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LE CANADA FACE A SON GENOCIDE D’ENFANTS AUTOCHTONES. D’AUTRES CORPS D’ENFANTS NON IDENTIFIES RETROUVES

Par Le 02/07/2021

Chef de tribu abénaqui d'Odanak, Canada

Le Canada face à son «génocide»: d’autres corps d’enfants découverts, «on a minimisé car ce sont des Premières Nations»

© CC BY 2.0 / Claude Robillard

CANADA

12:42 02.07.2021URL courte

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Églises brûlées, fête nationale «annulée»: au Canada, la colère gronde tandis que d’autres corps d’enfants autochtones non identifiés sont retrouvés. Pour Serge Otsi Simon, grand chef de la communauté de Kanesatake, les traumatismes engendrés par les pensionnats expliquent bien des problèmes sociaux que vivent aujourd’hui les Autochtones.

Au pays de l’érable, pourtant réputé pour sa grande tolérance, ils sont actuellement plusieurs à demander l’apostasie à l’Église catholique. La cause? Les découvertes de corps d’enfants autochtones non identifiés sur les sites d’anciens pensionnats, alors que les recherches ne font que commencer.

 

Le lieu de découverte de tombes de plus de 750 enfants au Canada

© AFP 2021 GEOFF ROBINS

Charniers d'enfants et incendies d'église: mais que se passe-t-il au Canada? – photos

Consacrés à l’assimilation des Autochtones à la culture européenne, un grand nombre de ces établissements étaient administrés par les institutions chrétiennes, et en particulier par l’Église catholique.

 

Une troisième découverte à glacer le sang

Après les macabres découvertes de Kamloops en Colombie-Britannique, et de Marieval en Saskatchewan, voilà qu’un troisième endroit contenant des dépouilles d’enfants autochtones vient d’être identifié. Il s’agit du site de l’ancien pensionnat Saint-Eugène situé tout près de la petite ville de Cranbrook, en Colombie-Britannique: 182 corps y ont été recensés.

«Appelons les choses par leur nom: il s’agit d’une tuerie de masse de gens des Premières Nations», s’est insurgé le chef Louie de la nation touchée, la communauté Aq’am du peuple Ktunaxa.

Grand chef de la communauté de Kanesatake enclavée dans la municipalité d’Oka, au Québec, Serge Otsi Simon n’est aucunement surpris par ces découvertes. Selon les chiffres d’Ottawa, durant les XIXe et XXe siècles, au moins 150.000 jeunes issus des Premières Nations ont été placés dans des établissements de type scolaire contre la volonté de leurs familles. Le fait que certains d’entre eux ne revenaient jamais à la maison était un «secret de polichinelle» dans les communautés amérindiennes, explique au micro de Sputnik le grand chef Simon:

«Le choc rouvre la plaie. Ça fait des générations qu’on savait que des enfants étaient enterrés sur le site des écoles résidentielles. C’est un sujet très sensible pour les survivants des pensionnats. […] Ce qu’il est important de comprendre, c’est que plusieurs problèmes sociaux peuvent avoir été engendrés par ces établissements. Par exemple, on s’aperçoit que les personnes qui commettent des abus sexuels ont souvent été elles-mêmes agressées dans les pensionnats. C’est une chaîne. La question du suicide et de l’alcool s’y rattache aussi», constate Serge Otsi Simon.

En réponse à ces découvertes appelées à se multiplier, le Premier ministre fédéral, Justin Trudeau, avait invité à faire de la fête nationale du Canada, le 1er juillet, un jour de réflexion et non de célébrations. Sur les réseaux sociaux, le mouvement #CancelCanadaDay a fait son apparition. Ces derniers jours, plusieurs églises catholiques ont été brûlées, des «incendies criminels» dénoncés par Trudeau.

L’Église catholique sommée de s’excuser

Comme d’autres leaders autochtones, le grand chef Simon tient responsables l’État canadien et l’Église catholique pour les différents méfaits commis à l’encontre des Premières Nations. Il rappelle que dans l’histoire, la congrégation des Sulpiciens s’est approprié de nombreuses terres de la nation mohawk à laquelle il appartient. «L’Église catholique a prospéré grâce à la misère de notre communauté», fustige-t-il.

Il demande donc au pape François de s’excuser formellement au nom de son institution, et à ce que les sites soient considérés comme des scènes de crime «jusqu’à ce que les coupables aient été jugés devant la loi».

«Imaginez si on avait fait ça à des juifs... Si des enfants juifs avaient été enterrés par centaines, de manière anonyme, sans en informer la famille. Cela soulèverait tout un tollé…  On a minimisé la situation car ce sont des Premières Nations. Pour ma part, je n’hésite pas à parler de génocide. Si ce n’est pas un génocide, qu’est-ce que c’est?», demande le chef autochtone.

Le Centre national pour la vérité et la réconciliation –le principal organisme chargé de faire la lumière sur les pensionnats– a reçu 2,6 millions de dollars supplémentaires pour appuyer ses recherches et tenir à jour le registre de décès des élèves autochtones. L’organisme a également la responsabilité d’assurer que des sépultures et des monuments commémoratifs soient érigés en mémoire de ces jeunes disparus arrachés à leurs proches. Ottawa promet donc de poursuivre les investigations.

​Des actions suffisantes pour refermer la plaie? Si certains de ses confrères prônent une autonomie plus importante pour leurs communautés, voire la «décolonisation» du Canada, le grand chef Simon se veut plus réaliste.

«Le Canada reconnaît déjà une certaine autonomie aux Premières Nations. Maintenant, les relations sont trop serrées entre les Autochtones et la société environnante. Est-ce que les Autochtones doivent rendre leur permis de conduire et leur carte d’assurance maladie? […] Désormais, ce que nous voulons, c’est qu’autant d’énergie soit consacrée à la réconciliation que d’énergie a été consacrée à vouloir nous faire disparaître», conclut-il.

https://fr.sputniknews.com/canada/202107021045823389-le-canada-face-a-son-genocide-dautres-corps-denfants-decouverts-on-a-minimise-car-ce-sont-des/

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LE PRESIDENT CUBAIN, MIGUEL DIAZ-CANEL S’EST REUNI AVEC DES LEADERS RELIGIEUX : « NOUS FAISONS PARTIE DU MEME PEUPLE, DU MEME PROJET »

Par Le 27/08/2021

26 Août 2021

Édité par Francisco Rodríguez Aranega
2021-08-25 16:41:58

 

Photo: Estudios Revolución

Miguel Díaz-Canel: «Nous faisons tous partie du même peuple, du même projet»

La Havane, 25 août, (RHC).- Le président cubain, Miguel Díaz-Canel, s’est réuni au Palais de la Révolution, à La Havane, avec des leaders religieux de notre pays.

Amour, paix, spiritualité, unité… ces termes sont venus à maintes reprises à la bouche des intervenants.

La rencontre s’inscrivant dans la politique gouvernementale de dialogue avec tous les secteurs de la société a également porté cette fois-ci sur la contribution au perfectionnement du processus révolutionnaire.

Le Dr Enrique Aleman, coordinateur de la Plateforme pour le dialogue interreligieux à Cuba, a qualifié les relations œcuméniques des croyants cubains d’exercice de la liberté religieuse à Cuba.

Gisela Braña, directrice de l’association spirite Quisicuaba, a rappelé que les membres de cette association ont apporté leur soutien à la campagne de vaccination massive contre le Covid-19, démenti les fausses nouvelles visant à dénigrer Cuba et travaillé auprès des familles les plus défavorisées.

Orlando Gutierrez, président de l’association Abakua de notre pays, a résumé dans son intervention le sentiment des présents.

«Un visiteur étranger m’a demandé une fois, au Centre Martin Luther King, comment il était possible que moi, représentant d’une des religions d’origine africaine, puisse dialoguer avec un juif ou un musulman.

C’est parce que nous parlons ici de ce qui nous unit et pas de ce qui nous divise. C’est la leçon de la Plateforme pour le dialogue interreligieux. C’est la leçon que nous avons pour notre peuple.

Nous l’avons toujours dit ici et nous le dirons à n’importe quelle tribune : «Lutter pour tout ce qui nous unit contre tout ce qui vienne nous diviser» a-t-il souligné.

Nous avons certes des problèmes; mais si grands qu’ils soient, nous allons les résoudre, par nous-mêmes. Il ne faut donner à personne cette possibilité. Donc, mes frères, je vous encourage à consolider notre unité».

Le président  Miguel Díaz-Canel a exprimé sa gratitude pour la réunion, qu'il a qualifiée d’enrichissante:

«Et c'est quelque chose qui s'est répété dans toutes les réunions que nous avons eues ces dernières semaines avec les représentants de divers secteurs de notre société.

En plus de débattre des questions de la vie quotidienne, y compris les problèmes les plus complexes et difficiles, il y a eu aussi la  socialisation des expériences de travail qui ont été réalisées par les institutions, orientées vers les communautés et les plus nécessiteux. Des expériences qui deviennent également des leçons apprises et qui nous permettent de répertorier tout ce que nous pouvons faire et partager pour mieux coordonner nos efforts».

Le chef de l'État a d’autre part évoqué la situation économique et sociale que connaît le pays,  la bataille contre le Covid-19, l’impact important du blocus sur tous les secteurs de la vie nationale, ainsi que l'énorme campagne de discrédit dont Cuba fait l’objet sur les réseaux sociaux.

«Notre résistance doit être une résistance créative, pas une résistance qui se borne uniquement à survivre, mais une résistance qui, au milieu de cette adversité, nous permette d'avancer, de créer, de surmonter les difficultés.

C’est justement ce que nous voulions partager avec vous et vous l’avez confirmé. Nous faisons tous partie du même peuple, nous faisons partie du même projet que nous défendons, envers lequel nous nous sentons engagés, et nous partageons également la conviction que nous pouvons avoir un pays meilleur, et que l’œuvre révolutionnaire peut être perfectionnée, que le socialisme peut être perfectionné» a souligné le président cubain.

La réunion s'est terminée par une prière du pasteur Rosa Maday García, vice-présidente de l'Église de Dieu en Christ.

Source: Radio Rebelde

source : https://www.radiohc.cu/fr/noticias/nacionales/268086-miguel-diaz-canel-nous-faisons-tous-partie-du-meme-peuple-du-meme-projet

Tag(s) : #Cuba

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QUI EST LE PAPE FRANCISCO 1er ?

Par Le 25/08/2021

Qui est le pape Francisco 1er?

Par Jean-Yves Jézéquel

Mondialisation.ca, 24 août 2021

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Cet article a été rédigé le 13 mars 2013.

Un fils d’immigrés Italiens du Piémont, Jorge Mario BERGOGLIO, 76 ans, Jésuite, est élu pape prenant le nom de FRANCISCO 1er. Il était Archevêque de Buenos Aires, Argentine. C’est un ultra conservateur, se disant « péroniste » convaincu, mais pourtant ancien collaborateur, « passif » ou « actif » (ce qui revient au même) de la dictature militaire d’Argentine. Lorsqu’il était Supérieur Provincial de l’Ordre des Jésuites à Buenos Aires, il avait laissé deux de ses confrères prêtres guérilleros entre les mains de la dictature militaire. Les deux prêtres qui oeuvraient dans les favelas de Buenos Aires et particulièrement aimés des pauvres, ont été torturés par les militaires. 

BERGOGLIO, devenu Haut responsable de la Commission Pontificale pour la Famille, a critiqué et condamné sévèrement l’avortement pratiqué sur une femme handicapée qui avait été violée en Argentine.

Il se faisait passer pour un « ami des pauvres », parce que la majorité des pays d’Amérique Latine est devenue sensible au « pobretariado ». La théologie de la libération qui a inventé ce terme de « pobretariado » (le pauvrétariat), a été très influente sur toute l’Amérique Latine, bien qu’elle fût solennellement condamnée par Ratzinger en 1984, puis en 1986 par le décret du Pape Jean-Paul II. A la suite de cette condamnation romaine, les pauvres se sont détournés en masses de l’Église et la catholicité a vu sa communauté se désengager. 

Le comportement du cardinal BERGOGLIO, qui se veut ami des pauvres, vivant simplement et sobrement, est un comportement qui était destiné à récupérer la sympathie du peuple qui a été perdue à la cause de l’Église catholique. 

Vouloir s’appeler Francisco 1er est très significatif, compte tenu de ses véritables opinions, d’une fumisterie à la jésuite, destinée à faire croire au continent Sud Américain qu’il est devenu un « abbé Pierre » au Vatican, résolument du côté des pauvres et qu’il va œuvrer à leur cause, sans dire qu’il cessera du coup d’être « péroniste » ou qu’il réformera logiquement la doctrine sociale de l’Eglise qui ne permet pas d’être tout dévoué aux pauvres. Un abbé Pierre ou une sœur Emmanuelle n’hésitaient pas à critiquer sévèrement le dogme et à remettre en cause la doctrine sectaire et hégémoniste de l’Eglise ! Nous verrons donc très rapidement si le nouveau pape va remettre en cause le Magistère de l’Eglise et tenir un langage nouveau…
Il est important peut être de rappeler que c’est la doctrine sociale de l’Eglise, inspirant toute la trame idéologique du national-catholicisme, qui a été le guide permanent de la dictature militaire d’Argentine. C’est aussi la raison pour laquelle l’épiscopat Argentin était ouvertement complice de la dictature militaire, puisqu’il était le « cerveau » pensant de la dictature. Le livre du Français, Jean OUSSET, publié en 1959, « Pour qu’il règne », était un manifeste contre-révolutionnaire. Ce manifeste apportait aux militaires français, des arguments de l’idéologie « national-catholique », pour la torture en Algérie. C’est la raison pour laquelle, ce même livre, traduit en espagnol, a servi à la dictature militaire d’Argentine, pour sa pratique de la torture qu’elle a organisée de manière spectaculaire! Aujourd’hui, en France, le livre de OUSSET est la constitution de base inspirant les actions du mouvement CIVITAS. 

BERGOGLIO, responsable religieux de l’Ordre des Jésuites, était un opposant à la théologie de la libération qui a été condamnée par Ratzinger et Jean Paul II, en 1984. Sa sympathie naturelle était donc du côté des militaires qui s’inspiraient de la doctrine sociale de l’Eglise et non pas du côté des théologiens de la libération condamnés par les autorités du Vatican, accusés d’être des sympathisants du communisme, travaillant à la cause du « pauvrétariat ». 

Il est certain et prouvé, sans ambiguïté, que BERGOGLIO, responsable religieux des Jésuites sous la dictature, pensait sincèrement que deux de ses confrères Jésuites étaient « engagés dans la guérilla » et que la guérilla signifiait, très concrètement, pour lui, une prise de position communiste, comme les déclarations de BERGOGLIO devant le Tribunal Pénal Argentin le prouvent, au moment où il a été convoqué pour rendre des comptes sur son implication dans les actes de violences commis par la dictature. 

Le cauchemar de l’Eglise, comme celui des Etats-Unis, comme celui de toutes les dictatures militaires d’Amérique Latine, et d’Europe, était le communisme. La théologie de la libération a été condamnée à cause de ses références au marxisme. BERGOGLIO, en bon responsable ecclésiastique, ne pouvait que partager ce cauchemar. Persuadé que deux de ses confrères étaient engagés dans la guérilla, il ne pouvait que souhaiter ou implicitement ou explicitement leur élimination, sous peine de « trahir » l’Eglise! C’est pourquoi, même s’il ne les a pas dénoncés ouvertement, il a forcément fermé les yeux, autorisant implicitement le travail que la dictature allait fraternellement lui proposer d’accomplir à sa place, puisque l’Inquisition n’était plus là pour torturer et réduire au silence ces religieux récalcitrants et hérétiques… 

Il est absolument certain que le pape ne peut pas toucher à cette position dogmatique de l’Église, se permettre une telle liberté !

Il en a rajouté un maximum en faisant prier la foule par trois fois avant sa bénédiction Urbi et Orbi. Il voulait manifestement envoyer le message que le nouveau pape était un pieux, un spirituel, un religieux « doux et humble de cœur », un homme que l’on ne pouvait, surtout pas, associer à la dictature militaire d’Argentine. 

Comme d’habitude, les commentaires des journalistes ont été spectaculairement ignorants, naïfs et demeurés! Ce pape ne peut, en aucun cas, être le « pape du changement ».

Les ondes sont envahies de commentaires élogieux, d’exaltations de tout genre, de joie, de « réflexions » émues, on est dans une euphorie infantile, pronostiquant un nouvel avenir pour une Église à l’image de saint François d’Assise, enfin proche de l’Évangile… C’est comme si la France entière se mettait en émoi, bouleversée d’allégresse parce qu’elle aurait plébiscité Jacques MESRINE comme Président de la République pour avoir publié « L’instinct de mort » à la suite de ses crimes célèbres! 

Je vois très clairement en BERGOGLIO, un authentique spécialiste de l’imbroglio, de l’hypocrisie et de l’enfumage! Il est impossible qu’à 76 ans, cet homme renonce à son ultra conservatisme, renie ses positions sectaires sur la morale sexuelle. Il est impossible qu’il puisse désormais réhabiliter la théologie de la libération qui est la seule, dans le contexte ecclésial, à soutenir ceux qui luttent contre les perversions du capitalisme. Il est vain d’attendre de la part de cet homme, une confession publique regrettant sa collaboration qu’elle soit passive ou active avec la dictature militaire d’Argentine. 

Le fascisme est une émanation de la religion monothéiste patriarcale coalitionnelle « révélée ». Ce nouveau pape ne peut être que le fidèle répétiteur de Ratzinger et Benoît XVI… Ce pape, encore plus que le précédent, est un pape bien traditionnellement catholique, apostolique et romain intrinsèquement fasciste, comme Pie XII, sympathisant qui a accueilli les bras ouverts, des milliers d’Officiers nazis en Argentine. 

Ces derniers jours, le nouveau pape a pris la parole en dénonçant l’esclavage au travail, à la suite des mille morts du Bangladesh… C’était très bien et très émouvant! Enfin un pape qui s’occupe des travailleurs.

Mais, d’où vient la dictature de l’argent, du profit, de l’exploitation des personnes travaillant au service de l’argent, l’argent n’étant absolument pas au service du bonheur des humains ? L’esclavage a été généré par l’institution des religions patriarcales basée elle-même sur l’invention de la culpabilité de la créativité humaine et le devoir des hommes de se soumettre désormais à une autorité supérieure représentée par la classe des chefs religieux et des chefs tout court, créant du même coup la société des castes et des classes ! Le travail est passé de la créativité au « travail pénal », de la liberté au devoir de soumission. Cette situation intolérable de la condition d’aliénation des travailleurs a été engendrée par le phénomène coalitionnel de toutes les religions qui ont décrété que l’Homme était tombé, pécheur, coupable et que désormais il gagnerait son pain « à la sueur de son front ». L’esclavage a été possible, parce que le travail est devenu « pénal » : là est l’œuvre essentielle du phénomène de la religion, en soi. Pour travailler efficacement à l’abolition de l’esclavage tel qu’il existe aujourd’hui, il faut d’abord combattre le phénomène psychopathologique des religions coalitionnelles patriarcales. 

Ainsi, le pape, dans la splendeur de cette spectaculaire hypocrisie, se fait passer pour un chantre et défenseur des « droits de l’Homme », alors que son système, celui qu’il défend obligatoirement et qu’il représente absolument, fait partie de ce qui explique ce scandale de l’esclavage. C’est toute la démonstration de mon livre en deux tomes « La Libération de l’Homme ». 

Inutile de dire que ces mots ont provoqué une violente réaction d’intolérance de la part des fanatiques sectaires catholiques, persuadés qu’ils sont, d’être les détenteurs de la « vérité » et de la « plénitude des moyens de salut », car l’Homme est un être tombé, pécheur et coupable et encore plus lorsqu’il ose critiquer ce système! 

Tous les systèmes appellent les hommes qui leur sont nécessaires plus que ces derniers créent les systèmes à la pérennité desquels ils se sont associés par leur engagement. Si Bergoglio est là, comme Ratzinger a été là, c’est parce que ces hommes ont donné la garantie nécessaire pour la pérennité du système idéologique ecclésial ayant très clairement alimenté la pensée fondatrice et organisatrice de la dictature militaire en Argentine. 

Ce qui me consterne toujours, c’est l’ignorance dont font preuve les personnes qui se permettent pourtant de prendre la parole dans les médias sur ces sujets qui demandent une connaissance expérimentale de l’Église! Encore une fois, nous assistons à cette naïveté d’un occident qui continue d’ignorer la nature réelle d’une religion monothéiste. On assiste à ce spectacle navrant d’un Occident niais et borné sur une tradition qui le rend incapable de sortir de son arriération mentale collective… 

Un pape ne peut être qu’un individu tout dévoué au système ecclésial qui est un système sectaire. Le pape ne peut être qu’un pratiquant du sectarisme catholique : il ne peut en aucun cas s’autoriser des libertés, contrairement à certains catholiques connus qui sont restés cohérents avec eux-mêmes et qui, par conséquent, n’ont eu que faire de la morale et du dogme de l’Église. Il est vain de vouloir trouver dans ce sectarisme catholique, une ouverture quelconque qui pourrait faire prendre le loup blanc, pour la bonne grand’mère du petit chaperon rouge! 

Jean-Yves Jézéquel

Le 13 mars 2013

 

 

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Jean-Yves Jézéquel, philosophe et psychanalyste, diplômé du troisième cycle en sciences humaines, est l’auteur d’une trentaine d’essais en philosophie, spiritualité, religion, psychologie. Il publie également depuis 2014, une série d’analyses sur les grandes questions actuelles de société.

La source originale de cet article est Mondialisation.ca

Copyright © Jean-Yves Jézéquel, Mondialisation.ca, 2021

https://www.mondialisation.ca/qui-est-le-pape-francisco-1er/5659508

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CANADA : LES RESTES DE 215 ENFANTS AMERINDIENS, METIS ET INUITS RETROUVES ENFOUIS SUR LE SITE D’UN ANCIEN PENSIONNAT DE L’EGLISE CATHOLIQUE

Par Le 29/05/2021

Canada: les restes de 215 enfants retrouvés sur le site d’un ancien pensionnat

Canada: les restes de 215 enfants retrouvés sur le site d’un ancien pensionnat

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Par AlAhed avec AFP

Les restes de 215 enfants ont été retrouvés enfouis sur le site d'un ancien pensionnat au Canada créé il y a plus d'un siècle pour assimiler les peuples autochtones à la société dominante, selon une communauté amérindienne locale.

Un expert a repéré les restes humains le week-end dernier à l'aide d'un géo-radar sur le site de cet ancien pensionnat situé près de Kamloops, en Colombie-Britannique, a annoncé la communauté autochtone Tk'emlups te Secwepemc dans un communiqué. «Certains n'avaient que trois ans», a affirmé la cheffe Rosanne Casimir. Selon elle, la mort de ces enfants, dont on ignore la cause et à quand elle remonte, n'a jamais été documentée par la direction du pensionnat, même si leur disparition avait déjà été évoquée dans le passé par des membres de cette communauté.

«Sombre chapitre de notre histoire»

Les conclusions préliminaires de l'enquête devraient être publiées dans un rapport en juin, a dit Rosanne Casimir. Dans l'intervalle, la communauté travaille avec le médecin légiste de la province et des musées pour tenter de faire la lumière sur cette horrible découverte et trouver tout document relatif à ces décès. «J'ai le cœur brisé», a réagi le premier ministre canadien Justin Trudeau sur Twitter. «C'est un triste rappel de ce sombre chapitre de notre histoire. Je pense à tous ceux qui sont touchés par cette nouvelle bouleversante», a écrit le dirigeant, qui a fait de la réconciliation avec les premiers peuples du Canada l'une de ses priorités depuis son arrivée au pouvoir en 2015.

L'ancien pensionnat géré par l'Église catholique, au nom du gouvernement canadien, était l'un des 139 établissements du genre mis en place dans le pays à la fin du 19e siècle et qui ont existé jusque dans les années 1990. Le pensionnat de Kamloops avait ouvert ses portes en 1890 et avait accueilli jusqu'à 500 élèves dans les années 1950. Il a été fermé en 1969. Quelque 150.000 enfants amérindiens, métis et inuits ont été enrôlés de force dans ces pensionnats, où ils ont été coupés de leurs familles, de leur langue et de leur culture.

Plusieurs ont été soumis à des mauvais traitements ou à des abus sexuels, et au moins 3200 y sont morts, la majeure partie de tuberculose, selon les conclusions en 2015 d'une commission nationale d'enquête. La commission avait recueilli plusieurs témoignages d'Amérindiens affirmant que la misère, l'alcoolisme, la violence conjugale et les taux de suicide élevés, lot encore de nombre de leurs communautés, sont en grande partie l'héritage de ce système de pensionnats. En 1910, le directeur de l'établissement de Kamloops s'était plaint de l'insuffisance des financements du gouvernement canadien pour «nourrir adéquatement les élèves», selon le communiqué de la communauté.

Ottawa avait présenté des excuses formelles aux survivants de ces pensionnats en 2008 dans le cadre d'un accord de 1,9 milliard de dollars canadiens (1,3 milliard d'euros). Ces derniers ont été victimes d'un «génocide culturel», avait conclu la commission nationale d'enquête.

https://french.alahednews.com.lb/40177/347

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OSCAR FORTIN : INTERVENTION AMBIGÜE DU PAPE AU PEUPLE VENEZUELIEN

Par Le 05/05/2021

Intervention ambigüe du Pape au Peuple vénézuélien

Par Oscar Fortin

Mondialisation.ca, 03 mai 2021

Humanisme

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La béatification du médecin José Gregorio Hernandes a été l’occasion pour le pape François de faire un appel majeur au peuple vénézuélien et à tous les acteurs de la société vénézuélienne, entre autres, épiscopat et gouvernement, pour qu’il y ait une grande réconciliation entre tous et toutes.

Je ne doute pas des bonnes intentions du Pape François pour que la paix et la réconciliation entre adversaires soient réalisées au plus vite. Le problème qui se pose est celui de sa crédibilité. De fait, le pape François, l’État du Vatican et l’épiscopat vénézuélien ont suivi, en 2019, les directives de Washington de ne pas reconnaître la légitimité de l’élection de l’actuel président, Nicolas Maduro.

Il faut noter que les Nations Unies et les 2/3 des pays du monde reconnaissent la légitimité de l’élection de l’actuel Président ainsi que les observateurs internationaux qui ont suivis le déroulement de l’élection.

Lorsque le pape François demande la réconciliation du peuple, on ne sait pas à quoi il pense vraiment. Est-ce un appel à l’opposition radicale et à l’épiscopat pour qu’ils reviennent à l’État de droit et reconnaissent le président élu par le peuple? Ou est-ce un appel à la démission du gouvernement et que de nouvelles élections soient convoquées? Les deux alternatives sont possibles sans qu’il nous dise, toutefois,  celle qui répond le mieux à son choix. Par contre, si nous en tenons à l’opinion de l’épiscopat vénézuélien avec laquelle le pape se dit en pleine conformité, la réponse est sans équivoque : la démission du gouvernement et de nouvelles élections.

Il y a dans l’intervention du Pape, une phrase qui peut être interprétée de diverses manières, dont celle d’un appel aux forces d’opposition à reprendre le contrôle du Venezuela :

« « Recuperar a Venezuela ». El llamado de Francisco a la unidad operativa

« »Reprenez le Venezuela ». L’appel de Francisco à l’unité opérationnelle » ” 

 Que veut-il vraiment dire le Pape lorsqu’il parle de récupération du Venezuela et à qui se réfère-t-il lorsqu’il parle de l’’unité opérationnelle? Vous conviendrez avec moi que c’est pour le moins ambigu.

Certains peuvent penser, avec raison,  que le désir du Pape est de récupérer le Venezuela de la démocratie néolibérale qui assure à l’oligarchie nationale la prise de contrôle des pouvoirs de l’État avec, évidemment, porte ouverte à Washington pour qu’il agisse comme bon lui semble au niveau des pouvoirs de l’État.

Les propos du Pape ouvrent la porte à une telle interprétation. Dans son intervention, le Pape ne revient pas sur sa décision et celle du Vatican de reconnaître comme président par intérim du Venezuela à l’autoproclamé, Juan Guaido.  Dans son intervention, le pape ne fait aucune référence à ce personnage dont l’image internationale en fait  de plus en plus un profiteur éhonté de l’argent du peuple que Washington met entre ses mains. Des dizaines de millions de dollars, du peuple vénézuélien, sont détournés à des fins d’enrichissement personnel, de soutien à des interventions terroristes, planifiées depuis Washington, contre le peuple vénézuélien. Le pape François est au fait de tout cela. Pourtant il n’en dit mot. D’où vient ce silence sur tout ce volet des activités clandestines et terroristes?

Pourtant, le pape se prononce clairement sur le fait que toute intervention extérieure devrait être exclue. Que dit-il de son président autoproclamé Juan Guaido qui agit aux ordres de Washington? Rien

« Le Pape François s’est prononcé jeudi 29 avril contre toute «intervention extérieure» au Venezuela dans un message vidéo envoyé à l’occasion de la béatification du docteur José Gregorio Hernández. »

Dans son discours, le Pape François dit, en relation aux conditions de vie du peuple, qu’il est conscient : «comme mes frères évêques je connais bien la situation dont il souffre et je suis conscient que leurs souffrances prolongées et leur angoisse ont été aggravées par la terrible pandémie de covid-19 qui nous affecte tous », a-t-il déclaré.

Ce que le pape ne mentionne pas, c’est cette autre pandémie, celle des sanctions, encore plus déstabilisante que celle du Covid-19. Qu’il n’en dise rien n’est guère compréhensible. Il parle de peines prolongées et d’angoisse, dans le paragraphe précédent, sans préciser à quoi ou à qui il se réfère, laissant entendre que cette souffrance prolongée est la cause du gouvernement, tout comme le pense et le dit l’épiscopat.

Pourquoi ne pas mentionner l’auteur ou les auteurs de ces longues peines? Ç’eut été l’occasion toute désignée de s’adresser directement au Président des Etats-Unis, dont il se fait proche, pour mettre fin à son interventionnisme criminel contre le gouvernement et à ses sanctions contre le peuple. Il n’y a pas encore longtemps, une délégation des Nations Uniesa mis à jour les effets dévastateurs de ces sanctions.

Il s’agit évidemment des Etats-Unis, une puissance qui, en dehors de toutes les lois internationales, intervient au Venezuela comme elle l’entend : geler des dizaines de millions de dollars, argent du peuple que le gouvernement ne peut pas utiliser pour acheter des biens essentiels tels que des médicaments et des vaccins, entre autres. Sur cette question, le silence complet du pape, qui est bien conscient des effets de ces sanctions, nous laisse avec de nombreuses interrogations.

Ses bonnes relations avec le nouveau président américain, Joe Biden, lui donnaient l’occasion de faire pression sur lui pour qu’il mette fin aux sanctions et qu’il respecte le droit international dans ses relations avec le gouvernement légitime du Venezuela.

Il est important que le peuple sache que bon nombre de ses soufrances proviennent des sanctions de l’empire et non du gouvernement auquel tous ceux de l’opposition et de l’épiscopat voudraient qu’il en soit ainsi. Le pape semble se ranger de leur côté, prenant pour parole celle de l’épiscopat avec lequel il se dit en pleine communion.

Si tel est le cas, l’intervention du pape ne serait pas de servir les intérêts du peuple vénézuélien, mais les intérêts des oligarchies et de l’empire.

Nicolas Maduro, président légitime du Venezuela prend la parole au terme des célébrations de la béatification de José Gregorio Hernandez.

La version espagnole de son intervention se trouve dans ce lien :

https://videos.telesurtv.net/es/content/267843

Je pense que le président Maduro a su répondre au message du pape avec toute l’intelligence qu’on lui connait.

Il est allé à la rencontre du représentant de l’Épiscopat, le cardinal Balthazar Porras et du Nonce apostolique, représentant l’État du Vatican. Avec ces derniers il a passé 1hre.  De cette rencontre il nous informe que la grande réconciliation entre l’épiscopat et le gouvernement est chose faite. Il félicite l’intervention du pape qui a demandé qu’il y ait une grande réconciliation entre Vénézuéliens et Vénézuéliennes, ainsi qu’entre l’Église et le Gouvernement. Pour le moment, aucun autre détail n’a été donné et aucune déclaration n’a été faite de la part de l’Épiscopat et de la Nonciature apostolique.

Dans son intervention, le président Maduro a pris en compte « les portes ouvertes » laissées par le pape, pour entrer dans le cœur du débat. Il a largement dénoncé l’interventionnisme des Etats-Unis et le caractère criminel des sanctions. Il a finalement dit ce que le pape n’avait pas osé dire en se référant aux véritables coupables des souffrances du peuple, à savoir les É.U. et ses alliés.

Seul l’avenir nous dira la profondeur de cette grande réconciliation. Pour le moment, la presse mainstream nous dit que Maduro s’est réconcilié avec les évêques sans nous dire si les évêques se sont réconciliés avec Maduro. Là est également la question. Personnellement, je n’y crois pas. Les Évêques vivent avec la certitude de leur analyse et de leur vérité.

Nous en sommes là.

Oscar Fortin

 

La source originale de cet article est Humanisme

Copyright © Oscar FortinHumanisme, 2021

https://www.mondialisation.ca/intervention-ambigue-du-pape-au-peuple-venezuelien/5656078

Dans RELIGION

PARTI COMMUNISTE D'ITALIE : L'HYPOCRISIE DU PAPE FRANCOIS

Par Le 13/04/2021

12 Avril 2021

Lundi 12 avril 2021
Parti communiste d'Italie : L'hypocrisie du Pape François


Lors de son prêche à l'église Santo Spirito de Sassia, près du Vatican, le dimanche 11 avril, le pape François a affirmé que l'idéal du partage de la propriété - par opposition à la propriété privée - est "du pur christianisme et non du communisme". 
Commentant les remarques du pape, le Parti communiste italien (Partito Comunista) les a qualifiées d'"hypocrites". Voici le commentaire complet :

"Le pape affirme que le partage des biens est un geste chrétien et non communiste, ce qui signifie que l'Église catholique n'a jamais rien fait de chrétien de toute son existence, se limitant uniquement à prêcher la fameuse charité chrétienne sans jamais, en fait, la mettre en œuvre.


En fait, l'Église catholique en Italie, ainsi qu'à l'étranger, bénéficie de nombreux privilèges fiscaux, et parmi les biens immobiliers et les meubles, elle jouit d'un trésor de près de 11 milliards d'euros, en plus de tout ce qui appartient à l'Église au sein de l'État italien est exonéré de l'IMU (impôt sur les biens immobiliers) et de divers impôts d'État, en plus de bénéficier de 8 pour mille. 

Enfin, au fil des ans, la banque du Vatican (IOR) a fait l'objet d'une myriade de scandales, financiers et non financiers, parmi lesquels "l'affaire Sindona", le crack du Banco Ambrosiano, les fréquentes relations avec Cosa Nostra et même avec la P2 de Licio Gelli. 

Le Pape actuel, cependant, continue à se remplir la bouche de belles paroles, même parfois acceptables, mais il continue à couvrir un système qui, depuis plus de 2000 ans, fait le contraire de ce qu'il dit, agissant comme un grand industriel qui continue à gagner de l'argent et à faire profiter quelques personnes au détriment de toute la communauté. 

Alors NON cher Pape François, le partage de la propriété n'est en aucun cas un geste chrétien, sinon vous l'auriez fait depuis toujours et vous n'auriez pas soutenu au fil des ans les pires gouvernements réactionnaires qui ont détruit la vie de peuples entiers".

source : https://www.idcommunism.com/2021/04/communist-party-of-italy-hypocrisy-of-.html#more

Dans RELIGION

COMMENT L'ORGANISATION MUSULMANE EMGAGE SERT L'EMPIRE AMERICAIN

Par Le 26/03/2021

Comment l’organisation musulmane Emgage sert l’empire américain

 

25 Mar 2021

   

Farooq Mitha, un dirigeant de longue date de l’organisation musulmane Emgage liée au lobby pro-israélien, s’est vu proposer un emploi au Pentagone par l’administration Biden. On peut considérer la chose comme une récompense décernée à une organisation qui a fidèlement soutenu le Parti démocrate et sa politique étrangère belliciste, tout en se faisant passer pour une championne des musulmans et même des Palestiniens.

 

Et, alors que, manifestement, Emgage cimente ses relations avec la nouvelle administration, elle a abandonné sans bruit toute déclaration de soutien à BDS, le mouvement de boycott, désinvestissement et sanctions en faveur des droits palestiniens.

Dans l’intervalle, Emgage a fait sienne une campagne agressive contre la Chine, soutenant des accusations de génocide perpétré contre les musulmans ouighours, accusations découlant d’enquêtes des plus douteuses menées par un sioniste chrétien extrémiste qui aspire à ce qu’un temple juif soit bâti à Jérusalem, sur l’emplacement actuel de la mosquée al-Aqsa et du dôme du Rocher.

Mitha qui, dans la campagne de Biden, a fait office de conseiller principal pour « l’engagement des musulmans », a été nommé officiellement directeur des programmes commerciaux secondaires du département de la Défense [officiellement, l’Administration des petites entreprises, NdT]. Son travail consistera à aider à faire en sorte que de petites entreprises – parmi lesquelles des firmes dirigées par des femmes ou par des minorités – figurent au nombre des fournisseurs d’armes et autre matériel utilisés par les États-Unis en vue d’imposer leur volonté et mener leurs guerres dans le monde entier. Déjà, du temps de l’administration Obama, Mitha avait occupé une fonction plus en retrait dans le même bureau. 

 

Des liens avec le lobby pro-israélien

En septembre dernier, The Electronic Intifada révélait les liens très étroits entre les dirigeants d’Emgage et les organisations de lobbying pro-israélien, en particulier la Muslim Leadership Initiative, une organisation qui emmène des « dirigeants » musulmans américains en devenir dans des voyages de propagande en Israël.

Il s’est également avéré que, via son comité d’action politique, Emgage a collecté des fonds en vue de soutenir des candidats pro-israéliens lors des élections américaines de novembre dernier. Ces révélations ont déclenché une tempête de feu autour d’Emgage en incitant de nombreux militants de base à protester.

Mitha a été cofondateur d’Emgage et longtemps membre de son conseil d’administration, bien qu’il ait prétendu « avoir officiellement quitté Emgage » au moment où il a accepté ce travail dans le cadre de la campagne de Biden.

Une porte tambour

La nature plus ou moins « porte tambour » de la nomination de Mitha montre bien qu’une organisation comme Emgage peut difficilement agir comme source de pression et de demande de comptes auprès des pouvoirs mêmes dont ses dirigeants cherchent le patronage tout en y briguant des emplois.

