RELIGION

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ROHINGYAS : DES PRIX NOBEL APPELLENT A AGIR. LA RESISTANCE NE VEUT PAS D'AIDE DES TERRORISTES

Rohingyas: Des prix Nobel appellent à agir, la résistance ne veut pas d’aide des groupes terroristes

 Depuis 17 minutes  14 septembre 2017

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 Asie et Afrique - Birmanie

 

Le mouvement de résistance des rohingyas a rejeté jeudi toute aide qui viendrait d’organisations terroristes internationales. « Nous n’avons aucun lien avec Al-Qaïda, Daesh ou tout groupe terroriste international. Et nous ne souhaitons pas que ces groupes s’impliquent dans le conflit en Arakan (ancien nom de l’Etat Rakhine) », écrit l’ARSA jeudi dans un communiqué publié sur Twitter.

D’après le SITE Intelligence Group, spécialisé dans la surveillance des sites internet takfiristes, Al-Qaïda a appelé cette semaine les musulmans à « soutenir les Rohingyas financièrement et militairement ».

Une aide très clairement rejetée par la résistance rohingya naissante qui « demande aux Etats de la région d’intercepter et d’empêcher l’entrée en Etat Rakhine de terroristes qui ne pourraient qu’aggraver la situation ».

Dimanche, l’Armée du salut des Rohingyas de l’Arakan (ARSA), plus connu localement sous le nom Harakah al-Yaqin (« Mouvement de la foi » en arabe), avait annoncé l’arrêt temporaire de ses opérations militaires offensives pour favoriser l’arrivée de l’aide humanitaire.

Quelque 380.000 Rohingyas se sont réfugiés au Bangladesh depuis fin août, selon les estimations de l’ONU.

Et des milliers d’autres seraient toujours sur les routes. Ils fuient une campagne de répression de l’armée lancée après les attaques de postes de police, lancée par l’ARSA fin août.

La Birmanie est soupçonnée par l’ONU de mener un « nettoyage ethnique » dans cette région de l’ouest du pays.

Pendant ce temps la crise sanitaire se poursuit au Bangladesh: jeudi, l’ONU estimait à près de 380.000 le nombre de Rohingyas ayant trouvé refuge au Bangladesh depuis le 25 août.

Les conditions sanitaires y sont redoutables pour ces Rohingyas, abrités pour les plus chanceux sous des bâches de plastique tendues sur des bambous.

Deux nouveaux corps de naufragés ont été repêchés jeudi sur la rivière Naf, frontière naturelle entre la Birmanie et le Bangladesh que les Rohingyas traversent sur des petits bateaux surchargés. Cela porte à 103 le nombre de corps rejetés depuis le 30 août sur les rives, a annoncé la police bangladaise à l’AFP.

Mercredi, le Conseil de sécurité de l’ONU a réclamé à la Birmanie des mesures « immédiates » pour faire cesser une « violence excessive » dans l’ouest de la Birmanie.

Plus de 400 personnes ont été tuées par l’armée birmane ces dernières semaines.

Des prix Nobel appellent à agir

Entre-temps, 30 personnalités imminentes internationales dont plusieurs lauréats du prix Nobel de la paix ont appelé l’ONU dans une lettre à se saisir du sort de la minorité musulmane des Rohingyas et à intervenir « urgemment » pour mettre fin à la crise humanitaire au Myanmar.

Dans une lettre ouverte adressée au Conseil de sécurité, les signataires ont affirmé qu’« une tragédie humaine et des crimes contre l’humanité se déroule dans l’État de Rakhine au Myanmar contre la minorité musulmane des Rohingyas ».

Cité par la chaîne allemande d’informations, DW, la lettre déplore une situation extrêmement douloureuse qui va de pire en pire dans laquelle se trouvent les Rohingyas.

