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QUE CRAINT POUTINE ? UN CANDIDAT DU PARTI COMMUNISTE INTERDIT DE SE PRESENTER AUX ELECTIONS DE LA DOUMA

Par Le 27/07/2021

26 Juillet 2021

Lundi 26 juillet 2021
Que craint Poutine ? Un candidat du Parti communiste interdit de se présenter aux élections de la Douma


Pavel Grudinin, candidat du PCFR

Près de deux mois avant les élections législatives en Russie, la Commission électorale centrale a interdit à Pavel Grudinin, candidat du Parti communiste de la Fédération de Russie (PCFR), de participer au vote. 
Grudinin, qui a remporté 12 % des voix lorsqu'il a défié Vladimir Poutine lors de l'élection présidentielle de 2018, a été exclu d'une liste de candidats parce que le bureau du procureur avait découvert qu'il détenait des actions dans une société étrangère, ont rapporté les agences de presse. 


Le candidat du Parti communiste, connu pour être à la tête d'une coopérative agricole (Lenin State Farm), a nié avoir des actifs étrangers et a lié sa disqualification par la commission électorale centrale à la possibilité pour les partis d'opposition d'afficher un résultat fort en septembre, a rapporté Interfax.

De son côté, le président du PCFR, Gennady Zyuganov, a dénoncé la décision de la commission électorale centrale, la qualifiant de "représailles éhontées, mesquines et sales", et a promis de faire appel de la décision auprès de la Cour suprême,

Comme l'a rapporté Reuters, un récent sondage d'opinion a montré que les communistes et d'autres partis d'opposition pourraient constituer une menace pour la domination du parti Russie Unie de Poutine à la Douma d'État, la chambre basse de la Russie, lors des prochaines élections.

"Le parti (communiste) est un parti d'opposition", a déclaré Grudinin, cité par Interfax. "Quelqu'un a peur de l'effet important que pourrait avoir une union des forces de gauche".

source : http://www.idcommunism.com/2021/07/what-does-putin-fear-communist-party-candidate-banned-from-running-in-duma-elections.html

Tag(s) : #Russie#PCFR#Communiste

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SERGUEÏ LAVROV, MINISTRE RUSSE DES AE DEMENT TOUT ISOLEMENT DE LA RUSSIE, RAPPELANT QUE L’OCCIDENT N’EST QU’UNE PARTIE TRES MINORITAIRE DU MONDE

Par Le 08/07/2021

Sergueï Lavrov

Lavrov dément tout isolement de la Russie, rappelant que l’Occident n’est qu’une partie très minoritaire du monde

© Sputnik . Le service de presse du ministère russe des Affaires étrangères

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12:44 08.07.2021URL courte

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Intervenant à l’université fédérale d’Extrême-Orient ce jeudi 8 juillet, le ministre russe des Affaires étrangères a assuré que le nombre d’amis de Moscou grandissait sans cesse et qu’il n’en était rien de l’isolement de la Russie dont on parle constamment en Occident.

Sergueï Lavrov a démenti les affirmations de l’Occident sur l’isolement de la Russie lors d’une conférence donnée à l’université fédérale d’Extrême-Orient ce jeudi 8 juillet.

Le ministre assure que les rangs de ses amis grossissent constamment bien que «les États-Unis et leurs alliés tentent activement de l’empêcher».

Les liens avec les pays comptant 80% de la population mondiale

«Nous renforçons nos liens avec la majorité écrasante des États étrangers en Eurasie, en Amérique latine et en Afrique, y compris avec nos alliés et partenaires les plus proches dans l’Organisation du traité de sécurité collective, la Communauté des États indépendants, l’Union économique eurasiatique, l’Organisation de coopération de Shanghai et les BRICS», expose-t-il.

En somme, selon lui, des pays qui représentent plus de 80% de la population du globe.

«Aussi est-il évidemment clair à toute personne impartiale qu’il n’est question d’aucun isolement de la Russie, isolement que l’Occident rabâche pourtant», avance le chef de la diplomatie russe.

La Russie, un partenaire qui tient sa parole

Il a ajouté que les initiatives russes dans l’arène internationale ne dépendaient pas des cycles électoraux et de la conjoncture politique ou autre.

Pour Sergueï Lavrov, la politique à long terme approuvée par Vladimir Poutine revêt un caractère stratégique qui dote Moscou d’un avantage concurrentiel important. Une telle approche permet à la Russie de renforcer son image de partenaire sûr, prévisible et fort qui tient sa parole.

Faire partie d’une communauté régie par la justice

Le même sujet a été évoqué par le ministre dans son grand entretien à Sputnik en avril dernier lors duquel il a souligné que la Russie n’optait pas pour l’isolement et voulait faire partie de la communauté internationale, «mais une communauté internationale qui est régie par la justice et la démocratie».

Il a précisé que le seul souhait était de «conserver les principes de la Charte de l’Onu en vertu de laquelle tous sont égaux et tous doivent s’entendre».

https://fr.sputniknews.com/russie/202107081045849612-lavrov-dement-tout-isolement-de-la-russie-rappelant-que-loccident-nest-quune-partie-tres/

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KARINE BECHET-GOLOVKO : LA RESISTANCE S’ORGANISE A MOSCOU CONTRE LA DICTATURE DU COVID

Par Le 29/06/2021

La résistance s’organise à Moscou contre la dictature du Covid

Par Karine Bechet-Golovko

Mondialisation.ca, 28 juin 2021

Russie Politics 25 juin 2021

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Alors que la Russie avait eu la sagesse toutes ces années de ne pas tomber dans l’erreur faite en Occident de la confrontation des élites et de la population, le tsunami du Covid semble tout noyer sur son passage et les élites russes s’engagent, certaines avec fanatisme comme à Moscou, d’autres par faiblesse, sur la voie de la dictature globale covidienne. Mais la population russe n’est pas prête, comme l’histoire l’a montré, à se rendre sans se battre, à abandonner sa terre et sa civilisation, ses enfants aux intérêts globalistes. La résistance s’organise. Un appel est lancé, pacifiquement, mais fortement, aux dirigeants contre la vaccination obligatoire, il serait bon qu’ils se souviennent qu’ils ne pourront gouverner (longtemps) contre leur peuple.

Le lancement de la vaccination obligatoire à partir de Moscou, mouvement qui contamine petit à petit le territoire de ce grand pays, ne se déroule pas aussi facilement que prévu. Simplement, le fait de devoir menacer de priver d’accès aux soins courants dans les hôpitaux ou de perdre son travail ne devrait pas être nécessaire si la population était favorable au tout-vaccin. Or, ne serait-ce qu’à l’université de Moscou, nous avons droit à un à deux coups de téléphone par semaine, pour nous demander si nous sommes déjà vaccinés, quand nous pensons nous vacciner, pourquoi nous ne sommes pas encore vaccinés, si nous sommes bien au courant qu’il faut se vacciner, etc. Mais les personnes qui appellent sont mal à l’aise et, maintenant, souvent remplacées par des robots.

Très rapidement, alors que le pouvoir fédéral soutient du bout des doigts, sans trop vouloir se salir les mains à la veille des élections législatives, l’Ombudsman fédéral Tatiana Moskalkova s’est prononcée contre la vaccination obligatoire, ce qui est sa position constante. Elle a déclaré recevoir beaucoup de requêtes de citoyens se plaignant de discriminations fondées sur la vaccination contre le Covid :

« Par exemple, la compagnie Norilsky Nikel a prévenu tous ses employés que s’ils ne se vaccinaient pas, ils n’iraient nulle part pour les congés d’été et qu’ils n’auraient pas de prime. Et il y a un nombre très important de plaintes de ce genre, de menaces de priver de primes, de mise à la porte … »

Elle estime à juste titre que stimuler la vaccination par ces procédés liberticides n’est pas « un jeu honnête ». La manière dont il est prévu de « protéger la société » provoque, selon ses propres termes, une « psychose de masse, la peur des gens d’être forcé ».

A l’Université d’Etat de Moscou, l’ancien président du Syndicat de la faculté de droit, de son côté, lui, a soulevé la question de l’illégalité de la vaccination obligatoire contre le Covid, en l’état actuel de la législation fédérale. Il a envoyé un courrier officiel au Recteur de l’Université, V. A. Sadovnitchny, ainsi qu’à tous les membres du Conseil scientifique, remettant en cause le bien-fondé légal de l’obligation faite aux enseignants de se vacciner contre le Covid. Rappelons qu’en plus de la pression sans précédent ainsi exercée sur le corps enseignant, le Recteur a également lancé l’idée de conditionner l’accès aux cours à la rentrée pour les étudiants à leur vaccination.

Et, en effet, la population n’est pas pressée de se faire vacciner. Ceux qui étaient convaincu l’on déjà fait, mais la grande majorité n’en voit pas la nécessité, surtout quand le ministre de la Santé prévoit une revaccination obligatoire tous les 6 mois contre le Covid en phase d’épidémie (qui semble éternelle). Certains sont prêts à jouer le jeu en achetant un certificat de vaccination et le business se développait tellement bien de l’Agence de surveillance des communications, Roskomnadzor, a fermé plus de 150 sites qui vendaient ces sésames pour le nouveau monde. Des vendeurs individuels ont également été interpellés.

Il est vrai que la situation devient de plus en plus radicale, avec le lancement des essais de vaccins à Moscou sur les adolescents de 12 à 17 ans cet été. Pour voir … si, en toute logique, ensuite, il ne serait pas possible de rendre la vaccination obligatoire pour eux aussi. Des pétitions en ligne circulent contre la vaccination obligatoire, soulignant la violation massive et directe des droits par, principalement, le maire de Moscou Sobianine et Popova (qui est à la tête de la « lutte contre le Covid » dirigée par l’Agence de surveillance de la consommation – sic) et demande la démission de leur fonction de ces personnes, ainsi qu’une enquête soit confiée au FSB et au Comité d’enquête sur les actions de ces gens et de leurs partenaires. Il est demandé de mettre fin à la vaccination obligatoire et à la propagande, qui la porte, afin de mettre un terme à l’hystérie dans les médias. Il est également demandé que des études sérieuses et indépendantes des groupes pharmaceutiques sont conduites sous l’égide du ministère de la Santé, notamment pour soigner les gens.

Mais comme l’on ne combat pas dans le virtuel un danger qui est dans le réel, le 23 juin, une action a été organisé dans tout le pays. Une action réelle, visant à aller déposer des requêtes à son député, en tout cas à ceux qui ne profitent pas du Covid pour ne plus recevoir les gens. Marina Vassileva, l’une des quelque trois cents personnes, qui ont pris part à cette action à Moscou, nous explique la raison d’être de cette démarche :

« Ce n’était pas une action contre la vaccination, mais contre la vaccination obligatoire. Nous voulions faire parvenir l’opinion des gens aux dirigeants. Sobianine ne reçoit plus les Moscovites en raison de la situation épidémiologique, l’accès à la permanence présidentielle est fermé jusqu’à fin juillet. Mais Russie Unie a ouvert une nouvelle permanence et a appelé tout le monde à venir avec ses requêtes. Nous sommes donc venus. Nous voulions montrer des gens bien vivants, car suite à nos commentaires sur les sites, suite à nos courriers électroniques, nous n’avons entendu qu’une seule réaction : ce sont des robots. »

Voici ses photos pour illustrer l’action :

 

Ainsi, le 23 juin à Moscou les gens se sont réunis, beaucoup avec des enfants, devant la permanence de Russie Unie dénommée « Soutien social », certains avec des tee-shirts portant une étoile jaune et le mot « Encore? », afin de rappeler la distinction sous le nazisme entre les personnes saines et les autres, qui devaient être marquées, d’autres avec le slogan « réponse immune ». Difficile de dire le nombre précis de personnes, d’une centaine à 300 selon les sources. Tout d’abord, personne n’a réagi, ensuite la police est venue pour leur demander d’enlever ces tee-shirts, mais quand les gens ont expliqué qu’ils venaient déposer une adresse à leur député, les policiers sont revenus en position d’observation. Les membres de Russie Unie, calfeutrés, pendant une demi-heure ont observé par les fenêtres ce qui se passait dans la rue. Finalement, quelqu’un est sorti … évidemment pour rappeler les règles sanitaires. Quand les fonctionnaires n’ont plus rien à dire, ils vous demandent le masque ou la distance, pour obliger à la soumission et reprendre consistance. Au début, il a dit d’attendre, qu’il faudra entrer un par un. Mais le nombre grossissait … Finalement, un représentant de Russie Unie est sorti, a récupéré le paquet de signatures et a déclaré que la permanence, d’un coup d’un seul, ne recevait personne, ils travaillaient … virtuellement. Virtuel, dans tous les sens du terme. Et à distance – des gens.

 

La réaction de la population est saine : elle demande le retour à l’état de droit, le retour au fonctionnement normal, national, des institutions, le retour à la rationalité. Espérons qu’elle sera entendue et que les élites dirigeantes russes se rappelleront que la Russie n’a pour seul soutien que son peuple et son armée. Sinon elle n’est plus. Et la globalisation par le Covid est un test de résistance qu’elle n’a pas le droit de perdre.

A quoi cela servait-il de détruire son pays au nom du libéralisme, si c’est pour se dissoudre dans une dictature globale, inhumaine et amorale ?

Karine Bechet-Golovko

La source originale de cet article est Russie Politics

Copyright © Karine Bechet-GolovkoRussie Politics, 2021

https://www.mondialisation.ca/la-resistance-sorganise-a-moscou-contre-la-dictature-du-covid/5657852

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HONTE A LA LETTONIE ET A L'ESTONIE QUI DEMANTELENT LES MONUMENTS COMMEMORATIFS DE L'ARMEE ROUGE

Par Le 25/08/2022

24 Août 2022

Mercredi 24 août 2022
La honte des pays baltes : La Lettonie et l'Estonie démantèlent les monuments commémoratifs de l'Armée rouge


Après le renversement du socialisme au début des années 1990, les gouvernements bourgeois des anciennes républiques soviétiques de la région balte (à savoir la Lettonie, l'Estonie et la Lituanie) se sont engagés dans des campagnes anticommunistes et antisoviétiques de longue durée. L'activité des partis communistes a été interdite, les symboles communistes ont été bannis et les monuments de l'ère socialiste ont été détruits.

Dans un épisode récent de cette hystérie anticommuniste, les autorités lettones ont décidé de procéder au démantèlement d'un mémorial de 1985 dédié à l'Armée rouge. Comme prétexte pour cet acte honteux, le gouvernement letton a utilisé l'invasion russe en Ukraine ! La première question qui nous vient à l'esprit est la suivante : quel est le rapport entre la guerre actuelle en Ukraine et l'Armée rouge soviétique ? Quel type de relation la Russie capitaliste entretient-elle avec l'Union soviétique ?
 
Le directeur exécutif de Riga va un peu plus loin en affirmant que "pour les Lettons, ce monument symbolise l'occupation de la Lettonie après la Seconde Guerre mondiale et après l'invasion de l'Ukraine par la Russie, nous ne pouvons plus le tolérer". De quelle occupation parle-t-il ? Sans l'Armée rouge, la Lettonie et le reste des pays baltes seraient dans les griffes de l'Allemagne nazie.

Heureusement, tout le monde n'a pas subi le lavage de cerveau de la propagande anticommuniste en Lettonie. Un groupe important de Russes ethniques vit en Lettonie. Lors de la fête annuelle de la Victoire en Russie, en mai, ils se rassemblent toujours devant le monument pour déposer des fleurs et organiser des concerts à la mémoire des soldats morts dans la lutte contre l'Allemagne nazie.

La démolition du monument a bouleversé de nombreuses personnes, dont Dmitry Prokopenko, coprésident d'un groupe de soutien au monument. "Je pense que la Lettonie est un pays où les Lettons et les Russes vivent ensemble", a déclaré Dmitry. "Riga est à moitié lettonne, à moitié russe, et je pense qu'une partie de l'État, une partie du pays devrait également respecter les droits de l'autre partie."
Pendant ce temps, en Estonie...


L'Estonie voisine rivalise avec la Lettonie sur les actes méprisables d'anticommunisme. La semaine dernière, un monument de l'ère soviétique a été démantelé à Narva, une ville frontalière de l'Est. Il s'agit de la réplique en pneu d'un char soviétique T-34 commémorant les soldats soviétiques qui ont donné leur vie pour libérer l'Estonie de l'Allemagne nazie pendant la Seconde Guerre mondiale.

Dans un commentaire plus que honteux sur Twitter, le Premier ministre Kaja Kallas a déclaré que la décision avait été prise en raison d'un risque de troubles publics suite à l'invasion de l'Ukraine par la Russie. "En tant que symboles des répressions et de l'occupation soviétique, ils sont devenus une source de tensions sociales croissantes", a écrit Kallas sur Twitter. Au total, sept monuments de l'ère soviétique à Narva seront retirés, a indiqué le gouvernement.

Environ 57 500 habitants de Narva sont principalement russophones. La décision du conseil municipal, lundi, de déplacer le monument a déjà suscité des protestations.

source : https://www.idcommunism.com/2022/08/the-shame-of-baltics-latvia-estonia-dismantle-red-army-memorials.html

Tag(s) : #URSS

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CRIMEE : COMMENT LA TURQUIE APPELLE A LA CAPITULATION DE LA RUSSIE

Par Le 24/08/2022

mercredi 24 août 2022

Crimée : comment la Turquie appelle à la capitulation de la Russie

 

La Turquie vient de déclarer, qu'en cas d'accord entre l'Ukraine et la Russie, la Crimée devait revenir en Ukraine. Bref, en proposant constamment des accords de paix entre l'Ukraine et la Russie, la Turquie travaille pour la capitulation de la Russie et défend les intérêts atlantistes. Comme membre de l'OTAN, que pouvait-on sérieusement attendre d'autre de sa part ?

Découvrant ainsi son véritable visage de cheval de Troie de l'OTAN, la Turquie a baissé le voile, ce qui permet d'expliquer beaucoup de ses dernières actions préjudiciables à la Russie lors de ce conflit en Ukraine. Lors d'une interview donnée à CNN mardi et retransmise par les médias turcs, Ibrahim Kalin, représentant officiel d'Erdogan, a déclaré que le retour de la Crimée en Ukraine serait une condition incontournable à la signature de tout accord entre la Russie et l'Ukraine. Autrement dit, la "paix" avec l'Ukraine ne peut se faire qu'au prix de la capitulation de la Russie.

La Turquie reprend ainsi en totalité le discours globaliste de Zelensky, qui annonce reprendre la Crimée à n'importe quel prix. Selon Zelensky, le conflit a commencé avec la Crimée (il a oublié le Maidan américain et l'attaque des populations russes en Ukraine par l'armée ukrainienne et les groupes néonazis), il terminera en Crimée. Le monde global est focalisé sur la Crimée, comme il le fut sur la victoire électorale de Trump, car ce sont les signes criant de leur défaite. Or, ils ne peuvent se permettre de perdre, le totalitarisme ne permet pas le pluralisme. Ils se sont battus tout le long du mandat de Trump contre lui et continuent aujourd'hui à le persécuter judiciairement et politiquement, car il n'est pas suffisant d'avoir repris le pouvoir, il est nécessaire de détruire celui qui a osé s'opposer à eux. C'est la même chose pour la Crimée : ils ont besoin que l'Ukraine reprenne par la force la Crimée, contre l'avis des Criméens, quitte à les réprimer ensuite. Toute opposition doit être physiquement détruite. 

Finalement, la Turquie n'a fait qu'acte de sincérité en déclarant ouvertement servir les intérêts atlantistes et basta. Dès le départ, la Turquie n'était ni neutre ni désintéressée et ne pouvait raisonnablement prétendre au rôle d'intermédiaire, qu'elle s'est attribuée elle-même. Souvenons-nous simplement, entre autres choses, de son soutien inconditionnel à la fraction radicale des Tatars de Crimée ou de ses ventes de drones militaires à l'Ukraine pour combattre les civils du Donbass et maintenant l'armée russe. 

L'on comprend beaucoup mieux les premières négociations du 29 mars à Istanbul, qui ont entraîné le retrait des forces russes et le début des bombardements systématiques des territoires russes frontaliers, sans compter les éternels pourparlers, qui ne faisaient que détruire l'image du pouvoir dans la population. L'on comprend beaucoup mieux aussi ces accords céréaliers, également à Istanbul, le 13 juillet, qui permettent de renforcer une présence étrangère dans plusieurs ports ukrainiens, sans que les céréales n'arrivent vers les pays d'Afrique, mais le but étant atteint, plus personne ne parle de la faim dans le monde. Le monde global est rassasié. 

Et surtout l'on comprend mieux les enjeux du voyage d'Erdogan à Lvov, il y a une semaine de cela, avec le Secrétaire général de l'ONU. Les médias ne cessaient de parler de la possible organisation d'une rencontre entre Poutine et Zelensky.

Dans quel but ? Pour que la Russie abandonne la Crimée? 

Tout ceci montre bien que nous ne sommes pas dans le temps des négociations. Car les seules négociations qui peuvent aboutir aujourd'hui sont celles de la capitulation de la Russie, ce qui ne semble pas être à l'ordre du jour.

En tout cas, la Russie peut perdre ses illusions et ses espoirs, s'il lui en reste encore, quant au rôle d'Erdogan et de la Turquie dans ce conflit. Avec de tels alliés, elle n'a pas besoin d'ennemis.

 

 

 

Publié par à 10:24 

http://russiepolitics.blogspot.com/2022/08/crimee-comment-la-turquie-appelle-la.html#more

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QUELS PAYS SURVIVRONT A UNE GUERRE NUCLEAIRE?

Par Le 22/08/2022

Quels pays survivront à une guerre nucléaire?

Par Alexandre Lemoine

Mondialisation.ca, 21 août 2022

Observateur continental 18 août 2022

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Une étude affirme qu’une guerre nucléaire d’envergure entre la Russie et les États-Unis entraînerait la mort de plus de 5 milliards de personnes. Cette guerre émettrait plus de 150 teragrammes (plus de 165 millions de tonnes) de suie, provoquant un hiver nucléaire sur toute la planète, précise l’étude. Les chercheurs estiment que les conséquences d’une apocalypse nucléaire auraient un impact catastrophique sur la production de la nourriture anéantissant des populations entières de famine.

Les analystes ont conclu que même si les gens survivaient aux explosions initiales, l’hiver nucléaire et la destruction de l’agriculture qui s’en suivrait anéantiraient 90% des Britanniques, écrit The Times.

Qui remportera la guerre nucléaire entre les États-Unis et la Russie? Personne, évidemment. Mais, selon la nouvelle étude, l’Argentine et l’Australie ont les meilleures chances de survivre une décennie plus tard.

Les perspectives du Royaume-Uni ne sont pas non plus radieuses: la même étude a conclu que 90% des Britanniques mourraient de faim.

Les scientifiques ont analysé les conséquences d’un hiver nucléaire pour s’imaginer ce qui arriverait quand des tempêtes de feu d’un échange de frappes nucléaires émettrait dans l’atmosphère suffisamment de suie pour éclipser le soleil.

Ils ont conclu que même les survivants aux frappes en soi auraient peu de chances de survivre: jusqu’à 5 milliards de personnes mourront à travers le monde au cours des premières années.

« Tout le monde comprend que les effets directs d’une guerre nucléaire seraient horribles, comme nous l’avons vu à Hiroshima et Nagasaki. Notre travail montre qu’au moins dix fois plus de gens dans le reste du monde mourront à cause de l’impact sur le climat et l’agriculture », a déclaré le professeur Alan Robock de l’université Rutgers de New Jersey.

Même un conflit relativement réduit, par exemple entre le Pakistan et l’Inde, pourrait provoquer de mauvaises récoltes et la famine pour plus de 1 milliard de personnes, et ce, principalement dans les pays éloignés du conflit en soi. Le nombre de victimes indirectes éclipserait les 50-100 millions de morts des explosions nucléaires.

Les chiffres publiés par le magazine Nature Food ont été obtenus par les chercheurs selon la formule suivante: ils n’ont pas pris en compte les morts initiales de l’arme nucléaire, simulant au lieu de cela les conséquences pour l’agriculture suite à la baisse de l’insolation et de la température.

« Nous avons utilisé pour la première fois des simulations modernes de climat et d’agriculture pour donner une appréciation quantitative aux conséquences pour chaque pays en fonction de leur alimentation, du niveau des importations et des exportations ainsi que des changements climatiques et de leur impact sur chaque culture agricole à part. Combien y aura-t-il de nourriture? La réponse pour la plupart des pays est la suivante: pas suffisamment », a déclaré Alan Robock.

Selon l’étude, dans la plupart des pays la consommation de calories diminuera d’au moins 90%. Plusieurs pays tels que l’Australie et l’Argentine et une partie de l’Afrique centrale réussiront à maintenir la production de calories seulement parce qu’avec une population relativement réduite ils cultivent des vivres en grande quantité, notamment du blé. Mais même ces pays seront certainement confrontés à d’autres problèmes qui n’ont pas été soulevés dans cet article.

« La production intérieure leur suffira, mais imaginez où iront les flottilles de réfugiés affamés d’Asie. Donc une période difficile attend même l’Australie », a ajouté l’expert.

D’après les conclusions, les anciennes méthodes de gestion seront conservées, mais avec une perspective de tuer tout le bétail pour consommer leur fourrage. Mais qu’en serait-il si les gens changeaient rapidement leur approche?

Une étude à part de cette année a montré qu’une famine de masse pourrait être évitée en cas de bonne planification. Par exemple, il est possible de cultiver des champignons et des algues même avec une insolation insuffisante. Cette étude a révélé qu’en installant rapidement des serres cela suffirait jusqu’à ce que la suie se dissipe.

Mais cela pourrait être réalisé seulement si les pays y étaient préparés. Alan Robock explique que même en présence d’investissements nécessaires, cela serait dangereux en soi, car cela inculquerait l’idée que l’usage de l’arme nucléaire est bien plus sûr. « Si vous vous préparez pour ce scénario et décidez que vous survivrez à une guerre nucléaire, je suppose que sa probabilité ne ferait que grandir », a indiqué le professeur.

Alan Robock pense que cette étude a démontré que la destruction réciproque était garantie même plus qu’il ne pourrait sembler à première vue. « La menace d’une frappe nucléaire pour dissuader d’une attaque, c’est la menace d’un kamikaze. Parce que dans ce cas votre pays mourra de faim. Pour que la dissuasion fonctionne, les gens doivent être prêts au suicide », a-t-il conclu.

Alexandre Lemoine

La source originale de cet article est Observateur continental

Copyright © Alexandre LemoineObservateur continental, 2022

https://www.mondialisation.ca/quels-pays-survivront-a-une-guerre-nucleaire/5670654

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MANLIO DINUCCI : DERRIÈRE L’ASSASSINAT POLITIQUE DE DARIA PLATONOVA

Par Le 22/08/2022

Grandangolo édition spéciale 

21 août 2022

https://www.byoblu.com/2022/08/22/dietro-lassassinio-politico-di-daria-platonova-speciale-pangea-grandangolo/

DERRIÈRE L’ASSASSINAT POLITIQUE DE DARIA PLATONOVA

   L’attentat à Moscou, qui a provoqué la mort de la journaliste Daria Platonova, avait comme objectif principal son père Alexander Douguine, philosophe créateur de l’école moderne de géopolitique, chef du Département de sociologie des relations internationales à l’Université d’État Lomonossov de Moscou, fondateur du Mouvement International Eurasiatique. Il ne s’agit pas simplement de l’acte criminel d’un individu ou d’un petit groupe, mais d’un délit politique programme et opéré par les services secrets Occidentaux, en particulier étasuniens et britanniques, sur la base de procédures bien établies.

Avant tout le choix de l’objectif. Dans son interview à Grandangolo en avril dernier, Alexander Douguine explique que l’opération militaire russe en Ukraine ne constitue pas seulement la réponse à l’escalade USA-OTAN, qui met en danger la sécurité de la Russie, mais la réponse au plan mondialiste de l’Occident pour conserver un monde unipolaire sous sa propre domination. En alternative à l’agenda mondialiste, Douguine envisage la création d’un monde multipolaire, par un pacte historique planétaire de toutes les personnes de différentes cultures et traditions qui refusent l’agenda mondialiste. Il faut une alliance universelle contre les Soros, les Schwab, les Bill Gates et l’oligarchie libérale mondiale, qui menacent l’humanité avec leurs plans fous. C’est dans ce cadre que s’insère le Mouvement International Eurasiatique. La croissante intégration économique de l’Eurasie, qui encourage la résolution par la négociation des conflits et le dialogue inter culturel, contribue de façon concrète au passage du monde unipolaire au monde multipolaire que les États-Unis et les autres majeures puissances de l’Occident essaient par tous les moyens d’empêcher.

Daria Platonova -experte en relations internationales, éditorialiste et collaboratrice de chaînes télévisées- a collaboré a certaines éditions de Grandangolo et dans les mois qui viennent sa collaboration aurait dû prendre un caractère périodique. L’annonce de son assassinat nous a bouleversés mais pas réduits au silence. Daria restera avec nous sur Byoblu.

Traduit de l’italien par M-A P

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SERIEUX INCENDIE DANS UN DEPOT D'ARMES EN CRIMEE : LE DEUXIEME DEPUIS LE DEBUT DU MOIS

Par Le 16/08/2022

mardi 16 août 2022

Sérieux incendie dans un dépôt d'armes en Crimée : le deuxième depuis le début du mois

 

Ce matin, un dépôt de munition en Crimée a pris feu et les explosions s'enchaînent, faisant de sérieux dégâts matériels. Zone d'évacuation, ligne de chemin de fer touchée, station de transformation électrique endommagée et ici aussi les raisons restent "à déterminer", en tout cas non dites. Il y a quelques jours de cela, un autre dépôt d'armes explosait "spontanément". Le discours de la combustion spontanée devient difficile à assumer et soulève, par ailleurs de véritables questions, et communicationnelles et stratégiques.

Selon le ministère russe de la Défense, l'incendie a pris ce matin à 6h15 sur le territoire d'un site destiné au stockage temporaire des munitions d'une unité militaire russe, en Crimée à proximité du village de Maïsky. Les explosions s'enchaînent, à tel point qu'un périmètre de sécurité de 5 km a été mis en place et environ 2 000 personnées sont évacuées. 

 

 

 

 

 

La station de transformation électrique Djankoy a également été touchée et un incendie est en cours :

 

 

Par ailleurs, la voie ferrée a été endommagée et la circulation des trains est interrompue sur la ligne Djankoy - Feodossia, la liaison est assurée par bus. 

 

Heureusement, les dégâts sont surtout matériels, mais l'on compte deux blessés - des civils.

 

L'on rappellera que le 9 août déjà, à proximité de l'aéroport militaire de Saki, dans la ville touristique en Crimée de Novofedorovka, un entrepôt d'armes avait déjà explosé. 

 

 

Le ministère de la Défense avait alors déclaré que des munitions avaient pris feu. Manifestement, nous sommes confrontés à une série mystique de combustions spontanées. Comment expliquer ces phénomènes à répétition sinon ? Puisque les autorités locales demandent à ne croire que les informations officielles, il ne nous reste qu'à nous rendre à l'explication magique.

 

Si l'on oublie la mystique, il serait bien que le ministère de la Défense s'occupe un peu plus sérieusement de sa communication. Déclarer à chaque incendie que les "raisons restent à déterminer" tout en s'arrêtant sur le fait de l'incendie est le meilleur moyen pour lancer toute une série de spéculations.

 

Car finalement, les événements étant à répétition, il ne reste dans ce cas que deux solutions : soit l'armée russe ne peut pas garantir la préservation de ses munitions en été (avec la chaleur, poum!), soit il y a des attaques terroristes menées sur le sol russe contre les sites militaires. Et alors le conflit s'élargit géographiquement et se renforce politiquement. Refuser de dire les choses, ne les empêchent pas d'exister. Cela empêche surtout de pouvoir y faire face rapidement.

 

Dans tous les cas, la Russie jouant elle aussi la carte de la comm dans cette guerre, il serait bon d'avoir un récit un peu plus sérieux.

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié par à 12:31 

http://russiepolitics.blogspot.com/2022/08/serieux-incendie-dans-un-depot-darmes.html

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Libellés : 

Dans RUSSIE

DES HACKERS RUSSES ATTAQUENT LES SYSTEMES DE LOCKHEED MARTIN

Par Le 12/08/2022

Des hackers russes attaquent les systèmes de Lockheed Martin

 Depuis 1 jour  11 août 2022

Lance-roquettes multiples HIMARS

Lance-roquettes multiples HIMARS

 Amérique et Europe - USA

 

Rédaction du site

Des hackers russes du groupe KILLNET ont mené une attaque sur le système de contrôle de la corporation militaro-industrielle américaine Lockheed Martin, celle-là même qui fournit des lance-roquettes multiples HIMARS à l’Ukraine, a rapporté le site Donbass Insider sur Telegram.

Suite à l’attaque, les services qui assurent le travail interne et la logistique sont « morts » :

Un des principaux systèmes internes de Lockheed Martin et de ses filiales et sociétés affiliées (« LM ») et destiné à être utilisé par les seuls utilisateurs autorisés est hors de service.

Système d’autorisation pour les employés de Lockheed Martin mis hors ligne.

Système d’autorisation utilisant la carte à puce « NASA » Jeton d’autorisation Indicateur d’utilisateur de l’agence RSA – hors ligne.

Une base de données de sauvegarde de tous les candidats à un emploi chez Lockheed Martin – hors ligne.

Système d’acquisition d’identifiant d’utilisateur d’agence – hors ligne.

Killnet dit que « ce n’est que le début ».

https://french.almanar.com.lb/2404855

    

Dans RUSSIE

COMMEMORATION D'HIROSHIMA ET NAGASAKI. BLAMER LA RUSSIE POUR LES CRIMES DE GUERRE DES ETATS-UNIS

Par Le 11/08/2022

Commémoration d’Hiroshima et Nagasaki. Blâmer la Russie pour les crimes de guerre des États-Unis

Par Prof Michel Chossudovsky

Mondialisation.ca, 10 août 2022

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La déclaration suivante du président Harry Truman a été formulée fin juillet 1945, il y a 77 ans.

Les gens au Japon, en Amérique et dans le monde entier devraient la lire :

« Cette arme doit être utilisée contre le Japon entre maintenant et le 10 août. J’ai dit au secrétaire de la guerre, M. Stimson, de l’utiliser de manière à ce que les objectifs militaires, les soldats et les marins soient la cible et non les femmes et les enfants.

Même si les Japs sont des sauvages, impitoyables, sans pitié et fanatiques, nous, en tant que leader du monde pour le bien-être commun, ne pouvons pas lâcher cette terrible bombe sur l’ancienne ou la nouvelle capitale. Lui et moi sommes d’accord. La cible sera purement militaire et nous publierons un communiqué d’avertissement demandant aux Japs de se rendre et de sauver des vies. (Harry Truman, 25 juillet 1945, c’est nous qui soulignons)

 

Notez la rhétorique « nous sommes le leader du monde pour le bien commun ». Le « les Japs sont des sauvages, impitoyables, sans pitié et fanatiques »

Cela n’a pas changé. C’est la continuité dans la politique étrangère américaine.

Les crimes contre l’humanité, soigneusement planifiés par le département de la guerre américain, sont présentés comme « le bien commun ».

Harry S Truman :

« Le monde notera que la première bombe atomique a été larguée sur Hiroshima, une base militaire »,

diffusé à la radio – 1945

9 Août1945, diffusion à la radio Washington D.C., USA

77 ans plus tard, les médias parlent d’Hiroshima et de Nagasaki (6 et 9 août 1945).

Les médias mainstream mentent hier et aujourd’hui. Le bombardement d’Hiroshima et de Nagasaki continue d’être présenté comme une opération humanitaire des États-Unis, comme un moyen de mettre fin à la Seconde Guerre mondiale et de sauver des vies.

Et aujourd’hui, en chœur, en ce qui concerne les armes nucléaires, les médias font porter le chapeau à la Russie.

Les « erreurs » des États-Unis ne sont tout simplement pas mentionnées.

Le secrétaire général des Nations unies et le premier ministre japonais « suivent la même voie » :

L’humanité joue avec un « pistolet chargé » alors que les crises susceptibles de provoquer une catastrophe nucléaire prolifèrent dans le monde entier, a déclaré le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, dans la ville japonaise d’Hiroshima, à l’occasion du 77e anniversaire de la première attaque à la bombe atomique.

(…)

Lors d’une commémoration annuelle, samedi, du largage de la première bombe nucléaire, Antonio Guterres a mis en garde le monde contre les risques que représentent les crises en Ukraine, au Moyen-Orient et dans la péninsule coréenne, tout en décrivant les terribles atrocités vécues dans la ville japonaise pendant la Seconde Guerre mondiale.

« Des dizaines de milliers de personnes ont été tuées dans cette ville en un instant. Des femmes, des enfants et des hommes ont été incinérés dans un feu infernal », a déclaré le chef des Nations unies.

« Nous devons nous demander : qu’avons-nous appris du champignon atomique qui s’est formé au-dessus de cette ville ? », dit Guterres.

Aucune mention du programme d’armement nucléaire de Joe Biden, d’une valeur de 1 300 milliards de dollars.

Aucune mention de la doctrine de guerre nucléaire préventive de Washington (2001 Nuclear Posture Review), qui décrit les armes nucléaires tactiques (d’une capacité explosive de 6 fois une bombe d’Hiroshima) décrites comme « inoffensives pour les civils ».

La Russie est à blâmer

« Les craintes d’un troisième bombardement atomique se sont accrues au milieu des menaces d’attaque nucléaire proférées par la Russie depuis le début de sa guerre contre l’Ukraine en février.

L’ambassadeur russe n’a pas été invité à la cérémonie mais s’est rendu à Hiroshima jeudi pour déposer des fleurs sur le site commémoratif.

Depuis que la Russie a envahi l’Ukraine en février, le président Vladimir Poutine a proféré des menaces à peine voilées, laissant entendre qu’il était prêt à déployer des armes nucléaires tactiques.

Visiblement, le maire d’Hiroshima a également été coopté par Washington. Pas d’histoire, pas de souvenirs, pas de crimes de guerre américains. Les accusations sont dirigées avec désinvolture  contre la Russie :

Le maire d’Hiroshima, Kazumi Matsui, dans sa déclaration de paix de samedi, a accusé Poutine « d’utiliser son propre peuple comme instrument de guerre et de tuer des civils innocents dans un autre pays ».

La guerre de la Russie contre l’Ukraine contribue à renforcer l’appui à la doctrine nucléaire, a déclaré Matsui, qui a exhorté le monde à ne pas répéter les erreurs qui ont détruit sa ville il y a 77 ans.

Trois jours après le bombardement d’Hiroshima, Washington a largué une deuxième bombe atomique sur la ville portuaire japonaise de Nagasaki, tuant environ 74 000 personnes et mettant fin à la Seconde Guerre mondiale.

(…)

Les États-Unis restent le seul pays à avoir utilisé des armes nucléaires dans un conflit.

Samedi, c’était la première fois que Guterres assistait en personne au mémorial d’Hiroshima en tant que chef de l’ONU. (C’est Al Jazeera qui souligne)

(…)

Le Premier ministre japonais, Fumio Kishida, a déclaré au mémorial.

« Je dois élever la voix pour appeler les peuples du monde entier à ne jamais répéter la tragédie de l’utilisation des armes nucléaires » (Al Jazeera *soulignement ajouté).

Alors que le rapport ci-dessus blâme implicitement la Russie avec diverses insinuations, il oublie de mentionner qu’à peine deux semaines après la fin de la Seconde Guerre mondiale, le 15 septembre 1945, le département de la guerre américain a publié un plan TOP SECRET consistant en une attaque nucléaire coordonnée dirigée contre 66 grandes villes de l’Union soviétique.

Le fameux « plan de la troisième guerre mondiale » pour mener une attaque nucléaire contre l’Union soviétique (15 septembre 1945)

Le ministère de la Guerre avait estimé qu’un total de 204 bombes atomiques serait nécessaire pour « rayer l’Union soviétique de la carte ».

Lisez le mémorandum pour le général Lauris Norstad (ci-dessous) « sur le nombre de bombes atomiques qui devraient être disponibles pour assurer notre sécurité nationale« . C’était avant la guerre froide, à une époque où les États-Unis et l’Union soviétique étaient alliés.

Le bombardement d’Hiroshima et de Nagasaki était-il une répétition générale d’une attaque beaucoup plus importante contre l’Union soviétique ?

Les documents déclassifiés parlent d’eux-mêmes.

La référence à Hiroshima et Nagasaki dans les documents ci-dessous concerne les « zones de destruction totale » comme moyen d’évaluer les bombes atomiques requises dans le plan de bombardement de 66 villes de l’Union soviétique.

« Il n’est pas essentiel d’obtenir la destruction totale d’une ville pour en détruire l’efficacité. Hiroshima n’existe plus en tant que ville, même si la superficie de la destruction totale est considérablement inférieure à la superficie totale ». (Mémorandum daté du 26 septembre 1945)

Des documents clés ont été publiés en septembre 1945. Ce plan du Projet Manhattan contre l’Union soviétique a été formulé à un stade antérieur, au plus fort de la Seconde Guerre mondiale.

 

Michel Chossudovsky

Article original en anglais :

Commemorating Hiroshima and Nagasaki. Blaming Russia for U.S. War Crimes

Traduction : Mondialisation.ca

Voir également :

«Rayer l’Union soviétique de la carte» en larguant 204 bombes atomiques sur ses villes importantes. Les USA planifiaient une attaque nucléaire contre l’URSS pendant la Deuxième Guerre mondiale.Les USA et l’Union soviétique étaient alors des alliés.

Par Prof Michel Chossudovsky, 27 février 2022

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À propos de l’auteur

Michel Chossudovsky est un auteur primé, professeur d’économie (émérite) à l’Université d’Ottawa, fondateur et directeur du Centre de recherche sur la mondialisation (CRM), Montréal, rédacteur en chef de Global Research.

Il a entrepris des recherches sur le terrain en Amérique latine, en Asie, au Moyen-Orient, en Afrique subsaharienne et dans le Pacifique et a beaucoup écrit sur les économies des pays en développement en mettant l’accent sur la pauvreté et les inégalités sociales. Il a également entrepris des recherches en économie de la santé (Commission économique des Nations Unies pour l’Amérique latine et les Caraïbes (CEPA), FNUAP, ACDI, OMS, gouvernement du Venezuela, John Hopkins International Journal of Health Services (19791983)

Il est l’auteur de douze livres dont The Globalization of Poverty et The New World Order (2003) – La mondialisation de la pauvreté,  America’s « War on Terrorism » (2005) – Guerre et Mondialisation, The Globalization of War, America’s Long War against Humanity (2015).

Il collabore à l’Encyclopédie Britannica. Ses écrits ont été publiés dans plus de vingt langues. En 2014, il a reçu la médaille d’or du mérite de la République de Serbie pour ses écrits sur la guerre d’agression de l’OTAN contre la Yougoslavie. On peut le joindre à crgeditor@yahoo.com

Voir en anglais : Michel Chossudovsky, Notice biographique

Articles de Michel Chossudovsky sur Global Research

Articles en français de Michel Chossudovsky sur Mondialisation.ca

La source originale de cet article est Mondialisation.ca

Copyright © Prof Michel Chossudovsky, Mondialisation.ca, 2022

https://www.mondialisation.ca/commemoration-dhiroshima-et-nagasaki-blamer-la-russie-pour-les-crimes-de-guerre-des-etats-unis/5670410

Dans RUSSIE

UKRAINE : LA RUSSIE REVELE LES CRIMES COMMIS PAR LE BATAILLON AZOV A DONETZK ET LUGANSK

Par Le 10/08/2022

10 Août 2022

La Russie révèle les crimes du bataillon Azov à Donetsk et Lugansk
par Paco Col | 9 août 2022 | International,


Le bureau du procureur général de Russie annonce qu'il dispose de preuves de crimes odieux commis par le bataillon nationaliste ukrainien Azov contre des civils à Donetsk et à Lougansk.

"Des défenseurs des droits, des journalistes et des militants qui suivent l'activité d'Azov depuis des années ont pris part à la procédure. Ils ont présenté des vidéos et des audios, y compris des déclarations de témoins, qui prouvent la torture et le meurtre de civils, y compris d'enfants", a déclaré le procureur général russe Igor Krasnov dans une interview accordée au journal Kommersant lundi.

M. Krasnov a déclaré que des preuves avaient été trouvées d'attaques préméditées par le régiment des forces armées ukrainiennes contre des installations civiles et de la pose d'engins explosifs dans des lieux bondés à Donetsk et Louhansk, dans l'est de l'Ukraine.

En outre, il a fait valoir que les preuves mettent en évidence la nature terroriste des actes, ainsi que l'utilisation d'armes et de méthodes de guerre interdites.

Les enquêteurs sont parvenus à la conclusion sans équivoque qu'Azov a agi comme une formation nazie, dont les membres adhèrent à l'idéologie du fascisme, y compris à ses symboles et slogans.

Il a également souligné que les crimes des membres d'Azov pouvaient être comparés dans leur cruauté aux actes des envahisseurs fascistes allemands et de leurs complices dans les années de la Seconde Guerre mondiale.

Le 2 août, le plus haut tribunal de Russie a reconnu le bataillon Azov comme une organisation terroriste à la demande du bureau du procureur général. Le jugement interdit les activités du régiment Azov sur le territoire de la Russie et prévoit une peine de cinq à dix ans de prison et des amendes allant jusqu'à 500 000 roubles (environ 8280 dollars) pour les membres du groupe.

Un certain nombre de membres d'Azov ont déjà été poursuivis en Russie en vertu de lois contre les activités extrémistes, mercenaires et similaires. Désormais, ils peuvent être poursuivis comme complices, participants et organisateurs d'une organisation terroriste, avec des peines sévères.

Source : HispanTV

source : https://pacocol.org/rusia-revela-crimenes-del-batallon-azov-en-donetsk-y-lugansk/

Tag(s) : #Russie#Azov#Donetsk#Lugansk

Dans RUSSIE

REVELATION-CHOC DE LA RUSSIE SUR LES ARMES BIOLOGIQUES AMERICAINES

Par Le 06/08/2022

Armes biologiques américaines: révélation-choc de la Russie

Armes biologiques américaines: révélation-choc de la Russie

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Par AlAhed avec PressTV

Le ministère russe de la Défense suppose un lien entre le programme de l'Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) sur le contrôle des chauves-souris et l'émergence de la Covid.

Le commandant des troupes russes de protection nucléaire, chimique et biologique, le lieutenant-général Igor Kirillov, a déclaré ce jeudi 4 août que le ministère russe de la Défense suppose un lien entre le programme de contrôle des chauves-souris de l'USAID et l'émergence de la Covid, rapporte l’agence de presse russe TASS.

«Nous envisageons la possibilité que l'USAID soit impliquée dans l'urgence du nouveau coronavirus. Depuis 2009, l'agence a financé le programme PREDICT, qui s'est concentré sur l'étude des nouveaux coronavirus et la capture des chauves-souris qui transmettent ce virus. L'un des sous-traitants du programme était la société de mauvaise réputation Metabiota, connue pour ses opérations biologiques militaires en Ukraine», a-t-il souligné.

Il a également déclaré que les déclarations des membres du Congrès américain soulevaient également des inquiétudes quant au rôle des biologistes américains dans l'émergence et la propagation du Covid-19.

M. Kirillov a souligné que Jason Crow, membre du comité du renseignement de la Chambre des représentants des États-Unis, avait mis en garde les citoyens américains lors de la conférence sur la sécurité nationale en juillet contre la remise de leurs échantillons d'ADN à des entreprises privées, car ils pourraient être vendus à des tiers.

«Il y a maintenant des armes en cours de développement qui sont conçues pour cibler des personnes spécifiques», avait révélé Jason Crow à cette époque.

«Compte tenu de l'intérêt de l'administration américaine pour la recherche de moyens biologiques d'action ciblée, de telles déclarations offrent un nouveau regard sur les raisons de l'émergence de la nouvelle infection à coronavirus et de la propagation de l'agent pathogène Covid-19», a affirmé le général Kirillov.

«Le coronavirus a été transmis des chauves-souris aux humains par un vecteur intermédiaire - les porcs. C'est ainsi que la grippe espagnole, qui a coûté la vie à des dizaines de millions d’hommes, est devenue une pandémie», a-t-il expliqué.

«La mise en œuvre du scénario de développement de la Covid-19, ainsi que l'arrêt d'urgence du programme PREDICT en 2019, permettent d'assumer le caractère intentionnel de la pandémie et l'implication des États-Unis dans son émergence», a conclu le lieutenant-général russe.

https://french.alahednews.com.lb/45200/340

russie usa armes biologiques etats unis coronavirus covid 19

Dans RUSSIE

MOSCOU : PLUS D'APPEL MACRON-POUTINE CAR LA FRANCE N'EST PAS UN PAYS AMI

Par Le 05/08/2022

Plus d’appel Macron-Poutine car la France n’est pas un pays ami (Kremlin)

Plus d’appel Macron-Poutine car la France n’est pas un pays ami (Kremlin)

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Par AlAhed avec AFP

Les présidents russe Vladimir Poutine et français Emmanuel Macron n'ont pas eu d'entretien téléphonique depuis deux mois car la France est un pays «inamical» avec lequel des discussions ne sont actuellement pas «nécessaires», a déclaré vendredi le Kremlin.

«Eh bien, tout d'abord, la France est un Etat inamical au regard des actions qu'elle prend concernant notre pays», a déclaré à la presse Dmitri Peskov, en réponse à une question sur l'absence d'échange téléphonique récent entre les deux dirigeants, qui s'étaient parlés à plusieurs reprises au début de l'année.

«Ils ne s'appellent pas parce qu'ils estiment que le moment n'est pas venu, et qu'actuellement ce n'est simplement pas nécessaire. Si la nécessité se fait sentir, ils peuvent s'appeler dans la minute», a affirmé M. Peskov.

Le dernier échange officiel entre MM. Poutine et Macron remonte au 28 mai, quand les deux dirigeants avaient notamment évoqué au téléphone, avec le chancelier allemand Olaf Scholz, le sort de soldats ukrainiens faits prisonniers par l'armée russe.

Auparavant, M. Macron avait eu des entretiens téléphoniques avec M. Poutine début mai, début mars et à cinq reprises en février en pleine montée des tensions jusqu'à l’opération militaire russe en Ukraine, le 24 février. Il s'était aussi rendu en personne à Moscou, le 7 février, pour rencontrer M. Poutine.

Ces multiples contacts ont valu des critiques au président français, certains lui reprochant d'avoir maintenu des échanges réguliers avec le chef du Kremlin sans parvenir à empêcher le lancement d'une «offensive russe» contre l'Ukraine.

Le Kremlin a cité une liste de pays «inamicaux» ayant pris des sanctions contre la Russie après son intervention en Ukraine, et soumis à des mesures de rétorsion par Moscou. On y trouve désormais les Etats-Unis, l'Australie, le Canada, le Royaume-Uni, la Nouvelle-Zélande, le Japon, la Corée du Sud, la Norvège, Taïwan et l'ensemble des membres de l'Union européenne.

https://french.alahednews.com.lb/45189/322

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Dans RUSSIE

PARTI COMMUNISTE DE LA FEDERATION DE RUSSIE : A BAS L'IMPERIALISME AMERICAIN !

Par Le 05/08/2022

4 Août 2022

Parti communiste de la Fédération de Russie  : A bas l'impérialisme américain ! Vive la solidarité des travailleurs et un monde multipolaire !
8/4/22 2:26 PM
Déclaration des participants au rassemblement près de l'ambassade des États-Unis à Moscou

 

Le 28 juillet 2022, les Moscovites et les habitants de la région de Moscou se sont rassemblés devant l'ambassade des États-Unis à Moscou pour rencontrer les députés communistes afin de soutenir la démilitarisation et la dénazification de l'Ukraine ainsi que pour protester contre la politique agressive menée par les États-Unis et leurs satellites contre la Russie. 

