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AUSTRALIE : LA CONDAMNATION POUR VIOL SUR MINEURS DU CARDINAL PELL CONFIRMÉE EN APPEL

Australie: la condamnation pour pédophilie du cardinal Pell confirmée en appel

  

  • Par  Le Figaro avec AFP 
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L'ancien numéro trois du Vatican a été condamné pour viol et agressions sexuelles sur deux mineurs dans les années 1990.

La justice australienne a confirmé mercredi en appel la condamnation à six ans de prison du cardinal George Pell, ancien numéro trois du Vatican, pour viol et agressions sexuelles sur deux enfants de choeur dans les années 1990, et a ordonné son maintien en détention.

En costume sombre, le prélat de 78 ans a comparu devant la Cour suprême de l'Etat australien de Victoria à Melbourne, baissant régulièrement la tête pendant que la juge Anne Ferguson lisait la décision rejetant son appel. La foule massée a l'extérieur a salué le verdict avec des applaudissements qui ont été entendus jusque dans la salle d'audience.

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Pédophilie : le cardinal Pell condamné à 6 ans de prison

Le cardinal George Pell, numéro 3 du Vatican, a été condamné mardi 12 mars, à Melbourne, à 6 ans de prison. Il était sous le coup de 5 chefs d'accusation, et lors de l'énoncé de sa peine, a été évoquée la possibilité qu'il ne sorte jamais de prison.

 

 

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13 objections pour contester la condamnation

La juge Ferguson a déclaré que le cardinal Pell serait admissible à une libération conditionnelle dans trois ans et huit mois, bien qu'il puisse encore former un nouveau recours devant la Haute Cour d'Australie.

«Pour de nombreux survivants (d'agressions sexuelles), une condamnation prononcée contre un agresseur tout-puissant et très en vue accroît la confiance dans la conduite de la justice et la possibilité de dénoncer.»

Pam Stavropoulos de la Fondation australienne Blue Knot

Plus haut représentant de l'Eglise catholique jamais condamné pour viol sur mineur, le cardinal, qui clame son innocence, a été reconnu coupable en décembre de cinq chefs d'accusation, notamment d'avoir imposé une fellation en 1996 à un garçon de 13 ans et de s'être masturbé en se frottant contre l'autre.

«Pour de nombreux survivants (d'agressions sexuelles), une condamnation prononcée contre un agresseur tout-puissant et très en vue accroît la confiance dans la conduite de la justice et la possibilité de dénoncer», a réagi Pam Stavropoulos de la Fondation australienne Blue Knot, un groupe de défense des enfants victimes d'abus sexuels.

Les avocats du cardinal avaient soulevé 13 objections pour contester la condamnation, en soutenant notamment qu'il était «physiquement impossible» que les faits allégués aient été commis par le prélat alors que la cathédrale était bondée.

» VOIR AUSSI - La police australienne publie un interrogatoire du cardinal Pell datant de 2016La police australienne publie un interrogatoire du cardinal Pell de 2016

Un interrogatoire du cardinal Pell, condamné le 13 mars à 6 ans de prison pour pédophilie, a été rendu public par la police australienne. On y voit le prélat nier en bloc et avec véhémence les allégations à son encontre.

 

 

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Ils ont émis des doutes sur l'ensemble du jugement, qu'il s'agisse de la chronologie des faits ou de la possibilité matérielle pour George Pell d'avoir commis les agressions dans l'encombrante tenue sacerdotale dont il était vêtu alors qu'il venait de célébrer l'office.

Surtout, ils estiment le verdict «déraisonnable», car basé exclusivement sur le témoignage d'une des victimes. L'autre est décédée en 2014 d'une overdose, sans jamais avoir affirmé avoir été victime d'une agression.

Lisa Flynn, avocate du père de la victime décédée a déclaré à l'AFP qu'«un poids avait été levé».

«Il estime que justice a été rendue aujourd'hui. Il est vraiment soulagé que George Pell soit derrière les barreaux ce soir », a ajouté l'avocate.

Les trois juges ont également rejeté à l'unanimité deux arguments de la défense du cardinal invoquant des erreurs de procédure au cours de son procès.

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Ses avocats ont notamment soutenu qu'ils auraient dû être autorisés à montrer une reconstitution animée des allées-venues dans la cathédrale aux moments des agressions.

A la suite de la décision de mercredi, le Premier ministre australien Scott Morrison a exprimé sa sympathie aux victimes. Il a déclaré que les «tribunaux avaient fait leur travail» et indiqué que le cardinal Pell serait déchu de sa médaille de l'Ordre d'Australie.

Avant sa disgrâce cette année, M. Pell avait connu une ascension rapide. Nommé archevêque de Sydney en 2001, il était entré en 2003 dans le puissant Collège des cardinaux et siégeait aux conclaves qui ont élu successivement les papes Benoît XVI et François.

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Tout juste élu, le pontife argentin l'avait choisi en 2013 pour faire partie du conseil de neuf cardinaux (C9) chargé de l'aider à réformer la Curie, le gouvernement du Vatican.

En 2014, il était ensuite devenu secrétaire à l'Economie, véritable numéro trois du Vatican.

Depuis sa condamnation, le cardinal Pell a été relevé de sa fonction de responsable financier du Vatican et perdu sa place dans le C9. Le Vatican a ouvert sa propre enquête sur Mgr Pell qui pourrait au final être défroqué.

Le Figaro avec AFP

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/australie-la-condamnation-pour-pedophilie-du-cardinal-pell-confirmee-en-appel-20190821


 

COMPLOT, VATICAN, MAFIA ROMAINE... RESUME DE L'AFFAIRE EMANUELA ORLANDI, QUI HANTE L'ITALIE DEPUIS 36 ANS

Complot, Vatican, mafia romaine... On vous résume l'affaire Emanuela Orlandi, qui hante l'Italie depuis trente-six ans

L'enquête autour de la disparition d'une jeune fille en 1983 connaît un rebondissement avec la découverte sous le Saint-Siège d'ossements humains, dont l'analyse se poursuit samedi. Les proches d'Emanuela espèrent que ces ossements sont les siens. Un nouveau chapitre dans cette énigme.

La jeune Emanuela Orlandi n\'est jamais rentrée de son cours de musique, le 22 juin 1983. Sa disparition reste l\'un des plus grands mystères d\'Italie.  

La jeune Emanuela Orlandi n'est jamais rentrée de son cours de musique, le 22 juin 1983. Sa disparition reste l'un des plus grands mystères d'Italie.   (BAPTISTE BOYER / NOEMIE CARON / JESSICA KOMGUEN)

Qu'est-il arrivé à Emmanuela Orlandi ? La disparition de cette jeune fille de 15 ans, vue pour la dernière fois le 22 juin 1983 à Rome, est l'un des plus grands mystères d'Italie. L'enquête autour de ce fait divers est digne d'un polar façon Da Vinci Code, dont on ne connaît toujours pas le dénouement. Des années d'appels mystérieux, de faux témoignages, de classement et de réouverture de l'affaire continuent d'alimenter la presse italienne. D'autant que le Vatican pourrait être directement impliqué.

