RUSSIE

JOUR DU DEFENSEUR DE LA PATRIE : LE MESSAGE SPECIAL DU MINISTRE DE LA DEFENSE RUSSE A SON ARMEE

Armée russe

Jour du défenseur de la Patrie: le message spécial de la Défense russe à son armée

© Sputnik. Vladimir Vyatkin

DÉFENSE

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En ce Jour du défenseur de la Patrie, le ministre de la Défense Sergueï Choïgou a préparé un message spécial pour l’armée russe, déclarant qu’elle remplissait efficacement les tâches de combat, assurait la sécurité du pays, protégeait ses intérêts, améliorait ses compétences, et luttait avec succès contre le terrorisme international.

«L'armée maîtrise avec confiance les armes modernes et l'équipement militaire, améliore les compétences professionnelles, combat avec succès le terrorisme international», a-t-il déclaré dans un communiqué publié sur le site internet du ministère russe de la Défense.

Selon lui, l'armée remplit efficacement les tâches de combat, assure la sécurité du pays et protège ses intérêts.

De son côté, Vladimir Poutine a lui aussi félicité les militaires russes lors d'un discours solennel au Palais du Kremlin.

 

Un militaire russe

© SPUTNIK. ALEXEI PHILIPPOV

Monstre crypté et invincible? Le portrait du smartphone utilisé par les militaires russes

«Le service militaire a toujours été honorable en Russie. La Russie a fait face à plusieurs reprises à des menaces extérieures, à des atteintes à son indépendance. Nos soldats, nos marins, nos officiers ont courageusement défendu notre pays. Ils ont gagné non seulement grâce à l'entraînement, à la force des armes, mais aussi grâce à la force d'esprit et à leur grand amour pour la Patrie», a déclaré le chef de l'État.

 

De nombreux événements sont prévus pour la célébration de ce jour férié: dépôt d'une gerbe par Vladimir Poutine sur la tombe du Soldat inconnu, feux d'artifice et exercices militaires.

 

L'histoire de la fête remonte à l'époque soviétique où elle a d'abord été appelée Jour de l'armée et de la marine de l'Union soviétique puis Jour de l'Armée rouge.

https://fr.sputniknews.com/defense/201802231035258733-jour-defenseur-patrie-message/


 

LE ROLE CONSTRUCTIF DE LA RUSSIE DANS LE GOLFE PERSIQUE

La Russie pourrait jouer un rôle bénéfique dans le golfe Persique (Zarif)

Thu Feb 22, 2018 7:10PM

La Russie peut contribuer à un changement de paradigme dans le golfe Persique. (Photo d’archives)

La Russie peut contribuer à un changement de paradigme dans le golfe Persique. (Photo d’archives)

Sur sa page Twitter, le ministère iranien des Affaires étrangères a affirmé ce jeudi que la stratégie sage de la Russie et son influence croissante au Moyen-Orient pourraient contribuer à un changement de modèle dans la région du golfe Persique et voir l’instauration de relations basées sur le dialogue.

Le 14e Forum du Club de Valdaï a commencé officiellement ses travaux lundi dernier à Moscou avec la participation de la RII.

Le thème principal de ce forum est : « la Russie au Moyen-Orient : être sur tous les fronts ».

Le logo du Club de Valdaï. ©Ria Novosti

Des intellectuels et des responsables d’environ 30 pays, dont la RII, examinent la période de l’après-Daech en Syrie, les perspectives du conflit israélo-palestinien, la situation au Yémen, les mécanismes pouvant permettre d’aider la Libye, la question des Kurdes, le rôle de l’Iran et de la Russie au Moyen-Orient et les voies censées apaiser la tension dans cette région.

Le Club de Valdaï est l’un des think tanks les plus influents en Russie. Il organise chaque année des conférences internationales avec la participation des intellectuels et autorités des pays membres et invités sur différents sujets d’ordre international.

http://www.presstv.com/DetailFr/2018/02/22/553282/Forum-Valda-golfe-Persique-Russie-rle-Moyen-Orient-Zarif-conflit-isralopalestinien


 

MER NOIRE : ENIEME PROVOCATION US ANTIRUSSIE

Les États-Unis redoublent leur présence militaire en mer Noire

Thu Feb 22, 2018 9:50AM

Le Pentagone renforce son dispositif militaire en mer Noir. ©Département de la Défense US/Archives

Le Pentagone renforce son dispositif militaire en mer Noir. ©Département de la Défense US/Archives

Les États-Unis ont accru leur présence en mer Noire. L'USS Carney a pénétré dans la zone d'eau de la mer Noire, le 17 février. Selon les représentants du département américain de la Défense, l'objectif de la construction navale en mer Noire est de réduire la sensibilité de Moscou aux activités des forces américaines dans la région.