Il existe au moins une autre personne ayant des liens avec Emgage et qui a fini par obtenir elle aussi un poste au sein de l’administration Biden. En mars dernier, la Maison-Blanche a désigné Dilawar Syed comme administrateur adjoint à l’Administration des petites entreprises. Syed, CEO d’une entreprise californienne de technologie des soins de santé et membre du Conseil d’administration d’Emgage, est un collecteur de fonds actif au profit du Parti démocrate, ainsi que de Biden. Comme Mitha, Syed a travaillé au sein de l’administration Obama – dans une commission consultative de la Maison-Blanche.

Une très grande méfiance

Suite au premier reportage de The Electronic Intifada, en septembre dernier, une autre enquête en profondeur menée par Middle East Eye a révélé la grande méfiance de la communauté qui s’est considérablement développée envers Emgage pendant que l’organisation jouait des coudes pour se retrouver sous les feux de la rampe. Selon Middle East Eye, la

« montée d’Emgage vers les sommets nationaux » n’a pas été « l’histoire d’une organisation de défense de la communauté musulmane, mais plutôt celle d’une organisation visant à museler cette même communauté ».  

Tout ceci a poussé les militants à inviter les organisations de la communauté musulmane et arabe à mettre un terme à leur collaboration avec Emgage, et à prier Biden de licencier Mitha. Vu le scandale des liens amicaux entre Emgage et les groupes de pression pro-israéliens, le Conseil américain des organisations musulmanes a coupé ses liens avec Emgage en octobre dernier.

En même temps, l’organisation a concentré tous ses efforts à rassembler – tels des moutons de Panurge – les Américains musulmans afin qu’ils votent en masse pour Joe Biden.

L’abandon de la Palestine

Dans le cadre de ses efforts pour contrer les révélations, le comité d’action politique d’Emgage (Emgage Action) s’est hâté de mettre à jour son site internet afin d’insister sur son soutien des droits palestiniens. Il a même affirmé soutenir BDS – bien que cela n’ait pas duré très longtemps.

Emgage a publié une poignée de documents mettant en exergue ses positions sur la Palestine. Parmi ces documents, un article hostile aux plans israéliens d’annexion de territoires situés en Cisjordanie occupée. Au cas où Israël « s’obstinerait sur cette voie », Emgage a appelé le Congrès à élaborer une législation « conditionnant les 3,8 milliards de USD de financement américain » accordés à Israël chaque année.

Emgage s’est également défendue par le biais d’une page FAQ (Frequently Asked Questions – questions fréquemment posées) assénant toute une série de déclarations passe-partout, du genre « Emgage est membre de la Muslim Leadership Initiative (MLI) ». Néanmoins, ni The Electronic Intifada ni Middle East Eye n’ont prétendu qu’il y ait eu le moindre lien officiel entre Emgage et MLI. En fait, The Electronic Intifada a rapporté à raison – et Emgage l’a reconnu ensuite – que des cadres d’Emgage s’étaient rendus en Israël lors de voyages de propagande organisés par MLI.

Les FAQ affirment qu’Emgage « a toujours soutenu les droits humains et la liberté des Palestiniens », y compris le droit au retour pour les réfugiés palestiniens. Emgage a également affirmé son opposition à certaines mesures spécifiques de l’administration Trump, dont « la décision inhumaine » d’annuler le financement par les États-Unis de l’UNRWA, l’agence des Nations unies qui fournit des soins de santé et des programmes d’enseignement aux réfugiés palestiniens.

L’organisation a également critiqué la

« décision de Trump de réinstaller l’ambassade des États-Unis à Jérusalem et de reconnaître l’annexion par Israël des hauteurs du Golan occupées et qui appartiennent à la Syrie ».

Pas d’exigences vis-à-vis de Biden

Ainsi donc, comment Emgage est-elle parvenue à maintenir ces positions depuis que Biden, le candidat qu’elle a soutenu, a accédé à la présidence ? Le jour où la nouvelle administration s’est installée, le CEO d’Emgage, Wa’el Alzayat, a rédigé un article exposant quatre choses que le président Biden pourrait faire au cours des 200 premiers jours de son mandat et « qui feraient vraiment une différence au Moyen-Orient ».

L’une de ses suggestions est que Biden alloue à nouveau 200 millions de USD des fonds de « stabilisation » pour la Syrie supprimés par Trump, lesquels fonds étaient en fait destinés à entraîner des milices armées locales.

La seule référence d’Alzayat à la Palestine, toutefois, est un appel adressé à Biden afin qu’il restaure le financement de l’UNRWA – une démarche totalement dénuée de la moindre controverse que la campagne de Biden avait déjà promis de reprendre en prétendant que le faire allait « profiter à Israël ».

 

Alzayat n’a pas invité Biden à revenir sur les démarches de l’administration Trump concernant Jérusalem et les hauteurs du Golan, pas plus qu’il n’a invité instamment la nouvelle administration à abandonner sa position hostile vis-à-vis du mouvement BDS non violent.

Le CEO d’Emgage n’a pas insisté non plus pour que des conditions soient imposées à l’aide américaine à Israël, même quand Israël a approuvé d’importantes expansions de ses colonies, juste avant que Biden n’accède à la présidence.

Emgage n’a pas exigé que l’administration Biden lève les sanctions infamantes contre la Cour pénale internationale et accorde un soutien américain total aux enquêtes de la cour sur les crimes de guerre commis en Cisjordanie occupée et dans la bande de Gaza.

Depuis les élections de novembre, en dehors de l’appel d’Alzayat en faveur de la restauration du financement de l’UNRWA, Emgage a publié une poignée de tweets proposant un soutien théorique aux Palestiniens, mais sans adresser la moindre demande à Biden.

Depuis les élections, aucune des déclarations officielles d’Emgage ne s’est concentrée sur la politique américaine à l’égard de la Palestine. Tout cela, sans que soit modifiée le moins du monde la très longue pratique d’Emgage consistant à se faire l’écho des priorités américaines de sécurité nationale plutôt qu’à les contester.

L’abandon de BDS

Emgage a toutefois critiqué les calomnies du candidat à la mairie de New York, Andrew Yang, prétendant que le mouvement BDS était antisémite. Mais l’organisation n’a rien dit d’attaques similaires émanant de hauts fonctionnaires de l’administration Biden, dont le secrétaire d’État, Antony Blinken, la secrétaire au Trésor, Janet Yellen, et l’ambassadrice des États-Unis aux Nations unies, Linda Thomas-Greenfield. L’attaque de Yellen contre le mouvement de boycott était particulièrement remarquable, du fait qu’elle s’accompagnait d’une promesse d’utiliser ses pouvoirs étendus de responsable du Trésor américain pour « s’opposer aux activités BDS dirigées contre Israël ».

Non seulement, en effet, Emgage n’a pas contesté l’hostilité de l’administration Biden à l’égard de BDS, mais elle est tranquillement revenue sur l’affirmation de son soutien au mouvement non violent.

En septembre dernier, au beau milieu du tumulte qui avait suivi le reportage de The Electronic Intifada, Emgage avait publié une déclaration disant : « Nous soutenons le mouvement BDS. » À l’époque, l’auteur de ce reportage avait fait remarquer :

« Il s’avère que c’est la première fois qu’Emgage déclare qu’elle soutient le mouvement de boycott, désinvestissement et sanctions. »

Mais ça n’allait pas durer.

La déclaration fut discrètement modifiée pour devenir : « Nous soutenons le droit de boycotter, désinvestir et prendre des sanctions. » Soutenir le droit de s’engager dans des campagnes – en tant qu’exercice d’une liberté d’expression protégée par la constitution – est louable, mais ne requiert guère de courage et ce n’est pas la même chose, en fait, que de réclamer un boycott contre Israël.

 

Le prétendu génocide en Chine

Le refus d’Emgage de soutenir un boycott d’Israël contraste avec son plaidoyer en faveur d’un boycott des marchandises manufacturées en Chine suite à des allégations prétendant que ces mêmes marchandises sont fabriquées avec l’aide du travail forcé des Ouighours musulmans de la province du Xinjiang.

 

La veille de son départ de la Maison-Blanche, le secrétaire d’État de l’administration Trump, Mike Pompeo, a fait une déclaration affirmant que la Chine commettait un génocide à l’encontre de la population des Ouighours. Aussitôt, Emgage a appuyé la démarche de Pompeo, en le mettant toutefois en garde contre le fait que « cette désignation de génocide s’imposait de longue date ». Il s’agit d’une accusation très grave qui exige un examen minutieux et requiert des preuves irréfutables.

Les avocats du département d’État, dit-on, ont douté qu’il y ait des preuves de génocide, mais ils affirment toutefois qu’on assiste à des abus très répandus, dans le Xinjiang. Il n’y a cependant aucune clarté quant aux sources sur lesquelles ils s’appuient. L’administration Biden vérifie la désignation de génocide par l’administration Trump après avoir admis que « toutes les procédures n’avaient pas été suivies ». N’empêche qu’en attendant, les fonctionnaires de Biden continuent à se servir de ce terme.

 

Une source sioniste chrétienne

Bien des gens bien intentionnés ont soutenu les campagnes excellement orchestrées autour des Ouighours, sans se rendre compte que les allégations de génocide, de travail forcé et d’internement de masse ont leurs racines dans des allégations douteuses, des mensonges et des spéculations directes émanant presque exclusivement d’une seule source : Adrian Zenz, un sioniste chrétien allemand, d’extrême droite et antisémite, membre de la Fondation du mémorial des victimes du communisme, financée par le gouvernement américain, ainsi que de la Fondation néoconservatrice Jamestown.

La déclaration de Pompeo, le 19 janvier, invoquant avec émotion « les horreurs des camps de concentration nazis » ne citait aucune source pour ses allégations concernant un génocide en cours contre les Ouighours au Xinjiang. Mais, quelques mois avant de se livrer à cette accusation, Pompeo créditait Adrian Zenz nommément de « révélations choquantes » à propos de « stérilisation forcée, avortement forcé et planning familial par la coercition appliqués aux Ouighours et aux autres minorités du Xinjiang ».

Le problème, comme l’ont récemment démontré les journalistes de The Grayzone, Max Blumenthal  Gareth Porter, c’est que les recherches de Zenz sont truffées de « falsifications flagrantes de données et de mensonges grossiers ».

Alors que les grandes organisations des droits humains n’ont pas soutenu la qualification de génocide de Pompeo, Human Rights Watch, par contre, s’est appuyée sur les recherches douteuses de Zenz  pour affirmer le recours au travail forcé. Tant Human Rights Watch qu’Amnesty International ont cité Zenz comme source de l’allégation largement répétée selon laquelle plus d’un million de Ouighours seraient détenus dans des camps d’internement. Effectivement, comme s’en vante orgueilleusement la Fondation Jamestown, les affirmations de Zenz ont servi de base aux rapports des médias dans le monde entier. Le CEO d’Emgage, Wa’el Alzayat a lui aussi adopté ce chiffre de « un million » très largement cité :

 

Pourtant, comme l’ont prouvé Blumenthal et le journaliste Ajit Singh en 2019, l’allégation d’un million ou plus de personnes enfermées s’appuie sur deux « ‘études’ hautement douteuses ». La première, par le Réseau des défenseurs des droits humains chinois, financé par le gouvernement américain, concluait que des millions de personnes étaient détenues au Xinjiang en faisant des extrapolations à partir d’interviews réalisées auprès de… huit personnes.
De même, « Zenz arrivait à son estimation de ‘plus d’un million’ de façon douteuse », font remarquer Blumenthal et Singh.

Dans son article de 2018 où il se livrait à cette allégation, Zenz extrapolait le chiffre de « un million » en procédant à des déductions et estimations en provenance d’une seule source, par surcroît invérifiable. Selon Zenz, un tableau présentant prétendument des nombres de détenus dans divers sous-districts du Xinjiang « avait fait l’objet d’une fuite à partir d’une source digne de foi » et était parvenu à « une organisation médiatique ouighour en exil installée à Istanbul ». Zenz ne cite pas nommément cette organisation médiatique en exil, mais bien un rapport de seconde main publié dans Newsweek Japan.

Zenz reconnaît que « l’exactitude de cette estimation dépend naturellement de la validité supposée des sources déclarées » – quelque chose dont il ne peut en aucun se porter garant. En effet, il admet ceci :

« Alors qu’il n’y aucune certitude, il est raisonnable de spéculer que le nombre total de personnes internées pourrait se situer entre plusieurs centaines de milliers et un peu plus d’un million. »

Pour la même raison, ces mises en garde flagrantes – et son recours à la spéculation – sont rarement, sinon jamais, mentionnées dans les innombrables rapports médiatiques s’appuyant sur les « recherches » de Zenz.

En attendant l’antéchrist

Alors que de nombreux médias ont repris les allégations de Zenz selon leur valeur prétendue, rares sont ceux qui ont informé leur public qu’il est un sioniste chrétien antisémite et d’extrême droite et qu’il s’avère en outre qu’il remplit une mission consistant à convertir des membres de minorités religieuses en Chine.

En 2019, Zenz, un chrétien re-né, a déclaré dans The Wall Street Journal – c’est ce qu’écrit le journal – qu’« il a une affinité pour les groupes minoritaires de la Chine parce qu’ils semblent plus ouverts sur le plan spirituel ». Et d’ajouter : « Je me sens clairement dirigé par Dieu pour agir de la sorte. Avec le Xinjiang, les choses ont vraiment changé. C’est devenu comme une mission, ou un ministère. »

Les « recherches » de Zenz, rapportait The Wall Street Journal, ont été effectuées à partir de son domicile, dans un faubourg de la ville allemande de Stuttgart.

En 2012, Zenz cosignait un ouvrage – Worthy to Escape: Why All Believers Will Not Be Raptured Before the Tribulation (Digne d’en réchapper : Pourquoi tous les croyants ne seront pas enlevés avant la Grande Tribulation) – expliquant son credo fondamentaliste et prédisant la venue imminente d’un antéchrist qui dirigera la monde, avant d’être suivi par le retour de Jésus Christ. Selon Zenz, sa prophétie de la fin des temps

« requiert que les juifs acquièrent le contrôle du mont du temple à Jérusalem, qui est pour l’instant le site de la mosquée al-Aqsa et du dôme musulman du Rocher, et y bâtissent un troisième temple ».

Zenz écrit que « l’antéchrist instaurera un pacte de paix traîtresse avec Israël ». Et il ajoute qu’une

« partie du traité de paix d’Israël proposé par l’antéchrist comprendra un marché qui mettra Israël en mesure des bâtir ce temple de la fin des temps, peut-être à proximité immédiate des sites musulmans ».

Voilà bien des déclarations alarmantes et l’effort de Zenz en vue de les édulcorer constitue une ruse transparente.

« La fournaise ardente de Dieu »

Ce qui précède situe Zenz dans la compagnie des extrémistes juifs israéliens et de leurs partisans au sein du gouvernement israélien qui sont déjà occupés à élaborer des plans en vue de la destruction des lieux saints musulmans à Jérusalem et de leur remplacement par un temple juif.

Pourtant, comme les autres sionistes chrétiens, l’impatience de Zenz de voir Israël reprendre les lieux saints musulmans n’a rien à voir avec un quelconque amour du peuple juif. Il prévient plutôt de ce que

« le processus d’épuration de Dieu balaiera tous les juifs incroyants qui refusent de venir au Christ et ne permettra qu’aux seuls Israélites re-nés d’entrer dans le règne millénaire du Christ ».

Les juifs qui n’acceptent pas Jésus resteront apparemment à jamais dans cette « fournaise ardente de Dieu » à laquelle Zenz fait allusion plus tôt. 

Alors que le livre de Zenz ne révèle aucunement sa vision concernant les musulmans, on peut parier à coup sûr qu’il ne pense pas qu’ils ont plus de chances que les juifs d’accéder au ciel, à moins qu’ils ne se convertissent au christianisme tel qu’il le définit.

Le livre de Zenz est un chaudron de fantaisies bizarres sur la fin des temps et de visions d’extrême droite. Il affirme que tout système de croyance autre que sa version apocalyptique de la chrétienté – y compris toute acceptation de l’homosexualité et la promotion de l’égalité entre genres – est « en fin de compte inspiré par Satan ». Il raille

« les lois contre les crimes de haine et contre la discrimination » en affirmant qu’elles sont avant tout des outils « en vue de la répression du christianisme biblique ».

Zenz n’a jamais répondu à une demande de commentaire.

Le reconditionnement de la pseudo-érudition de Zenz

Un peu plus tôt, ce mois-ci, le Newlines Institute for Strategy and Policy, un prétendu comité d’experts de Washington, a publié ce qu’on qualifie de « nouveau rapport déterminant », lequel conclut que la Chine est bel et bien en train de perpétrer un génocide contre les Ouighours.

 

Alors que ses éditeurs prétendent que le rapport est l’œuvre d’experts « indépendants », il propose un son de cloche familier : L’un de ces « experts » n’est autre que Zenz, dont les « recherches » ont largement servi de base au rapport. Les notes le citent des dizaines de fois. Et un grand nombre d’articles tiers cités dans le rapport renvoient également au travail de Zenz.  

Bien loin d’être intellectuellement crédible, Newlines est un comité d’experts néoconservateurs et bellicistes constitué de partisans du changement de régime et de lobbyistes pro-israéliens, dont Elizabeth Tsurkov – une vétérane de la guerre dévastatrice de 2006 contre le Liban – et de l’activiste antipalestinien de longue date qu’est Michael Weiss.

Comme le fait remarquer Ajit Singh dans The Grayzone, Newlines est dirigé à partir de l’Université Fairfax d’Amérique – un « épouvantail à visas » pour les étudiants internationaux et qui, en 2019, a quasiment été forcé de fermer par les législateurs de l’État de Virginie en raison de ses critères jugés « épouvantables ».

Parmi les « experts » signataires du rapport, on trouve des idéologues antichinois de longue date, d’anciens fonctionnaires du gouvernement américain, des lobbyistes du changement de régime et des partisans de l’interventionnisme américain. Dont Irwin Cotler, un éminent lobbyiste pro-israélien du Canada qui a défendu et justifié l’horrible guerre contre Gaza de 2014, laquelle a tué plus de 2 200 Palestiniens, dont au moins 550 enfants. 

« Plutôt que de procéder à un examen minutieux et complet des ‘preuves disponibles’ » – comme le prétendent les auteurs, Singh fait remarquer que

« le rapport a limité son analyse à une gamme restreinte de pseudo-érudition très défaillante mâtinée de rapports de fronts de lobbying soutenus par le gouvernement américain et favorables au mouvement séparatiste ouighour en exil ».

Le résultat n’est rien d’autre qu’une tentative de reconditionnement et de ré-étiquetage du travail discrédité de Zenz, le tout rafraîchi d’un léger vernis de sérieux académique.

Une couverture musulmane pour la politique américaine

En bref, l’approche de la Palestine par Emgage a consisté à dire le minimum nécessaire pour repousser les critiques tout en promouvant avec vigueur les intérêts géostratégiques et la politique du gouvernement américain où que ce soit – même si cela signifie que, pour ce faire, il fait emboîter le pas du sioniste chrétien Zenz et de ses partisans néoconservateurs et bellicistes. Il y a un bénéfice à tirer, de cette approche : C’est une belle façon, pour Emgage, de se profiler comme des défenseurs des musulmans sans avoir à défier – mais, en fait, en courtisant – le pouvoir américain et le patronage du gouvernement.

Il est certain qu’Emgage n’est pas la seule organisation musulmane américaine à avoir adopté la désignation de génocide à laquelle recourait l’administration Trump. CAIR l’a fait explicitement aussi, alors que Salam Al-Marayati, directeur du Conseil des affaires publiques musulmanes, a partagé sans faire le moindre commentaire l’information concernant cette désignation lancée par Pompeo.

Et, bien qu’elle n’ait pas utilisé elle-même le terme de génocide, Linda Sarsour, militante du Parti démocrate et directrice de l’organisation MPower Change, a écrit sur « Les musulmans ouighours dans les camps de concentration de la Chine » – une indication de la façon dont la campagne enclenchée principalement par les allégations de Zenz s’est pour ainsi dire généralisée parmi les militants musulmans américains.

Un tel soutien de la part des musulmans fournit une assistance multiculturelle à l’approche carrément agressive de la Chine par le gouvernement américain et, apparemment, cette approche est demeurée inchangée en dépit de la transition de Trump à Biden.

Récemment, le journaliste Dan Cohen a produit la vidéo que voici et qui nous donne un aperçu de la façon dont les allégations douteuses de Zenz ont pris des allures de vérités irréfutables, alors que, dans le même temps, Zenz et ses opinions extrémistes et antisémites n’ont jamais fait l’objet d’un examen :

Appuyer un changement de régime

Emgage n’a guère mentionné la Palestine depuis les élections, pas plus qu’elle n’a insisté pour que Biden modifie sa politique pure et dure favorable à Israël. Mais le CEO d’Emgage, Wa’el Alzayat, a quand même trouvé le temps de féliciter le représentant Tom Malinowski pour sa désignation en tant que vice-président de la Commission des Affaires étrangères de la Chambre des représentants.

 

Malinowski fait partie des candidats pro-israéliens soutenus et financés par le comité d’action politique d’Emgage – malgré l’opposition à BDS du congressiste du New Jersey et son soutien à la décision de l’administration Trump d’installer l’ambassade des États-Unis à Jérusalem. Le faible affiché par Emgage et Alzayat pour Malinowski est probablement dû au soutien de ce dernier aux efforts des États-Unis dans le sens d’un changement de régime au Moyen-Orient.

Avant d’être élu au Congrès en 2018, Malinowski avait été assistant du secrétaire d’État dans l’administration Obama. Depuis sa position, il s’était aligné sur feu le sénateur républicain de l’Arizona, John McCain, connu pour son bellicisme et ses inlassables efforts en faveur d’une plus grande implication américaine dans la guerre de Syrie.

En tant que législateur, Malinowski a introduit une législation ayant pour but d’empêcher le président des États-Unis de retirer des troupes de la Syrie. Il a également soutenu une législation exigeant que les États-Unis garantissent à Israël un « avantage militaire qualitatif » par rapport à tous les autres pays de la région.

Apparemment, Malinowski et Alzayat ont appris à bien se connaître lorsqu’ils travaillaient tous deux dans l’administration Obama. Alzayat était conseiller principal de Samantha Power, ambassadrice du président Barack Obama aux Nations unies, où elle défendait les interventions désastreuses des États-Unis. Parmi ces interventions, la guerre d’Obama pour un changement de régime en Libye et sa décision d’envoyer pour un milliard de USD d’armement à des groupes rebelles en Syrie – dont une grande partie, affirme-t-on, a fini dans les mains de militants liés à al-Qaïda et même de l’EI. (À l’époque, Israël aussi armait et finançait directement des groupes rebelles en Syrie.)

Alors qu’Emgage peut soutenir à sa guise n’importe quel homme politique, il est impossible de faire coïncider le soutien qu’elle apporte à des personnages pro-israéliens comme Malinowski et un soutien conséquent des droits palestiniens. Il est d’ailleurs prévu que Malinowski prenne la parole au gala d’Emgage le mois prochain.

Un autre orateur de marque sera Nury Turkel, président du Projet des droits humains ouighours, une organisation fondée à l’aide d’une subvention émanant du National Endowment for Democracy (NED – Fondation nationale pour la démocratie), le véhicule avec lequel le gouvernement américain fomente l’instabilité et les changements de régime dans les pays qui sont dans la ligne de mire de Washington. Le groupe de Turkel fait partie d’un réseau d’organisations de droite financées par le NED et visant à instaurer un changement de régime en Chine. Turkel, qui est également membre de la Commission du gouvernement américain sur la liberté religieuse internationale, a été accueilli récemment par le Comité juif américain, l’une des plus influentes organisations de lobbying pro-israélien aux États-Unis.

Le punkah-wallah

« En choisissant la voie de l’engagement, nous garantissons que les voix musulmanes américaines font partie du processus et sont des acteurs actifs dans les décisions qui régentent nos existences »,

affirmait Alzayat, le CEO d’Emgage, dans un article publié dans The Arab American News quelques semaines avant les élections de novembre. « Votez pour Biden-Harris – ou aidez Trump à se maintenir au pouvoir », mettait-il mis en garde. Maintenant que les élections sont terminées, nous pouvons voir que, quelles que soient les priorités d’Emgage, s’opposer à la politique antipalestinienne de l’administration Biden n’en fait pas partie.

Une personne qui depuis longtemps critique publiquement Emgage n’est autre que Nadia B. Ahmad, une avocate et militante du Parti démocrate en Floride. Avant la publication de l’exposé de The Electronic Intifada sur Emgage, elle avait lancé une accusation disant que le rôle de Farooq Mitha dans la campagne de Biden ne concernait rien d’autre que la promotion des voix des communautés musulmanes. Le travail de Mitha allait consister à « nous garder sous contrôle, p nous garder en ligne, à nous empêcher de faire quoi que ce soit », avait déclaré Ahmad.

Elle avait éreinté les activités des dirigeants d’Emgage en les qualifiant d’« autre tentative du pouvoir masculin d’accaparer une charge de punkah-wallah au sein de l’administration Biden » – utilisant par-là un terme de l’époque coloniale désignant un domestique indien [celui qui agite le grand éventail au-dessus de la tête des convives, NdT].

Il semble qu’Ahmad ait eu raison. Mitha a obtenu sa charge de punkah-wallah alors qu’Emgage poursuit son train-train habituel en ne représentant pas les personnes dont il prétend défendre les droits et intérêts. En lieu et place, l’organisation assure une couverture musulmane à l’empire américain.

Wa’el Alzayat n’a pas daigné répondre à une demande de commentaire

 

Publié le 17 mars 2021 sur The Electronic Intifada
Traduction : Jean-Marie Flémal, Charleroi pour la Palestine

Image: Gage Skidmore from Surprise, AZ, United States of America

 

Ali Abunimah, cofondateur de The Electronic Intifada, est l’auteur de The Battle for Justice in Palestine, paru chez Haymarket Books.

Il a aussi écrit : One Country: A Bold Proposal to end the Israeli-Palestinian Impasse

https://www.investigaction.net/fr/comment-lorganisation-musulmane-emgage-sert-lempire-americain/

Dans RELIGION

ELIAS ZAHLAOUI, PRETRE A L’EGLISE NOTRE-DAME DE DAMAS : QU’ATTEND DONC LE PAPE POUR DEFENDRE LE CHRIST SOUFFRANT EN TOUS SES SOUFFRANTS ?

Par Le 15/12/2020

Qu’attend donc le Pape, pour défendre le Christ souffrant en tous ces souffrants?

Par Elias Zahlaoui
Arrêt sur info — 08 mai 2020

 

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Le père Elias Zahlaoui, prêtre à l’église Notre-Dame de Damas, expose inlassablement les mensonges relayés par les médias dominants sur la Syrie; plus grave, leur ignominieuse complicité avec les groupes terroristes. Il interpelle également l’Église sur sa complicité avec les puissances occidentales. Avancé en âge, souffrant pour son peuple massacré depuis 2011 par ces groupes extrémistes considérés à tort comme des « rebelles pro démocratie » [y compris par les médias traditionnels suisses], Elias Zahlaoui n’a jamais cessé depuis 2011 d’appeler à revoir la politique criminelle engagée contre son pays, notamment en France, par les présidents Sarkozy et Hollande. [Silvia Cattori]

 

Par Elias Zahlaoui – Damas,  5 avril 2020

Source: Arrêt sur info

 

Réponse à un ami d’Occident

Mon ami,

En septembre 2018, vous m’aviez offert en cadeau, le nouveau livre du Pape François, ʺLe Nom de Dieu est Miséricordeʺ, dans une édition française, parue en 2016, chez Robert Laffont.

Je savais que mes lettres ouvertes au Pape François, ainsi d’ailleurs qu’à ses deux Prédécesseurs, devaient vous paraître quelque peu injustifiées ou exagérées. Pourtant je n’avais jamais reçu de réponse directe de Rome.

Je me suis donc mis à lire ce livre. Croyez bien que j’ai eu soin de prendre tout mon temps, pour en découvrir la teneur profonde. Hélas, ce fut pour moi une profonde déception.

Dois-je vous rappeler ce que j’avais spontanément écrit au bas de la dernière page, à l’encre rouge, dès que je l’avais terminé ? Je vous l’avais transcrit aussitôt, dans la lettre électronique, que je vous avais adressée alors.

Il m’en coûte terriblement de reproduire aujourd’hui ce texte. L’idée ne me serait jamais venue, de devoir le divulguer un jour, devant le grand public. Mais aujourd’hui, je me dois de le faire.  Sachez bien que je le fais en prêtre catholique. Car je suis prêtre, et prêtre de 88 ans, et donc candidat à tout instant, à quitter ce monde, et à comparaître devant ce Jésus que j’ai essayé d’aimer et de servir.

Cependant, je dois d’abord préciser que le Pape François finissait son livre par cette phrase : « Souvenons-nous toujours des mots de St Jean de la Croix : ʺAu soir de notre vie, nous serons jugés sur l’amour.ʺ ».

J’ai donc aussitôt écrit d’une traite :

«Quel amour ?!

«Crier la vérité de l’injustice, devenue pratique universelle et quotidienne de TOUT l’Occident, n’est-ce pas une façon plus vraie et plus réaliste de vivre l’amour ?

«Ce que j’ai lu dans ce livre est digne d’un curé, mais indigne d’un Pape.» (3/10/2018)

Cependant, il me faut signaler que la première Encyclique du Pape François, ʺEvangeliigaudiumʺ (La joie de l’Evangile), publié en 2013, avait paru constituer un engagement audacieux et décisif de l’Église catholique, pour combattre enfin l’injustice monstrueuse, dont sont victimes les milliards, oui les milliards de laissés-pour-compte, à travers le monde. Cette Encyclique me semblait jaillir de la veine même qui avait dicté au Pape Jean-Paul II, ses fameuses quatre-vingt-quatorze déclarations de repentir. Elles figurent toutes dans le fameux livre du journaliste italien, Luigi Accatoli, lui-même ami de Jean-Paul II, ʺQuand le Pape demande pardonʺ. Il n’est pas inutile de signaler que ce livre avait paru en 1997, en trois éditions à la fois : italienne, anglaise et française.

Pour ma part, prêtre de l’Église Catholique, j’y avais même vu l’expression tant attendue, d’une volonté de libération définitive, du mirage désastreux qu’a constitué pour TOUTE l’Église, tant d’Orient que d’Occident, l’alliance avec le pouvoir politique, inaugurée depuis l’empereur Constantin en 313.

Hélas, cette ʺpercéeʺ théologique n’eut jusqu’à ce jour, aucune suite. Pourtant faut-il être aveugle, pour ne pas voir que le monde entier ne fait, de jour en jour, que basculer dans l’horreur de guerres successives, savamment programmées et diversifiées, dont celle, hors norme, menée par 140 pays, les États-Unis en tête, contre ma patrie, la Syrie, depuis plus de neuf ans ?

En outre, pour ne pas mésestimer l’intelligence supérieure ʺhumanitaireʺ des États-Unis, je dois signaler aussi l’embargo total imposé à la Syrie, et prorogé même en ce temps catastrophique du Coronavirus ! En effet pour les américains qui adorent respecter les lois de la Terre et du Ciel, comme jamais peuple ne les a respectées, la Syrie est un pays ʺvoyouʺ !

On a beau me dire que le Pape s’est fait modeste, simple, proche des humbles et des réfugiés de toutes sortes, qu’ʺonʺ lui présente. J’ai beau lire aussi les titres flamboyants de ses discours, ou de ceux de ses représentants, publiés régulièrement dans l’organe officiel du Vatican, ʺL’Osservatore Romanoʺ !  Je ne puis ignorer le fait flagrant qu’il n’a jamais condamné les fauteurs de guerres, et les semeurs d’horreur, de terreur, de faim et de mort à travers le monde. Et pourtant, il ne peut pas ne pas savoir, que ces puissances veulent, même au prix d’une guerre nucléaire, qu’elles préparent sans arrêt, au cœur de l’Europe, et plus particulièrement en Italie, même et surtout en ce temps de Coronavirus, pour imposer définitivement leur hégémonie totale sur le monde !

Qu’attend-il ? Que craint-il ?

Le Christ à sa place, les aurait-Il ménagés, comme le Pape François le fait régulièrement, tout comme ses prédécesseurs ?

Pourtant il est le Représentant de Jésus-Christ, et rien d’autre que Son Représentant ! Quelle dignité à nulle autre pareille !

Or le Christ s’est totalement et définitivement IDENTIFIÉ avec toute personne humaine, et surtout avec tous ceux qui souffrent d’injustice, de faim, de froid, de maladie, bref d’atteintes à leur dignité, leur liberté, leur vie ! Et ceux-là, faut-il le rappeler, furent de tout temps, et sont toujours, l’immense majorité de l’humanité !

Qu’attend donc le Pape, pour défendre le Christ souffrant en tous ces souffrants ? N’est-il pas le Représentant de Celui qui s’est laissé crucifier pour avoir dit la vérité sur Dieu et l’Homme ? Le Temple de Jérusalem, dont le Christ, pourtant doux et humble de cœur, a violemment chassé les vendeurs, était-il plus saint que le Temple de notre Terre ?

Oui, qu’attend-il pour condamner au nom du Christ même, les politiciens destructeurs à la fois, de l’Humanité et du Monde ?

Ami,

Pour tout cela, sachez que lors de cette soirée de prière, sur la place St Pierre, le 27 mars dernier,soirée sans précédent dans l’histoire, je m’attendais à un sursaut vraiment prophétique, de la part du Pape ! Pour une fois, le Pape se trouvait SEUL, face à Dieu et à toute l’humanité ! Qui aurait pu imaginer une telle scène ? Le monde entier, terrifié par le Coronavirus, avait les yeux braqués sur lui. Pour la première fois dans l’histoire, le Pape avait la chance, sous les caméras de télévision du monde entier, de se libérer de toute contrainte, intérieure institutionnelle, et extérieure politique, pour agir en tant que Représentant du Christ, présent réellement dans les milliards de souffrants en quête de dignité.

Je m’attendais à ce qu’il déclare urbi et orbi, vouloir séparer à jamais, le passé de l’Église, jalonné de tant de compromissions avec les pouvoirs politiques et financiers, d’un présent et d’un avenir qui se veulent réellement et courageusement au service de tous, et particulièrement des souffrants. Un certain saint syrien, du nom d’Irénée, évêque de Lyon, n’avait-il pas déjà dit au deuxième siècle : ʺLa gloire de Dieu, c’est l’homme vivantʺ ?

Oui, je m’attendais naïvement à un tel sursaut !

Hélas, j’avoue que ce moment de prière sur la Place St Pierre, fut pour moi l’un des plus tristes de l’histoire du christianisme.

Mon ami,

Dans une semaine, nous fêtons la Résurrection du Christ.

Quand fêterons-nous la Résurrection de Son Église ?

Père Elias Zahlaoui

Damas, ce 5/4/2020

Source : Arrêt sur info

Lettre ouverte d’un prêtre arabe de Syrie à Sa Sainteté le Pape François

 

Par Elias Zahlaoui

Damas,  5 avril 2020

Source: Arrêt sur info

 

Sainteté,

Dans deux jours, commence la dixième année de la guerre cosmique contre la Syrie, ma patrie.

Je voudrais en ce jour du 13/3/2020, vous poser, à vous personnellement, ainsi qu’à toute l’Église Catholique, où qu’elle soit, une question, une seule, aussi simple que capitale. La voici :

Croyez-vous toujours à la SURVIE de Jésus-Christ dans le monde arabe ?

Je me hâte de préciser que les généralités de toutes sortes, que vous ne cessez de dire et de redire, ou celles que vous faites dire à vos représentants, au niveau des Instances Internationales, sont loin de le laisser croire.

J’en prends à témoin TOUT ce que reproduit à ce propos, l’organe officiel du Vatican, l’Osservatore Romano, sous des titres parfois évocateurs, voire percutants. Tous ces textes sans exception, font preuve d’une triste et systématique absence de prise de position vis-à-vis de la politique désastreuse et déclarée, de certaines  Puissances mondiales, les États-Unis en tête, et de leurs valets européens et arabes, contre le Monde Arabe.

Pourtant cette politique d’hégémonie à outrance, qui ose ignorer qu’elle se fait depuis des décades, au défi de toute légitimité, tant internationale que régionale, ainsi que de toute morale, tant humaine que religieuse?

Quant aux prix de ce déchaînement de catastrophes consécutifs, contre le Monde Arabe, j’ai le regret de dire qu’en l’absence de la moindre condamnation prononcée par l’Église, j’en laisse, avec tous les opprimés de ce monde, à Dieu seul, le soin d’en juger les fauteurs et leurs compères.

En effet, l’Église, ʺColonne de Véritéʺ selon St-Paul, et Représentante de Jésus-Christ, se révèle incapable d’adresser le moindre reproche à ces malheureux ʺPuissantsʺ, qui s’érigent en véritables destructeurs de l’Œuvre de Dieu, y compris l’effacement du Christianisme dans le Monde Arabe.

Sainteté,

Je sais que ce que j’avance, en tant que prêtre catholique, est plus que grave.

Mais je tiens à le redire, preuves à l’appui.

Qu’il me suffise d’abord de rappeler votre traditionnel message de paix, pour l’année nouvelle 2020, ainsi que votre discours officiel, lors de votre visite aux Émirats Arabes Unis, du 3 au 5 février 2019.

Cependant, je tiens à aller plus loin.

Il est en effet deux faits accablants, que je ne puis passer sous silence, d’autant plus qu’ils concernent tous deux la Syrie.

Le premier – j’y reviens sans cesse – est celui de votre première visite, fin septembre 2015, aux États-Unis. Vous vous trouviez alors au cœur même de cet Empire qui prône ouvertement la destruction de tout opposant, dont la Syrie, à sa politique démoniaque, menée toujours au nom de ʺla Liberté, de la Démocratie et des Droits de l’hommeʺ. Or devant les principaux représentants de cet Empire, tant civils que religieux, ainsi que devant l’Assemblée Générale des Nations-Unies, vous avez prononcé quatre discours, que j’ai tenu à lire et relire, cinq fois, pour ne pas me laisser saisir par une impression ponctuelle. Hélas, je n’y ai trouvé que des mots de félicitation, de gratitude, outre des invitations générales à plus de liberté religieuse et de respect pour la Nature et l’environnement.

Pour le Représentant de Jésus-Christ, Celui-là même qui est mort sur la Croix, par amour pour une humanité plus que jamais, méprisée, écrasée, affamée, décimée, c’est triste et inquiétant!