Un nouveau chapitre s'est ouvert le 20 juillet, avec la découverte d'ossements dans le sous-sol du Collège teutonique du Saint-Siège. Ils pourraient contenir ceux de l'adolescente disparue. Franceinfo revient sur cette affaire emblématique et sur les différentes pistes envisagées.  

La disparition 

Ce mercredi 22 juin 1983 commence comme beaucoup d'autres pour Emanuela Orlandi. L'adolescente de 15 ans, en deuxième année d'études au lycée scientifique de Rome, achève son année scolaire avec de bons résultats. Ce matin-là, sa mère l'envoie acheter de quoi préparer la pizza du soir. Elle s'y rend avec sa grande sœur Cristina, puis rentre déjeuner. Les Orlandi sont l'une des rares familles laïques à vivre à l'intérieur de la Cité du Vatican. Le père, Ercole, est fonctionnaire à la Préfecture de la maison pontificale, l'organisme qui gère notamment l'emploi du temps du pape. 

Dans l'après-midi, Emanuela se rend à son cours de musique, dans le centre de la capitale italienne. Elle arrive un peu en retard et semble distraite. La jeune fille demande par ailleurs à quitter le cours dix minutes avant la fin, à 18h50. Elle appelle alors son autre sœur, Federica, et lui parle d'une offre d'emploi, bien rémunérée, pour faire de la publicité pour des cosmétiques. Elle emprunte le chemin du retour avec son amie Raffaella mais ne monte pas dans le bus avec elle. Toutes les deux se quittent vers 19h30. Raffaella est la dernière à l'avoir vue en vie. Le lendemain, Emanuela Orlandi est officiellement portée disparue. 

Le 30 juin, une semaine après sa disparition, 3 000 affiches en noir et blanc recouvrent les rues de Rome. "Scomparsa" ("disparue"), peut-on lire en lettres capitales sous sa photo. Pour les Italiens, Emanuela Orlandi est cette jeune fille aux longs cheveux noirs, un sourire éternellement gravé sur son visage. Trente-six ans après cette funeste journée, on trouve encore ce portrait, qui continue d'être placardé aux abords de la place Saint-Pierre. 

 

Le portrait d\'Emanuela Orlandi brandi lors d\'une prière du pape Benoît XVI sur la place Saint-Pierre, au Vatican, le 27 mai 2012. 

Le portrait d'Emanuela Orlandi brandi lors d'une prière du pape Benoît XVI sur la place Saint-Pierre, au Vatican, le 27 mai 2012.  (FILIPPO MONTEFORTE / AFP)

 

La police privilégie d'abord l'hypothèse de la fugue. Mais plusieurs témoignages les conduisent à abandonner cette possibilité. Un agent de la circulation affirme avoir aperçu Emanuela Orlandi devant le Sénat, en compagnie d'un homme élégant de 35 ans environ, le crâne dégarni. Il conduisait une BMW vert foncé. Certaines personnes disent avoir vu la jeune fille monter dans la voiture, pour une destination inconnue. Très vite, la famille Orlandi se retrouve assaillie de coups de fils de prétendus témoins : tous assurent avoir vu leur fille dans les rues de Rome. 

Le 3 juillet, l'affaire, déjà très médiatisée en Italie, prend un tour international. Lors d'une prière publique, le pape Jean-Paul II s'adresse directement aux ravisseurs. "Je ne perds pas espoir dans l'humanité de ceux qui sont responsables de cette situation", déclare le souverain pontife depuis la place Saint-Pierre. Il demande que la jeune fille puisse rejoindre au plus vite sa famille, dont il se dit "proche"

Cette affaire est "très importante chez toute la génération des 50 ans et plus", pour qui l'allocution du pape s'est révélée "très marquante", décrypte Alban Mikoczy, le correspondant à Rome de France Télévisions. 

Première piste : la vengeance diplomatique

Deux jours après l'appel du pape, la famille Orlandi et le bureau de presse du Vatican reçoivent une série d'appels anonymes affirmant qu'Emanuela est retenue prisonnière par les "Loups gris", un groupe terroriste turc d'extrême droite. A l'autre bout du fil, à chaque fois, une même demande : la libération de Mehmet Ali Agca, un militant d'extrême droite turc, emprisonné pour avoir tenté d'assassiner le pape deux ans auparavant, le 13 mai 1981. Un homme surnommé "l'Américain" appelle ainsi régulièrement pour réclamer l'échange d'Emanuela Orlandi contre Ali Agca. Au total, la famille reçoit 16 appels. Le dernier date du 27 octobre 1983. En parallèle, l'affaire devient si célèbre qu'elle est utilisée par diverses organisations pour faire connaître leur cause ou pour envoyer des messages codés partout dans le monde, rapporte The Spectator (en anglais).

La piste d'Ali Agca est d'abord prise au sérieux par les enquêteurs, avant d'être définitivement écartée en 1997 par la justice italienne. Après vingt-neuf ans d'enfermement dans une prison turque, Ali Agca est libéré en janvier 2010. L'homme n'a cessé d'affirmer qu'il savait tout de l'affaire mais qu'il ne pouvait révéler "aucun nom". Dans sa dernière lettre (en espagnol), envoyée jeudi 25 juillet à la presse internationale, le terroriste repenti affirme qu'Emanuela "vit depuis trente-six ans", qu'elle n'a "jamais subi de violences" mais qu'elle a été "victime d'une intrigue internationale pour des raisons politiques et religieuses". Le procureur de Rome n’accorde aucun crédit à ces allégations. 

Deuxième piste : l'argent blanchi d'un cardinal 

Autre rebondissement dans l'enquête, le 11 juillet 2005. Ce jour-là, un appel anonyme est diffusé au beau milieu de l'émission "Chi l'ha visto" ("Qui l'a vu ?", équivalent de l'ancienne émission française "Perdu de vue") sur Rai 3. "Pour trouver la solution, allez voir qui est enterré dans la crypte de la basilique Saint-Apollinaire", dit la voix au téléphone. La dite basilique est située près de la célèbre place Navone, au cœur de la capitale italienne. 

Coup de théâtre : les enquêteurs découvrent dans cette crypte le corps d'Enrico de Pedis. Cette figure du grand banditisme romain a dirigé la redoutable bande de la Magliana, qui a semé la terreur dans les années 1970 et 1980. Comment un dangereux chef de gang peut-il se retrouver inhumé parmi des papes et des cardinaux ? L'homme aurait bénéficié d'une faveur de la part du cardinal Ugo Poletti, ancien vicaire de Rome. 

Pietro Orlandi, le frère aîné d'Emanuela, est alors persuadé d'être sur le point de découvrir la vérité sur le funeste sort de sa sœur. Il n'a jamais abandonné les recherches et cultive sa présence dans les médias pour continuer à faire parler de l'affaire. 

 

Le frère d\'Emanuela Orlandi, Pietro Orlandi, répond aux journalistes à proximité du Cimetière teutonique au Vatican (Italie), le 11 juillet 2019.