Le journal russe Vzglyad vient de décrypter dans sa nouvelle édition en ligne le motif du Pentagone pour renforcer son dispositif militaire dans la traditionnelle sphère d’influence des Russes en mer Noire.

« Les responsables du Pentagone prétendent que leur stratégie de redéploiement du dispositif militaire US dans les eaux de la mer Noire visait à établir un équilibre de pouvoirs dans la région où l’armée russe a multiplié ses agissements militaires, à défendre le cas échéant ses alliés au sein de l’Otan. Moscou s'est juste contenté d'apercevoir patiemment la démonstration de force de l'étranger dans la région. Mais, qu'est-ce qui arrivera si le Pentagone décide de renforcer sa flotte dans la mer Noire hors des accords internationaux ? », écrit le journal.  

Les médias américains dictent en contrepartie leurs propres visions sur les agissements militaires des deux pôles de la guerre froide. La chaîne CNN rapporte par exemple:

« La marine américaine augmente sa présence dans la mer Noire: une démonstration de force du Pentagone pour contrer l'influence russe dans la région. »

Vue sur le destroyer américain USS Carney ©Sputnik

L'USS Carney a rejoint l'USS Ross samedi, selon CNN. À ce sujet, un représentant de la 6e flotte de la marine pour l'Europe et l'Afrique a déclaré à la chaîne américaine que les destroyers de missiles guidés mèneraient des "opérations de sécurité maritime" en mer Noire.

Concernant le déploiement du deuxième navire US en mer Noire, CNN ajoute que « c'est la première fois depuis juillet 2017 que deux navires de guerre américains se trouvent dans la mer Noire ».

Pour rappel, les deux navires de l’US Navy ont assisté aux exercices communs avec leur allié en Europe de l’Est, l’Ukraine. Au total, les navires militaires américains ont été déployés à dix reprises dans les eaux côtières de l’Ukraine en 2017, manière de montrer le soutien des États-Unis à Kiev face à Moscou.

Entre temps, les responsables ukrainiens n’ont même pas exclu la construction d’une base militaire permanente dans le sud de leur pays.  

Mer Noire: la Russie met en garde les USA

La Russie a mis en garde les navires de guerre américains en mer Noire.

Un signal provocateur au seuil de la présidentielle russe

L’amiral russe Vladimir Komoedov, ancien commandant de la flotte russe de la mer Noire, commente ce nouveau déploiement de l’US Navy dans la région: « Les États-Unis ont décidé de multiplier leur dispositif militaire dans les eaux de la mer Noire pour observer la réaction russe. Il est fort probable que leur grand projet affecte l’opinion publique russe à l’approche des élections présidentielles du 18 mars prochain. »

http://www.presstv.com/DetailFr/2018/02/22/553221/Dmonstration-de-force-US-en-mer-Noir-dcryptage


 

SERGUEÏ LAVROV, MINISTRE RUSSE DES AE BRISE LE SILENCE SUR L'AGRESSION TURQUE CONTRE AFRIN

Moscou brise le silence sur l’opération turque contre les Kurdes à Afrine

 Depuis 36 minutes  20 février 2018

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 Amérique et Europe - Russie

 

Le ministre russe des Affaires étrangères Serqueï Lavrov a évoqué l’opération turque contre les Kurdes à Afrine, en Syrie, lors d’une conférence de presse avec son homologue pakistanais.

«Nous plaidons fermement pour que tout problème, en Syrie ou ailleurs, soit résolu dans le respect de l’intégrité territoriale de l’État en question, qui est la Syrie dans le cas présent», a déclaré M. Lavrov. «Nous comprenons les préoccupations de la Turquie dans le contexte de la situation en Syrie. Bien entendu, nous comprenons les aspirations des Kurdes.»