Dans cette lettre rédigée par plusieurs personnalités mondiales, dont les lauréats du prix Nobel de la paix, les signataires ont insisté sur l’intervention « immédiate » de l’ONU pour cesser les violences contre les civils innocents et rétablir une paix durable dans l’État de Rakhine, secoué depuis plusieurs années par de fortes tensions entre les Rohingyas et les bouddhistes, majoritaires, qui prêchent la haine plutôt que le zen.

Le Myanmar bouddhiste compte environ 4% de musulmans. Ils habitent dans l’État de Rakhine, la deuxième région la plus pauvre du pays, une région côtière frontalière du Bangladesh.

Les signataires préconisent la formation d’un comité indépendant pour répondre à cette situation de « crise humanitaire » avec des observateurs officiels.

Le Leader de la Révolution islamique, l’Ayatollah Khamenei a dénoncé, il y a deux jours, le silence des instances internationales face aux crimes commis contre les musulmans de Myanmar et a annoncé  » la mort symbolique du prix Nobel ». Prix noble de la paix, Aung San Suu Kyi fait partie de la junte militaire au pouvoir, directement impliquée dans l’épuration ethnique. Quant à la diplomatie myanmaraise, elle a maintenu dans un communiqué, son soutien à l’armée, dénonçant les « fausses informations » alimentées par les « terroristes ».

Dénoncée pour son rôle dans le nettoyage ethnique, Aung San Suu Kyi, a annulé son déplacement pour l’Assemblée générale de l’ONU à New York. Certains demandent le retrait du prix Nobel de la paix décerné en 1991 à l’ancienne opposante à la junte militaire du Myanmar.

Avec AFP + PressTV

https://french.almanar.com.lb/567532




 

LES ROHINGYAS, LA MINORITE LA PLUS PERSECUTEE AU MONDE

 

Les Rohingyas, la minorité la plus persécutée au monde

Les Rohingyas, la minorité la plus persécutée au monde.

06-09-2017 | 15:45

https://french.alahednews.com.lb/essaydetails.php?eid=24365&cid=297#.Wa_uPsirRPY


 

DES CENTAINES DE MILLIERS DE MANIFESTANTS MUSULMANS A GOZNY EN SOUTIEN AUX ROHINGYAS

Des centaines de milliers de manifestants à Grozny contre la persécution de la minorité Rohingya

Une grande manifestation a lieu dans le centre de la capitale tchétchène en soutien à la minorité musulmane Rohingya, au Myanmar. La veille, des musulmans s'étaient déjà rassemblés à Moscou devant l’ambassade birmane.

Des centaines de milliers de manifestants à Grozny contre la persécution de la minorité Rohingya

Plusieurs centaines de milliers de manifestants musulmans se sont rassemblés dans le centre de la capitale de la république russe de Tchétchénie, Grozny. La place de la grande mosquée de Grozny, surnommée «le Cœur de la Tchétchénie», était à peine suffisante pour accueillir tous ceux venus soutenir le peuple Rohingya, minorité musulmane de Birmanie.

Les Rohingyas, musulmans, constituent l’une des minorités de Birmanie, à majorité bouddhistes. Depuis des décennies, ils sont victimes de discriminations au point d’être considérés par l’ONU comme l’une des minorités les plus persécutées au monde. La répression contre eux pourrait être assimilée, selon l’ONU, a une épuration ethnique.

Ces musulmans vivent notamment dans l’État de l'Arakan en Birmanie. Ces derniers mois, leur sort s'est encore aggravé avec des opérations de l'armée particulièrement violentes, des exactions qui ne choquent pas la plupart des Birmans, en grande majorité bouddhistes. Quant au gouvernement d'Aung San Su Kyi, il ne semble pas non plus pressé d'agir malgré les pressions de la communauté internationale.

Source: sites web et rédaction

04-09-2017 | 12:35

https://french.alahednews.com.lb/essaydetails.php?eid=24329&cid=341#.Wa2xUcirRPY


 

AU MOINS 18 500 ROHINGYAS REFUGIES AU BANGLADESH

Au moins 18.500 Rohingyas réfugiés au Bangladesh depuis vendredi

 Depuis 1 jour  30 août 2017

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 Asie et Afrique - Bangladesh - Birmanie - Monde islamique

 

Au moins 18.500 réfugiés de Birmanie ont traversé la frontière vers le Bangladesh voisin depuis le début la semaine dernière de combats entre l’armée birmane et des musulmans rohingyas, a annoncé mercredi l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).