Le frère d'Emanuela Orlandi, Pietro Orlandi, répond aux journalistes à proximité du Cimetière teutonique au Vatican (Italie), le 11 juillet 2019. (ANDREAS SOLARO / AFP)

 

Manque un mobile pour Enrico de Pedis... qui se précise trois ans plus tard. En 2008, l'ex-maîtresse du criminel, Sabrina Minardi, livre une série de confessions. Elle affirme que le corps de la jeune fille a été jeté dans une bétonnière, dans la banlieue de Rome, et pointe un responsable : le cardinal Marcinkus. Le numéro 3 du Vatican jusqu'en 1984, président de la Banque du Saint-Siège (IOR), aurait commandité l'assassinat. Il aurait aidé la mafia à blanchir son argent en l'investissant dans les banques du Vatican. Inquiet que la vérité ne soit découverte par la police, Marcinkus aurait fait enlever Emanuela Orlandi par Enrico de Pedis dans le but d'envoyer un signal et d'effrayer de potentiels délateurs. 

En 2012, la justice italienne fait ouvrir la tombe d'Enrico de Pedis, afin de vérifier l'hypothèse de l'appel anonyme. La famille Orlandi assiste à l'exhumation, à l'exception du père, décédé en 2004. Tous les médias italiens font le déplacement. Mais les espoirs retombent : le tombeau ne contient que le cadavre du chef mafieux, tué en 1990 dans un règlement de comptes. 

Le 6 mai 2016, la Cour de cassation italienne finit par classer l’affaire.

Troisième piste : "Cherchez là où pointe l'ange"

Eté 2018. Voilà bien longtemps que le nom Orlandi n'a pas fait la une de la presse. Mais l'avocate de la famille reçoit un mystérieux message anonyme : "Cherchez à l'endroit où pointe l'ange." Le message s'accompagne de la photo d'une tombe, surmontée d'un ange sculpté. De sa main, le chérubin de marbre pointe deux sépultures. Les autorités font le lien avec une tombe du cimetière teutonique du Vatican. Sur la tablette, il est écrit en latin : "Requiescat in pace" ("Repose en paix"). Le site est situé à la frontière entre Rome et le Vatican mais dépend directement du Saint-Siège. C'est le seul cimetière implanté dans le petit Etat, à quelques mètres de la résidence Sainte-Marthe, où vit le pape François.

Dans un élan d'espoir, la famille Orlandi se rend sur les lieux pour vérifier que la photo correspond bien. Le doute n'est pas permis. Leurs avocats déposent immédiatement une demande officielle auprès du Vatican pour faire ouvrir les sépultures. Deux princesses allemandes sont censées y être inhumées : Sophie von Hohenlohe, morte en 1836, et Charlotte-Frédérique de Mecklembourg, morte en 1840. La première repose dans la tombe de l'ange, la seconde dans la sépulture adjacente. Un an plus tard, le Vatican accepte la requête et ordonne la fouille des deux tombes jouxtant l'ange. "Pour la première fois, le Vatican admet qu'il y a la possibilité éventuelle d'une responsabilité interne. Sinon, ils ne les auraient pas ouvertes", déclare Pietro Orlandi aux journalistes en apprenant la nouvelle.

Le 11 juillet 2019, les deux tombes sont ouvertes. Sur place, les descendants des princesses, la famille d'Emanuela, leurs avocats et un médecin légiste sont réunis pour l'ouverture des deux sépultures. Mais surprise : celles-ci sont vides. Pas de trace d'Emanuela Orlandi, ni même des princesses. Les experts estiment que leurs restes auraient pu être transférés dans les ossuaires, lors de travaux réalisés au Collège pontifical et au cimetière entre les années 1960 et 1970. Les ossements de la disparue pourraient-ils s'y trouver aussi ? Impossible : la jeune fille s'est volatilisée en 1983, bien après la fin des travaux.

euronews@euronews

 

En réponse à @euronews

Two Vatican tombs were searched by forensic experts on Thursday, hoping to find Emanuela Orlandi, a 15-year old girl who disappeared in 1983.

The experts found nothing, not even the bones of the two princesses who were supposed to be buried there.http://bit.ly/2JxcJH6 

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L'ouverture de ces tombeaux a toutefois permis de découvrir un gigantesque ossuaire"On ne s'attendait pas à autant d'ossements. Des milliers d'os ont été retrouvés, donc nous imaginons qu'ils correspondent à des dizaines de personnes", a indiqué à la sortie du cimetière Giorgio Portera, généticien désigné par la famille Orlandi. Leur analyse morphologique a débuté mi-juillet et se poursuivra samedi 27 juillet. "Ce sont des expériences très fortes parce qu'il pourrait y avoir les os de ma sœur. Mais on ne veut pas y penser tant que nous n'avons pas les résultats", a réagi Federica Orlandi. 

Pietro Orlandi, quant à lui, demeure persuadé que la clef du mystère se cache dans le petit Etat. "Il est aussi convaincu que François connaît la vérité", note le journaliste Antonio Galofaro dans Le Temps. Lui qui a toujours accusé le Vatican d'"omerta" espérait voir les choses changer avec l'élection du pape François en 2013. Mais Pietro Orlandi n'est jamais parvenu à obtenir une rencontre avec le pontife argentin. Emanuela "est au ciel", lui a seulement soufflé ce dernier, lors d'une messe au début de son pontificat. 

Certains pensent qu'Emanuela Orlandi, qui aurait 51 ans aujourd'hui, vit toujours. L'écrivaine Roberta Hidalgo, qui a écrit un livre-enquête sur le sujet, pense même qu'elle serait cachée au Vatican, qui continue, selon elle, à dissimuler les nombreux scandales autour de la banque IOR.  

Mais la plupart des journalistes en Italie ne croient pas à cette thèse."A chaque nouvel élément, on s'emballe, mais il n'y a toujours pas la moindre preuve", tranche Alban Mikoczy. "J'ai surtout l'impression qu'on ne la retrouvera jamais."

SELON UNE ETUDE DE LA BBC, LA JEUNESSE DU MAGHREB N'EST PAS AUSSI RELIGIEUSE QU'ON LE CROIT. PLUS DE 30% DE TUNISIENS SE DISENT "NON RELIGIEUX"

La jeunesse du Maghreb pas aussi religieuse qu’on le croit

Une étude publiée par la BBC met en lumière le changement de mentalités au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. Sans surprise, la nouvelle génération est plus progressiste. Avec toutefois quelques paradoxes.

Un couple à Sidi Bou Saïd, en Tunisie

Un couple à Sidi Bou Saïd, en Tunisie (NATALIA SELIVERSTOVA / SPUTNIK)

Dans le cadre d’une enquête d’opinion menée par l’organisme indépendant Arab Barometer, plus de 25 000 personnes ont été interviewées dans une dizaine de pays arabes sur plusieurs sujets concernant notamment la place de la femme, l’homosexualité ou bien encore la religion. On apprend ainsi que les jeunes ne sont pas aussi conservateurs que leurs aînés. Mais certains schémas à l’ancienne restent bien ancrés.