Le second fait concerne la démarche proprement politique, que couvrait, sous les fameux prétextes humanitaires, la lettre que vous avez adressée à notre Président, par l’entremise du Cardinal Peter TURKSON, en date du 28 juin 2019.

En effet, je ne puis croire que vous ignoriez jusqu’à ce jour, que la Communauté Internationale au nom de laquelle vous parlez, et sur la politique de laquelle vous vous alignez régulièrement, n’est rien d’autre que l’Empire Américain. Ignoriez-vous aussi que des milliards d’êtres humains, laissés – pour – compte à travers le monde, et avec lesquels Jésus-Christ s’est littéralement identifié, essaient de lutter contre cette Communauté même, pour s’assurer un minimum de vie, dans la justice et la dignité ?

Or, de cette lutte universelle pour la survie, la Syrie, son Président en tête, offre un exemple unique, face à une guerre absolument injuste, et à un embargo total, que rien ne justifie.

Sainteté,

Laissez-moi, pour finir, vous exprimer ma réaction de prêtre syrien, à votre offrande des 6000 rosaires au peuple syrien, en date du 15/8/2019.

Il va de soi que la prière est de première nécessité pour l’homme, et surtout pour l’homme contemporain.

Mais croyez-vous vraiment que cette façon de faire, ainsi que vos appels continuels à la prière en faveur de la paix, en Syrie et partout, suffisent-ils à pallier à votre totale et incompréhensible absence de prise de position, vis-à-vis des bourreaux déclarés de l’Humanité ?

N’est-il pas temps pour l’Église Catholique de rompre une fois pour toutes, avec la politique de l’Empire Américain, afin de renouer pour de bon avec le Royaume de Dieu ? Les chrétiens du monde, et pas seulement de Syrie, feraient bien de prier pour une totale conversion de l’Église.

Une visite en cette Syrie crucifiée, berceau du Christianisme, n’en serait-elle pas le commencement tant attendu ?

Sainteté,

Veuillez voir dans ce souhait, non seulement l’espoir d’un prêtre de Syrie, mais aussi celui des multitudes crucifiées à travers le monde.

Je vous dis mon affection et mon respect.

Pr. EliasZahlaoui

Damas, le 13/3/2020

Source: Arrêt sur info

Lettre ouverte d’un prêtre arabe de Syrie au Pape François

 

Par EliasZahlaoui

Damas, le 22/2/2019

 

Sainteté,

Depuis ma dernière lettre ouverte, en date du19/6/2016, je m’étais promis de ne plus vous écrire.

Cependant, en lisant, par hasard, dans l’Osservatore Romano du 28/6/2018, le discours que vous avez improvisé, devant le Conseil général du ROACO (réunion d’aide aux Églises orientales), je me suis décidé à vous écrire de nouveau.

Sous le titre ʺLe cri de douleur du Moyen-Orientʺ, vous vous plaisez à vous épancher en émotion, compassion, et plainte, sans plus.

Pourtant les nombreux et graves problèmes, que vous avez soulevés – ʺde manière spontanéeʺ, comme vous avez tenu à préciser -, ne méritaient-ils pas de votre part, une prise de position plus engagée, et donc plus responsable ?

En cette lettre ouverte, je me permets, moi simple prêtre arabe catholique de Damas, de reposer ces mêmes problèmes, un à un, en vous citant textuellement, pour vous poser les questions que ma conscience me dicte.

Premier problème :

Vous dites :

« Au Moyen-Orient, il y a également le risque – je ne veux pas dire la volonté de quelqu’un – le risque d’effacer les chrétiens… »

Question :

Croyez-vous que vos auditeurs, et donc vos lecteurs, ignorent, comme vous semblez l’insinuer, les pays dont la volonté expresse s’ingénie, depuis la création d’Israël, à éliminer totalement les chrétiens de tout le Proche-Orient, comme ils sont sur le point d’y réussir, même en Palestine occupée, ʺterre de Jésusʺ, comme vous l’appelez, devenue terre d’injustice, de haine et de mort, et dont le nom a été effacé, pour n’être plus appelée que ʺTerre Sainteʺ ?

Deuxième problème :

Vous dites :

« Aujourd’hui, le Moyen-Orient souffre, pleure, et certaines puissances mondiales regardent peut-être le Moyen-Orient, en ne se préoccupant pas tellement de la culture, de la foi, de la vie de ces peuples, mais elles le regardent pour en prendre un morceau, et avoir plus de pouvoir ».

Question :

Vous est-il permis, au poste de responsabilité spirituelle, universelle et unique, que vous occupez, de faire croire à vos auditeurs, et donc à vos lecteurs, que vous ignoriez totalement les enjeux et les prix horribles, des guerres interminables qui ravagent le monde arabe, depuis le projet de création d’Israël, pour chercher à vous disculper de la terrible responsabilité que vous assumez vis-à-vis de ces ʺpuissances mondialesʺ, les États-Unis en tête, qui ont forcé près de 140 pays membres des Nations-Unies, à déclarer la guerre contre mon propre pays, la Syrie, et qui y ont acheminé de 100 pays, toujours membres des Nations-Unies, régulièrement et à longueur de près de huit années, des hordes évaluées à 400.000 ʺdjihadistesʺ, possédés par le démon de l’argent, du sang, de la convoitise et du pouvoir ?

Troisième problème :

Vous dites :

« Les chrétiens – tout le monde le dit – sont les premiers au Moyen-Orient, nous devons les respecter.  Mais il n’en est pas ainsi dans les faits.  Le nombre des chrétiens diminue… ».

Question :

Si vous voulez insinuer que ce sont les musulmans qui forcent les chrétiens à quitter ʺla terre qu’ils aimentʺ, comme vous le déclarez, comment expliquez-vous que leur départ se soit terriblement accentué, depuis la création d’Israël, alors qu’ils avaient vécu, lutté et survécu, pendant des centaines d’années, côte à côte avec les musulmans ?

Quatrième problème :

Vous dites :

« Le Moyen-Orient est le berceau du Christianisme, la terre de Jésus ».

Question :

Ignorez-vous par hasard, que bientôt, vu le rythme effréné de la judaïsation illégale de toute la Palestine occupée, il n’y aura plus de chrétien dans ʺla terre de Jésusʺ ?

Cinquième problème :

Vous dites :

« Au Moyen-Orient, il y a les grandes Églises, les Églises antiques, avec leur théologie, leur liturgie…

Nous devons sauvegarder tout cela.  Nous devons lutter pour cela… ».

Question :

Mais que faites-vous effectivement, avec toutes les Églises d’Occident sans exception, aussi bien en Europe que dans tout le continent américain, alors qu’enchaînés comme vous êtes par le complexe de culpabilité, séculaire et maladif, vis-à-vis des juifs – victimes de votre antisémitisme, séculaire et unique – vous avez fini tous par fermer les yeux, les oreilles et les bouches, sur toutes les horreurs commises illégalement et au grand jour, contre tous les arabes, tant musulmans que chrétiens, en ce même Proche-Orient, depuis la création d’Israël, sans même aider les juifs israéliens, et pro-israéliens de par le monde, à sauver ce qui pourrait leur rester d’humain, comme le leur reprochent depuis tant d’années, leurs grands coreligionnaires même, comme Leibowitz, Israël Shahak, Gilad Atzmon, Jacob Cohen… ?

Sixième problème :

Vous dites :

« Le Moyen-Orient, en ce moment dans la souffrance, est une terre de migration ».

Question :

Si toute terre, de par le monde, a été, en temps ordinaire, une terre d’accueil et de migration, comment pouvez-vous, au poste de responsabilité spirituelle, universelle et unique, que vous occupez, soulever la question de la migration au Moyen-Orient, sans parler ouvertement de ces migrations forcées, massives et successives, qui ont déplacé de la Syrie seule, sur une population de 23.000.000 d’habitants, 12.000.000, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays, sans pointer un doigt accusateur contre les véritables responsables de ces migrations, absolument programmées et inhumaines, dans ce pays qui passait pour être, avant le soi-disant ʺprintemps arabeʺ, l’un des plus paisibles du monde ?

Septième problème :

Vous dites :

« Il y a un grand péché au Moyen-Orient…

Le péché de la guerre, chaque fois plus forte…

Avec des armes sophistiqués… C’est le grand péché de la guerre… ».

Question :

Comme c’est bien dit, mais, toujours au poste de responsabilité spirituelle, universelle et unique, qui est le vôtre, vous est-il permis de parler ʺdu grand péché de la guerreʺ, sans enfin pointer un doigt accusateur contre les pays qui, comme les États-Unis, l’Angleterre et la France, au niveau du monde, et Israël au niveau du Proche-Orient, ne cessent de fomenter des guerres absolument injustes, et de plus en plus destructrices, guerres qui privent les États de la région, d’innombrables possibilités de développement, humain, scientifique, social et structurel, et qui sèment partout et en profondeur, mensonges, tensions, dissensions, heurts, angoisses, haines et désespoirs, tandis que ces pays claironnent, nuit et jour, et à longueur d’années, grâce à leurs tout puissants médias, qu’ils n’agissent qu’à regret, pour sauvegarder leur trilogie infernale :

ʺLa liberté, la démocratie et les droits de l’hommeʺ ?

Huitième et dernier problème :

Vous dites, en conclusion de votre discours devant le ROACO :

« Le Seigneur ne nous laissera pas seuls.  Et c’est pourquoi je dis que le Moyen-Orient est une espérance, une espérance que nous devons cultiver… ».

Question :

Ce cri d’espérance par lequel vous avez tenu à terminer votre discours, n’aurait-il pas sa source, entre autres, dans les prophétiques et magnifiques messages, que la Sainte Vierge et Jésus nous ont délivrés à Damas même, dans le modeste quartier de Soufanieh, depuis le 18 février 1982, et tout au long des années, jusqu’au 17 avril 2014, en prévision et en conclusion à la fois, du terrible et décisif combat cosmique, qui se jouait sur cette terre Sainte, qui s’appelle la Syrie ?

Sainteté,

Permettez-moi, ici, de rappeler en toute lettre, le dernier de ces grands messages.  Il fut dicté par Notre Seigneur, le jeudi de la Semaine Sainte, en date du 17 avril 2014.  Il est à remarquer que ce jour-là ʺcoïncidaitʺ avec le jour de la fête nationale de la Syrie :

« Les blessures qui ont saigné sur cette terre, sont celles-là mêmes qui sont dans mon corps, car la cause et l’auteur sont le même.

Mais soyez dans la certitude que leur sort est identique au sort de Judas. »

Sainteté,

Je voudrais avant de terminer cette lettre, inviter ceux qui risquent d’y trouver mon franc-parler, déplacé, à lire et même relire le livre terrible que le Pape Jean-Paul II a fait publier, en trois langues à la fois, en 1997, sous le titre extrêmement courageux :

ʺQuand le Pape demande pardonʺ.

Et maintenant, laissez-moi vous exprimer en prêtre, l’espoir que je place en vous, et clamer devant vous l’espérance infinie que je place en Jésus.

Père Elias Zahlaoui

 

A lire du même auteur:

Allocution d’un prêtre de Syrie devant le Parlement Européen

Qui sème le vent, récolte la …

Lettre ouverte d’un prêtre arabe de Syrie au Président Hollande

Questions ouvertes à M. Laurent Fabius

 

Source: Arrêt sur info

https://arretsurinfo.ch/quattend-donc-le-pape-pour-defendre-le-christ-souffrant-en-tous-ces-souffrants/

Dans RELIGION

LES LEADERS RELIGIEUX CUBAINS AFFIRMENT QUE LA LIBERTE DE CROYANCE SUR L’ILE EST UN FAIT INDENIABLE

Par Le 09/12/2020

9 Décembre 2020

Par Karina Marron González *

La Havane, 8 décembre (Prensa Latina) Les leaders religieux cubains affirment que la liberté de croyance sur l’île est un fait indéniable, malgré les campagnes internationales visant à déformer cette réalité. La pleine jouissance de ce droit de l’Homme, sans distinction, est l’une des garanties constitutionnelles en vigueur, a souligné Pedro Pablo Linares, président de la Ligue islamique de Cuba, lors d´un dialogue accordé à Prensa Latina.

Il affirme que ceux qui condamnent la nation des Caraïbes pour des violations présumées dans ce sens sont totalement erronés, et rejette ceux qui utilisent les religions à leurs fins politiques diaboliques.

Le coordonnateur de la Plate-forme interreligieuse cubaine, Enrique Alemán, note pour sa part qu’au-delà du texte de la Carta Magna, on observe dans la pratique le respect de l’État envers les diverses communautés de foi.

La Plateforme elle-même en est une preuve, ajoute Linares, car ici sont représentées toutes les confessions religieuses existant dans le pays, à côté de nombreuses associations fraternelles, unies par des valeurs communes : la paix et le respect des autres.

L’État n’intervient pas dans ce que nous faisons en ce qui concerne la liturgie et la dynamique religieuse, affirme Rafael Ángel Muñoz, vice-président de l’Association culturelle Yoruba de Cuba, qui compte plus de 44 mille membres à l’intérieur et à l’extérieur des frontières insulaires.

Nous jouissons de cette liberté, nous savons qu’il y a des gens qui la souillent et qui veulent ternir ces acquis, c’est pourquoi il est important de révéler la vérité dans ce contexte d’agressions contre notre pays, ajoute-t-il.

Le 30 novembre dernier, la Plateforme interreligieuse cubaine a publié une déclaration dans laquelle elle réaffirme le plein exercice du droit à la liberté de religion dans la plus grande des Antilles.

Comme jamais auparavant les Cubains sont libres de croire, de prier et de penser, exprime le texte, qui note que cette liberté est l’une des plus grandes forces des différentes communautés de foi, qui dans la pratique quotidienne peuvent vivre leur spiritualité sans entraves.

Cependant, les États-Unis ont inscrit Cuba sur une liste spéciale de surveillance de la Commission américaine pour la liberté religieuse internationale, et ce pour de prétendues violations graves de ces prérogatives.

L’action a motivé le rejet de la communauté religieuse de l’île et y compris du Conseil National des Eglises des Etats-Unis (NNC), qui a reconnu les droits dont jouissent les Cubains sur le sujet.

Le président du NNC, Jim Winkler, représentant 38 églises et 40 millions de chrétiens, a adressé une lettre au secrétaire d’État nord-américain, Mike Pompeo, et à la présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, dans laquelle il a exhorté à retirer la nation antillaise de cette liste de pays, considérant son inclusion comme une 'erreur de jugement atroce'.

'Les États-Unis n’ont pas d’autorité pour cela', a estimé le coordinateur de la plate-forme interreligieuse cubaine, ajoutant que cette liste a été élaborée indépendamment des opinions des religieux cubains, d’où cette vision complètement éloignée de la réalité du peuple.

En complément, le président de la Ligue islamique de Cuba, qui regroupe environ six mille pratiquants, rappelle le respect des institutions pour les différentes manifestations de foi.

La communauté musulmane, si attaquée dans d’autres parties du monde, a trouvé ici reconnaissance politique et sociale avant même de compter sur une personnalité juridique, a-t-il expliqué en terme d’exemple; personne n’a jamais été persécuté, et les incompréhensions ponctuelles causées par la méconnaissance ont toujours trouvé une solution rapide.

UNIS POUR LA PAIX ET POUR CUBA

'Notre principal objectif est la patrie', a déclaré à Prensa Latina Manuel Pérez, président de l’Association culturelle Yoruba de Cuba, qui insiste sur le fait que chacun peut pratiquer la religion qu’il veut, mais que les sentiments patriotiques et la défense de la paix unissent les Cubains de toutes les confessions.

Le révérend Joel Ortega, secrétaire exécutif du Conseil des églises de Cuba, estime que l’une des expressions de ce sentiment est la propre Plate-forme, qui réaffirme la possibilité d’un dialogue constructif entre les différentes manifestations religieuses.

'Les religions ont servi à diverses époques de conflits et d’affrontements, mais à Cuba nous pouvons nous asseoir à une table pour parler de la paix, l’un des droits de l’Homme les plus importants, parler de solidarité et savoir comment accompagner notre peuple dans les moments difficiles', précise-t-il.

Nous nous réunissons autour de la foi, ajoute Enrique Alemán, en plein exercice de la liberté religieuse et de tous les droits humains universels et patriotiques, parce que Cuba défend des valeurs qui lui sont propres, comme la solidarité et la dignité.

Cette harmonie de la communauté religieuse est également possible par le modèle social cubain, note Alemán, à quoi Ortega ajoute que, s’il est perfectible comme toute œuvre humaine, le processus social initié le 1er janvier 1959 a le mérite d’être du côté des plus nécessiteux.

Il souligne en outre son objectif irrévocable de 'créer une société où tout le monde a sa place, où la compréhension est ce qui prime, et qui est fondée sur le respect et le dialogue'.

'L’œuvre de la Révolution n’est pas en dichotomie avec les approches de la plupart des chemins de la foi : la pratique du bien, l’enseignement et la santé pour tous, le pouvoir de distribuer jusqu’à ce que nous n’avons pas, et le don de l’amour aux autres', insiste Aléman.

Avant d´ajouter : 'Toute église, tout temple, a trouvé un complément pour participer à la Révolution Cubaine'.

peo/arb/ool/kmg

*Journaliste à la Rédaction nationale de Prensa Latina

source:http://frances.prensa-latina.cu/index.php?option=com_content&view=article&id=885236:la-liberte-religieuse-a-cuba-est-un-fait-indeniable&opcion=pl-ver-noticia&catid=19&Itemid=101

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JEAN-YVES JEZEQUEL : RELIGION ET LAÏCITE

Par Le 28/10/2020

Religion et laïcité 

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 A la suite du discours d’Emmanuel Macron, à l’occasion de l’hommage au professeur Samuel Paty, décapité par un barbare, le monde musulman tout entier se déchaîne sur la France et demande le boycott de tous ses produits dans sa zone d’influence, à la demande du président Turc Recep Tayyip Erdogan qui rêve sans doute de devenir le grand Sultan et le restaurateur de l’empire Ottoman… 

Ce ne sont pas des « islamistes » qui réagissent aux paroles de Macron, mais le monde musulman dans son ensemble, et cela nous oblige à être plus clairs que jamais sur la question religieuse.

1 – La tolérance

La pratique d’une tolérance radicale devrait logiquement nous obliger à̀ être tolérants envers l’intolérance elle-même, ce qui n’aurait aucun sens, puisque si la tolérance tolérait l’intolérance, cette dernière aurait tôt fait de réduire au silence la tolérance qui pourtant aurait permis à l’intolérance d’être intolérante ! 

Les théories religieuses qui se basent sur une affirmation de « révélation » non relative mais absolue, par définition, de la part d’un dieu personnel transcendant, engendrent, les unes autant que les autres, des systèmes condamnés à se faire une guerre perpétuelle. L’existence des religions « coalitionnelles » (pour comprendre ce terme Cf., La libération de l’homme, tome 1, éditions Publibook, 2012, pages 123 et ss.) patriarcales monothéistes « révélées » est le plus pur garant d’une perpétuité de la guerre et l’assurance d’une impossibilité de la paix sur Terre. 

Les musulmans tués en Irak ou en Afghanistan par les soldats américains, iront-ils dans l’enfer chrétien ou dans le paradis d’Allah? Les soldats américains tués par des musulmans Irakiens iront-ils dans l’enfer des musulmans ou dans le paradis du christianisme paulinien que nous connaissons? Les musulmans tués par les juifs en Palestine, iront-ils dans l’enfer du judaïsme (le Shéol ou Géhenne) ou dans le paradis d’Allah ? Les juifs tués par des musulmans en Palestine iront-ils dans l’enfer des musulmans ou dans le paradis d’Abraham ? 

Le discours religieux se réclamant d’une révélation d’un dieu personnel transcendant, au sens qui a été théologisé par les trois monothéismes, ne révèle que son intolérance intrinsèque! Mais cette question ne se pose évidemment pas pour les adhérents «fidèles» de part et d’autre, puisque la religion de l’autre n’est jamais la vérité, ou ne représente «qu’une part de la vérité», incomplète donc au regard de la sienne ! 

Les « fidèles » des uns et les « infidèles » des autres sont condamnés à rester perpétuellement dans cette incohérence, puisque le principe dogmatique ferme et enferme une réalité à l’origine vivante, évolutive, dans l’étau d’une formulation verbale figée et abstraite, par définition. Disons-le d’emblée : C’est la conscience humaine qui est en cause au-delà de ces phénomènes de récupérations créant les religions. 

2 – La conscience

La conscience humaine est, par nature, évolutive. C’est parce que l’hominisation est progressive que la conscience peut s’incarner progressivement dans l’émergence sémantique, elle aussi progressive. 

Cette émergence sémantique et son évolution permanente, rendent compte de l’évolution permanente du savoir ainsi que des permanentes nouvelles capacités du cerveau à percevoir la réalité aléatoirement liée à l’évolutif permanent de ses capacités à l’appréhender. 

Les capacités mentales nées des nouvelles capacités cérébrales permettent l’émergence d’une nouvelle conscience toujours plus élaborée. La réalité vivante perpétuellement évolutive de la conscience fait que celle-ci est en advenir permanent, infini. Il est impossible de l’enfermer dans les cages culturelles, religieuses, dogmatiques, coalitionnelles du dressage de l’Homme à l’amour de sa soumission. 

3 – Le dogme

Ainsi, le dogme n’est pas «un radeau qui nous permettrait la traversée d’un fleuve nous séparant des rives de la ‘boddhéité’, de la ‘Terre Promise’ ou du ‘Royaume des Cieux’ ou du ‘Paradis d’Allah’ et dont il faudrait ensuite se débarrasser lorsqu’on aurait réalisé ce voyage », comme l’exprimait en substance André Comte-Sponville, mais je pense pour ma part que le dogme est en soi, dès le départ, une épave de la psychopathologie humaine nous entraînant à coup sûr vers les chutes vertigineuses des cataractes tumultueuses de la violence sectaire et de sa captivité mentale.

Chacun, par son propre parcours initiatique de la vie, peut trouver le gué naturel permettant de franchir lestement l’obstacle qui sépare sa conscience encore non suffisamment éveillée d’une intériorisation libérée ! Le parcours initiatique de la vie a pour finalité la connaissance mystique. L’incertitude, l’indécidabilité, le relatif, l’antagoniste paradoxal complexe, caractérisent l’expérience mystique qui est la pointe la plus avancée de ce que peut devenir une conscience supérieure, intériorisée. La religion en revanche est une déviation de cette expérience, elle est l’expression d’un échec de ce qui aurait dû naturellement devenir un éveil supérieur de la conscience…

La notion du « divin » doit donc être complètement revisitée et radicalement épurée des motivations coalitionnelles de la théologie au service d’une vision psychopathologique du divin.
L’expérience intérieure n’est possible qu’à travers une « nuit obscure de la foi », c’est-à-dire, une expérience qui a valu aux mystiques de toutes les religions coalitionnelles patriarcales (les trois monothéismes) les persécutions organisées par ces systèmes religieux. L’histoire des religions en est témoin. Juifs, Chrétiens et Musulmans honnêtes peuvent faire ce constat à travers leur histoire !

4 –  La différence entre Spiritualité et religion

L’intériorité humaine, souvent nommée spiritualité, relève d’une histoire naturelle de l’hominisation. Cette histoire démontre que l’origine des religions institutionnelles patriarcales s’enracine dans les processus inconscients des défenses pathogènes. C’est le phénomène coalitionnel, constituant l’un de ces processus inconscients des défenses pathogènes, qui va expliquer la nature de la religion. Il est indispensable de sortir du pathologique pour libérer l’harmonieux. Si l’Homme de ce temps désire retrouver sa capacité à vivre l’intériorité, il est nécessaire qu’il s’affranchisse du phénomène de la religion et de tout ce que celui-ci a généré dans la culture et la société. 

Une critique de la religion est ce qui reste le plus nécessaire à notre temps et le plus fondamental, si nous voulons libérer la spiritualité profonde de sa captivité et de son enfermement par le phénomène religieux. La religion en soi, est une perversion directement issue des défenses pathogènes des personnes qui ont été confrontées à cette expérience que Paul Diel appelait « l’effroi du sacré » (Cf., La divinité, Petite Bibliothèque Payot, 1991)… La religion est née à cause d’une erreur de comportement face à ce type d’expérience : au lieu de répondre à leur expérience de « l’effroi du sacré » par le système de défense naturelle, notamment la sublimation qui ouvre la porte à la surconscience qui est une sacralisation de la conscience appelée spiritualité, les créateurs des trois religions monothéistes (Akhénaton (alias Abraham) pour le judaïsme, Paul de Tarse (inventeur du christianisme que nous connaissons), Mohammed pour l’Islam) ont répondu à cette expérience par leur système de défenses pathogènes donnant naissance aux religions directement associées à une question de contrôle de l’angoisse par le pouvoir qu’elles ont toutes les trois justifié en le rattachant à une loi venue directement du dieu personnel transcendant « révélé » et donc incontestable… 

Les religions se sont ainsi construites sur une interprétation orientée ; elles se sont élaborées à travers ce que la psychanalyse a appelé un processus « d’archi-écriture » ou phénomène de mythologisation. Si l’intériorité humaine est une question qui concerne l’histoire de la conscience et celle de son évolution, elle a également quelque chose à voir avec la connaissance qui est essentiellement une expérience d’harmonisation du masculin et du féminin, permettant un éveil supérieur de la conscience. La connaissance « Gnose », c’est une expérience, un savoir par expérience, une compréhension du monde à la fois visible et invisible. 

Pour l’incarnation de la spiritualité, à travers le soutient d’une symbolique donnant visibilité à l’expression de l’expérience spirituelle, toutes les traditions spirituelles du monde ont exprimé cette connaissance et cette expérience naturelle de l’intériorité. L’archéologie, la critique historique factuelle et existentielle, la philologie, l’ensemble des sources connues le démontrent. Il n’est pas nécessaire ni encore moins inévitable de représenter l’intériorité en faisant appel à un dieu personnel transcendant révélé.

5 – La nécessité d’une critique des religions

Le champ pluridisciplinaire de la connaissance ainsi que les nombreux documents découverts par l’archéologie et déchiffrés par la philologie notamment, mettent à notre disposition, aujourd’hui, une somme considérable d’éléments majeurs qui nous permettent désormais d’opérer une complète relecture du phénomène religieux et de saisir, avec une plus grande précision, la nature de son origine, que nous pouvons appeler « intériorité humaine » ou « spiritualité » ou encore phénomène de conscience supérieure : la surconscience. 

Accepter cette analyse nécessite, pour le lecteur, une volonté impliquant la capacité d’une remise en cause personnelle, psycho-culturelle, la conscience de la nécessité évolutive permanente, véritable renaissance perpétuelle pour une libération jamais achevée de soi… Remettre à sa place la question de la religion et du même coup celle de l’intériorité humaine, c’est en réalité remettre à l’honneur la féminité libertaire qui redonne sens à l’éveil de conscience d’une humanité incarnée en évolution jamais achevée. Et c’est justement pour cela que surgit le blocage défensif pour les religions qui traitent les femmes comme le problème majeur de l’homme masculin…

Ainsi, se pencher sur la question de la libération de la personne humaine, nécessite l’examen du phénomène des religions « révélées », car il explique le fondement de tout ce qui va, ensuite, constituer l’organisation coalitionnelle des civilisations de répression ! On ne peut pas comprendre la pensée légitime d’une critique de la religion, avec ses motivations profondes, si la psychopathologie du phénomène religieux monothéiste reste méconnue. Cet examen et ce diagnostic doivent être posés si l’on veut comprendre ensuite la logique de la libération permanente de la personne humaine et ce que va impliquer le combat politique sur le terrain concret de la vie collective se voulant digne d’une humanité revendiquant sa conscience de Sapiens Sapiens ! 

« Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai pour que vous puissiez le dire librement. » (Déclaration attribuée à Voltaire) 

« …Au cours de toute ma vie, j’ai acquis la conviction que la religion constitue la barrière la plus redoutable à la libération de l’esprit… » Taslima Nasreen, Le Monde du 8 mars 1996. 

Le droit de penser, de dire ou d’écrire librement, découle naturellement de ce que la Déclaration des Droits de l’Homme affirme, notamment : qu’il n’existe ni droit, ni liberté de tuer, de torturer, de tourmenter, de maltraiter, d’opprimer, de contraindre, d’affamer, d’exploiter ou d’humilier une personne. 

Chacun est libre de ses opinions, et personne ne peut humilier quelqu’un sous prétexte que ses opinions sont contraires aux siennes. Actuellement l’amalgame est répété à profusion. Pourtant, critiquer n’est pas humilier. Si quelqu’un se sent « humilié » par la critique objective légitime, il doit alors se poser la question d’une emprise de sa psychopathologie personnelle et se faire aider par un professionnel…

On ne combat pas efficacement la bêtise humaine toujours possible ou l’ignominie en leur interdisant de s’exprimer. Au contraire, plus on permet l’expression, plus on crée une situation de fait qui remédie naturellement à ce qui pourrait être sot ou ignoble. C’est en ouvrant une plaie infectée que l’on assure sa guérison. 

Dans ce sens, la Loi Gayssot de 1992, est contraire au principe de la Déclaration des Droits de l’Homme. Cette loi suppose que face à un propos nocif ou choquant, l’individu se trouverait a priori incapable de porter un jugement par lui-même et qu’il aurait besoin, implicitement, d’un Surmoi tout-puissant qui penserait pour lui et qui veillerait sur lui en permanence, entraînant ipso facto sa relation de soumission à ce pouvoir qui prétend ainsi aller jusqu’à conduire sa conscience. 

Si la conscience peut s’exprimer librement, on lui donne dans ce cas le moyen de s’affiner, car une pensée haineuse ou intolérante périt de son propre venin. Une vérité qui s’impose à travers une affirmation absolutiste et intolérante s’interdit humainement d’être vraie. Elle est inévitablement condamnée à disparaître. Il faut le dire ici, c’est justement le cas des religions « révélées » qui affirment la loi d’un dieu absolu incontestable entraînant un discours de foi ne permettant pas une tolérance pour les autres manières de voir les réalités de la vie, puisque toute adhésion à un absolu exclut en soi tout le reste considéré comme relatif! Si l’absolu existe, le relatif ne peut exister. C’est pourquoi, toute religion « révélée » est en soi intolérante ; elle ne peut logiquement tolérer aucune relativisation puisqu’elle vient directement d’une « révélation » de l’absolu en soi. Enfin, les égarements éventuels d’une pensée ne sont pas moins instructifs que la droite ligne des adhésions conformistes. 

Ceci étant dit, l’expérience reste prioritaire sur les discours. Chercher à connaître par expérience, permet le discernement de la conscience et l’amour de ce qui peut être aimé, ainsi que le rejet de ce qui ne peut pas être aimé par une conscience éclairée. 

Ce qui éclaire la conscience c’est une connaissance qui associe l’analyse rationnelle à l’expérimentation émotionnelle existentielle. François Jacob écrivait dans « le jeu des possibles », Fayard 1981, que « rien ne cause autant de destruction que l’obsession d’une vérité considérée comme absolue… Tous les massacres ont été accomplis par vertu… au nom du combat contre la vérité de l’autre… » 

Depuis que les «religions révélées» patriarcales existent, celles-ci ont dénoncé «l’intolérance» de ceux qui ont osé les remettre en question et l’Homme a enfin découvert ce que pouvait être l’enfer ! Il n’y a, effectivement, plus de doute là-dessus : l’enfer est né avec les religions patriarcales puis il est devenu un « enfer-mement » à partir du moment où ces religions se sont affirmées comme « révélées ». 

Ainsi, critiquer la nature in se de la religion est souvent considéré, par les intellectuels eux-mêmes, comme une violation des non-dits. Au niveau individuel, la critique de la religion prend l’allure d’une agression, d’une menace pour son intégrité. C’est pourquoi, lorsqu’on émet une critique de la religion, on a toujours en face de soi, des réactions violentes, explicables du fait que l’Homme qui a construit la conscience de son être à partir d’une référence religieuse sécurisante et sécuritaire ne sait généralement pas qu’il a élaboré cette conscience sur la base de ses peurs fondamentales : celles qui habitent son angoisse existentielle. 

Il est devenu impossible de prononcer honnêtement une parole compétente sur la question religieuse et sur celle de l’intériorité, en se réclamant simplement de sa qualification d’historien des religions ou de théologien ou d’exégète… Tout en ayant éventuellement ces qualifications spécifiques, il est, de plus, tout à fait indispensable de se donner la peine de consulter l’ensemble des travaux qui ont été réalisés par la « cosmologie observationnelle », la paléontologie, l’archéologie, l’anthropologie, la philosophie, la psychologie cognitive, la psychosociologie, la psychologie des profondeurs, la psychanalyse, les psychologies analytiques, la psychologie transpersonnelle, l’ethnologie, la critique historique, la critique littéraire, la philologie tout ce qui appartient au domaine d’investigation des neurosciences et de la physique théorique elle- même, pour aborder honnêtement la question du phénomène des religions et encore plus celle de l’intériorité. Tout cela constitue aujourd’hui l’outillage nécessaire au travail critique.

Dans cette perspective d’exploration sur la question de la religion et de l’intériorité, mon propos est d’aider toute personne de bonne volonté, à comprendre l’idée que nous pouvons nous faire, aujourd’hui, de l’intériorité humaine et comment les religions patriarcales «révélées» peuvent constituer un détournement de cette intériorité à des fins, dites « coalitionnelles ». Or, là il faut bien l’avouer, l’Islam notamment est très loin d’être à l’aube d’une critique de sa religion et de ses archaïsmes évidents liés au créateur de cette religion qui dans la modernité est largement dépassée par l’existentiel concernant les humains d’ici et de maintenant…

6 – Le fanatisme religieux

Il faut bien l’avouer, dans ce domaine, il est habituel de rencontrer le mépris et la haine, parfois la tétanie de la raison ou l’hystérie de ceux qui réagissent à la critique jugée blasphématoire et quasi passible des fatwas spécifiques à chacune des trois religions patriarcales « révélées », car précisons-le, les autres traditions qui ne se revendiquent d’aucune révélation de dieu personnel transcendant n’ont pas de fatwa ni prétention à imposer leurs idéologies dogmatisées. 

« Tirs Croisés », publiée chez Calmann-Lévy, 2004, nous révèle, ce que l’on peut s’attendre à trouver dans les trois religions patriarcales «révélées» en matière de fanatisme. 

La croyance, les dogmes, la morale des trois religions monothéistes, le fanatisme sectaire de toutes les religions patriarcales coalitionnelles « révélées », les bigoteries de tout poil, l’organisation de tous les cléricalismes, sont le symptôme visible d’une psychopathologie collective invisible, relevant d’une arriération mentale de l’humanité. Les religions patriarcales sont le « péché originel » d’une certaine société qui n’est pas parvenue à assumer son accession à la conscience de la conscience… 

Pouvons-nous, l’espace de quelques secondes, nous imaginer un monde sans les religions patriarcales coalitionnelles « révélées » ? Il n’y aurait plus les massacres du Sinaï, de Jéricho… Plus de croisades, plus d’Inquisition, plus de chasse aux sorcières, plus de massacre de la Saint Barthelemy, plus de fatwas, plus ces chapelets d’attentats suicides, plus de décapitation barbare dans la rue, plus d’atrocités entre les catholiques et les protestants d’Irlande du nord, plus de guerre israélo-palestinienne, plus de massacres entre orthodoxes et serbo-croates, plus d’extermination des Juifs, plus de goulags idéologiques, plus de Conspiration des poudres, plus de partition de l’Inde, plus d’assassinats de médecins pratiquant l’IVG par les catholiques et protestants fanatiques, plus de télévangélistes hystérisés pour hurler hypocritement à la face des abusés ou des imbéciles heureux que « dieu veut qu’ils déversent leur porte monnaie jusqu’à ce que cela fasse mal »(!), plus de Talibans pour pratiquer des égorgements publiques, lapidations et pendaisons de jeunes filles qui ont osé chercher à exister en respectant leur nature humaine, plus de femmes lapidées, humiliées et flagellées jusqu’au sang pour avoir découvert un carré d’épaule, plus d’Institutions totalitaires religieuses pour éliminer à la dynamite les grands témoins des civilisations qui ont rendu compte de l’histoire de l’hominisation et de la conscience, plus de négation systématique d’une nature humaine accusée d’être déchue, tombée, pécheresse, coupable… ! Quel silence tomberait soudain sur la Terre, quelle paix inouïe, quelle tranquillité sereine envahirait le monde, quel soulagement inespéré, pour tous, d’être enfin libérés de la haine et de la corruption de la morale et de la croyance, quel bonheur de voir enfin fleurir le printemps, tant espéré, de l’éthique naturelle des humains éveillés ainsi à une conscience supérieure de la vie, du mouvement et de l’être… ! 

7 – Incompatibilité entre dogme religieux et la réalité de l’indécidabilité

Mon expérience personnelle est toute relative à moi-même, elle est liée à mon état d’évolution intra-psychique, à mes connaissances, à ma conscience là où elle est parvenue, notamment en relation avec la capacité de mon cerveau de Sapiens Sapiens à se représenter ce qui peut, par lui, être perçu. La réalité étant antagoniste (au sens de Stéphane Lupasco), paradoxale et complexe, il est impossible de l’enfermer dans une vision déterministe des choses. C’est dire à quel point toute forme de dogmatisme peut être dérisoire. Ce qu’il y a donc de plus certain, c’est l’incertitude perpétuelle dans laquelle nous nous trouvons et avançons au cours de notre parcours de vie qui semblerait, de cette manière, avoir manifestement une finalité initiatique. Dans cette perspective, le contraire d’une vérité ne serait pas une erreur mais, plus humblement, une vérité contraire. 

Il est certainement sage de se situer dans l’indécidabilité, comme la présente le théorème de Gödel, pour appréhender le réel, car ce réel implique bien autre chose que ce que nous avons pris l’habitude d’entendre déclaré comme « vérité révélée ». S’il y a une « vérité », il est nécessaire de considérer celle-ci comme étant une « vérité relative ». 

8 – Ignorance et vie privée

Rien n’est aussi difficile à apercevoir que ce qui devrait nous crever les yeux ! 

Le grand succès de la domination du discours religieux coalitionnel patriarcal a été garanti par l’ignorance entretenue grâce à la confiscation du savoir. En ce qui concerne le christianisme que nous connaissons, il est évident qu’une domination de l’idéalisme platonicien a été favorisée par l’historiographie classique. C’est le christianisme judaïsant, initié par Paul de Tarse, qui va utiliser cet idéalisme et l’imposer par la force à tout l’Occident et aux nations « évangélisées » à coup de canons et d’interdits. 