Le ministre a également souligné que Moscou s’opposait à toute tentative de spéculations à ce sujet, celles-ci cherchant à imposer à la Syrie et au reste de la région un ordre du jour n’ayant rien à voir avec les intérêts légitimes du peuple kurde. Cet ordre du jour, selon lui, vise à atteindre des objectifs géopolitiques sinueux.

«Je parle en particulier du jeu que les États-Unis préparent depuis de nombreux mois sur le territoire syrien à l’est de l’Euphrate», a indiqué M. Lavrov, notant que ce jeu ressemble de plus en plus à une provocation délibérée des événements qui s’y déroulent.

«Je suis convaincu que les intérêts légitimes de garantie de la sécurité de la Turquie peuvent être pleinement réalisés et satisfaits par un dialogue direct avec le gouvernement syrien», a-t-il déclaré. «J’espère vivement que nous nous opposerons tous fermement à de nouvelles tentatives de promotion du problème kurde, visant à préserver et à approfondir le chaos dans la région, la partition, la désintégration des États qui s’y trouvent.»

L’armée turque mène depuis le 20 janvier l’opération Rameau d’olivier contre les Kurdes à Afrine, dans le nord de la Syrie. Cette région est contrôlée par les Unités de protection du peuple kurde (YPG) que la Turquie considère comme terroristes.

Damas a condamné les actions turques à Afrine, tout en soulignant que la région faisait partie intégrante de la Syrie. Moscou a pour sa part appelé toutes les parties à faire preuve de retenue et à respecter l’intégrité territoriale de la Syrie.

Source: Sputnik

https://french.almanar.com.lb/788060


 

LA RUSSIE DIT NIET A UNE CHARTE DE GUERRE CONTRE L'IRAN

La Russie refuse de se rallier à une charte de guerre contre l’Iran

Tue Feb 20, 2018 9:12AM

La Russie est contre une solution de règlement des conflits régionaux en passant par une guerre contre l'Iran. (Photo d'illustration)

La Russie est contre une solution de règlement des conflits régionaux en passant par une guerre contre l'Iran. (Photo d'illustration)

En exprimant ses inquiétudes quant à l’exacerbation des tensions entre l’Iran et Israël, le ministre russe des Affaires étrangères a affirmé que la Russie refuse de se rallier à une charte de guerre contre l’Iran.

Sergeï Lavrov, ministre russe des Affaires étrangères. ©valdaiclub.com

Selon l’agence de presse turque Anadolu, Sergueï Lavrov, ministre russe des Affaires étrangères a averti que Moscou était inquiet de l’escalade des tensions entre Téhéran et Tel-Aviv.

« Moscou n’acceptera pas que les États-Unis cherchent à s’interposer dans le règlement des crises dans la région, surtout si ce règlement de la crise régionale doit passer par une guerre avec l'Iran. Moscou refuse toute alliance à ce genre de projet », a déclaré Lavrov, en citant l’exemple de la décision de Trump de reconnaître officiellement Qods comme capitale d’Israël, et les conséquences d’une telle décision.

Sur la question de la destruction d’un soi-disant drone iranien dans les territoires occupés, il a affirmé « qu’une enquête approfondie doit être ouverte avant de porter des accusations hâtives et sans preuve.

« Il existe des instances internationales pour enquêter sur de tels incidents, et ils doivent avoir la possibilité d’enquêter sur ces incidents », a-t-il poursuivi.

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif. (Archives)

De son côté, le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, a affirmé que la Syrie avait besoin de poursuivre le processus de stabilité dans le pays, mais qu’en raison de la présence illégale américaine, il est, poursuit-il, difficile de mener à bien ce processus.

http://www.presstv.com/DetailFr/2018/02/20/552974/Isral-guerre-Iran-solution-conflit-rgion-Lavrov-Zarif-Syrie-tension-Golan-Nations-Unies


 

OU EN EST L'ECONOMIE RUSSE A UN MOIS DES PRESIDENTIELLES ?

l’élection présidentielle

La situation économique de la Russie à un mois de l’élection présidentielle

© Sputnik. Ramil Sitdikov

POINTS DE VUE

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Jacques Sapir

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Alors que nous sommes à un mois des élections présidentielles en Russie, il convient de se pencher sur l’état de l’économie russe aujourd’hui. On a beaucoup dit que les sanctions imposées à partir de 2014 par les Etats-Unis et reprises par l’Union européenne allaient détruire l’économie russe. Cela s’est avéré faux.