Tunisie : plus de 30% de "non religieux"

L’étude souligne une "nette augmentation" de personnes se décrivant comme "non religieuses". La proportion passe de 8% en 2013 à 13% en 2019. Un taux qui monte à 18% chez les moins de 30 ans. Le changement le plus frappant se trouve au Maghreb et surtout en Tunisie, où plus d'une personne sur trois se dit "non religieuse". L’Egypte double son score et dépasse désormais les 10%.

Davantage de pouvoir pour les femmes?

Sur la question de l’égalité hommes-femmes, la plupart des personnes interrogées se disent favorables à l’arrivée d’une femme au pouvoir. D’accord pour une femme présidente ou Premier ministre, avec parfois quelques réticences, comme en Algérie. En revanche, la gestion du foyer est une autre paire de manches. Home it’s Homme. Le pouvoir décisionnaire revient au "sexe fort", comme on disait avant. Beaucoup de femmes pensent que les maris devraient toujours avoir le dernier mot concernant les décisions familiales.

L’homosexualité reste taboue

Dans les pays arabes, l’image du couple n’évolue pas. A l’affiche, c’est toujours : un homme et une femme. Ne parlez pas d’homosexualité, ça reste un sujet interdit, du moins en public. Selon l’étude, l’Algérie est relativement la plus tolérante, 26% des personnes interrogées disant accepter l’homosexualité. Un taux qui chute à 6% au Liban alors que l'on y trouve des bars et des lieux de rencontres pour personnes du même sexe.

"L’honneur" des femmes

Au-delà de l’homosexualité, c’est la sexualité elle-même qui ne passe pas vraiment. Dans la plupart des pays arabes, jeunes et moins jeunes ont toujours du mal à aborder la question. Pire, beaucoup pensent encore que le "crime d’honneur", destiné à "laver la honte" de la relation sexuelle d’une femme hors mariage, est acceptable. En Algérie et au Maroc, plus d’une personne sur quatre admet ce crime.

L’émigration fait rêver

Selon l’étude, au moins une personne sur cinq envisage de quitter son pays et c’est principalement pour des raisons économiques. Les candidats au départ se trouvent principalement au Soudan, où plus de la moitié des personnes interrogées se prononcent en faveur de l’émigration. Les jeunes rêvent d’Europe et d’Amérique malgré toutes les restrictions .

OSCAR FORTIN : LA MAFIA EPISCOPALE DE L'AMERIQUE LATINE

La mafia épiscopale de l’Amérique latine

Par Oscar Fortin

Mondialisation.ca, 19 mai 2019

Humanisme

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L’histoire récente de l’Amérique latine met en évidence des épiscopats qui font front commun pour contrer l’émergence de gouvernements socialistes sous la bannière de leur indépendance et souveraineté ainsi que de celle d’une meilleure distribution des richesses au profit des plus démunis et déshérités. L’expérience du socialisme, promu par Salvador Allende  au Chili, allait dans le sens de ces deux bannières. Nous avons rapidement vu que Washington, expression de l’Empire, le prenait très mal et que cette voie devait être mise aux oubliettes le plus rapidement possible.*

Avec l’arrivée au Vatican de Jean-Paul II, déjà bien connu comme collaborateur et soutien de Lech Walesa en lutte contre le gouvernement communiste de Pologne,  Washington trouvait son homme pour lutter contre toute forme confondue de socialisme, identifié, pour les fins recherchées, aux pires moments du communisme de l’ex-URSS. En 1982, à la bibliothèque du Vatican, un accord de coopération entre le Vatican et Washington a été signé pour enrayer à sa source toute tendance allant en ce sens. On se souviendra, dans la foulée de cet accord, la visite de J.P.II réalisée au Chili, toujours sous la gouverne du dictateur Pinochet.  Il s’est bien gardé de faire allusion aux crimes commis par ce dernier, aux arrestations et aux tortures auxquelles des milliers de personnes ont été soumises.  Par contre, lors de sa visite au Nicaragua, sous le régime tout récent des sandinistes, il s’est présenté comme quelqu’un qui avait pour mission de faire échouer cette révolution, à laquelle participaient quatre prêtres, dont trois à des postes ministériels importants : la culture, l’éducation et les relations extérieures.

http://humanisme.over-blog.com/article-235431.html

Avec ce pacte, le Vatican devenait un complice de l’Empire dans ses prétentions de dominer l’ensemble des pays de l’Amérique latine.  Il a tout fait pour étouffer la théologie de libération et pour taire, du même souffle, tous les crimes commis par son complice impérial pour éliminer tous ceux et celles qui mettaient en cause cette hégémonie. En ce sens, le Vatican et les épiscopats latino-américains sont devenus complices des coups d’État militaires, des persécutions et des assassinats du Plan Condor, des dictateurs qui pouvaient compter sur leur silence et la diversion de tout autre sujet de nature à faire oublier ces crimes.

Le pape François, à son arrivée au pontificat de l’Église catholique a produit une Exhortation apostolique Evangelii Gaudiumportant sur le capitalisme sauvage et ses conséquences dans la vie des peuples. Un document qui a rencontré un grand accueil de la part de tous ceux et celles qui œuvrent pour des relations humaines plus justes et plus respectueuses des droits des personnes et des peuples. Enfin nous avons un Pape, s’exclamait le président Evo Morales de la Bolivie, cette Exhortation apostolique s’est vite retrouvée aux oubliettes. La signature, en 2014, d’un second pacte, cette fois entre Obama et le pape François, plaçait pour ainsi dire le Vatican en contradiction avec lui-même. Selon les informations dont on dispose, l’esprit du premier pacte serait maintenu, à savoir l’engagement de collaborer pour freiner l’émergence du socialisme en Amérique latine. Ce que le Vatican ne semble pas avoir pris en considération est que ce socialisme qui se développe en Amérique latine lutte justement contre ce capitalisme sauvage, dénoncé dans le document du pape. Il s’agit d’un socialisme qui a pour objectif, entre autres, de lutter contre toute forme d’impérialisme dans le but d’humaniser  les relations des personnes et des peuples sur la base du bien commun et d’une plus grande justice sociale. Un objectif qui cadre parfaitement bien  avec les objectifs de la Charte des Nations Unies.

Dans cette lutte, il s’agit d’une organisation criminelle qui se place au-dessus des lois dans le but de reconquérir les États déjà entre les mains de gouvernements socialistes ou encore d’empêcher les peuples de se donner de tels gouvernements. Épiscopats et Washington travaillent main dans la main pour donner suite à leurs engagements. En cela se trouve le sens du mot mafia, utilisé dans le titre de cet article.

L’art de diluer la réalité et de confondre l’opinion des gens

La semaine dernière, se réalisait à Tegucigalpa, au Honduras, la rencontre des évêques de l’A..L. et des Caraïbes.  Lors de ces rencontres à huis clos, ils traitent des divers problèmes qui se présentent et élaborent des stratégies qui leur permettent  d’associer le nom de Dieu et le vocable de l’Église tout en confondant l’opinion des gens. Voici un bel exemple de ces formules dont ils ont l’habitude.