Concernant l’Islam, l’actualité récente autour de l’affaire d’une republication des caricatures du prophète n’a fait que confirmer davantage ce propos. Pourquoi, malgré la Révolution et les Lumières, le pouvoir républicain laïc continue-t-il de dérouler le tapis rouge à ce monde religieux qui nous vend son intolérance? Pourquoi continuer à lui offrir une tribune de choix, pourquoi plier le genoux devant lui et lui faire tant d’honneur?! 

La manipulation opérée par les musulmans et en particulier les Imams présents en Europe, est violente dans l’affaire des caricatures : l’intention est claire, la religion affirme qu’elle ne peut être considérée, pour l’Islam, (ni, en réalité, pour aucune des deux autres religions patriarcales révélées, devenues, quant à elles, plus discrètes dans leur affirmation aux méthodes plus subtiles) comme une question purement privée, elle est communautaire, elle s’impose à tout individu. 

Le phénomène des religions est un phénomène relevant de la psychologie coalitionnelle et dont le but, surtout pas annoncé, est le dressage à l’amour de la soumission.
C’est d’ailleurs l’un des sens du mot « Islam » qui ne se réduit pas seulement à la « soumission ». Ce qui est sans doute le plus consternant, c’est la « pérennité » de l’ignorance. L’ignorance est l’origine perpétuelle des égarements de l’Homme et le secret de son dressage à l’amour de sa soumission entraînant la cause même de tous ses malheurs. 

Conclusion

L’intériorité humaine, contrairement à la religion, appartient à ce que l’on peut appeller l’Homo Sapiens Sapiens Ethicus. La conscience intime de la personne humaine lui donne accès à la spiritualité donnant naissance à une éthique de responsabilité et de liberté. La religion impose une loi divine et la morale précédant tout débat libre et responsable de la personne humaine, entre le bien et le mal. La religion impose la loi divine comme étant supérieure à toute loi humaine, alors que cette loi venue d’un interventionnisme divin, prétend réparer les avatars de sa création avec laquelle il se contredit formellement, puisque c’est lui, la perfection et l’absolu, qui fut le créateur de ce monde ayant pu, paradoxalement devenir mauvais, en ayant besoin de son interventionnisme réparateur et de sa « révélation », sa création ayant été incapable de reconnaître par elle-même son créateur… ! 

Le « phénomène de l’intériorité humaine » est, en réalité, un phénomène naturel, et non pas surnaturel, issu du fonctionnement spécifique de la complexité cérébrale de l’homo Sapiens Sapiens ! Le « phénomène de la religion » se différencie complètement du «phénomène de l’intériorité humaine». L’intériorité humaine est reliée à un besoin naturel de sublimation et elle est une conséquence, naturelle, du fonctionnement du cerveau humain, tel qu’il s’est développé à travers la longue histoire de l’hominisation. 

Ainsi donc, les athées eux-mêmes sont tout aussi concernés par la spiritualité que les « autres » non athées. Des études statistiques ont démontré que nous n’avons pas besoin de références religieuses pour être bons ou mauvais. Ce sont les gens qui appartiennent aux religions patriarcales coalitionnelles « révélées », exploitant la culpabilité des individus, qui pensent que c’est la religion qui porte quelqu’un à être bon. La réalité est tout autre. 

Dans la France constitutionnellement laïque, les Français, se différenciant des « élites » au pouvoir bien souvent en opposition frontale avec la Constitution, pensent que la religion est définitivement une affaire de vie privée et qu’elle doit rester dans la sphère de la vie privée si quelqu’un estime légitimement qu’il a besoin de cette prothèse idéologique l’aidant provisoirement à vivre sa vie.

Jean-Yves Jézéquel

Dans RELIGION

LE PAPE RECONNAIT ENFIN QUE DES RELIGIEUSES ONT SERVI D’ «ESCLAVES SEXUELLES» AU CLERGE ET QUE CERTAINS PRETRES CONTINUENT A LE FAIRE

Par Le 29/09/2020

Le pape reconnaît que des religieuses ont servi d’«esclaves sexuelles» au clergé

«Cela fait longtemps que nous travaillons sur ce dossier», a expliqué le pape, après avoir assuré que le phénomène se rencontrait «partout».

 Le pape François a admis mardi que certains prêtres s’étaient servi de religieuses comme « d’esclaves sexuelles » et le faisaient encore. (Archive)
Le pape François a admis mardi que certains prêtres s’étaient servi de religieuses comme « d’esclaves sexuelles » et le faisaient encore. (Archive) Capture d’écran/« Pope Francis - A Man of his World »
 
Par Le Parisien avec AFP

Le 6 février 2019 à 17h44, modifié le 7 février 2019 à 10h14

En admettant mardi que des prêtres se sont servis de religieuses comme « esclaves sexuelles » - et que certains continuent à le faire -, le pape François a ouvert un nouveau et sombre chapitre dans le scandale des abus sexuels qui ébranlent l'Eglise catholique.

« C'est la première fois que le pape, mais aussi l'Eglise en tant qu'institution, admet que ces abus ont lieu, et c'est extrêmement important », assure Lucetta Scaraffia, rédactrice en chef de « Women Church World », le supplément féminin du journal du Vatican, l'Osservatore Romano.

Interrogé dans l'avion qui le ramenait mardi des Emirats arabes unis, le pape François a reconnu que « des prêtres et des évêques » avaient commis des agressions sexuelles sur des religieuses.

Des faits déjà connus en France

Ce phénomène peut se rencontrer « partout », mais il est plus présent dans « quelques congrégations nouvelles et dans quelques régions », a-t-il précisé, ajoutant : « Cela fait longtemps que nous travaillons sur ce dossier ».

Si le problème est présent dans toute l'Eglise, il l'est tout particulièrement en Afrique, en Asie et en Amérique latine. Ainsi, des abus sur des religieuses ont été dénoncés du Chili à la République Démocratique du Congo, en Italie, au Kenya, au Pérou ou encore en Ukraine. En Inde, une religieuse a récemment accusé un évêque de l'avoir violée à de nombreuses reprises.

Le pape a rendu hommage à son prédécesseur Benoît XVI, qui a eu « le courage de dissoudre une congrégation féminine » où « s'était installé cet esclavage des femmes, esclavage allant jusqu'à l'esclavage sexuel des femmes par des clercs et par le fondateur ».

Jorge Bergoglio évoquait la congrégation française des Sœurs contemplatives de Saint-Jean, dont les supérieures ont été écartées après une enquête du Vatican sur des dérives sectaires et sexuelles.

Des abus de pouvoir sous des formes multiples

Par « esclavage sexuel », il entendait une « manipulation, une forme d'abus de pouvoir qui se reflète aussi dans des abus sexuels », a précisé le Saint-Siège.

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Le scandale des prêtres violant ou abusant des religieuses s'inscrit dans celui plus large des abus de pouvoir qui ont permis à des membres du clergé pédophiles de nuire en toute impunité pendant des décennies dans nombre de pays.

Dans le sillage des révélations sur les vastes abus contre les enfants et du mouvement #MeToo, des religieuses ont commencé ces dernières années à élever la voix à leur tour.

L'espoir d'une commission d'enquête

Au point de voir « Women Church World » consacrer son dernier numéro aux religieuses violées, forcées à avorter ou à élever seules, chassées de leur communauté, des enfants jamais reconnus par leur prêtre de père.

Et la semaine dernière, un haut responsable d'un ministère du Vatican, accusé par une ancienne religieuse allemande d'avoir été trop pressant pendant une confession, avait finalement démissionné, quatre ans après un procès canonique qui lui avait valu un simple avertissement.

« Tant de plaintes ont été envoyées au Vatican et n'ont pas été suivies d'effet », regrette Mme Scaraffia. « J'espère vraiment qu'une commission va être mise en place pour enquêter et que des religieuses expertes sur ce sujet vont être appelées à y participer ».

Une parole difficile à libérer

« Ils pourraient entamer rapidement des procès, et surtout en parler, parce que c'est le silence qui permet aux violeurs de continuer à violer », ajoute-t-elle.

Mais pour les victimes, « ce n'est pas facile de parler. Elles craignent que cela se retourne contre elles ou contre leur congrégation », explique Mme Scaraffia.

Pour elle, l'essence du problème réside dans le pouvoir des prêtres sur la vie des religieuses, de leur entrée dans les ordres aux détails de leur quotidien et jusqu'à leur salaire. « Elles ne sont pas reconnues comme des égales ».

https://www.leparisien.fr/international/le-pape-reconnait-que-des-religieuses-ont-servi-d-esclaves-sexuelles-au-clerge-06-02-2019-8005818.php?fbclid=IwAR3Cp0r3IuN5BX23TBTu-mgvE_IlLeFL_r667TaB_V10J6Vp2ZLpbO1UfJc#xtor=AD-1481423552


 

Dans RELIGION

FRANCIS ARZALIER : QUI MANIPULE LES SENTIMENTS RELIGIEUX ?

Par Le 09/08/2020

QUI MANIPULE LES SENTIMENTS RELIGIEUX ?

jeudi 6 août 2020, par Francis Arzalier

Ne nous trompons pas d’adversaires !
Durant quelques jours, tous les bien-pensants de service, députés En Marche et Experts télévisés, n’ont cessé de dénoncer le dirigeant turc Erdogan, qui avait, le salaud, décidé que Sainte Sophie, ce joyau architectural né du passé byzantin d’Ankara, accueillerait à nouveau des prières musulmanes. Sainte Sophie, cathédrale Orthodoxe de Constantinople, mosquée de l’Empire Ottoman après la conquête turque, était devenue un musée depuis la République laïque de Kemal Ataturk après la Premiere guerre mondiale.

Certes, la décision d’Erdogan n’était pas innocente, elle est caractéristique de ce régime réactionnaire, autoritaire, nationaliste, qui n’hésite pas à utiliser la religion musulmane, majoritaire en Turquie, pour combattre les opposants, et se poser en leader au Moyen-Orient, où elle a pour concurrents d’autres puissances " musulmanes " comme l’Arabie Saoudite, le Qatar, et aussi l’État colonial " Juif " d’Israël. Rappelons au passage que tous ces États sont des alliés fidèles de l’Impérialisme OCCIDENTAL, qu’ils ont tous contribué à la guerre organisée par les Occidentaux contre l’état national de Syrie, et celle économique contre l’État national d’Iran, deux nations tout aussi musulmanes que Turquie ou Arabie. Tous ces vautours moyen-orientaux utilisent la religion à leur service, aussi bien à Tel Aviv qu’à la Mecque. Mais ne soyons pas naïfs : leurs motivations n’ont aucun rapport avec le Coran ou la Bible qui leur servent de prétextes, elles se disputent les zones d’influence, les ressources pétrolifères et gazières en Libye et en Méditerranée orientale, dans un jeu complexe de concurrence inter-imperialiste. Il arrive même que la Turquie d’Erdogan, qui est pourtant un membre essentiel de l’Alliance occidentale de l’OTAN ( les bases états-uniennes de Turquie sont équipées de fusées et bombes nucléaires US ), négociée avec la Russie pour obtenir des zones d’influence en Syrie, où elle soutient des milices intégristes, ou s’oppose à la France de Macron en Libye !
Non, vraiment, ce nœud de vipères moyen- oriental et occidental n’a rien d’une guerre de religions, même si les diverses religions ( musulmans sunnites, Wahabites ou chiites, juifs sionistes, chrétiens orthodoxes ou catholiques, etc. ) servent souvent de prétextes ou de manipulation politicienne. Mais notre France ou la pratique religieuse n’est plus que minoritaire ne connaît-elle pas les mêmes manipulations du religieux par nos dirigeants politiques ?
Certes, la Constitution française est laïque depuis plus d’un siècle, et cette conquête politique est un acquis pratiquement unique en Europe. Et si elle est finalement peu mise en cause officiellement par nos gouvernants, c’est que la pratique chrétienne se limitant à moins de 10/100 des Français, Il n’y a plus guère de gains électoraux à chercher de ce côté là de l’opinion.
Cela ne signifie en rien qu’ait disparu l’instrumentalisation du religieux dans notre société, ne serait ce que de façon négative. Ainsi, notre histoire coloniale et la Guerre d’Algérie a légué à une bonne part de l’opinion française ( tous les sondages le disent ) une méfiance et parfois une hostilité à l’égard des Musulmans, souvent confondus avec " les Arabes ". Cela se traduit trop souvent par l’assimilation de l’Islam et de l’intégrisme, voire le terrorisme. Parfois par des sous-entendus, quand des ministres dénoncent le " communautarisme " des banlieues pauvres, et peuplées de fils ou petits fils d’immigrés maghrébins.
Et le Président Macron, " chef de guerre" au Sahel, justifie auprès des Français sa guerre au Mali et Burkina en réduisant les groupes dissidents locaux qu’il y combat à des fanatiques religieux " djihadistes ", alors que tous les analystes de bonne foi savent bien que les motivations de ces insurgés sont diverses, et vont de la délinquance à la pauvreté, et relèvent souvent des défaillances des États locaux corrompus et soumis aux sponsors occidentaux.
Les médias complaisants à son égard ne sont pas en reste : ils ont quasi unanimement présenté le soulèvement populaire massif du peuple malien comme religieux, parce que l’ imam Dicko en est UN des porte-paroles, en occultant tous les autres et le profond ressentiment POLITIQUE ET SOCIAL de tout un peuple.
Autre exemple de cette hypocrisie d’État d’un pouvoir Français libéral et laïque : notre gouvernement vient d’accorder une aide que nos télés ont trouvée généreuse au système éducatif du Liban, pays en crise sociale et politique, dont les dirigeants sont traditionnellement alliés de la France, leur ancienne puissance coloniale. Cette manne sera, nous dit on, "attribuée aux écoles francophones". Certes ! Mais ce que nos communicants ne disent pas, c’est que le Liban n’ayant pas une Constitution laïque, mais confessionnelle, les écoles et Universités "francophones" sont Chrétiennes, a l’exclusion de toutes les autres. Ne serait-ce pas la du communautarisme, que dénonce notre Président ?

http://acca.1901.org/spip.php?article91


 

Dans RELIGION

UN CARDINAL AMÉRICAIN, RÉSIDANT EN ITALIE EXHORTE LES FIDÈLES A VIOLER LE CONFINEMENT EN SE RENDANT AUX MESSES CATHOLIQUES

Par Le 23/03/2020

L'église catholique Saint-Gabriel de Paris, rue des Pyrénées

Un cardinal résidant en Italie exhorte les fidèles à violer le confinement en se rendant aux messes catholiques

© Sputnik . Oxana Bobrovitch

INTERNATIONAL

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Le cardinal américain Raymond Burke, qui réside en Italie, a publié un communiqué en ligne dans lequel il appelle les fidèles à se rendre à la messe. Bien que le pays soit durement touché par le coronavirus, il estime que c’est une activité qui ne peut être suspendue car elle est vitale.

Samedi 21 mars, le cardinal américain Raymond Burke a affirmé que les prières et sacrements offerts lors de la messe étaient des besoins essentiels pour l’Homme, et par conséquent que les messes n’auraient pas dû être suspendues à cause de l’épidémie de coronavirus. Il vit pourtant en Italie, le pays qui compte le plus de victimes du Covid-19 dans le monde.

Dans sa lettre publiée en ligne, le cardinal a notamment rappelé l’importance de «notre relation avec Dieu», avant d’affirmer que «tout comme nous pouvons acheter de la nourriture et des médicaments, tout en veillant à ne pas propager le coronavirus, nous devons également pouvoir prier dans nos églises et chapelles».

 

L'église catholique Saint-Gabriel de Paris, rue des Pyrénées

© SPUTNIK . OXANA BOBROVITCH

«Nos journées ressemblent à celles de moines»: les églises face au confinement

Il estime qu’il est possible d’organiser des messes tout en respectant les mesures élémentaires pour éviter de contaminer ses proches, notamment les distances de sécurité. Il a également rappelé qu’il existe des textes spéciaux pour les messes «en temps de peste».

Diffusion des messes en ligne

Les lieux de cultes sont en effet concernés par les restrictions du gouvernement italien, afin d’éviter tout rassemblement non essentiel. Le pape François a d’ailleurs montré l’exemple en célébrant des messes en l’absence de fidèles mais diffusées en ligne. De nombreux clergés dans le monde ont été invités à trouver des alternatives pour leurs prières, par exemple via les réseaux sociaux.

https://fr.sputniknews.com/international/202003231043368362-un-cardinal-residant-en-italie-exhorte-les-fideles-a-violer-le-confinement-en-se-rendant-aux-messes/



 

Dans RELIGION

PLUS DE RELIGION ÉGALE MOINS DE SCIENCES

Par Le 14/03/2020

PUBLIÉ LE PAR HUET

Plus de religion égale moins de sciences

 

Peut-on concilier la croyance religieuse et une attitude scientifique ? Les partisans de cette thèse mettent en avant quelques noms de grands scientifiques ayant affirmé que leurs recherches ne les empêchaient pas de croire en Dieu. Mais les sociologues – des scientifiques eux aussi – n’acceptent pas de se contenter de quelques exemples. Ils veulent vérifier si cette thèse tient toujours debout lorsqu’on la confronte à des données issues d’une pratique sociologique classique : l’enquête sur les opinions et attitudes des populations.

Spoil direct : non, la thèse ne tient pas debout, elle s’écroule. Du moins pour les populations des Etats-Unis d’Amérique et d’Europe, montre une étude publiée récemment (1). Le résumé de l’étude l’affirme sans vraiment prendre de précautions oratoires : «quel que soit le pays considéré, plus les individus s’identifient à une religion et la pratiquent fortement, moins ils ont de compétence scientifique. D’autre part, c’est l’ensemble des représentations des sciences qui est affecté par l’univers religieux des individus. Plus les individus adhèrent à une religion, moins ils ont des attitudes positives envers les sciences. Les Européens et les Américains les moins religieux sont ceux dont les représentations des sciences et de leurs répercussions sociales sont les plus positives.»

Effet cognitif de la croyance en Dieu

Yves Gingras et Kristoff Tallin, deux sociologues patentés du Centre interuniversitaire de recherche sur la science et la technologie (CIRST, Québec, Canada), le second étant chercheur au CNRS, ont utilisé des résultats d’enquêtes sur les croyances et pratiques religieuses (2) permettant de dépasser les «inévitables variations individuelles qui n’ont qu’une valeur anecdotique» afin d’accéder aux «tendances sociales lourdes». Chez les scientifiques eux-mêmes, la dite tendance est anciennement mesurée : la «croyance en un Dieu personnel» n’était en 1914 que de «27% de l’élite scientifique américaine» (Leuba, 1916). Une part qui avait chuté à 15% en 1933 (Leuba, 1934). Un demi-siècle plus tard, une enquête similaire mesurait une accélération du déclin de cette croyance en milieu scientifique, limitant à «7% la proportion de croyants en un Dieu personnel» (Larson et Witham, 1998)

L’effet cognitif de la pratique scientifique sur la croyance en Dieu semble donc massif, mais qu’en est-il de la population générale ? Comment, s’interrogent les deux sociologues, «les attitudes envers les sciences varient en fonction du type et du niveau de croyances religieuses» ?

+ de religion = – de sciences

Premier résultat, massif, des trois enquêtes, une corrélation d’airain : plus on connait de sciences et moins le niveau de croyances religieuses est élevé… et inversement. Un constat dont la régularité est impressionnante surtout lorsque l’on se penche sur l’intensité des pratiques religieuses. A l’exception des musulmans (mais c’est là un résultat jugé douteux par les deux sociologues en raison d’un trop faible effectif), on observe un gradient. Plus la fermeté de l’opinion des non religieux est élevée (l’athéisme revendiqué étant son degré le plus haut) et plus les compétences scientifiques sont affirmées.

A l’inverse, plus les pratiques religieuses sont intenses (fréquences des prières, etc) et moins les connaissances scientifiques sont partagées. La conclusion des deux auteurs s’exprime ainsi : «Les résultats présentent donc une logique très structurée par rapport à la compétence scientifique : plus les personnes sont intégrées à une religion, moins elles sont performantes sur le plan des connaissances scientifiques. Par ailleurs, les indicateurs du niveau de pratique religieuse, de la prière et de l’importance de la religion dans la vie quotidienne varient tous dans le même sens : plus l’individu est pratiquant, priant ou religieux, moins son score de compétence scientifique est élevé.»

L’étude américaine permet de cibler des groupes particuliers, comme celui des évangélistes (à 86% se déclarant protestants, et 12% catholiques). Ce groupe particulièrement pratiquant affiche les plus mauvais résultats en connaissances scientifiques.

l’athée plus compétent

Mais dans quel sens fonctionne la causalité ? Nos deux sociologues n’ont évidemment pas négligé les autres causes possibles des corrélations observées. Et ont donc creusé les variables d’âges, de genre et de niveau d’études.

Les résultats sont assez peu surprenants. Dans l’enquête américaine,  les hommes affichent de meilleures connaissances que les femmes (3). En dessous de 55 ans, pas de différences notables… et au dessus de 55 ans il s’agit d’un effet de l’âge de fin de scolarité. Une relation linéaire apparaît entre niveau d’études et score moyen de compétences scientifiques. Mais… Mais si l’on croise avec les données sur les religions, l’effet de ces dernières réapparaît sans l’ombre d’un doute : quel que soit l’âge de fin d’études, les sans religions sont toujours plus compétents en science que les religieux à âge égal. Plus encore : un individu «agnostique ou athée» de niveau d’étude «secondaire ou moins» sera en moyenne plus compétent en science qu’un «protestant ou catholique» de niveau «baccalauréat ou plus» ! Un résultat qui ne peut s’expliquer que par un rapport plus positif aux sciences et à leurs utilisations par les sociétés, général chez les sans religions, agnostiques et athées, favorable à la mémorisation de savoirs. Un rapport plus positif qui se lit dans les questions portant non sur les connaissances mais sur l’appréciation de l’apport des sciences aux sociétés humaines.

Dans les enquêtes européennes, «seule l’appartenance au protestantisme n’affecte pas la compétence scientifique de manière notable», notent les deux sociologues.

Exit, donc, le soit disant bénéfice d’un « dialogue sciences/religions » au service de la rationalité. Les convictions religieuses pèsent manifestement sur la capacité des populations à s’approprier les résultats d’une approche scientifique du monde. Elles pèsent donc négativement sur leurs capacités à discuter en démocratie des usages des technologies qui en sont issues. La vogue du « naturel » – au sens ancien d’un ordre divin puisque la Nature est création divine – opposé à l’artificiel, et cela sans aucune analyse des avantages et des risques des objets naturels et artificiels en débat, en témoigne abondamment. Ainsi, la péridurale proposée à la femme qui accouche devient une pratique artificielle, donc mauvaise par principe, opposée à la douleur « naturelle » de l’accouchement « naturel » qu’il faudrait donc accepter sans se rebeller. Exemple facile. En voici un moins aisé : tout organisme génétiquement modifié est nécessairement mauvais, sans analyse de ses avantages et inconvénient, parce qu’il n’est pas « naturel » (alors que les ravageurs des cultures ou les adventices, eux, sont naturels…).

Sylvestre Huet

(1) Note de recherche 2020-02, CIRST.

(2) Les deux enquêtes Eurobaromètres menées en 2005 et en 2010 auprès des pays membres de l’Union européenne dont les données incluent les variables concernant la religion d’appartenance, le niveau de pratique religieuse et la croyance en l’existence d’un Dieu. Cela permet de prendre en compte différentes dimensions du rapport aux religions. La représentation des sciences est abordée sous plusieurs angles différents (à partir des connaissances scientifiques, des explications scientifiques et des attitudes par rapport aux sciences). Et l’enquête menée par le Pew Research Center en 2018 aux États-Unis. Les données nous informent sur l’appartenance à une religion, l’intensité de la pratique religieuse, la fréquence de la prière et l’importance de la religion dans la vie quotidienne. Les connaissances scientifiques sont mesurées à partir d’une série de neuf variables permettant d’élaborer un score de connaissance scientifique.

(3) Les questionnaires ne permettaient pas de creuser avec précision l’effet « prudence féminine » qui conduit ces dernières à répondre plus souvent « je ne sais pas » lorsque c’est possible tandis que les hommes ont plus souvent tendance à répondre au pif plutôt que d’admettre leur ignorance ce qui gonfle équitablement les bonnes… et les mauvaises réponses aux questions de connaissances scientifiques. Un résultat connu par ailleurs. Cette « prudence féminine » peut d’ailleurs s’interpréter de manière positive : savoir qu’on ne sait pas est une attitude profondément scientifique puisqu’elle conduit à la recherche (lire Sciences, les Français sont-ils nuls ?).

https://www.lemonde.fr/blog/huet/2020/03/11/plus-de-religion-egale-moins-de-sciences/


 

Dans RELIGION

PEDOCRIMINALITE DANS L'EGLISE CATHOLIQUE : LE CARDINAL BARBARIN EST RELAXE EN COUR D'APPEL. LES PARTIES CIVILES VONT SE POURVOIR EN CASSATION

Par Le 30/01/2020

Pédophilie dans l’Église: le cardinal Barbarin relaxé en appel

   

Jugé pour non-dénonciation d’agressions pédophiles, la Cour d’appel de Lyon a relaxé le cardinal ce jeudi. Les parties civiles vont se pourvoir en cassation.

Pédophilie dans l’Église: le cardinal Barbarin relaxé en appel

 

La Cour d’appel de Lyon a relaxé jeudi le cardinal Philippe Barbarin, jugé pour ses silences sur les abus sexuels passés d’un ex-prêtre du diocèse. Les parties civiles annoncent un pourvoi en cassation.

Le 7 mars dernier, le tribunal correctionnel avait condamné l’archevêque de 69 ans à six mois de prison avec sursis pour ne pas avoir dénoncé les agressions sexuelles commises par Bernard Preynat sur de jeunes scouts entre 1971 et 1991.

Mgr Barbarin, plus haut dignitaire catholique de France, avait choisi de faire appel de cette décision. Il souhaitait obtenir la relaxe dans cette affaire.

«Cette injustice est aujourd’hui réparée (...) le cardinal Barbarin est innocent», s’est félicité l’un de ses avocats, Me Jean-Félix Luciani, après le rendu de l’arrêt de la cour d’appel.

En première instance, les juges avaient estimé qu’en ne dénonçant pas à la justice les actes qui lui avaient été rapportés par une victime en 2014, Philippe Barbarin avait choisi de «préserver l’institution».

Le Primat des Gaules en titre, dont le pape a refusé la démission, avait immédiatement interjeté appel, ne s’estimant pas coupable devant la justice des hommes — il avait en revanche demandé «pardon pour (ses) propres fautes» lors d’une messe.

«Je n’ai jamais cherché à cacher, encore moins à couvrir ces faits horribles», a toujours dit le prélat, tandis que les victimes dénonçaient une«omerta» dictée par le Vatican.

Lors du procès en appel fin novembre, l’avocat général Joël Sollier avait réclamé la relaxe, dissociant le «cas individuel» du cardinal Barbarin et les«fautes morales et pénales» commises par l’Église face à la pédocriminalité dans ses rangs.

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Dans RELIGION

LES ARABES S'ÉLOIGNENT DE PLUS EN PLUS DE LA RELIGION : LES TUNISIENS EN TETE DE LISTE SUIVIS DES LIBYENS, ALGÉRIENS, LIBANAIS, MAROCAINS…

Par Le 21/01/2020

 

Les arabes s’éloignent de plus en plus de la religion : Les tunisiens en tête de liste

Par

Selon une enquête réalisée par le réseau ” Baromètre arabe” sur le moyen orient et l’Afrique du Nord auprès de plus de 25.000 personnes, les Arabes disent de plus en plus qu’ils ne sont plus religieux.

Voici quelques résultats de l’enquête, pour BBC News, dans 10 pays et les territoires palestiniens entre la fin de 2018 et le printemps 2019 :

Selon la graphique, les tunisiens se classent en tête de liste, suivis des libyens, algériens, libanais, marocains, égyptiens, soudanais, palestiniens, jordaniens, irakiens et les yéménites se classent au dernier rang.

En effet, selon la même source, depuis 2013, le nombre de personnes identifiées comme «non religieuses» dans la région est passé de 8% à 13%. La hausse la plus importante se trouve chez les moins de 30 ans. Dans tous les pays présents, seul le Yémen a connu une baisse dans la catégorie.

https://www.tunisienumerique.com/les-arabes-seloignent-de-plus-en-plus-de-la-religion-les-tunisiens-en-tete-de-liste/?fbclid=IwAR0UUZVIvbVr2_YllK2THXs8-wHho2MIAnzk3h-zSZotwbq7TOruOTyjAtE


 

Dans RELIGION

LE PAPE FRANCOIS LEVE LE SECRET PONTIFICAL SUR LES AGRESSIONS SEXUELLES AU SEIN DE L'EGLISE CATHOLIQUE

Par Le 17/12/2019

Le pape François lève le secret pontifical sur les abus sexuels au sein de l’Eglise catholique

Les informations sur les dénonciations, procès et verdicts concernant les agressions sexuelles dans l’Eglise seront davantage rendues publiques, a annoncé le Vatican mardi.

Par Cécile Chambraud  Publié aujourd’hui à 13h59, mis à jour à 15h58

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Les associations de victimes de violences sexuelles dans l’Eglise catholique l’accusaient d’être un instrument de dissimulation et réclamaient depuis longtemps son abrogation. Elles viennent d’être entendues. Dorénavant, le secret pontifical, qui rend particulièrement opaques et frustrantes les procédures canoniques (selon le droit interne de l’Eglise) contre les clercs agresseurs, est aboli dans ces affaires. C’est ce qu’a décidé le pape François.

Un « rescrit » publié mardi 17 décembre par le Vatican établit que « le secret pontifical ne s’applique pas aux accusations, procès et décisions » concernant les violences sexuelles commises par des clercs sur des mineurs, des personnes vulnérables ou placées sous leur autorité, la dissimulation de tels faits par la hiérarchie et la détention de matériel pédopornographique.

Lire aussi  En Thaïlande, François dénonce l’exploitation sexuelle des enfants

Le texte prévoit néanmoins que les autorités ecclésiastiques devront traiter l’information sur les cas d’abus de manière à « assurer la sécurité, l’intégrité et la confidentialité » pour les personnes en cause. Elle ne sera donc pas publique. En revanche, elle pourra être communiquée aux autorités judiciaires qui en feraient la demande.

Un secret partiellement levé

Jusqu’à présent, ce secret pontifical empêchait les victimes non seulement de suivre le déroulement de la procédure ecclésiastique contre un prêtre ou un religieux qui les avait agressées, mais même d’être informées de l’issue du procès et d’une éventuelle sanction de leur agresseur.

« Les plaintes, témoignages et documents de procédure » relatifs aux abus et conservés dans les archives du Vatican ou dans celles des diocèses pourront être communiqués aux autorités judiciaires qui les demanderaient. Il s’agit d’un « signe d’ouverture, de disponibilité, de transparence et de collaboration avec les autorités civiles », commente le directeur éditorial des médias du Vatican, Andrea Tornielli.

Lire aussi  Le pape François promet que « plus jamais » l’Eglise ne cherchera à couvrir des abus sexuels

Cette décision s’inscrit dans la suite du sommet sur la pédophilie qui, en février, avait réuni à Rome tous les présidents de conférences épiscopales. Les associations de victimes avaient critiqué l’absence de décisions à l’issue de cette réunion. Depuis, le pontife a promulgué un premier décret, en mai, qui fait obligation à tout prêtre ou religieux qui aurait connaissance d’un cas de violence sexuelle de le signaler à son autorité ecclésiastique.

En revanche, une autre demande des associations de victimes n’a pour l’heure pas été acceptée par le Vatican, à savoir l’obligation de signaler les faits de violences sexuelles par des clercs aux autorités judiciaires de l’Etat dans lequel ils ont été commis.

Fin de mandat de l’ambassadeur du Vatican en France, accusé d’agressions sexuelles

Le pape François a accepté mardi 17 décembre la démission pour « limite d’âge » de l’ambassadeur du Vatican en France, l’Italien Mgr Luigi Ventura. Mgr Ventura est visé par les plaintes de quatre hommes, dont trois au moins l’accusent d’attouchements sexuels. Il avait été entendu par la police judiciaire française début avril et s’était rendu à des confrontations avec plusieurs de ces plaignants fin mai, au cours desquelles il avait nié les faits.

Le 8 juillet, − une première dans l’histoire moderne de la diplomatie vaticane −, le Saint-Siège avait levé l’immunité de Mgr Ventura, rendant possible d’éventuelles poursuites judiciaires. L’affaire avait éclaté en février avec la révélation de l’ouverture d’une enquête par le parquet de Paris, dans un contexte de multiples scandales sexuels touchant l’Eglise catholique.

Lire notre enquête : L’ambassadeur du Vatican à Paris confronté à ses accusateurs

La mairie de Paris avait signalé au parquet qu’un jeune cadre municipal s’était plaint d’attouchements répétés du nonce apostolique − des « mains aux fesses » − lors d’une cérémonie des vœux aux autorités diplomatiques en janvier à l’hôtel de Ville.

Cécile Chambraud

https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/12/17/le-pape-francois-leve-le-secret-pontifical-sur-les-abus-sexuels-au-sein-de-l-eglise_6023182_3224.html


 

Dans RELIGION

AUSTRALIE : LA CONDAMNATION POUR VIOL SUR MINEURS DU CARDINAL PELL CONFIRMÉE EN APPEL

Par Le 21/08/2019

Australie: la condamnation pour pédophilie du cardinal Pell confirmée en appel

  

  • Par  Le Figaro avec AFP 
  • Mis à jour  
  • Publié 

 

L'ancien numéro trois du Vatican a été condamné pour viol et agressions sexuelles sur deux mineurs dans les années 1990.

La justice australienne a confirmé mercredi en appel la condamnation à six ans de prison du cardinal George Pell, ancien numéro trois du Vatican, pour viol et agressions sexuelles sur deux enfants de choeur dans les années 1990, et a ordonné son maintien en détention.

En costume sombre, le prélat de 78 ans a comparu devant la Cour suprême de l'Etat australien de Victoria à Melbourne, baissant régulièrement la tête pendant que la juge Anne Ferguson lisait la décision rejetant son appel. La foule massée a l'extérieur a salué le verdict avec des applaudissements qui ont été entendus jusque dans la salle d'audience.

» VOIR AUSSI - Pédophilie : le cardinal Pell condamné à 6 ans de prison

Pédophilie : le cardinal Pell condamné à 6 ans de prison

Le cardinal George Pell, numéro 3 du Vatican, a été condamné mardi 12 mars, à Melbourne, à 6 ans de prison. Il était sous le coup de 5 chefs d'accusation, et lors de l'énoncé de sa peine, a été évoquée la possibilité qu'il ne sorte jamais de prison.

 

 

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13 objections pour contester la condamnation

La juge Ferguson a déclaré que le cardinal Pell serait admissible à une libération conditionnelle dans trois ans et huit mois, bien qu'il puisse encore former un nouveau recours devant la Haute Cour d'Australie.

«Pour de nombreux survivants (d'agressions sexuelles), une condamnation prononcée contre un agresseur tout-puissant et très en vue accroît la confiance dans la conduite de la justice et la possibilité de dénoncer.»

Pam Stavropoulos de la Fondation australienne Blue Knot

Plus haut représentant de l'Eglise catholique jamais condamné pour viol sur mineur, le cardinal, qui clame son innocence, a été reconnu coupable en décembre de cinq chefs d'accusation, notamment d'avoir imposé une fellation en 1996 à un garçon de 13 ans et de s'être masturbé en se frottant contre l'autre.

«Pour de nombreux survivants (d'agressions sexuelles), une condamnation prononcée contre un agresseur tout-puissant et très en vue accroît la confiance dans la conduite de la justice et la possibilité de dénoncer», a réagi Pam Stavropoulos de la Fondation australienne Blue Knot, un groupe de défense des enfants victimes d'abus sexuels.

Les avocats du cardinal avaient soulevé 13 objections pour contester la condamnation, en soutenant notamment qu'il était «physiquement impossible» que les faits allégués aient été commis par le prélat alors que la cathédrale était bondée.

» VOIR AUSSI - La police australienne publie un interrogatoire du cardinal Pell datant de 2016La police australienne publie un interrogatoire du cardinal Pell de 2016

Un interrogatoire du cardinal Pell, condamné le 13 mars à 6 ans de prison pour pédophilie, a été rendu public par la police australienne. On y voit le prélat nier en bloc et avec véhémence les allégations à son encontre.

 

 

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» LIRE AUSSI - Pédophilie: un nouveau verdict imminent pour le cardinal Pell

Ils ont émis des doutes sur l'ensemble du jugement, qu'il s'agisse de la chronologie des faits ou de la possibilité matérielle pour George Pell d'avoir commis les agressions dans l'encombrante tenue sacerdotale dont il était vêtu alors qu'il venait de célébrer l'office.

Surtout, ils estiment le verdict «déraisonnable», car basé exclusivement sur le témoignage d'une des victimes. L'autre est décédée en 2014 d'une overdose, sans jamais avoir affirmé avoir été victime d'une agression.

Lisa Flynn, avocate du père de la victime décédée a déclaré à l'AFP qu'«un poids avait été levé».

«Il estime que justice a été rendue aujourd'hui. Il est vraiment soulagé que George Pell soit derrière les barreaux ce soir », a ajouté l'avocate.

Les trois juges ont également rejeté à l'unanimité deux arguments de la défense du cardinal invoquant des erreurs de procédure au cours de son procès.

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Ses avocats ont notamment soutenu qu'ils auraient dû être autorisés à montrer une reconstitution animée des allées-venues dans la cathédrale aux moments des agressions.

A la suite de la décision de mercredi, le Premier ministre australien Scott Morrison a exprimé sa sympathie aux victimes. Il a déclaré que les «tribunaux avaient fait leur travail» et indiqué que le cardinal Pell serait déchu de sa médaille de l'Ordre d'Australie.

Avant sa disgrâce cette année, M. Pell avait connu une ascension rapide. Nommé archevêque de Sydney en 2001, il était entré en 2003 dans le puissant Collège des cardinaux et siégeait aux conclaves qui ont élu successivement les papes Benoît XVI et François.

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Tout juste élu, le pontife argentin l'avait choisi en 2013 pour faire partie du conseil de neuf cardinaux (C9) chargé de l'aider à réformer la Curie, le gouvernement du Vatican.

En 2014, il était ensuite devenu secrétaire à l'Economie, véritable numéro trois du Vatican.

Depuis sa condamnation, le cardinal Pell a été relevé de sa fonction de responsable financier du Vatican et perdu sa place dans le C9. Le Vatican a ouvert sa propre enquête sur Mgr Pell qui pourrait au final être défroqué.