L'économie russe a résisté à ces sanctions, tout comme elle a résisté à l'effondrement des prix du pétrole. On a aussi affirmé que la politique économique russe, conçue pour résister à ces sanctions, allait conduire à une forte croissance. Cela n'a pas été le cas non plus. De fait, l'économie russe est dans une situation de faible croissance aujourd'hui. Il faut comprendre pourquoi.

Où en est l'économie russe?

 

Maria Zakharova

© SPUTNIK. RAMIL SITDIKOV

Moscou: certains pays occidentaux tentent de s’ingérer dans les élections russes à venir

La croissance mondiale s'est accélérée ces dernières années, même si cette croissance recouvre d'amples différences entre les pays émergents et les pays développés. Au sein des pays développés, ce sont les Etats-Unis qui ont les meilleurs résultats. La croissance de la Russie, tout en étant comparable à celle des pays de l'Europe occidentale, reste aujourd'hui inférieure à celle des autres pays émergents (Chine, Inde). En fait, il convient de regarder la croissance de ces dernières années. La croissance a été très forte de 1999, à 2007. Mais, depuis 2008, soit sur les 10 dernières années, la croissance a été plus faible. Il semble bien que l'on soit revenu, en 2017 et pour le début 2018 à cette tendance.

 

De la fin 2014 au milieu de 2016 on a connu une baisse des revenus réels en Russie. Cette baisse est largement liée aux mouvements des prix des hydrocarbures. Elle a engendré à son tour une baisse de l'investissement, qui elle-même s'est traduite en une baisse de la production. Cette dernière a conduit à une nouvelle baisse des revenus réels. Ce mouvement descendant a néanmoins été brisé dans le cours de 2016. Les chiffres du revenu réel, puis ceux de l'investissement, puis ceux de la production se sont remis à progresser. Par ailleurs, le niveau de la dette publique est faible (17% du PIB), le chômage est resté modéré (il est redescendu à 5,2% de la population active), les réserves de change élevées (avec 449 milliards de dollars), et le taux de l'inflation a baissé à un niveau inconnu, 2,2%, depuis le début des années 1990. Par ailleurs, le prix des hydrocarbures s'est redressé, et il devrait se stabiliser entre 60USD et 68USD pour un baril. On peut donc considérer que les chiffres macroéconomiques sont bons, ce que ne manque pas de souligner le gouvernement.

Les raisons immédiates de la faible croissance

 

Le Kremlin de Moscou et le drapeau russe

© SPUTNIK. VLADIMIR VYATKIN

Moscou répondra aux attaques orchestrées par les médias contre l'élection 2018

Pourtant, dans le même temps, la croissance reste faible. Elle pourrait atteindre 0,9% cette année, et accélérer à 1,9% en 2019 et 2020. La raison de cette faiblesse est à rechercher dans le cocktail de politique monétaire et de politique budgétaire en Russie. La politique monétaire est en effet très restrictive. Si les taux d'intérêts nominaux ont baissé régulièrement depuis 2016, l'inflation a baissé bien plus rapidement. Il en résulte que les taux réels, soit le taux nominal diminué du taux d'inflation, s'est en réalité accru dans la période récente. Il atteint entre 8% et 10% pour les agents « non financiers », c'est à dire pour les ménages et les entreprises. L'ampleur du prélèvement effectué par le système bancaire sur les revenus « non financiers » est ainsi énorme. Il contribue à déprimer l'activité économique.

 

La politique budgétaire, elle, est modérément restrictive. La Russie a connu un déficit budgétaire de 2,2% en 2017. Cela reste faible, et ce d'autant plus que la dette publique est d'un niveau très inférieur aux niveaux de l'Europe et des Etats-Unis. En fait, la Russie a contenu le niveau de ses dépenses publiques, que ce soit en 2016 et en 2017.

De fait, on a le sentiment que les autorités freinent sur les deux leviers qui ont une influence sur la croissance. Dans ce contexte restrictif, un taux de croissance de 0,9% apparaît comme un bon résultat. Mais, bien évidemment, il est insatisfaisant si on le compare à l'objectif fixé par le gouvernement d'un taux de croissance de 4% qui serait nécessaire pour que la Russie puisse réellement achever le processus de modernisation dans lequel elle s'est engagé il y a de cela plusieurs années.