« « Nous devons nous renforcer dans la foi en écoutant la parole de Dieu pour résister aux idéologies déshumanisantes qui affaiblissent la recherche du bien commun, l’exercice des libertés et la reconnaissance des droits de l’homme », a déclaré son nouveau président, Monseigneur Miguel Cabrejo

À première vue, tout semble très beau et les personnes de la gauche y voient tout de suite une ouverture à la lutte contre ce capitalisme sauvage qui répond bien à tous ces qualificatifs. Il n’en est toutefois rien. La cible  de ces idéologies déshumanisantes ce sont ces gouvernements socialistes d’inspiration bolivarienne. Il s’agit d’un socialisme démocratique, humaniste, chrétien et anti-impérialiste. Le Venezuela compte plus de vingt élections en 20 ans, des progrès sociaux de grande envergure: les 2,5 millions d’appartements mis à la disposition des familles les plus démunies; l’éducation gratuite du premier échelon de l’enseignement aux échelons les plus élevés ; les soins de santé également gratuits et accessibles dans toutes les régions du pays; une démocratie participative qui repose sur une Constitution, élaborée par le peuple et votée par référendum par le peuple.

C’est ce que les épiscopats, L..A., appellent «  idéologies déshumanisantes qui affaiblissent la recherche du bien commun, l’exercice des libertés et la reconnaissance des droits de l’homme »,

Ces épiscopats ne feront jamais référence aux grandes conquêtes sociales et démocratiques générées par ce type de socialisme humanitaire. Pas plus, ils ne parleront de toutes ces interventions de Washington pour briser l’économie du pays et créer des conflits internes.  

Leur seul discours sera de dire que le gouvernement est une dictature, que les dernières élections sont frauduleuses, que le peuple vit dans la grande misère et que le seul responsable de tous ces maux est le communisme ( le mot socialiste n’est pas assez fort pour eux).  En toute fin, je vous laisse avec cette référence(1), inspirée de l’Apocalypse.

https://humanisme.blogspot.com/2015/02/la-prostituee-de-lapocalypse.html

Oscar Fortin

Le 19 mai 2019

 

 

 

*Note de l’auteur :

N’allez pas croire que je sois un de ces incroyants qui en ont marre de l’Église et de tout ce qui est foi. Je suis croyant en ce Jésus de Nazareth et dans les Évangiles qui en racontent l’histoire et l’enseignement. C’est justement au nom de cette foi que j’assume ce titre et le texte qui va suivre. Vous jugerez par vous-mêmes.

La source originale de cet article est Humanisme

Copyright © Oscar FortinHumanisme, 2019

https://www.mondialisation.ca/la-mafia-episcopale-de-lamerique-latine/5633664


 

POUR SA SAINTETE LE PAPE BENOIT XVI QUI NE CONDAMNE PAS, LES SCANDALES PEDOPHILES S'EXPLIQUENT PAR LA REVOLUTION SEXUELLE DES ANNEES 60

Les scandales pédophiles s'expliquent par la révolution sexuelle des années 60, selon Benoît XVI

- Avec AFP

Les scandales pédophiles s'expliquent par la révolution sexuelle des années 60, selon Benoît XVI

© VINCENZO PINTO Source: AFP

Le pape émérite Benoît XVI.

 

Dans une analyse rendue publique le 11 avril, le pape émérite Benoît XVI a expliqué les scandales de pédophilie du clergé par la révolution sexuelle des années 60, des idées théologiques nouvelles, ainsi que l'effondrement en Occident de la foi.

Benoît XVI, qui vit reclus dans un petit monastère de la Cité du Vatican, s'exprime très rarement depuis sa renonciation voici six ans, mais quand il le fait, ses propos ne passent pas inaperçus. Dans un texte publié le 11 avril par Klerusblatt, un mensuel bavarois destiné au clergé, le pape émérite allemand s'est évertué à trouver une explication aux scandales pédophilies qui ravagent l'Eglise catholique.

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L'Eglise catholique reconnaît avoir étouffé des affaires d'abus sexuels sur mineurs

La responsabilité en incombe selon lui en partie à l'évolution des mœurs à la fin des années 1960. «La révolution de 1968 s'est battue pour une complète liberté sexuelle, qui n'admettait plus de normes. La pédophilie a alors également été diagnostiquée comme permise et appropriée», a-t-il ainsi souligné dans un texte de 18 pages, également publiée par des sites catholiques américains.

«Des cliques homosexuelles se sont développées dans différents séminaires» relève-t-il ensuite pour illustrer son propos sur une certaine «dissolution de l'enseignement moral de l'Eglise». Un évêque avait par exemple décidé de montrer des films pornographiques aux séminaristes «avec l'idée de les rendre plus résistants à des comportements contraires à la foi», affirme-t-il encore.

Le pape émérite dresse en outre un constat assez amer d'une «société occidentale où Dieu a disparu de l'espace public» et où l'Eglise est perçue aujourd'hui comme «une sorte d'appareil politique». «Pourquoi la pédophilie a-t-elle pris de telles proportions? Au final cela s'explique par l'absence de Dieu», devenu une préoccupation d'ordre privé d'une minorité de croyants, écrit-il.

Avant de devenir pape, Joseph Ratzinger a dirigé la Congrégation pour la doctrine de la Foi où il fit la chasse durant 24 ans à toutes les dérives liturgiques ou sociales. Ce département du Vatican est également chargé d'étudier les dossiers d'abus sexuels du clergé parvenant au Vatican.

Ce professeur bavarois élu pape en 2005 a vite été confronté à des révélations en cascade d'abus sexuels commis sur des enfants par des membres du clergé. Il a notamment demandé en 2011 que les prêtres soupçonnés d'abus soient déférés devant la justice du Vatican.

Lire aussi : Australie : le cardinal Pell condamné à six ans de prison pour pédophilie

https://francais.rt.com/international/60921-scandales-pedophiles-sexpliquent-par-revolution-sexuelles-annees-60-benoit-xvi


 

LA COLERE DE L'ASSOCIATION LA PAROLE LIBEREE APRES LE REFUS DU PAPE DE LA DEMISSION DU CARDINAL BARBARIN

Démission du cardinal Barbarin refusée : le pape est "un traître, un Judas", estime le cofondateur de l'association la Parole Libérée

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Démission du cardinal Barbarin refusée : le pape est "un traître, un Judas", estime le cofondateur de l'association la Parole Libérée

François Deveaux, cofondateur de l'associaton la Parole Libérée, qui regroupe les victimes du père Preynat, le 7 mars 2019, à Lyon.

©ROMAIN LAFABREGUE / AFP

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Orange avec AFP-Services, publié le mercredi 20 mars 2019 à 11h23

François Devaux, cofondateur de l'association regroupant les victimes du père Bernard Preynat, a eu des mots très durs mercredi matin au micro de Franceinfo. Il estime que le refus du pape François de voir démissionner le cardinal Philippe Barbarin, condamné pour non-dénonciation d'abus sexuels, est de "l'hypocrisie".