« Au total, 18.500 personnes ont traversé depuis le 25 août », a annoncé à l’AFP Chris Lom, porte-parole de l’OIM, fournissant la première estimation de l’ampleur de l’exode depuis vendredi.

Cette estimation est le résultat d’une compilation des données recueillies par les ONG venant en aide aux réfugiés dans la région de Cox Bazar, côté Bangladesh.

Il s’agit essentiellement de musulmans rohingyas fuyant les violences en Etat Rakhine, qui ont fait au moins 110 morts depuis vendredi.

« Nous savons aussi qu’il y a des gens coincés à la frontière, mais nous ne savons pas combien », a souligné Chris Lom, insistant sur la difficulté à travailler dans la région.

Une partie des réfugiés se sont vu refuser l’accès au Bangladesh ces derniers jours.

Considérés comme des étrangers au sein de la Birmanie, à plus de 90% bouddhiste, les Rohingyas sont apatrides même si certains vivent dans ce pays depuis des générations.

Ils n’ont pas accès au marché du travail, aux écoles, aux hôpitaux et la montée du nationalisme bouddhiste ces dernières années a attisé l’hostilité à leur encontre, avec des affrontements meurtriers.

Source: Avec AFP

https://french.almanar.com.lb/550009



 

JACQUES TOURTAUX : JE SOUHAITE UNE BONNE FETE DE L'AÏD AL-ADHA A MES AMI-ES MUSULMAN-ES

 

JE SOUHAITE UNE BONNE FETE DE L'AÏD AL-ADHA 2017 A TOUTES ET TOUS MES AMI-ES MUSULMAN-ES

LE PAPE : RUSSIE, CHINE, COREE DU NORD, SYRIE ONT UNE VISION DEFORMEE DU MONDE. TAIS-TOI VIEUX DEBRIS

Le pape François met en garde contre «une très dangereuse alliance» entre la Russie et les USA

 Depuis 28 minutes  11 juillet 2017

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 Amérique et Europe - UE

Le pape s’inquiète d’une possible alliance entre des puissances ayant selon lui «une vision déformée du monde». Parmi celles-ci, il compte les Etats-Unis, la Russie, la Chine, la Corée du nord, mais aussi la Syrie de Bachar el-Assad.

Le pape s’est déclaré effrayé par l’idée d’«une très dangereuse alliance parmi les puissances et les puissants qui ont une vision déformée du monde : l’Amérique, la Russie, la Chine et la Corée du nord, Poutine et Assad, dans une interview accordée au journal la Repubblica, le 8 juillet.

Cette déclaration du pape n’est pas une première. Il a en effet déjà montré à plusieurs reprises qu’il désapprouvait la politique de Donald Trump.

En février 2017, il avait ainsi déclaré, après avoir prié pour les migrants mexicains morts en tentant de franchir la frontière : «Quelqu’un qui ne pense qu’à construire des murs au lieu de construire des ponts, n’est pas chrétien.»
En mai, le pape avait par ailleurs fait part de sa «honte» à propos de la bombe appelée «mère de toutes les bombes» expliquant : « La mère donne la vie et [celle-ci] donne la mort», en référence au largage de la plus puissante arme américaine non-nucléaire contre les talibans en Afghanistan.

Le président américain Donald Trump et le président russe Vladimir Poutine se sont rencontrés à l’occasion du G20 de Hambourg. Une rencontre qui a laissé entrevoir des pistes de collaboration, notamment en matière de cyber-sécurité, entre les deux pays dont les relations se sont largement dégradées sous l’administration Obama.