Le conflit entre deux politiques économiques

 

Portrait de Vladimir Poutine

© AFP 2018 VLADIMIR SINDEYEV

Ce que Poutine pense de ses rivaux à la présidentielle de 2018

En fait, on est en présence d'une politique économique latente ou sous-jacente qui est le résultat de centaines de décisions prises à tous les niveaux, qu'il s'agisse de décisions publiques ou de décisions privées. Or, cette politique économique est en fait bien plus importante que les décisions explicites prises par le gouvernement. Cette mosaïque de décisions, des grandes aux petites, est composée de décisions qui sont toutes individuellement cohérentes, mais qui peuvent se révéler contradictoires dans leur agrégation. Ainsi, on peut comprendre que les responsables de la Banque Centrale de Russie, encore traumatisés par la forte poussée d'inflation de fin 2014 et du début de 2015, veuillent maintenir une politique très restrictive. Mais il est clair qu'ils ont, en l'état, largement dépassé les objectifs qu'ils s'étaient fixés, ce que l'on appelle en jargon économique faire de l'overshooting. De même, on peut comprendre que les dirigeants des banques, préoccupés par le poids des mauvaises dettes dans leur bilan, veuillent reconstituer le plus rapidement possible la solvabilité de leurs investissements. Mais, dans un cas comme dans l'autre, ces décisions ont des effets pervers sur le cadre macroéconomique. Les taux d'intérêts freinent la croissance et empêchent le développement d'activités susceptible de se substituer aux importations, et l'attitude des banques, contraignant elle aussi l'activité générale, fait en réalité monter le nombre de crédits qui ne seront pas remboursés. Cette politique économique sous-jacente est donc contradictoire à la politique affichée par les autorités politiques.
Or, l'économie de marché exige une cohérence dans les décisions. La demande, tant publique que privée, joue un rôle décisif dans les décisions économiques des agents (ménages et entreprises). Il y a donc aujourd'hui une incohérence qui freine ces décisions. De fait, l'amélioration des conditions de gestion au niveau microéconomique rend le problème de cette incohérence encore plus patent pour les décideurs économiques.

 


Le désajustement entre cette politique économique que l'on a appelée « sous-jacente » et la politique affichée par le gouvernement est aujourd'hui l'une des principales raisons de l'investissement relativement faible (par rapport aux besoins) en Russie. Elle inquiète les entrepreneurs privés qui, logiquement, ont tendance à adopter une attitude assez attentiste. 
La réunification de la politique économique, la mise en cohérence des mesures monétaires et budgétaires avec les objectifs fixés par le gouvernement sera, à n'en pas douter, l'un des grands chantiers du futur gouvernement qui sera nommé après l'élection présidentielle.

https://fr.sputniknews.com/points_de_vue/201802171035180479-situation-economique-election-presidentielle/


 

LE VIETNAM, UN DES PLUS GROS ACHETEURS D'ARMEMENTS RUSSES

Soldats vietnamiens

Le Vietnam renoncera-t-il à l’armement russe au profit des USA?

© AFP 2018 HOANG DINH Nam

DÉFENSE

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Le Vietnam figure parmi les plus gros acheteurs d’armements russes dans le monde, alors que les États-Unis s’appliquent à inverser cette tendance, en persuadant Hanoï d’acheter plutôt des armes américaines. Le major-général vietnamien Le Van Cuong commente la situation dans un entretien accordé à Sputnik.

Il se peut évidemment que dans le cadre de la modernisation en cours de l'armée vietnamienne, un petit lot d'armements américains plus modernes soit acheté, mais il n'est pas question d'achats massifs. Le Vietnam reste fidèle à l'armement russe qui a fait ses preuves, a déclaré à Sputnik le général Le Van Cuong du ministère vietnamien de la Sécurité publique.

Soldats vietnamiens

© AFP 2018 HOANG DINH NAM

Les armes américaines réussiront-elles leur come-back au Vietnam?

 

«L'armée vietnamienne est essentiellement équipée en armes soviétiques et russes, et le Vietnam a tout le nécessaire pour leur entretien et leur réparation», a indiqué l'interlocuteur de l'agence.