La deuxième partie du vingtième siècle et le début du XXIe siècle ont été caractérisés par l'expansion effrénée des États-Unis, ainsi que par leur politique d'incitation aux guerres locales, d'inspiration des "révolutions de couleur" et d'exploitation effrénée des populations et des ressources.

Après la destruction perfide de l'URSS, la domination sans partage de l'oligarchie mondiale, réalisée par la politique des États-Unis, s'est établie sur l'humanité depuis un certain temps.

Les événements ukrainiens ont clairement démontré la nature destructrice de la politique impérialiste menée par les grandes puissances à l'égard des pays et des peuples dépendants.

Tout au long des années post-soviétiques, l'Ukraine a été délibérément attirée dans l'orbite de l'influence collective de l'Occident, tandis que les autorités russes perdaient du temps en marchandant avec l'Ukraine sur les prix du gaz dans le but de négocier avec les oligarques ukrainiens.

Cette ligne est devenue pernicieuse après le coup d'État de 2014 en particulier, lorsque des éléments franchement nazis-bandéristes ont pris le pouvoir à Kiev.

Toutes les années suivantes, l'Occident a activement encouragé le fascisme du régime politique ukrainien, en pompant le pays avec de l'argent et des armes. Parallèlement à la forte intensification de la propagande russophobe et antisoviétique, des actions militaires brutales des exécuteurs de Kiev contre les républiques populaires de Donetsk et de Lougansk étaient en cours.

La répression contre tous les dissidents est devenue sans précédent, le Parti communiste d'Ukraine et tout ce qui est lié à l'histoire soviétique et à la langue russe ont été interdits.

La tragédie de la situation a été encore intensifiée par le fait que, comme le président du Comité central du Parti communiste de la Fédération de Russie G.A. Zyuganov l'a correctement noté, la tâche de libérer l'Ukraine du régime criminel nazi-bandera ne pouvait être résolue de manière indépendante par les Ukrainiens.

La politique agressive des États-Unis, de leurs alliés européens et des marionnettes de Kiev, ainsi que la politique incohérente et indécise des autorités russes, se sont traduites par l'incapacité d'éviter un affrontement violent en Ukraine.

Une opération spéciale est devenue inévitable. Dans le même temps, les "alliés" européens de l'Ukraine, membres de l'OTAN, continuent d'utiliser cyniquement les troupes ukrainiennes comme leurs esclaves de combat.

L'Occident collectif dirigé par les États-Unis dépense des milliards de dollars pour organiser une lutte armée en Ukraine, et se montre prêt à mener une "guerre" hybride jusqu'au dernier Ukrainien.

Sans le soutien militaire, politique, informationnel et la propagande organisés par les États-Unis et leurs alliés, le conflit non seulement se terminerait rapidement, mais n'aurait jamais commencé.

La stratégie des adversaires de la Russie consiste à affaiblir autant que possible l'économie de notre pays par des sanctions, le vol audacieux des réserves de change et la prolongation des hostilités.

Dans ces circonstances, la Russie est obligée d'agir de manière décisive, tant sur le plan militaire que politique, et d'opérer des transformations socio-économiques.

À l'heure actuelle, la politique des autorités russes vise à tenter de sauver le capitalisme russe par des mesures ciblées, avec l'intention, au fond, de tout laisser en l'état en permettant aux riches de s'enrichir davantage et en obligeant les pauvres à travailler pour les seigneurs de la vie.

Une telle politique ne correspond pas aux niveaux des défis auxquels le pays est confronté. Le pays a besoin de transformations sérieuses qui peuvent être mises en œuvre sur la base du programme du Parti communiste "20 étapes vers la transformation de la Russie", notamment : la nationalisation des industries clés, la gestion économique planifiée, la suppression de la réforme des retraites, l'impôt progressif sur le revenu, l'augmentation drastique des salaires des travailleurs, etc.

Seule l'adoption du programme du CPRF comme base de la politique de l'Etat permettra à la Russie d'acquérir le potentiel de puissance nécessaire, la cohésion sociale et l'établissement d'un ordre équitable permettant de résister avec succès aux actions agressives de l'OTAN.

Dans un tel contexte, une sorte de renaissance du patriotisme soviétique parmi la population et les forces armées prend un symbolisme particulier mis en œuvre dans les drapeaux rouges de la Victoire et de l'URSS qui sont souvent hissés sur les colonies libérées en Ukraine.

source : http://www.solidnet.org/article/CP-of-the-Russian-Federation-Down-with-American-imperialism-Long-live-workers-solidarity-and-a-multipolar-world/

Tag(s) : #PCFR#Communiste#Russie#USA

Dans RUSSIE

LAVROV JUGE LE SERMON DE MACRON "OFFENSANT" POUR LES ETATS AFRICAINS AYANT DES RELATIONS AVEC LA RUSSIE

Par Le 30/07/2022

Lavrov juge le sermon de Macron «offensant» pour les Etats africains ayant des relations avec Moscou

Lavrov juge le sermon de Macron «offensant» pour les Etats africains ayant des relations avec Moscou

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Par RT

Lors d'une conférence de presse ce 29 juillet tenue à Tachkent en marge d'une réunion de l'Organisation de coopération de Shanghai, le chef de la diplomatie russe est revenu sur les accusations envers Moscou proférées par Emmanuel Macron lors de ses visites au Cameroun et au Bénin.

Selon le président français, la Russie est en effet «l’une des dernières puissances impériales coloniales» et mènerait en Afrique une nouvelle forme de «guerre hybride». Le 27 juillet au côté du président camerounais Paul Biya – dont le pays, anciennement colonisé par la France, a récemment renouvelé un partenariat militaire avec Moscou – Emmanuel Macron a d'abord rappelé que la Russie était «une grande puissance politique et militaire qui a développé une relation avec plusieurs pays, comme c'est normal dans le grand concert des nations». Pour ensuite avertir le lendemain au Bénin que les alliances nouées par les autorités russes sur le continent n'étaient selon lui «pas des coopérations classiques» mais le fait d'une «présence hybride» – à la fois dans le champ miliaire et informationnel  – qui «permet à la Russie de venir en aide soit à des pouvoirs politiques affaiblis, soit à des milices n’ayant aucune légitimité».

«La France fera tout pour que ce schéma ne se diffuse pas trop, parce que je ne crois pas qu’il soit bon, en particulier pour les peuples», a encore intimé le chef d'Etat français.

«Plutôt offensant» pour les pays qui continuent d'entretenir des relations avec la Russie, selon Lavrov

«On pourrait s’attendre à des déclarations plus éthiques de la part des Français», a réagi le lendemain le ministre russe des Affaires étrangères, en référence au passé colonial de la France et à la persistance de la «Françafrique» sur le continent. «Il a dit, si je me souviens bien, à peu près ce qui suit : qu’il était préoccupé par l’activité militaire et diplomatique de la Russie en Afrique, et qu’il n’appellerait même pas cela une coopération, mais un soutien à des régimes illégitimes absolument défaillants et à des juntes», a poursuivi le haut diplomate. Sergueï Lavrov – qui rentre d'une tournée diplomatique en Egypte, au Congo, en Ouganda et en Ethiopie – a en outre appuyé sur l'offense dont se rendrait coupable Emmanuel Macron à l'endroit des pays africains qui entretiennent en toute souveraineté des relations avec la Russie : «En fait, si vous regardez la liste des pays que nous avons visités en Afrique – si c’est à cela qu’il a réagi – c’était plutôt offensant pour les Etats africains qui continuent, malgré tout, à développer systématiquement des relations avec la Fédération de Russie».

Invité à réagir sur RT France aux mises en garde du président français, Abdelkerim Yacoub Koundougoumi a jugé «inacceptable qu'en 2022, un chef d'Etat puisse venir sur le continent africain tenir des propos sur un ton paternaliste donneur de leçon et dire aux Africains ce qu'ils doivent penser, ce qu'ils doivent faire, qui ils doivent fréquenter». Selon le chercheur associé au groupe Afrique de l'Institut prospective et sécurité de l'Europe (IPSE), «la jeunesse africaine a très mal pris cette façon dont une ancienne puissance coloniale croit avoir le droit de venir sur nos territoires, dans nos Etats, tenir de tels propos». Abdelkerim Yacoub Koundougoumi a enfin soutenu que les pays africains étaient «matures» et pris pour exemple qu'au sujet du conflit en Ukraine, le président de l'Union africaine Macky Sall avait rencontré Vladimir Poutine et «écouté» le président ukrainien Volodymyr Zelensky.

https://french.alahednews.com.lb/45093/340

russie serguei lavrov emmanuel macron

Dans RUSSIE

RUSSIE/CHINE : QUE PEUT L'OTAN ?

Par Le 27/07/2022

Russie/Chine : Que peut l’OTAN ?

E-Press du 27 juillet 2022

Washington est bien conscient qu’au cours des dix à quinze dernières années, un autre acteur mondial a grandi : la Chine. D’ailleurs, elle a été soutenue par les États-Unis eux-mêmes, qui, par avidité capitaliste, ne pouvaient se priver d’une main-d’œuvre bon marché. Ils ont élevé le dragon, et regardent maintenant nerveusement Pékin construire des porte-avions.

Aujourd’hui, une alliance appelée Quad ou Dialogue quadrilatéral est en train de se construire contre le communisme chinois. L’organisation, qui comprend l’Inde, le Japon, l’Australie et les États-Unis, a un objectif affiché : « Développement d’un partenariat de sécurité sur la base de principes et de valeurs communs ». Et pas un mot sur la Chine. Alors que l’OTAN a déclaré que la Russie constituait une « menace majeure pour la sécurité européenne » lors du dernier rassemblement.

Cette prudence démonstrative dans le dialogue quadrilatéral est principalement due à la position de l’Inde. Franchement, qui se soucie des opinions du Japon et de l’Australie dans cette histoire ? Ces pays ont une seule mission : agir dans le sillage de Washington. Et c’est un euphémisme. Delhi, en revanche, n’est pas prêt à se joindre aux jeux de Washington dans la région indo-pacifique et à sacrifier sa souveraineté dans le processus. Une « OTAN asiatique » ne fonctionnera pas ici. Participer à des exercices, lancer des projets locaux communs avec les Japonais est toujours bienvenu. Mais l’Inde n’a pas l’intention d’attiser l’histoire anti-chinoise. Il n’y aura pas de vassal américain d’un pays ayant un milliard d’habitants. D’ailleurs, la politique indépendante menée par le Premier ministre indien Narendra Modi vis-à-vis de la Russie et des sanctions occidentales le montre très bien.

L’émergence de l’AUKUS, qui réunit les forces américaines, britanniques et australiennes, peut être considérée comme la tentative n° 2 de l’Amérique. Le format trilatéral de l’alliance n’est pas définitif et Washington a l’intention d’engager la Corée du Sud, Taïwan, le Japon et un certain nombre d’autres pays qui se sentent menacés par la Chine. C’est son intention, mais jusqu’à présent, elle n’y parvient pas. Il a seulement réussi à amadouer l’Australie en lui promettant une flotte de sous-marins à propulsion nucléaire.

En fin de compte, on ne peut que rêver de construire une nouvelle alliance militaire contre la Chine – l’Amérique n’a jamais réussi à diaboliser Pékin à un point tel que son entourage finisse par avoir peur. Mais ils essaient. Et le fruit de ces efforts pourrait être une alliance militaire entre la Russie et la RPC.

Le géant qui en résulterait ferait plus que compenser le potentiel perdu du Pacte de Varsovie, d’autant que les deux pays sont politiquement plus ouverts l’un à l’autre que jamais auparavant.

Le traité de 2001 entre Moscou et Pékin mentionne même des « consultations immédiates en cas de menace d’agression par l’un ou l’autre pays ». Beaucoup pensent qu’il s’agit déjà d’une reconnaissance de facto d’une alliance militaire, bien qu’indirectement. Ce qui reste à documenter, c’est que pour la Chine, la concentration des troupes de l’OTAN en Europe de l’Est représente la même menace que pour la Russie, l’influence américaine croissante à Taïwan. Une menace commune unit toujours mieux qu’un succès commun.

Cependant, il est important de comprendre qu’une alliance militaire de type « nouvelle OTAN » entre la Chine et la Russie ne fonctionnera pas. Ni le président Poutine ni le président Xi Jinping n’accepteront le rôle de vassal, comme l’ont fait autrefois les dirigeants français, italiens, allemands et autres.

Que peut faire une OTAN classique pour contrer la puissance binaire de Moscou et de Pékin ? Pratiquement rien – la plupart des théâtres de guerre potentiels sont si éloignés de l’Europe qu’ils nécessiteraient une restructuration radicale de l’ensemble de la structure militaire. Pour contenir la Chine, il serait nécessaire de déployer une force de frappe importante près des frontières – comme on le fait actuellement contre la Russie. Où seraient-ils déployés ? Au Vietnam, au Myanmar, au Laos ou au Pakistan ? Nous devrions revenir à la politique coloniale, avec toutes ses conséquences. La projection de puissance par le biais de porte-avions est également risquée – la Chine répondra avec une flotte similaire en Méditerranée, pas aujourd’hui, mais demain.

Pendant longtemps, l’OTAN n’a pas eu de véritable ennemi. Même après 2014, Washington et Bruxelles ne croyaient pas au retour d’une « nouvelle URSS » représentée par la Russie. Ils ont dû inventer un conflit au fur et à mesure, ce qui a conduit à la crise ukrainienne. Cela a certainement fait le jeu des marionnettistes et l’alliance s’est tenue au garde-à-vous. Pas tous, bien sûr, la Turquie prétend encore être une puissance indépendante. Mais le monde a changé depuis l’effondrement de l’Union soviétique, et de nombreux États ne sont pas prêts à supporter l’hégémonie de l’« Occident collectif ». Ils cherchaient une source pour unifier le paradigme de l’OTAN, et ont obtenu une nouvelle menace, beaucoup plus dangereuse, une fois formée, le monde ne sera plus jamais le même. Pour de tels échecs épiques, les Anglo-Saxons doivent avoir un talent particulier.

http://french.presstv.ir/Detail/2022/07/27/686333/Russie-Chine---Que-peut-l%E2%80%99OTAN--

Dans RUSSIE

UN TRIBUNAL RUSSE CONDAMNE GOOGLE A 363 MILLIONS D'EUROS D'AMENDE

Par Le 20/07/2022

Un tribunal russe condamne Google à 363 millions d’euros d’amende

 Depuis 31 minutes  20 juillet 2022

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 Amérique et Europe - Russie

 

Un tribunal de première instance de Moscou a reconnu ce 18 juillet la société Google coupable d’une infraction administrative en raison de violations répétées de la restriction d’accès aux matériels contenant des « fausses informations », selon l’agence Interfax.

Une amende de plus de 21 milliards de roubles (plus de 363 millions d’euros) a en effet été infligée à l’entreprise américaine, ce qui représente 10% de son chiffre d’affaires annuel en Russie. Le gendarme russe des télécoms Roskomnadzor a précisé que la société Google avait maintes fois fait l’objet de poursuites administratives concernant la violation des lois russes relatives à la suppression de fausses informations, et qu’une amende basée sur son chiffre d’affaire annuel devait donc s’appliquer.

Roskomnadzor a cité des contenus publiés sur la plateforme YouTube, qui appartient à Google et qui « favorise délibérément la propagation de fausses informations sur le déroulement de l’opération militaire spéciale en Ukraine diffamant les forces armées de la Fédération de Russie ; de matériels promouvant des opinions extrémistes et l’idéologie d’organisations terroristes, ainsi que contenant des instructions pour fabriquer des explosifs ».

Dans l’immédiat, Google n’a pas réagi à cette amende historique. Il demeure toutefois improbable que le géant américain s’en acquitte, l’entreprise ayant en effet quitté la Russie après le début de l’intervention militaire russe en Ukraine.

Source: RT

https://french.almanar.com.lb/2382921

    

https://french.almanar.com.lb/2382921

Dans RUSSIE

LA RUSSIE ET LA CHINE VEULENT CREER UNE NOUVELLE MONNAIE DE RESERVE

Par Le 16/07/2022

La Russie et la Chine veulent créer une nouvelle monnaie de réserve


Arrêt sur info — 16 juillet 2022

Facebook

 

Président Poutine et Xi Jinping – Crédit image : Sputnik

 

 

Par Swann Collins, investisseur, écrivain et consultant en affaires internationales

Publié le 29/06/2022 sur Eurasia Business News

 

 

La Russie et la Chine mènent la dynamique au sein des BRICS pour développer une nouvelle monnaie de réserve mondiale, en défi au dollar américain.

Le président russe Vladimir Poutine a déclaré le 22 juin dernier qu’une nouvelle monnaie de réserve est en cours de développement au sein du groupe des BRICS et reposera sur un panier de devises des pays membres du groupe: Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud. Tous ces pays sont des producteurs d’or.

« La question de la création d’une monnaie de réserve internationale basée sur un panier de devises de nos pays est à l’étude », a annoncé M. Poutine lors du forum économique des BRICS, qui s’est déroulé à Pékin le 22 juin. « Nous sommes prêts à coopérer ouvertement avec tous les partenaires honnêtes. »

Cette politique monétaire est dirigée contre le dollar américain, dont la domination dans l’économie mondiale diminue inexorablement sur les vingt dernières années, face à l’euro, au yuan ou au rouble. La Russie et la Chine, alliés politiques, énergétiques et économiques, veulent en effet s’affranchir des Etats-Unis sur la scène internationale.

La création d’une nouvelle monnaie de réserve permettra aux BRICS de créer leur propre sphère d’influence et leur propre unité monétaire dans ce domaine. Une possibilité est que le panier de devises des BRICS puisse attirer non seulement les réserves monétaires des membres du groupe, mais aussi les réserves des pays déjà dans sa sphère d’influence.

La rapidité avec laquelle les Etats-Unis et leurs alliés ont imposé des sanctions sur les réserves de change russes fin février et début mars (gel d’environ la moitié des réserves monétaires de la Banque de Russie, soit 300 milliards d’équivalent dollars et euros) a choqué les autorités russes. La Banque centrale russe l’a pratiquement publiquement reconnu. La Chine a également remarqué la rapidité et la furtivité des actions du Trésor américain dans la localisation et le gel des avoirs monétaires de l’Etat russe.

La Russie et la Chine s’attelèrent dès 2014 à réduire la part du dollar dans leurs réserves monétaires et le remplacèrent par des lingots d’or. La Chine achète de l’or à un rythme soutenu depuis le début des années 2010 pour augmenter ses réserves du précieux métal et sécuriser la valeur du yuan/renminbi. La Russie met en œuvre une politique similaire depuis 2014. En 2014, la Russie et la Chine signèrent un accord bilatéral permettant d’accéder à la monnaie de l’autre pays sans avoir à l’acheter sur le marché des changes. En 2017, l’accord fut prolongé de trois ans. L’objectif est d’éviter de recourir au dollar pour le paiement des échanges commerciaux entre la Chine et la Russie. Le président russe Vladimir Poutine a déclaré à plusieurs reprises que les États-Unis utilisent leur monnaie comme un instrument de lutte politique.

La Chine depuis au moins 2010 travaille à la création d’un système monétaire régional, reposant sur le yuan et l’or, afin de de se hisser du statut de puissance économique globale à celui d’empire économique. Chaque empire s’appuie sur une monnaie qu’il contrôle.

Les pays occidentaux ont compris cette stratégie de Moscou et de Pékin. Les leaders du G7 décidèrent alors le 26 juin d’interdire les importations d’or russe dans leurs économies. Cependant, une telle mesure aura peu d’effet. La Chine, l’Inde et la Turquie étant de grands importateurs d’or, ils remplaceront facilement le marché occidental pour l’or russe.

La tentative d’isolement international de la Russie, menée par les Etats-Unis, n’a cependant pas atteint ses objectifs. En effet, la Chine soutient publiquement la Russie, qu’elle considère désormais comme une “alliée”. Le 15 juin, les médias de l’Etat chinois ont annoncé que le président chinois Xi Jinping avait déclaré mercredi à son homologue russe Vladimir Poutine que Pékin continuerait à soutenir Moscou sur « la souveraineté et la sécurité ». Depuis les sanctions occidentales sur le pétrole russe, la Russie est devenue le plus grand fournisseur de pétrole brut de la Chine. Xi Jinping et les dirigeants chinois soutiennent la Russie sur la question ukrainienne. Pékin critique publiquement l’élargissement de l’OTAN, bras armé de Washington, et déclare régulièrement que « les tentatives d’élargir les alliances militaires et de rechercher sa propre sécurité aux dépens des autres ne feront qu’alimenter un dilemme de sécurité ».

La Russie a su développer sa participation et son influence au sein du groupe des BRICS, auquel veulent maintenant adhérer l’Argentine et l’Iran. L’Arabie saoudite serait aussi intéressée par une adhésion au groupe des BRICS.

Moscou veut développer et mettre en oeuvre au sein des BRICS un système de messagerie et de paiements internationaux alternatif à SWIFT, système contrôlé par les Etats occidentaux. La Russie souhaite connecter son propre système, SPFS, au réseau des BRICS.

Le président russe Vladimir Poutine déclara en ce sens le 22 juin qu’avec les partenaires des BRICS, “des mécanismes alternatifs fiables pour les paiements internationaux sont en cours de développement.“

« Le système russe de transmission des messages financiers est ouvert pour connecter les banques des cinq pays. La géographie de l’utilisation du système de paiement russe Mir est en expansion », ajouta Vladimir Poutine.

Augmenter les règlements en monnaies nationales

La création d’une monnaie alternative basée sur un panier de devises des pays membres du groupe BRICS dépendra de l’augmentation de la part des règlements en monnaies nationales, ainsi que de l’atteinte d’un certain niveau de dédollarisation, a expliqué le 27 juin le directeur adjoint du Département de la coopération économique multilatérale et des projets spéciaux du Ministère russe du Développement économique, Nikita Kondratyev.

Selon Monsieur Kondratyev, avant le lancement d’une nouvelle monnaie internationale, il est nécessaire de construire une architecture financière commune entre pays partenaires.

« Sans une augmentation de la part des règlements en monnaies nationales, sans une certaine part de dédollarisation, qui a maintenant lieu dans le cadre des BRICS, sans mécanismes financiers, le pool de réserves monétaires contingentes des BRICS, qui existe maintenant et est testé en tenant compte des paniers de monnaies nationales, il ne sera pas possible de parvenir à la création d’une monnaie alternative commune », a déclaré le haut-fonctionnaire russe.

Actuellement, la part des règlements commerciaux dans les monnaies nationales des pays BRICS est de 38%, alors qu’en 2013-2014, le chiffre ne dépassait pas 3%. Dans un avenir proche, il est prévu de l’augmenter à 50%, y compris par le biais du commerce de produits agricoles et de biens de consommation.

Le 29 juin, le premier vice-président de la Banque centrale de la Fédération de Russie, Vladimir Chistyukhin, a déclaré que “le rôle du dollar américain et de l’euro en tant que monnaies de réserve a été épuisé, non seulement pour la Russie, mais aussi pour un certain nombre d’autres pays.“

La géopolitique et la dédollarisation

Après plus de quatre mois de combats, le conflit militaire en Ukraine continue de faire rage. Des armes de plus en plus sophistiquées sont utilisées. Les États-Unis transfèrent des avions F-35 en mer Noire et voudraient installer dans la région un système sophistiqué de défense antimissile, en complément de ceux déjà installés en Roumanie et en Pologne. La Russie se prépare quant à elle à déployer des missiles à longue portée avec une charge nucléaire, les Iskander-M, en Biélorussie. Moscou contrôle déjà le sud de l’Ukraine et l’Est, avec le Donbass. La guerre s’intensifie. Les dirigeants du G7 sont peu disposés à négocier avec la Russie. Ce contexte d’affrontement armé entre la Russie et l’OTAN par l’intermédiaire de l’Ukraine ne peut que provoquer l’accélération de la dédollarisation de l’économie mondiale, alors que la Russie reçoit le soutient de la Chine, de l’Inde, et de dizaines d’autres puissances régionales en Asie, au Moyen-Orient, en Afrique et en Amérique du Sud.

Ces fortes tensions géopolitiques et l’inflation qui frappe la zone euro et les Etats-Unis depuis juillet 2021 alimente la stabilité voire la hausse des prix de l’or. Le 29 juin, à la mi-journée, les prix de l’once d’or se sont élevés au plus haut à $ 1 834.2, pour se stabiliser à $ 1 819. Cela représente une hausse de +3.27% sur un an.

L’acronyme BRICS, dérivé des lettres initiales des noms des membres du groupe, a été créé en décembre 2010, lorsque l’Afrique du Sud a rejoint l’organisation qui était auparavant connue sous le nom de BRIC. L’objectif du groupe, créé à l’initiative de la Russie en 2006, est de renforcer la coopération globale entre les États membres. La Chine assurera la présidence des BRICS en 2022.

Pour contacter l’auteur, écrivez à : swann.collins.consulting@gmail.com

© Copyright 2022 – Swann Collins, investisseur et consultant en affaires internationales.

Source: Eurasia Business News

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CHINERUSSIE

BRICS

Dans RUSSIE

LA RUSSIE PUBLIE UN TABLEAU SUR LE NOMBRE DE MERCENAIRES ETRANGERS EN UKRAINE ET LEUR PAYS D'ORIGINE

Par Le 13/07/2022

La Russie publie un tableau sur le nombre de mercenaires étrangers en Ukraine et leur pays d’origine

 Depuis 12 heures  13 juillet 2022

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 Amérique et Europe - Ukraine

 

Rédaction du site

Des tableaux détaillés publiés par le Ministère russe de la Défense ont montré le grand nombre de mercenaires venus des 4 coins du monde pour combattre en Ukraine depuis le 24 février 2022.

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Les données du ministère russe de la Défense ont documenté la participation des mercenaires par pays :

– Pologne : 1 853 mercenaires dont 991 tués et 944 restants.
– Roumanie : 504 mercenaires dont 242 tués et 262 restants.
– Grande Bretagne : 429 mercenaires dont 231 tués et 198 restants.
– Biélorussie : 208 mercenaires dont 69 sont encore en vie.
– France : 185 mercenaires dont 66 sont encore en vie.
– Canada : 605 dont 239 sont encore en vie.
– USA : 544 dont 89 sont encore en vie.
– Syrie : 200 dont 31 sont encore en vie.
– Algérie : 51 et aucun tué.

 

Source: Axe de la résistance

https://french.almanar.com.lb/2376805

 

Dans RUSSIE

DISCOURS DE POUTINE DEVANT LES PRESIDENTS DES FRACTIONS PARLEMENTAIRES : ON N’ARRETE PAS LE SENS DE L’HISTOIRE

Par Le 08/07/2022

vendredi 8 juillet 2022

Discours de Poutine devant les présidents des fractions parlementaires : on n'arrête pas le sens de l'histoire

 

Hier, Poutine s'est entretenu au Kremlin avec les présidents des fractions parlementaires et la direction du Parlement. La session parlementaire a été mouvementée, la décision de réagir militairement pour protéger le Donbass a obligé la Russie à prendre au pied levé toute une série de mesures socio-économiques en réaction aux sanctions adoptées contre elle par le monde atlantiste. Si les médias atlantistes se sont principalement arrêtés sur la déclaration de Poutine affirmant que la Russie n'a pas encore commencé les choses sérieuses en Ukraine, l'intérêt de ce discours est surtout la formulation de la raison et des buts de cette intervention : la fin du monde global - de ce "libéralisme totalitaire", le retour à la souveraineté des peuples, la restitution du pouvoir aux Etats et la liberté de défendre sa culture et ses valeurs. L'on n'arrête pas le cours de l'histoire, comme le déclare le Président Poutine, le mouvement lancé par la Russie ne pourra pas être arrêté, l'on ne pourra pas revenir en arrière. Bref, il serait bon que les pays européens se réveillent, s'ils ne veulent culturellement et politiquement disparaître, comme ils ont déjà géopolitiquement disparu.

Les médias se sont arrêtés principalement sur une phrase, qui fait suite aux déclarations aussi tonitruantes qu'absurdes des pions du monde global exigeant une victoire totale sur le champ de bataille contre la Russie :

 Et de continuer sur la déclaration complète : 

"Chacun doit savoir que nous n'avons pas encore commencé les choses sérieuses" en Ukraine

Cette déclaration a autant marqué les médias occidentaux, parce qu'elle a été une douche froide. Jusqu'à présent les trublions atlantistes se répondaient en vase clos, les uns aux autres, oubliant qu'il pouvait y avoir une réponse. Elle est tombée, ils ont cessé de danser, se regardant surpris, tremblotant à l'idée saugrenue qu'ils puissent être responsables de leurs paroles.

Mais ce discours est bien plus riche que cela. En partant de la consolidation nationale et parlementaire au-delà des divergences partisanes, quand la Patrie est en danger, Poutine remercie justement les parlementaires pour leur réaction rapide et constructive, qui a permis d'adopter toute une série de mesures nullifiant en grande partie les effets attendus des sanctions : si des difficultés objectivement existent aujourd'hui, les sanctions n'ont pas permis de mettre à plat l'économie du pays et donc de provoquer un mouvement de contestation national, qui aurait emporté la Russie dans une crise politico-institutionnelle, comme elle en a déjà connu par deux fois dans le passé.

Et revenant sur le rôle de l'OTAN dans la crise mondiale actuelle:

"Ce soi-disant Occident collectif, dirigé par les États-Unis, a été extrêmement agressif envers la Russie pendant des décennies. Nos propositions de créer un système de sécurité équitable en Europe ont été rejetées. Les initiatives de travail commun sur le problème de la défense antimissile ont été rejetées. Les avertissements sur le caractère inacceptable de l'élargissement de l'OTAN, en particulier aux dépens des anciennes républiques de l'Union soviétique, sont ignorés. (...) Et pourquoi? Parce qu'ils n'ont tout simplement pas besoin d'un pays comme la Russie - voilà pourquoi. C'est pourquoi ils ont soutenu le terrorisme, le séparatisme en Russie, les forces destructrices internes et la "cinquième colonne" dans notre pays. Tous ont reçu et reçoivent encore le soutien inconditionnel de cet Occident très collectif.

 On nous dit, on entend aujourd'hui que nous avons déclenché la guerre dans le Donbass, en Ukraine. Non, elle a été déclenché par cet Occident très collectif, organisant et soutenant un coup d'État armé anticonstitutionnel en Ukraine en 2014, puis encourageant et justifiant le génocide contre les habitants du Donbass. Cet Occident collectif est l'instigateur direct, le coupable de ce qui se passe aujourd'hui.

Si ce même Occident a voulu provoquer un conflit pour passer à une nouvelle étape dans la lutte contre la Russie, à une nouvelle étape dans l'endiguement de notre pays, alors on peut dire qu'il a réussi dans une certaine mesure. Et la guerre se déchaîne, et des sanctions sont imposées. Dans des conditions normales, il serait probablement difficile de le faire."

Ainsi, l'on voit comment la Russie perçoit la cause de l'aggravation soudaine de la crise internationale : sans faire monter la pression jusqu'à une situation conflictuelle militaire directe, le clan atlantiste n'aurait pas pu passer au degré supérieur de son combat contre la Russie, il n'aurait pas pu contraindre les Européens à se tirer une balle dans le pied en adoptant une posture et des mesures contraires à l'intérêt national des pays européens, intérêt qui ne peut être officiellement nié - pour l'instant. Il a donc fallu une "raison supérieure" et le processus du pompier-pyromane fut très efficace, face à des pays de toute manière politiquement déjà soumis.

Selon Poutine, il s'agit d'une stratégie vouée à l'échec, dès lors que la Russie a réagi, ne s'est pas soumise à la terreur :

"Sur quoi j'aimerais attirer votre attention ? Ils auraient dû comprendre qu'ils ont déjà perdu dès le début de notre opération militaire spéciale, car son début signifie aussi le début d'un effondrement radical de l'ordre mondial américain. C'est le début de la transition de l'égocentrisme libéral-mondialiste américain vers un monde véritablement multipolaire - un monde fondé non pas sur des règles égoïstes inventées par quelqu'un pour soi, derrière lesquelles il n'y a rien d'autre qu'un désir d'hégémonie, non sur des doubles standards hypocrites, mais sur le droit international, sur la véritable souveraineté des peuples et des civilisations, sur leur volonté de vivre leur destin historique, leurs valeurs et leurs traditions et de construire une coopération sur la base de la démocratie, de la justice et de l'égalité. Et nous devons comprendre que ce processus ne peut plus être arrêté.

Le cours de l'histoire est inexorable, et les tentatives de l'Occident collectif pour imposer son nouvel ordre mondial au monde, ces tentatives sont vouées à l'échec.

En même temps, je veux dire et souligner : nous avons beaucoup de partisans, y compris aux États-Unis même, et en Europe, et encore plus sur d'autres continents et dans d'autres pays, et ils seront de plus en plus nombreux, cela ne fait aucun doute. "

La rupture entre des élites minoritaires, de plus en plus décalées des peuples, donc sans soutien intérieur, se maintenant en place par la manipulation de l'opinion publique, par la censure, a conduit, comme le souligne le Président Poutine, à l'apparition du spectre totalitaire dans ces pays mêmes, qui se présentent comme les hérauts de la démocratie dans le monde, et tentent d'imposer leurs "valeurs" au reste du monde, par un processus de "décivilisation". C'est ce que Poutine dénomme très justement le "libéralisme totalitaire".

"Cette pratique des interdits s'étend non seulement à l'espace de l'information, mais aussi à la politique, à la culture, à l'éducation, à l'art - à toutes les sphères de la vie publique dans les pays occidentaux. De plus, ils imposent au monde entier, ils essaient d'imposer ce modèle - un modèle de libéralisme totalitaire, incluant la culture notoire de l'abolition, des interdits généralisés - ." 

Et pour remettre la citation reprise par les médias dans son contexte, c'est alors que Poutine parle de cette volonté déclarée de vaincre la Russie sur le champ de bataille :

"Aujourd'hui, nous apprenons qu'ils veulent nous vaincre sur le champ de bataille. Bien, que puis-je dire? Qu'ils essayent. Nous avons déjà souvent entendu dire que l'Occident veut se battre contre nous "jusqu'au dernier Ukrainien". C'est une tragédie pour le peuple ukrainien, mais il semble que tout va dans ce sens. Mais tous doivent savoir que, dans l'ensemble, nous n'avons encore rien commencé de sérieux.

En même temps, nous ne refusons pas les négociations de paix, mais ceux qui refusent doivent savoir que plus ça va, plus il leur sera difficile de négocier avec nous."

En effet, les dirigeants européens, suivant docilement le diktat globaliste, conduisent leurs pays dans une impasse, car d'une part, ils se mettent à dos les populations locales, qui commencent à se poser de plus en plus de questions quant à la légitimité de l'armement d'un pays utilisant des groupes néo-nazis et employant des ambassadeurs soutenant ouvertement le nazisme, et d'autre part ils se lancent dans un combat qu'ils ne peuvent objectivement mener contre la Russie. Quel Français, Italien, Espagnol va aller se battre pour les Etats-Unis contre la Russie ?

N'oublions pas une chose : les systèmes totalitaires ne durent jamais longtemps, car ils sont trop rigides pour pouvoir s'adapter. Le "totalitarisme libéral" ne fera pas exception.

 

Publié par à 11:29 

http://russiepolitics.blogspot.com/2022/07/discours-de-poutine-devant-les.html#more

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Dans RUSSIE

LA RUSSIE EXIGE LE PAIEMENT EN ROUBLES POUR SES EXPORTATIONS DE CEREALES

Par Le 02/07/2022

La Russie exige le paiement en roubles pour ses exportations de céréales

 Depuis 4 heures  2 juillet 2022

roubles

 Amérique et Europe - Russie

 

Le gouvernement russe a ajouté les céréales, l’huile de tournesol et les farines extraites, à la liste des exportations qui doivent être payées en roubles. Une résolution donnant effet à la décision a été adoptée vendredi et publiée sur le portail officiel d’informations juridiques.

Il prévoit également une prolongation d’un an des droits à payer en monnaie nationale sur l’huile de tournesol et les tourteaux de tournesol exportés jusqu’au 31 août 2023. Dans le cadre du nouveau mécanisme de paiement, le prix de base pour le calcul du droit à l’exportation sur le blé coûtera 15 000 roubles (plus de 267 dollars) la tonne.

La Russie est le plus grand exportateur de blé au monde et un important fournisseur de graines de tournesol. Le ministre russe de l’Agriculture, Dmitry Patrushev, a déclaré ce mois-ci que le pays n’exporterait des produits agricoles que vers des « pays amis ».

Selon le ministre, la récolte céréalière de la Russie pourrait atteindre 130 millions de tonnes cette année, ce qui serait suffisant pour couvrir à la fois les besoins intérieurs et assurer le potentiel d’exportation.

Source: RT

https://french.almanar.com.lb/2368797

 

Dans RUSSIE

LA RUSSIE AFFIRME DETENIR PLUS DE 6000 PRISONNIERS DE GUERRE UKRAINIENS

Par Le 30/06/2022

La Russie dit détenir plus de 6.000 prisonniers de guerre ukrainiens

 Depuis 7 heures  30 juin 2022

Igor Konachenkov

Igor Konachenkov

 Amérique et Europe - Russie

 

Rédaction du site

La Russie a affirmé ce jeudi 30 juin qu’elle détenait « plus de 6.000 » prisonniers de guerre ukrainiens, confirmant par ailleurs avoir échangé la veille 144 combattants ukrainiens contre autant de Russes et séparatistes prorusses.

« Le nombre total de militaires ukrainiens capturés ou qui se sont rendus est de plus de six mille », a déclaré le porte-parole du ministère russe de la Défense, Igor Konachenkov, cité par l’AFP.

M.Konachenkov a aussi confirmé que Kiev et Moscou avaient procédé à un échange de 144 prisonniers mercredi, comme annoncé par le gouvernement ukrainien. Il s’agit du plus gros échange depuis le début de l’offensive russe, fin février.

« Presque tous (les combattants russes et prorusses) qui ont été libérés sont blessés ou gravement blessés. Ils sont déjà en train de recevoir les soins médicaux nécessaires », a-t-il déclaré.

Le 24 février, le président russe Vladimir Poutine a annoncé le lancement d’une « opération militaire spéciale » en Ukraine visant à « démilitariser » et « dénazifier » le pays, dans l’objectif de protéger les populations du Donbass, en proie à des bombardements depuis 2014.

Cette offensive est dénoncée par Kiev et ses alliés comme une guerre d’invasion et a donné lieu à de nombreuses sanctions des pays occidentaux contre la Russie.

https://french.almanar.com.lb/2367158

    

Dans RUSSIE

LE BLOCUS DE LA BALTIQUE PAR L'OTAN OUVRE UN NOUVEAU FRONT DANS LA GUERRE CONTRE LA RUSSIE

Par Le 23/06/2022

Le blocus de la Baltique par l’OTAN ouvre un nouveau front dans la guerre contre la Russie

 

23 Juin 2022

  

Noam Chomsky le disait, les parties engagées dans la guerre en Ukraine ont le choix entre la diplomatie ou la poursuite des hostilités, avec des conséquences terribles pour toute l’humanité. L’Occident poursuit sur la deuxième voie. La Lituanie, membre de l’OTAN, vient d’imposer un blocus des marchandises entre la Russie et l’enclave russe de Kaliningrad. Un pas de plus vers l’escalade. Confrontés de toutes parts à la crise économique et une montée en puissance des mouvements sociaux, les dirigeants de l’OTAN cherchent-ils à sauver leur peau en sacrifiant celle du peuple dans une nouvelle guerre mondiale? (IGA)

Lundi, la Lituanie, un État balte membre de l’OTAN, a imposé un blocus effectif à l‘encontre de la Russie, empêchant le transport de nombreuses marchandises, dont l’acier et le charbon, entre la Russie et l’enclave russe de Kaliningrad.

Traditionnellement, l’imposition d’un blocus est considérée comme un acte de guerre. Par cette provocation irresponsable, les États-Unis et leurs alliés de l’OTAN cherchent à pousser la Russie à une attaque militaire contre un pays de l’OTAN, ce qui entraînerait l’invocation de l’article V de la Charte de l’OTAN et une guerre totale avec la Russie.

Confrontés à une série de revers militaires sur le terrain en Ukraine, les États-Unis, l’OTAN et les puissances européennes cherchent à ouvrir au nord un nouveau front dans la guerre.

Les responsables lituaniens ont laissé entendre que la décision d‘effectuer un blocus contre la Russie fut prise en étroite concertation avec les autres membres de l’OTAN et Washington. «Ce n’est pas la Lituanie qui fait quelque chose, ce sont les sanctions européennes qui ont commencé à opérer», a déclaré le ministre lituanien des Affaires étrangères, Gabrielius Landsbergis.

En réponse au blocus, le ministère russe des Affaires étrangères a averti sans détours: «Le transit de marchandises entre la région de Kaliningrad et le reste de la Fédération de Russie via la Lituanie doit être entièrement rétabli dans un avenir proche, sinon la Russie se réserve le droit de prendre des mesures pour protéger ses intérêts nationaux».

Un sévère avertissement est ici nécessaire. Les États-Unis et les puissances européennes, qui tous sont aux prises avec une véhémente crise économique, sociale et politique et craignent la montée d’un mouvement social de la classe ouvrière, suscitent de façon irresponsable l’escalade d’une guerre où on risque d’utiliser des armes nucléaires.

L’imposition d’un blocus à la Russie par un membre de l’OTAN intervient quelques jours seulement après une suite de déclarations hautement provocatrices de la part de dirigeants militaires et civils européens.

Dans un message interne adressé aux militaires, Sir Patrick Sanders, le chef d’état-major britannique des armées a déclaré: «Il existe à présent l’impératif brûlant de forger une armée capable de se battre aux côtés de nos alliés et de vaincre la Russie au combat». Dans une allusion glaçante à la Première et à la Seconde Guerre mondiale, il a conclu: «Nous sommes la génération qui doit préparer l’armée à combattre une fois de plus en Europe».

S’adressant au journal allemand Bild am Sonntag, le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, a déclaré: «Nous ne devons pas cesser de soutenir l’Ukraine… nous devons nous préparer au fait que cela pourrait prendre des années».

Écrivant samedi dans le Timesde Londres, le Premier ministre britannique Boris Johnson a appelé l’OTAN à «terminer cette guerre selon les termes énoncés par le président Zelensky», c’est-à-dire à reconquérir le Donbass et une Crimée que la Russie considère comme faisant partie de son territoire.

Dans une autre menace à glacer le sang, Ingo Gerhartz, chef de l’armée de l’air allemande, a déclaré que l’Allemagne devait être prête à utiliser des armes nucléaires: «Nous avons besoin à la fois des moyens et de la volonté politique pour mettre en œuvre la dissuasion nucléaire».

Des centaines de soldats ukrainiens meurent déjà chaque jour. Que signifierait pour le Royaume-Uni et d’autres pays européens de combattre «aux côtés» des forces ukrainiennes dans une guerre contre la Russie et que ce conflit dure «des années»?

Les responsables européens parlent d’une guerre qui s’étendrait à l’ensemble du continent européen, avec des centaines de milliers ou des millions de morts. Toute l’Europe doit être transformée en énorme champ de bataille.

Qui a décidé qu’une nouvelle génération de jeunes européens devait être envoyée mourir en masse dans les tranchées? Qui a demandé au public si la Première Guerre mondiale devait être répétée?

Ces déclarations démentent l’affirmation des États-Unis et des puissances de l’OTAN qu’ils ne mènent pas de guerre contre la Russie. Cette assertion, accompagnée de la déclaration qu’il est «peu probable» que la Russie utilise des armes nucléaires, est une tentative désespérée d’endormir la population pendant que les gouvernements l’embarquent dans une guerre qui menace de tuer des millions de gens.

Tout dernier prétexte pour enflammer encore plus la guerre, Josep Borrell, le plus haut responsable de la politique étrangère de l’Union européenne, a accusé la Russie de crimes de guerre pour avoir soi-disant empêché l’Ukraine d’exporter des céréales. Rompre le «blocus» des exportations de céréales sert de prétexte à une opération, d’abord proposée par l’amiral James G. Stavridis, pour provoquer une bataille navale entre navires de guerre de l’OTAN et de la Russie en mer Noire.

L’enclave balte de Kaliningrad a été successivement, de 1525 à 1945, sous contrôle polonais, prussien et allemand. Après la Seconde Guerre mondiale, elle a été annexée par l’Union soviétique. Kaliningrad est le seul port russe de la mer Baltique libre de glace toute l’année et il est crucial pour le maintien de la flotte russe dans la Baltique. Des responsables polonais, dont l’ex-commandant de l’armée de terre polonaise, ont affirmé que Kaliningrad faisait partie de la Pologne.

Dans les États baltes de Lettonie, Lituanie et Estonie, de puissants mouvements de droite occupent des postes gouvernementaux dominants. Le ministre lituanien des Affaires étrangères, Landsbergis, est le petit-fils de Vytautas Landsbergis, qui a fondé le mouvement d’extrême droite Sąjudis et préconisé l’interdiction de tous les symboles du socialisme.

Le dernier cabinet estonien comprenait le Parti populaire conservateur fasciste d’Estonie dont le ministre de l’Intérieur s’est photographié plusieurs fois en train de faire le geste des suprémacistes blancs. Le gouvernement actuel de la Lettonie a pris ses ministres de l’Économie, de la Culture et de l’Agriculture dans l’Alliance nationale, fasciste et fanatiquement anti-russe.

Ces petits États politiquement instables, dominés par l’extrême droite, reçoivent carte blanche et soutien politique de la part des puissances impérialistes pour provoquer une guerre avec la Russie.

Les actions des puissances de l’OTAN montrent un degré stupéfiant d’irresponsabilité qui ne peut s’expliquer uniquement par les revers militaires subis par l’Ukraine.

Tous les pays impérialistes font face à une crise économique et sociale pour laquelle ils n’ont pas de solution. La pandémie de COVID-19, qui a tué plus de 20  millions de personnes dans le monde, s’accélère dans sa troisième année. Les gouvernements des États-Unis, de la France, du Royaume-Uni et de l’Allemagne sont en proie à la crise et à l’instabilité. Partout dans le monde, le coût de la vie devient incontrôlable.

Afin d’imposer le coût de la crise inflationnaire à la classe ouvrière, la Réserve fédérale américaine et d’autres banques centrales s’efforcent de faire monter le chômage en augmentant les taux d’intérêt, déclenchant ainsi une liquidation de tous les actifs financiers qui est, dans une certaine mesure, sans précédent depuis la Grande Dépression.

La crise inflationnaire pousse les travailleurs à une lutte dont la manifestation la plus visible est la grève du rail britannique, commencée hier. Dans l’histoire, les classes dirigeantes se sont servi de la guerre pour détourner l’attention vers l’extérieur et de l’effort de guerre comme d’un prétexte pour réprimer les grèves et l’opposition de la classe ouvrière.

La réaction du gouvernement Poutine est une totale banqueroute. Poutine croit que par la surenchère militaire, il peut conclure avec les puissances impérialistes un accord permettant une répartition plus égale du pouvoir dans le monde. Il croit qu’en faisant pression sur les «partenaires occidentaux» de la Russie, il serait possible de parvenir à un certain règlement du conflit.

Mais il ne peut y avoir de règlement pacifique de la crise mondiale qui a conduit à la guerre en Ukraine. Les puissances impérialistes sont déterminées à soumettre et à dépecer la Russie et la Chine. Elles se livrent à une série de provocations risquant de déclencher une guerre nucléaire qui mettrait fin à la civilisation. Toute escalade militaire de Poutine en réaction, comme l’invasion de l’Ukraine, ne peut que produire un bain de sang faisant le jeu des puissances impérialistes.

Il n’y a pas de solution militaire à la crise actuelle, qui ne peut pas en fin de compte être résolue dans le cadre du système de l’État-nation. La guerre est la forme la plus avancée d’une crise qui frappe l’ensemble de la société capitaliste.

Dans la mesure où il existe une issue à ce désastre, elle viendra de l’intervention de la classe ouvrière. Alors que les travailleurs entrent en lutte contre la hausse du coût de la vie, ils doivent chercher à lier leurs luttes au plan international à la lutte contre la guerre impérialiste. Comme la pandémie de COVID-19, la troisième guerre mondiale, qui a déjà commencé, ne peut être stoppée que par l’intervention consciente d’une classe ouvrière mobilisée sur la base d’une perspective socialiste.

 

Source: WSWS

https://www.investigaction.net/fr/le-blocus-de-la-baltique-par-lotan-ouvre-un-nouveau-front-dans-la-guerre-contre-la-russie/

Dans RUSSIE

POUTINE : LE VIEUX MONDE EST FINI

Par Le 23/06/2022

Le vieux monde est fini – Principaux enseignements du discours de Poutine, 17 juin 2022


Arrêt sur info — 18 juin 2022

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Le Président russe Vladimir Poutine prononce un discours lors d’une session plénière du 25e Forum économique international de Saint-Pétersbourg (SPIEF) à Saint-Pétersbourg, en Russie. © Sputnik / Pavel Bednyakov

Le vieux monde est fini : Principaux enseignements du premier grand discours de Vladimir Poutine depuis l’offensive militaire russe en Ukraine.

RTt.com – 17 juin 2022

Le dirigeant russe a enterré l’ancien ordre mondial et exposé sa vision de l’avenir de la Russie et du monde dans un discours clé.

De nouveaux centres de pouvoir ont émergé, l’ordre mondial unipolaire ne reviendra pas et le mode de pensée « colonial » a échoué, a déclaré vendredi le Président russe Vladimir Poutine au Forum économique international de Saint-Pétersbourg (SPIEF), dans ce que le Kremlin a décrit comme un discours « extrêmement important ».

L’ancien ordre mondial a disparu avec le vent

Lorsque les États-Unis ont déclaré leur victoire dans la guerre froide, les Américains se sont désignés comme les « messagers de Dieu sur terre », avec des intérêts qui devaient être considérés comme sacrés et sans obligations, a déclaré M. Poutine au public du SPIEF. De nouveaux centres de pouvoir ont depuis lors émergé, et ont le droit de protéger leurs propres systèmes, modèles économiques et souveraineté.

Ces « changements véritablement révolutionnaires et tectoniques dans la géopolitique, l’économie mondiale, la sphère technologique et l’ensemble du système des relations internationales » sont « fondamentaux, cruciaux et inexorables », a déclaré M. Poutine. « Et c’est une erreur de suggérer que l’on peut attendre les périodes de changement turbulent et que les choses reviendront à la normale ; que tout sera comme avant. Ce ne sera pas le cas. »

Les sanctions anti-russes se sont retournées contre l’Occident

Lorsque les États-Unis et leurs alliés ont lancé la campagne visant à « annuler » la Russie en raison du conflit en Ukraine, ils espéraient écraser et miner l’économie et la société russes. Au lieu de cela, les sanctions se sont retournées contre leurs créateurs, aggravant les problèmes sociaux et économiques, faisant grimper le coût des denrées alimentaires, de l’électricité et du carburant, et portant atteinte à la qualité de vie dans tout l’Occident, mais surtout en Europe.

« L’Union européenne a complètement perdu sa souveraineté politique, et ses élites bureaucratiques dansent au rythme de quelqu’un d’autre, acceptant tout ce qu’on leur dit d’en haut, causant du tort à leur propre population et à leur propre économie », a déclaré Poutine.
Les citoyens de l’UE paieront le prix de « décisions coupées de la réalité et prises en dépit du bon sens », a-t-il ajouté, car les pertes directes dues aux seules sanctions pourraient dépasser 400 milliards de dollars en un an.

Les prix de l’énergie et l’inflation sont auto-infligés

Imputer les prix élevés de l’énergie et l’inflation en Occident à la Russie – « la hausse des prix de Poutine », comme l’a dit la Maison Blanche – est une « stupidité » et « conçu pour des gens qui ne savent ni lire ni écrire », a déclaré le président russe.

« Ne nous blâmez pas, blâmez-vous vous-mêmes », a déclaré Poutine.