Le Figaro avec AFP

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/australie-la-condamnation-pour-pedophilie-du-cardinal-pell-confirmee-en-appel-20190821


 

Dans RELIGION

SELON UNE ETUDE DE LA BBC, LA JEUNESSE DU MAGHREB N'EST PAS AUSSI RELIGIEUSE QU'ON LE CROIT. PLUS DE 30% DE TUNISIENS SE DISENT "NON RELIGIEUX"

Par Le 01/07/2019

La jeunesse du Maghreb pas aussi religieuse qu’on le croit

Une étude publiée par la BBC met en lumière le changement de mentalités au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. Sans surprise, la nouvelle génération est plus progressiste. Avec toutefois quelques paradoxes.

Un couple à Sidi Bou Saïd, en Tunisie

Un couple à Sidi Bou Saïd, en Tunisie (NATALIA SELIVERSTOVA / SPUTNIK)

Dans le cadre d’une enquête d’opinion menée par l’organisme indépendant Arab Barometer, plus de 25 000 personnes ont été interviewées dans une dizaine de pays arabes sur plusieurs sujets concernant notamment la place de la femme, l’homosexualité ou bien encore la religion. On apprend ainsi que les jeunes ne sont pas aussi conservateurs que leurs aînés. Mais certains schémas à l’ancienne restent bien ancrés.

Tunisie : plus de 30% de "non religieux"

L’étude souligne une "nette augmentation" de personnes se décrivant comme "non religieuses". La proportion passe de 8% en 2013 à 13% en 2019. Un taux qui monte à 18% chez les moins de 30 ans. Le changement le plus frappant se trouve au Maghreb et surtout en Tunisie, où plus d'une personne sur trois se dit "non religieuse". L’Egypte double son score et dépasse désormais les 10%.

Davantage de pouvoir pour les femmes?

Sur la question de l’égalité hommes-femmes, la plupart des personnes interrogées se disent favorables à l’arrivée d’une femme au pouvoir. D’accord pour une femme présidente ou Premier ministre, avec parfois quelques réticences, comme en Algérie. En revanche, la gestion du foyer est une autre paire de manches. Home it’s Homme. Le pouvoir décisionnaire revient au "sexe fort", comme on disait avant. Beaucoup de femmes pensent que les maris devraient toujours avoir le dernier mot concernant les décisions familiales.

L’homosexualité reste taboue

Dans les pays arabes, l’image du couple n’évolue pas. A l’affiche, c’est toujours : un homme et une femme. Ne parlez pas d’homosexualité, ça reste un sujet interdit, du moins en public. Selon l’étude, l’Algérie est relativement la plus tolérante, 26% des personnes interrogées disant accepter l’homosexualité. Un taux qui chute à 6% au Liban alors que l'on y trouve des bars et des lieux de rencontres pour personnes du même sexe.

"L’honneur" des femmes

Au-delà de l’homosexualité, c’est la sexualité elle-même qui ne passe pas vraiment. Dans la plupart des pays arabes, jeunes et moins jeunes ont toujours du mal à aborder la question. Pire, beaucoup pensent encore que le "crime d’honneur", destiné à "laver la honte" de la relation sexuelle d’une femme hors mariage, est acceptable. En Algérie et au Maroc, plus d’une personne sur quatre admet ce crime.

L’émigration fait rêver

Selon l’étude, au moins une personne sur cinq envisage de quitter son pays et c’est principalement pour des raisons économiques. Les candidats au départ se trouvent principalement au Soudan, où plus de la moitié des personnes interrogées se prononcent en faveur de l’émigration. Les jeunes rêvent d’Europe et d’Amérique malgré toutes les restrictions .

Dans RELIGION

OSCAR FORTIN : LA MAFIA EPISCOPALE DE L'AMERIQUE LATINE

Par Le 28/05/2019

La mafia épiscopale de l’Amérique latine

Par Oscar Fortin

Mondialisation.ca, 19 mai 2019

Humanisme

Région : 

Thème: 

Analyses: 

L’histoire récente de l’Amérique latine met en évidence des épiscopats qui font front commun pour contrer l’émergence de gouvernements socialistes sous la bannière de leur indépendance et souveraineté ainsi que de celle d’une meilleure distribution des richesses au profit des plus démunis et déshérités. L’expérience du socialisme, promu par Salvador Allende  au Chili, allait dans le sens de ces deux bannières. Nous avons rapidement vu que Washington, expression de l’Empire, le prenait très mal et que cette voie devait être mise aux oubliettes le plus rapidement possible.*

Avec l’arrivée au Vatican de Jean-Paul II, déjà bien connu comme collaborateur et soutien de Lech Walesa en lutte contre le gouvernement communiste de Pologne,  Washington trouvait son homme pour lutter contre toute forme confondue de socialisme, identifié, pour les fins recherchées, aux pires moments du communisme de l’ex-URSS. En 1982, à la bibliothèque du Vatican, un accord de coopération entre le Vatican et Washington a été signé pour enrayer à sa source toute tendance allant en ce sens. On se souviendra, dans la foulée de cet accord, la visite de J.P.II réalisée au Chili, toujours sous la gouverne du dictateur Pinochet.  Il s’est bien gardé de faire allusion aux crimes commis par ce dernier, aux arrestations et aux tortures auxquelles des milliers de personnes ont été soumises.  Par contre, lors de sa visite au Nicaragua, sous le régime tout récent des sandinistes, il s’est présenté comme quelqu’un qui avait pour mission de faire échouer cette révolution, à laquelle participaient quatre prêtres, dont trois à des postes ministériels importants : la culture, l’éducation et les relations extérieures.

http://humanisme.over-blog.com/article-235431.html

Avec ce pacte, le Vatican devenait un complice de l’Empire dans ses prétentions de dominer l’ensemble des pays de l’Amérique latine.  Il a tout fait pour étouffer la théologie de libération et pour taire, du même souffle, tous les crimes commis par son complice impérial pour éliminer tous ceux et celles qui mettaient en cause cette hégémonie. En ce sens, le Vatican et les épiscopats latino-américains sont devenus complices des coups d’État militaires, des persécutions et des assassinats du Plan Condor, des dictateurs qui pouvaient compter sur leur silence et la diversion de tout autre sujet de nature à faire oublier ces crimes.

Le pape François, à son arrivée au pontificat de l’Église catholique a produit une Exhortation apostolique Evangelii Gaudiumportant sur le capitalisme sauvage et ses conséquences dans la vie des peuples. Un document qui a rencontré un grand accueil de la part de tous ceux et celles qui œuvrent pour des relations humaines plus justes et plus respectueuses des droits des personnes et des peuples. Enfin nous avons un Pape, s’exclamait le président Evo Morales de la Bolivie, cette Exhortation apostolique s’est vite retrouvée aux oubliettes. La signature, en 2014, d’un second pacte, cette fois entre Obama et le pape François, plaçait pour ainsi dire le Vatican en contradiction avec lui-même. Selon les informations dont on dispose, l’esprit du premier pacte serait maintenu, à savoir l’engagement de collaborer pour freiner l’émergence du socialisme en Amérique latine. Ce que le Vatican ne semble pas avoir pris en considération est que ce socialisme qui se développe en Amérique latine lutte justement contre ce capitalisme sauvage, dénoncé dans le document du pape. Il s’agit d’un socialisme qui a pour objectif, entre autres, de lutter contre toute forme d’impérialisme dans le but d’humaniser  les relations des personnes et des peuples sur la base du bien commun et d’une plus grande justice sociale. Un objectif qui cadre parfaitement bien  avec les objectifs de la Charte des Nations Unies.

Dans cette lutte, il s’agit d’une organisation criminelle qui se place au-dessus des lois dans le but de reconquérir les États déjà entre les mains de gouvernements socialistes ou encore d’empêcher les peuples de se donner de tels gouvernements. Épiscopats et Washington travaillent main dans la main pour donner suite à leurs engagements. En cela se trouve le sens du mot mafia, utilisé dans le titre de cet article.

L’art de diluer la réalité et de confondre l’opinion des gens

La semaine dernière, se réalisait à Tegucigalpa, au Honduras, la rencontre des évêques de l’A..L. et des Caraïbes.  Lors de ces rencontres à huis clos, ils traitent des divers problèmes qui se présentent et élaborent des stratégies qui leur permettent  d’associer le nom de Dieu et le vocable de l’Église tout en confondant l’opinion des gens. Voici un bel exemple de ces formules dont ils ont l’habitude.

« « Nous devons nous renforcer dans la foi en écoutant la parole de Dieu pour résister aux idéologies déshumanisantes qui affaiblissent la recherche du bien commun, l’exercice des libertés et la reconnaissance des droits de l’homme », a déclaré son nouveau président, Monseigneur Miguel Cabrejo

À première vue, tout semble très beau et les personnes de la gauche y voient tout de suite une ouverture à la lutte contre ce capitalisme sauvage qui répond bien à tous ces qualificatifs. Il n’en est toutefois rien. La cible  de ces idéologies déshumanisantes ce sont ces gouvernements socialistes d’inspiration bolivarienne. Il s’agit d’un socialisme démocratique, humaniste, chrétien et anti-impérialiste. Le Venezuela compte plus de vingt élections en 20 ans, des progrès sociaux de grande envergure: les 2,5 millions d’appartements mis à la disposition des familles les plus démunies; l’éducation gratuite du premier échelon de l’enseignement aux échelons les plus élevés ; les soins de santé également gratuits et accessibles dans toutes les régions du pays; une démocratie participative qui repose sur une Constitution, élaborée par le peuple et votée par référendum par le peuple.

C’est ce que les épiscopats, L..A., appellent «  idéologies déshumanisantes qui affaiblissent la recherche du bien commun, l’exercice des libertés et la reconnaissance des droits de l’homme »,

Ces épiscopats ne feront jamais référence aux grandes conquêtes sociales et démocratiques générées par ce type de socialisme humanitaire. Pas plus, ils ne parleront de toutes ces interventions de Washington pour briser l’économie du pays et créer des conflits internes.  

Leur seul discours sera de dire que le gouvernement est une dictature, que les dernières élections sont frauduleuses, que le peuple vit dans la grande misère et que le seul responsable de tous ces maux est le communisme ( le mot socialiste n’est pas assez fort pour eux).  En toute fin, je vous laisse avec cette référence(1), inspirée de l’Apocalypse.

https://humanisme.blogspot.com/2015/02/la-prostituee-de-lapocalypse.html

Oscar Fortin

Le 19 mai 2019

 

 

 

*Note de l’auteur :

N’allez pas croire que je sois un de ces incroyants qui en ont marre de l’Église et de tout ce qui est foi. Je suis croyant en ce Jésus de Nazareth et dans les Évangiles qui en racontent l’histoire et l’enseignement. C’est justement au nom de cette foi que j’assume ce titre et le texte qui va suivre. Vous jugerez par vous-mêmes.

La source originale de cet article est Humanisme

Copyright © Oscar FortinHumanisme, 2019

https://www.mondialisation.ca/la-mafia-episcopale-de-lamerique-latine/5633664


 

Dans RELIGION

POUR SA SAINTETE LE PAPE BENOIT XVI QUI NE CONDAMNE PAS, LES SCANDALES PEDOPHILES S'EXPLIQUENT PAR LA REVOLUTION SEXUELLE DES ANNEES 60

Par Le 14/04/2019

Les scandales pédophiles s'expliquent par la révolution sexuelle des années 60, selon Benoît XVI

- Avec AFP

Les scandales pédophiles s'expliquent par la révolution sexuelle des années 60, selon Benoît XVI

© VINCENZO PINTO Source: AFP

Le pape émérite Benoît XVI.

 

Dans une analyse rendue publique le 11 avril, le pape émérite Benoît XVI a expliqué les scandales de pédophilie du clergé par la révolution sexuelle des années 60, des idées théologiques nouvelles, ainsi que l'effondrement en Occident de la foi.

Benoît XVI, qui vit reclus dans un petit monastère de la Cité du Vatican, s'exprime très rarement depuis sa renonciation voici six ans, mais quand il le fait, ses propos ne passent pas inaperçus. Dans un texte publié le 11 avril par Klerusblatt, un mensuel bavarois destiné au clergé, le pape émérite allemand s'est évertué à trouver une explication aux scandales pédophilies qui ravagent l'Eglise catholique.

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Des membres de l'association Ending Clergy Abuse (ECA) participent à manifestation à Rome, le 23 février.

L'Eglise catholique reconnaît avoir étouffé des affaires d'abus sexuels sur mineurs

La responsabilité en incombe selon lui en partie à l'évolution des mœurs à la fin des années 1960. «La révolution de 1968 s'est battue pour une complète liberté sexuelle, qui n'admettait plus de normes. La pédophilie a alors également été diagnostiquée comme permise et appropriée», a-t-il ainsi souligné dans un texte de 18 pages, également publiée par des sites catholiques américains.

«Des cliques homosexuelles se sont développées dans différents séminaires» relève-t-il ensuite pour illustrer son propos sur une certaine «dissolution de l'enseignement moral de l'Eglise». Un évêque avait par exemple décidé de montrer des films pornographiques aux séminaristes «avec l'idée de les rendre plus résistants à des comportements contraires à la foi», affirme-t-il encore.

Le pape émérite dresse en outre un constat assez amer d'une «société occidentale où Dieu a disparu de l'espace public» et où l'Eglise est perçue aujourd'hui comme «une sorte d'appareil politique». «Pourquoi la pédophilie a-t-elle pris de telles proportions? Au final cela s'explique par l'absence de Dieu», devenu une préoccupation d'ordre privé d'une minorité de croyants, écrit-il.

Avant de devenir pape, Joseph Ratzinger a dirigé la Congrégation pour la doctrine de la Foi où il fit la chasse durant 24 ans à toutes les dérives liturgiques ou sociales. Ce département du Vatican est également chargé d'étudier les dossiers d'abus sexuels du clergé parvenant au Vatican.

Ce professeur bavarois élu pape en 2005 a vite été confronté à des révélations en cascade d'abus sexuels commis sur des enfants par des membres du clergé. Il a notamment demandé en 2011 que les prêtres soupçonnés d'abus soient déférés devant la justice du Vatican.

Lire aussi : Australie : le cardinal Pell condamné à six ans de prison pour pédophilie

https://francais.rt.com/international/60921-scandales-pedophiles-sexpliquent-par-revolution-sexuelles-annees-60-benoit-xvi


 

Dans RELIGION

AFFAIRE BARBARIN : LE PARQUET FAIT APPEL DE LA CONDAMNATION DU CARDINAL. LA MESSE EST DITE...

Par Le 17/03/2019

Affaire Barbarin: Le parquet fait appel à son tour de la condamnation du cardinal

JUSTICE Il s'agit, selon le parquet, de donner à la Cour la possibilité de réévoquer l'affaire dans sa globalité

C.G.

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L'archevêque de Lyon, le cardinal Barbarin, est poursuivi pour non-dénonciation d'actes pédophiles. Une pétition réclame sa démission.

L'archevêque de Lyon, le cardinal Barbarin, est poursuivi pour non-dénonciation d'actes pédophiles. Une pétition réclame sa démission. — Bob Edme/AP/SIPA

Alors que le cardinal Barbarin rencontrera lundi le Pape afin de lui remettre sa démission, le parquet de Lyon a fait appel de sa condamnation. Le Primat des Gaules, condamné le 7 mars à six mois de prison avec sursis pour non-dénonciation d’actes de pédophilie, a fait appel vendredi. Le procureur de la République également.

« Il est de pratique habituelle de faire appel incident en cas d’appel principal du prévenu afin de donner à la Cour la possibilité de réévoquer l’affaire dans sa globalité », précise ce dimanche le parquet de Lyon, confirmant ainsi une information du Progrès.

Aucun appel n’a été formé à l’encontre des cinq autres prévenus, qui ont été relaxés par le tribunal correctionnel de Lyon.

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Affaire Barbarin: «Il est temps qu'il s'en aille, pour l'Eglise, mais aussi pour sa santé personnelle»

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https://www.20minutes.fr/societe/2474667-20190317-affaire-barbarin-parquet-fait-appel-tour-condamnation-cardinal


 

Dans RELIGION

L'EGLISE CATHOLIQUE RECONNAIT AVOIR ETOUFFE DES AFFAIRES D'ABUS SEXUELS SUR PLUS DE 3600 MINEURS PENDANT DES DECENNIES

Par Le 24/02/2019

L'Eglise catholique reconnaît avoir étouffé des affaires d'abus sexuels sur mineurs

- Avec AFP

L'Eglise catholique reconnaît avoir étouffé des affaires d'abus sexuels sur mineurs

© Vincenzo PINTO Source: AFP

Des membres de l'association Ending Clergy Abuse (ECA) participent à manifestation à Rome, le 23 février.

 

Un cardinal allemand, proche du pape, a admis que l'Eglise avait détruit des dossiers concernant des ecclésiastiques ayant agressé sexuellement des mineurs, appelant à une nouvelle culture de transparence pour répondre aux scandales.

«Des dossiers qui auraient pu documenter ces actes terribles et indiquer le nom des responsables ont été détruits ou n’ont pas même été constitués», a déploré le cardinal allemand Reinhard Marx le 23 février, dans un discours devant les 190 participants d'un sommet du Vatican, qui aborde sans fard des pratiques qui, au sein de l'Eglise catholique, ont pu mener à perpétrer ou taire des abus sexuels sur mineurs.

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Le pape François alors qu'il s’apprête à délivrer sa bénédiction Urbi et Orbi le 25 décembre 2018 au Vatican (image d'illustration).

Scandales de pédophilie dans l'Eglise : le pape organise un sommet anti-abus sexuels

Le président de la conférence épiscopale allemande, connu pour ses prises de positions plutôt libérales et sans langue de bois, fait partie d'un conseil restreint de cardinaux («C9») conseillant le pape François sur les réformes des institutions du Vatican. «Les abus sexuels à l’égard d’enfants et de jeunes sont, dans une mesure non négligeable, dus à l’abus de pouvoir dans le cadre de l'administration» qui a «discrédité» la mission de l'Eglise, a argué le cardinal allemand. 

«Au lieu des coupables, ce sont les victimes qui ont été réprimandées et on leur a imposé le silence», a-t-il martelé. «Des procédures et des processus établis pour poursuivre les délits ont été délibérément non respectés, plutôt rayés et ignorés. Les droits des victimes ont été, de fait, foulés aux pieds et laissés aux caprices de personnes individuelles», a encore souligné le cardinal Marx.

Sa remarque n'a pas échappé à une centaine de victimes d'abus sexuels du clergé, qui ont organisé une marche dans le centre de Rome ce 23 février. «C'est illégal [de détruire des dossiers]», a commenté l'Américain Peter Isely, un membre fondateur de l'organisation internationale ECA («End Clergy Abuse»), qui avait rencontré le cardinal Marx la veille. Selon lui, les déclarations du cardinal allemand devraient fortement intéresser la justice civile.

Le cardinal Marx avait présenté à l'automne les excuses de l'Eglise catholique allemande lors de la présentation d'un rapport révélant des abus sexuels perpétrés sur plus de 3 600 mineurs pendant des décennies. Le rapport universitaire avait été commandé par l’épiscopat allemand.

Ce 23 février, le prélat a en outre estimé devant ses pairs que «le secret pontifical» souvent mis en avant par l'Eglise pour ne pas communiquer n'avait aucune justification convaincante à ses yeux face à des cas d'abus sexuels. Il a préconisé une plus grande transparence sur les procès menés à huis clos par l'Eglise, une revendication importante des victimes d'abus sexuels. «L’Eglise ne doit pas fonctionner avec des normes de qualité inférieures à celles de l'administration publique de la justice si elle ne veut pas qu'on lui reproche d'avoir un système légal moins bon et dommageable pour les personnes», a-t-il estimé.

Présenter les faits «de manière transparente»

Il souhaite aussi que l'Eglise et le Vatican mettent fin, dans la mesure du possible, à l'opacité sur les statistiques documentant le nombre d'abus sexuels perpétrés par le clergé, qui conduit à «une méfiance» vis-à-vis de l'institution de l'Eglise ainsi qu'à «des théories du complot». «Cela peut être évité si les faits sont présentés de manière transparente», a-t-il avancé. Le cardinal souhaite en outre que les actes judiciaires de l'Eglise soient publiés, car «la persistance de doutes» sur le bon déroulé des procédures de ses tribunaux porte atteinte à leur réputation ainsi qu'à celle de l'Eglise.

Le prélat allemand, qui est en outre membre du Conseil pour l'économie du Vatican, a noté au passage qu'une meilleure «transparence et traçabilité» pouvaient s'appliquer aussi dans le domaine des finances, «qui sont aussi un facteur crucial pour la confiance en l'Eglise et sa crédibilité».

Les présidents de 114 conférences épiscopales de tous les continents sont réunis jusqu'au 24 février au Vatican, avec de hauts prélats de la Curie, des chefs des Eglises catholiques orientales et des supérieurs de congrégations religieuses.

Pour tenter d'apaiser des victimes dubitatives et une opinion publique scandalisée, le pape François avait ouvert les travaux en demandant des mesures «concrètes». C'est lui qui en tirera les conclusions le 24 février.

Lire aussi : Le pape François s'inquiète du fait que l'homosexualité «influe sur la vie de l'Eglise»

https://francais.rt.com/international/59408-eglise-catholique-reconnait-avoir-etouffe-affaires-abus-sexuels-mineurs


 

Dans RELIGION

LES SCANDALES SEXUELS A L'EGLISE: LES CINQ ELEMENTS QUI FONT PEUR AU VATICAN

Par Le 18/02/2019

Scandales sexuels à l'Eglise: Les cinq éléments qui font trembler le Vatican

RELIGION Alors que le pape réunit de jeudi à dimanche une conférence épiscopale pour réfléchir sur les abus sexuels, les affaires et révélations se multiplient

Oihana Gabriel

 

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Le pape François pendant son discours le 10 février au Vatican.

Le pape François pendant son discours le 10 février au Vatican. — Andrew Medichini/AP/SIPA

  • Un film sur une affaire de prêtre pédophile, un livre qui révèle l'homosexualité systémique à la Curie, des accusation d'agression sexuelle visant l'ambassadeur du pape, le Vatican semble au coeur des multiples affaires sexuelles. 
  • Le pape réunit tous les présidents de conférences épiscopales du monde pour réfléchir à la prévention des abus sur les mineurs et les adultes vulnérables cette semaine.
  • L'Eglise catholique est fragilisée par les scandales de pédophilie qui ont émaillé cette dernière année dans plusieurs pays, mais aussi par des révélations sur des viols de nonnes. 

Les scandales sexuels ne finissent pas de pleuvoir sur le Vatican, pourtant temple de la chasteté… Alors que les procès et affaires de pédophilie aux Etats-Unis, au Chili, en Allemagne, et le procès Barbarin en France ont sérieusement entaché la crédibilité de l’Eglise catholique depuis un an, des révélations sur des viols de religieuses et sur une homosexualité courante, mais cachée à la Curie risquent de faire trembler un peu plus le Vatican. Le pape François réunit à Rome de jeudi à dimanche tous les présidents de conférences épiscopales du monde pour réfléchir à la prévention des abus sur les mineurs et les adultes vulnérables. Mais c’est très fragilisé par ces diverses révélations que le souverain pontife aborde cette semaine décisive.

Sodoma, le livre-enquête sur le « système gay »

Jeudi, sortira en librairie le livre Sodoma de notre confrère de France Culture Frédéric Martel décrit un « système gay », hypocrite et secret, au sein du clergé. L’auteur décrit au Point, qui a sorti la semaine dernière quelques bonnes feuillesl’hypocrisie de ce système : « Les prélats qui tiennent les discours les plus homophobes et traditionnels sur le plan des mœurs s’avèrent eux-mêmes en privé homosexuels ou homophiles ». « Ce livre touche un point sensible, il donne un éclairage des raisons du silence de l’Église sur les crimes pédophiles, avance François Devaux, co-fondateur et président de La parole libérée, association de victimes de prêtres pédophiles. Les homosexuels dans l’Eglise sont dans une transgression permanente de leur propre désir. Quand un prêtre pédophile sait que son évêque est un homosexuel pratiquant, il existe un risque de chantage. »

Un cardinal défroqué pour des abus sexuels

Le pape François a défroqué samedi l'ex-cardinal américain Theodore McCarrick, 88 ans, accusé d’abus sexuels il y a près d’un demi-siècle. C’est la première fois dans la longue histoire de l’Eglise catholique qu’un cardinal est défroqué pour des motifs d’abus sexuels. L’ancien cardinal a été reconnu coupable d’avoir enfreint l’un des commandements divins « avec la circonstance aggravante de l’abus de pouvoir », selon ce texte. Un « signal clair » sur le fait que les abus sexuels ne seraient plus tolérés au sein de l’Eglise catholique, a réagi samedi le président de la conférence des évêques américains. Et une punition qui tombe à point nommé avant la réunion du 21 au 24 février.

L’ambassadeur du pape visé par une enquête pour agressions sexuelles

L'information a été dévoilée par Le Monde de vendredi dernier. Une enquête pour « agressions sexuelles » a été ouverte le 24 janvier par le parquet de Paris et vise Mgr Luigi Ventura, prélat italien de 74 ans. Les faits se seraient déroulés lors des vœux à la Mairie de Paris. « Lors de ces vœux, un agent de la ville a été victime de manière répétée, par trois fois, d’attouchements sexuels, de mains aux fesses assez poussées, dont une fois devant témoin », a appris l’AFP dans l’entourage de la mairie. Diplomate de carrière du Vatican, Mgr Ventura est en poste depuis 2009 à Paris, chargé des relations du Saint-Siège avec les autorités françaises d’une part et avec les évêques de France d’autre part. Mais compte tenu de ses fonctions, Mgr Ventura bénéficie de l’immunité diplomatique.

Les nonnes violées, cet autre tabou

Si le Vatican espère changer son image et tenter de se réformer sur la question de la pédophilie, un nouveau scandale risque de court-circuiter cette opération de transparence. Un documentaire qui sera diffusé sur Arte, le 5 mars, révèle de nombreux témoignages de religieuses abusées par des prêtres. Des révélations qui ont commencé il y a un an environ sur ce tabou de l’Eglise. Et les témoignages de ces nonnes abusées, violées, commencent à se multiplier dans les médias. Au point que le pape François a reconnu le 5 février que des prêtres et des évêques avaient agressé sexuellement des religieuses, après un voyage aux Émirats arabes unis.

Le film Grâce à Dieu relate les actes pédophiles d’un prêtre lyonnais

Les Français pourront-ils découvrir au cinéma ce mercredi le film de François Ozon Grâce à Dieu inspiré de faits réels dans lequel un prêtre est mis en cause nommément pour des actes de pédophilie ? Réponse ce lundi. Le juge des référés du TGI de Paris doit décider si le film, déjà primé à Berlin ce week-end, sortira mercredi 20 février. L’avocat du père Bernard Preynat, un prêtre du diocèse de Lyon qui devrait être jugé en 2019 pour des agressions pédophiles, souhaite que la sortie soit reportée après le procès. Ce film et ce bras de fer, quelques semaines après le procès Barbarin, ne risquent pas de ravir le Vatican.

« Je pense que c’est une formidable contribution, car le film invite à la réflexion, crédibilise notre combat, touchera un public large », s’enthousiasme François Devaux, président de La parole libérée. Sans faire l’amalgame entre des révélations et accusations distinctes, cet ensemble de scandales sexuels, qu’ils touchent des enfants, des nonnes, ou les révélations sur l’homosexualité courante à la Curie pourraient obliger le Vatican à changer de position.

« Cette concomitance fait que l’Eglise est de plus en plus acculée et contrainte de répondre sur son hypocrisie, son incohérence même. Ces scandales sexuels dévoilent le gap énorme entre d’un côté une institution qui condamne l’homosexualité, la masturbation, qui affiche une tolérance zéro et sa couverture de la pédophilie. Les raisons commencent à être identifiées : l’absence de contre-pouvoir, le vœu d’obéissance… » Cette hypocrisie profonde, cette incapacité à se remettre en question, l’Église risque de la payer cher.

« Un schisme grandissant est en train d’émerger au sein de cette religion en France, poursuit-il. L’opposition entre cathos durs et cathos progressistes avait émergé au moment du Mariage pour tous, mais certains sont de plus en plus en déphasage avec cette Eglise. J’en veux pour preuve notre parcours : on a été très attaqués au départ quand on a créé La parole libérée en 2016. Et aujourd’hui, je vois un relais des médias, et en particulier de la presse catholique qui a totalement changé de ton. » Plusieurs spécialistes partagent ce constat : l’Église, fragilisée par ces scandales sexuels à répétition, est contrainte de se remettre en question en profondeur, au risque de voir ses fidèles se détourner d’elle.

MONDE

Pédophilie et Eglise: «Le vrai sujet aujourd’hui, c’est la négligence de responsables d’Eglise»

JUSTICE

Procès Barbarin: «La douleur des victimes n'est pas le droit», plaide l'avocat du cardinal

https://www.20minutes.fr/monde/2453399-20190217-scandales-sexuels-eglise-cinq-elements-font-trembler-vatican


 

Dans RELIGION

OSCAR FORTIN: LE ROLE POLITIQUE DU VATICAN ET DES EPISCOPATS EN AMERIQUE LATINE

Par Le 12/02/2019

Le rôle politique du Vatican et des épiscopats en Amérique latine

Par Oscar Fortin

Mondialisation.ca, 10 février 2019

Humanisme

Région : 

Thème: 

Analyses: 

Photo : Cardinal Pietro Parolin avec John Kerry. Le secrétaire d’État du Vatican avec l’ex Secrétaire d’État des États-Unis.

Dans leur ensemble, les évêques de l’Amérique latine jouent un rôle prépondérant, à travers leurs épiscopats, pour contrer tout ce qui s’apparente à du socialisme ou à du communisme. En général, tout ce qui se rapproche d’une prise de conscience sociale et d’une volonté d’agir pour assurer plus de justice et une plus grande souveraineté des peuples est interprété comme du socialisme et du communisme. Ce fut le cas des révolutionnaires des années 1960 et des gouvernements, de format socialiste, des années 1970 à 2019. Ce fut le cas de Cuba, du Brésil, du Chili, d’Argentine, du Nicaragua, du Salvador, du Honduras, du Venezuela entre autres.

Tout au long de cette période s’est développée une pensée théologique qui remettait de l’avant le caractère libérateur des peuples, illustré par la libération du peuple hébreu d’Égypte, mais aussi par une relecture des Évangiles proclamant les grandes valeurs de justice, de solidarité, de fraternité humaine. Cette théologie a porté le nom de « théologie de libération » . Ce fut une épine douloureuse pour les hiérarchies catholiques tout comme pour Washington qui a vu d’un bien mauvais œil ces nouveaux venus, rappelant  à leur destin, comme peuple et comme personne,  n’était pas figé dans la misère, la pauvreté, soumission, mais dans un avenir meilleur, marqué par la justice et la solidarité humaine. Lorsque le pape Jean-Paul Ier devint pape, plusieurs hautes autorités vaticanes le soupçonnaient de vouloir reconnaître cette théologie de libération. Sa mort « subite » qui n’a fait l’objet d’aucune autopsie en a soulagé plusieurs.

Il va de soi que l’élection de Karol Wojtyla à la papauté a été saluée avec grande joie par l’Oncle Sam. Donald Reagan qui n’en était pas à ses premiers contacts avec ce personnage, avec qui il a collaboré  pour soutenir Lech Walesa, alors président du syndicat Solidarnosc. La compréhension, de part et d’autre, s’est faite sans aucun irritant. La théologie de libération a été condamnée et leurs auteurs ont été soumis à examen.

En décembre 1982, un premier pacte entre Jean-Paul II et Donald Reagan est signé dans la bibliothèque du Vatican.  L’essentiel porte sur cette coopération conjointe visant à éliminer tout ce qui a odeur de socialisme et de communisme. Nous comprenons mieux les bonnes relations du pape J.P. II avec certains dictateurs, dont Pinochet. Cette collaboration s’est poursuivie avec le pape Benoît XVI dont on se souviendra du 16 avril 2008, jour d’anniversaire du papeque le président Bush a voulu célébrer en grande pompe dans les jardins de la Maison-Blanche. Plus harmonieux que ça n’est pas possible. Le Vatican et Washington marchent main dans la main. De quoi nous faire penser à « la prostituée de l’Apocalypse ». Je vous recommande un article que j’ai écrit sur le sujet, en 2015 et qui garde tout son intérêt. Vous y trouverez également les références au Pacte de juin 1982 et à cet autre, sous le  règne du pape François, signé en  mars 2014.

Pas surprenant, dans ce contexte, que les nominations des évêques et des Nonces apostoliques pour l’Amérique latine répondent aux critères du Vatican et de Washington en ce qui a trait aux orientations sociales et politiques. Il y a un dicton qui affirme qu’aucun coup d’État ne serait possible sans la collaboration des épiscopats et du Vatican. Cette situation n’a pas changé. Nous le voyons par les prises de position des épiscopats au Venezuela qui s’affirment comme une véritable opposition politique au gouvernement, légitimement élu par le peuple.  Leur discours est le même qu’utilise l’Oncle Sam et les oligarchies locales; Maduro est un dictateur, un assassin, quelqu’un qui massacre son peuple, etc. Jamais  il ne relèvera les sanctions et la guerre économique, que l’ONU qualifie de criminelles, appliquées par les États-Unis contre le peuple vénézuélien. Ces évêques vont plutôt dire que toutes ces souffrances dont le peuple est victime sont la faute d’un gouvernement irresponsable et totalitaire.

J’ai la conviction que le pape voit différemment les choses, mais qu’il est placé sous un contrôle  à tous les niveaux.  Il a écrit, il y a quelques années, l’Exhortation apostolique Evangelii gaudium qui porte principalement sur le capitalisme sauvage auquel les peuples sont soumis. Lorsqu’Evo Morales a pris connaissance de cette Exhortation, il s’est aussitôt exclamé :« maintenant nous avons un « papa »! On ne les entendra jamais parler du droit international de non-intervention dans les affaires internes d’autres pays.

Je termine en soulignant que l’épiscopat vénézuélien, soutenu par les épiscopats de l’ensemble de l’Amérique latine et des États-Unis, fait une campagne, minée pas ses mensonges et ses silences. Je signale toutefois  qu’il y a un curé d’une paroisse au cœur de Caracas qui dénonce ouvertement l’hypocrisie des évêques  et qui maintient des liens étroits avec l’actuel gouvernement. Les évêques n’arrivent pas à le faire taire, car il est un proche du pape François qu’il avait connu avant qu’il soit nommé à la tête de l’Église.

Le texte en espagnol

Oscar Fortin

Québec, le 9 février 2019

La source originale de cet article est Humanisme

Copyright © Oscar FortinHumanisme, 2019

https://www.mondialisation.ca/le-role-politique-du-vatican-et-des-episcopats-en-amerique-latine/5630910


 

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SCANDALES DE PEDOPHILIE: DEUX CARDINAUX CONSEILLERS DU PAPE FRANCOIS ECARTES

Par Le 14/12/2018

Scandales de pédophilie: deux cardinaux conseillers du pape écartés

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Le pape François lors d'une messe à la basilique Saint-Pierre au Vatican, le 12 décembre 2018

 

Le pape François lors d'une messe à la basilique Saint-Pierre au Vatican, le 12 décembre 2018

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© AFP, Filippo MONTEFORTE

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Le Vatican bloque des mesures des évêques américains contre les abus sexuels

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Le Vatican bloque des mesures des évêques américains contre les abus sexuels

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Pédophilie : le pape écarte deux cardinaux de son cercle de conseillers

AFP, publié le mercredi 12 décembre 2018 à 23h35

 

Le pape a élagué mercredi son cercle de proches conseillers en remerciant le cardinal australien George Pell, poursuivi en Australie pour agressions sexuelles contre des enfants, et le cardinal Francisco Errázuriz, soupçonné d'avoir tu au Chili les agissements d'un prêtre pédophile.

 

 

Les deux hauts prélats faisaient partie d'un prestigieux conseil de neuf cardinaux-conseillers de tous les continents, baptisé "C9", chargé d'aider le pape François à réformer l'administration du Saint-Siège.

 

 

Le pape a écrit aux cardinaux quittant cette instance "en les remerciant pour leur travail accompli durant cinq années", a simplement annoncé mercredi le directeur de la salle de presse du Vatican, Greg Burke.

 

 

Mais cette annonce intervient avant un sommet très attendu sur la "protection des mineurs" organisé par le pape du 21 au 24 février, avec les présidents des conférences épiscopales du monde entier, des experts, mais aussi des victimes d'abus sexuels par le clergé. Un défi, alors que certains épiscopats en Asie ou en Afrique affirment ne pas être concernés par un problème "occidental".

 

 

Les scandales en cascade d'abus sexuels perpétrés ou cachés par le clergé ont plongé l'Eglise catholique dans une crise sans précédent en Europe, aux Etats-Unis, au Chili ou encore en Australie.

 

 

"La réunion de février ne pourra pas résoudre tous les problèmes, car il y a trop de diversité mondiale dans l'Eglise. L'épiscopat américain panique, plus c'est radical mieux c'est, les Africains ne veulent pas de mesures", résume un proche du pape, tentant de doucher un peu les attentes.

 

 

"L'omerta a trop longtemps été notre culture, la réunion de février doit marquer un nouveau début sur la responsabilité des épiscopats, voire sur un nouvel instrument de contrôle", décrit-il.

 

 

Quelles que soient les difficultés à accorder les violons d'une Eglise contrastée, le pape argentin est désormais attendu sur son intransigeance jusqu'au sommet de l'Eglise. 

 

 

Le pape avait mis le cardinal Pell en disponibilité temporaire il y a 18 mois, pour qu'il puisse se défendre devant la justice australienne. Le prélat n'est jamais revenu à Rome. Mercredi, le porte-parole du Vatican n'a pas souhaité commenter sa situation judiciaire.

 

 

- Finances en roue libre -

 

 

Mgr Pell, 77 ans, reste toutefois officiellement à la tête du secrétariat pour l'économie, doté de pouvoirs étendus, institué par François le 25 février 2014 pour mettre de l'ordre dans les finances du Saint-Siège. L'échéance de ce poste clef de cinq ans tombe donc fin février.

 

 

Désireux de respecter la présomption d'innocence, le pape n'a jamais cédé aux appels de certains de ses conseillers à désigner un nouveau chef pour l'économie, même si les dépenses du Saint-Siège se révèlent actuellement en croissance "inacceptable", a relevé cette semaine un haut prélat de la Curie.

 

 

Mercredi, à l'occasion précisément d'une réunion du "C9", sans les évincés, le cardinal allemand Reinhard Marx, coordinateur d'un Conseil pour l'économie, a précisé que le Saint-Siège croulait surtout sous le coup des coûts de personnel, suggérant le recours à des retraites anticipées...