Et d'ajouter qu'il connaissait bien la différence entre les armes américaines et soviétiques, maintenant russes.

«Nul n'ignore que pendant la guerre du Vietnam, même les soldats américains préféraient les AK-47 russes aux M16 américains. Quant à l'armée vietnamienne, elle a 70 ans d'expérience d'utilisation d'armes soviétiques et russes, ce qui est le principal. […] Aucune théorie ne remplacera la pratique», a expliqué l'expert.

Soldats vietnamiens

© AFP 2018 HOANG DINH NAM

La Russie aide le Vietnam à faire de son armée l’instrument de défense le plus performant

 

Selon ce dernier, dans la nouvelle situation internationale, l'État vietnamien diversifie évidemment ses achats d'armements, compte tenu notamment de l'adversaire potentiel et des impératifs concrets de la défense nationale, mais il ne peut pas dépenser des centaines de milliards de dollars.

Un militaire russe. Image d'illustration

© SPUTNIK. NIKOLAI KHIZHNYAK

La Russie envisage-t-elle de rouvrir des bases militaires au Vietnam et à Cuba?

 

«La structure générale des armements devient plus compliquée et variée, mais l'arme russe en reste la composante essentielle. Je peux même prédire la part des armements américains dans l'armée vietnamienne: 10% contre 85 à 90% des armes russes», a poursuivi l'expert.

Et de préciser que bien des technologies américaines étaient encore par trop sophistiquées et onéreuses pour le Vietnam.

«Et si par exemple, nous passons complètement aux armements américains, où est la garantie que les États-Unis ne nous mettent pas dans une position de totale dépendance vis-à-vis d'eux? […], on ne doit pas oublier les enseignement de l'histoire», a conclu l'interlocuteur de Sputnik.

https://fr.sputniknews.com/defense/201802191035204703-vietnam-armements-russie-usa-modernisation-armee-diversification-achats/


 

SERGUEÏ LAVROV SE PRONONCE SUR L'EVENTUELLE DESTRUCTION D'ISRAËL

Moscou

Lavrov se prononce sur l’éventuelle destruction d’Israël

© Sputnik. Anton Denisov

INTERNATIONAL

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Selon Moscou, il est hors de question de détruire Israël pour régler la crise actuelle au Proche-Orient. Toujours est-il que la Russie n’approuve pas l’approche visant à regarder chaque problème du Proche-Orient sous le prisme de la lutte contre Téhéran, a déclaré le ministre russe des Affaires étrangères.

Serguei Lavrov s'est prononcé sur la conjoncture politique actuelle au Proche-Orient à l'occasion du Forum de discussions Valdaï.

«Nous avons déclaré à plusieurs reprises que nous n'acceptions pas l'idée selon laquelle Israël devrait être détruit comme entité sioniste, voire éradiqué de la surface de la Terre. Nous considérons comme inacceptable cette approche politique visant uniquement à promulguer ses propres intérêts», a souligné le ministre. 

«De la même manière, nous n'acceptons pas l'approche selon laquelle chaque problème de la région est observé à travers le prisme de la lutte contre l'Iran», a-t-il relevé.

 

Mohammad Javad Zarif

© SPUTNIK. VALERIY MELNIKOV

L’Iran lève le voile sur ses bases militaires en Syrie

À en croire le ministre, de telles tendances sont aujourd'hui visibles en premier lieu en Syrie et au Yémen:

 

«Le récent développement des événements autour du problème palestinien, y compris la décision de Washington de reconnaitre Jérusalem en tant que capitale d'Israël, est largement prédéterminé par la même rhétorique anti-iranienne».

Le ministre a également ajouté que l'escalade de la rivalité irano-israélienne «risquait d'aggraver davantage la situation dans la région, qui est déjà assez précaire».

Une roquette palestinienne a été tirée ce dimanche depuis la bande de Gaza en direction du sud d'Israël. Il s'agit de la deuxième attaque à la roquette en 24 heures: la veille, un autre projectile s'est abattu sur le toit d'un immeuble résidentiel, sans exploser.

https://fr.sputniknews.com/international/201802191035199876-lavrov-israel-destuction-israel/


 

SELON UN HAUT RESPONSABLE DE LA DIPLOMATIE RUSSE A TEL-AVIV, SI L'IRAN ATTAQUE ISRAËL, LA RUSSIE SERA DU COTE D'ISRAEL

Militaires israéliens

Potentiel conflit entre Israël et l'Iran: de quel côté se rangerait la Russie?