Selon le dirigeant russe, l’UE, qui « croit aveuglément aux sources renouvelables » et abandonne les contrats à long terme sur le gaz naturel conclus avec la Russie, a provoqué la flambée des prix de l’énergie l’année dernière. Pendant ce temps, les États-Unis et l’UE ont fait face à la pandémie de Covid-19 en imprimant des trillions de dollars et d’euros.

Le « changement d’élite » attend l’Occident

Les politiques menées par les dirigeants européens et américains exacerbent les inégalités et les divisions dans leurs sociétés, non seulement en termes de bien-être, mais aussi en termes de valeurs et d’orientations des différents groupes, a déclaré M. Poutine.
« Un tel détachement de la réalité, des exigences de la société, conduira inévitablement à une poussée du populisme et à la croissance des mouvements radicaux, à de graves changements sociaux et économiques, à la dégradation et, dans un avenir proche, à un changement des élites », a déclaré le dirigeant russe.

S’il y a une famine, ce ne sera pas la faute de la Russie

Les sanctions des États-Unis et de l’Union européenne contre la Russie – en particulier les exportations d’engrais et de céréales – sont l’une des raisons de l’insécurité alimentaire croissante dans le monde, a souligné M. Poutine. S’il y a une famine dans les pays les plus pauvres du monde, « ce sera entièrement sur la conscience de l’administration américaine et de la bureaucratie européenne. »

Les problèmes d’approvisionnement alimentaire sont apparus au cours des dernières années – et non des derniers mois – en raison des « actions à courte vue de ceux qui ont l’habitude de résoudre leurs problèmes aux dépens des autres », en faussant les flux commerciaux par l’impression de monnaie dans une sorte de « politique coloniale prédatrice », a déclaré M. Poutine.

La Russie est prête à envoyer de la nourriture en Afrique et au Moyen-Orient, où la menace de famine est la plus aiguë, mais se heurte à des obstacles « logistiques, financiers et de transport » imposés par l’Occident, a-t-il déclaré.

Les raisons du conflit en Ukraine

La Russie a envoyé des troupes en Ukraine en février parce que l’Occident refusait de respecter ses obligations et qu’il était « tout simplement impossible de conclure de nouveaux accords avec lui », a déclaré M. Poutine. La décision était « forcée, mais nécessaire », car la Russie avait tout à fait le droit, en tant que pays souverain, de défendre sa sécurité et de protéger ses citoyens et les habitants du Donbass du « génocide perpétré par le régime de Kiev et les néonazis qui ont reçu la pleine protection de l’Occident. »

Source: https://www.rt.com/russia/557346-putin-spief-speech-takeaways/

https://arretsurinfo.ch/le-vieux-monde-est-fini-principaux-enseignements-du-discours-de-poutine-17-juin-2022/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=le-vieux-monde-est-fini-principaux-enseignements-du-discours-de-poutine-17-juin-2022

Traduction: Arretsurinfo.ch

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Dans RUSSIE

INAUGURATION DU PREMIER PONT ROUTIER, UNIQUEMENT DESTINE AU FRET, ENTRE LA RUSSIE ET LA CHINE

Par Le 10/06/2022

Inauguration du premier pont routier entre la Russie et la Chine

Inauguration du premier pont routier entre la Russie et la Chine

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Par AlAhed avec AFP

La Russie et la Chine ont inauguré, le vendredi 10 juin, le premier pont routier entre les deux pays, reliant par-dessus le fleuve Amour les villes de Heihe (province du Heilongjiang) et Blagovechtchensk (Extrême-Orient russe).

La construction du pont était terminée depuis deux ans mais son inauguration avait été reportée en raison de la pandémie de coronavirus.

Le lancement de ce projet de longue date, pour lequel le premier accord remonte à 1995, est symbolique du rapprochement et de la hausse des échanges entre les deux pays.

L’agence de presse publique russe Ria Novosti a publié une vidéo de l’inauguration de ce pont à la structure rouge et blanche, montrant le passage des premiers camions salué par des feux d’artifice.

D’une longueur d’un kilomètre et composé de seulement deux voies de circulation, le pont a coûté quelque 19 milliards de roubles (300 millions d’euros) dont 14 milliards pour la partie russe, selon les chiffres officiels.

Selon les médias russes, 630 camions, 164 autobus et 68 véhicules légers pourront emprunter chaque jour ce pont uniquement destiné au fret.

Pour la population de ces deux villes d’environ 200.000 habitants, un téléphérique transfrontalier est en construction et doit être achevé en 2023.

Moscou et Pékin partagent 4.250 kilomètres de frontière essentiellement sur le fleuve Amour.

https://french.alahednews.com.lb/44457/341

russie chine

Dans RUSSIE

PARTI COMMUNISTE DE LA FEDERATION DE RUSSIE : LA RUSSIE MENE LA LUTTE CONTRE LE NEONAZISME EN UKRAINE

Par Le 04/06/2022

3 juin 2022

La Russie mène la lutte contre le néonazisme en Ukraine

Parti Communiste de la Fédération de Russie

Comme au lieu de faire vivre un mouvement antiguerre beaucoup de partis politiques de gauche en occident répètent bêtement à chaque fois la position va t'en guerre de l'OTAN (une guerre qui se fait en coupant dans le financement des services publics et des budgets destinés au bien être du peuple), la seule qu'on entend dans les médias contrôlés par le capital. Voici la position du Parti Communiste de la Fédération de Russie sur la guerre en Ukraine. Quand une guerre de l'OTAN a lieu il vaut mieux demander aux camarades du parti communiste local leur point de vue. Ce parti a toujours été solidaire des antifascistes du Donbass depuis 2014. Depuis des années il demandait au gouvernement russe de reconnaître l’indépendance des Républiques Populaires de Donetsk et de Lougansk et les camarades du parti ont une ligne idéologique très correcte : ils commémorent l'anniversaire de la Révolution d'Octobre le 7 Novembre, le 5 Mars ils fleurissent la tombe du camarade Staline, le 1er Mai il défilent, ils commémorent la victoire sur le fascisme le 9 Mai.

Commentaire sur l’article du Département international du Comité Central du Parti communiste grec “Sur la guerre impérialiste en Ukraine et la position du PCFR”

Le 23 avril 2022, le journal Rizospatis, l’organe de presse du Parti communiste de Grèce a publié l’article du Département international du CC du Parti communiste de Grèce intitulé " Sur la guerre impérialiste en Ukraine et la position du PCFR”

L’article décrit les actions du PCFR dans le cadre de l’opération spéciale menée par la Russie en Ukraine et incrimine ouvertement le parti pour sa position pro-gouvernementale, c’est-à-dire sa position pro-impérialiste. Nous ne pouvons pas accepter catégoriquement cette estimation utilitaire.

La quintessence de cet article consiste dans le point de vue des camarades grecs en Ukraine se déroule dans la guerre impérialiste menée dans l’intérêt de la bourgeoisie russe et pour soutenir l’opération spéciale le PCFR ainsi “développe la ligne de solidarité avec le parti au pouvoir “Russie unie” et le président Poutine”.

En insistant sur le caractère de guerre "impérialiste", les camarades grecs s’appuient sur la thèse bien connue de V. I. Lénine dans la lutte pour les marchés et le pillage des autres pays, l’aspiration à faire avorter les mouvements révolutionnaires du prolétariat et de la démocratie dans le pays, le désir de se laisser duper, de désunir et d’exterminer les prolétaires de tous les pays, en dressant les esclaves salariés d’une nation contre les esclaves salariés d’une autre nation au profit de la bourgeoisie, ce qui est le seul contenu réel et la signification de la guerre. Néanmoins, les camarades ne mentionnent pas que cette idée est exprimée dans le travail de V. I. Lénine Guerre. Années 1914-1918. Dans cet ouvrage, il est très concrètement question de la Première Guerre mondiale, en réalité sans aucun doute impérialiste, de la rapine. Mais si nous ne nous mettons pas dans les positions dogmatiques, il faut savoir que chaque guerre a ses propres traits distinctifs.

La tâche du marxiste dans la définition de sa position sur la guerre consiste d’abord à déterminer son caractère spécifique. Parce qu’en plus des guerres impérialistes, il y a aussi des guerres de libération nationale et des guerres antifascistes qui ont atteint une grande échelle au milieu du XXe siècle, lorsque le fascisme et le nazisme sont apparus comme des phénomènes politiques et que la lutte de libération nationale a pris de l’ampleur sous l’influence de la Grande Révolution socialiste d’Octobre.

Quelles ont été les raisons qui ont guidé le PCFR dans la définition de sa position ?

En développant sa position politique sur le problème de la conduite d’une opération spéciale, le parti a analysé les conditions historiques concrètes à l’origine de la crise ukrainienne.

Avant la Révolution d’octobre, l’Ukraine, qui faisait partie de l’Empire russe, était une région complètement agraire. Pour consolider son industrie comme proposé par Lénine, l’Ukraine a reçu six régions industrielles de la Russie à l’Est et au Sud qui n’ont jamais fait partie de l’Ukraine. Y compris les régions de Donetsk et de Lougansk. En 1939, l’Ukraine a reçu la Galice (Ukraine occidentale), anciennement partie de la Pologne. Donc le territoire actuel de l’Ukraine est le résultat de son intégration dans l’URSS. Et il est "cousu” à partir de pièces très différentes depuis la Galice (Lvov) avec une solide influence de la Pologne, de l’Autriche et de la Hongrie jusqu’à l’est de l’Ukraine qui a toujours tendu vers la Russie.

L’Ukraine socialiste se développa de manière très puissante. A l’extraction des métaux et du charbon se sont ajoutés l’industrie aéronautique et charbonnière, la pétrochimie, l’électricité (4 centrales nucléaires) et l’industrie de la défense. Faisant précisément partie de l’URSS, l’Ukraine a obtenu les territoires actuels et la puissance économique qui lui ont permis de figurer parmi les 10 économies les plus développées d’Europe.

La désintégration de l’Union soviétique en décembre 1991 a provoqué en même temps la destruction de l’intégration économique séculaire de l’Ukraine et de la Russie et la rupture de tous les liens économiques, politiques et culturels.

C’est actuellement l’un des pays les plus pauvres d’Europe. L’industrie de transformation, moins l’industrie métallurgique, a été pratiquement détruite. L’Ukraine est maintenue grâce aux prêts occidentaux et aux envois de fonds des citoyens qui ont émigré pour travailler de quelque manière que ce soit en Europe et en Russie. Le niveau de vie des habitants s’est dégradé de manière catastrophique. L’émigration a augmenté de façon vertigineuse. Près de 10 millions de personnes sont parties (sur les 45 millions d’habitants), spécialistes d’un haut niveau professionnel.

Le niveau de corruption et d’inégalité sociale a atteint l’un des plus hauts niveaux au monde. L’Ukraine s’est approchée de la catastrophe nationale.

Coup d’État à Kiev comme base pour déclencher le conflit

En février 2014, avec la complicité directe des États-Unis et d’autres pays de l’OTAN, un coup d’État a été perpétré en Ukraine. Le pouvoir légitime a été renversé. Les nazis sont arrivés au pouvoir. Par la suite, les États-Unis ont déclaré publiquement qu’ils avaient investi près de 5 milliards de dollars pour se préparer au changement de pouvoir et “développer la démocratie.” Il est bien évident que personne ne dépense une somme aussi gigantesque gratuitement.

À la suite du coup d’État, le pouvoir public a été saisi par les originaires de l’Ukraine occidentale, la Galice, où historiquement les ultranationalistes, les antisémites, les anti-Polonais, les russophobes, les anticommunistes sont forts.

L’assimilation forcée de la population russophone a commencé. L’interdiction de la langue russe et la décision d’enseigner l’ukrainien au lieu du russe dans les écoles ont provoqué une puissante résistance dans les provinces de Donetsk et de Lougansk. Les habitants ont pris les armes.

Le 11 mai 2014, lors du plébiscite national, 87% des citoyens se sont prononcés en faveur de l’indépendance. Ce n’est donc pas sur les indications du Kremlin, mais sur la propre initiative des masses populaires que les Républiques populaires de Donetsk et de Lougansk ont vu le jour.

Après plusieurs tentatives infructueuses d’occuper les Républiques populaires de Donetsk et de Lougansk, les nazis de Kiev ont commencé la terreur. À la suite de huit années de bombardements incessants avec de l’artillerie de gros calibre, près de 14 000 habitants pacifiques ont été tués et des dizaines de milliers de blessés et de mutilés. De graves dommages ont été causés à l’infrastructure.

Dans ce cas, les pays européens ont été particulièrement indifférents pendant huit ans au génocide du peuple russe du Donbass, justifiant en fait les atrocités du régime de Kiev.

Aujourd’hui, les États-Unis et l’Union européenne, faisant preuve d’une hypocrisie impressionnante, parlent des souffrances des personnes au cours des combats, mais font taire le fait que l’utilisation de boucliers humains est devenue la tactique quotidienne de ceux qui se disent “combattants de la liberté”.

Développement du néonazisme en Ukraine

Nos camarades, étudiant la situation en Ukraine, mentionnent, sans trop le vouloir, le danger de sa fascisation. Bien que l’un des principaux objectifs de l’opération militaire de la Russie dans ce pays soit sa dénazification. Même selon l’opinion des membres du Congrès des EU et des services secrets de ce pays, l’Ukraine est devenue le centre du néonazi international.

Voici quelques faits. Après l’invasion de l’URSS par Hitler, dans l’ouest de l’Ukraine, comme nous l’avons noté ci-dessus, les ultranationalistes, les antisémites, les russophobes et les anicommunistes étaient particulièrement forts. Des divisions SS ont été formées pour lutter contre l’Armée rouge. Les nationalistes locaux dirigés par l’admirateur d’Hitler Nestor Bandera ont commencé l’extermination de la population juive. En Ukraine, les bandéristes ont assassiné près de 1,5 million de Juifs, soit un quart de toutes les victimes de l’Holocauste. Lors du" massacre de Volhynie " en 1944, près de 100 000 Polonais ont été brutalement exterminés dans l’ouest de l’Ukraine. Les bandéristes ont exterminé les guérilleros et brûlé vifs les habitants de centaines de villages en Biélorussie.

Une fois la guerre terminée, les insurgés anticommunistes et antisoviétiques de l’ouest de l’Ukraine soutenus par les États-Unis et la Grande-Bretagne ont déployé la terreur contre la population pacifique de 1945 à 1953. Au cours de ces années, les bandéristes ont assassiné 50 000 personnes. Les héritiers et successeurs des assassins sont arrivés au pouvoir après le coup d’État de 2014. Les traditions de terreur anti-polonaise, antisémite et anti-russe sont très fortes parmi les néo-nazis qui règnent en Ukraine.

L’idéologie nazie est implantée en Ukraine. Les fascistes ukrainiens, les organisateurs et les participants aux atrocités de la guerre sont officiellement reconnus comme des héros nationaux. Leurs symboles sont désormais officiels. Des marches solennelles sont organisées chaque année en l’honneur des criminels fascistes. Leurs noms sont donnés aux rues et aux places. Le Parti communiste d’Ukraine a été contraint d’entrer dans la clandestinité. L’intimidation et les assassinats de politiciens et de journalistes motivés par des considérations politiques sont devenus un phénomène permanent. Les monuments à Lénine et toute la mémoire sur la vie en URSS sont détruits.

À l’heure actuelle, les bandéristes à l’égal des commandos d’assaut SD en Allemagne sont le détachement de choc du grand capital. Ils contrôlent rigoureusement tous les mouvements du pouvoir officiel et le font chanter avec la menace d’un coup d’État.

La nature de l’État ukrainien moderne est l’alliance du grand capital et de la haute bureaucratie d’État avec le soutien d’éléments fascistes sous le contrôle politique et financier total des États-Unis.

Causes et nature de l’opération militaire spéciale

Sur la base de la théorie marxiste, le conflit de guerre en Ukraine ne peut être considéré du point de vue de la guerre impérialiste, comme nos camarades tentent de le prouver. De par sa nature, il s’agit d’une guerre de libération nationale du peuple du Donbass. Du point de vue de la Russie, c’est la lutte contre la menace extérieure à la sécurité nationale et contre le fascisme.

Ce n’est un secret pour personne que la milice populaire du Donbass ne pouvait pas se tenir seule contre l’armée ukrainienne de plusieurs milliers d’hommes équipée d’armements étrangers. La défaite de la milice populaire conduirait à l’extermination totale des habitants russophones, dont beaucoup étaient citoyens de Russie. Conformément à la Constitution de la Fédération de Russie, afin de défendre ses citoyens et d’assurer la sécurité nationale, la Russie a entrepris les actions prévues dans la constitution de la Fédération de Russie, car cela ne pouvait être réalisé autrement.

Le processus de négociation dans le cadre des accords de Minsk fut intentionnellement saboté par Kiev avec le soutien des États-Unis et de l’Union européenne.

Avant cela, l’Ukraine concentrait dans le Donbass 150 000 militaires et bataillons nazis. Avec le soutien des États-Unis, Kiev se préparait à reprendre le contrôle du Donbass par des moyens militaires.

Pendant huit ans, le régime bandériste s’est préparé à la guerre. L’éducation idéologique de l’armée dans l’esprit de la russophobie franche a été menée de manière planifiée, de puissants ouvrages défensifs ont été construits et des armements modernes ont été fournis à l’armée.

Suivant leurs objectifs géopolitiques impérialistes, les États-Unis ont inclus l’Ukraine de manière planifiée dans la zone de leurs intérêts militaires et ont fait du pays le fer de lance de la planification de l’OTAN pour lutter contre la Russie “jusqu’au dernier soldat ukrainien”.

Déjà en décembre 2021, la Russie s’est tournée vers les États-Unis avec une proposition de tenir des pourparlers sur le non-élargissement de l’OTAN à l’Est. Les Nord-Américains ont esquivé une réponse franche. Compte tenu de cela, en janvier 2022, la Russie a averti que dans cette situation, elle serait obligée de prendre des mesures supplémentaires pour défendre sa sécurité nationale.

Dans le même temps, la situation a évolué vers le déploiement d’armes tactiques américaines en Ukraine. L’Ukraine, qui possède quatre centrales nucléaires et possède un grand potentiel scientifique et technique, a commencé à se préparer au développement de ses propres armes nucléaires.

Sous le patronage du Pentagone, plus de 30 laboratoires pour le développement d’armes bactériologiques ont été créés en Ukraine. Il existe des documents confirmant des travaux avec des bactéries très dangereuses de maladies mortelles, ainsi que des recherches sur les méthodes de leur propagation en ciblant l’origine ethnique des personnes.

Tout cela crée une menace non seulement pour la Russie, mais aussi pour toute l’humanité.

On prétend que c’est le sujet exclusif des contradictions inter-impérialistes ou de la lutte pour les marchés et les ressources naturelles. L’incapacité de trouver la composante nationale des problèmes de classe et la composante de classe des questions nationales conduit au dogmatisme.

L’intérêt des oligarques russes pour l’Ukraine ou son absence ?

Essayant de prouver que la guerre est menée dans l’intérêt de la bourgeoisie russe et dans l’intérêt de la conquête des ressources naturelles et du potentiel industriel de l’Ukraine, nos camarades se tournent vers la thèse de V. I. Lénine sur la nature des guerres en dehors du contexte historique.

Mais la déclaration selon laquelle les dirigeants russes préparaient depuis longtemps la conquête militaire de l’Ukraine contredit les faits.

Dès le début, les dirigeants de la Fédération de Russie n’ont pas soutenu l’idée d’un plébiscite sur la formation des républiques populaires du Donbass.

Suite aux accords dans le cadre de l’Accord Minsk-2, la Russie a estimé a priori que le Donbass resterait au sein de l’Ukraine, mais avec une certaine autonomie.

Et jusqu’au tout début de l’opération militaire, les dirigeants russes ont insisté sur le respect des accords de Minsk-2, c’est-à-dire sur la permanence du Donbass dans l’Ukraine.

Où voit-on ici la préparation de la conquête impérialiste ?

L’Ukraine, son industrie et ses ressources depuis 1991 ont fait l’objet d’une surexploitation par les monopoles des États-Unis et de l’Union européenne.

L’oligarchie russe n’a pas participé au “partage du gâteau” qui fait partie de la sphère d’intérêts de l’Occident.

En outre, l’oligarchie russe s’est prononcée contre l’opération militaire en Ukraine. De toutes ses forces, il a tenté de s’intégrer dans l’oligarchie mondiale et était déjà sous la forte pression de l’Occident, qui exigeait qu’il influence plus énergiquement le gouvernement afin de préserver l’orientation pro-occidentale de la Russie.

En outre, les oligarques russes ont subi de graves dommages à la suite de l’opération militaire de la Russie en Ukraine. Depuis qu’ils ont été inclus dans les listes de sanctions, les palais et les yachts sont confisqués, les comptes bancaires sont gelés.

Nous n’avons pas éprouvé la moindre compassion envers ceux qui ont pillé la Russie pendant trente ans, et maintenant ils perdent ce qu’ils ont pillé. Nous voudrions seulement souligner que l’oligarchie russe n’était pas intéressée par l’opération militaire, mais en a subi les conséquences. En refusant de soutenir cette opération, les grandes entreprises ont perdu non seulement des biens et de l’argent, mais aussi de l’influence sur l’élite dirigeante en Russie.

Faites attention aux forces classistes qui se sont d’abord prononcées contre l’opération militaire de la Russie en Ukraine. C’est d’abord le grand capital monopoliste, ce sont ses représentants politiques dans l’environnement libéral et ses laquais du monde artistique parmi les soi-disant intellectuels.

Nous reconnaissons, bien sûr, l’existence de contradictions inter-impérialistes. Le désir des prédateurs impérialistes est de s’emparer des ressources naturelles et énergétiques d’autres pays. La Russie est victime des plans de l’Occident visant à transformer notre pays en source de matières premières bon marché. Et nous combattons ces plans depuis des décennies. Mais nous ne considérons pas que la Russie, même compte tenu de l’imperfection de son système politique actuel basé sur le pouvoir du grand capital, deviendrait en un seul instant un autre prédateur du même acabit. La lutte en Ukraine a un autre caractère de principe, qui ne rentre pas dans les dogmes.

Position du PCFR

C’est précisément le PCFR qui a été le premier à définir l’essence du régime qui a pris le pouvoir en Ukraine lors du Maydan de l’année 2014. De cette manière, toute l’activité ultérieure du parti a été réalisée à partir de l’essence de classe des processus politiques.

Nous avons toujours critiqué la politique étrangère de la Russie, nous avons toujours dénoncé la véritable ignorance des intérêts des peuples qui, il n’y a pas si longtemps, faisaient partie d’un seul État soviétique.

Si quelqu’un suit attentivement nos actions (il nous semble que les camarades grecs connaissent bien nos documents), ils verront inévitablement que c’est le PCFR qui s’est fortement exprimé pour la reconnaissance des républiques populaires de Donetsk et de Lougansk. Aucun autre parti politique russe n’a fait autant de choses pour soutenir la population du Donbass. Ce n’est pas le PCFR qui "exprime sa solidarité avec Russie unie et le Président Poutine”, mais ce sont eux qui, conformément aux impératifs historiques, sont obligés de marcher sur la voie sur laquelle le PCFR a constamment insisté pendant trois décennies.

Dans cette situation, est-il juste de dire que nous soutenons presque aveuglément la politique de Poutine en Ukraine ?

Les communistes de Russie sont très activement engagés dans la défense des Républiques populaires du Donbass et de Lougansk. Des centaines de communistes se battent dans le cadre des troupes des républiques. Des dizaines de communistes sont tombés dans cette lutte. Le PCFR pendant huit ans a envoyé 93 convois d’aide humanitaire avec une cargaison totale de 13 000 tonnes, a accueilli des milliers d’enfants sur le plan de traitement médical et de repos.

Pendant toutes ces années, le PCFR a exigé des dirigeants russes que l’indépendance du Donbass soit reconnue.

Franchement, cela nous fait mal d’entendre comment nos camarades grecs parlent avec mépris des ”soi-disant républiques populaires" du Donbass, car ce sont précisément des républiques populaires nées de la volonté expresse des masses populaires.

Les citoyens de ces républiques les ont défendus au prix de leurs vies et de celle des combattants de leurs armées tout au long de huit années très dures de résistance contre l’agression nazie des bandéristes néo-nazis.

Une signification fondamentale est le fait que non seulement l’armée russe se bat contre les bandéristes, mais aussi les détachements de volontaires du Donbass lui-même, dans lesquels le nombre de communistes et de travailleurs des mines est très élevé.

Où trouve-t-on ici la “défense des intérêts de l’oligarchie" ? Nos camarades qui risquent leur vie tous les jours défendront-ils les intérêts de l’oligarchie russe ? Ou défendent-ils des gens ordinaires victimes des néonazis qui ont pris le pouvoir en Ukraine ?

Il faut compter sur le manque très prononcé d’envie de voir la situation réelle pour affirmer que le PCFR est solidaire du groupe au pouvoir.

L’intensité des luttes politiques de masse en Russie ne s’est pas atténuée, loin de là. La persécution des communistes et des adhérents du parti après le début de l’opération militaire montre qu’il n’y a pas d’harmonie de classe entre le PCFR et le groupe au pouvoir. On pourrait énumérer de nombreux cas où nos camarades sont soumis à des répressions. Nous avons réagi très durement à la persécution de nos camarades.

Dans le même temps, nous soumettons la politique socio-économique du gouvernement actuel à une critique très sévère. Aucun parti en Russie ne pouvait déclarer que sa critique des autorités était la plus active.

Au cours de plus de trente ans après le coup d’État anticommuniste de 1991, nous avons présenté d’innombrables preuves de notre lutte déterminée contre le groupe au pouvoir. C’est pourquoi notre parti bénéficie du large soutien des masses populaires.

Le PCFR a remporté lors des élections à la Douma d’Etat en septembre 2021 près de 19% des voix des électeurs. Même dans les conditions d’une machine à falsifier les élections peaufinée depuis longtemps. Nous sommes sûrs que le niveau de notre soutien à la population est beaucoup plus élevé. L’explication est que nous sommes guidés par l’esprit du marxisme-léninisme, par le désir d’étudier en détail les intérêts et les humeurs du peuple. En passant, en soutenant l’opération spéciale de la Russie en Ukraine, le PCFR a exprimé la volonté de l’écrasante majorité des citoyens russes.

Quant aux affirmations selon lesquelles ”les humeurs nationalistes et les forces nationalistes sont en jeu", nous déclarons fièrement que le PCFR est le principal parti de la gauche patriotique en Russie.

Et nous considérons la défense des intérêts du peuple russe et des autres peuples qui ont vécu pendant des siècles avec les Russes, et en premier lieu les Ukrainiens et les Biélorusses, comme notre devoir internationaliste. Maintenant, nier la signification historique du " monde russe " ou de la civilisation russe, à notre avis, n’est pas logique, ce serait la même chose que nier la signification de la civilisation grecque antique.

Lorsque Manolis Glezos a arraché le drapeau nazi de l’Acropole, il a été dirigé non seulement par des intérêts de classe, mais aussi par la fierté des Grecs qui ont rejoint la lutte déterminée contre l’occupation allemande.

Attitude de la communauté internationale face aux événements en Ukraine

Bien que les politiciens occidentaux et les médias qui se présentent avec arrogance comme ”l’opinion publique mondiale" participent ouvertement à la guerre aux côtés des néo-nazis, les grands pays d’Asie, d’Afrique, du Proche-Orient et d’Amérique latine qui savent par leur propre expérience ce qu’est le néocolonialisme européen et américain considèrent à juste titre les événements en Ukraine comme la lutte de la Russie contre le monde unipolaire dirigé par les États-Unis.

Les pays dont la population représente 60% de la planète soutiennent l’opération russe ou occupent une position neutre.

Seuls ceux qui nous ont envahis en 1941, déclenchant la guerre dans la coalition hitlérienne, ont une position agressive. Ce sont des pays d’Europe, ainsi que les États-Unis et la Grande-Bretagne qui ont beaucoup fait pour que la machine militaire nazie renaisse après sa défaite lors de la Première Guerre mondiale. Aujourd’hui, la Russie combat à nouveau le fascisme et ceux qui le soutiennent en Europe et aux États-Unis.

*****

Rappelant les mérites héroïques du Parti communiste grec dans la lutte contre le nazisme et la dictature militaire, nous rejetons catégoriquement l’idée que nos camarades puissent être consciemment dans le camp de ceux qui, avec les mains de l’Ukraine, tentent de détruire la Russie. Nous exprimons une fois de plus notre profond respect pour le PCG en tant que parti qui a grandement contribué à la renaissance du mouvement communiste et ouvrier international après la désintégration de l’URSS en 1991. Cependant, les déclarations de nos camarades sonnent comme la vérité de la dernière instance. Nous préconisons un dialogue de camaraderie qui a toujours aidé les communistes du monde entier à clarifier l’essence des événements et à élaborer leur propre attitude correcte, vraiment marxiste, pour leur évaluation.

Département international du CC du PCFR

16 Mai 2022

»» https://cprf.ru/2022/05/rusia-libra-la-lucha-contra-el-neonazismo-en-ucrania/

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Dans RUSSIE

L’ALLIANCE OCCIDENTALE CONTRE LA RUSSIE VA S’EFFONDRER, SELON LE JOURNAL CHINOIS GLOBAL TIMES

Par Le 03/06/2022

L’alliance occidentale contre la Russie va s’effondrer (Journal chinois)

 Depuis 9 heures  3 juin 2022

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 Article traduit - Asie et Afrique - Chine

 

Rédaction du site

Le journal chinois Global Times considère que « l’alliance occidentale contre la Russie devient de moins en moins fiable, car ses membres font face à des pertes réelles en raison des sanctions et de l’échec de la guerre économique qu’elle a lancée contre la Russie ».

« Après l’adoption du sixième paquet de sanctions de l’Union européenne, y compris l’embargo russe sur le pétrole, certains pays européens devraient faire face à de graves difficultés en matière de ressources énergétiques au cours de l’hiver à venir », a averti le quotidien sur son site web.

L’article note que « la pathétique bulle de solidarité occidentale a été percée avant même l’annonce des nouvelles restrictions, lorsque le ministre allemand de l’Economie, Robert Habeck, a déclaré que l’unité de l’Union européenne commençait à s’effondrer ».

« Il y a de plus en plus d’indications que l’alliance occidentale contre Moscou est si fragile et de moins en moins fiable que ses membres doivent faire face à des pertes réelles », a-t-il ajouté.

Interrogé par le journal chinois, Lu Xiang, chercheur à l’Académie chinoise des sciences sociales, assure « qu’il est peu probable que l’Europe soit en mesure d’agir comme un front uni dans les sanctions contre la Russie, car l’unité de l’Occident est à un concept à moitié vide. »

Pour lui, « depuis un certain temps, l’Union européenne, et en particulier l’Allemagne, a développé de bonnes relations avec la Russie, ce qui a provoqué le mécontentement de Washington, surtout après avoir bénéficié du parti pris antirusse de l’Occident concernant la crise en Ukraine ».

« L’Occident peut continuer à prétendre que ses sanctions fonctionnent, mais de plus en plus de preuves indiquent le contraire, et que les États-Unis et l’Europe échouent dans la guerre économique contre la Russie », a-t-il soutenu.

Et M. Xiang de conclure : « Les Européens ne sont pas si stupides pour admettre qu’ils soient autant lésés afin de maintenir dans ce jeu leur partenariat avec les Américains. Lorsque les intérêts de nombreux pays occidentaux seront affectés, l’unité fragile commencera à se fracturer. »

Source: Médias

https://french.almanar.com.lb/2345004

    

 

Dans RUSSIE

SERGUEÏ LAVROV, MINISTRE RUSSE DES AE ACCUSE LES USA D’AVOIR INSTALLE DES LABORATOIRES BIOLOGIQUES MILITAIRES DANS LE MONDE ENTIER

Par Le 27/05/2022

Lavrov : les USA ont installé des laboratoires biologiques militaires dans le monde entier

 Depuis 1 heure  27 mai 2022

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 Amérique et Europe - Article traduit - Russie

 

Rédaction du site

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a accusé les États-Unis d’avoir « établi des laboratoires biologiques militaires dans le monde entier », par l’intermédiaire d’une section du Pentagone.

Lavrov a souligné que le Pentagone accorde « une attention particulière au développement du réseau de laboratoires biologiques militaires pour l’espace post-soviétique et l’Eurasie dans son ensemble ».

Il a poursuivi : « J’ai regardé les données disponibles sur l’endroit où ces laboratoires ont été installés : ils se trouvent, tout d’abord, le long du périmètre de la Fédération de Russie, et il y en a qui se trouvent à côté de la République populaire de Chine. A la lumière des expériences qui sont menées dans ces laboratoires, nous avons soupçonné dès le début qu’ils n’étaient pas complètement pacifiques et qu’ils n’étaient pas innocents. »

Lavrov a rapporté ce qui a été retrouvé dans la ville de Marioupol, qui vient d’être conquise entièrement par les forces russes et leurs alliés du Donbass, « dans les laboratoires que les Américains ont quittés à la hâte, ils ont tenté de détruire les documents et les échantillons, mais n’ont pas pu les détruire tous, certains échantillons d’agents pathogènes y étaient conservés, et les documents disponibles montraient clairement l’orientation militaire des expérimentations qui y sont menées ».

Selon M. Lavrov, « il s’avère qu’il existe plus de 10 laboratoires de ce type en Ukraine.
« Ce n’est un secret pour personne que de tels laboratoires existent en Arménie, au Kazakhstan et dans les pays d’Asie centrale. Nous sommes en train d’étudier ces problèmes avec ces pays, sur une base bilatérale, et par l’intermédiaire de l’OTSC », a-t-il précisé.

Pour sa part, le journal chinois Global Times a mis en garde contre un programme américain lancé il y a 6 ans, dans lequel des expériences sont menées sur les insectes, et qui « porte un grand danger ».
Le journal a révélé que le département américain de la Défense (Pentagone) avait mis en place en 2016 un projet de « lutte contre les pénuries alimentaires potentielles », à travers lequel des scientifiques américains cherchaient à « influencer le rendement à l’aide d’insectes, qui devaient transférer les gènes modifiés à des végétaux. »

Il y a quelques jours, le secrétaire adjoint du Conseil de sécurité russe, Alexander Venediktov, a annoncé que la chaîne des laboratoires biologiques américains fermés dans le monde s’élève à environ 400 installations, notant en même temps que « les emplacements de ces laboratoires correspondent aux lieux où apparaissent des menaces épidémiques ».

Source: Médias

https://french.almanar.com.lb/2338492

    

Dans RUSSIE

POUTINE : PERSONNE NE PEUT PLUS EMPECHER LES PAYS D'ADOPTER UNE POLITIQUE INDEPENDANTE

Par Le 26/05/2022

Poutine : personne ne peut plus empêcher les pays d’adopter une politique indépendante

 Depuis 7 heures  26 mai 2022

Vladimir Poutine rend visite à des soldats russes blessés lors de l'opération militaire en Ukraine, le 25 mai. (RT)

Vladimir Poutine rend visite à des soldats russes blessés lors de l'opération militaire en Ukraine, le 25 mai. (RT)

 Amérique et Europe - Article traduit - Russie

 

Rédaction du site

Evoquant les répercussions des sanctions occidentales sur son pays, le président russe Vladimir Poutine a souligné qu’elles nuisent à l’économie mondiale, et pas seulement à l’économie russe.

M. Poutine a souligné lors de son discours au Forum économique eurasien, ce jeudi 26 mai, que « quiconque essaie d’isoler la Russie se fait du mal en premier », soulignant que son pays est devenu « un concurrent au niveau mondial, et reste le plus grand exportateur de blé du monde. »

Il a souligné que « l’Occident ne peut pas exclure un pays de la politique, de l’économie et des sports mondiaux », ajoutant que « n’importe quel gendarme mondial ne peut plus empêcher les pays de poursuivre une politique indépendante ».

« Les sanctions affectent tout le monde ainsi que les économies avancées. Il n’y a pas eu une telle inflation depuis 40 ans, et ce n’est pas une blague », a ajouté le numéro un russe.

Il a poursuivi : « Nous prendrons la place des entreprises qui partiront et rien ne changera », soulignant que le soutien aux projets d’investissement est « une priorité pour le gouvernement russe ».

Dans le même temps, il a mis en garde contre la confiscation des avoirs russes, affirmant que « voler la propriété d’autrui ne mène jamais au bien ».

Abordant la technologie mondiale, le président russe a déclaré : « Bien sûr, nous comprenons l’énorme avantage de la technologie et les grands avantages technologiques des économies avancées », ajoutant : « Nous n’avons pas l’intention de nous isoler. Personne ne peut isoler un pays de la taille de la Russie.  »

Lors du forum économique, Poutine a appelé à « accélérer la transition du système bancaire SWIFT vers un système spécifique aux pays du forum ».

Source: Médias

https://french.almanar.com.lb/2338162

  

Dans RUSSIE

POUTINE ESTIME QUE LA RUSSIE RESISTE TRES BIEN A LA GUERRE ECONOMIQUE OCCIDENTALE

Par Le 24/05/2022

Poutine estime que la Russie «résiste très bien» à la guerre économique occidentale

Poutine estime que la Russie «résiste très bien» à la guerre économique occidentale

folder_openRussie access_timedepuis 14 heures

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Par RT

Malgré une pluie de sanctions occidentales, l'économie russe «résiste très bien» a expliqué Vladimir Poutine lors d'une rencontre avec Alexandre Loukachenko. Il a également fait savoir que la situation nécessitait des «efforts» de la part de l'Etat.

Lors d'une rencontre à Sotchi avec le président biélorusse Alexandre Loukachenko le 23 mai, le président russe Vladimir Poutine s'est montré optimiste sur la situation économique de son pays : «Malgré toutes les difficultés, je voudrais souligner que l'économie russe résiste très bien à l'attaque des sanctions. Tous les principaux indicateurs macroéconomiques le démontrent», a-t-il déclaré. 

«La situation de l'économie nécessite des efforts particuliers de la part des autorités de la Fédération de Russie, en général, ces efforts ont un effet positif», a-t-il ajouté. Les pays occidentaux ont tenté de porter un coup dur à l'économie russe par des sanctions sans précédent en réponse au lancement par Moscou d'une offensive militaire en Ukraine. L'objectif assumé de ces attaques économiques était d'asphyxier l'économie russe pour la faire reculer.

Pas d'effondrement de l'économie russe

Si de nombreux secteurs économiques sont impactés, que les estimations internationales tablent sur une baisse de 10% du PIB russe et que le pays a connu une forte inflation, le rouble a tout de même résisté à l'attaque, non sans mesures drastiques de la Banque centrale russe.

«Pour sa part, la Russie réussit avec assurance à faire face aux défis extérieurs grâce à sa politique macroéconomique responsable de ces dernières années, ainsi que grâce aux décisions systémiques visant à renforcer sa souveraineté économique et sa sécurité technologique et alimentaire», avait déclaré Vladimir Poutine le 12 mai. 

Du côté de l'Union européenne, après une détermination affichée à attaquer la Russie sur tous les secteurs économiques possibles, la situation semble s'essouffler avec l'échec du sixième paquet de sanctions qui a été bloqué en raison de craintes de certains pays comme la Hongrie sur la question du pétrole. Un sommet européen extraordinaire abordant ces questions est prévu les 30 et 31 mai.

https://french.alahednews.com.lb/44243/340

russie vladimir poutine guerre economique

Dans RUSSIE

LA SAISIE DES AVOIRS RUSSES AURA UN IMPACT MONDIAL BRUTAL

Par Le 22/05/2022

La saisie des avoirs russes aura un impact mondial brutal


Arrêt sur info — 19 mai 2022

Facebook

 

Une telle action pourrait ébranler la confiance dans le système économique international.

rt.com – 17 mai 2022

La confiscation potentielle des avoirs russes à l’étranger pourrait entraîner l’effondrement du système international d’économie politique, rapporte le Financial Times mardi, citant des analystes.

Une saisie pure et simple des richesses de Moscou serait considérée comme le franchissement d’un Rubicon politique, selon Simon Hinrichsen, chercheur invité à la London School of Economics, cité par le média.

« Il s’agirait essentiellement d’une action qui mettrait fin au système d’économie politique internationale que nous avons mis en place au cours des [dernières] décennies », a déclaré l’économiste.

Plus tôt dans la journée, le ministre allemand des finances, Christian Lindner, a déclaré au quotidien économique Handelsblatt qu’il était ouvert à l’idée de saisir les actifs de l’État russe pour financer la reconstruction de l’Ukraine. M. Linder a également appelé à évaluer les possibilités juridiques de saisir les actifs étrangers de la Banque centrale russe.

La Suisse libère certains avoirs russes gelés 

Si l’idée de saisir les actifs est « séduisante », elle est également « inutile et peu judicieuse », ont déclaré Nicolas Veron et Joshua Kirschenbaum dans un billet de blog publié lundi par le groupe de réflexion Bruegel.

« Défendre de manière crédible un ordre fondé sur des règles vaut plus que les milliards qui seraient gagnés en s’appropriant l’argent de la Russie », ont déclaré les auteurs.

« Les pays placent leurs réserves dans d’autres pays en espérant qu’elles ne seront pas expropriées dans des situations autres que la guerre entre eux. »

Le mois dernier, le président américain Joe Biden a demandé au Congrès de lui accorder le pouvoir de saisir les avoirs de riches individus soupçonnés d’avoir des liens avec le Kremlin et de les utiliser pour aider l’Ukraine.

En début de semaine, les autorités ukrainiennes ont adopté une législation autorisant la confiscation des biens de ceux qui soutiennent la Russie. La nouvelle loi élargit le champ d’application des règles précédentes qui permettaient à Kiev de saisir les biens appartenant à des citoyens russes, à des personnes ayant des liens étroits avec la Russie et à des sociétés qui opèrent en Ukraine et dont la Russie est le bénéficiaire.

Source: https://www.rt.com/business/555611-russia-assets-frozen-financial-system-crash/

Traduction Arretsurinfo.ch

Dans RUSSIE

AZOVSTAL : LE PARLEMENT RUSSE SE PRONONCE POUR LE DEFERREMENT EN JUSTICE DES MEMBRES NEONAZIS D'AZOV

Par Le 18/05/2022

mercredi 18 mai 2022

Azovstal : Le Parlement russe se prononce pour le déferrement en justice des membres néonazis d'Azov

 

Les combattants ukrainiens d'Azovstal continuent à se rendre, à la nuit tombée. Et se pose la question - que faire d'eux ? Quand il s'agit de forces armées régulières, qui combattent régulièrement, c'est une chose. Quand il s'agit de membres de groupes, prenant des civils en otage et soutenant une idéologie néonazie, s'en est une autre. La Douma doit se prononcer pour demander que les membres du groupe extrémiste Azov ne soient pas échangés, mais jugés pour leur crime. Même pendant la guerre, les hommes sont responsables de leurs crimes et les Etats doivent l'être ensuite de leurs choix politiques. L'impunité ne conduit qu'à l'aggravation de la criminalité et à la détérioration morale, elle n'est jamais une solution.

En plus des 300 combattants ukrainiens déjà sortis hiers d'Azovstal (dont nous avons parlé ici), le ministère russe de la Défense annonce qu'environ encore 700, dont 29 blessés, se sont rendus depuis. En tout, le ministère estime que, environ 2 000 combattants ukrainiens pouvaient se trouver dans Azovstal, il en resterait donc un millier.

Les militaires, faisant partie de l'armée régulière et n'ayant pas commis de crimes de guerre sont protégés par la Convention de Genève. Les membres des groupes extrémistes néonazis, eux, ne le sont pas - le droit international humanitaire ne couvre pas les criminels de guerre.

Si la pratique veut que les prisonniers soient échangés entre les parties belligérantes, peut-on moralement accepter d'échanger des criminels de guerre néonazis, donc de les libérer de leur responsabilité, contre des prisonniers de guerre russes ?

Plusieurs membres de la Douma, la chambre basse du Parlement russe, se sont ouvertement prononcés contre. Ainsi, le député Oleg Morozov, président du Comité de la Douma du contrôle, écrivait hier sur son canal Telegram :

"La Douma prendra aujourd'hui une décision recommandant de ne pas échanger les nazis d'Azov, qui se rendent maintenant à l'usine d'Azovstal. Nous soignerons les blessés, nous respecterons la Convention sur les prisonniers et les traiterons avec humanité. Mais nous ne laisserons personne partir. Chacun aura ce qu'il mérite, selon le tribunal ! Les crimes des nazis ne sont pas blanchis, pas plus que leurs tatouages ​​sur le corps."

Cette position est aussi celle du président de la Douma, Viacheslav Volodine, qui écrivait lui aussi sur son canal Telegram : 

"Les criminels nazis ne doivent pas être échangés

Aujourd'hui, les commissions de la Douma d'État réunies en session plénière ont été chargées de régler la question de l'interdiction de l'échange des criminels nazis.

Notre pays traite avec humanité ceux qui se sont rendus ou ont été capturés.

Mais en ce qui concerne les nazis, notre position ici doit être inchangée :

ce sont des criminels de guerre et nous devons tout faire pour les traduire en justice."

Ainsi, le député Andreï Kartalopov, président du Comité de la Douma pour la Défense, a déclaré qu'un projet de résolution serait déposé à la Douma et Volodine a demandé au député Wasserman de le préparer, pour qu'il puisse faire l'objet d'un vote, après que celui-ci ait à juste titre déclaré qu'échanger ne serait-ce qu'un seul membre du groupe néonazi d'Azov serait considéré par l'Occident comme une de leur victoire.

Rien n'est pire que l'impunité pour la santé morale d'une nation ou d'un homme. C'est en fait le meilleur moyen de le détruire - de l'intérieur. La guerre n'excuse pas la barbarie, pas plus qu'elle ne justifie l'extrémisme. Chacun doit répondre de ses crimes devant un tribunal.

Publié par à 12:41 

http://russiepolitics.blogspot.com/2022/05/azovstal-le-parlement-russe-se-prononce.html#more

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Dans RUSSIE

DISCOURS DU PRESIDENT RUSSE VLADIMIR POUTINE A L'OCCASION DU JOUR DE LA VICTOIRE DU 9 MAI 2022

Par Le 10/05/2022

10 mai 2022

Discours du président russe Vladimir Poutine à l’occasion du jour de la victoire du 9 Mai 2022

Vladimir Poutine

Pour le droit à l'information (et aussi parce qu'on n'aime pas la censure de RT par l'UE et YouTube, les nazis, les banderistes, les fascistes, l'OTAN, l'impérialisme étasunien, le capitalisme porteur de guerre, Macron ... et aussi parce qu'on aime l'Armée Rouge et la lettre Z) voici une retranscription du discours du président russe Vladimir Poutine à l'occasion du jour de la victoire sur le nazisme du 9 Mai 2022

illustration : https://pbs.twimg.com/media/FPEArNMXwAUMNtQ?format=jpg

Chers citoyens russes,

Chers vétérans,

Camarades soldats et marins, sergents et sergents-majors, aspirants et sous-officiers,

Camarades officiers, généraux et amiraux,

Je vous félicite pour le Jour de la Grande Victoire !

La défense de notre Patrie lorsque son destin était en jeu a toujours été sacrée. C’est avec le sentiment du vrai patriotisme que la milice de Minine et Pojarski a défendu la patrie, des soldats sont passés à l’offensive sur le champ de Borodino et ont combattu l’ennemi en dehors de Moscou et de Leningrad, de Kiev et de Minsk, de Stalingrad et de Koursk, de Sébastopol et de Kharkov.

Aujourd’hui, comme par le passé, vous vous battez pour notre peuple dans le Donbass, pour la sécurité de notre patrie, pour la Russie. Le 9 mai 1945 a été inscrit à jamais dans l’histoire du monde comme un triomphe du peuple soviétique uni, de sa cohésion et de sa puissance spirituelle, un exploit sans précédent sur les lignes de front et sur le front intérieur. Le Jour de la Victoire est intimement cher à nous tous. Il n’y a pas de famille en Russie qui n’ait été brûlée par la Grande Guerre patriotique. Sa mémoire ne s’efface jamais

Ce jour-là,les enfants,petits-enfants et arrière-petits-enfants des héros défilent dans un flux sans fin du Régiment Immortel. Ils portent des photos des membres de leur famille, des soldats tombés qui sont restés jeunes pour toujours et des anciens combattants qui sont déjà partis. Nous sommes fiers de la génération courageuse invaincue des vainqueurs, nous sommes fiers d’être leurs successeurs, et il est de notre devoir de préserver la mémoire de ceux qui ont vaincu le nazisme et nous ont confié la vigilance et tout pour contrecarrer l’horreur d’un autre monde en guerre.

C’est pourquoi, malgré toutes les controverses dans les relations internationales, la Russie a toujours prôné la mise en place d’un système de sécurité égal et indivisible, indispensable à l’ensemble de la communauté internationale.

En décembre dernier, nous avons proposé de signer un traité sur les garanties de sécurité. La Russie a exhorté l’Occident à mener un dialogue honnête dans la recherche de solutions significatives et de compromis, et à tenir compte des intérêts de chacun. En vain. Les pays de l’OTAN ne voulaient pas nous écouter, ce qui signifie qu’ils avaient des plans totalement différents. Et nous l’avons vu. Une autre opération punitive dans le Donbass, une invasion de nos terres historiques, y compris la Crimée, était ouvertement en préparation. Kiev a déclaré qu’il pourrait atteindre des armes nucléaires.

Le bloc de l’OTAN a lancé un renforcement militaire actif sur les territoires qui nous sont adjacents. Ainsi, une menace absolument inacceptable pour nous se créait régulièrement à nos frontières. Tout indiquait qu’un affrontement avec les néo-nazis et les banderistes soutenus par les États-Unis et leurs sbires était inévitable. Permettez-moi de répéter que nous avons vu l’infrastructure militaire se construire, des centaines de conseillers étrangers commencer à travailler et des livraisons régulières d’armes de pointe en provenance des pays de l’OTAN. La menace grandissait chaque jour. La Russie a lancé une frappe préventive contre l’agression. C’était une décision forcée, opportune et la seule correcte. Une décision d’un pays souverain, fort et indépendant.

Les États-Unis ont commencé à revendiquer leur exceptionnalisme, en particulier après l’effondrement de l’Union soviétique, dénigrant ainsi non seulement le monde entier mais aussi leurs satellites, qui doivent faire semblant de ne rien voir et de le supporter docilement. Mais nous sommes un pays différent. La Russie a un caractère différent. Nous n’abandonnerons jamais notre amour pour notre patrie, notre foi et nos valeurs traditionnelles, les coutumes de nos ancêtres et le respect de tous les peuples et cultures.

Pendant ce temps, l’Occident semble prêt à annuler ces valeurs millénaires. Une telle dégradation morale sous-tend les falsifications cyniques de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale, aggravant la russophobie, louant les traîtres, se moquant de la mémoire de leurs victimes et rayant le courage de ceux qui ont remporté la Victoire par la souffrance.

Nous savons que les vétérans américains qui voulaient assister au défilé à Moscou se sont en fait vus interdire de le faire. Mais je veux qu’ils sachent : Nous sommes fiers de vos actes et de votre contribution à notre Victoire commune. Nous honorons tous les soldats des armées alliées – les Américains, les Anglais, les Français, les résistants, les braves soldats et partisans en Chine – tous ceux qui ont vaincu le nazisme et le militarisme.

Camarades,

La milice du Donbass aux côtés de l’armée russe se bat aujourd’hui sur leur terre, où les serviteurs des princes Sviatoslav et Vladimir Monomaque, les soldats sous le commandement de Roumiantsev et Potemkine, Souvorov et Broussilov ont écrasé leurs ennemis, où les héros de la Grande Guerre patriotique Nikolai Vatoutine, Sidor Kovpak et Lioudmila Pavlitchenko ont résisté jusqu’au bout.

Je m’adresse à nos forces armées et à la milice du Donbass.Vous vous battez pour notre patrie, son avenir, pour que personne n’oublie les leçons de la 2ème Guerre mondiale, pour qu’il n’y ait pas de place dans le monde pour les tortionnaires, les escadrons de la mort et les nazis.