Source: RT

http://french.almanar.com.lb/485450


 

ROBERT FISK : IL FAUT RECHERCHER LE VERITABLE ISLAM DANS LE PASSE, ET NON CHEZ DAECH

Il faut rechercher le véritable Islam dans le passé, et non chez Daech

 

  

SHAFAQNA – L’Emir Abdelkader était un musulman, un soufi, un Cheikh, un humaniste, protecteur de son peuple contre la barbarie occidentale, protecteur des chrétiens contre la barbarie musulmane, si noble qu’Abe Lincoln lui avait envoyé une paire de pistolets Colt.

Après le massacre de Manchester… oui, et après Nice et Paris, Mossoul et Abu Ghraib, le 7 juillet [2005 à Londres] et le massacre de Haditha – vous rappelez-vous de ces 28 civils, y compris des enfants, tués par les Marines américains, quatre de plus qu’à Manchester, mais pas une minute de silence pour eux ? Et bien sûr, le 11 septembre…

Rééquilibrer la réalité de la cruauté n’est pas une réponse, bien sûr. Juste un rappel. Tant que nous bombarderons le Moyen-Orient au lieu d’y rechercher la justice, nous serons nous aussi attaqués. Mais ce sur quoi nous devons nous concentrer, selon le monstrueux Trump, est le terrorisme, le terrorisme, le terrorisme, le terrorisme, le terrorisme. Et la peur. Et la sécurité. Ce que nous n’aurons pas tant que nous promouvons la mort dans le monde musulman et vendons des armes à ses dictateurs. Croyez au « terrorisme » et Daech gagne. Croyez en la justice et Daech est vaincu.

Je pense donc qu’il est temps de convoquer les mânes d’un homme connu sous le nom de l’Emir Abdelkader – musulman, soufi, Cheikh, guerrier redoutable, humaniste, mystique, protecteur de son peuple contre la barbarie occidentale, protecteur des chrétiens contre la barbarie musulmane, tellement courageux que l’Etat algérien a insisté pour que ses restes soient rapatriés au pays depuis sa bien-aimée Damas, si noble qu’Abe Lincoln lui a envoyé une paire de pistolets Colt et que les Français lui ont accordé la Grande Croix de la Légion d’honneur. Il aimait l’éducation, il admirait les philosophes grecs, il interdisait à ses combattants de détruire les livres, il adorait une religion qui croyait – considérait-il – aux droits de l’homme. Mais que tous les [rares] lecteurs qui connaissent le nom d’Abdelkader lèvent la main.

Nous devrions penser à lui maintenant plus que jamais. Il n’était pas un « modéré » parce qu’il a résisté sauvagement contre l’occupation française de sa terre. Il n’était pas un extrémiste car, durant son emprisonnement au château d’Amboise, il a décrit les chrétiens et les musulmans comme des frères. Il a été soutenu par Victor Hugo et Lord Londonderry et a gagné le respect de Louis-Napoléon Bonaparte (plus tard Napoléon III), et l’Etat français lui a versé une pension de 100 000 francs. Il la méritait.

Lorsque les Français ont envahi l’Algérie, Abdelkader Ibn Muhiedin al-Juzairi (Abdelkader, fils de Muhiedin, l’Algérien, 1808-1883, pour ceux qui aiment les obituaires) s’est engagé dans une guerre de guérilla victorieuse contre l’une des armées les mieux équipées du monde occidental – et il a gagné. Il a mis en place son propre État dans l’ouest de l’Algérie – musulman mais employant des conseillers chrétiens et juifs – et a créé des départements distincts (défense, éducation, etc.) qui s’étendaient jusqu’à la frontière marocaine. Elle avait même sa propre monnaie, la « muhamediya ». Il a fait la paix avec les Français – une trêve que les Français ont violée en envahissant encore son territoire. Abdelkader a exigé un prêtre au service de ses prisonniers français, leur rendant même la liberté quand il n’avait pas de quoi les nourrir. Les Français ont pillé les villes algériennes qu’ils ont capturées, (l’équivalent de) cent Haditha pour réprimer la résistance d’Abdelkader. Lorsqu’il fut finalement vaincu, il se rendit honorablement – livrant son cheval comme un guerrier – sur la promesse d’un exil à Alexandrie ou à Acre. Encore une fois, les Français le trahirent, l’emmenant en prison à Toulon puis à l’intérieur de la France.