© Sputnik. Issam al-Rimavi

INTERNATIONAL

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La Russie prendra le parti d'Israël si ce dernier est attaqué par l'Iran, selon un haut responsable de la diplomatie russe à Tel Aviv.

La Russie sera du côté d'Israël si l'Iran attaque ce pays, a déclaré Leonid Frolov, vice-ambassadeur russe à Tel Aviv, dans une interview accordée au journal Times of Israel.

«En cas d'agression contre Israël, non seulement les États-Unis seront du côté d'Israël, mais la Russie également prendra son parti. Nombre de nos compatriotes habitent ici, en Israël, qui est un pays amical dans l'ensemble. Ainsi, nous ne permettrons aucune agression contre ce pays», a indiqué le diplomate.

Moscou

© SPUTNIK. ANTON DENISOV

Lavrov se prononce sur l’éventuelle destruction d’Israël

 

Cette déclaration a été faite quelques jours après un incident impliquant un drone abattu à la frontière israélo-syrienne.

Le diplomate a mis en doute le fait que le drone soit iranien et a proposé aux services spéciaux israéliens de se mettre en contact avec leurs collègues syriens.

Dans la matinée du 10 février, Israël a attaqué une base aérienne située près de Palmyre, en Syrie, en représailles à l'incursion d'un drone attribué à l'Iran. Après la perte d‘un avion de combat F-16, Israël a également bombardé une dizaine de cibles près de Damas, qualifiées par l'armée israélienne d'installations témoignant de la présence militaire iranienne en Syrie.

https://fr.sputniknews.com/international/201802191035202399-israel-iran-conflit/


 

LE SENATEUR RUSSE VIDOR BOUDAREV : LES USA PREPARENT UNE "MAUVAISE SURPRISE"

Le Pentagone, ministère de la Défense américaine

Sénateur russe: les USA préparent une «mauvaise surprise»

© AFP 2018 Staff

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Les allégations américaines selon lesquelles la Russie violerait les obligations de réduire son arsenal nucléaire sont infondées, a déclaré Victor Bondarev, membre du Conseil de la Fédération. Selon lui, ces accusations visent à cacher des actions ultérieures des États-Unis.

Les accusations du Pentagone à l'adresse de la Russie, selon lesquelles elle n'entendrait pas réduire le nombre de ses armes nucléaires, sont infondées et témoignent de l'intention des États-Unis de violer eux-mêmes les normes internationales et de déclencher éventuellement un nouveau tour dans la guerre hybride, a déclaré Victor Bondarev, président de la commission de défense et de sécurité du Conseil de la Fédération de la Russie.

 

Pentagone

© AFP 2018 JONATHAN ERNST

Pourquoi les achats d'obus ont explosé de 825% aux USA

John Hyten, commandant de l'United States Strategic Command, a indiqué vendredi que les déclarations de la Russie concernant sa volonté de réduire le rôle des armes nucléaires allaient en contradiction avec les mesures prises concrètement par la Russie et qualifiées de menace par les États-Unis.

 

«La Russie respecte ses obligations en conformité avec le traité de réduction des armes nucléaires. Le nombre de nos ogives nucléaires sur tous les vecteurs correspond entièrement aux exigences du New START», a souligné M.Bondarev.

Selon lui, en portant des accusations infondées contre d'autres pays, les États-Unis «libèrent leurs mains afin d'effectuer des actions illicites étant contraires aux normes internationales». Le sénateur russe estime que les dernières accusations du Pentagone pourraient cacher «une mauvaise surprise dans le développement de la guerre hybride».

Le dernier traité sur la réduction des armes stratégiques, connu également comme le New START, a été conclu par la Russie et les États-Unis en 2009. Le 5 février le ministère russe des Affaires étrangères et le département d'État américain ont annoncé l'accomplissement de leurs obligations en conformité avec cet accord qui doit expirer en 2021. Les États-Unis et la Russie n'ont pas encore décidé d'entamer les négociations concernant sa possible prolongation ou la signature d'un nouveau traité.

https://fr.sputniknews.com/international/201802171035179063-usa-preparent-mauvaise-surprise/