Aujourd’hui, nous nous inclinons devant la mémoire sacrée de tous ceux qui ont perdu la vie dans la Grande Guerre patriotique, la mémoire des fils, filles, pères, mères, grands-pères, maris, épouses, frères, sœurs, parents et amis.

Nous inclinons la tête à la mémoire des martyrs d’Odessa qui ont été brûlés vifs à la Maison des syndicats en mai 2014, à la mémoire des personnes âgées, des femmes et des enfants du Donbass qui ont été tués dans des bombardements atroces et barbares par des néo-nazis .

Nous inclinons la tête devant nos camarades combattants qui sont morts courageusement dans la juste bataille - pour la Russie.

Je déclare une minute de silence.

(Une minute de silence.)

La perte de chaque officier et soldat est douloureuse pour nous tous et une perte irrémédiable pour les familles et les amis. Le gouvernement, les autorités régionales, les entreprises et les organismes publics feront tout pour envelopper ces familles et les aider. Un soutien particulier sera apporté aux enfants des compagnons d’armes tués et blessés. Le décret présidentiel à cet effet a été signé aujourd’hui. Je souhaite un prompt rétablissement aux soldats et officiers blessés, et je remercie les médecins, les ambulanciers, les infirmières et le personnel des hôpitaux militaires pour leur travail désintéressé. Notre plus profonde gratitude va à vous pour avoir sauvé chaque vie, n’épargnant souvent aucune pensée pour vous-mêmes sous les bombardements sur les lignes de front.

Camarades,

Des soldats et des officiers de nombreuses régions de notre immense patrie, y compris ceux qui sont arrivés directement du Donbass, de la zone de combat, se tiennent maintenant côte à côte ici, sur la Place Rouge.

Nous nous souvenons comment les ennemis de la Russie ont essayé d’utiliser des gangs terroristes internationaux contre nous, comment ils ont essayé de semer des conflits interethniques et religieux afin de nous affaiblir de l’intérieur et de nous diviser. Ils ont complètement échoué. Aujourd’hui, nos guerriers de différentes ethnies se battent ensemble, se protégeant mutuellement des balles et des éclats d’obus comme des frères.

C’est là que réside la puissance de la Russie, une grande puissance invincible de notre nation multiethnique unie. Vous défendez aujourd’hui ce pour quoi vos pères, grands-pères et arrière-grands-pères se sont battus. Le bien-être et la sécurité de leur patrie étaient leur priorité absolue dans la vie. La loyauté envers notre patrie est la principale valeur et un fondement fiable de l’indépendance de la Russie pour nous, leurs successeurs également. Ceux qui ont écrasé le nazisme pendant la Grande Guerre patriotique nous ont montré un exemple d’héroïsme pour tous les âges. C’est la génération des vainqueurs, et nous les admirerons toujours.

Gloire à nos forces armées héroïques !

Pour la Russie ! Pour la victoire !

Hourra !

Vladimir POUTINE

Les vidéos du jour :

Discours de Vladimir Poutine en russe sous titré français

Discours de Vladimir Poutine doublé en français

Défilé et discours de Poutine du 9 mai traduit en Français

La procession du Régiment Immortel à Moscou.(En tête Mr Vladimir Poutine nulle part ailleurs !)

URL de cet article 38006

 

Dans RUSSIE

ILS SE CHERCHENT UN « CERTIFICAT D’ABSOLUTION » AUPRÈS DU DRAPEAU ROUGE

Par Le 04/05/2022

ILS SE CHERCHENT UN « CERTIFICAT D’ABSOLUTION » AUPRÈS DU DRAPEAU ROUGE

 Solidarité Internationale PCF GrèceRussie et ex-URSS 0

04 MAI 2022

Article publié le 23 avril 2022 dans “RIZOSPASTIS, organe de presse du comité central du KKE. Traduction AS pour Solidarité Internationale PCF.

 

Le 9 mai approche et la bourgeoisie russe se sert à nouveau du drapeau rouge pour instrumentaliser les sentiments antifascistes et pro-soviétiques du peuple russe. Dans les zones occupées par l'armée russe en Ukraine, le drapeau rouge de la Victoire (le drapeau de l'unité de l'Armée rouge qui a occupé le Reichstag en mai 1945) est hissé. Le PC de la Fédération de Russie (CPRF) est allé encore plus loin. Il a présenté un projet de loi visant à remplacer le drapeau tricolore de la Russie, le drapeau des tsars et du traître Vlasov (collaborateur nazi de la Seconde Guerre mondiale) par le drapeau rouge.

 

Nous nous demandons, dans le cas improbable où ce projet de loi serait adopté, est-ce que les usines, les mines de charbon, les banques et les champs pétrolifères cesseront d'appartenir à ces sangsues qui vivent dans des palais, des stations balnéaires et des yachts ?

 

Le peuple russe cessera-t-il de payer pour la santé, l'éducation et les autres besoins sociaux qui sont des marchandises ?

 

La Russie capitaliste cessera-t-elle d'avoir le cinquième plus grand nombre de milliardaires au monde ? Va-t-elle changer la position qu'elle occupe, qui est l'une des pires au monde, en termes d'inégalité entre les riches et les pauvres ?

 

Les moyens de production deviendront-ils la propriété du peuple sans une révolution socialiste préalable ?

 

La guerre en Ukraine cessera-t-elle d'être impérialiste ; cessera-t-elle d'être menée pour les intérêts des monopoles, des matières premières, des piliers géopolitiques et des parts de marché ? Va-t-elle cesser d'être injuste et criminelle des deux côtés?

 

On pourrait continuer de lister les questions rhétoriques pour lesquelles la réponse sera systématiquement NON.

 

C'est pourquoi cette proposition du CPRF n'est qu'une « absolution » pour la bourgeoisie russe, pour les crimes qu'elle commet chaque jour contre les ouvriers et les autres couches populaires. Aujourd’hui, cette « absolution » n’est diffusée qu’une fois par an, le 9 mai. Avec le projet de loi CPRF, s'il est adopté, il sera diffusé 365 jours par an.

 

Trente ans après le renversement du socialisme et malgré le lynchage médiatique à son encontre (en Russie également), son empreinte ne s'estompe pas. C'est pourquoi on tente tant bien que mal de s'en arroger…

http://solidarite-internationale-pcf.fr/2022/05/ils-se-cherchent-un-certificat-d-absolution-aupres-du-drapeau-rouge.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail

Dans RUSSIE

LA RUSSIE ACHEVE LE PREMIER PONT FERROVIAIRE VERS LA CHINE

Par Le 27/04/2022

La Russie achève le premier pont ferroviaire vers la Chine

 Depuis 7 heures  27 avril 2022

pont_ferroviere

 Amérique et Europe - Article traduit - Russie

 

 

Rédaction du site

Le premier pont ferroviaire sur le fleuve Amour lequel relie  la Russie à la Chine (Nigelininskoye-Ting Jian) a été ouvert lors d’une cérémonie d’inauguration dans l’Extrême-Orient russe.

A participé à la cérémonie d’inauguration de ce pont le vice-Premier ministre russe, l’envoyé du président dans le district fédéral extrême-oriental, Yury Trutnev.

Ce dernier a déclaré: « Aujourd’hui, un événement important a eu lieu à la fois pour l’Extrême-Orient et pour tout notre pays, et nous avons pu surmonter toutes les difficultés naturelles et climatiques… L’ampleur de la construction des infrastructures est compatible avec son importance dans le développement de la coopération économique russo-chinoise, en particulier dans les conditions des nouveaux défis des pays hostiles ».

Et le responsable russe de poursuivre : « Le premier passage ferroviaire entre nos deux pays amis deviendra un lien majeur sur la nouvelle route d’exportation, un catalyseur pour l’établissement de nouvelles industries et de centres logistiques en Extrême-Orient. Il va en même temps améliorer l’accès à de nombreuses régions d’Extrême-Orient. »

« Nous sommes prêts pour l’inauguration de ce pont par la Russie dès que les partenaires chinois annonceront l’ouverture de leur partie », a-t-il conclu, lorsque la Chine construise une installation de désinfection, selon le quotidien gouvernemental Rossiiskaya Gazeta.

Le pont fait partie de l’ambitieuse initiative chinoise Belt and Road, que Pékin finance pour stimuler le commerce eurasien. Le réseau ferroviaire du nord-est de la Chine peut être relié au chemin de fer transsibérien.

Ce projet a été mis en œuvre avec la participation du Fonds russe pour les investissements directs et de la Société des chemins de fer russes. Sa valeur est d’environ 10 milliards de roubles et la longueur du pont dépasse 2,2 km, dont 309 mètres traversent le territoire russe.

La construction a commencé en 2014 alors que la détérioration des liens de Moscou avec l’Occident a déplacé son regard vers l’est. La Chine a achevé la construction de sa section, qui représente les quatre cinquièmes de sa longueur totale de 2 200 mètres, en 2018, et la Russie a initialement relié le pont à la Chine en 2019.

L’inauguration du pont devait initialement avoir lieu en août dernier, mais elle a été reportée à plusieurs reprises en raison de retards dans la reconstruction de l’infrastructure des gares russes Leninsk et Leninsk-2. Le projet a dû être révisé aussi en raison de l’approfondissement du lit de la rivière du côté russe, a rapporté l’agence de presse publique RIA Novosti.

Source: Médias

https://french.almanar.com.lb/2316701

   

Dans RUSSIE

PEPE ESCOBAR - L'ENIGME DU MOSKVA : PREPAREZ-VOUS, QUELQUE CHOSE D' "ASYMETRIQUE" MORTEL EST PEUT-ETRE SUR LE POINT DE SE PRODUIRE.

Par Le 25/04/2022

L’énigme du Moskva: Préparez-vous, quelque chose d’« asymétrique » mortel est peut-être sur le point de se produire. (Pepe Escobar)

 Depuis 3 heures  25 avril 2022

moskva

 Amérique et Europe - Ukraine

 

Ni l’OTAN ni la Russie ne nous disent ce qui s’est réellement passé avec le Moskva, le légendaire navire amiral de la flotte de la mer Noire.

L’OTAN, parce qu’en théorie, ils savent. Moscou, pour sa part, a clairement indiqué qu’elle ne dira rien tant qu’elle ne sera pas sûre de ce qui s’est passé.

Une chose est sûre. Si le ministère russe de la Défense découvre que l’OTAN a fait cela, il lâchera tous les chiens de l’enfer sur l’OTAN, comme dans « asymétrique, létal et rapide».

Concernant l’emplacement du Moskva : il était positionné près de l’une des trois plates-formes de forage utilisées pour surveiller tout un secteur de la mer Noire à l’aide d’hydrophones et du radar NEVA-BS, la plus à l’ouest, BK-2 Odessa, à environ 66 km au nord-est de l’île des Serpents. Le tout était intégré dans les systèmes de surveillance régionaux. Comme dans tout, littéralement, tout était surveillé : les navires, les cibles volant à basse altitude, les échos plus petits, même la tête d’un nageur insouciant.

Il y avait donc très peu de chances que quoi que ce soit – sans parler des missiles subsoniques Neptune et des drones Bayraktar – ait pu passer à travers ce filet aérien.

Que s’est-il donc passé ?

Il a pu s’agir d’une sorte de drone sous-marin, lâché soit par un sous-marin sournois, soit par une équipe de la SBS, en provenance de la côte ouest, avec une escale à l’île des Serpents. Ce drone aurait alors réussi à percer la coque du Moskva par en dessous et à faire exploser sa charge utile à l’intérieur.

Ce qui suit provient d’une source de premier plan à Bruxelles : sérieuse, digne de confiance, avec des antécédents prouvés depuis près de deux décennies. Pourtant, il se peut qu’elle ne fasse que diffuser de la désinformation. Ou se vanter. Ou c’est peut-être une information solide comme le roc.

Avant de commencer, nous devons souligner qu’il est difficile de croire à l’angle du conte de fées Neptune/Bayraktar. Après tout, comme nous l’avons vu, la flotte russe avait établi une couche de surveillance/défense multidimensionnelle en direction d’Odessa.

Le Moskva était près d’Odessa, plus proche de la Roumanie. Il y a un an, affirme la source, un nouveau localisateur à réseau phasé a été installé sur lui : la portée d’éclairage est de 500 km. Selon le récit ukrainien standard, le Moskva a d’abord été touché par un drone, puis les localisateurs et les antennes ont été détruits. Le Moskva était à moitié aveugle.

Ensuite – selon le récit ukrainien – ils ont lancé deux missiles de croisière Neptune depuis la côte. Le guidage a été effectué par Orion de l’OTAN, qui était suspendu au-dessus de la Roumanie. Les missiles ont fait un zoom sur le navire avec les têtes chercheuses éteintes, afin que le faisceau de rayonnement ne soit pas détecté.

Nous avons donc un guidage par Orion de l’OTAN, transmettant les coordonnées exactes, qui a conduit à deux impacts et à la détonation des munitions (c’est la partie reconnue par le ministère russe de la Défense).

Un coup stratégique

Le Moskva était en mission de combat à 100-120 km d’Odessa et contrôlait l’espace aérien dans un rayon de 250-300 km. Il assurait donc en fait le recouvrement de la moitié sud de la Moldavie, de l’espace allant d’Izmaïl à Odessa et d’une partie de la Roumanie (dont le port de Constanta).

Son positionnement ne pouvait être plus stratégique. Le Moskva interférait avec le transfert secret par l’OTAN d’avions militaires (hélicoptères et avions de chasse) de la Roumanie vers l’Ukraine. Il était surveillé 24/7. La reconnaissance aérienne de l’OTAN était totalement sur le coup.

En tant que « tueur » du Moskva, l’OTAN n’a peut-être pas choisi le Neptune, comme le répand la propagande ukrainienne ; la source indique le NSM PKR (Naval Strike Missile, d’une portée de 185 km, développé par la Norvège et les Américains) de cinquième génération.

Elle décrit le NSM comme « capable d’atteindre la cible le long d’une route programmée grâce à l’INS réglé par GPS, de trouver indépendamment la cible en volant vers elle à une altitude de 3-5 mètres. Lorsqu’il atteint la cible, le NSM effectue des manœuvres et déploie des interférences électroniques. Un imageur thermique très sensible est utilisé comme système d’autoguidage, qui détermine indépendamment les endroits les plus vulnérables du navire cible ».

En conséquence directe de la frappe du Moskva, l’OTAN a réussi à rouvrir un couloir aérien pour le transfert d’avions vers les aérodromes des régions de Tchernivtsi, de Transcarpathie et d’Ivano-Frankivsk.

Parallèlement, après la destruction du Moskva, la flotte de la mer Noire, selon la source, « ne semble plus avoir de navire équipé d’un système de missiles antiaériens à longue portée ». Bien sûr, un système de radar à trois bandes Sky-M reste en service en Crimée, capable de suivre toutes les cibles aériennes à une distance allant jusqu’à 600 km. On peut se demander si cela suffit à tous les besoins de la Russie.

Alors, qu’avons-nous vraiment ici ? Fantaisie ou réalité ? Il n’y avait qu’une seule façon de le savoir.

J’ai soumis l’information à l’inestimable Andrei Martyanov, qui a connu le Moskva « sous le nom de Slava en 1981, lorsqu’il était à flot dans la baie nord de Sébastopol et que ma classe, qui s’entraînait au début de l’été à bord du vieux croiseur Dzerzhinsky, a eu droit à une présentation détaillée de ce navire. C’était donc une vieille dame et il est dommage qu’elle ait dû terminer sa longue vie de cette façon et à cette époque ».

Martyanov, une fois de plus, s’est montré très professionnel, soulignant que personne, à ce stade, ne sait vraiment ce qui s’est passé. Mais il a soulevé quelques points cruciaux :
« Par NSM (si nous acceptons cette version), même avec sa faible observabilité et son guidage GPS dans des conditions normales (c’est-à-dire la mer jusqu’à l’état 5-6) et une radio-perméabilité normale, même le vieux radar de la frégate du Moskva aurait vu ces missiles à des distances de plusieurs dizaines de kilomètres, entre 15 et 20 à coup sûr. Les NSM, comme tous les missiles anti-navires de l’OTAN, sont subsoniques, avec une vitesse d’environ 300 mètres par seconde. Cela laisse, même à une distance de 15 kilomètres, 45 secondes pour détecter la trajectoire et développer une solution de tir pour le complexe AD en service. Un temps de réaction plus que suffisant ».

Martyanov souligne également qu’« il est impossible de cacher l’impact externe du missile antinavires – on saura immédiatement ce qui a touché le navire. De plus, pour toucher et couler une cible telle que le Moskva, il faut lancer une salve et pas seulement deux missiles, probablement 3 ou 4 au moins. Dans ce cas, la Russie saurait qui a attaqué le Moskva. L’OTAN le sait-elle ? Je suis certain que l’OTAN est au courant de cet événement, s’il ne s’agit pas d’un sabotage interne, ce qui ne peut absolument pas être exclu à ce stade. Je suis sûr que si Nebo était opérationnel, il aurait vu la salve ».

Ce qui nous amène à l’inévitable argument décisif : « Si l’OTAN était impliquée, je suis sûr que nous verrions des représailles, après tout, comme je le répète sans cesse, les bases américaines au Moyen-Orient et ailleurs ne sont rien d’autre que de grosses cibles prestigieuses ».

Alors préparez-vous : quelque chose d’« asymétrique » mortel est peut-être sur le point de se produire.

Par Pepe Escobar
Source : Strategic Culture Foundation ; traduction Réseau International

https://french.almanar.com.lb/2314908

    

Dans RUSSIE

LE NAVIRE AMIRAL RUSSE MOSKVA COULE EN MER NOIRE. REACTION DE LA CHINE

Par Le 16/04/2022

La guerre s'approche de Taïwan

Saturday, 16 April 2022 4:48 PM  [ Last Update: Saturday, 16 April 2022 5:42 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Le navire amiral de la flotte russe en mer Noire, Moskva, a coulé après un incendie.

Alors que le navire de guerre russe Moskva vient d’être coulé en mer Noire en pleine guerre en Ukraine, Pékin met en garde l’Occident contre la reproduction de la tragédie ukrainienne en Asie.

« La Russie a perdu le navire Moskva de la flotte de la mer Noire de la marine russe », a rapporté le ministère russe de la Défense. Selon les données officielles, le croiseur lance-missiles russe Moskva, qui a subi une révision et une modernisation majeures il y a moins d'un an, a été gravement endommagé, jeudi 14 avril, à la suite d'explosions et d'un incendie à bord.

Le Pentagone ayant confirmé l’hypothèse selon laquelle des missiles ukrainiens sont à l’origine de l’incendie, la Chine met en garde contre une tragédie similaire à la guerre en Ukraine qui risque de se produire en Asie.

A cet égard, le ministre chinois des Affaires étrangères a déclaré au Vietnam que la crise ukrainienne marquait un moment important où les deux pays devraient contribuer à la paix régionale menacée en raison des « dommages causés par la stratégie américano-indo-pacifique ».

Lors d’un entretien téléphonique jeudi 14 avril avec son homologue vietnamien Boe Tan-sun, Wang Yi, chef de la diplomatie russe, a noté que la crise ukrainienne avait une fois de plus fait prendre conscience aux pays asiatiques de l’importance du maintien de la paix et de la stabilité et que le manque d’union et de solidarité pourrait conduire à des dangers sans fin.

Les États-Unis et l'Europe ont critiqué la Chine pour avoir refusé de condamner l’opération militaire russe en Ukraine lancée fin février. Soulignant que les préoccupations sécuritaires de la Russie sont légitimes, Pékin a accusé l'OTAN d’inciter les deux parties à se lancer dans un conflit d’envergure.

La Chine tempête contre l’OTAN

La Chine tempête contre l’OTAN

Pékin : « L’OTAN devra être dissoute »

A l’instar de la Chine et de plus de 30 autres pays, le Vietnam a, quant à lui, voté contre la résolution de l'ONU condamnant la Russie pour son opération militaire en Ukraine, en dépit des promesses de Washington de renforcer les liens entre le Vietnam et d’autres États de la région dans le cadre de la stratégie indo-pacifique qui, révélée en février dernier, est largement mise en cause par Pékin.

Wang Yi a affirmé que les États-Unis se sont efforcés de créer des tensions régionales en faisant avancer la stratégie indo-pacifique qui sape profondément le développement et les coopérations pacifiques durement acquis dans la région; à titre d’exemple l’ASEAN. Et lui d’avertir que « nous ne pouvons pas permettre que la mentalité de la guerre froide revienne dans cette région et que la tragédie de l'Ukraine se répète autour de nous ».

Taïwan: l'alerte à l'EMP contre la Chine!

Taïwan: l'alerte à l'EMP contre la Chine!

le chef du Gouvernement Communication Headerquarters (GCHQ) - le service gouvernemental britannique responsable du renseignement

De son côté, le ministre vietnamien des Affaires étrangères a salué le rôle de la Chine dans la facilitation des pourparlers de paix pour mettre fin au conflit, affirmant qu'il y avait des similitudes dans leurs positions.

Wang Yi a, par ailleurs, réitéré son engagement pour la signature d'une charte éthique sur la mer de Chine méridionale, déclarant que la situation y est généralement stable grâce aux efforts conjoints de la Chine et des pays de l'ASEAN. Par contre, il a accusé certaines forces étrangères de chercher à rendre insécure la voie navigable.

Les affirmations interviennent alors que de nombreux experts avaient prévenu que des puissances telles les États-Unis ne tarderaient pas à se servir de la guerre en Ukraine pour faire pression sur Pékin et l’accuser de vouloir attaquer Taïwan qui, lui, s’est d’ailleurs aligné sur cette politique.

Suite aux exercices militaires de la Chine menés en riposte à la visite des responsables américains à Taïwan, le ministre taïwanais des Affaires étrangères a déclaré que la démarche chinoise ne ferait que renforcer le soutien des États-Unis et d’autres pays à l’île.

La Chine critique les responsables américaines dont le président de la commission sénatoriale des Affaires étrangères, Bob Menendez, pour avoir effectué une visite provocatrice à Taïwan.

Chine/Russie: une alliance militaire?

Chine/Russie: une alliance militaire?

Pourquoi une alliance des armées sino-russe est urgente

http://french.presstv.ir/Detail/2022/04/16/680426/Russie-Chine-Ukraine-guerre-USA-

Dans RUSSIE

POURQUOI UNE ALLIANCE MILITAIRE SINO-RUSSE EST URGENTE

Par Le 15/04/2022

Pourquoi une alliance des armées sino-russe est urgente

Friday, 15 April 2022 2:40 PM  [ Last Update: Friday, 15 April 2022 2:40 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Le président russe Vladimir Poutine et son homologue chinois Xi Jinping se serrent la main après leurs entretiens à Moscou, le 5 juin 2019.©AFP

Si le dénominateur commun des relations entre la Russie et la Chine peut être ramené à la confrontation avec les politiques des États-Unis et leur hégémonie sur le système international, plusieurs scénarios se dessinent quant à l'avenir de ces relations et aux obstacles qu'elles rencontrent.

Mais une question importante pour les experts internationaux est de savoir si la coopération sino-russe peut devenir une alliance majeure, ou s'il existe des obstacles.

Certains experts estiment que les relations entre Pékin et Moscou se développent à tous les niveaux, et que ces relations ne se limitent pas qu'au commerce et ont également pris des dimensions politiques. C'est pourquoi la Chine et la Russie sont d'avis que si l'une est éliminée, l'autre le sera aussi ; elles sont donc obligées d'être un allié stratégique. Ensuite, avec le renforcement du triangle Russie-Chine-Iran, qui sera également rejoint par l'Inde et le Pakistan, les équations mondiales aux niveaux économique, humain et politique changeront avec le rôle de la Russie.

 

Kazakhstan : la méga gifle russe!

Kazakhstan : la méga gifle russe!

D'un autre côté, selon les évaluations d'experts et d'analystes des affaires internationales, cette profonde coopération sino-russe pourrait rencontrer des obstacles. Il est clair que le partenariat Moscou-Pékin reflète la détermination des deux pays à affronter les États-Unis.

Dans leur première réaction au sommet Chine-Russie, les États-Unis ont averti Pékin que l'éclatement d'un conflit déstabilisateur en Europe porterait atteinte aux intérêts de la Chine dans le monde. Pour cette raison, la déclaration conjointe Pékin-Moscou n'a fait aucune référence directe à la crise ukrainienne, indiquant que la Chine cherche à éviter toute hostilité avec l'Occident. À cet égard, de nombreux observateurs soulignent les limites et les défis de la coopération sino-russe qui entravent le développement efficace de leur partenariat à l'avenir.

Bien que les relations actuelles entre ces deux pays de l'Est aient atteint leur meilleur niveau du siècle dernier, il subsiste cependant des défis et des différences entre les deux parties.

Alliance Chine/Iran/Russie: le non-dit?

Alliance Chine/Iran/Russie: le non-dit?

« L’Iran est le partenaire idéal au Moyen-Orient dans toute alliance voulant faire face à l’hégémonie US » (WSJ)

Dans le domaine de l'énergie, malgré une coopération totale entre Pékin et Moscou, de nombreux observateurs estiment que les perspectives des deux parties sur cette question ne correspondent pas aux réalités sur le terrain. Par exemple, le transfert de gaz russe vers la Chine nécessite la construction de nouveaux gazoducs dans les villes chinoises, ainsi que des engagements clairs de Pékin sur des contrats à long terme, et cela fait toujours l'objet de débats entre les deux parties.

Par conséquent, on s'attend à ce que, dans un avenir proche, la coopération sino-russe face aux menaces américaines se limite à un soutien "dos à dos" plutôt qu'à un combat "épaule contre épaule". Ce qui renforce cette hypothèse, c'est qu'il est très difficile de développer la coopération sino-russe au point de former une alliance militaire de type OTAN pour diverses raisons, dont la plus importante est l'absence d'éléments d'alliance militaire entre les deux pays. Et malgré le renforcement de la coopération militaire entre les deux capitales, elles ne seront pas en mesure de former une coalition comme l'OTAN, du moins dans un avenir proche.

En effet, dans la nouvelle perspective mondiale, la Chine et la Russie sont opposées aux grands blocs du système international ; comme c'était le cas pendant la guerre froide.

Ukraine: le coup anti US de Pékin?

Ukraine: le coup anti US de Pékin?

Pékin appelle Washington à cesser d’abuser de la guerre en Ukraine.

Par conséquent, les relations russo-chinoises semblent se situer à un niveau élevé de coopération stratégique et militaire, mais il n'existe aucun engagement de défense mutuelle entre les deux parties.

Bien que Pékin et Moscou ne soient pas prêts à entrer dans une alliance militaire formelle, ils sont néanmoins entrés, sous la pression des politiques de l'OTAN, dans une relation dite de "quasi-alliance". Dans ce contexte, chaque partie soutient l'autre et ne prend pas de mesures qui remettent en cause les intérêts de l'autre partie.

D'autre part, le contenu de la récente déclaration conjointe sino-russe indique la possibilité d'étendre la relation stratégique entre les deux parties sous la pression de la guerre froide imposée par les États-Unis, et cette relation comprend un lien militaire important, mais pas une alliance militaire complète.

La Chine tempête contre l’OTAN

Pékin : « L’OTAN devra être dissoute »

http://french.presstv.ir/Detail/2022/04/15/680373/Chine-Russie-alliance-militaire-Otan-Iran

 

Dans RUSSIE

LES RUSSES DELAISSENT LES DOLLARS ET LES EUROS POUR LE YUAN

Par Le 13/04/2022

Les Russes délaissent les dollars et les euros pour le yuan


Arrêt sur info — 10 avril 2022

 

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Les comptes en monnaie chinoise dans les banques russes explosent dans un contexte de sanctions occidentales.

Source: R.com– 9 avr, 2022

Les banques russes ont connu une forte augmentation du nombre de comptes en yuan chinois le mois dernier, selon une enquête du quotidien financier Kommersant.

Selon la publication, les citoyens russes ont activement converti leurs économies en devises vers la monnaie chinoise, tandis que le nombre de nouveaux comptes libellés en yuan a également augmenté de manière significative.

À la Tinkoff Bank, par exemple, le volume des fonds détenus en yuan a été multiplié par huit. La MTS Bank a signalé une multiplication par quatre, tout comme l’Ural Bank for Reconstruction and Development, tandis que la Bank Saint Petersburg a vu son volume multiplié par 3,5.

La Tinkoff Bank a également indiqué que de nombreuses sociétés de gros passaient au règlement en yuan, alors qu’elles considéraient auparavant que les règlements en dollars américains étaient plus faciles et plus rapides. Selon les données de la banque, la part des règlements commerciaux en yuan est passée de 15-25 % l’année dernière à 25-30 % aujourd’hui. Les transactions concernent des entreprises qui négocient des biens tels que des pièces détachées, des équipements périphériques, des textiles et des produits alimentaires, a déclaré la MTS Bank, notant que les entreprises pétrolières, les mineurs de charbon et les producteurs de métaux russes commençaient également à passer au règlement en yuan.

Les transactions avec la monnaie chinoise sur la Bourse de Moscou ont également augmenté de manière significative, bien qu’elles soient encore inférieures aux volumes en dollars et en euros. Alors qu’en janvier-février, le volume des transactions en yuan sur la bourse dépassait rarement 3 milliards de roubles par jour (environ 37 millions de dollars), la semaine dernière, un record absolu de 18,5 milliards de roubles (environ 230 millions de dollars) a changé de mains.

Les analystes y voient un moyen pour les particuliers et les entreprises d’échapper aux sanctions occidentales liées à l’Ukraine, qui limitent effectivement l’accès de la Russie au dollar et à l’euro. La Chine, en revanche, ne s’est pas associée aux sanctions et a maintenu ouvert l’accès à sa monnaie nationale, ce qui en fait une alternative potentielle pour les transactions internationales de la Russie.

« Dans les conditions de restrictions, de nombreuses entreprises considèrent que les règlements en yuan sont plus stables et prévisibles », a déclaré la MTS Bank au journal. Selon les analystes, étant donné que les sanctions obligent les importateurs et les producteurs russes à se réorienter vers l’Asie, et que le dollar et l’euro sont de plus en plus considérés comme peu fiables pour les entreprises russes, le nombre de règlements en yuan devrait encore augmenter.

Source: https://www.rt.com/business/553589-russians-ditching-dollars-and-euros-yuan/

https://arretsurinfo.ch/les-russes-delaissent-les-dollars-et-les-euros-pour-le-yuan/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=les-russes-delaissent-les-dollars-et-les-euros-pour-le-yuan

Traduction Arrêt sur info

Dans RUSSIE

DES RESPONSABLES AMERICAINS ADMETTENT QU’ILS SONT EN TRAIN DE MENTIR AU PUBLIC A PROPOS DE LA RUSSIE

Par Le 09/04/2022

7 avril 2022

15 

Des responsables américains admettent qu’ils sont littéralement en train de mentir au public à propos de la Russie.

Caitlin JOHNSTONE

NBC News a publié un nouveau rapport citant plusieurs responsables américains anonymes, intitulé de manière humoristique "En rupture avec le passé, les États-Unis utilisent les renseignements pour mener une guerre de l’information avec la Russie, même lorsque les renseignements ne sont pas solides comme le roc".

Les responsables affirment que l’administration Biden a rapidement diffusé des "renseignements" sur les plans de la Russie en Ukraine qui sont "peu fiables" ou "fondés davantage sur l’analyse que sur des preuves tangibles", voire tout simplement faux, afin de mener une guerre de l’information contre Poutine.

Le rapport indique qu’à cette fin, le gouvernement américain a délibérément fait circuler des allégations fausses ou mal étayées sur l’imminence d’attaques à l’arme chimique, sur les projets russes d’orchestrer une attaque sous faux drapeau dans le Donbass pour justifier une invasion, sur les conseillers de Poutine qui le désinforment et sur la Russie qui cherche à s’approvisionner en armes auprès de la Chine.

Aux États-Unis, les opérations psychologiques visant le public étaient autrefois illégales, même si le moyen de les contourner était de publier des articles dans la presse étrangère. Mais au cours des cinq dernières années, en commençant par le Russiagate et maintenant l’Ukraine, il est clair que le public américain est devenu une cible autorisée :

Extrait (les gras sont de l’auteur)

Cette affirmation, qui a attiré l’attention, a fait les gros titres dans le monde entier : Des responsables américains ont déclaré avoir des indices suggérant que la Russie pourrait se préparer à utiliser des agents chimiques en Ukraine.

Le président Joe Biden l’a ensuite déclaré publiquement. Mais trois responsables américains ont déclaré cette semaine à NBC News qu’il n’y avait aucune preuve que la Russie ait apporté des armes chimiques près de l’Ukraine. Ils ont déclaré que les États-Unis avaient publié ces informations pour dissuader la Russie d’utiliser ces munitions interdites.

C’est l’un des nombreux exemples de l’administration Biden qui rompt avec les précédents récents en déployant des renseignements déclassifiés dans le cadre d’une guerre de l’information contre la Russie. L’administration a agi de la sorte même lorsque les renseignements n’étaient pas solides comme le roc, selon les responsables, afin de déstabiliser le président russe Vladimir Poutine.

Ils ont donc menti. Ils peuvent prétendre qu’ils ont menti pour une noble raison, mais ils ont menti. Ils ont sciemment diffusé des informations qu’ils n’avaient aucune raison de croire vraies, et ce mensonge a été amplifié par tous les médias les plus influents du monde occidental.

Un autre exemple de l’administration Biden diffusant un faux récit dans le cadre de sa "guerre de l’information" :

De même, l’accusation selon laquelle la Russie s’était tournée vers la Chine pour obtenir une aide militaire potentielle manquait de preuves tangibles, selon un responsable européen et deux responsables américains.

Les responsables américains ont déclaré que rien n’indique que la Chine envisage de fournir des armes à la Russie. L’administration Biden a présenté cela comme un avertissement à la Chine de ne pas le faire, ont-ils dit.

En ce qui concerne l’affirmation de l’empire, la semaine dernière, selon laquelle Poutine est induit en erreur par ses conseillers parce qu’ils ont peur de lui dire la vérité, NBC rapporte que cette évaluation "n’était pas concluante - basée plus sur l’analyse que sur des preuves tangibles."

Je m’étais en fait moquée de ce communiqué de presse ridicule de la CIA lorsqu’il avait été publié sans critique, déguisé en nouvelle de dernière minute, par le New York Times :

Dernière minute : Le journal le plus influent du monde anglophone fait régulièrement passer les communiqués de presse de la CIA pour des "nouvelles de dernière minute".

Nous nous étions également amusés de l’étrange imitation d’Alex Jones par le porte-parole du département d’État Ned Price en février, lorsqu’il avait prétendu à tort que la Russie était sur le point de publier une vidéo " sous faux drapeau " utilisant des acteurs de crise pour justifier son invasion :

Les États-Unis tentent à nouveau de faire passer les affirmations du gouvernement pour des preuves. "C’est le genre de preuve que vous ne pouvez pas voir. La preuve est invisible."

D’autres mensonges du gouvernement américain évoqués dans le reportage de NBC étaient moins amusants :

Dans une autre divulgation, des responsables américains ont déclaré que l’une des raisons de ne pas fournir à l’Ukraine des avions de combat MiG était que les renseignements montraient que la Russie considérerait cette décision comme une escalade.

C’était vrai, mais c’était également vrai pour les missiles Stinger, que l’administration Biden a fourni, ont déclaré deux responsables américains, ajoutant que l’administration a déclassifié les informations sur les MiG pour renforcer l’argument de ne pas les fournir à l’Ukraine.

Ainsi, l’administration Biden savait qu’elle envoyait à l’Ukraine des armes qui seraient perçues par une superpuissance nucléaire comme une escalade provocatrice, les a envoyées quand même, et a ensuite menti à ce sujet. Cool, cool, cool.

Ce rapport de NBC confirme les rumeurs que nous entendions depuis des mois. Max Boot, un professionnel de la guerre, a déclaré en février, via le groupe de réflexion du Council on Foreign Relations, que l’administration Biden avait inauguré "une nouvelle ère d’opérations d’information" avec des communiqués de renseignement conçus non pas pour dire la vérité mais pour influencer les décisions de Poutine. L’ancien chef du MI6, John Sawers, a déclaré en février au groupe de réflexion The Atlantic Council que les communiqués de "renseignements" de l’administration Biden reposaient davantage sur une impression générale que sur des renseignements réels, et étaient conçus pour manipuler plutôt que pour informer.

Une interview étonnante de l’ancien chef du MI6 avec @B_judah de l’Atlantic Council. (en présence de toute la bande) où l’agent du renseignement *admet* que de nombreuses "fuites de renseignements" occidentales que les médias transmettent consciencieusement ne sont pas de vraies fuites mais des messages de propagande destinés à affaiblir Poutine.

Et au cas où vous vous poseriez la question, non, NBC ne vient pas de publier une fuite importante de dénonciateurs au sein du gouvernement américain qui exposent courageusement les mensonges des puissants avec l’aide de la presse libre. L’un des auteurs de l’article est Ken Dilanian, dont il a été révélé en 2014 qu’il avait travaillé en tant qu’actif de la CIA au sens propre tout en écrivant pour le LA Times. Si vous voyez le nom de Dilanian dans une signature, vous pouvez être certain que vous lisez exactement ce que les gestionnaires de l’empire américain veulent que vous lisiez.

Alors pourquoi nous disent-ils tout cela maintenant ? Le gouvernement américain ne craint-il pas de perdre la confiance du public en admettant qu’il ment constamment sur son conflit international le plus médiatisé ? Et s’il s’agit d’une "guerre de l’information" destinée à "entrer dans la tête de Poutine", comme l’affirment les sources de NBC, le fait d’en parler ouvertement dans la presse grand public ne va-t-il pas complètement à l’encontre du but recherché ?

C’est en répondant à ces questions que ça devient vraiment effrayant. Je me réjouis des réactions et des théories de chacun sur le sujet, mais d’après ce que je peux comprendre, la seule raison pour laquelle le gouvernement américain rendrait cette histoire publique est qu’il veut que le grand public soit au courant. Et la seule raison plausible qui me vient à l’esprit pour laquelle ils veulent que le public soit au courant est qu’ils sont convaincus que le public acceptera qu’on lui mente.

Pour mieux comprendre où je veux en venir, il est utile de regarder la version télévisée de ce reportage, dans laquelle Dilanian et la présentatrice de NBC Alison Morris s’enthousiasment de la manière brillante et merveilleuse dont l’administration Biden utilise ces tactiques de guerre psychologique pour perturber l’esprit de Poutine :

Le message qu’un téléspectateur endoctriné de NBC recevra en regardant ce segment est : "N’est-ce pas génial ? Notre président réalise tous ces mouvements d’échecs en 3D pour battre Poutine, et nous en faisons en quelque sorte partie !"

Il est évident depuis longtemps que l’empire américain s’efforce de renforcer le contrôle narratif pour renforcer sa domination hégémonique sur la planète via la censure d’Internet, la propagande, la manipulation des algorithmes de la Silicon Valley et la normalisation de la persécution des journalistes. Il se peut que nous soyons maintenant simplement au stade du contrôle narratif impérial où ils peuvent commencer à fabriquer ouvertement le consentement du public à ce qu’on lui mente pour son propre bien.

Tout comme la campagne de diffamation contre Julian Assange a entraîné les libéraux traditionnels à défendre le droit de leur gouvernement à leur cacher de sombres secrets, il se peut que nous soyons maintenant au stade de l’avancement du contrôle narratif où les libéraux traditionnels sont entraînés à défendre le droit de leur gouvernement à leur mentir.

Les États-Unis intensifient les agressions de la guerre froide contre la Russie et la Chine dans une tentative désespérée d’assurer une hégémonie unipolaire, et la guerre psychologique joue traditionnellement un rôle majeur dans les manœuvres de la guerre froide en raison de l’incapacité d’agresser de manière plus ouverte des ennemis dotés d’armes nucléaires. C’est donc le moment ou jamais de faire en sorte que les "penseurs" des deux principales factions politiques américaines encouragent fanatiquement les manipulations de guerre psychologique de leur gouvernement.

Un simple coup d’œil sur Internet pour voir ce que les principaux libéraux disent de ce rapport de la NBC montre que c’est bien ce qui se passe. Dans les milieux libéraux, il semble que l’on accepte largement que le gouvernement le plus puissant du monde utilise les institutions médiatiques les plus puissantes du monde pour mentir au public à des fins stratégiques. Si cela continue à être accepté, cela rendra les choses beaucoup plus faciles pour les gestionnaires de l’empire à l’avenir.

Caitlin Johnstone

Traduction "hé, dis-donc, j’aurais vécu la naissance et la mort de l’info alternative" par Viktor Dedaj avec probablement toutes les fautes et coquilles habituelles

»» https://caitlinjohnstone.com/2022/04/07/us-officials-admit-theyre-lite...

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Dans RUSSIE

IL Y A ENVIRON 60 LABORATOIRES BIOLOGIQUES US A LA FRONTIERE AVEC LA CHINE ET LA RUSSIE

Par Le 07/04/2022

Il y a environ 60 laboratoires biologiques US à la frontalière avec la Chine et la Russie, selon Moscou

Il y a environ 60 laboratoires biologiques US à la frontalière avec la Chine et la Russie, selon Moscou

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Par AlAhed avec Al-Manar

Le commandant des forces de protection radiologique, chimique et biologique des forces armées russes, Igor Kirillov, a affirmé lors d’une réunion informelle du Conseil de sécurité de l’ONU, que «les États-Unis renforcent leurs capacités militaires biologiques en profitant des lacunes de la législation internationale».

«En exploitant les failles de la législation internationale, l’administration américaine s’efforce constamment d’améliorer ses capacités bio-militaires dans différentes régions du monde», a noté M. Kirillov.

Il a indiqué que «le Pentagone supervise aujourd’hui 336 laboratoires dans 30 régions à l’extérieur du pays», citant des données du ministère chinois des Affaires étrangères.

«Il y a environ 60 sites dans les régions frontalières de la Russie et de la Chine, qui ont été modernisés depuis 2005 aux frais de l’armée américaine», a-t-il ajouté.

Il y a quelques jours, la vice-présidente de la Douma d’État russe, Irina Yarovaya, a annoncé que «le régime ukrainien, en coopération avec les États-Unis, poursuit des activités dangereuses dans le cadre d’un programme biologique».

Le 24 mars, M. Kirillov a confirmé que «Hunter Biden était impliqué dans un projet d’armes biologiques militaires financé par le Pentagone, y compris son fonds d’investissement Rosemont Seneca».

https://french.alahednews.com.lb/43622/340

russie usa chine armes biologiques etats unis

Dans RUSSIE

RUSSIE : LES LABORATOIRES FINANCES PAR LES ETATS-UNIS AUTOUR DE LA RUSSIE CONSISTENT A CREER DES ARMES BIOLOGIQUES

Par Le 04/04/2022

Kremlin : Les laboratoires financés par les Etats-Unis autour de la Russie consistent à créer des armes biologiques

 Depuis 20 heures  3 avril 2022

pentagone

 Amérique et Europe - USA

 

« Dans le cadre d’un programme financé par le Pentagone, un réseau de laboratoires biologiques a été créé autour de la Russie et du Bélarus, travaillant non seulement sur des agents pathogènes, des microbes et des virus extrêmement dangereux, mais également sur des projets visant à concevoir de nouveaux types d’armes biologiques », a dénoncé samedi le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

Moscou dispose d’informations selon lesquelles une série de laboratoires ont été établis autour de la Russie, afin de développer des armes biologiques, a dénoncé samedi le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

« Dans le cadre d’un programme financé par le Pentagone, un réseau de laboratoires biologiques a été créé autour de la Russie et du Bélarus, travaillant non seulement sur des agents pathogènes, des microbes et des virus extrêmement dangereux, mais également sur des projets visant à concevoir de nouveaux types d’armes biologiques », a-t-il déclaré dans un entretien avec la chaîne de télévision Belarus-24.

« Les Américains tentent de détourner l’attention de la question des laboratoires biologiques, mais les faits sont les faits. Ce dossier concerne la Russie ainsi que de nombreux autres pays », a-t-il poursuivi.

Au cours de l' »opération militaire spéciale » menée par la Russie en Ukraine, les activités biologiques dangereuses des Etats-Unis sur le territoire ukrainien ont été révélées, selon Irina Yarovaya, vice-présidente de la Douma d’Etat, chambre basse du parlement russe.

Les députés russes ont formé une commission pour enquêter sur les laboratoires biologiques contrôlés par les Etats-Unis en Ukraine.

Source: French.xinhuanet.com

https://french.almanar.com.lb/2294767

    

Dans RUSSIE

LAVROV : LA RUSSIE ET LA CHINE VONT AVANCER VERS UN ORDRE MONDIAL JUSTE ET MULTIPOLAIRE

Par Le 30/03/2022

Lavrov : La Russie et la Chine vont avancer vers « un ordre mondial juste et multipolaire »

 Depuis 9 heures  30 mars 2022

lavrov_yi

 Article traduit - Asie et Afrique - Chine

 

Rédaction du site

En visite en Chine, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a affirmé que son pays veille au développement régulier et durable des relations avec la Chine, notant que les deux pays ont l’intention d’avancer vers un ordre mondial juste et multipolaire.

« Nous souhaitons que nos relations avec la Chine se développent de manière constante et continue, conformément à ce qui a été convenu par les dirigeants des deux pays, Vladimir Poutine et Xi Jinping. Aujourd’hui, nous examinerons des mesures concrètes visant à assurer la mise en œuvre de tous les accords conclus. « , a déclaré ce mercredi 30 mars le ministre russe, depuis Pékin, où il est arrivé pour une visite au cours de laquelle il rencontrera son homologue chinois Wang Yi.

Lavrov a ajouté que la Russie, la Chine et leurs partenaires « avanceront ensemble vers un ordre mondial multipolaire et juste, prenant en compte les résultats de l’étape dangereuse que traverse l’histoire des relations internationales ».

Pour sa part, le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi a déclaré, lors de sa rencontre avec M. Lavrov, que les relations russo-chinoises « ont résisté aux défis de l’évolution de la situation dans le monde et ont maintenu leur droit chemin ».

A l’issue de la réunion, le ministère russe des Affaires étrangères a annoncé que les ministres russe et chinois des Affaires étrangères avaient convenu de renforcer la coordination entre les deux pays dans le domaine de politique étrangère et d’élargir la coopération bilatérale et multilatérale.

Un communiqué publié par le ministère russe des Affaires étrangères indique que les deux ministres « ont souligné que dans la situation internationale complexe actuelle, la Russie et la Chine continuent de renforcer leur partenariat stratégique et de travailler dans les affaires mondiales, sur la base d’une position unifiée ».

« Il a été convenu d’accroître la coordination dans le domaine de politique étrangère et d’élargir la coopération sur la voie bilatérale et sous diverses formes multilatérales », poursuit le communiqué.

Le ministère russe des Affaires étrangères a indiqué que les deux ministres « apprécient hautement » l’état actuel des relations russo-chinoises, qui continuent de « développer dynamiquement la situation instable au niveau de la politique étrangère ».

Source: Médias

https://french.almanar.com.lb/2291555

Dans RUSSIE

PARTI COMMUNISTE DE LA FEDERATION DE RUSSIE : LE NAZISME – LA MALADIE MORTELLE DE L’UKRAINE

Par Le 29/03/2022

28 Mars 2022

 

Parti communiste de la Fédération de Russie : Le nazisme - la maladie mortelle de l'Ukraine
3/28/22 5:31 PM

Par Vyacheslav Tetekin, Dr.Sc. (Histoire),

Membre du CC PCFR

Journal "Soviet Russia", 26 mars 2022

 

Aujourd'hui, alors que l'opération militaire en Ukraine se poursuit, il devient de plus en plus évident que la base idéologique du gouvernement ukrainien actuel est un nationalisme extrême, ou plutôt un néonazisme déclaré. Il s'agit de la continuation du mouvement pro-fasciste Bandera qui a pris le parti de l'Allemagne hitlérienne lors de son invasion de l'URSS en 1941-19445. Après la défaite du mouvement Bandera en 1953, le nazisme s'est replié sur lui-même. Cependant, avec l'effondrement de l'Union soviétique et l'indépendance de l'Ukraine, le néonazisme de Bandera a refait surface.

La nazification rampante de l'Ukraine a été grandement aidée par les États-Unis qui, après 1991, ont fortement encouragé les éléments nationalistes extrêmes en Ukraine occidentale. En fait, la CIA a été le sponsor le plus actif des groupes terroristes Bandera en Ukraine occidentale entre 1945 et 1953. Il n'est pas surprenant que les néonazis banderistes, bien organisés et bien entraînés idéologiquement et physiquement, aient perpétré le coup d'État de février 2014. Après le coup d'État, Mme Victoria Nuland, l'actuelle sous-secrétaire d'État américaine, a admis que les États-Unis avaient dépensé 5 milliards de dollars pour préparer le coup d'État.

Depuis lors, l'influence des néonazis sur la vie politique de l'Ukraine n'a cessé de croître. Même le Congrès américain en a pris acte. Le 24 novembre 2019, quarante membres du Congrès américain ont signé une lettre adressée au Département d'État américain, exigeant que le Régiment Azov, qui fait partie de la Garde nationale ukrainienne, soit déclaré organisation terroriste. Auparavant, en 2015 et à nouveau en 2018, le Congrès américain a officiellement interdit au département de la défense américain de rendre toute forme d'aide au régiment Azov en raison de son caractère nazi.

En outre, la lettre, citant des données du FBI, note que le régiment Azov et l'Ukraine dans son ensemble se sont transformés en un centre du mouvement néonazi mondial. Les terrains d'entraînement d'Azov permettaient aux néo-nazis du monde entier de s'exercer à l'utilisation de diverses armes pour devenir le noyau des unités néo-nazies de leur pays.

Les hostilités en Ukraine ont apporté de plus en plus de preuves que les néo-nazis sont la base du régime actuel. Ainsi, comme le groupe dirigeant de Kiev et ses maîtres américains n'étaient pas tout à fait sûrs de la fiabilité des forces armées ukrainiennes, ils ont pris la précaution d'intégrer les unités et les "commissaires" des bataillons nazis dans l'armée ukrainienne. L'objectif était à peine déguisé : si les troupes ukrainiennes tentaient de battre en retraite ou si des soldats individuels se rendaient, ils devaient être abattus. De tels incidents ont déjà été enregistrés. En d'autres termes, les bataillons nazis agissent comme des "escadrons de barrage" qui terrifient les troupes ukrainiennes pour qu'elles résistent. Exactement comme les troupes SS étaient utilisées dans l'Allemagne nazie pour contrôler les unités de la Werhmacht (armée).

Lorsque les hostilités ont commencé, le président Zelensky a libéré des extrémistes nazis purgeant des peines de prison pour des crimes graves, notamment des meurtres et des vols, afin qu'ils puissent prendre les armes et rejoindre les bataillons nazis. L'enlèvement, la torture, l'humiliation et le meurtre d'opposants politiques au régime en place sont devenus quotidiens.

Après la libération de l'aéroport de Mariupol, des chambres de torture ont été découvertes à l'endroit où le régiment Azov était stationné. Avec le plus grand cynisme, le centre de torture a été appelé la "bibliothèque" et les victimes de torture des "livres". Les enquêteurs de la République populaire de Donetsk établissent actuellement le nombre de victimes de la terreur et les circonstances de l'enlèvement, de la torture et du meurtre de personnes par les membres du régiment nazi Azov. La représentante américaine Marjorie Taylor Greene, de Géorgie, a récemment déclaré que l'Amérique ne devrait pas dépenser des milliards de dollars de l'argent des contribuables américains pour fournir des armes létales à d'éventuels groupes nazis qui torturent des innocents, en particulier des femmes et des enfants.