 

 

Deuxième évincé, le cardinal chilien Francisco Javier Errázuriz semblerait avoir pour le moins très mal conseillé le pape François, dont la défense erronée d'un évêque chilien, pourtant cloué au pilori par des victimes d'abus sexuels, avait fait de son voyage au Chili un fiasco en janvier 2018.

 

 

Après une rencontre au Vatican avec le pape François, l'archevêque émérite de Santiago, âgé de 85 ans, avait annoncé lui-même mi-novembre qu'il s'était "retiré" du "C9". 

 

 

Enfin un troisième cardinal, le Congolais Laurent Monsengwo, ne viendra plus aux réunions du "C9". Cette grande figure de l'Eglise africaine qui a longtemps joué un rôle politique de premier plan en République démocratique du Congo vient de céder son fauteuil d'archevêque de Kinshasa, à l'âge de 79 ans.

https://actu.orange.fr/monde/scandales-de-pedophilie-deux-cardinaux-conseillers-du-pape-ecartes-CNT000001aYfvt/photos/le-pape-francois-lors-d-une-messe-a-la-basilique-saint-pierre-au-vatican-le-12-decembre-2018-c15eb965ee1957fa9c4e9f1792ef5d7f.html


 

 

Dans RELIGION

LE VATICAN ORDONNE LE BLOCAGE DES MESURES ANTI-PEDOPHILES DEMANDEES PAR LES EVEQUES AMERICAINS

Par Le 16/11/2018

Le Vatican bloque les mesures anti-pédophiles demandées par les évêques américains!

Alors que la conférence des évêques américains prévoyait de voter une série de mesures de lutte contre les abus sexuels en son sein, elle a reçu pour consigne de s’en abstenir de la part du Vatican lundi.

Le Saint-Siège a ordonné lundi à la conférence des évêques américains de ne pas se prononcer, lors de son assemblée générale, sur des mesures de lutte contre les abus sexuels en son sein, lui demandant d’attendre la tenue d’une conférence sur le sujet en février.

Pas de vote avant février

Lors de son discours d’ouverture, le cardinal Daniel DiNardo, président de la conférence, a confirmé avoir reçu une lettre de la Congrégation pour les évêques et annoncé qu’aucun vote ne se tiendrait lors de cette assemblée générale, contrairement à ce qui était prévu initialement.

Le cardinal Blase Cupich, évêque de Chicago, a lui précisé dans un communiqué que le Vatican avait demandé à la conférence de « reporter » le vote final dans l’attente d’une rencontre des conférences épiscopales du monde entier, convoquée en février à Rome.

Visiblement très surpris, le cardinal DiNardo a fait part de sa « déception » lors d’une conférence de presse à la mi-journée, lundi, au premier jour de l’assemblée générale qui se tient à Baltimore jusqu’à mercredi.

Plusieurs mesures annoncées dès octobre.

Régulièrement mise en cause ces dernières années pour sa gestion du scandale des abus sexuels au sein de l’Église catholique américaine, la conférence des évêques américains avait annoncé, en octobre, plusieurs mesures phares, qui devaient faire l’objet d’un vote.

Le haut clergé américain proposait notamment un nouveau code de conduite, un nouveau mécanisme de signalement, ainsi que la création d’une commission d’enquête menée par des personnes n’appartenant pas à l’Église catholique américaine.

Un vote de principe malgré les consignes du Vatican?

Interrogé sur les consignes du Vatican, le cardinal DiNardo a estimé qu’il « pourrait y avoir un peu de tension au sein du Saint-Siège » sur le sujet des abus sexuels dans l’Église catholique. Le cardinal Cupich a proposé lundi de soumettre malgré tout les propositions à un vote de principe, non contraignant, « pour montrer clairement notre position ».

Présent lors de la conférence de presse, le cardinal Christopher Coyne a rappelé que l’un des enjeux des réformes en cours était d’inclure la responsabilité des évêques, qui n’avaient jusqu’ici pas de compte à rendre au sein de l’Église catholique américaine. Début octobre, la conférence des évêques a annoncé la création d’un centre d’appel dédié pour signaler les abus commis par des évêques.

Le scandale de la loi du silence en Pennsylvanie

Point culminant d’une série de scandales dans plusieurs évêchés du pays, les services du procureur de Pennsylvanie ont publié mi-août un rapport accablant, détaillant des abus perpétrés durant plusieurs décennies par plus de 300 prêtres et dont ont été victimes plus de 1.000 enfants.
Le rapport dépeint une hiérarchie ayant souvent eu une démarche active pour ne pas ébruiter les cas d’abus sexuels et pour protéger les auteurs de ces agressions.

Selon l’organisation Bishop Accountability, 6.721 prêtres ont été accusés d’abus sexuels aux États-Unis pour des faits présumés inclus dans la période allant de 1950 à 2016. La même association estime à 18.565 le nombre d’enfants victimes de ces agissements.

Source: L’express

https://www.libre-info.org/le-vatican-bloque-les-mesures-anti-pedophiles-demandees-par-les-eveques-americains/?utm_campaign=Push&utm_source=Push_Notifications&utm_medium=libreinfo


 

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L'EGLISE ORTHODOXE RUSSE ANNONCE ROMPRE SES LIENS AVEC LE PATRIARCAT DE CONSTANTINOPLE

Par Le 15/10/2018

L'Eglise orthodoxe russe annonce rompre ses liens avec le patriarcat de Constantinople

 

L'église orthodoxe russe a décidé de mettre un terme à ses relations avec le patriarcat de Constantinople, après que celui-ci a décidé de reconnaître en Ukraine une Eglise indépendante du patriarcat de Moscou.

 

RT France@RTenfrancais

 

Les tensions entre la et l' scindent l' https://francais.rt.com/international/54586-schisme-que-se-passe-t-il-sein-religion-orthodoxe-ukraine …

Schisme : que se passe-t-il au sein de la religion orthodoxe en Ukraine ?

La décision du patriarcat de Constantinople de reconnaître en Ukraine une Eglise indépendante du patriarcat de Moscou place l'Eglise russe et ses fidèles dans une situation délicate, et constitue un...

francais.rt.com

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Détails à suivre...

https://francais.rt.com/international/54612-eglise-orthodoxe-russe-annonce-rompre-liens-patriarcat-constantinople?utm_source=browser&utm_medium=push_notifications&utm_campaign=push_notifications


 

Dans RELIGION

LE PAPE FRANCOIS DANS LA TOURMENTE! L'EX-CONSEILLERE DU PAPE REAGIT

Par Le 29/08/2018

Les faux pas du pape François

>Société|Vincent Mongaillard|28 août 2018, 6h06|MAJ : 28 août 2018, 6h19|22

Dublin (Irlande), vendredi 25 août. Le pape François en prière dans la cathédrale Sainte-Marie. Reuters/Stefano Rellandini

Le pape est plus que jamais dans la tourmente, après une nouvelle phrase polémique, cette fois sur l’homosexualité. Victime d’un complot ultra-conservateur ? « Simple » fatigue ? Gaffe ?

C’est la fin de l’état de grâce pour François. Cinq ans et demi après son accession sur le trône de Saint-Pierre, le premier pape sud-américain de l’Histoire, qui a longtemps bénéficié d’une popularité sans faille, en particulier auprès des non-croyants, est plus que jamais sous le feu des critiques.

 

LIRE AUSSI >Homosexualité, pédophilie dans l’Eglise… L’ex-conseillère du pape réagit
 

Ce qui faisait son originalité, une spontanéité et une liberté de ton, lui joue de mauvais tours. Dimanche, il a recommandé la « psychiatrie » pour les enfants aux « orientations homosexuelles ». Des propos rétrogrades - corrigés depuis par le Vatican - de la part du Saint-Père octogénaire qui, sur cette question, avait jusque-là fait preuve de progressisme au sein de l’Eglise.

 

Il répondait à des journalistes dans l’avion, de retour de son voyage en Irlande. A Dublin, il était venu notamment à la rencontre des victimes de prêtres pédophiles. L’ex-ambassadeur du Vatican à Washington, l’archevêque Carlo Maria Vigano, a choisi ce moment pour l’accuser, dans une lettre ouverte, d’avoir couvert un cardinal américain soupçonné d’abus sexuels.

 

Des paroles fortes et des mea culpa à répétition

Le prélat, proche des milieux traditionalistes qui veulent coûte que coûte la tête de Jorge Mario Bergoglio (ce qui fait dire aux partisans du souverain pontife qu’il s’agit d’un complot de ses ennemis ultra-conservateurs) va jusqu’à exiger la démission du chef de l’Église catholique.

Ce qui est sûr, c’est qu’au-delà de ces dénonciations, François, malgré des paroles fortes et des mea culpa à répétition, s’attire les foudres de nombreux fidèles et d’associations de victimes dans sa gestion des scandales pédophiles. « Il est pris dans une tourmente dont il n’avait pas prévu l’ampleur. Il ne s’attendait pas à ce que ce dossier revienne avec une telle violence. Pour l’Eglise, il avait été à peu près réglé par Benoît XVI, non sans courage », décrypte le vaticaniste Bernard Lecomte.

Pour François Devaux, président de La Parole libérée, le pape a « clairement failli » dans son combat contre les bourreaux et leur hiérarchie qui « ferme les yeux ». « Il porte une certaine responsabilité dans la pérennisation de ce fléau parce qu’il ne fait pas le boulot ! Il aurait dû faire ce qu’il a promis : appliquer la tolérance zéro », martèle-t-il.

« La volonté de réforme du pape François est sincère »

Selon le père Pierre Vignon, prêtre du diocèse de Valence et juge ecclésiastique à Lyon, la faute revient à la curie et ses blocages. « La volonté de réforme du pape François est sincère. Mais il est obligé d’avancer sur des planches pourries, obligé de composer tellement il a des hommes corrompus autour de lui », regrette celui qui a lancé il y a une semaine une pétition en ligne (près de 100 000 signatures à ce jour) appelant à la démission du cardinal Barbarin, archevêque de Lyon, pour ne pas avoir dénoncé à la justice les agissements d’un prêtre pédophile.

Extrêmement rares sont, en France, les voix de l’Eglise à réagir face à la tempête papale. Les attaques visant François font « mal » à Michel Dubost, évêque émérite d’Evry. « D’autant plus qu’il a réussi un certain nombre de transformations qui doivent régler la situation », défend-il.

DES POLÉMIQUES EN SÉRIE CETTE ANNÉE

 

  • 18 janvier 2018. « Le jour où vous m’apporterez une preuve contre l’évêque Barros, je vous parlerai. Il n’y a pas une seule preuve contre lui. Tout est calomnie. C’est clair ? » déclare le pape François à des journalistes chiliens alors que Juan Barros est accusé d’avoir gardé le silence sur les agissements d’un prêtre pédophile. Il s’excuse quelques jours plus tard jugeant que son expression « n’a pas été heureuse ».
  • 16 juin. « J’ai entendu dire qu’il est à la mode, ou au moins habituel, de faire au cours des premiers mois de grossesse des examens pour voir si l’enfant ne va pas bien ou s’il naîtra avec quelque chose, le premier choix étant de s’en débarrasser », déclare le Pape devant les délégués du Forum des familles avant d’ajouter : « au siècle dernier, tout le monde était scandalisé par ce que faisaient les nazis pour veiller à la pureté de la race. Aujourd’hui, nous faisons la même chose en gants blancs », déclare le souverain pontife argentin.
  • 20 août. Il appelle les croyants au « jeûne et à la prière » pour ouvrir « nos oreilles à la douleur silencieuse des enfants, des jeunes et des personnes handicapées » en conclusion de sa lettre au « Peuple de Dieu » en réaction à plusieurs affaires de viols sur un millier d’enfants par des membres du clergé de Pennsylvanie (Etats-Unis).
  • 26 août. « Je ne dirai pas un mot là-dessus. Je pense que le communiqué parle de lui-même ». Le pape François ne juge pas nécessaire de commenter de graves accusations portées contre lui dans un texte, selon lesquelles il aurait couvert durant son pontificat les agissements du cardinal américain Theodore McCarrick accusé publiquement d’abus sexuels en juillet.
  • 26 août. « Quand cela se manifeste dès l’enfance, il y a beaucoup de choses à faire par la psychiatrie, pour voir comment sont les choses », explique le pape François répondant à un journaliste dans l’avion qui le ramène d’Irlande qui lui demandait ce qu’il dirait à des parents constatant les orientations homosexuelles de leur enfant.

http://www.leparisien.fr/societe/les-faux-pas-du-pape-francois-28-08-2018-7867425.php


Homosexualité, pédophilie dans l’Eglise… L’ex-conseillère du pape réagit

>Société|Propos recueillis par Vincent Mongaillard|27 août 2018, 20h03|MAJ : 28 août 2018, 6h38|17

Pour la pédopsychiatre Catherine Bonnet, «François n’a pas perçu à quel point la lutte contre la pédocriminalité au sein de l’Eglise était une urgence». LP/Olivier Corsan

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Catherine Bonnet, 74 ans, pédopsychiatre et ancienne conseillère du pape sur la lutte contre la pédophilie, réagit après les déclarations du pape François.

Durant 4 ans, la pédopsychiatre Catherine Bonnet, qui se bat depuis plus de trois décennies aux côtés des victimes d’abus sexuels, a été membre de la commission pontificale pour la protection des mineursinstaurée par le pape François et chargée de le conseiller en matière de lutte contre la pédophilie.

 

LIRE AUSSI >Propos du pape François sur l’homosexualité : une polémique en cinq questions
 

Les propositions qu’elle défend n’ayant pas été entendues, elle a présenté sa démission en juin 2017. Le souverain pontife l’ayant refusée, cette croyante qui n’est « plus pratiquante depuis des années » a finalement quitté, très déçue, l’institution en février dernier, au moment de son renouvellement.

Que pensez-vous, en tant que pédopsychiatre, des déclarations du pape préconisant le recours à la psychiatrie lorsque des parents constatent les orientations homosexuelles de leurs enfants ?

CATHERINE BONNET. Je ne comprends pas, je trouve ça choquant d’en arriver à un tel raccourci. Je pense qu’il devrait s’informer avant de tenir de tels propos. L’homosexualité n’est pas une maladie psychiatrique !

François est également attaqué ces derniers mois sur sa gestion des scandales pédophiles. A-t-il failli dans sa lutte contre les abus sexuels au sein du clergé ?

Dans sa lettre au peuple de Dieu adressée la semaine dernière à tous les catholiques, on voit qu’il comprend vraiment mieux ce que ressentent les victimes de pédocriminalité. Sur ce point, c’est un progrès, mais c’est loin d’être suffisant. Ecouter, c’est bien, mais maintenant il faut agir ! Comment voulez-vous arrêter des criminels en invitant les fidèles à des prières et du jeûne ? Il dit qu’il faut changer de culture pour mettre fin aux abus. Mais pour moi, il faut changer de loi et, donc, modifier le droit canon.

C’est ce que vous avez proposé lorsque vous étiez membre de la commission pontificale…

J’ai demandé la levée du secret pontifical (la confidentialité dans le droit canon) en cas de suspicion de violences sexuelles sur mineurs. Il y avait sur ce sujet un accord au sein de la commission. Mais j’ai souhaité aller plus loin en demandant l’obligation de signalement, par tous les évêques et supérieurs religieux qui en ont connaissance, aux autorités civiles. Mais jamais le pape n’est venu discuter de cette proposition, nous poser des questions… Il n’y a pas eu d’échanges alors qu’on était ses conseillers. On a également préconisé l’abolition de la prescription concernant tous les crimes sexuels. Mais, là aussi, nous n’avons pas eu de réponse. François n’a pas perçu à quel point la lutte contre la pédocriminalité au sein de l’Eglise était une urgence. Il a, pourtant, une énorme responsabilité. Je suis très préoccupée. J’ai essayé de faire tout mon possible pour changer les choses.

Qu’est-ce qui fait obstacle ?

Je ne sais pas exactement. Je constate qu’il y a des résistances au sein du Vatican. Le pape ne peut pas être partout. Pour changer le système en profondeur, il doit s’entourer de canonistes qui ont de l’expérience. Il faut aussi faire un véritable travail d’enquête. Le pape comprend la souffrance des victimes mais ne comprend pas que les criminels doivent être arrêtés. S’il ne prend pas la mesure de l’urgence pour les enfants, il risque de décevoir beaucoup de personnes.

http://www.leparisien.fr/societe/homosexualite-pedophilie-dans-l-eglise-l-ex-conseillere-du-pape-reagit-27-08-2018-7867068.php


 

Dans RELIGION

NON-LEGALISATION DE L'IVG EN ARGENTINE : LES POSITIONS DE L'EGLISE CATHOLIQUE CONTRE L'IVG A L'ORIGINE D'UNE APOSTASIE MASSIVE

Par Le 25/08/2018

4 000 Argentins se font débaptiser après le rejet de la loi sur l'avortement

International

La non-légalisation de l'IVG à l'origine de cette apostasie massive./ AFP

La non-légalisation de l'IVG à l'origine de cette apostasie massive./ AFP

 

La Coalition argentine pour un Etat laïque (CAEL) a rendu hier midi les milliers de demandes d'apostasie (fait de se faire débaptiser) réclamées massivement dans tout le pays.

l'Église catholique est sous le feu des critiques après avoir fait pression pour empêcher la légalisation de l'avortement. «Aujourd'hui, les féministes réalisent que les principaux obstacles aux droits des femmes sont les positions de l'Église», explique Maria Jose Albaya qui milite pour la laïcité de l'Argentine.

«Je vais envoyer au pape le document qui dit que j'ai renoncé à mes symboles religieux, confirme une femme. Le discours de l'Église ces derniers jours contre la légalisation de l'avortement était tellement scandaleux que je ressens une colère immense contre l'Église catholique». Dans les rues de Buenos Aires, aux côtés des foulards verts qui symbolisent la lutte pour l'IVG, se trouvent désormais des foulards orange qui symbolisent la lutte pour la séparation de l'Église et de l'État.

«Double morale»

Mariana Ceballos, militante féministe explique : «J'ai été baptisée à ma naissance, donc sans mon consentement, mais aujourd'hui, à 30 ans, je refuse de cautionner une institution hypocrite et perverse.» A ses côtés, son frère, Marcelo, s'est lui aussi «débaptisé». Il est scandalisé par «la double morale d'une Eglise qui prétend défendre la vie humaine mais qui protège les prêtres pédophiles qui abusent des enfants.

Vert ou orange, «c'est le même combat : en finir avec l'immixtion de l'Eglise dans nos vies de citoyens». Ils étaient des centaines à demander que leurs noms soient rayés des registres de l'Eglise. Des femmes et des hommes de tous les âges, qui précisent la date de leur baptême et la paroisse où il a été célébré. «Fêter collectivement une décision personnelle est un geste politique», note Fernando Lozada, membre de CAEL, une organisation fondée il y a douze ans, et qui avait convoqué une première apostasie collective en 2009. «Le débat sur l'IVG a été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase, note M. Lozada.

La campagne lancée par CAEL et d'autres associations pour réclamer la séparation de l'Eglise et de l'Etat, sur les réseaux sociaux, début août, a réuni des milliers de signatures. Des apostasies collectives ont eu lieu non seulement à Buenos Aires, mais également dans plusieurs villes de l'intérieur du pays.

La Dépêche du Midi

https://www.ladepeche.fr/article/2018/08/25/2856794-4-000-argentins-se-font-debaptiser.html


 

Dans RELIGION

L'EGLISE CATHOLIQUE FACE AUX AFFAIRES DE PEDOPHILIE. "LA CONSPIRATION DU SILENCE N'A QUE TROP DURE"

Par Le 23/08/2018

Dans sa lettre au « peuple de Dieu » publiée lundi 20 août, le pape François affirme que, pour parvenir à éradiquer les violences sexuelles en son sein, l’Eglise catholique doit entreprendre une « transformation ». Pour que celle-ci réussisse, elle doit impliquer tous les catholiques.

Aussi demande-t-il au 1,3 milliard de baptisés de prendre leur part dans cette mutation en profondeur et dans la lutte contre les abus. « Il en appelle à tous les catholiques pour qu’ils n’entrent pas dans la conspiration du silence » qui, « de fait, a trop duré au sein de l’Eglise pour cacher les affaires de pédophilie », a résumé, mercredi 22 août, le secrétaire général de la Conférence des évêques de France, Olivier Ribadeau Dumas, sur France Inter.

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Le chiffre de 1,3 milliard de baptisés considérés comme catholiques est mensonger. Sur le 1,3 milliard de baptisés revendiqué par le pape, combien de millions d'entre eux sont réellement catholiques pratiquants?

Par exemple, en France, la quasi totalité des "catholiques" sont baptisés à leur insu alors qu'ils sont bébés et n'ont de ce fait pas l'âge de raison. 

Jacques Tourtaux

Athée

 

 

« La conspiration du silence n’a que trop duré » : l’Eglise face aux affaires de pédophilie

La Conférence des évêques de France et d’autres associations, en France et à l’étranger, se mobilisent pour lutter contre les abus sexuels

LE MONDE |  • Mis à jour le  |Par Cécile Chambraud

 

Le prêtre Pierre Vignon dans son église de Saint-Martin-en-Vercors (Drôme), le 22 août 2018.

Dans sa lettre au « peuple de Dieu » publiée lundi 20 août, le pape François affirme que, pour parvenir à éradiquer les violences sexuelles en son sein, l’Eglise catholique doit entreprendre une « transformation ». Pour que celle-ci réussisse, elle doit impliquer tous les catholiques.

Aussi demande-t-il au 1,3 milliard de baptisés de prendre leur part dans cette mutation en profondeur et dans la lutte contre les abus. « Il en appelle à tous les catholiques pour qu’ils n’entrent pas dans la conspiration du silence » qui, « de fait, a trop duré au sein de l’Eglise pour cacher les affaires de pédophilie », a résumé, mercredi 22 août, le secrétaire général de la Conférence des évêques de France, Olivier Ribadeau Dumas, sur France Inter.

Un prêtre de la Drôme, Pierre Vignon, a choisi une façon particulière d’appliquer cette consigne. Cet ecclésiastique apporte depuis des années son soutien au combat des victimes du père Bernard Preynat, un prêtre de la région lyonnaise accusé d’avoir agressé sexuellement des dizaines de très jeunes scouts dont il était l’aumônier jusqu’en 1990. Il a lancé une pétition (signée jeudi matin par plus de 44 300 personnes) pour demander la démission du cardinal Philippe Barbarin. L’archevêque de Lyon, nommé à ce poste en 2002, bien après les faits, est accusé par certaines de ces victimes d’avoir laissé le curé en fonctions, et donc au contact d’enfants, tout en ayant eu connaissance de ses actes passés. « L’appel du pape est clair. Le peuple de Dieu doit réagir et je suis donc dans mon droit de l’appeler à le faire. C’est une question d’honneur », écrit le père Vignon dans une lettre ouverte au prélat, avant de lui demander de « prendre enfin [ses] responsabilités » et d’appeler ses confrères à signer la pétition.

L’association La Parole libérée, créée en décembre 2015 par des victimes du père Preynat pour parvenir à faire sortir cette affaire au grand jour, s’est associée à cette initiative. « En trois ans de combat, témoigne son président, François Devaux, on compte sur les doigts d’une main les prêtres qui ont soutenu publiquement notre action. Pour l’Eglise, c’est trop facile de se reposeruniquement sur l’action des victimes et de ne rien dire. Nous, nous avons brisé une omerta. Maintenant, c’est à elle d’agir si elle veut retrouver sa crédibilité. »

Procédure judiciaire

Après le classement sans suite d’une première enquête par le parquet de Lyon, La Parole libérée a, avec plusieurs victimes, déclenché une nouvelle procédure judiciaire en formulant contre le cardinal Barbarin une citation directe.Initialement prévue en avril, l’audience a été reportée une première fois, car des citations à comparaître concernant des hauts responsables de la curie romaine n’ont pas été transmises dans les temps au Vatican. Le 3 septembre, une audience devra fixer une nouvelle date. En attendant, le cardinal Barbarin a « suspendu » le procès canonique – une procédure juridique interne à l’Eglise – contre Bernard Preynat, ouvert à la demande de victimes.

D’autres initiatives pointent, en France comme à l’étranger. Un réseau de chrétiens qui militent pour des réformes dans l’Eglise, la Conférence des baptisés, a demandé, mercredi, « l’ouverture d’assises sur la gouvernance de l’Eglise de France » et une place plus grande pour les laïcs, ainsi qu’une réflexion sur « le célibat obligatoire, l’absence de femmes dans les instances de décisions » ou encore la concentration des décisions « dans les mains d’une petite caste de personnes qui se protègent les unes et les autres en toute impunité ». Aux Etats-Unis, quelque 3 000 laïcs, théologiens et éducateurs ont appelé à une démission collective des évêques américains après la publication du rapport sur les violences sexuelles commises sur des enfants en Pennsylvanie.

https://www.lemonde.fr/religions/article/2018/08/23/confrontee-aux-affaires-de-pedophilie-l-eglise-catholique-cherche-comment-reagir_5345366_1653130.html

 

Cardinal Barbarin : le résumé de l'affaire qui embarrasse l'Eglise française

 

Cardinal Barbarin : le résumé de l'affaire qui embarrasse l'Eglise française

Le cardinal Philippe Barbarin durant une messe à la cathédrale Saint-Jean de Lyon, le 3 avril 2016.

©JEFF PACHOUD, AFP

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Un prêtre réclame la démission du cardinal Barbarin

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Un prêtre réclame la démission du cardinal Barbarin

Monde

Un prêtre demande la démission du cardinal Barbarin : on vous résume l'affaire qui secoue l'Église

Orange avec AFP, publié le jeudi 23 août 2018 à 11h44

 

La pétition d'un prêtre qui réclame la démission du cardinal Barbarin, accusé de non-dénonciation d'agression sexuelle, relance l'affaire Barbarin.

 

"Ce qui aurait dû rester l'affaire Preynat (...) est devenue l'affaire Barbarin". Pierre Vignon, un prêtre de Valence (Drôme) a lancé, mardi 21 août, une pétition pour réclamer la démission du cardinal Philippe Barbarin, poursuivi pour non-dénonciation d'agression sexuelle. 

 

Un prêtre appelle à la démission du cardinal Barbarin dans une pétitionpar BFMTV

 

Une démarche qui intervient quelques jours après un nouvel appel du Pape à lutter contre la pédophilie au sein du clergé catholique. On fait le point sur cette affaire compliqué qui secoue l'Église catholique française.

Qui est accusé de pédophilie ?

En janvier 2016, le père Bernard Preynat, un prêtre lyonnais est mis en examen pour agressions sexuelles sur des mineurs de moins de 15 ans, perpétrées entre 1986 et 1991. L'homme, sous le coup d'une plainte depuis 2014, est accusé d'avoir abusé d'une soixantaine d'enfants lorsqu'il encadrait un groupe de jeunes scouts près de Lyon (Rhône), entre 1970 et 1991. 

Cet homme, qualifié de "charismatique", se serait servi de son autorité pour isoler et agresser les mineurs, selon les plaignants. En 1990, le père Bernard Preynat, qui n'a jamais nié les faits, est convoqué par son supérieur de l'époque, le cardinal Albert Decourtray, et reconnaît "s'être mal conduit". 

En 2009, c'est un autre prêtre lyonnais qui se retrouve accusé d'agression sexuelle sur mineur. Jérôme Billioud, un abbé de la région lyonnaise, aurait abusé d'un garçon, mineur au moment des faits, dans les années 1990. Après avoir déposé plainte contre le prêtre, le plaignant rencontre le cardinal Barbarin qui balaie l'affaire en évoquant la prescription pénale des faits. 

Si le père Bernard Preynat a été muté dans d'autres paroisses du Rhône et de la Loire, il n'a été relevé de sa "responsabilité pastorale" et de "tout contact avec les mineurs" qu'en 2015. Quand à l'abbé Pierre Billoud, malgré la plainte, classée sans suite à cause du délai de prescription, il a conservé son poste. 

Que reproche-t-on au cardinal Philippe Barbarin ?

Les victimes reprochent au cardinal Barbarin, archevêque de Lyon, d'avoir tardé à agir. Dans l'affaire du père Billioud, une plainte a été déposée contre le cardinal Barbarin pour "mise en danger de la vie d'autrui et provocation au suicide". Dans le cadre de l'affaire Preynat, le cardinal Barbarin est visé par plusieurs plaintes pour "non-dénonciation de faits de pédophilie". 

En 2014, l'une des victimes du père Bernard Preynat découvre que ce dernier continue d'animer des cours de catéchisme auprès d'enfants mineurs. Il décide alors de prévenir le cardinal Barbarin qui mettra plus de dix mois à relever le prêtre lyonnais de ses fonctions. 

Comment réagit le cardinal Barbarin ?

Alors que la polémique enfle, le cardinal Barbarin décide de tenir une conférence de presse, en mars 2014, dans laquelle il affirme : "Jamais, jamais, je n'ai couvert le moindre acte de pédophilie". Durant cette prise de parole, l'archevêque de Lyon a tout de même reconnu qu'il a cru le prêtre Bernard Preynat quand il lui assurait ne pas avoir commis d'actes pédophiles.

Mais en 2017, Philippe Barbarin, qui continue de nier avoir "couvert" les deux prêtres mis en cause, reconnaît avoir commis des "erreurs", notamment quand il invoquait la prescription des faits devant les victimes, dans les colonnes du Monde. "Pour elles, la souffrance est aussi brûlante qu'il y a trente ans, qu'au premier jour", a-t-il confié au journal. "Pour elles, il est révoltant et inadmissible que le père Preynat ait pu continuer à être prêtre. Ils ne pardonnent pas au cardinal Decourtray de lui avoir redonné un ministère et à ses successeurs de ne pas l'avoir retiré", a-t-il ajouté.

Que se passe-t-il côté justice ?

L'homme, à la tête de l'archevêché de Lyon depuis 15 ans, devait comparaître du 4 au 6 avril dernier, devant le tribunal correctionnel de Lyon, avec six autres personnes mises en cause par les victimes, dont le préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi au Vatican, l'Espagnol Luis Francisco Ladaria Ferrer, Maurice Gardès, l'ancien archevêque du Roannais, Thierry Brac de la Perrière, l'évêque de Nevers - qui ont exercé dans le diocèse par le passé -, Pierre Durieux, l'ancien directeur de cabinet du cardinal, Régine Maire, chargée de la cellule d'écoute des victimes de prêtres dans le diocèse et Xavier Grillon, vicaire épiscopal, le supérieur hiérarchique du père Preynat au moment des faits. 

Mais l'audience a été reporté à janvier 2019. La citation à comparaître de Mgr Ladaria Ferrer n'a pas été transmise au Vatican dans les délais impartis.

https://actu.orange.fr/france/demission-du-cardinal-barbarin-le-resume-de-l-affaire-qui-embarrasse-l-eglise-CNT0000015Ue5Q.html


 

Dans RELIGION

QU'EST-CE QUI FAIT RECULER LA RELIGION DANS LE MONDE?

Par Le 04/07/2018

Qu’est-ce qui fait reculer la religion dans le monde?

 

Plusieurs autres hypothèses peuvent expliquer la tendance croissante à la sécularisation de la plupart des sociétés.

Une récente enquête du Pew Resarch Center s’intéresse à l’évolution de la religiosité dans le monde en privilégiant les évolutions survenues entre les générations nouvelles (moins de 40 ans) et les générations plus anciennes. Ici, les comparaisons peuvent se faire pays par pays ou de continent à continent mais sans qu’il soit possible de connaître les affiliations religieuses précises des individus.

Le fort mouvement de sécularisation observé en Europe occidentale (voir le premier volet de cet article) est en réalité général dans l’ensemble de l’Europe, même s’il est moins accentué en Europe orientale.

C’est en Europe, où la religion chrétienne est largement dominante, que ce mouvement est le plus net avec l’Amérique du nord, également chrétienne. La tendance est la même en Australie, très différente de la région Asie-Pacifique en général. En particulier, c’est en Europe que l’écart entre les personnes qui se revendiquent d’une religion et celles qui estiment que la religion est très importante dans leur vie personnelle est le plus grand, et c’est en Europe, de même qu’en Australie, au Canada et aux États-Unis que la proportion d’irréligieux est la plus grande.

La baisse de la religiosité, une tendance notable

La situation des États-Unis par rapport aux autres pays occidentaux développés est demeurée longtemps particulière, la religiosité y étant très grande. Mais l’arrivée des nouvelles générations est en train de réduire cette originalité. Ainsi, l’évolution des plus aux moins de 40 ans est spectaculaire. La proportion de personnes ayant une affiliation religieuse est passée de 83% à 66% entre ces deux sous-populations et celle des personnes pour lesquelles la religion occupe une très grande place dans leur vie personnelle de 60% à 43%.

Au vu de ces chiffres il serait tentant de tirer la conclusion que la religion chrétienne est beaucoup plus menacée par la tendance à la sécularisation que la religion musulmane du fait d’une fragilité particulière qui serait due à ses caractéristiques propres, d’autant qu’en Afrique du nord et au Moyen-Orient, où l’islam est largement dominant, une telle tendance est inexistante du point de vue de l’affiliation religieuse et faible du point de vue de l’importance de la religion ressentie dans la vie personnelle.

Une telle hypothèse, pour séduisante qu’elle puisse paraître, est cependant contredite par les faits. Certaines sociétés fortement chrétiennes n’ont pas connu un tel mouvement aussi puissant de sécularisation, notamment en Amérique latine. En Afrique sub-saharienne, qu’il s’agisse de sociétés à dominante chrétienne ou musulmane, un tel mouvement ne s’est pas produit. Au Moyen-Orient et en Afrique du nord, en revanche, où les sociétés sont musulmanes, un tel mouvement, s’il est faible est néanmoins perceptible, notamment en Algérie, en Jordanie, en Égypte et même en Iran. La colonne de droite du tableau montre que, quelle que soit la proportion, plus ou moins élevée, de personnes qui accordent une grande importance à la religion dans leur vie personnelle, mise à part l’Afrique subsaharienne, la baisse de la religiosité est une tendance qui apparaît dans toutes les régions, quelle que soit la religion dominante, par le phénomène de remplacement des générations.

Plus le PIB par habitant est élevé, moins on prie quotidiennement

Plusieurs autres hypothèses peuvent alors être avancées pour expliquer cette tendance croissante à la sécularisation de la plupart des sociétés. La plus féconde nous est fournie par les données de l’enquête: les progrès de la sécularisation dans les différentes sociétés sont étroitement liés à l’ampleur des évolutions économiques, démographiques et sociales que ces sociétés connaissent et ont connu. L’enquête utilise cinq variables pour mesurer ces relations, pays par pays: la dynamique démographique, l’espérance de vie, le nombre moyen d’années d’études des habitants, la richesse par habitant et l’importance des inégalités.

Au Nigeria où l’espérance de vie est de 50 ans, la fréquence de l’assistance à l’office de 90% tandis qu’aux Pays-Bas où l’espérance de vie est de 83 ans, elle est seulement de 10%.

De manière générale, ces cinq variables sont étroitement corrélées avec les variables religieuses utilisées. Donnons quelques exemples. Les habitants d’un pays estiment d’autant plus souvent que la religion est très importante dans leur vie personnelle que la population du pays est en augmentation rapide. Ainsi tandis qu’au Niger où la population devrait plus que quadrupler entre 2015 et 2060, 86% des habitants estiment que la religion est très importante pour eux, au Danemark, où le taux de remplacement de la population est à peine atteint, cette proportion est de moins de 10%. De même, s’agissant de taux d’inégalité (indice entre 0 et 1), alors que la Zambie a un taux d’inégalité de 0,6 et la Finlande un taux de 0,2, les Zambiens sont 90% à estimer que la religion est très importante dans leur vie ce qui n’est le cas que de 10% des Finlandais.

Si l’on utilise comme variable la fréquence de l’assistance à l’office religieux, cette fréquence est inversement proportionnelle à l’espérance de vie dans le pays considéré. Ainsi, par exemple, au Nigeria où l’espérance de vie est de 50 ans, la fréquence de l’assistance à l’office de 90% tandis qu’aux Pays-Bas où l’espérance de vie est de 83 ans, elle est seulement de 10%. De même, cette fréquence est inversement proportionnelle au nombre d’années moyen de fréquentation de l’enseignement scolaire. Tandis qu’en Estonie, cette durée est de 13 années et la fréquence de l’assistance à l’office de 3%, ces proportions sont respectivement d’une année et de 93% au Niger.

Si, enfin, l’on utilise l’indicateur économique du PIB par habitant ajusté par parité de pouvoir d’achat et l’indicateur religieux de prière quotidienne, la fréquence de la prière quotidienne est inversement proportionnelle à la richesse par habitant. Ainsi, tandis que le PIB PPA en Norvège est de 70.000 dollars et la fréquence de la prière quotidienne de 18%, en Afghanistan, il est de 4.000 dollars et la fréquence de la prière de 98%.

Les religions, des phénomènes sociaux

Ces données nous conduisent à penser que ne sont pas d’abord les spécificités et particularités de la religion chrétienne par rapport à la religion musulmane ou à d’autres religions qui ont produit directement –car une influence indirecte peut être recherchée– le mouvement de sécularisation qui a, en premier lieu, affecté les sociétés chrétiennes, mais l’état social et économique des sociétés concernées et leur évolution. Il se trouve que le développement économique et industriel des sociétés chrétiennes a été plus précoce et plus rapide que celui des sociétés musulmanes. Ce développement, et la manière dont il s’est effectué politiquement et socialement, ont créé les conditions philosophiques et matérielles qui ont été les moteurs du processus d’individualisation des sociétés.

Comparer les sociétés chrétiennes aux sociétés musulmanes aujourd’hui ne peut pas seulement consister à comparer l’état des deux religions mais aussi celui des sociétés dans lesquelles elles sont enracinées.

Si les sociétés occidentales ont entamé avant les autres le mouvement de sécularisation, c’est d’abord parce qu’elles sont devenues avant les autres des «sociétés des individus», pour reprendre le concept de Norbert Elias. Dans ces sociétés, le contrôle social des Églises chrétiennes, relativement facile et durable à exercer lorsque ces sociétés étaient holistes, la religion constituant alors un élément fondamental de leur homogénéité et de leur identité, s’est affaibli au fur et à mesure que les individus ont acquis une autonomie croissante en leur sein. S’est alors développée une tendance à l’irréligion, mais aussi, comme nous l’avons vu dans le précédent article, un affaiblissement notable de la religiosité chez les individus qui continuent de revendiquer leur appartenance à la religion chrétienne. Cette tendance à l’individualisation les a conduits, de manière croissante, à prendre leurs distances avec les Églises et les dogmes religieux, participant ainsi à la sécularisation de la société. Du coup, dans ces sociétés, il n’est plus aisé d’opposer de manière nette les chrétiens dans leur ensemble aux irréligieux.