Pourtant, dans son exil français, il a prêché la paix et la fraternité, a étudié le français, et a parlé de la sagesse de Platon et de Socrate, d’Aristote, de Ptolémée et d’Averroès. Il a plus tard écrit un livre intitulé Appel à l’Intelligent, qui devrait être disponible sur toutes les plateformes de médias sociaux. Il a du reste également écrit un livre sur les chevaux qui prouve qu’il a toujours été un arabe en selle. Mais son courage a encore été démontré à Damas en 1860, où il a vécu comme un exilé honoré. La guerre civile entre chrétiens et druzes au Liban s’est propagée à Damas où la population chrétienne s’est trouvée entourée par les Druzes musulmans qui sont arrivés avec une cruauté comparable à celle de Daech, brandissant des épées et des couteaux pour massacrer leurs adversaires.

Abdelkader a envoyé ses gardes musulmans algériens – sa milice personnelle – pour fendre la foule et escorter plus de 10 000 chrétiens dans son domaine. Et quand la foule aux couteaux est arrivée à sa porte, il l’a accueillie avec un discours qui est encore récité au Moyen-Orient (quoique totalement ignoré ces jours-ci en Occident). « Créatures pitoyables, s’écria-t-il. Est-ce la manière dont vous honorez le Prophète ? Que Dieu vous punisse ! Honte à vous, honte à vous ! Le jour viendra où vous payerez pour ça… Je ne vous livrerai pas un seul chrétien. Ils sont mes frères. Sortez d’ici ou je lancerai mes gardes contre vous. »

Les historiens musulmans affirment qu’Abdelkader a sauvé 15 000 chrétiens, ce qui est peut-être un peu exagéré. Mais c’était un homme à imiter pour les musulmans et à admirer pour les Occidentaux. Il a exprimé sa révolte par des mots qui auraient sûrement été utilisés aujourd’hui contre les bourreaux fanatiques de Daech. Bien sûr, l’Occident « chrétien » l’honora à l’époque (bien qu’il ait reçu, de manière intéressante, une lettre d’éloges du leader musulman de la Tchétchénie alors largement indépendante). C’était un homme du « dialogue interreligieux » fait pour plaire au Pape Francis.

Abdelkader a été invité à Paris. Une ville américaine a été nommée après lui – Elkader dans le comté de Clayton, en Iowa, et elle est toujours là, 1 273 habitants. Fondée au milieu du 19ème siècle, lorsqu’il était naturel de nommer votre lieu de résidence d’après un homme qui, n’est-ce pas, faisait honneur aux Droits de l’homme de l’Indépendance américaine et de la Révolution française ? Abdelkader aurait flirté avec la franc-maçonnerie – la plupart des spécialistes considèrent qu’il n’y est pas entré – et aimait la science au point qu’il a accepté une invitation à l’ouverture du canal de Suez, qui était sûrement un projet impérial plutôt que scientifique. Abdelkader a rencontré De Lesseps. Il se considérait, pense-t-on, comme l’homme de la Renaissance de l’Islam, un homme pour toutes les saisons, le musulman pour tous, un exemple plutôt qu’un saint, un philosophe plutôt qu’un prêtre.

Mais bien sûr, l’Algérie natale d’Abdelkader est voisine de la Libye d’où est venue la famille de Salman Abedi, et Abdelkader est mort en Syrie, dont l’assaut par l’aviation américaine – selon la sœur d’Abedi – fut la raison pour laquelle il a massacré les innocents de Manchester. Ainsi, la géographie se contracte et l’histoire se dissipe, et le crime d’Abedi est, pour l’instant, plus important que toute la vie, l’enseignement et l’exemple d’Abdelkader. Donc, pour les Mancuniens, qu’ils se tatouent des abeilles ou qu’ils achètent simplement des fleurs, pourquoi ne pas aller à la bibliothèque centrale de Manchester au square St Pierre et demander Le Combattant compatissant d’Elsa Marsten ou Le Commandeur des croyants de John Kiser ou, publié il y a quelques mois, L’Emir Abdelkader: Apotre de la fraternité de Mustapha Sherif ?