Les atrocités ne sont pas des cas isolés, mais le résultat d'une propagande néo-nazie sophistiquée. Le monde a été choqué par la déclaration publique d'un médecin de Bandera qui a déclaré à la chaîne de télévision Ukraine24 qu'il avait donné l'ordre à ses subordonnés de castrer les militaires russes capturés. 

source : http://www.solidnet.org/article/CP-of-the-Russian-Federation-Nazism-Ukraines-Deadly-Disease/

Tag(s) : #Russie#Communiste#PCFR#Ukraine

Dans RUSSIE

SUR L’UKRAINE, STEPAN MALENTSOV, PARTI COMMUNISTE DE RUSSIE : « LA SOLUTION FONDAMENTALE DU PROBLEME SE TROUVE UNIQUEMENT SUR LA VOIE DU SOCIALISME ».

Par Le 22/03/2022

22 Mars 2022

Lundi 21 mars 2022
Stepan Malentsov sur la guerre en Ukraine : "La solution fondamentale du problème se trouve uniquement sur la voie du socialisme".


Commentant les développements de la guerre en Ukraine, le premier secrétaire du CC du Parti communiste des travailleurs de Russie (PCTR) Stepan Malentsov a souligné ce qui suit :
"Je conseille vivement à tous de prêter attention au fait que la majorité des médias parlent moins de la tâche de dénazification, c'est-à-dire de l'éradication du nazisme, du fascisme modifié par Bandera. Cela est compréhensible. Cette question est beaucoup plus complexe que la simple démilitarisation, c'est-à-dire la destruction des infrastructures militaires pendant les hostilités et la poursuite du désarmement sous la pression de la force dominante.  


Je dirais que la Fédération de Russie est arrivée à un moment clé, le territoire du Donbass a presque été libéré, ce que nous considérons comme une composante positive de cette opération militaire. La puissance militaire de l'Ukraine est considérablement réduite. Poutine et le gouvernement doivent réfléchir à la manière de sortir victorieux de cette guerre. Il est indigne d'espérer que Poutine "se tourne vers la gauche" et change d'attitude vis-à-vis de l'ère soviétique, c'est-à-dire de la construction d'une union entre la Russie et l'Ukraine en tant que peuples amis égaux. À en juger par la suppression des droits civils en Russie, Poutine ne fera que "gouverner", et la seule expression de respect envers l'Union soviétique sera de privatiser la gloire et de promouvoir les intérêts économiques de son entourage sur le territoire des républiques post-soviétiques.
L'heure est à la surenchère. Dans les conditions qui ont été créées, la composante positive ne réside que dans la reconnaissance de la Crimée et du Donbass, et, bon, un peu dans la démilitarisation.

La question de la dénazification, c'est-à-dire la lutte contre le fascisme, comme je l'ai dit, est beaucoup plus difficile. Parce que tant qu'il reste la source du fascisme, le capitalisme lui-même, et surtout son noyau moderne, le capital financier le plus réactionnaire, le plus chauvin, une rechute est toujours possible. Ceci, je le note, ne concerne pas tant la Bandera et les bataillons nationaux, mais le plus grand impérialiste en face des États-Unis. Et ici, les autorités russes n'appellent pas les choses par leur nom propre, car elles ne sont pas des adversaires de ce phénomène. Il s'agit plutôt de concurrents qui, jusqu'à récemment, s'appelaient partenaires. Nous avons souligné à plusieurs reprises qu'il est naïf de penser que les Vlasovites sont meilleurs que les Banderites.

Par conséquent, les objectifs précédemment déclarés étant atteints, il faut soutenir ce qui conduit aujourd'hui à une cessation des hostilités. Mais nous ne pouvons pas et ne voulons pas soutenir la construction d'une vie future selon les modèles de la bourgeoisie de la Fédération de Russie. C'est déjà une composante réactionnaire de la politique de la Fédération de Russie. A bien des égards, nous l'avons observé dans l'exemple de la LPR et de la DPR, lorsque l'élément de " la nationalité " est progressivement lavé des républiques, la dictature des oligarques et autres escrocs russes et locaux est établie, qui n'ont pas été remarqués dans les mêmes rangs que les mineurs et les conducteurs de tracteurs dans la lutte contre les nazis. Voilà le mauvais monde.

Comme auparavant, nous répétons aujourd'hui que la solution fondamentale du problème se trouve uniquement sur la voie du socialisme. Nous sommes notamment pour transformer la guerre pour la démilitarisation et la dénazification en une lutte pour le socialisme."

(Traduit du russe)

solidnet.org

source : http://www.idcommunism.com/2022/03/stepan-malentsov-on-ukraine-war-the-solution-of-the-problem.html#more

Tag(s) : #RWCP#Ukraine#Communiste#Russie

Dans RUSSIE

PEPE ESCOBAR : DITES BONJOUR A L'OR RUSSE ET AU PETROYUAN CHINOIS

Par Le 16/03/2022

Dites bonjour à l’or russe et au petroyuan chinois

L’Union économique eurasiatique dirigée par la Russie vient de se mettre d’accord avec la Chine pour concevoir le mécanisme d’un système financier et monétaire indépendant qui contournerait les transactions en dollars.

Par Pepe Escobar

Mondialisation.ca, 16 mars 2022

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Cela a été long à venir, mais enfin certains linéaments clés des nouvelles fondations du monde multipolaire sont révélés.

Vendredi, après une réunion par vidéoconférence, l’Union économique eurasiatique (UEE) et la Chine ont convenu de concevoir le mécanisme d’un système monétaire et financier international indépendant. L’UEE est composée de la Russie, du Kazakhstan, du Kirghizstan, de la Biélorussie et de l’Arménie. Elle établit des accords de libre-échange avec d’autres nations eurasiennes et s’interconnecte progressivement avec l’Initiative chinoise Ceinture et Route (BRI).

À toutes fins utiles, l’idée vient de Sergey Glazyev, le plus grand économiste indépendant de Russie, ancien conseiller du président Vladimir Poutine et ministre de l’Intégration et de la Macroéconomie de la Commission économique eurasiatique, l’organe de réglementation de l’UEE.

Le rôle central de Glazyev dans l’élaboration de la nouvelle stratégie économique/financière russe et eurasiatique a été examiné ici. Il a vu venir la pression financière occidentale sur Moscou des années avant les autres.

De manière assez diplomatique, Glazyev a attribué la concrétisation de l’idée aux « défis et risques communs liés au ralentissement économique mondial et aux mesures restrictives à l’encontre des États de l’UEE et de la Chine ».

Traduction : la Chine étant une puissance eurasiatique au même titre que la Russie, elles doivent coordonner leurs stratégies pour contourner le système unipolaire des États-Unis.

Le système eurasiatique sera basé sur « une nouvelle monnaie internationale », très probablement avec le yuan comme référence, calculée comme un indice des monnaies nationales des pays participants, ainsi que des prix des matières premières. Le premier projet sera déjà discuté à la fin du mois.

Le système eurasiatique est appelé à devenir une alternative sérieuse au dollar américain, car l’UEE pourrait attirer non seulement les nations qui ont rejoint la BRI (le Kazakhstan, par exemple, est membre des deux) mais aussi les principaux acteurs de l’Organisation de Coopération de Shanghai (OCS) ainsi que l’ASEAN. Les acteurs d’Asie occidentale – Iran, Irak, Syrie, Liban – seront inévitablement intéressés.

À moyen et long terme, la diffusion du nouveau système se traduira par l’affaiblissement du système de Bretton Woods, dont même les acteurs/stratèges sérieux du marché américain admettent qu’il est pourri de l’intérieur. Le dollar américain et l’hégémonie impériale font face à une mer agitée.

Montrez-moi cet or gelé

Pendant ce temps, la Russie a un sérieux problème à régler. Le week-end dernier, le ministre des Finances Anton Siluanov a confirmé que la moitié de l’or et des réserves étrangères de la Russie ont été gelés par des sanctions unilatérales. Il est ahurissant de constater que les experts financiers russes ont placé une grande partie des richesses de la nation à un endroit où elles peuvent être facilement accessibles – et même confisquées – par « l’Empire du mensonge » (copyright Poutine).

Au début, ce que Siluanov voulait dire n’était pas très clair. Comment Elvira Nabiulina et son équipe de la Banque centrale ont-ils pu laisser la moitié des réserves de change et même l’or être stockés dans des banques et/ou des coffres occidentaux ? Ou s’agit-il d’une tactique de diversion sournoise de la part de Siluanov ?

Personne n’est mieux équipé pour répondre à ces questions que l’inestimable Michael Hudson, auteur de la récente édition révisée de « Super Imperialism : The Economic Strategy of the American Empire ».

Hudson a été très franc :

« La première fois que j’ai entendu le mot « gelé », j’ai pensé que cela signifiait que la Russie n’allait pas dépenser ses précieuses réserves d’or pour soutenir le rouble, en essayant de lutter contre un raid occidental à la Soros. Mais maintenant, le mot « gelé » semble signifier que la Russie l’avait envoyé à l’étranger, hors de son contrôle ».

« Il semble qu’au moins à la date de juin dernier, tout l’or russe était conservé en Russie même. Dans le même temps, il aurait été naturel de conserver des titres et des dépôts bancaires aux États-Unis et en Grande-Bretagne, car c’est là qu’ont lieu la plupart des interventions sur les marchés mondiaux des changes », ajoute Hudson.

Pour l’essentiel, tout est encore en suspens : « Ma première lecture a supposé que la Russie faisait quelque chose d’intelligent. Si elle était intelligente de déplacer de l’or à l’étranger, peut-être faisait-elle ce que font les autres banques centrales : le « prêter » aux spéculateurs, moyennant le paiement d’intérêts ou de frais. Tant que la Russie ne dira pas au monde où son or a été placé, et pourquoi, nous ne pourrons pas le comprendre. Était-il à la Banque d’Angleterre – même après que l’Angleterre ait confisqué l’or du Venezuela ? Était-il dans la Fed de New York – même après que la Fed ait confisqué les réserves de l’Afghanistan ? »

Jusqu’à présent, il n’y a pas eu de clarification supplémentaire ni de la part de Siluanov ni de Nabiulina. Des scénarios tourbillonnent sur une série de déportations vers le nord de la Sibérie pour trahison nationale. Hudson ajoute des éléments importants au puzzle :

« Si [les réserves] sont gelées, pourquoi la Russie paie-t-elle les intérêts de sa dette extérieure ? Elle peut ordonner au « geleur » de payer, pour rejeter la responsabilité du défaut de paiement. Elle peut parler du gel par Chase Manhattan du compte bancaire de l’Iran à partir duquel ce pays cherchait à payer les intérêts de sa dette libellée en dollars. Elle peut insister pour que tout paiement des pays de l’OTAN soit réglé à l’avance par de l’or physique. Elle peut aussi envoyer des parachutistes à la Banque d’Angleterre et récupérer l’or, un peu comme Goldfinger à Fort Knox. Ce qui est important, c’est que la Russie explique ce qui s’est passé et comment elle a été attaquée, afin d’avertir les autres pays ».

Pour conclure, Hudson n’a pu s’empêcher de faire un clin d’œil à Glazyev : « La Russie devrait peut-être nommer un non occidental à la Banque centrale ».

Le changement de jeu du pétrodollar

Il est tentant de lire dans les propos du ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, lors du sommet diplomatique d’Antalya jeudi dernier, l’aveu voilé que Moscou n’était peut-être pas totalement préparé à l’artillerie financière lourde déployée par les Américains :

« Nous allons résoudre le problème – et la solution consistera à ne plus dépendre de nos partenaires occidentaux, qu’il s’agisse de gouvernements ou d’entreprises qui agissent comme des outils de l’agression politique occidentale contre la Russie au lieu de poursuivre les intérêts de leurs entreprises. Nous ferons en sorte de ne plus jamais nous retrouver dans une situation similaire et que ni un certain Oncle Sam ni personne d’autre ne puisse prendre des décisions visant à détruire notre économie. Nous trouverons le moyen d’éliminer cette dépendance. Nous aurions dû le faire il y a longtemps ».

Donc, « il y a longtemps » commence maintenant. Et l’une de ses planches sera le système financier eurasien. Entre-temps, « le marché » (c’est-à-dire le casino spéculatif américain) a « jugé » (selon ses propres oracles) que les réserves d’or russes – celles qui sont restées en Russie – ne peuvent pas soutenir le rouble.

Là n’est pas la question – à plusieurs niveaux. Les oracles autodidactes, qui ont subi un lavage de cerveau pendant des décennies, croient que l’hégémon dicte ce que fait « le marché ». Ce n’est que de la propagande. Le fait crucial est que dans le nouveau paradigme émergent, les pays de l’OTAN représentent au mieux 15% de la population mondiale. La Russie ne sera pas forcée de pratiquer l’autarcie parce qu’elle n’en a pas besoin : la plupart des pays du monde – comme nous l’avons vu dans la liste des pays non sanctionnés – sont prêts à faire des affaires avec Moscou.

L’Iran a montré comment s’y prendre. Les négociants du golfe Persique ont confirmé à The Cradle que l’Iran vend pas moins de 3 millions de barils de pétrole par jour, même aujourd’hui, en l’absence de signature du JCPOA (Joint Comprehensive Plan of Action agreement, actuellement en cours de négociation à Vienne). Le pétrole est ré-étiqueté, passé en contrebande et transféré des pétroliers en pleine nuit.

Autre exemple : l’Indian Oil Corporation (IOC), un énorme raffineur, vient d’acheter 3 millions de barils d’Urals russe au négociant Vitol pour livraison en mai. Il n’y a pas de sanctions sur le pétrole russe – du moins pas encore.

Le plan réductionniste mackinderesque de Washington consiste à manipuler l’Ukraine pour en faire un pion jetable afin de s’attaquer à la Russie par la méthode de la terre brûlée, puis à la Chine. Il s’agit essentiellement de diviser pour mieux régner afin d’écraser non pas un, mais deux concurrents pairs en Eurasie qui avancent au même rythme en tant que partenaires stratégiques complets.

Comme le voit Hudson : « La Chine est dans le collimateur, et ce qui est arrivé à la Russie est une répétition générale de ce qui peut arriver à la Chine. Dans ces conditions, il vaut mieux rompre plus tôt que plus tard. Parce que l’effet de levier est le plus élevé maintenant ».

Tout le blabla sur « l’effondrement des marchés russes », la fin des investissements étrangers, la destruction du rouble, un « embargo commercial total », l’expulsion de la Russie de « la communauté des nations », etc. est destiné aux galeries zombifiées. L’Iran a fait face à la même chose pendant quatre décennies, et a survécu.

La justice poétique historique, comme l’a laissé entendre Lavrov, fait que la Russie et l’Iran sont sur le point de signer un accord très important, qui pourrait être l’équivalent du partenariat stratégique Iran-Chine. Les trois principaux nœuds de l’intégration de l’Eurasie sont en train de perfectionner leur interaction et, tôt ou tard, ils pourraient utiliser un nouveau système monétaire et financier indépendant.

Mais il y a encore plus de justice poétique en route, autour de l’ultime changement de jeu. Et il est arrivé bien plus tôt que nous le pensions tous.

L’Arabie saoudite envisage d’accepter les yuans chinois – et non les dollars américains – pour vendre du pétrole à la Chine. Traduction : Pékin a dit à Riyad que c’était la nouvelle donne. La fin du pétrodollar est proche – et c’est le clou certifié dans le cercueil de l’indispensable Hégémon.

En attendant, il reste un mystère à résoudre : où est cet or russe gelé ?

Pepe Escobar

 

Article original en anglais :

Say Hello to Russian Gold and Chinese Petroyuan

L’article en anglais a été publié initialement par The Cradle

Traduction Réseau International

La source originale de cet article est Mondialisation.ca

Copyright © Pepe Escobar, Mondialisation.ca, 2022

https://www.mondialisation.ca/dites-bonjour-a-lor-russe-et-au-petroyuan-chinois/5666379

Dans RUSSIE

PARTI COMMUNISTE DE RUSSIE : TENTER DE CREER DES ARMES BIOLOGIQUES EN UKRAINE CONSTITUE UNE MENACE DIRECTE POUR L’EUROPE ET TOUTE L’HUMANITE

Par Le 15/03/2022

14 Mars 2022

Parti communiste de la Fédération de Russie : La tentative de créer des armes biologiques en Ukraine constitue une menace directe pour l'Europe et l'humanité tout entière
3/14/22 3:50 PM
La tentative de créer des armes biologiques en Ukraine constitue une menace directe pour l'Europe et l'humanité tout entière.

 

Déclaration de G.A.Zyuganov

 

Au cours de l'opération des forces armées russes pour la libération de l'Ukraine du nazisme, des données fiables ont été obtenues sur la disponibilité d'une trentaine de laboratoires biologiques américains sur son territoire. D'après les documents disponibles, des études scientifiques au profit du département américain de la défense étaient en cours là-bas. En fait, ces laboratoires étaient impliqués dans le développement d'armes biologiques.

Pendant trois ans, j'ai servi dans le Groupe des troupes soviétiques en Allemagne en tant qu'officier de renseignement militaire et j'ai participé à la lutte contre les armes atomiques, chimiques et biologiques. Par conséquent, je connais de première main la nature absolument inhumaine de ces armes. Après tout, même Hitler n'a pas osé utiliser des armes chimiques pendant la Seconde Guerre mondiale.

Mais aujourd'hui, il s'avère que les États-Unis rompent la Convention sur l'interdiction de la mise au point, de la fabrication et du stockage des armes biologiques et à toxines de 1972. Il s'agit d'une violation flagrante des engagements internationaux des États-Unis, susceptible de constituer une menace pour l'humanité tout entière.

Le développement d'armes biologiques sur le territoire de l'Ukraine a été maintenu dans le plus grand secret.

Puisque nous parlons de dizaines de laboratoires dispersés dans tout le pays, y compris à proximité des frontières russes, nous pouvons conclure avec certitude au développement d'armes génétiques contre les nations slaves - Russes, Biélorusses et Ukrainiens. Nous devrions tous exiger une enquête internationale sur ce crime.

Le monde doit comprendre que dans l'opération en Ukraine, la Russie protège l'humanité. Nous protégeons le monde du fascisme. Les nations de notre planète doivent s'unir pour lutter contre la peste brune, qui renaît en Europe avec un nouveau soutien des États-Unis. Ensemble, nous pouvons arrêter cette peste, en empêchant sa dissémination sur notre planète.

 

 

Président du CC du PCFR G. Zyuganov

source : http://www.solidnet.org/article/CP-of-the-Russian-Federation-Attempt-to-create-biological-weapons-in-Ukraine-means-a-direct-threat-to-Europe-and-all-humanity/

Tag(s) : #PCFR#Communiste#Russie#Ukraine

Dans RUSSIE

LE YUAN REMPLACE LE DOLLAR ET L’EURO DANS LES BANQUES RUSSES

Par Le 14/03/2022

Le yuan remplace le dollar et l’euro dans les banques russes

 Depuis 4 heures  14 mars 2022

yuan

 Amérique et Europe - Russie

 

 

Alors que la Russie est désormais officiellement coupée du dollar américain et de l’euro, la banque publique VTB Bank a proposé à sa clientèle d’ouvrir des comptes d’épargne en yuan chinois, avec un taux d’intérêt maximal de 8 %. La deuxième plus grande banque du pays a été frappée par les sanctions occidentales visant à isoler totalement la Russie sur le plan financier en raison de sa guerre en Ukraine.

« À la lumière de la hausse des taux de change du dollar et de l’euro, de nombreux clients se montrent intéressés par des investissements dans d’autres devises, et le yuan est l’une des options les plus abordables et les plus prometteuses pour investir des fonds », a déclaré la banque dans un communiqué.

Les clients existants seraient en mesure d’ouvrir des dépôts à distance sur VTB Online avec un montant minimum de 100 yuans (16 dollars). Dans les agences de la VTB, ils peuvent déposer un minimum de 500 yuans.

Washington interdit la fourniture de dollars à la Russie

Selon la banque, la dernière offre sera l’alternative la plus rentable aux dépôts dans d’autres devises étrangères. Le rendement annuel d’un dépôt de trois mois est de 8 % en dollars et de 7 % en euros.

En revanche, un dépôt de six mois en roubles offre actuellement un rendement annuel de 21 %. La VTB a déclaré qu’au cours de la semaine dernière, les clients avaient investi plus de mille milliards de roubles (15 milliards de dollars) dans des produits d’épargne traditionnels.

Les institutions financières russes ont été soumises à une pression croissante après l’introduction des sanctions liées à l’Ukraine. Les banques ont dû se tourner vers la Chine pour commencer à utiliser son système UnionPay pour les cartes de crédit, après que Visa et Mastercard ont annoncé la suspension de leurs opérations dans le pays.

« Certaines banques russes ne peuvent pas avoir accès à d’autres devises, donc le yuan est probablement la meilleure autre alternative », a déclaré à Bloomberg Khoon Goh, responsable de la recherche sur l’Asie à l’Australia & New Zealand Banking Group.

« Pourtant, la façon la plus simple pour la Russie de se procurer des yuans serait de recevoir des yuans par le biais de transactions. Les clients des banques russes qui sont des exportateurs pourraient vendre à la Chine et recevoir des renminbi en paiement. »

Source: RT

https://french.almanar.com.lb/2275352

   

Dans RUSSIE

DECLARATION DU REPRESENTANT PERMANENT DE LA RUSSIE LORS DU BRIEFING DU CONSEIL DE SECURITE DE L’ONU SUR LES LABORATOIRES BIOLOGIQUES EN UKRAINE

Par Le 13/03/2022

12 mars 2022

11 

Déclaration du représentant permanent de la Russie lors du briefing du Conseil de Sécurité de l’ONU sur les laboratoires biologiques en Ukraine

[traduction d’une retranscription en anglais]

Déclaration du représentant permanent Vassily Nebenzia lors du briefing du Conseil de Sécurité de l’ONU sur les laboratoires biologiques en Ukraine

Mme la Présidente,
Chers collègues,

La pandémie de COVID-19 a démontré combien l’humanité est vulnérable face aux menaces biologiques. Elle nous a fait payer un lourd tribut et continue de coûter la vie à des gens.

Lorsque la Convention sur l’interdiction des armes biologiques et à toxines (BTWC) est entrée en vigueur en 1975, on pouvait espérer que le monde serait au moins à l’abri des menaces biologiques d’origine humaine, car tous les États-signataires avaient pris conscience des risques énormes liés à l’utilisation d’armes biologiques (BW) et avaient abandonné leurs projets de développement.

Malheureusement, nous avons des raisons de penser que ces espoirs ne se sont pas complètement réalisés.

Nous avons convoqué cette réunion parce qu’au cours de l’opération militaire spéciale russe en Ukraine, des faits choquants sont apparus : le régime de Kiev dissimule de toute urgence les traces d’un programme biologique militaire que Kiev a mis en œuvre avec le soutien du ministère américain de la défense.

Le ministère russe de la Défense a mis la main sur des documents confirmant que l’Ukraine a développé un réseau d’au moins 30 laboratoires biologiques qui accueillent des expériences biologiques extrêmement dangereuses, visant à améliorer les propriétés pathogènes de la peste, de l’anthrax, de la tularémie, du choléra et d’autres maladies mortelles à l’aide de la biologie synthétique. Ces travaux sont financés et directement supervisés par la Defense Threat Reduction Agency (DTRA) des États-Unis, notamment dans l’intérêt du National Center for Medical Intelligence du Pentagone. Le rôle clé dans ces programmes a été joué par un laboratoire central de référence BSL-3 à l’Institut de recherche scientifique anti-peste Mechnikov à Odessa, en Ukraine. Les centres de recherche d’autres villes ont également joué un rôle - Kiev, Lvov, Kharkov, Dnipro, Kherson, Ternopol, Uzhgorod, Vinnytsia. Les résultats des recherches ont été envoyés aux centres biologiques de l’armée américaine, c’est-à-dire à l’Institut de recherche médicale sur les maladies infectieuses de l’armée américaine, à l’Institut de recherche de l’armée Walter Reed, à l’Institut de recherche médicale de la marine américaine et aux laboratoires de guerre biologique de l’armée américaine à Fort Detrick, qui étaient les principaux centres du programme d’armes biologiques américain.

Tous les documents sont disponibles sur le site Web du ministère russe de la Défense et sont présentés lors de briefings quotidiens. Permettez-moi de citer les exemples les plus parlants.

Les militaires russes ont pris connaissance des détails du projet UP-4, mis en œuvre dans les laboratoires de Kiev, Kharkov et Odessa. Il étudiait les possibilités de propagation d’infections particulièrement dangereuses par les oiseaux migrateurs, notamment la grippe hautement pathogène H5N1 (mortelle pour l’homme dans 50 % des cas) et la maladie de Newcastle. Dans le cadre d’un autre projet, les chauves-souris ont été considérées comme des vecteurs d’agents biologiques potentiels. Parmi les priorités identifiées figure l’étude des agents pathogènes bactériens et viraux pouvant être transmis des chauves-souris à l’homme : agents pathogènes de la peste, de la leptospirose, de la brucellose, ainsi que des coronavirus et des filovirus. Les documents relatifs aux projets indiquent clairement que les États-Unis ont activement financé des bioprojets en Ukraine.

En outre, des expériences ont été menées pour étudier la propagation de maladies infectieuses dangereuses par des ectoparasites - puces et poux. Il est clair, même pour les non-experts, que de telles expériences sont très imprudentes, car elles ne permettent pas de contrôler l’évolution de la situation. Des recherches similaires (utilisant des puces et des poux comme agents biologiques) ont été menées dans les années 40 sur le développement de composants d’armes biologiques par la tristement célèbre unité japonaise 731, dont les membres ont ensuite fui aux États-Unis pour échapper aux poursuites pour crimes de guerre.

L’Ukraine bénéficie d’une situation géographique unique, où se croisent les routes migratoires transcontinentales des porteurs potentiels de maladies dangereuses. Nombre de ces routes passent par les territoires de la Russie et de l’Europe de l’Est. Les recherches que j’ai mentionnées ont été effectuées au beau milieu de l’Europe de l’Est et à proximité immédiate des frontières russes. Selon les données reçues, les oiseaux bagués et relâchés au cours de la recherche biologique dans la réserve naturelle de Kherson ont été capturés dans les régions russes d’Ivanovo et de Voronezh.

L’analyse des matériaux obtenus confirme le transfert à l’étranger de plus de 140 conteneurs contenant des ectoparasites de chauves-souris provenant d’un biolab de Kharkov. En l’absence de tout contrôle international, nous ne savons rien du sort de ces biomatériaux dangereux et des conséquences qui pourraient survenir une fois qu’ils se seront "dissipés" (peut-être en Europe). En tout état de cause, les risques sont élevés qu’ils soient volés à des fins terroristes ou vendus au marché noir.

Plusieurs milliers d’échantillons de sérum sanguin de patients atteints du COVID-19 (la plupart d’entre eux d’ethnie slave) ont été transportés d’Ukraine vers le Walter Reed Army Institute of Research aux Etats-Unis - prétendument pour des essais de traitement et de prévention du COVID-19.

Tout le monde sait à quel point les États occidentaux sont sensibles lorsqu’il s’agit de transférer des échantillons biologiques de leurs citoyens à l’étranger. Et il y a une bonne raison à cela - théoriquement, les échantillons peuvent être utilisés pour créer des bioagents capables de cibler sélectivement différentes populations ethniques.

L’activité des biolabs en Ukraine que nous suivons depuis 2014, et le programme mis en œuvre par les États-Unis de la soi-disant réforme du système de santé ukrainien a déclenché une augmentation incontrôlée de l’incidence des infections dangereuses et économiquement pertinentes en Ukraine. Il y a une augmentation du nombre de cas de rubéole, de diphtérie, de tuberculose. L’incidence de la rougeole a été multipliée par plus de 100. Selon l’Organisation mondiale de la santé, l’Ukraine court un risque élevé d’épidémie de polio. Il est prouvé qu’à Kharkov, où se trouve l’un des laboratoires, 20 soldats ukrainiens sont morts de la grippe porcine en janvier 2016, 200 autres ont été hospitalisés. En mars 2016, 364 personnes au total étaient mortes de la grippe porcine en Ukraine. Par ailleurs, des épidémies de peste porcine africaine se produisent régulièrement en Ukraine. En 2019, une épidémie d’une maladie présentant des symptômes similaires à ceux de la peste s’est déclarée.

Alors que les États-Unis eux-mêmes ont mis fin à la recherche biologique à des fins militaires sur leur territoire en raison des risques élevés qu’elle présentait pour la population américaine, les autorités de Kiev ont en fait accepté de transformer leur pays en site d’essais biologiques et de voir leurs citoyens utilisés comme sujets d’essai potentiels. Ces expériences comportant des risques potentiels à l’échelle du pays se sont poursuivies pendant des années. Cela prouve une fois de plus le cynisme des mécènes occidentaux de Kiev qui ne cessent de crier sur tous les toits qu’ils se soucient du sort des Ukrainiens.

Comme le rapporte Reuters, l’OMS a recommandé à l’Ukraine d’éliminer ses stocks d’agents pathogènes afin d’éviter d’éventuelles fuites susceptibles de déclencher la propagation de maladies au sein de la population. On ne sait pas avec certitude si Kiev s’est conformé à cette recommandation.

Les documents que notre ministère de la défense a pu obtenir prouvent que toutes les recherches sérieuses à haut risque menées dans les laboratoires ukrainiens étaient directement supervisées par des experts américains bénéficiant de l’immunité diplomatique. Notre ministère de la défense signale qu’en ce moment, le régime de Kiev, comme l’exigent les sponsors occidentaux, s’empresse de couvrir toutes les traces afin que la partie russe ne puisse pas mettre la main sur des preuves directes de la violation de l’article 1 de la BTWC par les États-Unis et l’Ukraine. Ils s’empressent de fermer tous les programmes biologiques. Le ministère ukrainien de la santé a ordonné d’éliminer les agents biologiques déposés dans les laboratoires biologiques à partir du 24 février 2022. Nous déduisons des instructions données au personnel des laboratoires que l’ordre d’élimination des collections laissait entendre qu’il fallait les détruire de manière irrévocable. Après avoir analysé les certificats de destruction, nous pouvons dire que le laboratoire de Lvov a détruit à lui seul 232 conteneurs contenant des agents pathogènes de la leptospirose, 30 - de la tularémie, 10 - de la brucellose, 5 - de la peste. Au total, plus de 320 conteneurs ont été éliminés. Les titres des agents pathogènes et les quantités excessives donnent des raisons de penser que ce travail a été effectué dans le cadre de programmes biologiques militaires.

Permettez-moi maintenant de m’adresser séparément à nos collègues d’Europe.

Pendant toutes ces années, il y avait un site pour des tests biologiques dangereux aux portes de l’Union européenne. Nous appelons à penser à une réelle menace biologique pour la population des États européens qui pourrait être posée par une propagation incontrôlée d’agents biologiques en provenance d’Ukraine. Comme nous le savons de par notre expérience avec le COVID-19, cela ne peut être arrêté. Si tel est le cas, elle englobera l’Europe entière.

Les représentants américains sont plutôt confus lorsqu’ils parlent de l’implication des Etats-Unis dans l’activité biologique sur le territoire de l’Ukraine. Lors des auditions du Congrès américain le 8 mars, la sous-secrétaire d’État Victoria Nuland a en effet confirmé l’existence de biolabs en Ukraine où des recherches biologiques à des fins militaires ont été menées. Lorsque le sénateur Marco Rubio lui a demandé si l’Ukraine possédait des armes biologiques et chimiques, elle a répondu que l’Ukraine disposait d’installations de recherche biologique qui "ne devraient pas tomber entre les mains des forces russes".

Dans le même temps, le Département d’Etat s’en tient à dire qu’il n’y aurait pas de laboratoires biologiques sous contrôle américain en Ukraine. D’où une question à la délégation américaine. Comment cela se concilie-t-il avec l’accord de 2005 entre le ministère américain de la Défense et le ministère ukrainien de la Santé concernant la coopération dans le domaine de la prévention de la prolifération de la technologie, des agents pathogènes et de l’expertise qui pourraient être utilisés dans le développement d’armes biologiques ? Ce document est disponible sur Internet. Selon l’article 3 de cet accord, le ministère de la Défense des États-Unis peut fournir une assistance au ministère de la Santé de l’Ukraine dans le domaine de la "recherche biologique coopérative, de la détection des agents de menace biologique et de la réponse" en ce qui concerne les "agents pathogènes dangereux situés dans les installations en Ukraine".

Nous soulignons que les menaces biologiques défient toutes les frontières. Aucune région du monde ne peut se sentir totalement en sécurité aujourd’hui. Les Etats-Unis supervisent plusieurs centaines de laboratoires biologiques dans 30 pays, notamment au Moyen-Orient, en Afrique, en Asie du Sud-Est et le long du périmètre de l’ex-URSS. Washington n’accepte pas de les soumettre à une vérification internationale. Depuis 2001, elle entrave l’élaboration d’un protocole contraignant à la BTWC qui devrait prévoir un mécanisme de vérification fiable pour contrôler le respect de la Convention par les Etats. Cela ne peut que nous faire penser que les Etats-Unis ont quelque chose à cacher. J’appelle les collègues de ces régions à réfléchir au type d’activité que Washington mène sur leur territoire et aux conséquences que cela peut avoir pour la population.

Nous prévoyons la réaction de nos collègues occidentaux qui diront certainement que ces informations sont toutes fausses et relèvent de la propagande russe. Toutefois, ce genre de vœu pieux n’aidera guère les Européens si l’Ukraine et ses États voisins devaient connaître des épidémies de maladies dangereuses qui se propageraient ensuite au-delà de leurs frontières. Ce risque semble plutôt réel si l’on tient compte de l’intérêt considérable que les groupes radicaux et nationalistes ukrainiens portent à la recherche d’agents pathogènes dangereux menée en Ukraine dans l’intérêt du ministère américain de la Défense. Nous disposons d’informations selon lesquelles le Pentagone a donné des instructions à ses protégés ukrainiens pour que, en cas d’incident, ils accusent immédiatement les forces armées russes qui auraient lancé des frappes contre des installations de recherche et médicales, ou mettent tout sur le dos d’"équipes subversives russes".

Le ministère russe de la Défense continue d’analyser la situation biologique en Ukraine et tous les matériaux entrants. Ce que nous avons partagé aujourd’hui est une petite partie des informations dont nous disposons. Nous partagerons prochainement les détails sous forme de documents officiels du Conseil de sécurité des Nations Unies afin que vous puissiez les étudier.

Nous nous sentons obligés de tenir le Conseil de sécurité informé de la situation concernant l’activité biologique à usage militaire des États-Unis en Ukraine, qui crée des risques réels pour la paix et la sécurité internationales. Nous avons l’intention de revenir prochainement sur ce sujet. Nous n’excluons pas la possibilité d’activer les mécanismes envisagés par les articles 5 et 6 de la BTWC. Pour l’instant, nous aimerions entendre les réponses de la partie américaine aux questions que nous avons posées.

Nous vous remercions.

Vassily Nebenzia

Vidéo de la séance : https://media.un.org/en/asset/k16/k16nsx50dm
Retranscription en anglais : https://thesaker.is/sitrep-unsc-on-biolabs-in-the-ukraine/

Traduction "pour servir votre droit de savoir" par Viktor Dedaj avec probablement toutes les fautes et coquilles habituelles

URL de cet article 37842

Dans RUSSIE

POUTINE : « LENINE EST L’AUTEUR DE L’UKRAINE D’AUJOURD’HUI » OU COMMENT TOUT CA EST LA FAUTE A…LENINE ET AUX BOLCHEVIKS !

Par Le 11/03/2022

11 mars 2022

Poutine : “Lénine est l’auteur de l’Ukraine d’aujourd’hui” ou comment tout ça est la faute à...Lénine et aux bolcheviks !

Yorgos MITRALIAS

Que diriez-vous si on s’arrêtait de pérorer sur Poutine, sur ses projets géostratégiques et ses visions politiques, et si on prenait la peine de laisser le principal intéressé, Poutine lui-même, nous en parler ? Que diriez-vous si on s’arrêtait un peu d’imaginer ce qu’il pense et ce qu’il veut faire en envahissant l’Ukraine, et au lieu de ça, lui donner la parole pour qu’il nous explique tout de première main ?

Mais, commençons par un quiz : qu’ont-ils en commun les ennemis anticommunistes occidentaux de Poutine et les défenseurs de gauche de Poutine ? La réponse est que tous les deux perçoivent la Russie de Poutine comme une certaine "continuation" de l’URSS. Les premiers pour la critiquer et la condamner, les seconds pour l’approuver et la défendre. Cependant, tant les uns que les autres comptent sans leur hôte, lequel dans ce cas n’est autre que Poutine lui-même. Alors, nous avons trouvé et lu son discours historique du 22 février, dans lequel il a exposé « longuement et en détail », pendant une heure et demie (!), les raisons de la guerre qu’il a déclarée contre l’Ukraine. Et le résultat de cette lecture a été extrêmement révélateur : ce que Poutine pense et dit est diamétralement opposé à tout ce que disent ses ennemis occidentaux et des admirateurs de gauche. Poutine déteste la révolution russe, les bolcheviks et, en particulier, Vladimir Lénine, plus que tout autre chose ! Alors, écoutons ce qu’il dit dès le début de son discours, dont il avertit qu’”il sera long et détaillé” :

« Permettez-moi donc de commencer par le fait que l’Ukraine moderne a été entièrement créée par la Russie, ou plus précisément, par la Russie bolchevique et communiste. Le processus a commencé presque immédiatement après la révolution de 1917, et Lénine et ses compagnons d’armes l’ont fait d’une manière très grossière à la Russie elle-même – par la sécession, en arrachant des parties de ses propres territoires historiques ».

Et pour qu’il soit plus clair, Poutine ajoute ces phrases dignes d’un nostalgique du régime tsariste :

« Du point de vue du destin historique de la Russie et de son peuple, les principes léninistes de construction de l’État n’étaient pas seulement une erreur, ils étaient, comme nous le disons, encore pire qu’une erreur. »

Ceci étant dit, Poutine pousse sa “logique” jusqu’au bout et tire sa conclusion finale, qui n’est autre que « la politique bolchevique a abouti à l’émergence de l’Ukraine soviétique, qui, même aujourd’hui, peut être appelée à juste titre "Ukraine de Vladimir Lénine".Il en est l’auteur et l’architecte » ! Faites attention à cette phrase de Poutine parce que ce qu’il dit à ses compatriotes est que sa guerre contre l’Ukraine est, ni plus ni moins, une guerre contre “la création de Lénine” ! Évidemment, ni les ennemis anticommunistes occidentaux de Poutine, ni ses apologistes de gauche n’ont montré la moindre envie de mettre en évidence cette phrase, et ont préféré l’enterrer et la passer sous silence pour qu’elle reste inconnue et ne leur crée pas des problèmes...

Nous voici donc au cœur du problème, ce qui nous fait revenir un siècle en arrière, aux premières années du régime soviétique établi après la victoire de la Révolution d’Octobre 1917. Ce que dit d’ailleurs Poutine lui-même quand il prévient ses compatriotes qu’il va « accorder une attention particulière à la période initiale de la création de l’URSS car je pense que c’est très important pour nous », puisqu’il croit que, pour qu’ils comprennent le pourquoi de la guerre contre l’Ukraine, « nous devrons y aller, comme on dit, de loin ». Et juste après, il précise ce qu’il veut dire :

« Permettez-moi de vous rappeler qu’après la révolution d’octobre 1917 et la guerre civile qui a suivi, les bolcheviks ont commencé à construire un nouvel État et qu’il y a eu pas mal de désaccords entre eux. Staline, qui cumule en 1922 les fonctions de secrétaire général du Comité central du PCR(b) et de commissaire du peuple pour les nationalités, propose de construire le pays sur les principes de l’autonomisation, c’est-à-dire de donner aux républiques – les futures unités administratives-territoriales – de larges pouvoirs au fur et à mesure de leur adhésion à l’État unifié ».

En se référant à Staline et son plan, Poutine entre dans le vif du sujet, qui n’est autre que ce Lénine qu’il hait à mort. Et voici ce qu’il dit :

« Lénine critique ce plan et propose de faire des concessions aux nationalistes, comme il les appelle à l’époque - les "indépendants". Ce sont les idées de Lénine sur une structure étatique essentiellement confédérative et sur le droit des nations à l’autodétermination jusqu’à la sécession qui ont constitué le fondement de l’État soviétique : d’abord en 1922, elles ont été consacrées dans la Déclaration sur l’Union des républiques socialistes soviétiques, puis, après la mort de Lénine, dans la Constitution de l’URSS de 1924 ».

Nous sommes entièrement d’accord avec la description de Poutine. Sauf que nous applaudissons l’application de ces "idées de Lénine" – et plus particulièrement, de ce damné droit à la sécession- non seulement à son époque mais aussi maintenant, et même partout et toujours, tandis que Poutine les hait viscéralement. Alors, il se demande :

« De nombreuses questions se posent immédiatement ici. Et la première d’entre elles, en fait, est la principale : pourquoi était-il nécessaire d’assouvir les ambitions nationalistes sans cesse croissantes aux confins de l’ancien empire ? (...) Pourquoi fallait-il faire des cadeaux aussi généreux dont les nationalistes les plus ardents ne rêvaient même pas auparavant, et en plus donner aux républiques le droit de se séparer de l’État unique sans aucune condition ? A première vue, c’est totalement incompréhensible, c’est de la folie ».

Simple question rhétorique parce que Poutine connaît déjà la réponse :

« Mais ce n’est qu’à première vue. Il y a une explication. Après la révolution, la tâche principale des bolcheviks était de conserver le pouvoir, c’est-à-dire à n’importe quel prix. Pour cela, ils sont allés jusqu’au bout : aux conditions humiliantes traité de Brest-Litovsk, à une époque où l’Allemagne du Kaiser et ses alliés se trouvaient dans la situation militaire et économique la plus difficile, et où l’issue de la Première Guerre mondiale était en fait prédéterminée, et pour satisfaire toutes les exigences, tous les désirs des nationalistes à l’intérieur du pays ».

Évidemment, il est absolument inconcevable pour ce va-t-en-guerre qu’est Poutine que les bolcheviks aient accepté les « conditions humiliantes du traité de Brest-Litovsk » parce qu’ils ont fait leur révolution pour arrêter et pas pour poursuivre la Première boucherie mondiale. Ni que les prétendus « nationalistes » qu’il méprise tellement, pourraient être les nombreuses nations et ethnies opprimées par l’État absolutiste tsariste, lesquelles revendiquaient leur droit élémentaire à l’autodétermination ainsi que les libertés et droits démocratiques dont elles étaient privés depuis des siècles. Tout ça ne sont que des « folies » et des « fantaisies odieuses et utopiques » pour l’obscurantiste ultra-réactionnaire et « chauvin grand-russe » Poutine. Et c’est pour ça qu’il conclut son retour – si révélateur et didactique – au passé bolchevique de Russie, par ces mots si éloquents :

« Il est très regrettable que les fantaisies odieuses et utopiques inspirées par la révolution, mais absolument destructrices pour tout pays normal, n’aient pas été rapidement expurgées des fondations de base, formellement légales, sur les quelles tout notre État a été construit ».

Conclusion ? Nous n’avons rien à ajouter lorsque Poutine lui-même est en total désaccord avec ses ennemis occidentaux et ses amis de gauche qui prétendent que sa Russie est une sorte de substitut de l’URSS, ou qu’il vise – par exemple avec sa guerre en Ukraine – à la faire revivre ! Tant les premiers que les seconds luttent contre des ombres et nous racontent des bobards tout en faisant de la propagande grossière adressée à des idiots : il n’y a probablement pas d’anticommuniste plus juré et d’admirateur plus farouche de l’empire tsariste que Poutine ! Quant au comment est-ce possible que des gens de gauche qui se disent communistes et même léninistes, arrivent à transformer cet anticommuniste invétéré et capitaliste oligarchique ultra-réactionnaire qu’est Poutine en chef d’état progressiste et anti-impérialiste, ceci, plutôt qu’un « mystère », est la preuve du long chemin qui reste à parcourir pour que la gauche redevienne vraiment radicale et donc crédible.

Yorgos Mitralias

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 Yorgos MITRALIAS

Dans RUSSIE

LES ETATS-UNIS PREPARENT-ILS UNE REVOLUTION DE COULEUR CONTRE POUTINE?

Par Le 10/03/2022

Les Etats-Unis préparent-ils une révolution de couleur contre Poutine?

Par Germán Gorraiz López

Mondialisation.ca, 09 mars 2022

Observateur continental

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Analyses: 

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Les Etats-Unis vont profiter de la crise ukrainienne pour tenter de remplacer la dépendance énergétique européenne de la Russie (40% du gaz importé par l’UE provient de Russie) par une dépendance au GNL (gaz naturel liquéfié) en inondant le marché européen.

La hausse des prix du gaz et de l’électricité aurait surpris l’Europe avec des réserves de gaz à des niveaux historiquement bas (60%) et a dévoilé l’échec retentissant des politiques énergétiques d’une Union européenne incapable d’atteindre une autosuffisance énergétique. Une nouvelle guerre du gaz aurait des effets secondaires importants en provoquant des coupures d’approvisionnement dans plusieurs pays de l’UE (le gaz russe fournit plus de 70 % de pays tels que les Etats baltes, la Finlande, la Slovaquie, la Bulgarie, la Grèce, l’Autriche, la Hongrie et la République tchèque et plus de 80% du gaz total que l’UE importe de Russie passe par l’Ukraine).

De même, la paralysie totale du projet Nord Stream 2 qui relie la Russie à l’Allemagne par la mer Baltique avec une capacité de transport maximale de 55 000 millions de mètres cubes (bcm) de gaz par an et avec une validité de 50 ans – une voie vitale pour l’Allemagne et les pays nordiques – forceront l’UE à dépendre de la fracturation hydraulique des Etats-Unis. Ainsi, ces derniers profiteront de la crise ukrainienne pour remplacer la dépendance énergétique européenne vis-à-vis de la Russie (40% du gaz importé par l’UE provient de Russie) par une dépendance à la fracturation hydraulique, inondant le marché européen de GNL (gaz naturel fracturé aux Etats-Unis et transportés par méthaniers). Ainsi, les Etats-Unis atteindraient l’objectif qu’ils poursuivaient après la crise ukrainienne.

Une révolution de couleur contre Poutine? Concernant l’Ukraine, Vladimir Poutine tente de faire en sorte que l’Ukraine n’entre pas dans l’Otan et que le différend ukrainien se dessine avec la division de l’Ukraine en deux moitiés presque symétriques séparées par le méridien 35 Est, laissant le Sud et l’Est du pays (dont la Crimée et la Mer d’Azov) sous l’orbite russe tandis que le Centre et l’Ouest de l’actuelle Ukraine navigueront dans le sillage de l’UE, le Dniepr devenant le nouveau mur de Berlin de la guerre froide 2.0. Cependant, le président russe est conscient de la nouvelle dynamique d’action-réaction dans laquelle les relations russo-américaines seront désormais impliquées (guerre froide 2.0) et qui se traduira par l’intensification de la stratégie kentienne des Etats-Unis pour étouffer l’économie russe.

Cette stratégie s’abreuverait aux sources de la théorie exposée par Sherman Kent dans son livre Strategic Intelligence for North American World Policy et publié en 1949 où il anticipait que «la guerre n’est pas toujours conventionnelle: en fait, une grande partie de la guerre, éloignée et la plus proche, a toujours été menée avec des armes non conventionnelles: […] armes politiques et économiques». Plus tard, il ajoute que les instruments de la guerre économique «consistent en la carotte et le bâton»: «le blocus, le gel des fonds, le ‘boycott’, l’embargo et la liste noire d’une part; les subventions, les prêts, les traités bilatéraux, de troc et d’accords commerciaux d’autre part». Cette doctrine se refléterait dans la mise en œuvre récente de sanctions contre la Russie pour obtenir sa famine financière et l’asphyxie de son économie.

Le but est de conduire à un défaut ou à une suspension des paiements couplée à une inflation historique qui devrait entraîner un coût de la vie inabordable pour la société russe. L’objectif serait de lancer plus tard une révolution de couleur contre Vladimir Poutine.

En cas d’échec de cette stratégie, on pourrait assister au retour de la thèse géopolitique de George Kennan, diplomate et conseiller américain dans les années 1940 et idéologue de la politique dite d’endiguement de l’URSS, qui affirmait que «dire que le renversement des régimes hostiles aux Etats-Unis est l’objectif principal des services de renseignement américains, c’est un secret de Polichinelle», une doctrine qui pourrait se refléter dans un futur complot contre le président russe qui aurait la paternité du soi-disant «Club des les îles» de George Soros. Ainsi, l’effondrement du rouble et la ruine économique prévisible à laquelle la Russie sera vouée après l’imposition des sanctions occidentales pourraient conduire les oligarques à fomenter un complot endogène avec l’objectif avoué d’affaiblir le pouvoir autrefois absolu de l’actuel président de la Russie. L’objectif serait le renvoi politique du chef du Kremlin par un coup d’Etat sans effusion de sang. 

Germán Gorraiz López, analyste politique

La source originale de cet article est Observateur continental

Copyright © Germán Gorraiz LópezObservateur continental, 2022

https://www.mondialisation.ca/les-etats-unis-preparent-ils-une-revolution-de-couleur-contre-poutine/5666106

Dans RUSSIE

LA RUSSIE AFFIRME AVOIR CONTRECARRE LE PLAN DE L’UKRAINE D’ATTAQUER LES REGIONS SEPARATISTES

Par Le 09/03/2022

Moscou affirme avoir contrecarré le plan de l’Ukraine d’attaquer les régions séparatistes

Moscou affirme avoir contrecarré le plan de l’Ukraine d’attaquer les régions séparatistes

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Par AlAhed avec sites web

Le ministère russe de la Défense a déclaré que son opération avait déjoué un complot à grande échelle visant à attaquer les régions tenues par les séparatistes de l'est de l'Ukraine, rapporte l'Associated Press.

Le porte-parole du ministère de la Défense, le général de division Igor Konashenkov, a cité mercredi le 9 mars «un document intercepté» de la Garde nationale ukrainienne exposant les plans d'une opération d'une semaine visant la région du Donbass.

«L'opération militaire spéciale des forces armées russes, menée depuis le 24 février, a devancé et contrecarré une offensive à grande échelle menée par des troupes ukrainiennes contre les Républiques populaires de Louhansk et de Donetsk, qui ne sont pas contrôlées par Kiev, en mars de cette année», a déclaré dans un communiqué le général Konashenkov.

Le communiqué comprend des images de six pages, qui auraient été capturées en Ukraine.

Rédigés en ukrainien et portant les traits de documents officiels, ils semblent être des communications classifiées de la Garde nationale ukrainienne.

Selon les journaux, fin janvier, le commandant de la Garde nationale, le colonel général Mykola Balan, a ordonné à au moins certaines unités sous son commandement de renforcer leurs capacités de combat contre les républiques populaires séparatistes de Donetsk et de Lougansk.

Selon les documents, diverses parties de la préparation ont dû être achevées tout au long du mois de février, avec une date limite finale fixée au 28 février.

Les mesures ont été ordonnées sur la base d’une instruction prétendument émise par le président Volodymyr Zelensky le 18 janvier.

Le site Internet présidentiel ne répertorie aucun document auquel les documents publiés par Moscou font référence.

L’armée russe a affirmé que les documents fournissaient une indication claire que Kiev prévoyait de lancer une offensive majeure contre les rebelles au cours du mois de mars.

Il a souligné que le commandant avait apparemment insisté sur la nécessité de filtrer les soldats en fonction de leur état mental, notamment de leur capacité à prendre des risques lorsqu’ils exécutaient des ordres.

«Nous nous souvenons bien des déclarations du régime de Kiev, que les médias occidentaux ont diffusées en février, affirmant qu’il n’y avait pas de plans pour une prise de contrôle militaire de [the breakaway republics] et leur détermination à résoudre tous les problèmes par la diplomatie », a déclaré porte-parole du ministère russe de la Défense.

«Mais les originaux des documents de combat secrets de la Garde nationale d’Ukraine prouvent de manière concluante que ces déclarations étaient fausses», a-t-il ajouté.

Il a ajouté que la seule question à laquelle il reste à répondre est de savoir dans quelle mesure, le cas échéant, les nations occidentales ont participé à la planification.