Le pape François a refusé mardi 19 mars la démission du cardinal Philippe Barbarin.

Dans la foulée de sa condamnation à six mois de prison avec sursis pour non dénonciation des abus sexuels du père Bernard Preynat, prêtre de son diocèse, Mgr Barbarin avait présenté la veille sa démission au souverain pontife, mais ce dernier, "invoquant la présomption d'innocence, n'a pas voulu accepter cette démission", a annoncé le primat des Gaules dans un communiqué.

"C'est l'erreur de trop", a fustigé auprès de l'AFP dès mardi François Devaux, cofondateur de l'association La Parole libérée qui regroupe des victimes du père Preynat. "Je crois que cet homme-là (le pape) va réussir à tuer l'Église", a-t-il estimé.

"Il y a un problème intrinsèque à cette Église et le pape porte l'entière responsabilité de tout cela"

Mercredi matin, au micro de Franceinfo, François Deveaux a eu des mots encore plus durs. "On est sidérés, désabusés. C'est une vraie erreur. C'est une vraie faute morale. On a affaire à quelqu'un qui est un traître, un Judas. La différence avec Judas, c'est qu'il n'avait pas de pouvoir contrairement au pape à qui il en reste un peu", a-t-il dénoncé.

"Quand on prône des valeurs et qu'on ne les respecte pas, quand on reçoit des rapports de l'ONU et qu'on ne les applique pas et qu'on n'y répond pas, quand on promet de mettre en place des tribunaux pour juger les évêques négligents, quand on prône une tolérance zéro et qu'on ne l'applique pas, on peut difficilement qualifier cela autrement que comme ça", a-t-il insisté.

Le cofondateur de la Parole Libérée estime que c'est de "l'hypocrisie, on est dans ce cléricalisme-là et l'Église ne s'en sortira pas. L'abus est intrinsèque à cette institution. Partout où elle va, partout elle amène l'abus (...).  Il y a un problème intrinsèque à cette Église et le pape porte l'entière responsabilité de tout cela."

"C'était une chance historique pour l'Église...", a également regretté lundi sur Twitter François Ozon, dont le film "Grâce à Dieu" raconte le combat de l'association.


Le président de la Conférence des évêques, Mgr Georges Pontier, s'est de son côté dit "étonné" de cette situation "inédite".

Barbarin se met en retrait

Philippe Barbarin reste donc pour l'heure archevêque de Lyon, même s'il a annoncé se mettre "en retrait pour quelque temps", laissant "la conduite du diocèse au vicaire général modérateur, le père Yves Baumgarten". "Cette décision, précise-t-il, a été prise sur "suggestion" du pape "et parce que l'Église de Lyon souffre" depuis qu'a éclaté voici trois ans le scandale de pédophilie du diocèse de Lyon.

"Après ce jugement, cette condamnation, et même s'il n'y avait pas eu de condamnation, je pense qu'il est bon qu'une page soit tournée", a ensuite déclaré le prélat dans un entretien à la chaîne de télévision catholique KTO.
 

Pédophilie dans l'Église : le pape François a rejeté la démission du cardinal Barbarinpar franceinfo



Mais, interrogé sur la durée de cette prise de distance, il a répondu : "Je n'en sais rien, ça dépend si le procès en appel est très long ou ne dure que quelques mois".

https://actu.orange.fr/france/demission-du-cardinal-barbarin-refusee-le-pape-est-un-traitre-un-judas-estime-le-cofondateur-de-l-association-la-parole-liberee-magic-CNT000001dTXcb.html


 

AFFAIRE BARBARIN : LE PARQUET FAIT APPEL DE LA CONDAMNATION DU CARDINAL. LA MESSE EST DITE...

Affaire Barbarin: Le parquet fait appel à son tour de la condamnation du cardinal

JUSTICE Il s'agit, selon le parquet, de donner à la Cour la possibilité de réévoquer l'affaire dans sa globalité

C.G.

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L'archevêque de Lyon, le cardinal Barbarin, est poursuivi pour non-dénonciation d'actes pédophiles. Une pétition réclame sa démission.

L'archevêque de Lyon, le cardinal Barbarin, est poursuivi pour non-dénonciation d'actes pédophiles. Une pétition réclame sa démission. — Bob Edme/AP/SIPA

Alors que le cardinal Barbarin rencontrera lundi le Pape afin de lui remettre sa démission, le parquet de Lyon a fait appel de sa condamnation. Le Primat des Gaules, condamné le 7 mars à six mois de prison avec sursis pour non-dénonciation d’actes de pédophilie, a fait appel vendredi. Le procureur de la République également.

« Il est de pratique habituelle de faire appel incident en cas d’appel principal du prévenu afin de donner à la Cour la possibilité de réévoquer l’affaire dans sa globalité », précise ce dimanche le parquet de Lyon, confirmant ainsi une information du Progrès.

Aucun appel n’a été formé à l’encontre des cinq autres prévenus, qui ont été relaxés par le tribunal correctionnel de Lyon.

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AUSTRALIE : LE CARDINAL PELL, ANCIEN NUMERO 3 DU VATICAN CONDAMNE A SIX ANS DE PRISON POUR CRIMES PEDOPHILES SUR DEUX MINEURS

Australie : le cardinal Pell condamné à six ans de prison pour des crimes pédophiles

L'ancien numéro trois du Vatican avait été reconnu coupable de viol et d’agressions sexuelles sur deux mineurs dans les années 1990.

Le cardinal George Pell arrive au tribunal de Melbourne (Australie), le 27 février 2019.
Le cardinal George Pell arrive au tribunal de Melbourne (Australie), le 27 février 2019. (CON CHRONIS / AFP)

Il est le plus haut représentant de l'Eglise catholique à être reconnu coupable de pédophilie. Le cardinal australien George Pell a été condamné dans son pays, mercredi 13 mars, à six ans de prison pour un viol et des agressions sexuelles contre deux enfants de chœur. Agé de 77 ans, l'ancien numéro trois du Vatican devra passer au minimum trois ans et huit mois derrière les barreaux.

En décembre 1996, le prélat avait imposé une fellation à une victime et s'était masturbé en se frottant contre l'autre, alors que les deux garçons de 13 ans s'étaient cachés dans la sacristie de la cathédrale de Melbourne pour y boire du vin de messe. Deux mois plus tard, il avait poussé l'un des adolescents contre un mur et lui avait empoigné les parties génitales.

Des répercussions "durables" sur les victimes 

Le juge a énuméré les "crimes odieux" commis par le cardinal, expliquant qu’ils avaient eu des répercussions "profondes" et "durables" sur une victime encore en vie et probablement sur l’autre, morte d’une surdose d’héroïne. Mais il a mis dans la balance son âge avancé, ses problèmes cardiaques et le fait qu'il avait "par ailleurs mené une vie irréprochable". "Vous pourriez ne pas vivre assez longtemps pour sortir de prison", a-t-il relevé.

Le cardinal Pell, vêtu d'une chemise noire, sans son habituel col romain, est resté impassible, les mains croisées sur les genoux, alors que le juge décrivait avec force détails les agressions "incroyablement arrogantes" perpétrées sur les garçons. 