Comparer les sociétés chrétiennes aux sociétés musulmanes aujourd’hui ne peut donc pas seulement consister à comparer l’état des deux religions mais aussi celui des sociétés dans lesquelles elles sont enracinées. Par exemple, alors que, dans les sociétés musulmanes, la religion est considérée massivement comme très importante par les individus qui la composent (le plus souvent plus de 80%), chez les musulmans qui habitent dans des sociétés occidentales, cette proportion n’est que de 54% en France, de 66% aux États-Unis et de 69% en Israël. Les religions étant des phénomènes sociaux, leur comparaison ne peut ainsi s’effectuer, du point de vue de la sociologie, qu’en englobant dans leur analyse les sociétés elles-mêmes dans lesquelles elles sont enracinées.

Source : http://www.slate.fr/story/164051/religions-monde-chretiente-islam-juif-secularisation


 

Dans RELIGION

UNE ETUDIANTE MAROCAINE ACCUSEE DE RELATIONS SEXUELLES PENDANT LE RAMADAN, ROUEE DE COUPS PAR DES HOMMES EN FURIE, ECHAPPE DE JUSTESSE A UN LYNCHAGE

Par Le 01/06/2018

Maroc : accusée de relations sexuelles pendant le Ramadan, une étudiante est rouée de coups

7commentaires

 

Encerclée et frappée violemment par un groupe d’hommes mués en horde sauvage, totalement sourds à ses dénégations et insensibles à ses supplications, une étudiante marocaine semble avoir échappé de justesse à un lynchage, après avoir été accusée d’avoir fauté en pleinRamadan.

Suspectée d’avoir eu des relations sexuelles avec le chauffeur d’une fourgonnette de transport clandestin, qui a lui aussi subi la fureur d’assaillants encagoulés et armés de bâtons, la jeune femme a eu beau affirmer qu’elle était à ses côtés dans le cadre de son travail de recherches et pour aucune autre raison, rien n’y a fait.

La scène terrifiante aurait été capturée sur le vif dans la région de Safi. Elle a saisi d’effroi les réseaux sociaux, lorsque la malheureuse étudiante est apparue le visage en sang, suppliant la foule déchaînée qui l’entourait de l’épargner.

« Mais c’est le Ramadan », a lancé l’un de ses agresseurs, sûr de son bon droit, ou comment justifier un acte sauvage injustifiable pendant le mois béni entre tous, qui invite précisément à exorciser les pires pulsions humaines.

 

https://oumma.com/maroc-accusee-de-relations-sexuelles-pendant-le-ramadan-une-etudiante-est-rouee-de-coups/?utm_medium=oumma&utm_source=pushnotification&utm_campaign=pushnotification


 

Dans RELIGION

REVOLTE DE NONNES EXPLOITEES PAR LES CARDINAUX ET LES EVEQUES DE L'EGLISE CATHOLIQUE

Par Le 03/03/2018

religieuses, image d'illustration

Révélations de religieuses exploitées par l’Église catholique

© REUTERS/ Mariana Bazo

SOCIÉTÉ

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20148

Un magazine du Vatican a dénoncé le fait que les religieuses sont souvent traitées comme des servantes par les cardinaux et les évêques de l’Église catholique. Obligées de cuisiner et de faire le ménage pour un salaire quasi nul, ces femmes exigent la fin immédiate de la servitude.

L'édition de mars de Women Church World, le magazine féminin mensuel du journal du Vatican L'Osservatore Romano, parue jeudi a mis en lumière les difficultés auxquelles sont confrontées les religieuses de l'Église catholique.

 

Le Pape François

© REUTERS/ MAX ROSSI

Voici ce que les archives secrètes du Vatican révèlent sur l’Église catholique

L'article propose les récits de plusieurs religieuses qui témoignent sous le couvert de pseudonymes de leurs expériences de travail gratuit ou très peu payé dans l'Église catholique.

 

Par exemple, Sœur Maria a déclaré que plusieurs religieuses travaillaient de longues heures dans les maisons d'évêques et de cardinaux, affectées au ménage et à la cuisine, et n'étaient même pas invitées à partager les repas à leur table.

«Elles sont profondément frustrées, mais elles ont peur d'en parler parce que, derrière tout cela, il peut y avoir des histoires très complexes», a expliqué Sœur Maria.

Une autre religieuse nommée Sœur Paule a déclaré que les sœurs n'ont souvent aucun contrat avec les paroisses où elles travaillent et gagnent peu, voire rien.

Selon les nonnes interrogées par le média, le manque de reconnaissance reste le plus grand problème.

 

Le Pape

© AP PHOTO/ ANDREW MEDICHINI

«Cette mauvaise phrase»: le Pape François propose de modifier le «Notre Père»

Les métiers masculins sont valorisés, alors que le travail des femmes ne l'est pas, déplorent-elles mettant en évidence l'inégalité au sein de l'Eglise.

 

«Mes sœurs et moi, nous vivons très mal et nous ne visons pas la richesse, mais nous voulons seulement vivre simplement dans des conditions décentes et justes. C'est une question de survie pour nos communautés», a déclaré une autre religieuse, Sœur Cécile.

Les religieuses déclarent en outre que certaines sœurs titulaires d'un doctorat dans des matières telles que la théologie sont affectées sans aucune explication à des tâches domestiques.

«Derrière tout cela, il y a malheureusement encore l'idée que la femme vaut moins que l'homme, le cléricalisme tue l'Église», dit sœur Paule. 

https://fr.sputniknews.com/societe/201803031035367934-eglise-catholique-religieuses-vatican-travail/


 

Dans RELIGION

LES VOIES DU SEIGNEUR NE SONT PLUS TOTALEMENT IMPENETRABLES. LES ARCHIVES SECRETES DU VATICAN REVELENT...

Par Le 27/02/2018

 

Le Pape François

Voici ce que les archives secrètes du Vatican révèlent sur l’Église catholique

© REUTERS/ Max Rossi

SCI-TECH

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La bibliothèque secrète du Pape abriterait des trésors incroyables, y compris des lettres de l’impératrice Sissi et d’Abraham Lincoln, mais aussi des documents témoignant des abus de l’Église catholique. Or, une partie non-négligeable de ces informations «top secrètes» est accessible au public, sur demande. Il est temps d’en prendre connaissance.

Des étagères qui s'étalent sur au moins 85 km quadrillent les archives secrètes du Vatican. Rien d'étonnant à ce que cela offre un terrain fertile à toutes sortes de légendes, de mythes et de théories du complot: que cache l'Église catholique dans les «Archivio Segreto» du Vatican, quels secrets macabres pourraient éclater au grand jour, si l'on avait la possibilité de consulter tous les documents qu'abritent ces caves? Difficile de répondre sans tomber dans les spéculations les plus farfelues, comme le font les partisans des théories du complot.

Au demeurant, le Vatican s'est mis à déclassifier progressivement ses archives, révélant ainsi la valeur historique inestimable de ces documents.

Le «bunker» sous-terrain

Le cœur des «archives secrètes» est une cave souterraine sur deux étages, communément appelé «le bunker», relate le journal Der Spiegel. Certains prétendent que celui-ci protègerait même des bombes nucléaires et abriterait par conséquent les documents les plus fragiles.

Cependant, les archives ne se résument pas au «bunker», loin s'en faut: il y a au moins 600 salles d'archives isolées au Vatican, qui englobent à minima 35.000 documents.

Le document le plus ancien conservé dans les archives, précise le portail d'actualités GMX, provient du VIIIe siècle après J.C. Des écrits encore plus âgés s'y trouvaient auparavant. Datant du IVe siècle, rédigés sur des feuilles de papyrus très fragiles, ils se sont abimés d'eux même au fil des siècles.

Des bulles papales et des lettres d'une valeur inestimable  

Les archives, poursuit Die Welt, abritent des lettres adressées au pape entre autres par Michel-Ange, l'empereur Frédéric Barberousse, Abraham Lincoln ou encore l'impératrice Sissi.

Une bulle papale datant de 1520 excommuniant Martin Luther et une lettre élogieuse au sujet de Wolfgang Amadeus Mozart en font également partie.

Autre rareté, une lettre de Marie-Antoinette, emprisonnée après la Révolution, dans laquelle on peut lire: «Les sentiments de ceux qui partagent mon chagrin (…) sont la seule consolation que je puisse recevoir dans ces tristes circonstances», poursuit Le Point.

À côté des actes législatifs du Vatican et de la correspondance politique du pape à partir du XIIIe siècle, les archives «cachent» des livres contenant des décomptes de familles nobles romaines, ainsi que des bulles papales jetant de l'ombre sur le prestige de l'Église catholique, comme par exemple une bulle du pape Innocent IV datant de 1252 approuvant le recours à des tortures afin de soutirer des aveux aux hérétiques les plus intransigeants.  

Les actes de procédure contre Galilée et les Templiers

La condamnation de Galilée à la prison à vie, prononcée en 1633 par l'Inquisition après un long procès où il risquait une condamnation au bûcher, est également «documentée» dans les archives. Le savant, défenseur de la thèse héliocentrique de l'univers selon laquelle la Terre tourne autour du Soleil, avait été contraint de se rétracter et ses œuvres avaient été interdites.

Outre les détails du procès de Galilée figure un parchemin de 60 mètres, remontant à 1308 et contenant la confession des Templiers devant trois cardinaux envoyés par Clément V au château de Chinon, ajoute Le Point.  

Une lettre fatidique à 81 sceaux

Les archives abritent également le parchemin à 81 sceaux envoyé en 1530 par le roi d'Angleterre Henri VIII au pape Clément VII pour lui demander de dissoudre son mariage avec Catherine d'Aragon, qui ne lui donnait pas d'héritier masculin, afin d'épouser Anne Boleyn, relate Le Monde. La suite est connue: du refus du pape naîtra le schisme anglican. Et Anne Boleyn, accusée d'adultère, d'inceste et de haute trahison, sera décapitée en 1536.

Quid des documents «Top secret»?

Les archives du Vatican ont en réalité cessé d'être secrètes dès la fin du 19e siècle. Depuis 1881, les professeurs et les chercheurs de tous les pays et de toutes les confessions avaient un accès libre à cette collection.

Cependant, de nombreux documents qui sont conservés au Vatican n'ont pas encore été mis à disposition du public, notamment les archives concernant la période de la Seconde Guerre mondiale.

https://fr.sputniknews.com/sci_tech/201802271035310310-archives-secretes-vatican-eglise-catholique/


 

Dans RELIGION

NIGERIA : POURSUITE DE LA REPRESSION CONTRE LES MUSULMANS CHIITES. LE NUMERO 2 DU MIN EST ABATTU.

Par Le 07/02/2018

La répression des chiites du Nigeria se poursuit: le numéro 2 du MIN abattu.

 Depuis 3 heures  7 février 2018

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Rédaction du site

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Les autorités nigériennes ont abattu le numéro deux du Mouvement islamique du Nigeria (MIN) Cheikh Qaseem Sokoto, bras droit du religieux charismatique cheikh Ibrahim  Zakzaki.

Cet assassinat intervient dans le cadre de la répression d’une violence inouïe dont fait l’objet la communauté chiite dans ce pays à majorité sunnite.

La mort de Cheikh Sokoto a eu lieu le 5 février dernier  alors qu’il participait à une manifestation pacifique à Abuja, pour la libération du cheikh Zakzaky, le guide spirituel de la communauté chiite dans ce pays et capturé depuis deux ans.

Selon l’agence de presse Ahl- alBayt, le religieux nigérien avait été auparavant atteint à la jambe lors de la manifestation, lorsque les forces de l’ordre ont ouvert le feu. Une fois  transféré vers un établissement privé de Kano pour y subir un traitement, la police est intervenue sur une dénonciation et l’a abattu.

En décembre 2015, l’armée nigériane a lancé un assaut d’une violence inouïe contre la procession d’Achoura organisée dans la province de Zariya, le fief des MIN, tuant près d’un millier de manifestants. C’est à cette époque que chef Zalzaly a été capturé.

En 2016, le mouvement a été interdit sous prétexte qu’il constitue une menace pour la sécurité.

Selon le MIN, cette répression se fait sous l’impulsion du wahhabisme saoudien qui traque tout ce qui est chiite, partout où il peut le faire.

https://french.almanar.com.lb/771010


 

Dans RELIGION

PEDOPHILIE : LE CARDINAL DE BOSTON CRITIQUE LE PAPE QUI A LAISSE ENTENDRE QUE LES VICTIMES MENTENT CAR ELLES NE PEUVENT PRESENTER AUCUNES "PREUVES"

Par Le 21/01/2018

Pédophilie : le cardinal de Boston critique publiquement des propos du pape François

 

Une déclaration du pape François sur les victimes de prêtres pédophiles au Chili a fait scandale dans ce pays. Le cardinal O'Malley tente d'éteindre l'incendie.

De notre envoyé spécial à Trujillo (Pérou)

Une déclaration officielle du cardinal O'Malley, archevêque de Boston (États-Unis), sème une confusion sur la fin du voyage du pape François au Pérou. Ce prélat -très proche du pape puisqu'il appartient au C9, le conseil le plus rapproché du pape François- vient de prendre publiquement le parti des victimes de prêtres pédophiles au Chili contre… le pape François. Ces victimes ont été scandalisées en effet par les propos du pape François à leur égard quand il a visité ce pays en début de semaine car il a clairement laissé entendre que ces victimes mentaient car elles ne pouvaient présenter aucunes «preuves».

» LIRE AUSSI - Au Chili, le Pape brise le tabou de la pédophilie

«Il est compréhensible, a écrit le cardinal O'Malley, que les propos du pape François à Santiago du Chili ont été une source de grande peine pour les victimes d'abus sexuels par le clergé. Les mots utilisés dans sa phrase ‘Si vous ne pouvez pas prouver vos plaintes, alors vous ne serez pas crus' reviennent à abandonner ceux qui ont souffert de crimes répréhensibles, de violations de leur dignité personnelle. Ces mots ont relégué ces victimes à l'exil du discrédit.»

Ce haut prélat américain qui est considéré comme La référence dans le domaine de la lutte contre la pédophilie -Jean-Paul II le nomma à ce poste pour succéder au tristement fameux cardinal Bernard Law- ajoute: «N'ayant pas été personnellement impliqué dans les situations qui ont été l'objet de l'interview du pape, je ne peux expliquer pourquoi le Saint-Père a choisi les mots qu'il a employés dans sa réponse. Mais ce que je sais vraiment c'est que le pape François reconnaît pleinement les énormes échecs de l'Église et de son clergé qui a abusé des enfants, et l'impact dévastateur que ces crimes ont eu sur les victimes qu'il aime particulièrement».

«Je ne peux m'empêcher de manifester la douleur et la honte que je ressens face au mal irréparable fait à des enfants par des ministres de l'Église»

Le pape François en voyage au Chili

Décrivant, enfin, la compassion du pape pour les victimes, le cardinal O'Malley, conclut notamment son communiqué par cette phrase: «Mes prières et mon souci seront toujours avec les victimes et leurs proches. Nous ne pouvons jamais sous-estimer la souffrance de ce qu'ils ont subi ou pour guérir complètement leur peine».

Cette déclaration officielle du cardinal de Boston calmera-t-elle la crise qu'a ouverte le pape François lors de son voyage du Chili, un pays où la pratique religieuse a chuté drastiquement depuis dix ans en raison de ces scandales? C'est une affaire à suivre, mais si le cardinal O'Malley a pris le risque de publier ce communiqué qui critique ouvertement le pape, c'est qu'il a cherché à éteindre un incendie dont il a perçu la gravité et son risque d'extension au détriment du pape.

À Santiago du Chili, le pape avait toutefois rencontré à titre privé des victimes de prêtres pédophiles, mais il n'avait vu aucunes victimes du Père Fernando Karadima, membres d'une association qu'ils ont constitués. Interrogé à la volée par une télévision chilienne à ce propos, François avait lancé: «Si vous ne pouvez pas prouver vos plaintes, alors vous ne serez pas crus». Laissant clairement entendre que ces victimes exagéraient leurs plaintes contre ce prêtre. Et contre Mgr Juan Barros, un évêque chilien toujours en fonction, que ces victimes accusent d'avoir tout su sur le comportement de ce prêtre mais de n'avoir jamais rien dit, et dont ils demandent la démission.

Cette déclaration du pape au Chili a semé une grande confusion, car dès son arrivée, mardi, dans ce pays, François avait dit sa «honte» et sa «douleur» devant les plus hautes autorités politiques du pays à propos des prêtres pédophiles: «Je ne peux m'empêcher de manifester la douleur et la honte que je ressens face au mal irréparable fait à des enfants par des ministres de l'Église. Je voudrais m'unir à mes frères dans l'épiscopat, car s'il est juste de demander pardon et de soutenir avec force les victimes, il nous faut, en même temps, nous engager pour que cela ne se reproduise pas.»

Un peu plus tard, le même jour, devant le clergé, le pape avait ajouté: «Je connais la douleur qu'ont signifiée les cas d'abus commis sur des mineurs et je suis de près ce que l'on fait pour surmonter ce grave et douloureux mal. Douleur pour le mal et la souffrance des victimes et de leurs familles, qui ont vu trahie la confiance qu'elles avaient placée dans les ministres de l'Église».

http://www.lefigaro.fr/international/2018/01/20/01003-20180120ARTFIG00171-pedophilie-le-cardinal-de-boston-critique-publiquement-des-propos-du-pape-francois.php


 

Dans RELIGION

AGGRAVATION DE L'ETAT DE SANTE DU LEADER MUSULMAN CHIITE CHEIKH IBRAHIM ZAKZAKI

Par Le 07/01/2018

L’état de santé du cheikh Ibrahim Zakzaky ne cesse de se dégrader

Sun Jan 7, 2018 6:58PM

L’état de santé du cheikh Ibrahim Zakzaky s’aggrave de jour en jour dans les prisions nigérianes. ©IMN

L’état de santé du cheikh Ibrahim Zakzaky s’aggrave de jour en jour dans les prisions nigérianes. ©IMN

Une source digne de foi proche de la famille du cheikh Ibrahim Zakzaky a fait part de l’aggravation de l’état de santé de ce dernier, leader du Mouvement islamique du Nigéria, en détention depuis 3 ans.

« La poursuite de la détention de Zakzaky a aggravé son état de santé. Il a été arrêté par le gouvernement. Le leader du mouvement islamique n’a pas accès aux soins. Il se plaignait hier qu’il ne pouvait plus prononcer certaines lettres lors de sa prière surtout quand il s’incline ou se prosterne », a déclaré à Fars News cette source.

Le chef religieux du Nigéria a été molesté par l’armée nigériane avant d’être arrêté. ©Buzznigeria

« Ses bras et ses pieds sont devenus faibles. Il paraît qu’il a du mal à parler », a-t-elle ajouté avant de préciser qu’on croyait que tout cela était dû à une crise nerveuse passagère.

« Les symptômes de sa maladie s’intensifient. Zakzaky a déclaré que depuis la semaine dernière il ne pouvait plus marcher aisément », a-t-elle poursuivi.  

Le cheikh Ibrahim Zakzaky souffre d’une faiblesse générale. Mais les autorités nigérianes ont jusqu’ici refusé d’effectuer un test de tomodensitométrie pour diagnostiquer sa maladie potentielle.

« Même si elles l’acceptent, elles ne nous informeront pas du résultat ou mentiront sur le résultat », a indiqué cette source.

http://www.presstv.com/DetailFr/2018/01/07/548160/Cheikh-Ibrahim-Zakzaky-tat-de-sant-accs-soins-aggravation


 

Dans RELIGION

ROHINGYAS : DES PRIX NOBEL APPELLENT A AGIR. LA RESISTANCE NE VEUT PAS D'AIDE DES TERRORISTES

Par Le 14/09/2017

Rohingyas: Des prix Nobel appellent à agir, la résistance ne veut pas d’aide des groupes terroristes

 Depuis 17 minutes  14 septembre 2017

birmanais

 Asie et Afrique - Birmanie

 

Le mouvement de résistance des rohingyas a rejeté jeudi toute aide qui viendrait d’organisations terroristes internationales. « Nous n’avons aucun lien avec Al-Qaïda, Daesh ou tout groupe terroriste international. Et nous ne souhaitons pas que ces groupes s’impliquent dans le conflit en Arakan (ancien nom de l’Etat Rakhine) », écrit l’ARSA jeudi dans un communiqué publié sur Twitter.

D’après le SITE Intelligence Group, spécialisé dans la surveillance des sites internet takfiristes, Al-Qaïda a appelé cette semaine les musulmans à « soutenir les Rohingyas financièrement et militairement ».

Une aide très clairement rejetée par la résistance rohingya naissante qui « demande aux Etats de la région d’intercepter et d’empêcher l’entrée en Etat Rakhine de terroristes qui ne pourraient qu’aggraver la situation ».

Dimanche, l’Armée du salut des Rohingyas de l’Arakan (ARSA), plus connu localement sous le nom Harakah al-Yaqin (« Mouvement de la foi » en arabe), avait annoncé l’arrêt temporaire de ses opérations militaires offensives pour favoriser l’arrivée de l’aide humanitaire.

Quelque 380.000 Rohingyas se sont réfugiés au Bangladesh depuis fin août, selon les estimations de l’ONU.

Et des milliers d’autres seraient toujours sur les routes. Ils fuient une campagne de répression de l’armée lancée après les attaques de postes de police, lancée par l’ARSA fin août.

La Birmanie est soupçonnée par l’ONU de mener un « nettoyage ethnique » dans cette région de l’ouest du pays.

Pendant ce temps la crise sanitaire se poursuit au Bangladesh: jeudi, l’ONU estimait à près de 380.000 le nombre de Rohingyas ayant trouvé refuge au Bangladesh depuis le 25 août.

Les conditions sanitaires y sont redoutables pour ces Rohingyas, abrités pour les plus chanceux sous des bâches de plastique tendues sur des bambous.

Deux nouveaux corps de naufragés ont été repêchés jeudi sur la rivière Naf, frontière naturelle entre la Birmanie et le Bangladesh que les Rohingyas traversent sur des petits bateaux surchargés. Cela porte à 103 le nombre de corps rejetés depuis le 30 août sur les rives, a annoncé la police bangladaise à l’AFP.

Mercredi, le Conseil de sécurité de l’ONU a réclamé à la Birmanie des mesures « immédiates » pour faire cesser une « violence excessive » dans l’ouest de la Birmanie.

Plus de 400 personnes ont été tuées par l’armée birmane ces dernières semaines.

Des prix Nobel appellent à agir

Entre-temps, 30 personnalités imminentes internationales dont plusieurs lauréats du prix Nobel de la paix ont appelé l’ONU dans une lettre à se saisir du sort de la minorité musulmane des Rohingyas et à intervenir « urgemment » pour mettre fin à la crise humanitaire au Myanmar.

Dans une lettre ouverte adressée au Conseil de sécurité, les signataires ont affirmé qu’« une tragédie humaine et des crimes contre l’humanité se déroule dans l’État de Rakhine au Myanmar contre la minorité musulmane des Rohingyas ».

Cité par la chaîne allemande d’informations, DW, la lettre déplore une situation extrêmement douloureuse qui va de pire en pire dans laquelle se trouvent les Rohingyas.

Dans cette lettre rédigée par plusieurs personnalités mondiales, dont les lauréats du prix Nobel de la paix, les signataires ont insisté sur l’intervention « immédiate » de l’ONU pour cesser les violences contre les civils innocents et rétablir une paix durable dans l’État de Rakhine, secoué depuis plusieurs années par de fortes tensions entre les Rohingyas et les bouddhistes, majoritaires, qui prêchent la haine plutôt que le zen.

Le Myanmar bouddhiste compte environ 4% de musulmans. Ils habitent dans l’État de Rakhine, la deuxième région la plus pauvre du pays, une région côtière frontalière du Bangladesh.

Les signataires préconisent la formation d’un comité indépendant pour répondre à cette situation de « crise humanitaire » avec des observateurs officiels.

Le Leader de la Révolution islamique, l’Ayatollah Khamenei a dénoncé, il y a deux jours, le silence des instances internationales face aux crimes commis contre les musulmans de Myanmar et a annoncé  » la mort symbolique du prix Nobel ». Prix noble de la paix, Aung San Suu Kyi fait partie de la junte militaire au pouvoir, directement impliquée dans l’épuration ethnique. Quant à la diplomatie myanmaraise, elle a maintenu dans un communiqué, son soutien à l’armée, dénonçant les « fausses informations » alimentées par les « terroristes ».

Dénoncée pour son rôle dans le nettoyage ethnique, Aung San Suu Kyi, a annulé son déplacement pour l’Assemblée générale de l’ONU à New York. Certains demandent le retrait du prix Nobel de la paix décerné en 1991 à l’ancienne opposante à la junte militaire du Myanmar.

Avec AFP + PressTV

https://french.almanar.com.lb/567532




 

Dans RELIGION

LES ROHINGYAS, LA MINORITE LA PLUS PERSECUTEE AU MONDE

Par Le 06/09/2017

 

Les Rohingyas, la minorité la plus persécutée au monde

Les Rohingyas, la minorité la plus persécutée au monde.

06-09-2017 | 15:45

https://french.alahednews.com.lb/essaydetails.php?eid=24365&cid=297#.Wa_uPsirRPY


 

Dans RELIGION

DES CENTAINES DE MILLIERS DE MANIFESTANTS MUSULMANS A GOZNY EN SOUTIEN AUX ROHINGYAS

Par Le 04/09/2017

Des centaines de milliers de manifestants à Grozny contre la persécution de la minorité Rohingya

Une grande manifestation a lieu dans le centre de la capitale tchétchène en soutien à la minorité musulmane Rohingya, au Myanmar. La veille, des musulmans s'étaient déjà rassemblés à Moscou devant l’ambassade birmane.

Des centaines de milliers de manifestants à Grozny contre la persécution de la minorité Rohingya

Plusieurs centaines de milliers de manifestants musulmans se sont rassemblés dans le centre de la capitale de la république russe de Tchétchénie, Grozny. La place de la grande mosquée de Grozny, surnommée «le Cœur de la Tchétchénie», était à peine suffisante pour accueillir tous ceux venus soutenir le peuple Rohingya, minorité musulmane de Birmanie.

Les Rohingyas, musulmans, constituent l’une des minorités de Birmanie, à majorité bouddhistes. Depuis des décennies, ils sont victimes de discriminations au point d’être considérés par l’ONU comme l’une des minorités les plus persécutées au monde. La répression contre eux pourrait être assimilée, selon l’ONU, a une épuration ethnique.

Ces musulmans vivent notamment dans l’État de l'Arakan en Birmanie. Ces derniers mois, leur sort s'est encore aggravé avec des opérations de l'armée particulièrement violentes, des exactions qui ne choquent pas la plupart des Birmans, en grande majorité bouddhistes. Quant au gouvernement d'Aung San Su Kyi, il ne semble pas non plus pressé d'agir malgré les pressions de la communauté internationale.

Source: sites web et rédaction

04-09-2017 | 12:35

https://french.alahednews.com.lb/essaydetails.php?eid=24329&cid=341#.Wa2xUcirRPY


 

Dans RELIGION

AU MOINS 18 500 ROHINGYAS REFUGIES AU BANGLADESH

Par Le 31/08/2017

Au moins 18.500 Rohingyas réfugiés au Bangladesh depuis vendredi

 Depuis 1 jour  30 août 2017

burma-rohingya

 Asie et Afrique - Bangladesh - Birmanie - Monde islamique

 

Au moins 18.500 réfugiés de Birmanie ont traversé la frontière vers le Bangladesh voisin depuis le début la semaine dernière de combats entre l’armée birmane et des musulmans rohingyas, a annoncé mercredi l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).

« Au total, 18.500 personnes ont traversé depuis le 25 août », a annoncé à l’AFP Chris Lom, porte-parole de l’OIM, fournissant la première estimation de l’ampleur de l’exode depuis vendredi.

Cette estimation est le résultat d’une compilation des données recueillies par les ONG venant en aide aux réfugiés dans la région de Cox Bazar, côté Bangladesh.

Il s’agit essentiellement de musulmans rohingyas fuyant les violences en Etat Rakhine, qui ont fait au moins 110 morts depuis vendredi.

« Nous savons aussi qu’il y a des gens coincés à la frontière, mais nous ne savons pas combien », a souligné Chris Lom, insistant sur la difficulté à travailler dans la région.

Une partie des réfugiés se sont vu refuser l’accès au Bangladesh ces derniers jours.

Considérés comme des étrangers au sein de la Birmanie, à plus de 90% bouddhiste, les Rohingyas sont apatrides même si certains vivent dans ce pays depuis des générations.

Ils n’ont pas accès au marché du travail, aux écoles, aux hôpitaux et la montée du nationalisme bouddhiste ces dernières années a attisé l’hostilité à leur encontre, avec des affrontements meurtriers.

Source: Avec AFP

https://french.almanar.com.lb/550009



 

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JACQUES TOURTAUX : JE SOUHAITE UNE BONNE FETE DE L'AÏD AL-ADHA A MES AMI-ES MUSULMAN-ES

Par Le 30/08/2017

 

JE SOUHAITE UNE BONNE FETE DE L'AÏD AL-ADHA 2017 A TOUTES ET TOUS MES AMI-ES MUSULMAN-ES

Dans RELIGION

LE PAPE : RUSSIE, CHINE, COREE DU NORD, SYRIE ONT UNE VISION DEFORMEE DU MONDE. TAIS-TOI VIEUX DEBRIS

Par Le 11/07/2017

Le pape François met en garde contre «une très dangereuse alliance» entre la Russie et les USA

 Depuis 28 minutes  11 juillet 2017

pape_francois

 Amérique et Europe - UE

Le pape s’inquiète d’une possible alliance entre des puissances ayant selon lui «une vision déformée du monde». Parmi celles-ci, il compte les Etats-Unis, la Russie, la Chine, la Corée du nord, mais aussi la Syrie de Bachar el-Assad.

Le pape s’est déclaré effrayé par l’idée d’«une très dangereuse alliance parmi les puissances et les puissants qui ont une vision déformée du monde : l’Amérique, la Russie, la Chine et la Corée du nord, Poutine et Assad, dans une interview accordée au journal la Repubblica, le 8 juillet.

Cette déclaration du pape n’est pas une première. Il a en effet déjà montré à plusieurs reprises qu’il désapprouvait la politique de Donald Trump.

En février 2017, il avait ainsi déclaré, après avoir prié pour les migrants mexicains morts en tentant de franchir la frontière : «Quelqu’un qui ne pense qu’à construire des murs au lieu de construire des ponts, n’est pas chrétien.»
En mai, le pape avait par ailleurs fait part de sa «honte» à propos de la bombe appelée «mère de toutes les bombes» expliquant : « La mère donne la vie et [celle-ci] donne la mort», en référence au largage de la plus puissante arme américaine non-nucléaire contre les talibans en Afghanistan.

Le président américain Donald Trump et le président russe Vladimir Poutine se sont rencontrés à l’occasion du G20 de Hambourg. Une rencontre qui a laissé entrevoir des pistes de collaboration, notamment en matière de cyber-sécurité, entre les deux pays dont les relations se sont largement dégradées sous l’administration Obama.

Source: RT

http://french.almanar.com.lb/485450


 

Dans RELIGION

ROBERT FISK : IL FAUT RECHERCHER LE VERITABLE ISLAM DANS LE PASSE, ET NON CHEZ DAECH

Par Le 01/06/2017

Il faut rechercher le véritable Islam dans le passé, et non chez Daech

 

  

SHAFAQNA – L’Emir Abdelkader était un musulman, un soufi, un Cheikh, un humaniste, protecteur de son peuple contre la barbarie occidentale, protecteur des chrétiens contre la barbarie musulmane, si noble qu’Abe Lincoln lui avait envoyé une paire de pistolets Colt.

Après le massacre de Manchester… oui, et après Nice et Paris, Mossoul et Abu Ghraib, le 7 juillet [2005 à Londres] et le massacre de Haditha – vous rappelez-vous de ces 28 civils, y compris des enfants, tués par les Marines américains, quatre de plus qu’à Manchester, mais pas une minute de silence pour eux ? Et bien sûr, le 11 septembre…

Rééquilibrer la réalité de la cruauté n’est pas une réponse, bien sûr. Juste un rappel. Tant que nous bombarderons le Moyen-Orient au lieu d’y rechercher la justice, nous serons nous aussi attaqués. Mais ce sur quoi nous devons nous concentrer, selon le monstrueux Trump, est le terrorisme, le terrorisme, le terrorisme, le terrorisme, le terrorisme. Et la peur. Et la sécurité. Ce que nous n’aurons pas tant que nous promouvons la mort dans le monde musulman et vendons des armes à ses dictateurs. Croyez au « terrorisme » et Daech gagne. Croyez en la justice et Daech est vaincu.

Je pense donc qu’il est temps de convoquer les mânes d’un homme connu sous le nom de l’Emir Abdelkader – musulman, soufi, Cheikh, guerrier redoutable, humaniste, mystique, protecteur de son peuple contre la barbarie occidentale, protecteur des chrétiens contre la barbarie musulmane, tellement courageux que l’Etat algérien a insisté pour que ses restes soient rapatriés au pays depuis sa bien-aimée Damas, si noble qu’Abe Lincoln lui a envoyé une paire de pistolets Colt et que les Français lui ont accordé la Grande Croix de la Légion d’honneur. Il aimait l’éducation, il admirait les philosophes grecs, il interdisait à ses combattants de détruire les livres, il adorait une religion qui croyait – considérait-il – aux droits de l’homme. Mais que tous les [rares] lecteurs qui connaissent le nom d’Abdelkader lèvent la main.

Nous devrions penser à lui maintenant plus que jamais. Il n’était pas un « modéré » parce qu’il a résisté sauvagement contre l’occupation française de sa terre. Il n’était pas un extrémiste car, durant son emprisonnement au château d’Amboise, il a décrit les chrétiens et les musulmans comme des frères. Il a été soutenu par Victor Hugo et Lord Londonderry et a gagné le respect de Louis-Napoléon Bonaparte (plus tard Napoléon III), et l’Etat français lui a versé une pension de 100 000 francs. Il la méritait.

Lorsque les Français ont envahi l’Algérie, Abdelkader Ibn Muhiedin al-Juzairi (Abdelkader, fils de Muhiedin, l’Algérien, 1808-1883, pour ceux qui aiment les obituaires) s’est engagé dans une guerre de guérilla victorieuse contre l’une des armées les mieux équipées du monde occidental – et il a gagné. Il a mis en place son propre État dans l’ouest de l’Algérie – musulman mais employant des conseillers chrétiens et juifs – et a créé des départements distincts (défense, éducation, etc.) qui s’étendaient jusqu’à la frontière marocaine. Elle avait même sa propre monnaie, la « muhamediya ». Il a fait la paix avec les Français – une trêve que les Français ont violée en envahissant encore son territoire. Abdelkader a exigé un prêtre au service de ses prisonniers français, leur rendant même la liberté quand il n’avait pas de quoi les nourrir. Les Français ont pillé les villes algériennes qu’ils ont capturées, (l’équivalent de) cent Haditha pour réprimer la résistance d’Abdelkader. Lorsqu’il fut finalement vaincu, il se rendit honorablement – livrant son cheval comme un guerrier – sur la promesse d’un exil à Alexandrie ou à Acre. Encore une fois, les Français le trahirent, l’emmenant en prison à Toulon puis à l’intérieur de la France.

Pourtant, dans son exil français, il a prêché la paix et la fraternité, a étudié le français, et a parlé de la sagesse de Platon et de Socrate, d’Aristote, de Ptolémée et d’Averroès. Il a plus tard écrit un livre intitulé Appel à l’Intelligent, qui devrait être disponible sur toutes les plateformes de médias sociaux. Il a du reste également écrit un livre sur les chevaux qui prouve qu’il a toujours été un arabe en selle. Mais son courage a encore été démontré à Damas en 1860, où il a vécu comme un exilé honoré. La guerre civile entre chrétiens et druzes au Liban s’est propagée à Damas où la population chrétienne s’est trouvée entourée par les Druzes musulmans qui sont arrivés avec une cruauté comparable à celle de Daech, brandissant des épées et des couteaux pour massacrer leurs adversaires.

Abdelkader a envoyé ses gardes musulmans algériens – sa milice personnelle – pour fendre la foule et escorter plus de 10 000 chrétiens dans son domaine. Et quand la foule aux couteaux est arrivée à sa porte, il l’a accueillie avec un discours qui est encore récité au Moyen-Orient (quoique totalement ignoré ces jours-ci en Occident). « Créatures pitoyables, s’écria-t-il. Est-ce la manière dont vous honorez le Prophète ? Que Dieu vous punisse ! Honte à vous, honte à vous ! Le jour viendra où vous payerez pour ça… Je ne vous livrerai pas un seul chrétien. Ils sont mes frères. Sortez d’ici ou je lancerai mes gardes contre vous. »

Les historiens musulmans affirment qu’Abdelkader a sauvé 15 000 chrétiens, ce qui est peut-être un peu exagéré. Mais c’était un homme à imiter pour les musulmans et à admirer pour les Occidentaux. Il a exprimé sa révolte par des mots qui auraient sûrement été utilisés aujourd’hui contre les bourreaux fanatiques de Daech. Bien sûr, l’Occident « chrétien » l’honora à l’époque (bien qu’il ait reçu, de manière intéressante, une lettre d’éloges du leader musulman de la Tchétchénie alors largement indépendante). C’était un homme du « dialogue interreligieux » fait pour plaire au Pape Francis.

Abdelkader a été invité à Paris. Une ville américaine a été nommée après lui – Elkader dans le comté de Clayton, en Iowa, et elle est toujours là, 1 273 habitants. Fondée au milieu du 19ème siècle, lorsqu’il était naturel de nommer votre lieu de résidence d’après un homme qui, n’est-ce pas, faisait honneur aux Droits de l’homme de l’Indépendance américaine et de la Révolution française ? Abdelkader aurait flirté avec la franc-maçonnerie – la plupart des spécialistes considèrent qu’il n’y est pas entré – et aimait la science au point qu’il a accepté une invitation à l’ouverture du canal de Suez, qui était sûrement un projet impérial plutôt que scientifique. Abdelkader a rencontré De Lesseps. Il se considérait, pense-t-on, comme l’homme de la Renaissance de l’Islam, un homme pour toutes les saisons, le musulman pour tous, un exemple plutôt qu’un saint, un philosophe plutôt qu’un prêtre.