Les pays de l’Otan entraînent et arment la Garde nationale ukrainienne depuis des années, a rappelé M. Konashenkov.

La Russie a lancé une opération militaire en Ukraine fin février, quelques jours après avoir reconnu les deux régions séparatistes comme nations souveraines et s’être engagée à les défendre avec force.

Entre autres choses, Moscou a affirmé que cette intervention était nécessaire pour mettre fin aux hostilités entre les forces ukrainiennes et les séparatistes prorusses, qui se poursuivent depuis 2014, et à la mort de civils au milieu des combats.

https://french.alahednews.com.lb/43258/321

russie ukraine operation militaire

Dans RUSSIE

SANCTIONS CONTRE LA RUSSIE : LA GLOBALISATION PREFERE LE SUICIDE A LA REPUDIATION

Par Le 09/03/2022

Sanctions contre la Russie : la globalisation préfère le suicide à la répudiation

 

Nous voyons ces derniers jours une avalanche de sanctions se déverser sur la Russie, mettant à la porte des Jeux paralympiques l'équipe handisport russe, bannissant les chats russes des compétition, exigeant la sortie de magasins étrangers du marché russe, etc. Mais surtout, ce sont les organes de gouvernance globale, qui ont la tentation de la régionalisation, le pouvoir atlantiste ne pouvant accepter d'être ignoré, rejeté. S'il pouvait y avoir une vie en dehors de la globalisation, les pays dominés pourraient finir par y penser. Ceci explique ce niveau inédit de rage et de haine envers la Russie de la part des élites gouvernantes atlantistes. Car il s'agit bien de rage et de haine. Face au risque de retour à la régionalisation.

Lorsque vous lisez les informations, vous entendez que les marques de luxe abandonnent le marché russe. En allant dans un centre commercial hier, j'y ai vu fermés la plupart des magasins de vêtements étrangers. IBM et Microsoft doivent isoler la Russie. Je ne suis pas économiste, mais il me semble que ces entreprises, privées, ont besoin de faire des bénéfices pour exister et sortir de force du marché russe les prive d'une part de bénéfices - à moins que les Etats occidentaux prévoient de compenser les pertes. Nous voyons bien, en tout cas, que le libéralisme et le mythe de la non politisation de l'économie se sont écroulés. C'est objectivement la fin de la globalisation économique.

Les marchés financiers occidentaux se ferment à la Russie, les investissements ne peuvent plus se croiser, Visa et Mastercard n'assurent plus les transactions, SWIFT se barricade petit à petit. La globalisation financière vient de tomber.

Les fédérations de sport, des fédérations scientifiques et même médicales rejettent les fédérations russes. Des stars russes de l'opéra ou des chefs d'orchestre en Occident doivent faire une déclaration publique contre leur pays, la Russie, et contre Poutine personnellement pour pouvoir rester en poste - elles refusent. Des classiques russes sont retirés des programmes - car russes. Des étudiants sont mis à la porte des universités européennes, non pas en raison de leurs résultats, mais de leur nationalité. Le fanatisme porte la médiocrité, soutient l'inhumanité. La coopération internationale, élément incontournable de la globalisation culturelle, vient aussi de s'écrouler sous nos yeux.

Toutes ces mesures sont à double tranchant : en excluant la Russie de cette globalisation, le monde Atlantiste se réduit et remet en cause le fondement de son existence - la globalité. Une manière de vie pour tous, le même code, la même vision. Même Hollywood tombe dans le panneau et suspend ses premières en Russie. La machine à propagande américaine scie la branche sur laquelle elle est assise. La porte à la désintoxication des esprits et des sociétés est ouverte.

Ce sont même les organes de gouvernance globale qui sont touchés. L'on se souviendra du Conseil de l'Europe qui, dans un mouvement de furie consécutif au lancement de l'opération russe en Ukraine, a voulu exclure la Russie, puis s'est repris se souvenant que sa raison d'être disparaît sans la Russie. Certains appellent à l'exclusion de la Russie de l'OMS - ce qui serait une manière de sortir définitivement de la furie covidienne, à laquelle certaines élites russes globalistes s'accrochent encore, désespérées de voir si rapidement partir un pouvoir si mal acquis. D'autres s'évertuent à vouloir sortir la Russie du Conseil de sécurité de l'ONU, oubliant un peu vite que la Russie, juridiquement continuatrice de l'URSS sur la scène internationale, est membre fondateur de l'ONU et a payé de la vie de plus de 25 millions de Soviétiques le droit de bloquer des décisions globales avec un veto. Maintenant, les Etats-Unis discutent de la sortie de la Russie de l'OMC, organisation dans laquelle la Russie est entrée tardivement et au prix de lourdes concessions. Que leur voix soit entendue ! Sans la Russie, ces organes ne sont plus globaux, ils deviennent régionaux. Ainsi, le monde unipolaire revendiqué par les Atlantistes retournerait dans le néant.

La réaction sans précédent de l'Occident face à la Russie ressemble à s'y méprendre à celle d'une femme répudiée, qui préfère le suicide à la honte d'être publiquement rejetée. En effet, comment l'Occident globalisé pourrait-il supporter d'être nié, alors qu'il était sur le point de vaincre - pensait-il - avec la dernière salve covidienne, qui devait achever d'écraser les sociétés, leur économie et de domestiquer les gouvernances nationales ? Ce monde global joue le tout pour le tout, car en décidant de passer outre les sanctions, en les acceptant comme une donnée du jeu, la Russie est en passe, si elle tient jusqu'au bout, de rendre à ce monde "global" sa véritable dimension - régionale - et son véritable visage celui d'une colonisation.

 

Publié par à 09:16 

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Libellés : 

https://russiepolitics.blogspot.com/2022/03/sanctions-contre-la-russie-la.html?fbclid=IwAR1G_WUJwg3_ClL_GlJS20JSi-X-4BiCP8X_5STQ2cDSvT3sJJeCWi-xm3c

Dans RUSSIE

PEPE ESCOBAR : COMMENT LA RUSSIE VA CONTRECARRER LA DECLARATION DE GUERRE DES ETATS-UNIS ET DE L’UE

Par Le 08/03/2022

Comment la Russie va contrecarrer la déclaration de guerre des États-Unis et de l’UE

Seule l’autosuffisance permet une indépendance totale. Les pays du Sud ont également très bien compris la situation.

Par Pepe Escobar

Mondialisation.ca, 07 mars 2022

Strategic Culture Foundation 4 mars 2022

Région : 

Thème: 

Analyses: 

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Ce qui se passe en Ukraine a de très graves implications géopolitiques. Cela pourrait nous conduire à un scénario de troisième guerre mondiale.

Il est important qu’un processus de paix soit engagé afin d’éviter une escalade.

Mondialisation.ca n’est pas en faveur de l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Un accord de paix bilatéral est nécessaire.

***

L’un des principaux thèmes sous-jacents de la matrice Russie/Ukraine/OTAN est que l’Empire du Mensonge (copyright Poutine) a été ébranlé par la capacité combinée des missiles hypersoniques russes et d’un bouclier défensif capable de bloquer les missiles nucléaires provenant de l’Ouest, mettant ainsi fin à la Destruction Mutuelle Assurée (DMA).

Cela a conduit les Américains à presque risquer une guerre chaude pour pouvoir placer des missiles hypersoniques qu’ils n’ont toujours pas sur les frontières occidentales de l’Ukraine, et être ainsi à trois minutes de Moscou. Pour cela, ils ont bien sûr besoin de l’Ukraine, ainsi que de la Pologne et de la Roumanie en Europe de l’Est.

En Ukraine, les Américains sont déterminés à se battre jusqu’à la dernière âme européenne – si nécessaire. C’est peut-être le dernier coup de dé (nucléaire). C’est donc l’avant-dernière tentative de contraindre la Russie à se soumettre en utilisant la dernière arme américaine de destruction massive encore utilisable : SWIFT.

Pourtant, cette arme peut être facilement neutralisée par l’adoption rapide de l’autosuffisance.

Avec la contribution essentielle de l’inestimable Michael Hudson, j’ai décrit les possibilités pour la Russie de résister à la tempête des sanctions. Mais je n’ai même pas envisagé toute l’étendue de la « boîte noire de défense » de la Russie – et de sa contre-attaque – telle qu’elle est décrite par John Helmer dans son introduction à un essai qui annonce rien de moins que le retour de Sergueï Glaziev.

Glaziev, que les cercles atlantistes détestent comme on pouvait s’y attendre, a été l’un des principaux conseillers économiques du président Poutine et est aujourd’hui ministre de l’Intégration et de la Macroéconomie de l’Union économique eurasiatique (UEE). Il a toujours été un critique féroce de la Banque centrale russe et du gang des oligarques étroitement lié à la finance anglo-américaine.

Son dernier essai, Sanctions et souveraineté, publié à l’origine par expert.ru et traduit par Helmer, mérite un examen sérieux.

Voici l’une des principales conclusions de cet essai :

« Les pertes russes de PIB potentiel, depuis 2014, s’élèvent à environ 50 000 milliards de roubles. Mais seulement 10% d’entre elles peuvent être expliquées par les sanctions, tandis que 80% d’entre elles sont le résultat de la politique monétaire. Les États-Unis bénéficient des sanctions anti-russes, en remplaçant l’exportation d’hydrocarbures russes vers l’UE ainsi que vers la Chine ; en remplaçant l’importation de biens européens par la Russie. Nous pourrions complètement compenser les conséquences négatives des sanctions financières si la Banque de Russie remplissait son devoir constitutionnel de garantir un taux de change stable du rouble, et non en suivant les recommandations des organisations financières de Washington ».

La délocalisation ou la faillite

Glaziev recommande essentiellement :

– Une « réelle dé-offshorisation de l’économie ».

– « Des mesures visant à renforcer la réglementation des devises afin de mettre un terme à l’exportation de capitaux et de développer les prêts ciblés aux entreprises ayant besoin de financer des investissements ».

– « Taxation de la spéculation sur les devises et des transactions en dollars et en euros sur le marché intérieur ».

– « Des investissements sérieux en R&D afin d’accélérer le développement de notre propre base technologique dans les domaines touchés par les sanctions – en premier lieu l’industrie de la défense, l’énergie, les transports et les communications ».

Et enfin et surtout, « la dédollarisation de nos réserves de change, en remplaçant le dollar, l’euro et la livre par de l’or ».

La Banque centrale russe semble être à l’écoute. La plupart de ces mesures sont déjà en place. Et certains signes indiquent que Poutine et le gouvernement sont enfin prêts à prendre l’oligarchie russe par les couilles et à l’obliger à partager les risques et les pertes à un moment extrêmement difficile pour la nation. Adieu au stockage de fonds sortis de Russie à l’étranger et à Londongrad.

En décembre 2014, j’étais à une conférence à Rome, et Glaziev nous a rejoint au téléphone. En revoyant une chronique ultérieure que j’ai écrite à l’époque, entre Rome et Pékin, j’ai été stupéfait : c’est comme si Glaziev disait ces choses littéralement aujourd’hui.

Permettez-moi de citer deux paragraphes :

« Lors du symposium, qui s’est tenu dans un ancien réfectoire dominicain du XVe siècle divinement décoré de fresques et qui fait désormais partie de la bibliothèque du parlement italien, Sergueï Glaziev, au téléphone depuis Moscou, a donné une lecture brutale de la guerre froide 2.0. Il n’y a pas de véritable « gouvernement » à Kiev ; l’ambassadeur américain est aux commandes. Une doctrine anti-russe a été élaborée à Washington pour fomenter la guerre en Europe – et les politiciens européens sont ses collaborateurs. Washington veut une guerre en Europe parce qu’il est en train de perdre la compétition avec la Chine ».

« Glaziev a abordé la démence des sanctions : La Russie essaie simultanément de réorganiser la politique du Fonds monétaire international, de lutter contre la fuite des capitaux et de minimiser l’effet de la fermeture par les banques des lignes de crédit pour de nombreux hommes d’affaires. Pourtant, le résultat final des sanctions, dit-il, est que l’Europe sera l’ultime perdante sur le plan économique ; la bureaucratie en Europe a perdu son orientation économique au profit des géopoliticiens américains ».

Il faut payer « l’impôt sur l’indépendance »

Un consensus semble se dégager à Moscou selon lequel l’économie russe se stabilisera rapidement, car l’industrie manquera de personnel et aura besoin de beaucoup de bras supplémentaires. D’où l’absence de chômage. Il y aura peut-être des pénuries, mais pas d’inflation. Les ventes de produits de luxe – occidentaux – ont déjà été réduites. Les produits importés seront soumis à un contrôle des prix. Tous les roubles nécessaires seront disponibles grâce au contrôle des prix – comme cela s’est produit aux États-Unis pendant la Seconde Guerre mondiale.

Une vague de nationalisation des actifs est peut-être à venir. ExxonMobil a annoncé qu’elle se retirait du projet Sakhalin-1, d’une valeur de 4 milliards de dollars (elle s’était retirée de Sakhalin-2, jugé trop coûteux), qui produit 200 000 barils de pétrole par jour, après que BP et la société norvégienne Equinor ont annoncé qu’elles se retiraient de projets avec Rosneft. BP rêvait en fait de prendre la totalité de la participation de Rosneft.

Selon le Premier ministre Mikhail Mishustin, le Kremlin bloque désormais les ventes d’actifs par les investisseurs étrangers qui cherchent à se désengager. Parallèlement, Rosneft ne manquera pas de lever des capitaux auprès de la Chine et de l’Inde, qui sont déjà des investisseurs minoritaires dans plusieurs projets, et de les racheter à 100% : une excellente opportunité pour les entreprises russes.

Ce qui pourrait être considéré comme la mère de toutes les contre-sanctions n’a pas encore été annoncé. Le vice-président du Conseil de sécurité, Dmitri Medvedev, a lui-même laissé entendre que toutes les options sont sur la table.

Le ministre des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, canalisant la patience de 10 000 moines taoïstes, attendant toujours que l’hystérie actuelle s’estompe, décrit les sanctions comme « une sorte d’impôt sur l’indépendance ».

Les pays qui interdisent à leurs entreprises de travailler en Russie subissent une « pression énorme ».

Des contre-attaques mortelles ne sont toutefois pas exclues. Outre une dédollarisation complète – comme le recommande Glaviev – la Russie pourrait interdire l’exportation de titane, de terres rares, de combustible nucléaire et, déjà en vigueur, de moteurs de fusée.

Parmi les mesures très toxiques, citons la saisie de tous les avoirs étrangers des nations hostiles, le gel de tous les remboursements de prêts aux banques occidentales et le placement des fonds sur un compte gelé dans une banque russe, l’interdiction totale de tous les médias étrangers hostiles, de leur propriété, des ONG assorties et des façades de la CIA, ainsi que la fourniture aux nations amies d’armes de pointe, le partage d’informations et des formations et exercices communs.

Ce qui est certain, c’est qu’une nouvelle architecture de systèmes de paiement – telle que discutée par Michael Hudson et d’autres – unissant le SPFS russe et le CHIPS chinois, pourrait bientôt être proposée à des dizaines de nations d’Eurasie et du Sud, dont plusieurs sont déjà sous sanctions, comme l’Iran, le Venezuela, Cuba, le Nicaragua, la Bolivie, la Syrie, l’Irak, le Liban et la RPDC.

Lentement mais sûrement, nous sommes déjà sur la voie de l’émergence d’un important bloc du Sud global immunisé contre la guerre financière américaine.

Les RIC des BRICS – Russie, Inde et Chine – augmentent déjà les échanges dans leur propre monnaie. Si nous examinons la liste des nations qui, à l’ONU, n’ont pas voté contre la Russie ou se sont abstenues de condamner l’opération Z en Ukraine, plus celles qui n’ont pas sanctionné la Russie, nous avons au moins 70% de l’ensemble du Sud global.

Une fois de plus, c’est donc l’Occident – plus les satrapies/colonies comme le Japon et Singapour en Asie – contre le reste : l’Eurasie, l’Asie du Sud-Est, l’Afrique, l’Amérique latine.

L’effondrement européen à venir

Michael Hudson m’a dit que « les États-Unis et l’Europe occidentale s’attendaient à une Froelicher Krieg (« guerre heureuse »). L’Allemagne et d’autres pays n’ont pas encore commencé à ressentir la douleur de la privation de gaz, de minéraux et de nourriture. C’est CELA qui sera le véritable jeu. L’objectif serait d’arracher l’Europe au contrôle des États-Unis via l’OTAN. Cela impliquera de « s’immiscer » en créant un mouvement et un parti politique du Nouvel Ordre Mondial, comme le communisme il y a un siècle. On pourrait appeler cela un nouveau Grand Réveil ».

Un éventuel Grand Réveil ne concernera certainement pas la sphère de l’OTAN de sitôt. L’Occident collectif est plutôt en mode « grand découplage », toute son économie étant militarisée dans le but, exprimé au grand jour, de détruire la Russie et même – éternel rêve humide – de provoquer un changement de régime.

Sergueï Narychkine, le chef du SVR, l’a décrit succinctement :

« Les masques sont tombés. L’Occident n’essaie pas seulement d’enfermer la Russie dans un nouveau “rideau de fer”. Nous parlons de tentatives de destruction de notre État – de son “anihilation”, comme il est désormais coutume de le dire dans l’environnement libéral-fasciste “tolérant”. Comme les États-Unis et leurs alliés n’ont ni l’occasion ni l’esprit d’essayer de le faire dans le cadre d’une confrontation militaro-politique ouverte et honnête, des tentatives sournoises sont faites pour établir un “blocus” économique, informationnel et humanitaire ».

L’apogée de l’hystérie occidentale est sans doute le début d’un djihad néonazi 2022 : une armée mercenaire de 20 000 hommes est en train d’être assemblée en Pologne sous la supervision de la CIA. Le gros des effectifs provient de sociétés militaires privées telles que Blackwater/Academi et DynCorp. Leur couverture : « retour des Ukrainiens de la Légion étrangère française ». Ce remix afghan vient tout droit du seul manuel que la CIA connaisse.

De retour à la réalité, les faits sur le terrain finiront par conduire des économies occidentales entières à l’abattoir, le chaos dans le domaine des matières premières entraînant une hausse vertigineuse des coûts de l’énergie et de l’alimentation. À titre d’exemple, jusqu’à 60% des industries manufacturières allemandes et 70% des industries manufacturières italiennes pourraient être contraintes de fermer définitivement leurs portes – avec des conséquences sociales catastrophiques.

La machine européenne de Bruxelles, non élue et uber-Kafkaïenne, a choisi de commettre un triple hara-kiri en se présentant comme d’abjects vassaux de l’Empire, en détruisant les derniers élans de souveraineté français et allemands et en imposant l’aliénation de la Russie et de la Chine.

Pendant ce temps, la Russie montrera la voie : seule l’autosuffisance permet une indépendance totale. Les pays du Sud ont également très bien compris la situation : un jour, il fallait que quelqu’un se lève et dise « ça suffit ». Avec un maximum de puissance brute à l’appui.

Pepe Escobar

 

Article original en anglais :

How Russia Intends to “Counterpunch” US/EU Economic Sanctions. “De-dollarization”

Strategic Culture Foundation

Traduction : Réseau International

La source originale de cet article est Strategic Culture Foundation

Copyright © Pepe EscobarStrategic Culture Foundation, 2022

https://www.mondialisation.ca/comment-la-russie-va-contrecarrer-la-declaration-de-guerre-des-etats-unis-et-de-lue/5666013

Dans RUSSIE

KARINE BECHET-GOLOVKO : "L'EXCUSE D'UNE GUERRE CONTRE LA RUSSIE NOUS DIRIGE VERS UNE DICTATURE GLOBALE"

Par Le 07/03/2022

"L’excuse d’une guerre contre la Russie nous dirige vers une dictature globale" Karine Béchet-Golovko

 Publié le 07/03/2022 à 19:07 - Mise à jour à 19:41

Karine Béchet-Golovko

Françaismoscou / FS

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Auteur(s): FranceSoir

Cet espace d’opinion permet la libre expression des idées et d’engendrer le débat. Les articles et vidéos publiés dans cette rubrique peuvent parfois ne pas faire consensus, en savoir plus →

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« La guerre réelle qui se joue est de savoir si nous allons vivre dans un monde unipolaire atlantiste. Dans ce cas-là, l’Europe disparaitra dans sa dimension civilisationnelle et culturelle et les États européens n’existeront plus que pour transmettre les ordres pris ailleurs », affirme Karine Béchet-Golovko, docteur en droit public et professeur invité à l’université d’État de Moscou. En septembre, nous l'avions reçu pour qu'elle nous parle de la gestion de la crise Covid en Russie. Cette fois-ci, Mme Béchet-Golovko nous livre son point de vue sur la guerre en Ukraine :

Dans cet entretien, la juriste explique que la population russe était depuis longtemps dans l’attente d’une réaction de la part de la Russie contre le gouvernement de Kiev, ce dernier, sous tutelle des Américains, menant depuis pas moins de huit ans des opérations militaires contre les populations ukrainiennes russophones. Ce qui a été le déclencheur de l’intervention militaire russe, nous dit-elle, c’est la volonté affichée de l'Etat ukrainien de se renucléariser, une ambition annoncée par la voix de son président Volodymyr Zelensky le 19 février.

L’enseignante nous relate qu’à l'inverse des États-Unis, qui ont envahi l’Irak en bombardant les civils irakiens, la Russie ne s’en prend aucunement à la population civile, ciblant spécifiquement les infrastructures militaires. A contrario, l’armée ukrainienne place son artillerie lourde dans les quartiers d’habitation jusque dans les cours d’école, ce qui a conduit à la défection de nombreux soldats dans leurs rangs. Aussi, en plus de « dénazifier et de démilitariser l’Ukraine », l’objectif de Vladimir Poutine serait d’œuvrer à faire prendre à la population ukrainienne qu’elle n’est qu’un instrument au service des forces atlantistes. Karine Béchet-Golovko en est certaine : « L’opération militaire russe se déroule sur le territoire ukrainien, mais elle n’est pas contre l’Ukraine. »

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Auteur(s): FranceSoir

https://www.francesoir.fr/videos-les-debriefings/karine-bechet-golovko-0

Dans RUSSIE

LE PARTI COMMUNISTE DE LA FEDERATION DE RUSSIE : LE MONDE NE SOUTIENT PAS LES SANCTIONS CONTRE LA RUSSIE

Par Le 04/03/2022

4 Mars 2022

Parti communiste de la Fédération de Russie : Le monde ne soutient pas les sanctions contre la Russie
3/3/22 1:22 PM
Le monde ne soutient pas les sanctions contre la Russie

 

Déclaration de Gennady Zyuganov, président du CC PCFR

 

Le point de discussion le plus important dans la société russe aujourd'hui est les sanctions anti-russes des Etats-Unis et de l'Union européenne concernant l'opération de libération de l'Ukraine du nazisme de Bandera. Les sanctions, bien sûr, sont sévères, car elles affectent un large éventail de liens économiques, politiques, culturels et autres avec les États-Unis et l'UE.

Toutefois, il serait tout à fait faux de dire que le monde entier condamne la Russie. L'attitude de la communauté mondiale face à la tentative de l'Occident d'organiser un boycott de la Russie est désormais claire. Nous devons connaître non seulement ceux qui soutiennent les sanctions, mais aussi ceux qui s'y opposent.

Parmi ceux qui s'opposent à un boycott de notre pays figurent en premier lieu les pays du BRICS : le Brésil, l'Inde, la Chine et l'Afrique du Sud. Ils représentent 43% de la population de la planète. La Chine est la première économie mondiale en termes de PIB, l'Inde occupe la troisième place. En fait, l'ensemble de l'Asie ne veut pas prendre le parti des Etats-Unis. La seule exception est le Japon, qui a des bases d'occupation américaines sur son territoire.

Les principaux pays du Moyen-Orient - le Pakistan, l'Iran et la Turquie - ne sont pas enthousiasmés par le boycott que l'Amérique impose à tous. Les pays arabes du Moyen-Orient, y compris ceux qui entretiennent des relations amicales avec les États-Unis, ont déclaré leur neutralité. Les Émirats arabes unis se sont abstenus au Conseil de sécurité de l'ONU qui a voté une résolution condamnant la Russie.

L'Amérique latine, qui a souffert plus que quiconque aux mains de l'impérialisme américain, ne soutient pas les sanctions. Cela vaut non seulement pour nos amis et alliés de longue date - Cuba, le Venezuela et le Nicaragua - mais aussi pour les pays les plus grands et les plus influents : le Brésil, l'Argentine et le Mexique. Le principal pays africain, la RSA, est contre les sanctions. Où est donc la large condamnation internationale de la Russie ?

De nombreux pays de l'ancienne Union soviétique ont également fait preuve de compréhension à l'égard de la situation qui s'est dessinée. Les dirigeants de la Géorgie, apparemment hostile, ont décidé de ne pas appliquer de sanctions et de ne pas soutenir militairement les nationalistes de Bandera, déclarant qu'ils ne voulaient pas nuire à leur propre économie. Les Baltes à l'esprit pratique - la Lituanie, la Lettonie et l'Estonie - qui vivent de l'aumône de l'UE et agissent comme Washington leur dit de le faire, devraient penser à leurs véritables intérêts et à leurs marchés historiques qui se trouvent à l'Est et non à l'Ouest. La Pologne et les autres pays d'Europe de l'Est feraient bien d'y réfléchir également.

Seuls les Européens, dupés par leur propre propagande, et obéissant aveuglément aux ordres de Washington, refusent obstinément de comprendre qu'ils se nuisent avant tout à eux-mêmes. Ils profitent énormément des relations commerciales et économiques avec la Russie. Et maintenant ils s'en vont, infligeant à leurs économies de lourds dommages qui s'élèvent déjà à 250 milliards de dollars.

En Europe aussi, il n'y a pas d'unanimité. La Serbie a pris une position ferme en faveur de la poursuite de la coopération avec la Russie.  Des voix de bon sens se font entendre au Bundestag allemand. Car l'Europe est un perdant net. Le gagnant n'est que les États-Unis qui frappent non seulement la Russie, mais aussi leur rival économique de longue date, l'Union européenne. Nous pensons que les politiciens européens ne tarderont pas à comprendre cette simple vérité.

Face aux sanctions occidentales, notre pays doit enfin prendre des mesures énergiques pour abandonner la voie périlleuse de la dépendance économique à l'égard de l'exportation d'énergie vers l'Ouest et de l'importation de biens industriels. Nous devons reconstruire notre propre production que la cinquième colonne américaine dirigée par Eltsine, Tchoubaïs et Gaïdar a ruinée pendant de nombreuses années. L'URSS était autrefois une économie mondiale de premier plan. Il n'y a aucune raison pour que nous ne puissions pas redevenir un pays prospère et indépendant des aventures de l'OTAN.

Les conditions actuelles dictent un changement drastique du cours socio-économique du pays dans l'intérêt de l'ensemble du peuple et une résurgence de notre pouvoir. Le programme du PCFR "Dix étapes vers une vie digne" contient des propositions concrètes à cette fin. Nous sommes convaincus que les idées du socialisme, fondées sur la vaste expérience soviétique, permettront à la Russie de surmonter les sanctions les plus sévères.

 

Président du CC PCFR                                                                             

Gennady Zyuganov

 

source : http://www.solidnet.org/article/CP-of-the-Russian-Federation-The-world-does-not-support-sanctions-against-Russia/

Tag(s) : #Zyuganov#PCFR#Ukraine

Dans RUSSIE

APRES SADDAM HUSSEIN, POUTINE : L'OCCIDENT ET LE DANGEREUX SCENARIO DU "DIRIGEANT FOU"

Par Le 04/03/2022

Après Saddam Hussein, Poutine : l’Occident et le dangereux scénario du « dirigeant fou »

Par Jonathan Cook

Mondialisation.ca, 03 mars 2022

Middle East Eye 28 février 2022

Région : 

Thème: 

Analyses: 

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Ce qui se passe en Ukraine a de très graves implications géopolitiques. Cela pourrait nous conduire à un scénario de troisième guerre mondiale.

Il est important qu’un processus de paix soit engagé afin d’éviter une escalade.

Mondialisation.ca n’est pas en faveur de l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Un accord de paix bilatéral est nécessaire.

***

La propagande médiatique simplette – consistant par exemple à affirmer que Poutine est dérangé – est précisément ce qui nous a conduit à la crise ukrainienne.

Comme il est commode pour les dirigeants occidentaux que, chaque fois qu’un autre pays défie la projection de pouvoir de l’Occident, les médias de cette partie du monde s’entendent sur une chose : le gouvernement étranger en question a à sa tête un fou, un psychopathe ou un mégalomane.

En un clin d’œil, les dirigeants occidentaux sont exonérés de toute culpabilité, voire de responsabilité, dans les terribles événements qui se produisent.

L’Occident reste vertueux, simple victime des fous du monde. Rien de ce que l’Occident a fait n’était une provocation. Rien de ce qu’ils auraient pu faire n’aurait permis d’éviter la catastrophe.

Les États-Unis sont peut-être de loin l’État le plus puissant de la planète, mais leurs mains sont apparemment toujours liées par un ennemi dérangé et implacable comme le Russe Vladimir Poutine.

Poutine, nous dit-on, ne fait progresser aucun intérêt géopolitique ou stratégique rationnel – de son point de vue – en envahissant son voisin, l’Ukraine. Et donc aucune concession n’aurait pu ou dû être faite parce que personne ne l’aurait empêché d’agir comme il l’a fait.

L’Occident, c’est-à-dire les faucons de la politique étrangère à Washington, décide du début de la chronologie des événements, du moment du péché originel. Les médias occidentaux dociles donnent leur bénédiction et on en ressort, une fois de plus, les mains propres.

Le cas Saddam Hussein

En filigrane – toujours sous-entendu –, il apparaît qu’il faut faire quelque chose pour arrêter le « fou ». Et parce qu’il est irrationnel et mégalomane, il ne faut en aucun cas formuler une telle action en termes de concessions ou de compromis, car ce serait, au bout du compte, de l’apaisement.

Si chaque ennemi est un nouvel Hitler, aucun dirigeant occidental ne risque d’être comparé à Neville Chamberlain (un diplomate britannique surtout connu pour sa politique étrangère d’apaisement, qui s’est notamment traduite par la signature des accords de Munich en 1938).

Au lieu de cela, ce qu’il faut de toute urgence, conviennent politiciens et médias occidentaux, c’est la projection – ouvertement ou non – d’encore plus de puissance et de force occidentales.

L’invasion américano-britannique de l’Irak il y a près de vingt ans est un contrepoint particulièrement pertinent et révélateur des événements en Ukraine.

À l’époque, comme aujourd’hui, l’Occident était censé être confronté à un dirigeant dangereux et irrationnel qui ne pouvait pas être ramené à la raison et qui n’était pas disposé à faire des compromis.

Saddam Hussein, insistaient les dirigeants occidentaux et leurs médias, s’était allié à son ennemi juré d’al-Qaïda, auteur de l’attaque des tours jumelles le 11 septembre 2001. Il possédait des armes de destruction massive et pouvait les lancer en direction de l’Europe en 45 minutes.

Sauf que rien de tout cela n’était vrai – pas même la folie. Saddam était un dictateur dur, froid et calculateur qui, comme la plupart des dictateurs, s’est maintenu au pouvoir en faisant régner la terreur sur ses adversaires.

Néanmoins, les médias occidentaux ont fidèlement amplifié le tissu de revendications sans preuves – et de mensonges éhontés comme cette alliance absurde avec al-Qaïda – concoctée à Washington et à Londres en introduction à l’invasion illégale de l’Irak en 2003.

Les inspecteurs de l’ONU n’ont trouvé aucune trace de stocks de l’ancien arsenal d’armes biologiques et chimiques de l’Irak. L’un d’eux, Scott Ritter, n’a pas été entendu lorsqu’il a averti que toute arme possédée par Saddam se serait transformée en « matière inoffensive » après de nombreuses années de sanctions et d’inspections.

L’improbable allégation sur les 45 minutes, quant à elle, n’était basée sur aucun renseignement. Elle provenait directement des spéculations d’un étudiant dans une thèse de doctorat.

L’invasion de l’Irak par les États-Unis et la Grande-Bretagne n’était pas seulement illégale, bien sûr. Elle a eu des conséquences horribles. Cela a conduit à la mort probable d’environ un million d’Irakiens et a engendré un nouveau type terrifiant d’islamisme nihiliste qui a déstabilisé une grande partie de la région.

Des intérêts dissimulés

Ces intérêts, bien sûr, ont été largement dissimulés parce qu’ils étaient si ignobles, violant de manière flagrante le soi-disant « ordre fondé sur des règles » que Washington prétend défendre.

Mais bien qu’il s’agisse d’une catastrophe absolue, l’invasion de l’Irak par les États-Unis n’était pas plus « irrationnelle » que l’invasion actuelle de l’Ukraine par Poutine. Les néoconservateurs de Washington ont avancé ce qu’ils considéraient comme des intérêts géopolitiques américains et une vision stratégique pour le Moyen-Orient.

Ce que les néoconservateurs voulaient, c’était contrôler le pétrole irakien, éliminer les poches régionales de résistance à son hégémonie et à celle de son client Israël au Moyen-Orient, et étendre la région en tant que marché économique pour les biens et les armes américains.

Saddam est tombé dans le piège qui lui avait été tendu parce qu’il était également motivé par son propre intérêt personnel « rationnel » aux limites restreintes.

Il a refusé d’admettre qu’il n’avait plus de systèmes d’armement significatifs après les régimes occidentaux de sanctions et d’inspections, parce qu’il n’osait pas paraître faible aux yeux de sa propre population et à ceux de ses voisins hostiles comme l’Iran.

Le refus des médias occidentaux de considérer les véritables motivations de part et d’autre – celles des néoconservateurs à Washington ou de Saddam en Irak – a rendu l’invasion de 2003 et les souffrances qui ont suivi d’autant plus inévitables.

La même prédilection pour le récit simplet du « fou » nous a, une fois de plus, poussés droit dans une autre crise internationale. Et une fois de plus, cela a permis d’éviter un examen du contexte réel de qui se passe en Ukraine et en Europe de l’Est et des raisons pour lesquelles on en est arrivés là.

Les actions de Poutine – bien que potentiellement non moins désastreuses que l’invasion de l’Irak par les États-Unis, et certainement aussi illégales – sont également enracinées dans sa propre évaluation « rationnelle » des intérêts géopolitiques russes.

Mais contrairement aux raisons invoquées par Washington pour envahir l’Irak, les motifs de Poutine pour menacer et maintenant envahir l’Ukraine n’étaient pas occultés.

Il a été assez ouvert et cohérent sur sa logique pendant des années, même si les dirigeants occidentaux ont ignoré ses discours, et les médias occidentaux ont rarement cité autre chose que ses extraits les plus véhéments et les plus chauvins.

La Russie a des objections réalistes au comportement et à la mauvaise foi des États-Unis et de l’OTAN au cours des trente dernières années. L’OTAN, rappelons-le, est avant tout une créature de la Guerre froide, un moyen permettant à l’Occident de projeter une posture militaire agressive envers l’ex-Union soviétique sous le couvert d’une organisation de « défense ».

Mais après la dissolution de l’URSS en 1991, l’alliance militaire occidentale n’a pas été dissoute. Bien au contraire. Elle a grandi pour absorber presque tous les anciens États d’Europe de l’Est qui avaient appartenu au bloc soviétique et elle a fait de la Russie un nouveau croquemitaine. Les budgets militaires occidentaux ont augmenté d’année en année.

Mentalité de Guerre froide

La Russie s’attend à une soi-disant « sphère d’influence », de la même manière que les États-Unis en exigent une.

Ce qui se passe plutôt depuis 30 ans, c’est que les États-Unis, en tant que seule superpuissance mondiale, ont étenduleur propre sphère d’influence jusqu’aux portes de la Russie.

Comme Washington, Poutine dispose de l’arsenal nucléaire pour étayer ses demandes. Ignorer sa revendication d’une sphère d’influence ou la capacité de la Russie à l’imposer par la force si nécessaire relève soit de l’hypocrisie, soit de la folie.

Cela aussi a ouvert la voie à l’invasion actuelle.

Mais Poutine a d’autres raisons – de son point de vue – d’agir. Il veut également montrer aux États-Unis qu’il y a un prix à payer pour les promesses non tenues répétées de Washington sur les arrangements de sécurité en Europe.

La Russie a dissous sa propre alliance militaire, le pacte de Varsovie, après la chute de l’Union soviétique, signe à la fois de sa faiblesse et de sa volonté de réorganiser ses relations avec ses voisins.

Les États-Unis et l’Union européenne ont eu l’occasion d’accueillir la Russie dans leur giron et d’en faire un partenaire pour la sécurité de l’Europe. Au lieu de cela, la mentalité de la Guerre froide a persisté davantage dans les capitales occidentales qu’à Moscou.

Les bureaucraties militaires occidentales qui ont besoin de la guerre, ou du moins de la menace qu’elle représente, pour justifier leurs emplois et leurs budgets, ont fait pression pour que la Russie reste à distance.

Pendant ce temps, l’Europe de l’Est est devenue un nouveau marché important et rentable pour les fabricants d’armes occidentaux. C’est un autre facteur qui a ouvert la voie à cette crise.

Et enfin, Poutine a tout intérêt à traiter de manière plus décisive la blessure purulente de huit ans de guerre civile entre les nationalistes ukrainiens anti-russes et les combattants russes de la région du Donbass, dans l’est de l’Ukraine. Avant même l’invasion actuelle, plusieurs milliers de personnes avaient trouvé la mort.

Les nationalistes ukrainiens veulent entrer dans l’OTAN afin qu’elle soit aspirée dans le bain de sang du Donbass de leur côté, alimentant une guerre qui pourrait dégénérer en une confrontation directe entre l’OTAN et la Russie. Poutine veut montrer à l’OTAN et aux Ukrainiens militants que ce ne sera pas une mince affaire.

L’invasion est conçue comme un coup de semonce pour dissuader l’OTAN de déplacer son numéro de haute voltige en Ukraine.

L’Occident seul définit ce qui est « rationnel »

Les dirigeants occidentaux ont été avertis de tout cela par leurs propres responsables en 2008, comme le révèle un câble diplomatique américain divulgué : « Des considérations de politique stratégique sous-tendent également une forte opposition à l’adhésion de l’Ukraine et de la Géorgie à l’OTAN. En Ukraine, il s’agit notamment de craintes que la question divise potentiellement le pays en deux, conduisant à la violence ou même, selon certains, à la guerre civile, ce qui forcerait la Russie à décider d’intervenir ou non ».

Mais même maintenant, l’Occident ne se laisse pas décourager. Il ne perd pas de temps à déverser toujours plus d’armes en Ukraine, alimentant davantage le feu.

Rien de tout cela, bien sûr, ne signifie que les actions de Poutine sont vertueuses, ni même sages. Mais pour certains, son « invasion de l’Ukraine » ne semble pas plus irrationnelle ou dangereuse que les décennies de provocation de l’OTAN contre une Russie dotée de l’arme nucléaire.

Et nous entrons ici dans le vif du sujet. L’Occident seul définit ce qui est « rationnel », et sur cette base, ses ennemis peuvent toujours être rejetés comme dérangés et mauvais.

La propagande des médias occidentaux ne sert qu’à approfondir ces tendances à humaniser, ou non, ceux qui sont pris dans les événements.

Comme l’a observé l’Association des journalistes arabes et du Moyen-Orient (AMEJA) ce weekend, la couverture médiatique a été en grande partie ouvertement raciste, les commentateurs occidentaux notant avec sympathie que ceux qui fuient l’invasion de l’Ukraine par la Russie, contrairement à ceux apparemment déplacés par les invasions occidentales du Moyen-Orient, sont « comme nous », « civilisés » et ne « ressemblent pas à des réfugiés ».

De même, il y a un contraste frappant entre le reportage qui célèbre une « résistance » ukrainienne fabriquant des bombes improvisées contre l’armée russe qui avance et la diabolisation systématique par les médias des Palestiniens présentés comme « terroristes » pour leur résistance aux décennies d’occupation israélienne.

De même, la domination mondiale des États-Unis signifie qu’elle dicte le cadre militaire, politique et diplomatique des relations internationales. D’autres pays, y compris des rivaux potentiels comme la Russie et la Chine, doivent opérer dans ce cadre.

Cela les oblige à réagir plus souvent qu’à agir. C’est pourquoi il est si important que les médias occidentaux rendent compte des événements de manière complète et honnête, et ne recourent pas à des clichés faciles conçus pour transformer les dirigeants étrangers en caricatures et leurs populations en héros ou méchants.

Si Poutine est un fou, comme Saddam en Irak, Mouammar Kadhafi en LibyeBachar al-Assad en Syrie et les dirigeants taliban afghans avant lui, alors la seule solution est l’utilisation de la force jusqu’au bout.

Dans la politique de puissance mondiale, cela se traduit potentiellement par une troisième « guerre mondiale » européenne, le renversement du gouvernement russe et le procès de Poutine à La Haye ou son exécution. La stratégie de la « camisole de force ». C’est précisément la destination catastrophique vers laquelle les dirigeants occidentaux, aidés par les médias, ont poussé la région au cours des trois dernières décennies.

Il existe des moyens bien moins dangereux de résoudre les crises internationales, mais pas tant que nous continuons à colporter le mythe de l’ennemi « fou ».

Jonathan Cook

 

 

 

Article original en anglais :Russia-Ukraine war: A different invasion, the West’s same ‘madman’ script, Middle East Eye, le 28 février 2028.

traduction VECTranslation

La source originale de cet article est Middle East Eye

Copyright © Jonathan CookMiddle East Eye, 2022

https://www.mondialisation.ca/apres-saddam-hussein-poutine-loccident-et-le-dangereux-scenario-du-dirigeant-fou/5665862

Dans RUSSIE

S. LAVROV, MINISTRE RUSSE DES AE : "NOUS N'ACCEPTONS PAS LA DOMINATION DE L'OTAN"

Par Le 03/03/2022

3 mars 2022

"Nous n’acceptons pas la domination de l’OTAN" - Interview de M. Lavrov, Ministre des Affaires Etrangères de la Russie, avec Al Jazeera le 2 mars 2022

Question : Beaucoup de gens ne croyaient pas vraiment que la Russie allait lancer une opération militaire spéciale en Ukraine. La partie russe a exprimé à plusieurs reprises les raisons, y compris la menace de nature militaro-stratégique de Kiev. Quelles menaces l’Ukraine avait-elle ou pourrait-elle avoir, obligeant la Russie à lancer une opération militaire ?

Sergey Lavrov : Cette histoire remonte à bien plus tôt. Et pas même en 2014, lorsqu’un coup d’État sanglant a été commis en Ukraine avec le soutien de l’Occident, mais au début des années 1990, alors que l’URSS a cessé d’exister. Les dirigeants soviétiques (alors russes) Boris Eltsine et Edouard Chevardnadze se sont vu promettre par leurs collègues occidentaux qu’il n’y aurait pas de tournant géopolitique, que l’OTAN ne profiterait pas de la nouvelle situation et ne déplacerait pas ses infrastructures vers l’est. De plus, elle n’acceptera pas de nouveaux membres. Les archives britanniques ont publié les comptes rendus pertinents des négociations. Une fois de plus, la situation est devenue limpide.

Le président russe Vladimir Poutine s’est exprimé à plusieurs reprises sur cette question dans ses discours publics. Au lieu de tenir sa promesse et de garantir la stabilité en Europe, l’OTAN a entrepris cinq vagues d’expansion vers l’est. De plus, elles se sont toutes accompagnées du déploiement des forces armées des membres de l’alliance dans ces territoires. Ils ont dit que c’était "sur une base temporaire", mais cela s’est rapidement transformé en une base permanente - tout en créant une infrastructure militaire. Aujourd’hui, des États membres neutres de l’UE ou des États comme la Suisse tentent également d’impliquer l’OTAN pour répondre aux besoins. Le projet "Mobilité militaire" oblige l’Autriche, la Suède, la Finlande à fournir des capacités de transport pour que l’OTAN puisse transférer ses forces armées. Le "NATOcentrisme" devient global. L’Union européenne, malgré tous ses slogans sur la nécessité d’une "autonomie stratégique de l’Europe", n’est nullement inspirée par ce thème et accepte parfaitement d’être un "appendice" obéissant de l’Alliance de l’Atlantique Nord.

Cette période s’est accompagnée d’une franche provocation des États post-soviétiques (principalement l’Ukraine) : ils disent qu’il faut décider avec qui on est - avec la Russie ou avec l’Occident. Ils l’on annoncé "frontalement", dès le premier "Maïdan" en 2003, et ce fut également le cas à l’étape suivante, lorsque l’Ukraine de V.F. Ianoukovitch a décidé d’attendre un peu avec la signature de l’accord d’association avec l’Union européenne, parce qu’il contredisait l’accord existant depuis longtemps sur une zone de libre-échange avec la CEI. Viktor Ianoukovitch a compris qu’il était nécessaire d’harmoniser le régime commercial avec la Russie et les autres pays de la CEI et avec l’Europe. C’est pourquoi Bruxelles a organisé le "Maïdan" et les protestations, qui ont abouti à des affrontements sanglants en février 2014.

Ensuite, la "paix" avait déjà été atteinte. Un accord de règlement a été signé avec Viktor Yanukovych. Il a démissionné de tous les pouvoirs et organisé des élections anticipées (qu’il n’aurait pas gagnées). La Pologne, la France et l’Allemagne, qui avaient garanti cet accord, après que l’opposition ait commis un coup d’État et piétiné leurs garanties, sont restées silencieuses, comme on dit, "en loque." Ils ont même commencé à accueillir les forces qui sont arrivées au pouvoir, en gros, les putschistes. Ces putschistes ont tout d’abord annoncé qu’ils abolissaient le statut spécial de la langue russe en Ukraine, ne voulaient pas voir de Russes en Crimée, et y ont envoyé des bandes armées. Les Criméens ont refusé d’obéir à ceux qui ont commis le coup d’État.

C’est à ce moment-là que tout s’est passé. Tout a commencé à ce moment-là. Des gens qui encourageaient ouvertement les sentiments néo-nazis dans la société, la création d’organisations appropriées défilant aux flambeaux avec des portraits des criminels d’Hitler avec des slogans ouvertement néo-nazis et russophobes sont arrivés au pouvoir. L’Occident a accepté tout cela sans broncher. Beaucoup l’ont même soutenu et encouragé de toutes les manières possibles. Puis le sujet de l’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN a commencé. V.A. Zelensky est arrivé au pouvoir sous les slogans de la paix et de la nécessité de sauver des vies humaines, d’empêcher la mort d’Ukrainiens ou de Russes. En fin de compte, il est devenu le même russophobe que le gouvernement de P.A. Porochenko. V.A. Zelensky a qualifié les habitants du Donbass d’"individus". Sous le précédent président, le Premier ministre A.P. Yatsenyuk les appelait "non-humains".

V.A. Zelensky n’a rien fait contre la guerre sanglante en cours contre son propre peuple. En fait, il a menti, promettant de rétablir l’ordre lorsqu’ils ont signé de nombreux accords avec les représentants du Donbass. Il les a violés sans sourciller. Pendant toutes ces huit années, nous avons essayé d’en appeler à la conscience de l’Occident et de raisonner ce régime, qui a acquis tous les traits de l’ultra-radicalisme et du néo-nazisme. L’Occident n’a rien pu faire. Je pense qu’il ne voulait rien faire, car même à l’époque, l’Ukraine (et jusqu’en 2014) était utilisée comme un outil pour contenir la Russie. Toute la situation actuelle s’est développée en raison du fait que l’Occident a refusé de reconnaître l’égalité des droits de la Fédération de Russie dans l’organisation de l’architecture de sécurité européenne.

Cela est confirmé par la réaction des principaux pays de l’OTAN, principalement les États-Unis, aux initiatives que le président Vladimir Poutine a présentées en décembre 2021 sur la nécessité d’appliquer honnêtement ce qui a été convenu. Personne ne doit, même en choisissant ses éventuelles alliances militaires, faire quoi que ce soit qui puisse porter atteinte à la sécurité d’un autre pays. Cet engagement a été approuvé au plus haut niveau, signé par les présidents et chefs de gouvernement des pays de l’OSCE dans le cadre du Conseil OTAN-Russie. L’Occident refuse catégoriquement de s’y conformer. M. Zelensky a déclaré que si la Russie ne cesse pas d’exiger que l’Ukraine remplisse ses obligations, il envisagera alors que l’Ukraine récupère ses armes nucléaires. C’était un peu trop.

Q : Était-ce la chose la plus importante ?

Sergey Lavrov : Non. Tout s’est accumulé. Il y a des gouttes qui font déborder la coupe de la patience. Je suggère de considérer tout ce que j’ai énuméré comme un argument de tous les jours, un phénomène qui nous a convaincus jour après jour que l’Occident avait mis le cap sur l’utilisation de l’Ukraine pour contenir la Russie, pour créer une "anti-Russie", une "ceinture hostile". Depuis quelques années, l’Ukraine est gavée d’armes, et récemment elle a été particulièrement active. Les Américains et les Britanniques y ont construit des bases militaires et navales, par exemple sur la mer d’Azov. Par l’intermédiaire du Pentagone, des laboratoires biologiques militaires ont été créés afin de poursuivre les expériences sur les bactéries. Ce programme des Américains est classifié. Il existe dans d’autres pays de l’ancienne Union soviétique, tout au long du périmètre de la Fédération de Russie. Le dopage de l’Ukraine avec une composante militaire qui nous est hostile a été très actif. Je vous rappelle que le président de la Russie Vladimir Poutine en a parlé plus d’une fois. En 2014, probablement, rien ne se serait passé, il n’y aurait pas eu de troubles dans l’est de l’Ukraine, il n’y aurait pas eu de référendum en Crimée, si l’accord garanti par les Allemands, les Français et les Polonais avait été appliqué. Mais ils ont montré leur incapacité à forcer Kiev à respecter les signatures des soi-disant "Eurogrands". Il y a maintenant une conversation sur la façon dont l’Union européenne peut jouer un rôle indépendant dans les efforts pour assurer la sécurité européenne. Je pense que l’Union européenne a joué son principal "rôle" en 2014, lorsqu’elle n’a pas pu la forcer à respecter ses garanties. Un putsch a eu lieu, les putschistes ont déplacé des bandes de militants armés en Crimée, lorsque la Crimée a organisé un référendum et a rejeté les putschistes et s’est réunie avec la Fédération de Russie. C’est la plus grande contribution de l’UE à la sécurité européenne. Si cela ne s’était pas produit en Crimée, si elle était restée ukrainienne, il y aurait maintenant des bases militaires de l’OTAN, ce qui est catégoriquement inacceptable pour la Russie.

Question : L’Ukraine a-t-elle le potentiel de créer des armes nucléaires, une menace pour la Russie ?

Sergey Lavrov : Il existe un potentiel technique et technologique. Le président Vladimir Poutine en a parlé, et nos experts ont également commenté cette situation. Je peux affirmer de manière responsable que nous ne permettrons pas que cela se produise. Le but de l’opération, qui a été annoncée par le président de la Russie Vladimir Poutine et qui se poursuit, est de protéger les gens, principalement dans le Donbass, qui ont été bombardés et tués pendant huit ans en l’absence totale d’attention et de compassion de la part des sociétés occidentales et des médias. De manière générale, ces derniers ont évité de présenter à leurs téléspectateurs et auditeurs ce qui se passe "sur le terrain" et ont cherché à remplacer les reportages objectifs par des accusations infondées à l’encontre de la Russie, selon lesquelles elle ne respecterait pas les accords de Minsk.

Dans le cadre de cette opération militaire spéciale, une tâche claire a été fixée, en tenant compte de l’expérience des dernières décennies après l’effondrement de l’Union soviétique, pour assurer la démilitarisation de l’Ukraine. Des types spécifiques d’armes de frappe qui ne seront jamais déployées ou produites en Ukraine doivent être identifiés. Dans le même temps, la dénazification. Nous ne pouvons pas regarder comment, dans l’Europe moderne, les participants aux cortèges aux flambeaux défilent sous des bannières fascistes, néonazies, comment ils crient (tout comme pendant le "Maïdan" en 2013-2014) : "Moskalyaka na gilyaka", "tuer les Russes, tuer les Moskals" - nous ne pouvons pas.

