctions, Mgr Ventura bénéficie de l’immunité diplomatique.

Les nonnes violées, cet autre tabou

Si le Vatican espère changer son image et tenter de se réformer sur la question de la pédophilie, un nouveau scandale risque de court-circuiter cette opération de transparence. Un documentaire qui sera diffusé sur Arte, le 5 mars, révèle de nombreux témoignages de religieuses abusées par des prêtres. Des révélations qui ont commencé il y a un an environ sur ce tabou de l’Eglise. Et les témoignages de ces nonnes abusées, violées, commencent à se multiplier dans les médias. Au point que le pape François a reconnu le 5 février que des prêtres et des évêques avaient agressé sexuellement des religieuses, après un voyage aux Émirats arabes unis.

Le film Grâce à Dieu relate les actes pédophiles d’un prêtre lyonnais

Les Français pourront-ils découvrir au cinéma ce mercredi le film de François Ozon Grâce à Dieu inspiré de faits réels dans lequel un prêtre est mis en cause nommément pour des actes de pédophilie ? Réponse ce lundi. Le juge des référés du TGI de Paris doit décider si le film, déjà primé à Berlin ce week-end, sortira mercredi 20 février. L’avocat du père Bernard Preynat, un prêtre du diocèse de Lyon qui devrait être jugé en 2019 pour des agressions pédophiles, souhaite que la sortie soit reportée après le procès. Ce film et ce bras de fer, quelques semaines après le procès Barbarin, ne risquent pas de ravir le Vatican.

« Je pense que c’est une formidable contribution, car le film invite à la réflexion, crédibilise notre combat, touchera un public large », s’enthousiasme François Devaux, président de La parole libérée. Sans faire l’amalgame entre des révélations et accusations distinctes, cet ensemble de scandales sexuels, qu’ils touchent des enfants, des nonnes, ou les révélations sur l’homosexualité courante à la Curie pourraient obliger le Vatican à changer de position.

« Cette concomitance fait que l’Eglise est de plus en plus acculée et contrainte de répondre sur son hypocrisie, son incohérence même. Ces scandales sexuels dévoilent le gap énorme entre d’un côté une institution qui condamne l’homosexualité, la masturbation, qui affiche une tolérance zéro et sa couverture de la pédophilie. Les raisons commencent à être identifiées : l’absence de contre-pouvoir, le vœu d’obéissance… » Cette hypocrisie profonde, cette incapacité à se remettre en question, l’Église risque de la payer cher.

« Un schisme grandissant est en train d’émerger au sein de cette religion en France, poursuit-il. L’opposition entre cathos durs et cathos progressistes avait émergé au moment du Mariage pour tous, mais certains sont de plus en plus en déphasage avec cette Eglise. J’en veux pour preuve notre parcours : on a été très attaqués au départ quand on a créé La parole libérée en 2016. Et aujourd’hui, je vois un relais des médias, et en particulier de la presse catholique qui a totalement changé de ton. » Plusieurs spécialistes partagent ce constat : l’Église, fragilisée par ces scandales sexuels à répétition, est contrainte de se remettre en question en profondeur, au risque de voir ses fidèles se détourner d’elle.

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