Le cardinal clame son innocence 

"Il est difficile de trouver du réconfort" dans cette décision, a déclaré une victime par la voix de son avocate. "Je suis reconnaissant que le tribunal ait reconnu ce qui m'a été infligé quand j'étais enfant, mais je ne connais pas le repos" car "plane l'ombre de la procédure d'appel".

Devant le tribunal, l'ambiance était tendue. Un homme se présentant comme une victime d'abus sexuels s'est effondré en sanglotant pendant l'audience. Une femme a crié "argent sale !" à l'intention de l'avocat du cardinal qui quittait les lieux.

George Pell a toujours clamé son innocence. Sa défense argue que le verdict est "déraisonnable" et qu'il se fonde sur le témoignage de la seule des deux victimes encore en vie, qui plus est sur des faits vieux de plus de deux décennies. Elle dénonce aussi le fait que le juge ne lui ait pas permis de diffuser à l'audience une animation vidéo qui aurait pu, selon elle, jeter un doute sur la possibilité pour deux enfants de chœur de se retrouver seuls dans la sacristie après la messe du dimanche. Le condamné saura début juin s'il aura droit à un procès en appel.

L'EGLISE CATHOLIQUE RECONNAIT AVOIR ETOUFFE DES AFFAIRES D'ABUS SEXUELS SUR PLUS DE 3600 MINEURS PENDANT DES DECENNIES

L'Eglise catholique reconnaît avoir étouffé des affaires d'abus sexuels sur mineurs

- Avec AFP

L'Eglise catholique reconnaît avoir étouffé des affaires d'abus sexuels sur mineurs

© Vincenzo PINTO Source: AFP

Des membres de l'association Ending Clergy Abuse (ECA) participent à manifestation à Rome, le 23 février.

 

Un cardinal allemand, proche du pape, a admis que l'Eglise avait détruit des dossiers concernant des ecclésiastiques ayant agressé sexuellement des mineurs, appelant à une nouvelle culture de transparence pour répondre aux scandales.

«Des dossiers qui auraient pu documenter ces actes terribles et indiquer le nom des responsables ont été détruits ou n’ont pas même été constitués», a déploré le cardinal allemand Reinhard Marx le 23 février, dans un discours devant les 190 participants d'un sommet du Vatican, qui aborde sans fard des pratiques qui, au sein de l'Eglise catholique, ont pu mener à perpétrer ou taire des abus sexuels sur mineurs.

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Scandales de pédophilie dans l'Eglise : le pape organise un sommet anti-abus sexuels

Le président de la conférence épiscopale allemande, connu pour ses prises de positions plutôt libérales et sans langue de bois, fait partie d'un conseil restreint de cardinaux («C9») conseillant le pape François sur les réformes des institutions du Vatican. «Les abus sexuels à l’égard d’enfants et de jeunes sont, dans une mesure non négligeable, dus à l’abus de pouvoir dans le cadre de l'administration» qui a «discrédité» la mission de l'Eglise, a argué le cardinal allemand. 

«Au lieu des coupables, ce sont les victimes qui ont été réprimandées et on leur a imposé le silence», a-t-il martelé. «Des procédures et des processus établis pour poursuivre les délits ont été délibérément non respectés, plutôt rayés et ignorés. Les droits des victimes ont été, de fait, foulés aux pieds et laissés aux caprices de personnes individuelles», a encore souligné le cardinal Marx.

Sa remarque n'a pas échappé à une centaine de victimes d'abus sexuels du clergé, qui ont organisé une marche dans le centre de Rome ce 23 février. «C'est illégal [de détruire des dossiers]», a commenté l'Américain Peter Isely, un membre fondateur de l'organisation internationale ECA («End Clergy Abuse»), qui avait rencontré le cardinal Marx la veille. Selon lui, les déclarations du cardinal allemand devraient fortement intéresser la justice civile.

Le cardinal Marx avait présenté à l'automne les excuses de l'Eglise catholique allemande lors de la présentation d'un rapport révélant des abus sexuels perpétrés sur plus de 3 600 mineurs pendant des décennies. Le rapport universitaire avait été commandé par l’épiscopat allemand.

Ce 23 février, le prélat a en outre estimé devant ses pairs que «le secret pontifical» souvent mis en avant par l'Eglise pour ne pas communiquer n'avait aucune justification convaincante à ses yeux face à des cas d'abus sexuels. Il a préconisé une plus grande transparence sur les procès menés à huis clos par l'Eglise, une revendication importante des victimes d'abus sexuels. «L’Eglise ne doit pas fonctionner avec des normes de qualité inférieures à celles de l'administration publique de la justice si elle ne veut pas qu'on lui reproche d'avoir un système légal moins bon et dommageable pour les personnes», a-t-il estimé.

Présenter les faits «de manière transparente»

Il souhaite aussi que l'Eglise et le Vatican mettent fin, dans la mesure du possible, à l'opacité sur les statistiques documentant le nombre d'abus sexuels perpétrés par le clergé, qui conduit à «une méfiance» vis-à-vis de l'institution de l'Eglise ainsi qu'à «des théories du complot». «Cela peut être évité si les faits sont présentés de manière transparente», a-t-il avancé. Le cardinal souhaite en outre que les actes judiciaires de l'Eglise soient publiés, car «la persistance de doutes» sur le bon déroulé des procédures de ses tribunaux porte atteinte à leur réputation ainsi qu'à celle de l'Eglise.

Le prélat allemand, qui est en outre membre du Conseil pour l'économie du Vatican, a noté au passage qu'une meilleure «transparence et traçabilité» pouvaient s'appliquer aussi dans le domaine des finances, «qui sont aussi un facteur crucial pour la confiance en l'Eglise et sa crédibilité».

Les présidents de 114 conférences épiscopales de tous les continents sont réunis jusqu'au 24 février au Vatican, avec de hauts prélats de la Curie, des chefs des Eglises catholiques orientales et des supérieurs de congrégations religieuses.

Pour tenter d'apaiser des victimes dubitatives et une opinion publique scandalisée, le pape François avait ouvert les travaux en demandant des mesures «concrètes». C'est lui qui en tirera les conclusions le 24 février.

Lire aussi : Le pape François s'inquiète du fait que l'homosexualité «influe sur la vie de l'Eglise»

https://francais.rt.com/international/59408-eglise-catholique-reconnait-avoir-etouffe-affaires-abus-sexuels-mineurs


 

LES SCANDALES SEXUELS A L'EGLISE: LES CINQ ELEMENTS QUI FONT PEUR AU VATICAN

Scandales sexuels à l'Eglise: Les cinq éléments qui font trembler le Vatican

RELIGION Alors que le pape réunit de jeudi à dimanche une conférence épiscopale pour réfléchir sur les abus sexuels, les affaires et révélations se multiplient

Oihana Gabriel

 

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Le pape François pendant son discours le 10 février au Vatican.