J’écoute avec stupéfaction les commentaires des politiciens européens, notamment allemands. Ma collègue Anna Berbok a déclaré que, compte tenu de la responsabilité historique dont l’Allemagne est consciente, son pays est tout simplement obligé de fournir des armes à l’Ukraine. Comment comprenez-vous cela ? Que la culpabilité historique et la conscience de la culpabilité historique obligent l’Allemagne à soutenir les néo-nazis ? Cela crée une association un peu étrange. Le chef de la Commission européenne, U. von der Leyen, a déclaré qu’aujourd’hui l’UE et l’Ukraine sont plus proches que jamais. Quelle est l’allusion ? Peut-être est-ce un signal que tant que vous êtes un russophobe, tant que vous êtes un fasciste, tant que vous êtes un néo-nazi, tout vous est permis.

Pouvez-vous vous rappeler une réaction similaire à ce que la Russie fait en Ukraine pour rétablir la justice ? Lorsque des centaines de milliers d’Irakiens, de Libyens, de Syriens dans d’autres pays où les États-Unis, leurs alliés "éclairés" du camp démocratique ont dirigé leurs regards, à des milliers de kilomètres de leurs propres frontières. Un petit "tube à essai" et une déclaration selon laquelle il menaçait les intérêts de sécurité des États-Unis ont suffi à justifier leur invasion de l’Irak. Où est l’Irak et où sont les États-Unis ? Où sont la Libye et les États-Unis ? Non, ils se sentent autorisés à le faire. Aucune structure internationale n’a élevé la voix pour dire qu’il s’agit d’une violation du droit international, d’un déclenchement absolument déraisonnable des hostilités.

Regardez l’hystérie qui s’est déclenchée, comme si elle était programmée, concernant les menaces à la sécurité de la Russie juste à notre frontière. Le fait est que maintenant les États-Unis ont "façonné", comme on dit, l’ensemble du monde occidental, toutes les organisations internationales où l’Occident a des positions décisives, et tentent de prendre en otage les sports et la culture internationale, de ne pas laisser la justice s’exercer dans les affaires internationales, d’entamer une conversation sérieuse sur l’architecture de sécurité en Europe qui garantira l’égalité de tous les États situés ici.

Question : Aviez-vous prévu une telle solidarité entre les pays occidentaux avant que la Russie n’annonce le début de l’opération ?

Sergey Lavrov : Nous étions prêts à tout. Je ne doutais pas que l’UE et, de manière compréhensible, l’OTAN suivraient docilement les États-Unis. Surtout lorsque le sort de Nord Stream 2 est devenu plus clair. Même s’il est redémarré (ce n’est probablement pas à nous d’en décider), mais quoi qu’il en soit, il est déjà clair que Nord Stream 2 a joué un rôle dans l’histoire, car il a clairement montré la place que l’Europe, y compris l’Allemagne, occupe réellement sur la scène mondiale - une place absolument subordonnée et non indépendante.

Je ne pensais pas que ces sanctions, causées par une malice impuissante, engloutiraient le mouvement sportif, les échanges culturels et les contacts entre les personnes. Vous vous souvenez que les années précédentes, lors de l’annonce des sanctions contre les pays arabes et latino-américains, l’Occident n’a cessé de répéter, au moins au Conseil de sécurité, que les sanctions ne visaient pas les gens ordinaires, mais qu’elles avaient pour but de faire en sorte que les dirigeants de l’État concerné ressentent la pression de la communauté mondiale et modifient leur comportement. Aujourd’hui, personne n’en parle plus du tout. Les contacts entre les personnes ont été directement interdits à l’initiative des pays occidentaux, qui ont toujours préconisé qu’il n’y ait aucun obstacle à la communication entre les sociétés civiles. Ils se moquent éperdument de tous leurs principes qui ont été imposés sur la scène internationale, y compris lorsqu’ils ont commencé à saisir les actifs de la Banque centrale de Russie et de nos entreprises privées. Ce n’est que du vol. Ils ont abandonné toutes les règles qui ont été introduites dans la vie internationale depuis plus de 70 ans. Ils ont maintenant simplement rayé ces règles et sont revenus au capitalisme sauvage et gangster de l’époque de la "ruée vers l’or".

Question : Dans quelle mesure la Russie est-elle capable de résister à cette pression politique et économique dans un avenir proche ?

Sergey Lavrov : Nous sommes capables de résister à toute pression. Si quelqu’un a des doutes à ce sujet, je lui recommande de se familiariser avec l’histoire de la Russie, l’histoire de l’Empire russe, l’histoire de l’Union soviétique et l’histoire de ces épisodes de notre vie où nous avons été envahis par des armées ennemies.

Q : Vous êtes-vous préparé à l’avance à ce scénario ?

Sergey Lavrov : Nous avons vu à quel point l’Occident est aigri, à quel point il est agressif dans la promotion des thèses sur l’inadmissibilité du renforcement de l’influence de la Russie, à quel point il a été cohérent dans la défense du gouvernement fasciste, néo-nazi en Ukraine, en essayant de l’utiliser contre la Russie. Bien sûr, nous nous préparions au fait que nous devrions compter principalement sur nos propres forces. Mais nous avons des amis, des alliés. Nous avons de nombreux partenaires sur la scène internationale qui, contrairement à l’Europe et à certains autres pays, n’ont pas perdu leur indépendance et leur capacité à être guidés par leurs intérêts nationaux. Eux aussi sont soumis à une pression énorme. Je sais à cent pour cent que les Américains "courent" à travers leurs ambassadeurs dans le monde entier, forçant tout pays d’Afrique, d’Amérique latine, d’Asie à faire au moins quelque chose contre la Fédération de Russie. C’est minable pour la grande puissance qu’est l’Amérique. Minable et indigne. Mais nous y sommes habitués. Cela s’est produit plus d’une fois dans notre histoire, lorsque des partenaires ont agi à partir de positions sans scrupules, de méthodes sans scrupules. Nous allons y arriver. J’en suis sûr à 100%.

Question : Quelles sont les chances d’un règlement politique du conflit ? Quelles concessions la Russie peut-elle faire ? La Russie a fait savoir à plusieurs reprises qu’elle souhaitait que l’Ukraine reconnaisse la Crimée comme faisant partie de la Russie. Lesquelles ?

Sergey Lavrov : Nous devons être réalistes. La Crimée est un sujet qui n’est pas discuté. Le président russe Vladimir Poutine a clairement exprimé notre position, qui a été apportée par notre délégation aux discussions avec les Ukrainiens en Biélorussie. La Crimée fait partie de la Russie. Reconnaissance des républiques populaires de Donetsk et de Lougansk à l’intérieur des frontières des régions de Donetsk et de Lougansk. Démilitarisation, qui doit avoir des paramètres. Ils doivent encore faire l’objet d’un accord. Il ne devrait pas y avoir d’armes du tout qui pourraient menacer la sécurité de la Fédération de Russie. La dénazification. Tout comme l’Allemagne nazie a été soumise à une telle procédure. Une fois de plus, je vous invite à regarder les vidéos en libre accès sur la liberté dont jouissent les néo-nazis en Ukraine lorsqu’ils organisent des marches sous les portraits de criminels de guerre. Le président Zelensky leur affecte sa garde afin d’assurer une garde d’honneur. Il y a beaucoup de travail à faire.

Nous faisons tout notre possible pour éviter toute perte civile grave. Nos forces armées, ainsi que les milices des républiques populaires de Donetsk et de Lougansk, utilisent des armes de haute précision et détruisent exclusivement les infrastructures militaires des autorités ukrainiennes dans le cadre de la tâche de démilitarisation.

Ces menaces sont devenues trop tangibles. Bien sûr, nous assistons maintenant à une guerre de l’information, je dirais même à un terrorisme de l’information. Des millions de faux sont mis en place. Nous les dénonçons en permanence. Sur le site web du ministère des Affaires étrangères, il y a une section spéciale où la vérité est montrée uniquement sur la base des faits.

Vous représentez un média puissant et respecté. Vous devez me comprendre. Si nous prenons le conflit du Donbass, pendant 8 ans, les journalistes russes de différents médias 24/7 ont travaillé dans le Donbass du côté des milices, montrant la vérité. Ils ont montré comment les bombes arrivent, comment ils bombardent les zones résidentielles avec des systèmes de roquettes à lancement multiple, comment les écoles et les jardins d’enfants sont détruits, comment les civils sont tués. Tout cela pouvait être regardé en direct. À ce stade encore plus calme de cette terrible crise, nous n’arrêtions pas de dire à nos collègues occidentaux : pourquoi n’encouragez-vous pas vos médias à travailler du côté ukrainien, afin que les dommages causés aux citoyens et aux infrastructures civiles soient clairs ? À quelques reprises, la BBC et quelqu’un d’autre se sont rendus sur place. Des reportages assez objectifs ont été réalisés. Il était évident que ce qui se passait du côté de la ligne de contact contrôlé par le gouvernement ne pouvait être comparé à l’horreur que la partie ukrainienne avait semée dans les républiques populaires de Donetsk et de Lougansk. N’oublions pas qu’en plus des forces armées ukrainiennes, qui, d’après ce que j’ai compris, ont plus ou moins conservé une certaine discipline, il y a aussi des bataillons purement nazis, "volontaires", qui, lorsqu’ils ont été créés, même à l’Ouest, aux États-Unis et en Grande-Bretagne, n’ont pas été inquiétés. Il leur était interdit de fournir une quelconque assistance. Maintenant, ils sont au "sommet" de toute cette vague. Ils essaient de poursuivre leurs excès, leurs mises en scène, y compris dans les villes.

Question : Nos correspondants sont à Donetsk depuis un mois maintenant.

Sergey Lavrov : Récemment, tout le monde s’y est rendu, je le sais.

Question : Le secrétaire de presse du président russe Dmitri Peskov a confirmé à deux reprises que Moscou considère Vladimir Zelensky comme le président légitime de l’Ukraine. Si c’est le cas, pourquoi les troupes sont-elles envoyées à Kiev ? Quel est l’objectif ?

Sergey Lavrov : La démilitarisation.

Question : Pas un changement de pouvoir ?

Sergey Lavrov : la démilitarisation. Les Ukrainiens eux-mêmes doivent décider, après la fin de ce conflit qu’ils ont déclenché et auquel nous essayons maintenant de mettre fin, comment continuer à vivre. Cette question fait actuellement l’objet de discussions dans les cercles de sciences politiques. Je ne suis pas impliqué dans ces discussions. Nous partons sans équivoque du fait que cela devrait être l’opinion de tous les peuples qui vivent en Ukraine.

V.A. Zelensky - oui, est président. Malheureusement, un président qui a menti à son peuple, qui l’a élu pour avoir promis de mettre fin à la guerre. Il a continué jusqu’à récemment et continue aujourd’hui à faire la même chose : promouvoir des approches fortement anti-russes, russophobes, en faisant des déclarations extrêmement contradictoires. Puis "emmenez-moi d’urgence à l’OTAN", si "vous n’acceptez pas - alors donnez-moi des garanties", "je suis prêt à accepter des garanties de sécurité". Nous aurions dû en parler plus tôt. Les garanties de sécurité sont exactement ce que nous réalisons et offrons. Le président russe Vladimir Poutine a répété à plusieurs reprises en janvier et début février que nous n’acceptons pas la sécurité européenne, fondée sur la domination de l’OTAN, en particulier dans notre voisinage. Trouvons une autre voie, a-t-il dit, et nous l’avons répété à de nombreuses reprises. Une voie qui garantirait de manière fiable la sécurité de l’Ukraine, des pays européens et de la Fédération de Russie. C’est dans cette direction que nous devons aller. Le fait que le président Volodymyr Zelensky ait déclaré qu’il était prêt, ou plutôt qu’il souhaitait recevoir des garanties de sécurité, je pense que c’est un pas positif. Nos négociateurs sont prêts pour le deuxième cycle de discussion de ces garanties avec les représentants ukrainiens. Mais seuls les représentants ukrainiens, comme lors de la première réunion, n’ont pas encore confirmé la tenue du second tour. Ils vont retarder. Je ne pense pas que les Américains les autorisent non plus. Maintenant, plus personne ne croit du tout à l’indépendance de Kiev.

Question : Après le premier tour, y a-t-il des points positifs à partir desquels vous pouvez commencer ?

Sergey Lavrov : Nos participants à ces pourparlers ont déjà fait des commentaires, et Dmitry Peskov a également fait des commentaires. Nous n’entrons pas dans les détails maintenant, car ce n’est que la phase initiale, mais le fait que les parties aient accepté de se rencontrer une deuxième fois indique qu’elles sont prêtes à chercher des solutions. J’ai dit quelle était notre position. Celle-ci est bien connue de la partie ukrainienne.

Question : Ce que vous venez d’exprimer, vos exigences, ne sont pas un acte de capitulation de l’Ukraine ?

Sergey Lavrov : Je ne pense pas que cela puisse être qualifié de cette manière. L’essentiel ici n’est pas le terme qui sera utilisé. Nous proposons un arrangement. Il garantira les droits légaux de tous les peuples qui vivent en Ukraine, ce qui inclut toutes les minorités nationales sans exception, leur égalité. Cela devrait se refléter dans la législation ukrainienne, où il existe maintenant une loi sur trois peuples autochtones, comme si les Russes n’avaient jamais existé sur le sol ukrainien. C’est le genre de choses qui créent déjà la base législative d’une nouvelle politique russophobe, et pas seulement russophobe, contre toutes les autres minorités nationales : Hongrois, Roumains, Polonais, Bulgares. Nous partons du principe que c’est le peuple ukrainien qui décidera. Si les autorités acceptent les conditions qui sont actuellement discutées, il s’agira d’un accord.

Question : Le Royaume-Uni dit qu’il est nécessaire de priver la Russie d’un siège permanent au Conseil de sécurité de l’ONU. Dites-moi, existe-t-il un mécanisme pour la mise en œuvre d’un tel engagement ?

Sergey Lavrov : Il n’y a pas de mécanisme. N’essayez pas d’expliquer quoi que ce soit aux représentants britanniques. Leur incompétence absolue est connue de tous depuis longtemps.

Question : Les sanctions qui ont maintenant été imposées à la Russie : l’espace aérien vers l’Europe est fermé. Ne pensez-vous pas que cela a poussé la Russie derrière le rideau de fer ?

Sergey Lavrov : Le rideau de fer a été autrefois "abaissé" par Winston Churchill. Le Royaume-Uni est manifestement mal à l’aise à l’idée d’être oublié dès qu’il a procédé au Brexit (qui a fait couler beaucoup d’encre). Il cherche maintenant une occasion quelconque de redevenir "actif" sur la scène internationale, de jouer le jeu des États-Unis et de servir la tâche consistant à garder l’Europe sous le contrôle des États-Unis. Je ne pense pas qu’il soit nécessaire de promouvoir des idées qui s’opposeront au rideau de fer. Tout le monde comprend que la construction du rideau de fer est le destin de ceux qui pensent dans les mêmes catégories : les catégories du colonialisme, du néocolonialisme. Bien sûr, surtout pour les Britanniques, ces catégories évoquent des sentiments nostalgiques. Mais si l’Occident en a décidé ainsi, alors je vous assure que nous trouverons une occasion de continuer à vivre, à nous développer et que nous ne nous soucierons même pas beaucoup de ce que nos partenaires occidentaux ont fait, prouvant une fois de plus leur manque absolu de fiabilité et leur incapacité totale à négocier.

Question : La Russie a-t-elle été attirée dans cette guerre en Ukraine ? L’Occident n’a-t-il pas provoqué la Russie dans ce "marécage" ?

Sergey Lavrov : Je n’exclus pas que quelqu’un ait voulu que la Russie s’enlise dans ce conflit artificiel créé par l’Occident. Les politologues occidentaux écrivent maintenant que cela permettra aux Américains de se délier les mains et de travailler à contenir la Chine. Un train de pensée philosophique cynique, absolument néocolonial, est caractéristique de nos partenaires occidentaux. Je n’exclus pas que ce soit le cas. Notre détermination à empêcher une nouvelle effusion de sang en Ukraine, à empêcher l’utilisation de l’Ukraine comme tremplin pour une attaque contre la Fédération de Russie, n’est pas déterminée par ce que l’Occident a planifié ou non - nous avons procédé à partir des faits "sur le terrain" lorsque nous avons pris nos décisions. Ils étaient extrêmement troublants. L’Occident a tout fait pour que ces faits matériels soient de plus en plus menaçants pour la Russie.

Q : Sommes-nous arrivés au point où nous en sommes ? Au bord de la troisième guerre mondiale ?

Sergey Lavrov : Il faut poser la question au président Joe Biden. Il a dit si nous n’avions pas pris la voie de ces sanctions, l’alternative n’aurait pu être que la Troisième Guerre mondiale. Penser dans de telles catégories... Joe Biden reste l’homme politique le plus expérimenté, quel que soit le rapport avec ce que font les États-Unis sur la scène mondiale. En juin 2021, à Genève, lui et le président Vladimir Poutine ont clairement confirmé la déclaration faite par les dirigeants de l’Union soviétique et des États-Unis dans les années 1980, à savoir qu’il ne peut y avoir de gagnants dans une guerre nucléaire et qu’elle ne devrait jamais être déclenchée. En janvier 2022, les cinq dirigeants des membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU ont signé la même déclaration multilatérale désormais collective.

Si une personne, lorsqu’on lui demande s’il aurait pu y avoir autre chose que cette vague de sanctions, répond que l’alternative ne peut être que la troisième guerre mondiale, alors elle ne peut que comprendre que la troisième guerre mondiale ne peut être que nucléaire. Les vieux instincts sont probablement encore vivants dans l’esprit de nos partenaires occidentaux, s’ils envisagent une telle possibilité, malgré la position publiquement confirmée des cinq membres permanents du Conseil de sécurité

Traduction "pour servir notre droit de savoir " à partir d’une transcription en anglais par Viktor Dedaj avec probablement toutes les fautes et coquilles habituelles. Il ne s’agit en aucun cas d’une traduction officielle. Aucune trace de la vidéo complète n’a été trouvée sur le site d’Al Jazeera. Vous pouvez aussi faire une expérience et rapprocher ceci avec l’intervention du Président Macron hier soir.

Transcription anglais source : https://embassylife.ru/en/%D0%B8%D0%BD%D1%82%D0%B5%D1%80%D0%B2%D1%8C%D...

Vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=diV2kkHScFU (version résumée par RT, non accessible depuis l’Europe)

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Dans RUSSIE

PARTI COMMUNISTE DE LA FEDERATION DE RUSSIE : LES CRIMES DE GUERRE DES NATIONALISTES NAZIS ET BANDERISTES DOIVENT ETRE CONDAMNES PAR LE MONDE ENTIER

Par Le 03/03/2022

3 Mars 2022

Parti communiste de la Fédération de Russie : Les crimes de guerre des nationalistes nazis et bandéristes doivent être condamnés par le monde entier
3/2/22 2:23 PM
Les crimes de guerre des nationalistes nazis et bandéristes doivent être condamnés par le monde entier.

 

Déclaration du président du CC PCFR Gennady Zyuganov

 

La tactique des bataillons nazis punitifs qui subissent une défaite dans l'affrontement avec les troupes de la DPR et de la LPR est très claire. Il s'agit de la même tactique de "terre brûlée" que celle utilisée par les occupants nazis lorsqu'ils ont été chassés par l'Armée rouge du territoire de l'URSS, y compris de l'Ukraine. Les Allemands ont fait exploser la centrale électrique de Dneproges, détruit des centaines d'usines, de mines et de ponts et brûlé des dizaines de milliers de maisons ukrainiennes.

Les nazis des "bataillons territoriaux" sont engagés dans la même entreprise. Alors même qu'ils se retirent du Donbass, ils continuent de bombarder avec des canons de 122 et 152 mm les villes et les villages de cette région qui souffre depuis longtemps. Des civils meurent chaque jour. Ce sont des crimes de guerre. L'Occident n'essaie même pas d'arrêter le bombardement des quartiers résidentiels du Donbass, ce qui rend les "moralistes" et les "humanitaires" de l'Union européenne et des États-Unis complices de crimes de guerre.

Essayant de donner l'impression que des civils meurent aux mains de l'armée russe, ils recourent à des provocations macabres en bombardant les villes sous leur propre contrôle. Une puissante explosion a secoué le centre de Kharkov. Tous les médias "mondiaux", totalement contrôlés par Washington, clament haut et fort que la Russie est à blâmer. Pourtant, il s'agissait manifestement de l'explosion d'un véhicule bourré de centaines de kilogrammes d'explosifs, ce qui désigne les commanditaires et les exécutants du crime. Ce sont les tactiques utilisées par de nombreuses organisations terroristes contrôlées par la CIA à travers le monde.

L'Occident et sa "cinquième colonne" en Russie défendent les fascistes et les terroristes qui ont pris le pouvoir en Ukraine et transformé ses citoyens en otages de leur russophobie et de leur antisoviétisme macabres. Des otages au sens direct du terme. Par exemple, à Marioupol, encerclée par les forces de la LPR-DPR, les nazis des régiments Azov et Aidar empêchent les civils de quitter la ville. Ils placent des hommes armés aux étages supérieurs des immeubles résidentiels pour empêcher les gens de partir. Les unités nazies utilisent ces personnes comme boucliers humains.

Nous appelons l'Union européenne et les États-Unis à condamner le terrorisme des nationalistes de Bandera contre les villes du Donbass, la pratique consistant à prendre des otages comme boucliers humains et à placer des fusils et des mortiers dans les quartiers résidentiels des villes sous leur contrôle.  Si l'Occident n'empêche pas cette violation flagrante des normes élémentaires de la guerre, la responsabilité des crimes de ses vassaux incombera à leurs patrons.

L'Occident devrait regarder de plus près ceux qu'il défend si ardemment. Ce sont les partisans de Bandera, le mercenaire d'Hitler, et de ses voyous. Ce sont les partisans de Bandera qui ont commis les crimes les plus odieux sur le territoire soviétique occupé par les troupes allemandes. Ce sont les voyous de Bandera qui ont massacré les Juifs à BabiyYar, massacré les Polonais à Volyn et brûlé les gens vivants dans les villages de Biélorussie. La façon dont ils ont brûlé vifs des dizaines de personnes à Odessa en 2014 indique que ces monstres ont hérité de leurs ancêtres hitlériens une volonté de commettre des crimes contre l'humanité. Aucune personne décente ne peut s'associer à eux.

Nous sommes stupéfaits par la duplicité et l'hypocrisie des "champions de la paix". Nous posons une question simple : pourquoi avez-vous gardé le silence pendant huit ans alors que les quartiers résidentiels du Donbass étaient bombardés presque tous les jours. Des civils mouraient chaque jour. Pourquoi n'avez-vous pas montré ne serait-ce qu'un peu de sympathie pour les parents et les proches de ceux qui ont été tués et mutilés ? Vous avez gardé le silence pendant toutes ces années. Nous avons donc de très sérieux doutes sur la sincérité de ces nouveaux "champions de la paix".

Auriez-vous protesté si les forces ukrainiennes et les bataillons nazis avaient envahi le Donbass, comme cela était prévu, et mis en scène un massacre des défenseurs de la DPR et de la LPR ? Ou auriez-vous gardé le silence ? Malheureusement, je ne doute pas que même des rivières de sang dans le Donbass ne vous auraient pas incité à descendre dans la rue et à exiger la fin du génocide du peuple russe et de la population russophone.

Nous sommes également pour la paix et nous nous prononçons toujours pour une solution pacifique de tout conflit. Nous sommes contre les effusions de sang. Et nous espérons vivement que de graves pertes pourront être évitées non seulement parmi les hommes de l'armée russe, mais aussi parmi les soldats et les officiers des forces armées ukrainiennes, parmi lesquels se trouvent de nombreux Russes et Ukrainiens trompés. Nous espérons sincèrement une fin rapide des hostilités et un règlement politique par la négociation. Nous faisons tout ce qui est en notre pouvoir à cette fin. Nous appelons l'Occident, en particulier les États-Unis, à ne pas faire obstacle à la recherche d'un règlement pacifique.

Nous sommes bien conscients que les États-Unis sont plus intéressés que quiconque par la préparation et la fomentation d'un conflit entre la Russie et la fraternelle Ukraine. Cependant, de nombreuses personnalités politiques et publiques, des journalistes et des scientifiques honnêtes aux États-Unis, en Europe et dans de nombreux autres pays connaissent parfaitement l'essence réelle de ce qui se passe. Nous apprécions sincèrement leur profonde compréhension de la responsabilité de l'Occident dans le déclenchement de ce conflit.

L'Amérique et l'Union européenne ne luttent pas pour l'Ukraine. Ils cherchent à utiliser les nazis locaux pour obtenir le droit de piller l'Ukraine et d'en faire une tête de pont pour une agression contre la Russie. Nous appelons la communauté internationale à comprendre le danger de cette voie pour la cause de la paix et de la démocratie véritable dans le monde et à résister activement aux tentatives de perturber le processus de règlement politique en Ukraine.

 

Gennady Zyuganov,

Président du CC PCFR

source : http://www.solidnet.org/article/CP-of-the-Russian-Federation-The-war-crimes-of-Nazi-Bandera-nationalists-must-be-condemned-by-the-whole-world/

Tag(s) : #PCFR#Ukraine

Dans RUSSIE

LA RUSSIE EBRANLE "L'ORDRE MONDIAL" OCCIDENTAL

Par Le 01/03/2022

La Russie ébranle «l’ordre mondial» occidental

La Russie ébranle «l’ordre mondial» occidental folder_openAnalyses access_timedepuis 9 heures

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Par Samer Zoughaib

Certes, c’est l’armée russe qui a pénétré en territoire ukrainien et qui assiège les villes de ce pays et non l’inverse. Mais cette version simpliste suffit-elle pour expliquer les raisons et les enjeux de ce conflit ? Ne faut-il prendre du recul pour comprendre ce qui se passe et déterminer les responsabilités réelles des uns et des autres ?

La lecture au premier degré présentée par les médias mainstream dit que «l’Ukraine se défend contre une invasion russe». Cette explication est servie par les élites dirigeantes américaines et européennes à leur opinion publique sous forme de matraquage continu. Tout l’arsenal de la propagande est déployé : exagération, amalgames, montages de photos et de vidéos, victimisation des uns et diabolisation des autres. Pour s’assurer que cette seule version arrivera aux populations occidentales, les pays soi-disant démocratiques ont procédé à une vaste censure des avis contraires pour étouffer toute voix discordante au mépris de la liberté d’expression et de la diversité des sources ; des valeurs au nom desquelles l’Occident a mené des guerres et assujetti des peuples. Mais lorsque ces valeurs ne servent plus ses intérêts, ce même Occident les piétine sans état d’âme.

Une guerre de l’Otan contre la Russie

Ce qui se passe en ce moment n’est pas une «invasion de l’Ukraine» par la Russie mais une guerre de l’Otan contre ce pays.

Moscou a choisi de passer à l’action avant que l’étau ne se referme sur ses frontières. Avant d’en arriver là, elle a essayé par tous les moyens de se faire accepter comme Etat souverain et indépendant par ses «partenaires» occidentaux, selon le terme utilisé par les dirigeants russes. Mais les Occidentaux ne veulent pas des partenaires. Ils exigent des vassaux, des «alliés» prêts à abandonner une partie ou toute leur souveraineté, pour être acceptés dans le club des «grands» en tant qu’acteur subalterne, simple exécutant des rôles et des fonctions attribués dans un monde aménagé autour des intérêts des Etats-Unis.

Or la Russie, comme la Chine, l’Iran et d’autres pays, refuse ce rôle. Elle exige que ses intérêts soient pris en considération par la puissance hégémonique et parmi ces intérêts figure, en premier lieu, sa sécurité et son intégrité territoriale.

Il est inconcevable qu’un pays souverain accepte un dispositif militaire hostile à ses frontières. L’élargissement de l’Otan vers l’Est, malgré les promesses contraires faites à la Russie dans la foulée du démantèlement de l’Union soviétique, n’ont pas été respectées.

Le processus d’encerclement de la Russie s’est accéléré ces deux dernières décennies avec la complicité des Européens bien que la Russie a exprimé à maintes occasions une volonté d’établir une dynamique de coopération sincère bénéfique à tous. Mais Washington et ses alliés ont fait la sourde oreille à ces propositions.

Objectif de la Russie: un monde multipolaire

La réaction de la Russie au processus d’encerclement était inévitable et prévisible. En ignorant les craintes et les mises en garde de Moscou, les élites dirigeantes occidentales ont pris consciemment le risque de replonger l’Europe et le monde dans une nouvelle guerre froide et de placer l’humanité au seuil d’une troisième guerre mondiale.

La Russie a décidé de passer à l’attaque pour se défendre avant qu’il ne soit trop tard. Elle s’attaque avant tout à un «ordre mondial» imposé par l’Occident.

Son objectif déclaré est de permettre l’aménagement d’un ordre mondial multipolaire, débarrassé de l’hégémonie des Etats-Unis, responsables de 70% des conflits qui ont éclaté depuis la seconde guerre mondiale, comme l’a montré un communiqué publié par l’ambassade de Chine à Moscou.

L’acte fondateur de ce nouvel ordre, basé sur des relations équilibrées et une coopération bénéfique pour tous, a été énoncé dans un communiqué conjoint publié par les présidents russes et chinois après leur sommet, le 4 février dernier.

Sur un plan strictement militaire, le but de la Russie n’est pas d’occuper l’Ukraine mais de convaincre ce pays d’accepter un statut de neutralité pour mettre en échec son encerclement par l’Otan.

A ce stade de l’opération militaire, l’armée russe n’utilise pas toute sa puissance de feu, évite d’entrer dans les grandes villes ukrainiennes –se contentant de les encercler- et de provoquer d’importantes destructions des infrastructures civiles.

L’Occident, lui, cherche à entraîner les Russes dans une longue guerre d’usure pour tenter de rééditer le scénario afghan qui a accéléré la chute de l’Union soviétique.

Dans ce conflit, Américains et Européens ont oublié leurs petits désaccords et font front commun contre la Russie, n’hésitant pas à fournir armes, matériel, hommes et argent pour que les Ukrainiens se battent à leur place. Ce n’est pas grave si le peuple ukrainien sert de chair à canon pour maintenir l’hégémonie occidentale sur le monde.

La Russie non plus n’est pas seule. D’importants pays, comme la Chine et l’Iran, la soutiennent, ou refusent de la condamner, comme l’Inde, le Brésil et la plupart des pays africains et asiatiques. Car la Russie aussi se bat pour tous les autres afin de les débarrasser de l’hégémonie américaine.

https://french.alahednews.com.lb/43162/324

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Dans RUSSIE

PARTI COMMUNISTE DE LA FEDERATION DE RUSSIE : LA REPONSE AUX PRESSIONS EXTERIEURES DOIT ETRE UN CHANGEMENT RADICAL DE POLITIQUE INTERIEURE

Par Le 01/03/2022

28 Février 2022

Parti communiste de la Fédération de Russie : La réponse aux pressions extérieures doit être un changement radical de politique intérieure
2/28/22 2:12 PM
 "La réponse à la pression extérieure doit être un changement radical de politique intérieure".

 

Déclaration du président du CC PCFR Gennady Zyuganov

Le 24 février, le président Poutine a pris la décision de mener une opération spéciale en Ukraine. Son objectif déclaré est la démilitarisation et la dénazification de ce pays et la protection des républiques populaires de Donetsk et de Lougansk.

Le coup d'État gouvernemental de 2014 en Ukraine a été mené avec le soutien des États-Unis et de l'Union européenne. Il a porté au pouvoir des forces extrêmement réactionnaires saturées du poison du nazisme de Bandera et de la russophobie. Le fait de brûler vifs des gens à la Maison des syndicats d'Odessa était un symbole sinistre des intentions anti-peuple de ceux qui avaient pris le pouvoir. Ils se sont engagés dans la voie de la rupture des liens avec la Russie et de la ségrégation de la population russe. Les habitants de Crimée et de Sébastopol ont répondu en retournant dans leur port d'attache. Les populations des oblasts de Donetsk et de Lugansk ont choisi la voie de l'indépendance. Les tentatives des partisans de Bandera pour "pacifier" la RPD et la RPL ont fait des milliers de victimes.

Pour mettre fin aux hostilités dans le Donbass, un compromis a été trouvé sous la forme des accords de Minsk, selon lesquels la RPD et la RPL pouvaient continuer à faire partie de l'Ukraine en bénéficiant d'une large autonomie. Toutefois, les tentatives de la Russie pour obtenir le respect de ces accords ont échoué. D'autres mesures étaient nécessaires de toute urgence pour protéger 800 000 citoyens russes et empêcher un génocide de civils dans le Donbass.

Le fait que le gouvernement Bandera de Kiev cherche de plus en plus activement à faire adhérer l'Ukraine à l'OTAN ajoute au drame de la situation. Le territoire du pays devenait une tête de pont pour le déploiement des armements des États-Unis et de leurs alliés. La présence de l'OTAN en Ukraine offrait des possibilités fondamentalement nouvelles de lancer une frappe de missiles nucléaires sur notre pays. Ces actions hostiles étaient soutenues par un barrage de propagande sans précédent sur le peuple ukrainien, nos frères et sœurs. La préparation de l'Occident à une guerre majeure en Europe menaçait de mort et de destruction les populations de Russie et d'Ukraine.

Pendant toutes ces années, le PCFR a été guidé par les idées de l'amitié historique et de la fraternité de nos peuples, en exposant la nature fasciste de l'idéologie de Bandera et en démontrant le caractère antidémocratique du régime de Kiev. Nous avons défendu le droit du peuple du Donbass à la vie et à la dignité, à la langue et à la culture russes et à la reconnaissance de son statut d'État nouveau-né. Les volontaires communistes combattaient dans les tranchées sur la ligne de feu et mouraient sous les bombardements des unités nazies. Le PCFR a envoyé 93 convois d'aide humanitaire en RPD et en RPL et a mis en œuvre pendant des années le programme "Enfants de Russie pour les enfants du Donbass".

Conscient des raisons de l'opération spéciale en Ukraine, le PCFR appelle les autorités russes à prendre scrupuleusement toutes les mesures pour protéger la population civile, y compris contre les éventuelles provocations des bandes nazies. Nous estimons qu'il est très important de réaliser les plans de démilitarisation de l'Ukraine en évitant les pertes parmi les militaires ukrainiens et en apportant toute forme d'assistance à ceux qui déposent les armes. Nous appelons toutes les forces politiques de Russie à mettre en œuvre les mécanismes de la diplomatie des peuples pour le bien de l'amitié séculaire entre Russes et Ukrainiens. Les peuples de nos deux pays doivent être profondément conscients que la population de l'Ukraine a été prise en otage par l'expansion de l'OTAN et qu'elle est la cible de la propagande effrénée de Bandera.

Le PCFR est convaincu que la défense des intérêts nationaux de la Russie ne se limite pas à des mesures diplomatiques et militaro-politiques. Il y a un besoin croissant de changements majeurs dans la vie de notre pays. Un pivot décisif vers la protection des intérêts des larges masses du peuple devient une question de survie historique de la Russie.

Un modèle de vie économique et sociale fondamentalement nouveau est nécessaire pour surmonter les clivages socio-classiques et unir la société face aux diverses menaces. Ce modèle doit servir non pas à l'enrichissement des spéculateurs financiers, mais à la relance de l'industrie et de l'agriculture, au développement de la science et de l'éducation, au soutien des soins de santé et de la culture. Face aux sanctions occidentales, nous avons besoin d'un remplacement efficace des importations, d'une dédollarisation de l'économie et de la fin de la fuite des capitaux hors du pays. Ces mesures ne peuvent être réellement efficaces qu'en conjonction avec la nationalisation des sphères stratégiques de l'économie, l'utilisation des vastes ressources naturelles dans l'intérêt de tous les citoyens et la planification étatique de l'économie. Ce n'est que de cette manière, en se souvenant de la grande expérience de l'Union soviétique, en étudiant l'expérience des succès modernes de la Chine et d'autres pays, que la Russie pourra être autosuffisante, protégée et confiante en son avenir.

Le meilleur moyen pour les autorités d'adopter un nouveau cap est de mettre en œuvre de toute urgence un ensemble de mesures comprenant le retour au barème soviétique des retraites, la préservation et le renforcement de l'autonomie locale, le renoncement à la vaccination forcée et au camp de concentration électronique, la fin des représailles politiques contre les communistes et autres représentants de la gauche patriotique.

La confiance des citoyens dans les procédures électorales doit être renforcée afin de rendre le système politique plus stable et démocratique. À cette fin, il est nécessaire d'arrêter une fois pour toutes les tentatives d'introduction du vote électronique à distance et du vote sur trois jours, de promouvoir et de mettre en œuvre une refonte complète du système électoral.

Le PCFR s'attend à ce que, dans le contexte des menaces extérieures croissantes, les dirigeants de la Fédération de Russie suivent la voie de la garantie d'une sécurité nationale totale et authentique. Nous sommes convaincus que cela ne peut être garanti que par un changement radical du cours socio-économique et par la mise en œuvre de mesures qui constituent la base de notre programme "Dix étapes vers le pouvoir du peuple".

 
source : http://www.solidnet.org/article/CP-of-the-Russian-Federation-The-Response-to-External-Pressure-Must-Be-a-Radical-Change-of-Internal-Policy/

Tag(s) : #PCFR#Ukraine

Dans RUSSIE

VIVRE A L'ERE DE LA GUERRE : LA RUSSIE, L'UKRAINE ET LA SORTIE DE CRISE

Par Le 28/02/2022

27 Février 2022

Vivre à l'ère de la guerre : la Russie, l'Ukraine et la sortie de crise
Les événements qui se sont déroulés en Ukraine ont été très troublants. Alors que les Ukrainiens fuient leur pays et que l'Occident impose les sanctions les plus sévères à la Russie, il est impératif de s'interroger sur les causes de ce chaos. Les gens ont été assez rapides pour choisir leur camp sans savoir exactement ce qui se passe. Zyuganov Gennady Andreevich, président du comité central du parti communiste de la Fédération de Russie, a déclaré ceci à propos du conflit :

Le 24 février, le président V.V. Poutine a décidé de mener une opération spéciale en Ukraine. Son objectif est la démilitarisation et la dénazification de ce pays, la protection des républiques populaires de Donetsk et de Lougansk".

Le coup d'État de 2014 en Ukraine a été réalisé avec le soutien des États-Unis et de l'Union européenne. Il a porté au pouvoir des forces extrêmement réactionnaires, saturées du poison du nazisme de Bandera et de la russophobie. L'incendie de personnes dans la Maison des syndicats d'Odessa est devenu un symbole amer des intentions anti-peuple de ceux qui se sont précipités au pouvoir. On a décidé de rompre les liens avec la Russie, de ségréguer la population russe. La réponse des habitants de la Crimée et de Sébastopol a été leur retour dans leur port d'origine. La population des régions de Donetsk et de Lugansk a pris le chemin de l'indépendance. Les tentatives de Bandera de "pacifier" la RPD et la RPL ont fait des milliers de victimes.


Afin de mettre fin aux hostilités dans le Donbass, un compromis a été trouvé sous la forme des accords de Minsk. Conformément à ces accords, la RPD et la RPL pourraient continuer à faire partie de l'Ukraine dans le cadre d'une large autonomie. Cependant, la tentative de la Russie de parvenir à la mise en œuvre des accords n'a pas abouti. Il était urgent de mettre en œuvre d'autres mesures afin de protéger 800 000 citoyens de la Fédération de Russie et d'empêcher le génocide des civils dans le Donbass.

Le caractère dramatique de la situation était renforcé par le fait que les autorités de Bandera à Kiev cherchaient de plus en plus à faire admettre l'Ukraine à l'OTAN. Le territoire du pays se transformait en un tremplin pour le placement des armes des États-Unis et de leurs alliés. La mise en place des forces de l'OTAN en Ukraine créait des possibilités fondamentalement nouvelles de lancer une frappe de missiles nucléaires sur notre pays. Ces actions hostiles ont été accompagnées d'une pression propagandiste monstrueuse sur le peuple ukrainien - nos frères et sœurs. La préparation par l'Occident d'une grande guerre en Europe a apporté la mort et la destruction à la population de la Russie et de l'Ukraine.

Pendant toutes ces années, le Parti communiste de la Fédération de Russie a été guidé par les idées d'amitié historique et de fraternité de nos peuples, a révélé l'essence fasciste de l'idéologie de Bandera et a démontré la nature antidémocratique du régime de Kiev. Nous avons défendu le droit du peuple du Donbass à la vie et à la dignité, à la langue russe et à sa culture, à la reconnaissance de son jeune statut d'État. Des volontaires communistes ont combattu dans les tranchées dans la ligne de feu, sont morts sous les bombardements des formations nazies. Le Parti communiste de la Fédération de Russie a envoyé 93 convois d'aide humanitaire à la RPD et à la RPL, d'année en année, il a mis en œuvre le programme "Les enfants de Russie aux enfants du Donbass".


Ajoutant à cela, il donne également une porte de sortie :

"Comprenant les raisons de l'opération spéciale en Ukraine, le Parti communiste de la Fédération de Russie appelle les autorités de la Fédération de Russie à prendre avec soin et persistance des mesures globales pour protéger la population civile, y compris contre les éventuelles provocations des bandes fascistes. Nous considérons qu'il est extrêmement important de mettre en œuvre les plans de démilitarisation de l'Ukraine, en évitant les pertes au sein de l'armée ukrainienne et en apportant tout le soutien nécessaire à ceux qui ont déposé les armes.

Nous appelons toutes les forces politiques de Russie à utiliser les mécanismes de la diplomatie publique pour faire triompher les idées de l'amitié séculaire entre Russes et Ukrainiens. Les peuples de nos deux pays doivent comprendre profondément que la population de l'Ukraine est devenue l'otage de l'expansion de l'OTAN et la victime de la propagande débridée de Bandera.

Le PCFR est convaincu que la défense des intérêts nationaux de la Russie ne peut se limiter à des mesures diplomatiques et militaro-politiques. Il y a un besoin de plus en plus urgent de changements majeurs dans la vie de notre pays. La question de la survie historique de la Russie devient un tournant décisif du pouvoir vers la protection des intérêts des larges masses du peuple.

source : https://www.internationalmagz.com/articles/living-in-an-age-of-war-ukraine-russia

Tag(s) : #KPRF#Ukraine

Dans RUSSIE

DECLARATION DU PARTI COMMUNISTE OUVRIER RUSSE SUR LA GUERRE EN UKRAINE

Par Le 28/02/2022

27 Février 2022

Dimanche 27 février 2022
Le Parti communiste ouvrier russe sur la guerre en Ukraine


Dans une déclaration intitulée "Non au fascisme ! Non à la guerre impérialiste", le Parti communiste ouvrier russe ( RCWP) fait référence à l'invasion de la Russie en Ukraine, soulignant que les objectifs réels du gouvernement de Vladimir Poutine sont de "renforcer la position de la Russie impérialiste dans la compétition du marché mondial".

"Ni les autorités russes, ni les dirigeants des États-Unis et de l'UE ne prêtent beaucoup d'attention aux travailleurs. Nous n'avons aucun doute sur le fait que les véritables objectifs de l'État russe dans cette guerre sont impérialistes", indique la déclaration du RCWP. Le parti reconnaît que "la source du conflit est constituée par les contradictions inter-impérialistes entre les États-Unis, l'UE et la Russie", ajoutant que "l'objectif de l'impérialisme américain le plus puissant est d'affaiblir son concurrent russe et d'étendre son influence sur le marché européen". 
 
Le Parti communiste ouvrier russe considère comme "légitime" la protection du peuple du Donbass contre le régime de Kiev, mais souligne que l'aide au Donbass pourrait être utilisée par Poutine, "anti-soviétique", comme un prétexte pour développer "une guerre complètement prédatrice" avec l'occupation d'autres régions de l'Ukraine par les troupes russes. Dans un tel cas, "nous considérerons cela comme une guerre de conquête, d'impérialisme et nous ne soutiendrons aucun des impérialistes".

En tout état de cause, affirme le RCWP, "ce ne sont pas les maîtres mais les travailleurs qui mourront des deux côtés. Mourir pour des frères de classe est digne, mais mourir et tuer pour les intérêts des maîtres est stupide, criminel et inacceptable".

Le RCWP, qui a été interdit d'élections en Russie, a salué la reconnaissance des soi-disant "républiques populaires" du Donbass, une position que le parti a défendue au cours des années précédentes.

A la fin de sa déclaration, le Parti réaffirme sa position contre les rechutes du fascisme, notant que seule la voie qui mène au socialisme peut mettre fin aux guerres. "La lutte commune des travailleurs contre la bourgeoisie de tous les pays est la principale ligne stratégique de nos partis", conclut la déclaration. 

source : https://www.idcommunism.com/2022/02/russian-communist-workers-party-on-ukraine-war.html

Tag(s) : #RCWP#Ukraine

Dans RUSSIE

LA RUSSIE FERME SON ESPACE AERIEN AUX AVIONS DE 36 PAYS, DONT LA FRANCE

Par Le 28/02/2022

La Russie ferme son espace aérien aux avions de 36 pays, dont la France

14:13 28.02.2022 (Mis à jour: 15:20 28.02.2022)

Un avion, image d'illustration - Sputnik France, 1920, 28.02.2022

© Sputnik . Ilya Pitalev

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En réaction aux sanctions des pays occidentaux qui prévoient notamment la fermeture de leurs espaces aériens aux compagnies russes, Moscou prend des mesures similaires restreignant les vols des compagnies aériennes de 36 pays, dont la France.

La Russie a interdit l'utilisation de son espace aérien aux compagnies aériennes des 36 pays qui ont fermé leur ciel en raison des sanctions, a déclaré l'Agence russe du transport aérien.

"Conformément aux normes du droit international, en réponse à l'interdiction des États européens d'exploiter les vols d'aéronefs civils des transporteurs aériens russes et / ou enregistrés en Russie, une restriction a été introduite sur l'exploitation des vols par les transporteurs aériens de 36 États", indique le communiqué.

 

La liste des pays qui font l'objet des restrictions inclut notamment la France.

Les vols en provenance des pays concernés peuvent être effectués avec un permis spécial délivré par l'Agence russe du transport aérien ou le ministère russe des Affaires étrangères.

Cette mesure a été prise après que l'Union européenne a annoncé son intention de fermer son espace aérien aux compagnies russes, en tant que sanctions à l’opération militaire en Ukraine. Plusieurs pays européens qui ne font pas partie de l'UE et le Canada ont fait de même.

Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, avait noté que la décision de l'Union européenne d'interdire les vols des compagnies aériennes russes ne resterait pas sans réponse.

"Nous serons guidés par le principe directeur – celui de la réciprocité. Et bien sûr, nous allons privilégier nos propres intérêts", a-t-il déclaré.

https://fr.sputniknews.com/20220228/la-russie-ferme-son-espace-aerien-aux-avions-de-36-pays-dont-la-france-1055409233.html

 

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MOSCOU SALUE LES AMIS DE LA RUSSIE, NOTAMMENT LA CHINE

Par Le 28/02/2022

Moscou salue les amis de la Russie, notamment la Chine

09:20 28.02.2022 (Mis à jour: 09:37 28.02.2022)

Xi Jinping et Vladimir Poutine à Moscou en 2019  - Sputnik France, 1920, 28.02.2022

© AFP 2022 MAXIM SHIPENKOV

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Florent Zephir - Sputnik France

Florent Zephir

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Au cœur de la crise ukrainienne, la Russie compte encore des amis, y compris parmi les superpuissances, a déclaré la porte-parole de la diplomatie russe. La Chine reste notamment un partenaire stratégique.

Alors que les vagues de sanctions antirusses se succèdent en provenance d’Europe et des États-Unis, la Russie n’est pas isolée internationalement, a expliqué sur Rossiya 1 Maria Zakharova, porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères.

Aux journalistes qui l’interrogeaient pour savoir si Moscou comptait encore beaucoup d’amis malgré la situation en Ukraine, la responsable a répondu par la positive, citant en particulier le partenaire chinois.

"Bien sûr que oui. Regardez la réaction des géants du monde. Ceux qui ne prétendent pas être des géants, mais qui sont de vrais géants. En particulier, la Chine", a ainsi répondu Maria Zakharova, sur la chaîne de télévision russe.

 

Ce 27 février, le ministre des Affaires étrangères Wang Yi s’était déjà prononcé contre les "sanctions unilatérales" décidées par l’UE, lors d’un entretien téléphonique avec son homologue allemand.

À plusieurs reprises, Pékin a par ailleurs pointé du doigt la responsabilité de Washington dans l’escalade des tensions. Ce 26 février, le porte-parole de la diplomatie chinoise, Zhao Lijiana, avait encore relayé une caricature au vitriol, représentant l’Oncle Sam en train de jeter de l’huile sur le feu en Ukraine.

Devant les Nations unies, Pékin avait également dit comprendre les "préoccupations de sécurité légitimes de la Russie", fin février, s’abstenant de voter la condamnation de l’opération russe en Ukraine.

D’autres soutiens

Pékin n’est d’ailleurs pas seul à avoir pris ses distances avec la politique de sanctions et affiché son soutien à Moscou. Ce 25 février, le Président syrien, Bachar al-Assad, avait ainsi déclaré se tenir "aux côtés de la Russie", expliquant que l’opération en Ukraine était une "correction de l’Histoire et un rétablissement de l’équilibre" après la chute de l’URSS, lors d’un entretien téléphonique avec Vladimir Poutine.

Le 23 février, le Président vénézuélien Nicolas Maduro avait également assuré que son pays était "avec Poutine et la Russie", en Conseil des ministres. Caracas avait par la suite dénoncé les "menaces" que faisait peser sur la Russie la violation des accords de Minsk. Violations imputables à l’Otan et aux États-Unis, selon l’exécutif vénézuélien.

Plusieurs voix se sont par ailleurs élevées pour défendre la place de Moscou au sein des instances économiques. L’Arabie saoudite a notamment réaffirmé son attachement à l’Opep+, qui associe l’organisation à la Russie.

Côté européen, la politique des sanctions semble aussi faire grincer quelques dents. Si l’UE a voté plusieurs mesures de rétorsion ce 24 février, certains pays ont d’ores et déjà annoncé que la pilule aurait peut-être du mal à passer.

Le Royaume-Uni craint en particulier un impact sur les prix du gaz et du pétrole. Même refrain en Italie, où le Premier ministre Mario Draghi a rappelé que son pays dépendait "à hauteur de 45 % du gaz russe".

Selon le Telegraph, Rome aurait également tenu à ce que les produits de luxe italiens soient épargnés par le train des sanctions.

https://fr.sputniknews.com/20220228/le-kremlin-salue-les-amis-de-la-russie-notamment-la-chine-1055403926.html

Opération militaire russe en Ukraine

International

Chine

Ukraine

sanctions antirusses

Nicolas Maduro

Bachar el-Assad

Dans RUSSIE

LA RUSSIE ET L'UKRAINE TIENNENT DES POURPARLERS

Par Le 28/02/2022

https://fr.sputniknews.com/20220228/en-continu-les-delegations-russe-et-ukrainienne-sont-attendues-a-la-table-des-negociations-1055402505.html

La salle des pourpalers prévus le 28 février 2022 entre la Russie et l'Ukraine - Sputnik France

En continu: la Russie et l'Ukraine tiennent des pourparlers

07:02 28.02.2022 (Mis à jour: 11:51 28.02.2022)

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En cours de mise à jour

Après une série de propositions et de refus, Moscou et Kiev ont accepté de s’entretenir en Biélorussie ce 28 février. L’Ukraine continue de pilonner les Républiques du Donbass, l’opération militaire russe est maintenue. Kiev est en proie à des pillards et des nationalistes utilisant les civils comme boucliers humains, selon la Défense russe.