Mais bien sûr, l’Algérie natale d’Abdelkader est voisine de la Libye d’où est venue la famille de Salman Abedi, et Abdelkader est mort en Syrie, dont l’assaut par l’aviation américaine – selon la sœur d’Abedi – fut la raison pour laquelle il a massacré les innocents de Manchester. Ainsi, la géographie se contracte et l’histoire se dissipe, et le crime d’Abedi est, pour l’instant, plus important que toute la vie, l’enseignement et l’exemple d’Abdelkader. Donc, pour les Mancuniens, qu’ils se tatouent des abeilles ou qu’ils achètent simplement des fleurs, pourquoi ne pas aller à la bibliothèque centrale de Manchester au square St Pierre et demander Le Combattant compatissant d’Elsa Marsten ou Le Commandeur des croyants de John Kiser ou, publié il y a quelques mois, L’Emir Abdelkader: Apotre de la fraternité de Mustapha Sherif ?

Ce ne sont pas des antidotes pour le chagrin ou le deuil. Mais ils prouvent que Daech ne représente pas l’Islam et qu’un musulman peut gagner respect et honneur auprès du monde entier.

Robert Fisk

Source : http://www.independent.co.uk/voices/manchester-attack-muslim-islam-true-meaning-a7754901.html (Traduction : http://sayed7asan.blogspot.fr)

 Transmis par Sayed Hasan


 

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MALI : LES GROS BONNETS DE L'EGLISE CATHOLIQUE PLANQUAIENT 7 MILLIARDS DE FCFA DANS 7 COMPTES EN SUISSE

Par Le 31/05/2017

Religion : polémique autour des 7 milliards FCFA des évêques du Mali domiciliés dans des comptes en Suisse

 

13 HOURS AGO

 

Mgr Jean Zerbo, Mgr Jean-Gabriel Diarra et Cyprien Dakouo

Mgr Jean Zerbo, Mgr Jean-Gabriel Diarra et Cyprien Dakouo

Mali News – Malgré les vœux de pauvreté de ses prêtres, l’Église Catholique du Mali n’est pas pauvre, loin de là. Selon le quotidien français Le Monde s’appuyant sur les documents SwissLeaks, la Conférence épiscopale du Mali (CEM) détenait sept comptes en Suisse sur lesquels elle avait logé 7 milliards FCFA dont l’origine est douteuse.

À peine nommé Cardinal par le pape François, Mgr Jean Zerbo, l’archevêque de Bamako est déjà au centre d’une polémique. Identifiés comme bénéficiaires des comptes en Suisse de la Conférence épiscopale du Mali (CEM), Mgr Jean Zerbo, Mgr Jean-Gabriel Diarra et Cyprien Dakouo vont certainement devoir s’expliquer sur l’origine des 7 milliards FCFA (12 millions d’euros) qui ont transité en 2007 sur ces comptes.

Dans un pays où 51% de la population vit sous le seuil de pauvreté et où seulement 2,4% de la population se revendique comme chrétienne, la détention de 7 milliards FCFA « cachés » en Suisse par la Conférence épiscopale fait tache.

« moi, un compte en Suisse ? Je suis donc riche sans le savoir ! »

Au Mali comme ailleurs en Afrique, l’Église Catholique est réputée être peu transparente sur la gestion des ressources qu’elle collecte auprès des fidèles et parfois auprès des États au point qu’il est souvent impossible d’évaluer son patrimoine.

Ces 7 milliards FCFA rémunérés au taux de 5% que possèdent les évêques du Mali et dont les fidèles chrétiens ignorent l’existence jettent un pavé de la marre. Quelle est l’origine des fonds, qui en sont les bénéficiaires effectifs et surtout comment cette manne financière est-elle utilisée ? Autant de questions auxquelles Mgr Jean Zerbo, Mgr Jean-Gabriel Diarra et Cyprien Dakouo sont désormais appelés à répondre.

Les décisions du Concile Vatican II organisé sous le pape Paul VI engagent le clergé catholique à associer les fidèles à la gestion des ressources de l’Église. En pratique, au Mali et plus largement en Afrique, plusieurs prélats préfèrent l’opacité se cachant parfois derrière le sacré pour éloigner les fidèles laïcs.

Aux journalistes du quotidien Le Monde qui l’ont interrogé sur ces comptes atypiques, Mgr Jean Zerbo a répondu « moi, un compte en Suisse ? Je suis donc riche sans le savoir ! », avant d’ajouter face à l’insistance des journalistes « c’est un vieux compte. Il s’agit d’un système que nous avons hérité de l’Ordre des missionnaires d’Afrique qui géraient l’église ».

Si le nouveau cardinal s’est défendu que le compte lui appartienne à titre personnel, la révélation de l’existence de ces comptes et surtout de ce niveau de dépôt doit alerter les États et les fidèles sur la nécessité de la transparence dans la gestion des ressources financières des lieux de cultes. L’Église, même au nom des saintes écritures, ne peut s’exonérer de la transparence sur les fonds qu’elle reçoit de ses fidèles, souvent eux-mêmes démunis.

https://africapostnews.com/2017/05/31/religion-polemique-autour-7-milliards-fcfa-eveques-mali-detenus-comptes-suisse/


 

Dans RELIGION

JE SOUHAITE UN BON MOIS DE RAMADAN A MES AMI-ES MUSULMAN-ES

Par Le 26/05/2017

 

JE SOUHAITE UN BON MOIS DE RAMADAN A MES AMI-ES MUSULMAN-ES.

QUE CE RAMADAN 2017 SOIT PRECURSEUR DE LA PAIX A LAQUELLE ASPIRENT TOUS LES PEUPLES DU MONDE ENTIER.

 

Dans RELIGION

TUNISIE : APPEL DE 60 ASSOCIATIONS POUR QUE LES FEMMES PUISSENT EPOUSER DES NON-MUSULMANS

Par Le 21/05/2017

NATIONAL

Appel en Tunisie pour que les femmes puissent épouser des non-musulmans

 

Une coalition d’associations tunisiennes a appelé lundi au retrait d’une circulaire interdisant le mariage des Tunisiennes musulmanes avec des non-musulmans, en dénonçant une aberration violant la liberté de conscience inscrite dans la Constitution de 2014.

Il est aujourd’hui inadmissible qu’une simple circulaire, de valeur juridique quasiment nulle, commande la vie de milliers de Tunisiennes, a martelé lors d’une conférence de presse Sana Ben Achour, juriste et présidente de l’association Beity.

Une soixantaine d’associations ont signé l’appel à retirer cette circulaire du ministre de la Justice datant de 1973, qui empêche la célébration du mariage des Tunisiennes musulmanes avec des non-musulmans.

Un certificat de conversion du futur époux est actuellement exigé pour le mariage de toute Tunisienne considérée comme musulmane et désireuse d’épouser un non-musulman, généralement étranger.
Et si une Tunisienne se marie à l’étranger avec un non-musulman sans ce papier, son mariage ne peut être enregistré en Tunisie. Les hommes tunisiens peuvent, eux, se marier avec une non-musulmane.

Il n’existe pas de statistiques fiables et précises sur le sujet mais ce texte remet en cause un droit fondamental pour tout être humain : le choix libre du conjoint. Cette prohibition est une souffrance pour des milliers de Tunisiennes et leurs familles, qui sont privées de leur droit fondamental à la sécurité juridique, déplore le collectif dans un communiqué.

Pour Wahid Ferchichi, de l’Association tunisienne de défense des libertés individuelles (Adli), il est déjà problématique que la circulaire identifie ces Tunisiennes comme étant musulmanes a priori, alors qu’aucun certificat ne prouve la religion en Tunisie.
Mais surtout, la circulaire est en contradiction avec la Constitution, qui prône la liberté de conscience et l’égalité entre les citoyens, a-t-il souligné.

Le collectif espère son retrait d’ici novembre 2017. Pour cela, il entend sensibiliser l’opinion publique et rencontrer les ministres de la Justice, de l’Intérieur ainsi que le chef du gouvernement. Un colloque est aussi prévu.

La Tunisie, considérée comme pionnière des droits des femmes dans le monde arabe, a adopté une nouvelle Constitution en 2014, qui stipule que citoyens et citoyennes sont égaux en droits et devoirs.
Mais les femmes restent discriminées dans plusieurs cas, notamment en matière d’héritage, et le Code du statut personnel (CSP) désigne toujours le mari comme chef de famille.

Source : AFP

https://enbref.tn/appel-en-tunisie-pour-que-les-femmes-puissent-epouser-des-non-musulmans/


 

Dans RELIGION

MON COMMENTAIRE A PROPOS D'UN TEXTE PUBLIE PAR UNE AMIE MUSULMANE

Par Le 19/05/2017

 

Que L'Islam et de la colonisation de dan ne se rencontrent dans le principe, ni à une fin, l'islam est une religion de la liberté et la libération, le colonialisme, la religion de l'esclavage et de servitude, et l'islam a commencé la miséricorde et compassion, et la justice, la charité, et la colonisation effectif L'intensité et de la cruauté et la tyrannie, et l'islam prône la paix et la stabilité, le colonialisme, appelle à la guerre et de massacres et de destruction et de désordre,

 

 

J’ai trouvé ce texte que j’ai du mal à lire, sur la page fecebook d’une amie musulmane.

 

Je fais l'objet d'ostracisme de la part de certains musulmans qui pourtant ne cessent de prêcher la bonne parole et de s'ériger en donneurs de leçons.

Je suis communiste et tout naturellement, je suis un militant internationaliste et anticolonialiste, un fervent militant des justes et nobles causes, des justes combats menés notamment par le hezbollah libanais qui incarne la Résistance des peuples opprimés.

Ce grand mouvement de Résistance qui force le respect dans le monde entier, est musulman, d'obédience chiite, ce que je n'ignore pas.

Je considère que mon athéisme n'est pas un obstacle au soutien fraternel constant que j'apporte à ce grand mouvement de Résistance mais hélas, visiblement, je dérange certains gourous, prêcheurs de la bonne parole.

Le texte ci-dessus est un beau discours mais il montre ses limites.

Il suffit de visiter ma page depuis quelques temps pour s'en rendre compte.

Où sont passés les musulmans amis qui partageaient si souvent mes publications?

J'ai éjecté de ma liste d'amis certains fanatiques qui s'imaginaient à tort que ma page leur servirait de tribune religieuse. Mon blog et ma page ne serviront jamais de tribune religieuse pour aucune religion ni de tribune politique pour les politicards de tous acabits dont les citoyens de France notamment et d'ailleurs, sont témoins des constants retournements de veste.

 

Jacques Tourtaux


 

Dans RELIGION

DMITRY ORLOV : LE TYPE QUI A CREE L'UNIVERS

Par Le 28/03/2017

Le type qui a créé l’univers

 


Par Dmitry Orlov – Le 21  Mars 2017 – Source Club Orlov

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Un grand fossé traverse le monde. D’un côté, vous avez des gens qui insistent pour dire qu’ils aiment Jésus et que vous devriez aussi l’aimer, ou qui se prosternent vers La Mecque plusieurs fois par jour, portent un hijab et/ou se laissent pousser la barbe et la moustache. Les femmes barbues et moustachues parmi eux préfèrent généralement porter une burqa – et qui peut les en blâmer? De l’autre côté, vous avez ceux qui se considèrent éduqués et donc éclairés, et qui regardent avec condescendance les adorateurs de Jésus. Ils refusent généralement de faire la même chose pour les musulmans, du moins en public, par souci du politiquement correct. Au lieu de trouver secours et consolation dans leur foi, ces éclairés cherchent à obtenir le même effet en faisant péter la pilule.


Je crois que je suis en mesure de combler cette lacune, parce que j’ai passé toute une vie des deux côtés, sans éprouver aucune dissonance cognitive. D’une part, je suis un ingénieur de formation et j’ai eu une carrière en physique des hautes énergies, à concevoir des équipements pour des expériences qui cherchaient à déterminer si les protons se décomposent, pourquoi il y a tellement plus de matière que d’antimatière dans l’univers et pour savoir avec précision comment nous pouvons mesurer une certaine constante physique, avant que le projet ne manque d’argent. D’autre part, je suis ordonné comme lecteur dans l’Église orthodoxe, je sais comment chanter en slave liturgique et je suis généralement familier avec la culture et les rituels du christianisme orthodoxe. Dans l’intérêt d’aider les gens à mieux se comprendre, je veux essayer de combler cette lacune en posant et en répondant à quelques questions profondes telles que : « Qui est ce personnage appelé Dieu ? », « Est-il utile de déclarer si Dieu existe ou pas ? », « Comment pouvons-nous prouver que notre foi dans la science n’est pas aveugle ? » et « Peu importe ce en quoi nous croyons, ne sommes-nous pas tous en train de délirer de toute façon ? »

La plupart des gens, qu’ils considèrent ou non Dieu comme une présence physique dans le monde, sont prêts à admettre que Dieu comme concept a créé l’univers. En notation logique, ceci peut être exprimé comme D → U, la flèche indiquant une relation causale. Or, les dieux n’ont pas toujours créé des univers ; du moins pas tous. Kaaba, le cube noir qui se trouve au milieu de la mosquée la plus sacrée de l’islam à La Mecque, pourrait contenir plus de trois cents divinités. La plupart d’entre elles n’étaient pas des créateurs d’univers, mais elles étaient à un moment quand même adorées. Depuis, l’un d’eux ─ Allah, le dieu de la Lune ─ a été proclamé suprême et unique. Dans une autre partie du monde, en Chine, en Corée et au Vietnam, les gens vénèrent Zao Jun le dieu de la cuisine, dont la fonction mystique principale était d’espionner la famille (la femme du dieu écrivait tout ce qui était dit) et une fois par an, elle faisait un rapport à l’Empereur. Il n’a jamais été question que Zao Jun ait créé l’univers.

Si vous avez beaucoup de divinités mineures, l’une d’entre elles pourrait être chargée de créer l’univers, tandis que l’autre pourrait faire pleuvoir, et encore une autre provoquer la germination des semences. Mais quand vous passez d’une multitude de dieux à un seul, une course aux armements dans les capacités divines devient inévitable. Avoir le Dieu « vrai » peut être très utile pour consolider le contrôle politique : proscrire tous les autres dieux, étiqueter tous ceux qui refusent d’adorer votre Dieu comme païens et les massacrer. La divinité qui émerge automatiquement de ce processus est celle qui est tout-puissante, omnisciente, éternelle, omniprésente, et parce que quelqu’un a dû le faire, celle qui a également créé l’univers.

Massacrer des païens est très amusant, mais les missionnaires sont plus rentables que les mercenaires. Ils sont beaucoup moins chers et ils causent moins de dommages en viol et en pillage. Mais pour rendre les missionnaires efficaces, votre Dieu unique doit être accessible, personnifié et aimable. Une divinité tribale qui ne parle que dans la seule langue sainte est supplantée par un dieu multiculturel qui fonctionne bien, même traduit. Dieu, avec un fils héroïque prêt à mourir pour ses disciples, est un énorme point de bonus. Dieu, émanation fantomatique, capable de faire tomber enceinte les vierges en est un autre. Dieu menaçant de se présenter à tout moment et juger tout le monde, fait marcher tout le monde au pas. Ce sont les principaux arguments de vente et ils sont nécessaires sur la liste des fonctionnalités, mais Dieu créant l’univers est encore un basique.

Revenons donc à D → U. En négligeant pour le moment la question de l’existence physique de Dieu, si Dieu est un concept bien formé (comme vous pouvez maintenant commencer à le soupçonner), alors ce concept doit forcément inclure une fonction créatrice d’univers. À son tour, l’univers ─ autre concept bien formé, mais dont l’existence physique n’est jamais mise en doute ─ doit nécessairement être doté d’une certaine propriété : il doit inclure tout ce qui existe physiquement, car s’il y avait des objets physiques à l’extérieur de l’univers, alors comment l’univers pourrait-il être parfaitement « universel » ?

Mais ici, nous courons tête baissée dans un paradoxe. Pour avoir créé l’univers, Dieu doit l’avoir précédé. Cette partie est facile : nous avons déjà concédé que Dieu est éternel. Mais ce que cela implique, c’est que Dieu est antérieur à l’existence de tout objet physique, puisque la possibilité même de l’existence physique s’est matérialisée avec l’univers. Puisque la question de l’existence dépend fondamentalement de la disponibilité de sa preuve physique et puisque Dieu précède la possibilité même d’une telle preuve, on ne peut pas dire que Dieu existe. Mais si Dieu a créé l’univers, on ne peut pas dire que Dieu n’existe pas non plus : pas de Dieu, pas d’univers.

Une bonne façon de contourner ce paradoxe est de déclarer que Dieu n’a pas de réalité physique mais est un pur esprit. Vous pourriez dire qu’après avoir créé l’univers, Dieu, étant tout-puissant, était libre de devenir aussi l’incarnation physique qu’Il voulait. (Vous pouvez aussi opiner que Dieu est devenu une réalité physique en engendrant son Fils unique, qui a stimulé la morale en se sacrifiant pour l’équipe.) Oui, tout cela semble raisonnable, mais le fait demeure que Dieu a réussi à créer l’univers sans être physiquement présent avant cet événement, et peu importe combien d’astuces physiques il a manié plus tard, le fait demeure qu’il peut être tout-puissant (créer l’univers est tout à fait un accomplissement) sans être effectivement physiquement incarné. En essence, l’incarnation divine serait impressionnante (si jamais on pouvait l’attester), mais ce n’est rien, comparé à la création de cent milliards de galaxies, avec notre propre galaxie, la Voie Lactée, contenant environ 300 milliards d’étoiles. Nous devons admettre que Dieu, en étant pur esprit, a réalisé quelque chose de très significatif.

Mais cela invite à une question : qu’est-ce que Dieu a fait récemment ? L’univers semble coïncider avec des lois physiques relativement bien comprises (la matière sombre est encore sous investigation). Les galaxies entrent en collision, les étoiles finissent en supernova, les trous noirs plus gros que notre système solaire entier aspirent des étoiles entières et se développent encore plus, sans besoin évident d’intervention divine. Pour tout ce que les astrophysiciens peuvent nous dire, Dieu peut être un pistolet à un coup : le Big Bang et puis un océan de rien.

Pendant ce temps, sur notre propre petite planète insignifiante, certains de n’être qu’un parmi des bazillions de très semblables, nous avons attribué à notre Créateur toutes sortes de traits merveilleux : Il est juste, miséricordieux, et Il nous aime. Mais quand même les nombreux dirigeants qui ont été censément ordonnés par Lui ont commis de nombreuses atrocités ─ et lui, Il se contente de regarder, ne frappant durement aucun d’entre eux. La plupart d’entre eux sont tués par leurs ennemis ou meurent de causes naturelles. L’existence de la miséricorde divine n’est pas particulièrement facile à prouver ; la plupart du temps, on ne peut pas la distinguer de la chance pure. Le cas de l’amour de Dieu est également fragile. Du côté positif, il y a des jours ensoleillés et des fraises sauvages ; du côté négatif, il y a des astéroïdes, des ouragans, des éruptions volcaniques, la tuberculose, le paludisme, le ténia, les punaises et les poux. Les enfants demandent souvent à savoir comment un dieu affectueux et miséricordieux peut tolérer la souffrance des innocents, et il n’y a pas de réponse adéquate.

D’après ce que nous pouvons observer, le cas d’un Dieu physiquement engagé est faible. Retournons donc à l’idée de Dieu, comme un concept bien formé et comme pur esprit sans manifestations physiques détectables, sauf une : Il a créé l’univers. C’est un cas beaucoup plus fort : si vous n’aimez pas l’idée que l’univers a jailli dans l’existence par accident (nous aimons penser que nous savons pourquoi les choses se produisent) et si vous aimez l’idée que D → U, alors vous pouvez attester de ce fait, chaque fois que vous regardez dans le ciel étoilé. Mais au-delà de ce point, on pourrait se passer de Dieu : la miséricorde de Dieu est statistiquement indiscernable de la bonne fortune, la colère de Dieu est statistiquement indiscernable de la malchance, et l’amour de Dieu pour nous est peut-être l’amour / la haine ou l’indifférence divine.

En passant, ce que vous venez de lire est un exemple de théologie anaphatique, théologie négligée mais importante, basée sur ce qui est connu pour un fait et, tout aussi important, ce qui ne l’est pas, et refuse de s’aventurer aveuglément dans l’inconnu. Le type opposé est la théologie cataphatique, qui est basée sur ce qui n’est pas connu pour un fait, mais sur la révélation, la prophétie, la fantaisie et, dans quelques cas, sur des absurdités stupides. Les notions telles que le ciel et l’enfer, les anges et les démons, l’immaculée conception, la résurrection et bien d’autres choses, proviennent toutes de sources non-matérielles. Mais tandis que la théologie anaphatique ne fait appel qu’aux personnes intellectuelles et cérébrales, la théologie cataphatique s’adresse aux masses.

Néanmoins, restons strictement anaphatiques et continuons. Qu’est-ce que cela signifie, que Dieu est pur esprit ? Eh bien, n’êtes-vous jamais entré dans l’esprit d’équipe, ou l’esprit du Père Noël ? Alors vous n’êtes pas entièrement étranger au concept. L’idée d’entrer dans l’esprit, que ce soit comme une sorte de possession ou de transe, ou d’entrer dans le personnage en tant qu’acteur, ou suspendre l’incrédulité de la part de l’auditoire de l’acteur, tout cela est routinier. Il en est ainsi de l’existence de l’esprit. Bien qu’il ne puisse pas être observé directement, son existence peut être indirectement attestée par la myriade de manifestations physiques. Mais que dire de la capacité de l’esprit à agir directement sur la matière ? Comme la preuve est difficile à trouver, elle doit être fondée sur la croyance. Mais qu’est-ce que la croyance? Examinons quelques exemples.

Croyez-vous au Père Noël ? Question bête ! Seuls les petits enfants croient au Père Noël. Mais tout de même, beaucoup de gens trop vieux pour croire au Père Noël sont néanmoins volontaires chaque année pour être possédés par l’esprit de Noël. Ils se déguisent avec des vêtements rouges, avec des touches de blanc, ils se collent de grandes barbes fausses, ils disent souvent « Ho ho ho! » et ils distribuent des cadeaux. Ils ne croient pas au Père Noël, mais ils croient apparemment en sa capacité à rendre les enfants heureux. C’est un point important : la foi n’a pas besoin d’esprit. Croyez-vous au bureau de poste ? Si vous le faites, ce en quoi vous croyez, c’est la capacité de la poste à livrer le courrier. Ma foi dans mon bureau de poste a été gravement mise à mal lors de ma récente campagne de publipostage pour mes livres.

Quoi que vous croyiez, que ce soit à un esprit ou à un service du gouvernement, vous croyez en son efficacité à atteindre un certain objectif ; que ce soit pour rendre les enfants heureux, faire que des adultes se sentent mieux ou pour atteindre votre propre tranquillité d’esprit, vous êtes un croyant. Quand les Béatitudes sont lues et que les adeptes du public entendent : « Heureux les humbles, car ils hériteront de la terre » (Matthieu 5 : 5), vous pouvez observer pour vous-même que les humbles se réjouissent un peu. Cela peut vous amener à croire en la capacité de l’esprit de Jésus à faire que les gens se sentent mieux, et un esprit qui peut le faire n’est pas quelqu’un qu’il faut ignorer.

Maintenant, vous pouvez penser que la croyance dans les esprits peut être utile après tout, mais alors, qu’en est-il de l’utilisation de la raison ? La raison n’est-elle pas la réalisation humaine suprême, remplaçant plusieurs siècles de croyance atavique dans des esprits et des choses invisibles ? Ne devrions-nous pas tous, nous les personnes instruites et avancées, être conduits par les faits et nous appuyer sur la méthode scientifique ?

Avant de répondre à cette question, permettez-moi d’ajouter un autre élément : la croyance dans les esprits peut être considérée comme une fin en soi, parce qu’elle ouvre les sens de façon inattendue. Voici un exemple banal : si je regarde un texte en slavon liturgique sur le web, tout en écoutant sur Youtube le même texte chanté qui y a été enregistré, je peux réellement sentir l’encens ─ un exemple de perception synesthésique. Mais cela va beaucoup plus loin et devient une expérience immersive. La plupart des gens sont nés capables de voir, entendre, sentir, goûter et toucher. Mais avec un peu de pratique, ils peuvent aussi apprendre à sentir directement par l’esprit ─ un sens qui est inaccessible à la méthode scientifique et donc méconnu par un esprit sceptique, mais qui est néanmoins intensément réel pour ceux qui le possèdent.

Bien que cela ne soit pas scientifique, l’esprit de détection direct est une médecine très puissante pour tout ce qui vous afflige, bien au-delà de ce que la science peut offrir. En un mot, il donne de la joie à des gens. Mais durant toutes mes années de travail dans la science dure, je n’ai jamais été témoin de scènes de joie. Aucun scientifique n’a été vu transporté par un ravissement scientifique. Au niveau des émotions et des sensations, la poursuite scientifique à tout à voir avec l’ambition et la fierté d’une part, et la peur de l’échec et l’humiliation de l’autre, ajoutant un peu de stress pour pimenter beaucoup d’ennui. Et puis il y a un facteur irrationnel important : l’énorme quantité d’ego investi dans leur jeu motive les scientifiques, les ingénieurs et les techniciens, à pousser le seul outil qu’ils possèdent, la raison, dans un abandon sauvage.

Et puis, il y a les résultats abyssaux à exercer leurs facultés de raisonnement avec cet abandon sauvage. L’Âge de la Raison aurait commencé vers 1800, grâce à Thomas Paine. Dans les deux siècles qui ont suivi, nous avons utilisé la raison pour dépouiller notre seule planète si sévèrement, que les espèces sont maintenant en voie d’extinction 1 000 à 10 000 fois plus rapidement qu’auparavant et notre propre survie en tant qu’espèce est sérieusement menacée. Notre raison, tant vantée, nous a permis de créer une machine à l’échelle planétaire, qui brûle aveuglément tout le stock accessible de carbone fossile, perturbant sévèrement le climat et nous conduisant à créer une machine militaire qui détruit pays après pays et qui peut finir par tous nous tuer. Mais la raison est impuissante à nous aider à arrêter une seule de ces machines.

Ici, nous arrivons au cœur de la question : à présent, beaucoup de gens dans le monde ont peu ou pas de foi en la raison, spécifiquement, dans la capacité de la raison humaine à accomplir autre chose que la destruction la plus stupide de leur société et de notre habitat planétaire. Au lieu de se fier à la raison, ils préfèrent mettre leur foi dans les esprits qui ont guidé l’humanité à travers de nombreux millénaires. Notez que tout au long de ces époques, nous n’avons posé aucune menace existentielle à notre propre survie ou à la capacité de la planète à maintenir une diversité de vie. Si vous dites à ceux qui sont devenus sceptiques quant à vos capacités d’exercer votre raison, qu’ils sont ignorants, sans instruction, attachés de manière atavique à une époque primitive, pourquoi devraient-ils vous écouter ? Après tout, beaucoup des faits ─ qui sont tout ce avec quoi vous êtes autorisé à raisonner ─ ne sont pas de votre côté. Et s’ils vous écoutent et qu’ils vous renvoient que votre foi en la raison est aveugle, comment allez-vous faire pour les convaincre du contraire ?

Il se peut fort bien que la raison soit une fatalité évolutive pour notre espèce et que mettre toute notre foi en la raison soit un mouvement suicidaire. Les praticiens de la Raison se sont révélés être un tas d’apprentis sorciers, mettant en mouvement des machines qu’ils ne savent pas comment arrêter, parce que leur raison est trop faible. Pourtant, beaucoup d’entre eux voient encore qu’il est bon d’opiner sur toutes les choses qui existent et de déclarer que, parce que l’esprit n’est pas tangible, il n’a donc pas d’importance. Pour un observateur extérieur, ils apparaissent eux-mêmes possédés par un certain esprit. Je vous laisse le soin de déterminer ce qu’est cet esprit.

Dmitry Orlov

Traduit par Hervé, vérifié par Julie, relu par nadine pour le Saker Francophone

 

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http://lesakerfrancophone.fr/le-type-qui-a-cree-lunivers


 

Dans RELIGION

LES SAOUD VEULENT DEPLACER LA TOMBE DU PROPHETE MOHAMMED (SAAWS)

Par Le 14/02/2017

Pour rappel, un article consacré il y a deux ans et demi aux sacrilèges wahhabites à la Mecque et Médine afin d'occulter toutes références historiques et architecturales de l'Islam des premières heures, du prophète des musulmans, de sa famille comme de ses compagnons, afin de satisfaire l'exclusion mémorielle et anthropologique prônée pas le dogme ultra sectaire du wahhabisme saoudien.

 

 

Si vous n'étiez pas au courant des destructions des wahabites, voici un article qui les détaille; en fait ce que font les tueurs terroristes à leur solde en Syrie, au Mali, en Irak et ailleurs dans le monde c'est de détruire les lieux de mémoire de l'islam, après avoir falsifié le coran et assassiné nombre d'imam et de savants musulmans indépendants de leur doctrine sectaire...une véritable guerre intra musulmane..

 

 

Les saoud veulent déplacer la tombe du prophète Mohammed (SAAWS)

  septembre 2014 - 16:19

Mausolé_Prophète_Mohammed

La tombe du prophète Mohammad (que la paix et le salut soient sur lui) risque d’être déplacée de la mosquée sainte de Médine vers un cimetière et son corps placé dans une tombe anonyme pour éviter tout recueillement.

C’est le nouveau plan d’aménagement pour la mosquée sainte de Médine qui est à l’étude et qui propose de déplacer le tombeau du prophète Mohammad, le deuxième lieu saint de l’islam, visité chaque année par des millions de musulmans du monde entier, durant la saison du pèlerinage et les périodes de Omra.

C’est le journal britannique The Independant qui rapporte l’information lundi 1er septembre. Selon ce dernier, un nouveau plan d’aménagement vient d’être diffusé après des « superviseurs » de la mosquée de Médine. Le document en question, composé de 61 pages, propose, en effet, de placer la tombe du prophète Mohammad (PBSL) dans le cimetière appelé « al-Baqi» situé à proximité. Il propose également de l’enterrer dans un tombeau plutôt anonyme.

Le document recommande aussi de retirer le Dôme vert, qui surplombe la tombe et les chambres qui l’entourent et qui étaient autrefois utilisées par ses femmes et ses filles, et pourraient elles aussi être entièrement détruites. Ces pièces attenantes sont particulièrement appréciées par les chiites en raison de leur lien particulier avec Fatima, la plus jeune des filles de Muhammad et épouse du calife Ali ibn abi Taleb.

Les autorités religieuses wahabites craignent que le tombeau du prophète ne devienne un lieu d’idolâtrie, une pratique considérée illicite selon la vision wahabite, alors que pour toutes les écoles islamiques, la visite de ce tombeau est très appréciée, basée sur une citation prophétique qui fait l’unanimité.

Le document de consultation, élaboré par l’universitaire Dr Ali ben Abdelaziz al Shabal de l’Université islamique Imam Muhammad ibn Saoud à Riyad, a été distribué à la commission de la présidence des deux mosquées saintes du pays (Committee of the Presidency of the Two Mosques).

Contactée de son côté par The Independant, l’ambassade saoudienne en Grande-Bretagne, était injoignable. Dans un ancien communiqué, celle-ci avait toutefois déclaré que « le développement de la sainte mosquée de La Mecque est un sujet extrêmement important que le Royaume d’Arabie Saoudite, en sa qualité de gardien des deux mosquées saintes, prend avec le plus grand sérieux. Ce rôle est au cœur des principes sur lesquels est fondée l’Arabie saoudite ».

Selon l’auteur de l’article Andrew Johnson , aucune indication ne prouve que les autorités saoudiennes ont pris une telle décision. Pour l’instant, rien n’indique dans le document que les propositions qui y figurent ont été validées.

Rien n’est dit aussi sur les tombes des califes Abu Bakr Essidik et Omar Ibn Khattab, enterrés près du Prophète, mais leurs corps seraient de facto déplacés avec celui du prophète Mohamad si le projet est approuvé.

Plusieurs membres de la famille de Muhammad reposent déjà dans ce cimetière. En 1924 déjà, toutes les inscriptions des tombes ont été enlevées, pour que les pèlerins ne sachent pas où ils sont enterrés, et qu’ils ne prient pas sur leurs tombes. Le père du Prophète y a été déplacé dans les années 1970.

 

Premières destructions

Pour rappel, les plus importantes destructions de sites ont commencé en 1806 lorsque l’armée wahhabite a occupé Médine. Les armées wahhabites ont rasé le Baqi’, le cimetière qui contenait les restes des figures centrales de l’Islam des débuts. Les mosquées ont également été visées et la tombe du prophète Mahomet faillit être démolie.

Mais, à la suite des protestations des musulmans non-wahhabites dans le monde, l’Empire Ottoman envoie une armée, et en 1818 Mohammed Ali Pacha reprend le Hedjaz aux Al Saoud, et ces monuments sont reconstruits.

Durant la Révolte arabe à la fin de la Première Guerre mondiale, les Hachémites, soutenus par l’empire britannique, s’emparent du Hedjaz. Le 21 avril 1925, les compagnons d’Abdelaziz Ibn Saoud, ou Ikhwan le reprennent, et détruisent les lieux et les monuments en rapport avec des saints ou des imams, comme ce fut le cas à La Mecque avec la démolition des tombes de la famille du prophète Mohamed. Alors que certains mausolées détruits à Médine comprenaient ceux des premiers chefs chiites, ceux-ci commémorent annuellement cette destruction.

En 1994 le mufti Abdelaziz ben Baz, plus haute autorité religieuse du régime wahhabite, lance une fatwa stipulant qu’« il n’est pas permis de glorifier les bâtiments et les sites historiques. De telles actions mènent au polythéisme. » Entre 500 et 600 mausolées et d’autres structures de l’Islam des origines ont été démolis. Il a été estimé que 95 % des bâtiments âgés de plus de 1000 ans ont été rasés durant les 20 dernières années. Toutefois les populations du Hedjaz semblent être moins convaincues de cette politique que ceux du Nejd, des voix se sont élevées pour protester contre la destruction de ces sites religieux, en particulier avec les futurs développements des mosquées de Médine et de La Mecque.

 

Sites détruits

Les destructions de sites historiques et archéologiques se comptent désormais par centaines, principalement en Arabie saoudite (régime wahhabite) avec une extension dans le monde musulman :

Arabie Saoudite

 

Mosquées

La mosquée de la tombe de Hamza ibn `Abd al-Muttalib, l’oncle du Prophète

La mosquée de Fatima Zahra, la fille du Prophète

La mosquée d’al-Manaratain

La mosquée et la tombe de Ali al-Ouraydhi ibn Ja`far as-Sadiq, détruite le 13 août 2002.

Quatre Mosquées de la Bataille du fossé à Médine

La mosquée d’Abou Rashid.

La mosquée Salman al-Farsi, à Médine.

La mosquée Raj’at ash-Shams, à Médine.

Cimetières et tombeaux

Jannat al-Baqi à Médine qui aurait été entièrement rasé

Jannat al Mu’alla, l’ancien cimetière de La Mecque.

Tombeau de Hamida al-Barbariyya, la mère de l’Imam Musa al-Kazim

Tombeau d’Amina bint Wahb, la mère du prophète Mohamed qui fut détruit et brûlé en 1998

Tombeau des Banu Hashim à La Mecque

Tombeaux de Hamza et d’autres martyrs de la bataille d’Uhud.

Tombeau d’Eve à Djeddah, scellée avec du béton en 1975.

La tombe de `Abdullah ibn `Abd al-Muttalib, le père de Mouhammad à Médine24

 

Sites religieux historiques

La maison de Mohamed où il serait né en 570. Au départ devenue un marché d’animaux. Un bâtiment a ensuite été construit par dessus au début du XXIe siècle à la suite d’un compromis.

La maison de Khadija, première femme du prophète Mohamed. Les musulmans pensent qu’il aurait reçu la plupart de ses premières révélations en ce lieu. Après sa redécouverte pendant les travaux d’extension de la Mecque en 1989, elle fut recouverte par des toilettes publiques.

La maison du prophète Mohamed à Médine où il vécut après son départ de la Mecque.

La première école islamique (Dar al-Arqam) où Mohamed enseigna sa religion. Elle est maintenant sous l’extension de la Mecque.

 

Démolition en projet

Concernant la Sainte Mosquée de Médine où sont enterrés le prophète Mohamed, Abou Bakr Essedik et Omar ibn al-Khattâb. Le ministère saoudien des affaires islamiques a publié en 2007 un rapport soutenu par Abdul Aziz ibn Abdillah Ali ash-Shaykh, le mufti politique d’Arabie saoudite, qui statue que « le dôme vert doit être démoli et les trois tombes doivent être aplanies dans la mosquée du prophète. ». Ce point de vue a fait écho lors d’un discours du défunt Ibn ‘Uthaymîn, l’un des religieux wahhabites les plus illustres d’Arabie saoudite, décédé en 2001 : « nous espérons qu’un jour nous serons en mesure de détruire le dôme vert du prophète Mohamed».

 

 

 

Dans RELIGION

LA VERITE SUR NOËL, FETE PAÏENNE !!

Par Le 25/12/2016

LA VERITE SUR NOËL, FETE PAÏENNE !!

Publié le par Tourtaux

La vérité sur Noël, fête PAÏENNE !

 

 

http://www.youtube.com/watch?v=0U6sTCL76Uk&feature=player_embedded



 

Dans RELIGION

LES ENFANTS ATHEES PLUS ALTRUISTES QUE LES ENFANTS CROYANTS

Par Le 07/11/2015

Les enfants athées sont plus altruistes que les enfants croyants

Mis à jour : 06-11-2015 21:12

- Créé : 06-11-2015 21:01

 

AMOUR - La religion n’inciterait pas à l’altruisme. Selon le résultat d’une étude, les enfants athées seraient plus généreux que les enfants croyants.

Les enfants athées sont plus altruistes que les enfants croyants

 

SIPA

Photo:

Dans RELIGION

ARABIE SAOUDITE : AU MOINS 310 MORTS ET 450 BLESSES DANS UNE BOUSCULADE

Par Le 24/09/2015

 
 
 
Pèlerins musulmans à La Mecque

310 morts dans une bousculade en Arabie saoudite

© AP Photo/ Mosa'ab Elshamy
 
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Une bousculade a fait au moins 310 morts et 450 blessés en Arabie saoudite jeudi alors que deux millions de fidèles sont réunis à La Mecque pour accomplir le hajj, l'un des cinq piliers de l'islam.

 

Au moins 310 personnes sont mortes et 450 ont été blessées dans une bousculade près de La Mecque ce jeudi, ont annoncé les services saoudiens de la défense civile.