Ce ne sont pas des antidotes pour le chagrin ou le deuil. Mais ils prouvent que Daech ne représente pas l’Islam et qu’un musulman peut gagner respect et honneur auprès du monde entier.

Robert Fisk

Source : http://www.independent.co.uk/voices/manchester-attack-muslim-islam-true-meaning-a7754901.html (Traduction : http://sayed7asan.blogspot.fr)

 Transmis par Sayed Hasan


 

MALI : LES GROS BONNETS DE L'EGLISE CATHOLIQUE PLANQUAIENT 7 MILLIARDS DE FCFA DANS 7 COMPTES EN SUISSE

Religion : polémique autour des 7 milliards FCFA des évêques du Mali domiciliés dans des comptes en Suisse

 

13 HOURS AGO

 

Mgr Jean Zerbo, Mgr Jean-Gabriel Diarra et Cyprien Dakouo

Mgr Jean Zerbo, Mgr Jean-Gabriel Diarra et Cyprien Dakouo

Mali News – Malgré les vœux de pauvreté de ses prêtres, l’Église Catholique du Mali n’est pas pauvre, loin de là. Selon le quotidien français Le Monde s’appuyant sur les documents SwissLeaks, la Conférence épiscopale du Mali (CEM) détenait sept comptes en Suisse sur lesquels elle avait logé 7 milliards FCFA dont l’origine est douteuse.

À peine nommé Cardinal par le pape François, Mgr Jean Zerbo, l’archevêque de Bamako est déjà au centre d’une polémique. Identifiés comme bénéficiaires des comptes en Suisse de la Conférence épiscopale du Mali (CEM), Mgr Jean Zerbo, Mgr Jean-Gabriel Diarra et Cyprien Dakouo vont certainement devoir s’expliquer sur l’origine des 7 milliards FCFA (12 millions d’euros) qui ont transité en 2007 sur ces comptes.

Dans un pays où 51% de la population vit sous le seuil de pauvreté et où seulement 2,4% de la population se revendique comme chrétienne, la détention de 7 milliards FCFA « cachés » en Suisse par la Conférence épiscopale fait tache.

« moi, un compte en Suisse ? Je suis donc riche sans le savoir ! »

Au Mali comme ailleurs en Afrique, l’Église Catholique est réputée être peu transparente sur la gestion des ressources qu’elle collecte auprès des fidèles et parfois auprès des États au point qu’il est souvent impossible d’évaluer son patrimoine.

Ces 7 milliards FCFA rémunérés au taux de 5% que possèdent les évêques du Mali et dont les fidèles chrétiens ignorent l’existence jettent un pavé de la marre. Quelle est l’origine des fonds, qui en sont les bénéficiaires effectifs et surtout comment cette manne financière est-elle utilisée ? Autant de questions auxquelles Mgr Jean Zerbo, Mgr Jean-Gabriel Diarra et Cyprien Dakouo sont désormais appelés à répondre.

Les décisions du Concile Vatican II organisé sous le pape Paul VI engagent le clergé catholique à associer les fidèles à la gestion des ressources de l’Église. En pratique, au Mali et plus largement en Afrique, plusieurs prélats préfèrent l’opacité se cachant parfois derrière le sacré pour éloigner les fidèles laïcs.

Aux journalistes du quotidien Le Monde qui l’ont interrogé sur ces comptes atypiques, Mgr Jean Zerbo a répondu « moi, un compte en Suisse ? Je suis donc riche sans le savoir ! », avant d’ajouter face à l’insistance des journalistes « c’est un vieux compte. Il s’agit d’un système que nous avons hérité de l’Ordre des missionnaires d’Afrique qui géraient l’église ».