Le pape François pendant son discours le 10 février au Vatican. — Andrew Medichini/AP/SIPA

  • Un film sur une affaire de prêtre pédophile, un livre qui révèle l'homosexualité systémique à la Curie, des accusation d'agression sexuelle visant l'ambassadeur du pape, le Vatican semble au coeur des multiples affaires sexuelles. 
  • Le pape réunit tous les présidents de conférences épiscopales du monde pour réfléchir à la prévention des abus sur les mineurs et les adultes vulnérables cette semaine.
  • L'Eglise catholique est fragilisée par les scandales de pédophilie qui ont émaillé cette dernière année dans plusieurs pays, mais aussi par des révélations sur des viols de nonnes. 

Les scandales sexuels ne finissent pas de pleuvoir sur le Vatican, pourtant temple de la chasteté… Alors que les procès et affaires de pédophilie aux Etats-Unis, au Chili, en Allemagne, et le procès Barbarin en France ont sérieusement entaché la crédibilité de l’Eglise catholique depuis un an, des révélations sur des viols de religieuses et sur une homosexualité courante, mais cachée à la Curie risquent de faire trembler un peu plus le Vatican. Le pape François réunit à Rome de jeudi à dimanche tous les présidents de conférences épiscopales du monde pour réfléchir à la prévention des abus sur les mineurs et les adultes vulnérables. Mais c’est très fragilisé par ces diverses révélations que le souverain pontife aborde cette semaine décisive.

Sodoma, le livre-enquête sur le « système gay »

Jeudi, sortira en librairie le livre Sodoma de notre confrère de France Culture Frédéric Martel décrit un « système gay », hypocrite et secret, au sein du clergé. L’auteur décrit au Point, qui a sorti la semaine dernière quelques bonnes feuillesl’hypocrisie de ce système : « Les prélats qui tiennent les discours les plus homophobes et traditionnels sur le plan des mœurs s’avèrent eux-mêmes en privé homosexuels ou homophiles ». « Ce livre touche un point sensible, il donne un éclairage des raisons du silence de l’Église sur les crimes pédophiles, avance François Devaux, co-fondateur et président de La parole libérée, association de victimes de prêtres pédophiles. Les homosexuels dans l’Eglise sont dans une transgression permanente de leur propre désir. Quand un prêtre pédophile sait que son évêque est un homosexuel pratiquant, il existe un risque de chantage. »

Un cardinal défroqué pour des abus sexuels

Le pape François a défroqué samedi l'ex-cardinal américain Theodore McCarrick, 88 ans, accusé d’abus sexuels il y a près d’un demi-siècle. C’est la première fois dans la longue histoire de l’Eglise catholique qu’un cardinal est défroqué pour des motifs d’abus sexuels. L’ancien cardinal a été reconnu coupable d’avoir enfreint l’un des commandements divins « avec la circonstance aggravante de l’abus de pouvoir », selon ce texte. Un « signal clair » sur le fait que les abus sexuels ne seraient plus tolérés au sein de l’Eglise catholique, a réagi samedi le président de la conférence des évêques américains. Et une punition qui tombe à point nommé avant la réunion du 21 au 24 février.

L’ambassadeur du pape visé par une enquête pour agressions sexuelles

L'information a été dévoilée par Le Monde de vendredi dernier. Une enquête pour « agressions sexuelles » a été ouverte le 24 janvier par le parquet de Paris et vise Mgr Luigi Ventura, prélat italien de 74 ans. Les faits se seraient déroulés lors des vœux à la Mairie de Paris. « Lors de ces vœux, un agent de la ville a été victime de manière répétée, par trois fois, d’attouchements sexuels, de mains aux fesses assez poussées, dont une fois devant témoin », a appris l’AFP dans l’entourage de la mairie. Diplomate de carrière du Vatican, Mgr Ventura est en poste depuis 2009 à Paris, chargé des relations du Saint-Siège avec les autorités françaises d’une part et avec les évêques de France d’autre part. Mais compte tenu de ses fonctions, Mgr Ventura bénéficie de l’immunité diplomatique.

Les nonnes violées, cet autre tabou

Si le Vatican espère changer son image et tenter de se réformer sur la question de la pédophilie, un nouveau scandale risque de court-circuiter cette opération de transparence. Un documentaire qui sera diffusé sur Arte, le 5 mars, révèle de nombreux témoignages de religieuses abusées par des prêtres. Des révélations qui ont commencé il y a un an environ sur ce tabou de l’Eglise. Et les témoignages de ces nonnes abusées, violées, commencent à se multiplier dans les médias. Au point que le pape François a reconnu le 5 février que des prêtres et des évêques avaient agressé sexuellement des religieuses, après un voyage aux Émirats arabes unis.

Le film Grâce à Dieu relate les actes pédophiles d’un prêtre lyonnais

Les Français pourront-ils découvrir au cinéma ce mercredi le film de François Ozon Grâce à Dieu inspiré de faits réels dans lequel un prêtre est mis en cause nommément pour des actes de pédophilie ? Réponse ce lundi. Le juge des référés du TGI de Paris doit décider si le film, déjà primé à Berlin ce week-end, sortira mercredi 20 février. L’avocat du père Bernard Preynat, un prêtre du diocèse de Lyon qui devrait être jugé en 2019 pour des agressions pédophiles, souhaite que la sortie soit reportée après le procès. Ce film et ce bras de fer, quelques semaines après le procès Barbarin, ne risquent pas de ravir le Vatican.

« Je pense que c’est une formidable contribution, car le film invite à la réflexion, crédibilise notre combat, touchera un public large », s’enthousiasme François Devaux, président de La parole libérée. Sans faire l’amalgame entre des révélations et accusations distinctes, cet ensemble de scandales sexuels, qu’ils touchent des enfants, des nonnes, ou les révélations sur l’homosexualité courante à la Curie pourraient obliger le Vatican à changer de position.

« Cette concomitance fait que l’Eglise est de plus en plus acculée et contrainte de répondre sur son hypocrisie, son incohérence même. Ces scandales sexuels dévoilent le gap énorme entre d’un côté une institution qui condamne l’homosexualité, la masturbation, qui affiche une tolérance zéro et sa couverture de la pédophilie. Les raisons commencent à être identifiées : l’absence de contre-pouvoir, le vœu d’obéissance… » Cette hypocrisie profonde, cette incapacité à se remettre en question, l’Église risque de la payer cher.

« Un schisme grandissant est en train d’émerger au sein de cette religion en France, poursuit-il. L’opposition entre cathos durs et cathos progressistes avait émergé au moment du Mariage pour tous, mais certains sont de plus en plus en déphasage avec cette Eglise. J’en veux pour preuve notre parcours : on a été très attaqués au départ quand on a créé La parole libérée en 2016. Et aujourd’hui, je vois un relais des médias, et en particulier de la presse catholique qui a totalement changé de ton. » Plusieurs spécialistes partagent ce constat : l’Église, fragilisée par ces scandales sexuels à répétition, est contrainte de se remettre en question en profondeur, au risque de voir ses fidèles se détourner d’elle.

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https://www.20minutes.fr/monde/2453399-20190217-scandales-sexuels-eglise-cinq-elements-font-trembler-vatican