Si le nouveau cardinal s’est défendu que le compte lui appartienne à titre personnel, la révélation de l’existence de ces comptes et surtout de ce niveau de dépôt doit alerter les États et les fidèles sur la nécessité de la transparence dans la gestion des ressources financières des lieux de cultes. L’Église, même au nom des saintes écritures, ne peut s’exonérer de la transparence sur les fonds qu’elle reçoit de ses fidèles, souvent eux-mêmes démunis.

https://africapostnews.com/2017/05/31/religion-polemique-autour-7-milliards-fcfa-eveques-mali-detenus-comptes-suisse/


 

JE SOUHAITE UN BON MOIS DE RAMADAN A MES AMI-ES MUSULMAN-ES

 

JE SOUHAITE UN BON MOIS DE RAMADAN A MES AMI-ES MUSULMAN-ES.

QUE CE RAMADAN 2017 SOIT PRECURSEUR DE LA PAIX A LAQUELLE ASPIRENT TOUS LES PEUPLES DU MONDE ENTIER.

 

TUNISIE : APPEL DE 60 ASSOCIATIONS POUR QUE LES FEMMES PUISSENT EPOUSER DES NON-MUSULMANS

NATIONAL

Appel en Tunisie pour que les femmes puissent épouser des non-musulmans

 

Une coalition d’associations tunisiennes a appelé lundi au retrait d’une circulaire interdisant le mariage des Tunisiennes musulmanes avec des non-musulmans, en dénonçant une aberration violant la liberté de conscience inscrite dans la Constitution de 2014.

Il est aujourd’hui inadmissible qu’une simple circulaire, de valeur juridique quasiment nulle, commande la vie de milliers de Tunisiennes, a martelé lors d’une conférence de presse Sana Ben Achour, juriste et présidente de l’association Beity.

Une soixantaine d’associations ont signé l’appel à retirer cette circulaire du ministre de la Justice datant de 1973, qui empêche la célébration du mariage des Tunisiennes musulmanes avec des non-musulmans.

Un certificat de conversion du futur époux est actuellement exigé pour le mariage de toute Tunisienne considérée comme musulmane et désireuse d’épouser un non-musulman, généralement étranger.
Et si une Tunisienne se marie à l’étranger avec un non-musulman sans ce papier, son mariage ne peut être enregistré en Tunisie. Les hommes tunisiens peuvent, eux, se marier avec une non-musulmane.

Il n’existe pas de statistiques fiables et précises sur le sujet mais ce texte remet en cause un droit fondamental pour tout être humain : le choix libre du conjoint. Cette prohibition est une souffrance pour des milliers de Tunisiennes et leurs familles, qui sont privées de leur droit fondamental à la sécurité juridique, déplore le collectif dans un communiqué.

Pour Wahid Ferchichi, de l’Association tunisienne de défense des libertés individuelles (Adli), il est déjà problématique que la circulaire identifie ces Tunisiennes comme étant musulmanes a priori, alors qu’aucun certificat ne prouve la religion en Tunisie.
Mais surtout, la circulaire est en contradiction avec la Constitution, qui prône la liberté de conscience et l’égalité entre les citoyens, a-t-il souligné.

Le collectif espère son retrait d’ici novembre 2017. Pour cela, il entend sensibiliser l’opinion publique et rencontrer les ministres de la Justice, de l’Intérieur ainsi que le chef du gouvernement. Un colloque est aussi prévu.

La Tunisie, considérée comme pionnière des droits des femmes dans le monde arabe, a adopté une nouvelle Constitution en 2014, qui stipule que citoyens et citoyennes sont égaux en droits et devoirs.
Mais les femmes restent discriminées dans plusieurs cas, notamment en matière d’héritage, et le Code du statut personnel (CSP) désigne toujours le mari comme chef de famille.

Source : AFP

https://enbref.tn/appel-en-tunisie-pour-que-les-femmes-puissent-epouser-des-non-musulmans/