Les négociations des délégations russe et ukrainienne sont prévues dans la matinée du 28 février en Biélorussie, au cinquième jour de l'opération militaire lancée par Vladimir Poutine suite à la demande des Républiques du Donbass de leur fournir une assistance militaire.

L’armée russe a déclaré avoir détruit plus de 1.000 infrastructures militaires ukrainiennes.

Entre-temps, l’UE a affirmé débloquer 450 millions d’euros pour fournir des armes létales à l’Ukraine. De nombreuses sanctions antirusses ont déjà été annoncées par l’Union européenne, le Royaume-Uni, les États-Unis et d’autres pays.

Parmi elles figurent la fermeture de l’espace aérien de l’UE aux avions russes, l’exclusion du réseau SWIFT de plusieurs grandes banques russes, des sanctions financières visant Vladimir Poutine et certains ministres russes et le gel des actifs des 351 députés de la Douma ayant voté pour la reconnaissance de l’indépendance des Républiques du Donbass, ainsi que l'interdiction des médias russes Sputnik et Russia Today. De nouvelles sanctions sont prévues.

Les plus récents d'abordLes plus anciens d'abord

13:00 28.02.2022

 

Des hackers ont piraté plusieurs médias russes

Certains sites d’agences d’information et de quotidiens russes ont été piratés ce 28 février. Y figurent l’agence TASS, les quotidiens Izvestia, Kommerssant et Forbes. Ce dernier dit que son site piraté montre désormais un logo du groupe de hackers Anonymous.

12:42 28.02.2022

 

L’UE fait preuve d'une attitude inamicale envers la Russie, dit le Kremlin

"L’Union européenne est une coalition qui fait preuve d’une position inamicale et applique des mesures hostiles envers nous. La livraison d’armes et d’armements, de munitions sur le territoire ukrainien peut devenir, à notre avis, un facteur dangereux et déstabilisant qui ne contribuera aucunement à la stabilité en Ukraine, au rétablissement de l’ordre, à rien, et qui pourrait entraîner des conséquences bien plus dangereuses dans une perspective lointaine", a noté Dmitri Peskov lors d’un point de presse ce 28 février.

12:37 28.02.2022

 

Des étudiants russes se font exclure d'établissements d’études supérieures européens, rapporte Tatiana Moskalkova, chargée des droits de l’homme en Russie

12:23 28.02.2022

 

Plus de 127.000 habitants du Donbass ont franchi la frontière russe depuis le début de l’évacuation, a déclaré à Sputnik le chef adjoint du ministère des Situations d’urgence, Anatoly Souprounovsky.

12:22 28.02.2022

 

Donetsk est de nouveau la cible d'un pilonnage intense par les forces ukrainiennes, indique un correspondant de l'agence d'information de la ville

12:14 28.02.2022

 

La Fédération internationale des journalistes (FIJ) appelle l’UNESCO à faire tout son possible pour protéger les journalistes en Ukraine, dans un communiqué publié ce 28 février

11:52 28.02.2022

 

Les pourparlers des délégations russe et ukrainienne ont commencé en Biélorussie, rapporte un correspondant de Sputnik

La partie russe est représentée par le conseiller du Président, Vladimir Medinsky, les chefs adjoints des ministres de la Défense et des Affaires étrangères, respectivement Andreï Roudenko et Alexandre Fomine, ainsi que le chef du comité de la Douma sur les Affaires étrangères, Leonid Sloutski.

Du côté ukrainien, se trouvent le ministre de la Défense, Oleksi Reznikov, le conseiller de la présidence, Mykhailo Podolyak, le chef du groupe parlementaire du parti Serviteur du peuple, David Arakhamia, le premer chef adjoint de la délégation ukrainienne dans le groupe de contact du règlement du conflit au Donbass, Andreï Kostine et le chef adjoint de la diplomatie, Mykola Totchitsky.

11:42 28.02.2022

 

Le Kremlin ne veut pas dévoiler sa position avant les négociations avec l'Ukraine

Le Kremlin ne compte pas révéler sa position avant les négociations qui doivent commencer sous peu avec l'Ukraine en Biélorussie, a indiqué le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

"Je ne vais pas annoncer les positions que nous avons, etc. Les négociations doivent se faire dans le silence. Laissons les négociateurs s'installer", a-t-il ajouté.

11:37 28.02.2022

 

Les forces de Donetsk s’approchent de la ville de Marioupol

"Elle peut être bloquée", a déclaré Edouard Bassourine, porte-parole de la milice populaire de Donetsk. Marioupol, qui avait précédemment été bloquée par les militaires russes, est actuellement en proie à des nationalistes ukrainiens ayant miné une grande partie de la ville.

11:21 28.02.2022

 

Les déclarations sur un éventuel conflit Russie-Otan sont inacceptables, dit le Kremlin

Les déclarations sur un éventuel conflit Russie-Otan sont inacceptables, dit le Kremlin Cependant, le porte-parole de Vladimir Poutine n’a pas répondu à la question sur le risque réel d’un tel conflit: "Pas de commentaires".

Interrogé sur la mise en alerte des forces russes de dissuasion annoncée par Poutine, son porte-parole a expliqué que cette décision faisait suite à diverses déclarations sur un éventuel conflit entre l’Otan et la Russie, dont une faite par la ministre britannique des Affaires étrangères.

En effet, Liz Truss a suggéré le 27 février que la situation en Ukraine pourrait déboucher sur un conflit avec l’Otan, passant par les pays baltes, la Pologne et la Moldavie.

11:10 28.02.2022

 

La Russie appliquera des mesures réciproques à la fermeture des espaces aériens aux avions russes, déclare le Kremlin

11:06 28.02.2022

 

Chypre se réserve le droit de revenir sur sa décision de fermeture de son espace aérien aux avions russes

Chypre pourrait revoir sa décision de fermer son espace aérien aux compagnies russes si la Turquie utilise cette situation pour faire venir des touristes russes sur les territoires de l’île qu’elle contrôle, indique le ministère chypriote des Affaires étrangères.

11:05 28.02.2022

 

Le Kremlin tance les groupes de nationalistes ukrainiens qui utilisent les civils comme boucliers humains: "C’est inacceptable"

Faisant état de nombreuses tentatives d’utiliser la population civile, les résidences et les installations publiques par les groupes ukrainiens nationalistes comme boucliers humains, le porte-parole de Vladimir Poutine les a qualifiées d’"inacceptables".

"Il est très important que nous tous mettions en valeur le caractère criminel de ce que les nationalistes ukrainiens font. Naturellement, personne ne le dit aux Ukrainiens en Ukraine, ils n’en ont pas d’informations. Racontez-leur, c’est très important", a ajouté Dmitri Peskov devant les journalistes.

11:04 28.02.2022

 

Les nationalistes ukrainiens pillent les territoires de la région de Donetsk avant de reculer

Un chaos total règne dans les territoires temporairement occupés de la région de Donetsk, a indiqué un conseiller du Premier ministre de la République de Donetsk auprès de Sputnik.

"C’est du pillage. Il y a des bandes de criminels et de déserteurs, ainsi que des représentants de Secteur droit*, des nationalistes et des forces armées ukrainiennes qui font des pillages découverts dans tout le territoire, créant ainsi des pénuries de denrées alimentaires, de produits de première nécessité et de médicaments", a expliqué Yan Gaguine.

10:52 28.02.2022

 

La Roumanie va bloquer l’agence Sputnik et la chaîne RT d’ici la fin de la journée

La veille, l’Union européenne a fait part de sa décision de bloquer toutes les branches de Sputnik et de Russia Today dans ses États membres sans annoncer de date. La Moldavie a déjà bloqué le site de Sputnik en moldave depuis le 26 février et le site de la chaîne de télévision russe Pervy kanal.

10:44 28.02.2022

 

Les pays baltes et la Pologne demandent à Google et Meta de suspendre les comptes des autorités et des médias russes et biélorusses, selon le gouvernement lituanien

10:30 28.02.2022

 

Le régulateur russe dénonce des intox sur "de multiples victimes" dans les rangs des militaires russes

Suite à la diffusion de fausses informations via des pubs de Google sur de "nombreux militaires russes morts" en Ukraine, le régulateur russe Roskomnadzor a exigé du géant informatique qu'il limite l’accès à ces publicités contextuelles.

Le régulateur met également en garde contre des sanctions pour la diffusion de fausses informations d’importance publique. Les propriétaires de ces sites Internet risquent d’écoper d'une amende allant jusqu’à 5 millions de roubles [environ 44.600 euros].

10:29 28.02.2022

 

16 personnes tuées et 80 blessées dans la République de Donetsk en ces trois derniers jours

Ce bilan a été relayé par le ministère de l’Intérieur de la République. L’écrasante majorité de ces crimes est commise par les forces ukrainiennes, indique-t-il.

10:14 28.02.2022

 

Emmanuel Macron recevra dans la soirée Olaf Scholz et Ursula von der Leyen pour aborder la situation en Ukraine et la souveraineté européenne, annonce l’Élysée citée par l'AFP

Il participera également aujourd'hui à une visioconférence avec les dirigeants américain, canadien, allemand, italien, japonais, polonais et roumain, ainsi qu'avec des représentants de l'UE et de l'Otan, "afin de poursuivre l'étroite coordination entre alliés et partenaires européens" sur le conflit en Ukraine, a ajouté la présidence française.

10:06 28.02.2022

 

Volodymyr Zelensky décrète l’amnistie pour certains détenus ayant de l’expérience militaire

09:57 28.02.2022

 

Le Président ukrainien réitère sa demande d’une adhésion immédiate de son pays à l’UE suivant une nouvelle procédure spéciale

09:54 28.02.2022

 

Le début des pourparlers est imminent, selon Leonid Sloutski, membre de la délégation russe

09:44 28.02.2022

 

Le Conseil des droits de l’homme de l'Onu décide de tenir une discussion d’urgence sur la situation en Ukraine lors d’une réunion à Genève

09:31 28.02.2022

 

La délégation ukrainienne arrive avec des hélicoptères sur le lieu des pourparlers avec la Russie, rapporte un correspondant de Sputnik

Son arrivée a été confirmée par le porte-parole de la Rada, le Parlement ukrainien.

09:31 28.02.2022

 

Les forces de Kiev prennent en otages les habitants de Marioupol

Située dans le sud de l’Ukraine, la ville de Marioupol est contrôlée par les militaires ukrainiens qui ont pris en otages les civils "car ils ont peur d’assumer la responsabilité des crimes qu’ils ont commis non seulement dans le Donbass, mais aussi en Ukraine", a déclaré Edouard Bassourine, porte-parole de la milice populaire de Donetsk, dans une émission de la chaîne de télévision Rossiya 24.

De plus, ils ont miné une grande partie de la ville. C’est la raison pour laquelle l’opération de sa libération risque d’être difficile, poursuit-il: "On va négocier, on va les convaincre de rendre les armes. Les gens qui habitent là-bas ne doivent pas répondre de leurs crimes".

En raison de mines, l’entrée dans les quartiers résidentiels pourrait faire beaucoup de victimes.

"Nous ne voulons aucune victime humaine, c’est pourquoi le processus va être très difficile", a-t-il ajouté.

La veille, la Défense russe a fait état de l’arrivée d’unités d’assaut de Secteur droit* dans la ville, utilisant les civils comme boucliers humains. *Organisation extrémiste interdite en Russie

09:14 28.02.2022

 

La Lettonie permet à ses citoyens de combattre en Ukraine

Le Parlement letton a voté à l'unanimité ce 28 février pour autoriser ses ressortissants à combattre en Ukraine s'ils le souhaitent, a déclaré l'institution dans un communiqué.

"Nos citoyens qui veulent soutenir l'Ukraine et se porter volontaires pour servir là-bas pour défendre l'indépendance de l'Ukraine et notre sécurité commune doivent pouvoir le faire", a déclaré Juris Rancanis, président de la commission parlementaire de la défense, des affaires intérieures et de la prévention de la corruption, qui a rédigé la loi.

09:13 28.02.2022

 

La Syrie est prête à reconnaître l’indépendance des Républiques de Donetsk et de Lougansk, a déclaré la conseillère de Bachar el-Assad, Louna Chible, à Sputnik

09:10 28.02.2022

 

08:58 28.02.2022

 

Les nationalistes ukrainiens utilisent la technique des casques blancs, indique la Syrie

Les nationalistes ukrainiens tournent de fausses vidéos et falsifient les faits de la même manière que les représentants des casques blancs, a déclaré une conseillère spéciale du Président syrien, Louna Chible, dans une interview à Sputnik.

"Il faut se rappeler de la guerre en Irak et des accusations de présence d’armes de destruction massive. Plus tard, Colin Powell [l’ancien secrétaire d’État américain] a reconnu avoir menti (…). Les États-Unis et les pays occidentaux ont utilisé des scénarios semblables dans une série de pays. Aujourd’hui, en Ukraine, les nazis et les fascistes font des vidéos montées et falsifient les faits, tout comme les membres de l’organisation terroriste des casques blancs le faisaient", a-t-elle expliqué.

08:44 28.02.2022

 

08:37 28.02.2022

 

La Chine déclare ne pas soutenir l'exclusion de certaines banques russes du réseau SWIFT

"La Chine ne soutient pas l’utilisation de sanctions pour résoudre les problèmes. Elle se prononce d’autant plus contre les sanctions unilatérales qui n’ont pas de fondements dans le droit international", a déclaré un représentant de la diplomatie chinoise lors d’un point de presse, interrogé à la question de connaître la position de Pékin sur l’exclusion de certaines banques russes du réseau SWIFT.

08:37 28.02.2022

 

Sputnik - Sputnik France, 1920, 28.02.2022

Opération militaire russe en Ukraine

Sputnik Pologne n’est pas disponible dans le pays de diffusion

08:16

 

08:37 28.02.2022

 

La Russie est intéressée par un accord avec la délégation ukrainienne "au plus vite", a déclaré Vladimir Medinsky, chef de la délégation russe

Les pourparlers sont prévus à 12h (heure locale). L’heure de l’arrivée de la délégation ukrainienne a été reportée plusieurs fois en raison de sa logistique qui "est très compliquée" suite à la nécessité de lui assurer la sécurité pendant le trajet.

M.Medinsky a refusé de découvrir la composition de la délégation ukrainienne mais a noté que de hauts responsables y figureraient.

08:14 28.02.2022

 

Les civils à Kiev menacés par des nationalistes ukrainiens et des pillards, pointe la Défense russe

Le régime de Kiev utilise les civils comme boucliers humains pour les nationalistes ayant déployé des armements dans les quartiers résidentiels de la capitale ukrainienne, indique la Défense russe.

Tous les habitants de Kiev peuvent quitter la ville sans entraves par la route Kiev-Vassilkov.

"Je veux le souligner encore une fois. Les forces armées de la Fédération de la Russie ne tirent que sur les installations militaires. La population civile n'est pas menacée", a-t-il ajouté.

08:11 28.02.2022

 

 - Sputnik France, 1920, 28.02.2022

Opération militaire russe en Ukraine

La Russie revendique la suprématie dans l'espace aérien ukrainien

08:10

 

08:10 28.02.2022

 

L’armée russe a déclaré avoir détruit 1.114 infrastructures militaires ukrainiennes depuis le début de l'opération

Au cours des dernières 24 heures, les forces aérospatiales russes ont frappé huit systèmes de défense aérienne Bouk M-1 et S-300, trois points de radar P-14, quatre avions militaires sur terre et un dans les airs, a déclaré ce 28 février le porte-parole de la Défense russe, Igor Konachenkov.

08:09 28.02.2022

 

Les tortures exécutées par des soldats ukrainiens sur des militaires russes feront l’objet d’enquêtes

Le président du Comité d’enquête russe, Alexandr Bastrykine, a ordonné d'identifier et d'étudier tous les actes de torture commis sur des militaires russes par les forces ukrainiennes, et de trouver les coupables.

07:58 28.02.2022

 

Le Royaume-Uni sanctionne la Banque centrale russe

Londres a annoncé ce 28 février qu'il prenait de nouvelles mesures contre la Russie avec les États-Unis et l'Union européenne, interdisant à toute entité britannique d'effectuer des transactions avec la Banque centrale, le ministère des Finances et le fonds de richesse de Russie.

"Le gouvernement britannique prendra immédiatement toutes les mesures nécessaires pour mettre en vigueur les restrictions visant à interdire à toute personne physique ou morale britannique d'entreprendre des transactions financières impliquant la CBR, le Fonds national de richesse russe et le ministère des Finances de la Fédération de Russie", a déclaré le gouvernement.

D’autres mesures suivront cette semaine.

07:54 28.02.2022

 

Trois morts, six blessés à Donetsk au cours de dernières 24 heures

Ce bilan a été annoncé par le chef de la République, Denis Pouchiline, dans une émission de la chaîne de télévision Rossiya 24. Il a également fait état d’une "progression lente mais sûre".

07:50 28.02.2022

 

Un maire ukrainien promet de faire fusiller les pillards et ceux qui augmentent les prix

Le maire de la ville ukrainienne d’Akhtyrka, dans l’est du pays, a promis de faire fusiller les pillards pris en flagrant délit. L’augmentation des prix pour les produits va être considérée comme un acte de pillage.

07:39 28.02.2022

 

Donetsk annonce la suspension de la mobilisation militaire

En cause, la présence suffisante de personnes déjà mobilisées, a déclaré le chef de la République de Donetsk, Denis Pouchiline.

07:30 28.02.2022

 

La Biélorussie est prête pour accueillir les pourparlers Russie-Ukraine

"Le lieu des pourparlers entre la Russie et l'Ukraine au Bélarus est prêt et nous attendons les délégations", a indiqué le ministère bélarusse des Affaires étrangères sur Facebook.

La délégation russe, arrivée la veille en Biélorussie pour les pourparlers, attend toujours celle des Ukrainiens. Dans la matinée du 28 février, Sputnik Biélorussie a informé de son arrivée dans le pays.

07:30 28.02.2022

 

Le rouble chute

Les taux de change du dollar et de l’euro par rapport au rouble ont atteint des records historiques. L’euro coûtait 132 roubles et le dollar presque 118 roubles dans la matinée, contre respectivement environ 85 pour l'euro et 76 pour le dollar au cours du mois de février. Actuellement les devises se négocient à 122 et 107,5 roubles.

07:12 28.02.2022

 

Au moins 40 tirs par les forces ukrainiennes contre la République de Donetsk recensés en ces dernières 24 heures, rapporte son bureau au Centre conjoint de contrôle du cessez-le-feu. La situation reste critique, a déclaré le chef de la République, Denis Pouchiline.

07:09 28.02.2022

 

Une école et une usine visées par des tirs ukrainiens dans la République de Donetsk

Kiev pilonne fortement la ville de Gorlovka dans la République de Donetsk, ce 28 février, a déclaré le maire Ivan Prihodko. Une école à Zaïtsevo et l’usine Kerammach sont prises pour cibles.

https://fr.sputniknews.com/20220228/en-continu-les-delegations-russe-et-ukrainienne-sont-attendues-a-la-table-des-negociations-1055402505.html

Opération militaire russe en Ukraine

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Défense

Dans RUSSIE

LA RUSSIE NE FAIT PAS LA GUERRE A L'UKRAINE, MAIS A L'ATLANTISME

Par Le 28/02/2022

lundi 28 février 2022

La Russie ne fait pas la guerre à l'Ukraine, mais à l'Atlantisme

 

L'évolution du conflit en Ukraine est très significative - deux mondes s'opposent : le monde des pays souverains, porté par la Russie et celui de la globalisation, écrasé par l'Atlantisme. Si les armes grondent sur le territoire ukrainien, le conflit est bien mondial, car l'existence et la disparition de l'un de ces deux mondes est en jeu.

En lançant l'opération militaire en Ukraine, la Russie ne s'attaque pas à l'Ukraine, ni aux Ukrainiens. Les cibles sont militaires, elle ne bombarde pas les villes ni les civils, les militaires ukrainiens se rendent d'ailleurs nombreux et les autorités locales, par exemple dans la région de Kharkov, appellent désormais la population à s'entendre avec la Russie - le "nouveau pouvoir".

L'on n'oubliera pas qu'avant l'entrée des forces russes en jeu, Kiev avait réactivé les combats sur la ligne de front et que les régions russes frontalières avaient été touchées. L'on se souviendra aussi, puisque l'Occident semble l'oublier, que pendant 8 ans la Russie a demandé à Kiev et à l'Occident l'application des Accords de Minsk, qui stipulaient que le Donbass était en Ukraine. Mais rien n'a été fait.

La réaction de l'Occident est très violente. L'on retiendra : 

 

le blocus financier et économique et, comme disait la Maison Blanche, la Russie est désormais un paria de la globalisation économique et financière (donc c'est bien un combat pour la globalisation qui se mène), l'Europe reconnaissant que les Européens vont devoir en payer le prix ; 

la tentative d'isolement géographique avec la fermeture du Ciel de l'UE et d'autres pays -mais pas les USA) - même si cela joue dans les deux sens, puisque la Russie est un très grand pays et que grâce au délire covidien, les voyages étaient déjà extrêmement réduits ;

les sanctions politiques contre les dirigeants russes - qui bloquent le fonctionnement des organes de gouvernance globale, comme l'ONU ;

l'isolement de la Russie des grandes fêtes "sportives" ;

le blocage de la diffusion des médias russes dans ce "monde libre", etc.

Pourtant, le prix politique que va devoir payer l'Europe, pas les Etats-Unis, est très élevé. L'on notera à ce jour au moins : 

le renforcement de la présence militaire américaine en Europe  - pas en Ukraine, mais en Europe, puisque c'est bien là qu'est l'enjeu ;

forcer l'UE à intégrer l'Ukraine, afin de régionaliser en apparence le conflit et de laisser aux Etats-Unis le rôle du libérateur de l'Europe et du monde ;

livraison et achats d'armes depuis l'UE et depuis les pays européens - ce qui soulage l'OTAN, au moins formellement et doit empêcher l'Europe de reprendre ses esprits et de se rapprocher de la Russie.

L'Ukraine, dans ce combat de géants, n'est pas l'enjeu, elle a été le détonateur. Un détonateur travaillé depuis des années, qui a fini par faire exploser un système géopolitique, qui ne peut se permettre la présence d'un grand pays comme la Russie, avec ses richesses, ses traditions, sa culture. Ce qui n'est pas la première fois dans l'histoire de l'humanité ... Mais aujourd'hui, le monde global ne peut être qu'unique, c'est une nouvelle forme de totalitarisme - global, cette fois, qui doit consommer la disparition de l'Europe politique.

 

A la fin de ce conflit, l'un des deux devra disparaître. Leur coexistence n'est plus possible.

Publié par à 10:31 

https://russiepolitics.blogspot.com/2022/02/la-russie-ne-fait-pas-la-guerre.html?fbclid=IwAR0q-RADDMCjSWGe_yOIVmLzn76ZdTxluQRRYksBuvGNwsISUCDc6gJ-GXwLA RUSSIE NE FAIT NPAS LA GUERRE A L'UKRAINE, MA8IS A L'A

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Libellés : 

Dans RUSSIE

DES NEONAZIS UKRAINIENS ATTAQUENT DES ZONES RESIDENTIELLES A MARIOUPOL

Par Le 27/02/2022

Des néonazis ukrainiens attaquent des zones résidentielles près de Marioupol avec des missiles Grad

07:43 27.02.2022 (Mis à jour: 08:32 27.02.2022)

Efectivos del batallón Azov - Sputnik France, 1920, 27.02.2022

© AP Photo / Sergei Chuzavkov

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Irina Tarasova - Sputnik France

Irina Tarassova

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La Défense russe a constaté des destructions de bâtiments et des morts parmi la population civile dans la ville ukrainienne de Marioupol. Selon le général Konachenkov, des néonazis du bataillon Azov sont derrière les attaques.

Des néonazis ukrainiens du bataillon Azov ont attaqué le 26 février avec des systèmes de lance-roquettes multiples Grad des zones résidentielles de la localité de Sartana, dans la banlieue de Marioupol, et une école de la ville. Selon, le général Konachenkov, porte-parole du ministère russe de la Défense, il y a des destructions de bâtiments et des morts parmi la population civile.

"Le ministère russe de la Défense a averti que les néonazis ukrainiens préparaient de telles provocations", a-t-il ajouté.

 

"Les forces armées de la Russie ne frappent pas les villes et villages, elles prennent toutes les mesures pour préserver la vie des civils", a souligné Igor Konachenkov.

Opération militaire russe en Ukraine

Vladimir Poutine a annoncé le 24 février le début d’une "opération spéciale" pour "protéger les habitants" du Donbass. Dès le début de l’opération, la Défense russe a souligné que la population civile n’était pas menacée par les frappes, effectuées par des armes de précision et ne visant que les infrastructures militaires.

https://fr.sputniknews.com/20220227/des-neonazis-ukrainiens-attaquent-des-zones-residentielles-pres-de-marioupol-avec-des-missiles-grad-1055389331.html

Opération militaire russe en Ukraine

Ukraine

bataillon Azov

néonazis

frappes

LRM Grad

Dans RUSSIE

POUTINE ORDONNE DE PLACER EN ALERTE LA FORCE DE DISSUASION EN REPONSE A L'OTAN

Par Le 27/02/2022

https://fr.sputniknews.com/20220227/en-continu-plusieurs-villes-dans-le-sud-de-lukraine-bloquees-par-larmee-russe-1055388972.html

Vladimir Poutine - Sputnik France

En continu: Poutine ordonne de placer en alerte les forces de dissuasion en réponse à l’Otan

07:09 27.02.2022 (Mis à jour: 16:11 27.02.2022)

S'abonnerGoogle news

En cours de mise à jour

Au quatrième jour de l’opération militaire, la question des pourparlers sur un cessez-le-feu entre la Russie et l’Ukraine semble prendre forme, l'armée russe bloquant de plus en plus de villes. De nouvelles sanctions antirusses s’étendent désormais au Président russe et à ses ministres, ainsi qu’à de grandes banques exclues du système SWIFT.

Des négociations russo-ukrainiennes sur un cessez-le-feu pourraient se tenir prochainement, le porte-parole de Volodymyr Zelensky ayant précisé dans la soirée du 26 février que les parties étaient en contact pour en organiser. Cette annonce fait suite à la déclaration du Kremlin de la disponibilité de Vladimir Poutine à envoyer une délégation à Kiev dans ce but.

Alors que l’armée russe a déclaré avoir détruit plus de 970 infrastructures militaires ukrainiennes depuis le début de l’opération, la situation reste critique au Donbass compte tenu des tirs qui continuent.

Une forte explosion qui s’est produite le 26 février sur la base de pétrole de la ville de Rovenki a été causée par le tir d’un système ukrainien de missile Totchka, rapporte la République de Lougansk.

Les restrictions antirusses ne cessent d’affluer, le troisième paquet de sanctions vise le Président russe et de nombreux ministres, dont Sergueï Lavrov, Sergueï Choïgou et Mikhaïl Michoustine, et touche les secteurs financier, énergétique, technologique et celui des transports. Il porte également sur les modalités de délivrance de visas et sur l’exclusion de plusieurs banques russes du système SWIFT.

Les plus récents d'abordLes plus anciens d'abord

16:48 27.02.2022

 

Le Comité d'enquête russe va se pencher sur l'utilisation de munitions interdites par l'armée ukrainienne

Le président du Comité d'enquête russe, Alexandre Bastrikine, a demandé que soit enregistrée l'utilisation par l'armée ukrainienne de munitions interdites et l'ouverture d'une enquête sur les circonstances de cet usage.

16:04 27.02.2022

 

Washington ne va pas exposer les forces américaines à des risques dans l’espace aérien ukrainien, a déclaré le représentant officiel des États-Unis à l’Onu, Linda Tomas-Greenfield, auprès de CNN.

"Le Président Biden a clairement indiqué que nous ne toucherons pas le sol [de l’Ukraine]. Nous n’allons pas mettre en péril les militaires américains. Cela signifie qu’ils ne seront pas déployés dans le ciel [de l’Ukraine]. Cependant, Washington continue de travailler avec Kiev pour lui fournir des capacités de se défendre.

15:46 27.02.2022

 

L’Otan réagit à l'ordre de Poutine de mettre en alerte les forces russes de dissuasion

Le secrétaire général de l’Alliance transatlantique a estimé que cette déclaration montrait la gravité de la situation. Il a également indiqué un renforcement des livraisons de systèmes antiaériens et antichars à l’Ukraine.

L’Otan ne voit pas la Russie comme une menace "inévitable", mais ses actions sont devenues plus agressives, a ajouté Jens Stoltenberg.

Il a également qualifié cette action de Moscou d’"irresponsable", relevant d'une "rhétorique dangereuse".

15:35 27.02.2022

 

Ministre britannique des Affaires étrangères Liz Truss à Moscou, le 10 février 2022 - Sputnik France, 1920, 27.02.2022

Opération militaire russe en Ukraine

"Il y aura un impact": Londres parle des effets des sanctions antirusses sur les Britanniques

14:22

 

15:27 27.02.2022

 

La présidence ukrainienne confirme la tenue de pourparlers avec la Russie à la frontière biélorusso-ukrainienne

"Alexandre Loukachenko [le Président biélorusse] a appelé par téléphone Volodymyr Zelensky. Les deux dirigeants ont convenu que les délégations russe et ukrainienne se retrouveront sans conditions préalables à la frontière biélorusso-ukrainienne, près de la rivière Pripiat", indique un communiqué.

15:20 27.02.2022

 

Quatre militaires des forces de Kiev tués par des nationalistes ukrainiens

"Dans la ville de Sévérodonetsk dans la région de Lougansk, les nationalistes agissent comme des unités de barrage. Menacés d’exécution par fusillade par leur commandement, ils tentent de stopper les forces de Kiev qui reculent pour les forcer à résister. Quatre militaires ont été abattus par ces unités de barrage", a déclaré Igor Konachenkov, porte-parole de la Défense russe.

15:20 27.02.2022

 

Le Canada et l’Espagne annoncent eux aussi la fermeture de leurs espaces aériens aux avions russes

15:09 27.02.2022

 

Air France suspend "la desserte et le survol de la Russie" jusqu'à nouvel ordre, a déclaré le porte-parole de la compagnie aérienne cité par l’AFP

14:51 27.02.2022

 

Des extrémistes de Secteur droit* terrorisent les civils de la ville de Marioupol, dans le sud de l’Ukraine, a déclaré la Défense russe.

Venues de Lviv, des unités d’assaut de Secteur droit* terrorisent les habitants de Marioupol, a annoncé ce 27 février le porte-parole de la Défense russe, Igor Konachenkov.

"Les nationalistes installent des véhicules blindés et de l’artillerie dans les quartiers résidentiels, utilisant la population civile comme un bouclier humain", a-t-il expliqué.

*Organisation extrémiste interdite en Russie

14:50 27.02.2022

 

L'armée ukrainienne commence à utiliser en masse des munitions au phosphore dans la banlieue de Kiev, rapporte la Défense russe.

Défilé de blindés à Kiev, à l'occasion des célébrations du jour de l'indépendance, 24 août 2021. - Sputnik France, 1920, 27.02.2022

Opération militaire russe en Ukraine

L’armée ukrainienne cherche à utiliser des munitions au phosphore, selon la Défense russe

14:46

 

14:41 27.02.2022

 

L’Occident envisage de fournir des aides à l’Ukraine

Washington a annoncé débloquer une aide humanitaire de 54 millions de dollars (48 millions d’euros).

La République tchèque a approuvé la livraison d’armements militaires à l’Ukraine pour un montant total de 16,2 millions d’euros, alors que l’Allemagne et le Portugal se sont dits prêts à fournir une aide militaire sans préciser son coût. Berlin envisage également de donner à Kiev une aide humanitaire de 15 millions d'euros.

La Slovaquie a déclaré envoyer des systèmes de défense aérienne et des missiles antichar, a fait savoir son ministère de la Défense.

14:22 27.02.2022

 

Vladimir Poutine ordonne de placer en alerte les forces de dissuasion russes en réponse à des déclarations agressives de pays membres de l'Otan

Cette déclaration a été faite lors d’une réunion tenue ce 27 février avec le ministre de la Défense Sergueï Choïgou et le chef de l’état-major Valéry Guérassimov.

"J'ordonne au ministre de la Défense et au chef d'état-major de mettre les forces de dissuasion de l'armée russe en régime spécial d'alerte au combat", a déclaré M. Poutine.

Non seulement l’Occident entreprend des démarches inamicales économiques, mais en plus les hauts responsables de l’Otan se permettent des propos agressifs à l’encontre de la Russie, a souligné le Président russe.

Ces forces peuvent également comprendre une composante nucléaire et des armes hypersoniques.

14:14 27.02.2022

 

Les pays du G7 s’apprêtent à mettre en place des restrictions contre la Banque centrale de Russie, indique une déclaration conjointe publiée sur le site de la présidence française

"Nous nous engageons à imposer des mesures restrictives qui empêcheront la Banque centrale russe de déployer ses réserves internationales d'une manière susceptible d'amoindrir l'effet de nos sanctions", indique un communiqué publié par l'Élysée.

Outre cette mesure, le G7 a réaffirmé son engagement de sanctionner certaines banques russes en les excluant du réseau SWIFT, ainsi que les entités qui, selon le groupe, ont un lien avec l’opération militaire en Ukraine.

Enfin, d'autres mesures financières et répressives contre d'autres hauts fonctionnaires et membres des élites russes proches du gouvernement, ainsi que leurs familles, ont été évoquées, et la lutte "contre la désinformation et d'autres formes de guerre hybride", souligne la présidence française.

14:05 27.02.2022

 

La Norvège interdit elle aussi à tous les avions russes de survoler son espace aérien

14:04 27.02.2022

 

Le téléopérateur lituanien suspend la diffusion de toutes les chaînes de télévision russes en raison d’éventuelles sanctions européennes et américaines

14:00 27.02.2022

 

La Moldavie bloque la chaîne de télévision russe Pervy kanal

La même restriction est appliquée contre le site Sputnik Moldova depuis le 26 février. La radio de cette agence d’information sera bloquée à partir du 7 mars.

13:52 27.02.2022

 

Un avion d'Air France (image d'illustration) - Sputnik France, 1920, 27.02.2022

Opération militaire russe en Ukraine

La France fermera son espace aérien aux avions russes

13:49

 

13:40 27.02.2022

 

L’Ukraine confirme la tenue de négociations à Gomel, en Biélorussie, a déclaré le chef de la délégation russe Vladimir Medinski

Il a assuré que la Russie était prête à négocier la paix à tout moment et qu’elle garantissait la sécurité de la délégation ukrainienne.

Le drapeau biélorusse - Sputnik France, 1920, 27.02.2022

Opération militaire russe en Ukraine

Kiev a accepté le principe de pourparlers avec Moscou en Biélorussie

13:41

 

13:29 27.02.2022

 

Facebook sur l'écran - Sputnik France, 1920, 27.02.2022

De faux messages au nom de RIA Novosti envoyés sur Facebook

13:27

 

13:28 27.02.2022

 

Le Président biélorusse s’entretient avec Volodymyr Zelensky par téléphone

La présidence biélorusse a confirmé cette information auprès de l’agence BelTA, après que le Président ukrainien avait refusé des négociations avec la Russie, attendues ce 27 février dans la ville biélorusse de Gomel.

13:23 27.02.2022

 

Macron dit dans une déclaration conjointe travailler avec les dirigeants du G7 pour faire de "l’invasion de l’Ukraine" par la Russie un échec stratégique pour Poutine, selon Reuters

13:19 27.02.2022

 

L'Allemagne pourrait lever les sanctions antibiélorusses - Sputnik France, 1920, 27.02.2022

Opération militaire russe en Ukraine

Le délai pour attendre les pourparlers avec Kiev à Gomel a expiré, selon la délégation russe

13:05

 

13:07 27.02.2022

 

Kiev continue de pilonner le Donbass

Une quarantaine d’obus ont été lancés dans l’après-midi du 27 février par les forces de Kiev contre la ville de Gorlovka, l’une des plus grandes villes de la République de Donetsk, a déclaré son bureau au Centre de contrôle du cessez-le-feu.

Des obus de calibres de 122 mm et 152 mm ont été tirés.

13:03 27.02.2022

 

Des journalistes russes, y compris de RIA Novosti, se sont retrouvés sous des tirs de lance-roquettes multiples menés par les forces de Kiev au Donbass, ce 27 février.

Personne n’est blessé, indique un correspondant de RIA Novosti.

Un drone ukrainien a été ensuite observé dans le ciel, poursuit le correspondant. Il y avait des journalistes de RIA Novosti et des chaînes de télévision Zvezda et TVTS.

12:57 27.02.2022

 

Le Président russe s’entretient par téléphone avec le Premier ministre israélien qui lui propose ses services d’intermédiaire

Formulée par Naftali Bennet, cette proposition a pour objectif d’atteindre un cessez-le-feu entre les parties, a fait savoir le Kremlin.

12:53 27.02.2022

 

Les forces de Donetsk déclarent avoir pris le contrôle de 15 localités précédemment contrôlées par les Ukrainiens, depuis le début de l’opération militaire

12:42 27.02.2022

 

La diplomatie suisse refuse de commenter les rumeurs sur la possibilité de tenir une conférence sur la situation en Ukraine

L’information sur la demande adressée par le Président Zelensky à son homologue suisse d’organiser une conférence de la paix sur le règlement de la situation en Ukraine avait été précédemment relayée par le journal suisse Tages-Anzeiger. Selon le média, la partie russe mènent des négociations sur le même sujet. Interrogé par Sputnik, le ministère suisse des Affaires étrangères s’est abstenu de tout commentaire.

12:39 27.02.2022

 

12:29 27.02.2022

 

L’Occident "se réserve le droit d’imposer" de nouvelles sanctions contre Moscou, a indiqué Olaf Scholz

La chute de 30% de la Bourse de Moscou a déjà démontré l’efficacité des sanctions, selon lui.

12:19 27.02.2022

 

Suite à l'annonce faite par de nombreux pays de l'UE sur la fermeture de leurs espaces aériens aux avions russes, l'Italie et les Pays-Bas font de même.

11:57 27.02.2022

 

Le retrait russe du système SWIFT diminue le contrôle de l’Occident sur les opérations financières

Revenant sur les annonces faites par les États-Unis, le Royaume-Uni et l'UE sur l’exclusion de plusieurs grandes banques russes du réseau de paiement international SWIFT, un haut responsable russe a pointé l’absence de menace pour les transactions intérieures.

Cette mesure stimulerait également la propagation du rouble comme devise internationale et diminuerait le contrôle de l’Occident sur les opérations financières, a noté Andrey Klimov, le chef de la commission du Conseil de fédération de protection de la souveraineté.

11:51 27.02.2022

 

L’Ukraine traduit la Russie en justice auprès de la Cour internationale de la Haye, dit Volodymyr Zelensky

Pour cause: "la distorsion de la notion de génocide utilisée pour justifier l’agression", a noté le Président ukrainien sur Twitter. Il a également appelé la Cour à ordonner à la Russie de cesser l’opération militaire et à tenir des auditions à partir de la semaine prochaine.

11:39 27.02.2022

 

Berlin déclare poursuivre le dialogue avec la Russie, car la rupture des liens diplomatiques serait "irresponsable", selon le chancelier Scholz

"Nous ne refuserons pas de discuter avec la Russie. Même dans cette situation extrême, il est du devoir de la diplomatie de maintenir ouverts les canaux de discussion", a-t-il assuré lors d'une séance extraordinaire du Bundestag.

11:24 27.02.2022

 

L’Allemagne ferme son espace aérien ce 27 février à toutes les compagnies aériennes russes à partir de 15h00 (heure de Berlin) pour trois mois, annonce son ministère des Transports

11:16 27.02.2022

 

Le directeur français de la troupe de ballet du Théâtre Stanislavski à Moscou démissionne

Laurent Hilaire, directeur de la troupe de ballet du Théâtre Stanislavski à Moscou et ex-étoile de l'Opéra de Paris, a annoncé ce 27 février à l'AFP sa démission "au vu de la situation" géopolitique et s'apprête à quitter Moscou.

"J'ai donné ma démission hier, elle va être annoncée aujourd'hui sur le site (du théâtre), je quitte Moscou demain au vu de la situation", a-t-il affirmé à l’agence d’information.

"Je regrette cette décision, j'ai travaillé en harmonie (avec les équipes du théâtre), je pars avec tristesse mais le contexte ne me permet plus de travailler sereinement", a-t-il ajouté.

11:05 27.02.2022

 

La Belgique, la Suède et l'Islande ferment aussi leurs espaces aériens aux avions russes

11:00 27.02.2022

 

Deux enquêtes pénales ont été ouvertes par le Comité d’enquête russe suite aux tirs menés contre des infrastructures publiques, dont la base de pétrole à Rovenki, par les forces ukrainiennes dans les Républiques de Donetsk et Lougansk, au cours des dernières 24 heures.

10:54 27.02.2022

 

Подготовка к открытию Петербургского экономического форума - Sputnik France, 1920, 27.02.2022

Opération militaire russe en Ukraine

Sputnik et RT dans le viseur de la censure de YouTube et Google en Ukraine

10:51

 

10:41 27.02.2022

 

Le Danemark emboîte le pas à d’autres pays européens et ferme son espace aérien aux avions russes

Il a également fait part de son intention d’insister sur la mise en place de cette restriction au niveau de l’Union européenne.

10:33 27.02.2022

 

Le Royaume-Uni sera lui-même victime de ses nouvelles sanctions antirusses

Les Britanniques seront contraints de subir des dommages économiques en raison des sanctions, mais la société le comprend, a déclaré la ministre britannique des Affaires étrangères, Liz Truss.

Elle s’est également prononcée au sujet d’une éventuelle troisième guerre mondiale: "Si nous n’arrêtons pas Poutine, les pays baltes, la Pologne et la Moldavie pourraient être menacés. Cela pourrait aboutir à un conflit avec l’Otan, mais nous ne le voulons pas", a déclaré Mme Truss lors d’un entretien à Sky News.

10:23 27.02.2022

 

La délégation russe attendra celle des Ukrainiens à Gomel pour les pourparlers jusqu’à 15h00 (heure locale)

10:01 27.02.2022

 

Erdogan se propose comme intermédiaire entre la Russie et l’Ukraine

Сette annonce a été faite ce 27 février par le département de communication de la présidence turque.

Les démarches diplomatiques d’Ankara et son travail avec ses alliés visent toujours le règlement rapide et pacifique du conflit, a noté sur Twitter le chef de l’instance, Fahrettin Altun.

09:47 27.02.2022

 

Les États-Unis sont les seuls qui tirent des bénéfices de la situation autour de l’Ukraine, a déclaré le Président biélorusse. Selon lui, ils essayent de neutraliser leurs concurrents, notamment la Russie et la Chine.

09:38 27.02.2022

 

Les annonces sur des "tas de cadavres" de soldats russes sont "des fausses nouvelles", dit Loukachenko

09:24 27.02.2022

 

Il n’y a aucun militaire ni aucune munition biélorusse en Ukraine, déclare le Président Loukachenko

Le chef de l’État biélorusse a fermement rejeté les accusations portées par l’Ukraine d’avoir envoyé ses troupes sur son territoire. Il a par ailleurs fait savoir que certains citoyens biélorusses résidant en Ukraine se faisaient attaquer et tabasser. Selon lui, cela incite la Biélorussie à lancer une opération spéciale pour libérer ses citoyens.

Enfin, Alexandre Loukachenko a déclaré avoir reçu un appel de certains représentants de l’élite ukrainienne. Ils lui ont demandé de dire à Zelensky d’"arrêter".

09:16 27.02.2022

 

La chaîne YouTube de Sputnik en russe est bloquée en Ukraine, annonce l’agence

09:14 27.02.2022

 

Lougansk publie des images des armes occidentales saisies

Un missile antichar suédois NLAW et un lance-missile américain SMAW-D ont été saisis par les forces de Lougansk lors du combat près du village de Trehizbenka. Selon un représentant de la milice populaire de la République, une centaine de ce type d’armes américaines a été livrée à l’Ukraine en janvier 2022.

09:01 27.02.2022

 

Google interdit le téléchargement de l’application RT sur le territoire ukrainien, à la demande de Kiev, annonce la chaîne de télévision

08:56 27.02.2022

 

Donetsk informe de 36 tirs effectués par l’Ukraine au cours des dernières 24 heures

Au moins 17 localités ont été prises pour cibles, 36 habitations touchées, ainsi que huit infrastructures publiques et sept transports, rapporte la milice populaire de la République. Une personne a été tuée, quatre ont été blessées dont un mineur. Cinq missiles ukrainiens de système Totchka U ont été détruits.

Près de 1.300 habitants sont privés de gaz et environ 5.500 sont privés d’électricité.

08:45 27.02.2022

 

Volodymyr Zelensky refuse la tenue de pourparlers en Biélorussie

Le Président ukrainien a déclaré qu’il aurait accepté les pourparlers en Biélorussie "si elle n’avait pas mené de combats", une accusation démentie par le Président Loukachenko.

Pour lui, les pourparlers peuvent se tenir à Varsovie, à Budapest ou à Istanbul, mais pas en Biélorussie.

08:42 27.02.2022

 

Le nombre d'habitants évacués du Donbass arrivés en Russie dépasse 122.000

08:27 27.02.2022

 

La Finlande, l'Irlande et l'Autriche s’apprêtent elles aussi à fermer leurs espaces aériens aux avions russes, annoncent les gouvernements de ces pays

08:18 27.02.2022

 

les drapeaux biélorusse et russe - Sputnik France, 1920, 27.02.2022

Opération militaire russe en Ukraine

La délégation russe arrive aux pourparlers avec les Ukrainiens en Biélorussie

08:15

 

08:07 27.02.2022

 

La Biélorussie réfute avoir envoyé des militaires en Ukraine

"Contrairement à toutes les fausses nouvelles répandues par des chaînes Telegram extrémistes sur l’envoi de la 120e brigade mécanisée en Ukraine, ses militaires participent activement au référendum républicain consacré aux changements et amendements à la Constitution [biélorusse, ndlr]", rapporte la Défense du pays.

07:54 27.02.2022

 

Efectivos del batallón Azov - Sputnik France, 1920, 27.02.2022

Opération militaire russe en Ukraine

Des néonazis ukrainiens attaquent des zones résidentielles près de Marioupol avec des missiles Grad

07:43

 

07:52 27.02.2022

 

La République de Lougansk met en garde contre le risque de désinformation après le départ des observateurs de l’OSCE

"Les observateurs de l’OSCE ont fait leurs valises et s’apprêtent à partir de Lougansk et de Donetsk. Il n’y aura plus de rapports des observateurs pour ne pas empêcher les médias ukrainiens et étrangers de diffuser des intox sans limites", a déclaré le représentant de la République de Lougansk dans le groupe humanitaire du Donbass, Rodion Mirochnik.

07:45 27.02.2022

 

470 militaires ukrainiens ont rendu les armes près de Kharkov, deuxième ville du pays

Il s'agit de la 302e unité de défense aérienne des forces ukrainiennes, qui est équipée de complexes Bouk M-1, a noté Ia Défense russe.

07:31 27.02.2022

 

Les forces de Lougansk, appuyées par la Russie, ont déjà progressé de 52 kilomètres à l’intérieur de l’Ukraine, indique la Défense russe. Quant aux forces de Donetsk, leur progression est de 12 kilomètres

07:28 27.02.2022

 

Roscosmos - Sputnik France, 1920, 27.02.2022

Roscosmos visé par une attaque DDOS massive

06:49

 

07:16 27.02.2022

 

Au moins 975 infrastructures militaires ukrainiennes ont été détruites depuis le début de l’opération, rapporte ce 27 février la Défense russe

Parmi celles-ci figurent "23 points de commandement et de communication des forces ukrainiennes, trois points radars, 31 systèmes de défense aérienne S-300, Bouk M-1 et Ossa, 48 stations radar. Huit avions militaires et sept hélicoptères ont été abattus, 11 drones et deux missiles tactiques Totchka U, a précisé le porte-parole de la Défense.

07:13 27.02.2022

 

Ces dernières 24 heures, les villes de Berdyansk et de Kherson, situées dans le sud de l’Ukraine ont été bloquées par l’armée russe. Elle a également pris le contrôle de la ville d’Henitchesk et d'un aérodrome près de Kherson, rapporte le porte-parole de la Défense russe, Igor Konachenkov.

Les forces russes ne tirent pas sur les villes et les localités et prennent toutes les mesures pour protéger les civils, a-t-il précisé.

https://fr.sputniknews.com/20220227/en-continu-plusieurs-villes-dans-le-sud-de-lukraine-bloquees-par-larmee-russe-1055388972.html

Dans RUSSIE

SOUS LE FEU DE L'UKRAINE, LES HABITANTS DE LA REPUBLIQUE DE DONETSK RACONTENT LEUR HISTOIRE

Par Le 27/02/2022

Sous le feu de l’Ukraine, les habitants de la République populaire de Donetsk racontent leur histoire (MintPressNews)

Eva BARTLETT

Eva Bartlett s’est rendue [en 2019] dans la République populaire de Donetsk assiégée pour voir de visu comment les habitants se débrouillent au milieu d’une incursion ukrainienne soutenue par l’Occident.

[16 octobre 2019] - Le 2 septembre, j’ai quitté la ville de Rostov-sur-le-Don, dans le sud de la Russie, en minibus, en direction du nord-ouest, vers la frontière de la République populaire de Donetsk (RPD), puis vers Donetsk. Pour mes premiers jours sur place, j’ai loué un appartement bon marché au cœur de la ville. En marchant sur une longue allée piétonne bordée d’arbres et remplie de cafés, la vie semblait normale. Mais je me suis vite rendue compte que pour les habitants de Donetsk, c’était tout sauf normal.

Je suis passée devant un café où un ancien dirigeant et commandant militaire de la RPD, Alexandre Zakharchenko, a été assassiné par une bombe déclenchée à distance en août 2018. Il était bien-aimé, et alors que je me tenais là, deux femmes se sont arrêtées pour lui rendre hommage et prier.

Quelques jours plus tard, dans un centre de transit de Donetsk, j’ai rencontré Alexey Karpushev, un habitant de la ville septentrionale de Gorlovka, une zone durement touchée par les bombardements ukrainiens et dont la périphérie continue d’être bombardée presque quotidiennement.

Une longue file d’attente, composée principalement d’étudiants, s’étendait au coin de la rue, attendant le prochain minibus disponible pour Gorlovka. Après une heure d’attente, le minibus est arrivé et nous avons embarqué pour le trajet cahoteux vers le nord.

Alexey m’a déposé à l’hôtel, une structure délabrée de l’ère soviétique, juste à côté d’une zone piétonne qui, le soir, devient bondée de familles, d’amoureux et d’amis qui se promènent, et d’enfants qui font du vélo.

Le matin, il m’a emmené dans un parc central où se déroulait un tournoi d’échecs. Pendant les cinq heures suivantes, quatorze adultes et huit enfants ont joué aux échecs. À une centaine de mètres de là, un parc pour enfants, défraîchi mais qui fonctionne bien, avec de petits manèges, attire de plus en plus d’enfants à mesure que la journée avance.

Dans cette tranquillité et cette normalité, il était difficile de croire que les quartiers centraux de Gorvloka avaient été terrorisés par des bombes ukrainiennes quelques années auparavant. "L’été 2016 était la dernière fois que le centre ville a été bombardé", me dira Alexey plus tard. "Nous entendons toujours les tirs d’obus, mais c’est à la périphérie. Les gens là-bas sont visés aussi par des snipers."

Gorlovka a été le plus durement touché en 2014, notamment le 27 juillet, lorsque le centre a été secoué par des missiles Grad et Uragan tirés par les Ukrainiens du matin au soir. Une fois la poussière retombée et les blessés graves ayant succombé à leurs blessures, on a compté au moins 30 morts, dont cinq enfants, me dit Alexey. Cette journée a été surnommée le "dimanche sanglant".

Alexsey et moi nous sommes promenés dans la ville, où il m’a montré les sites du Dimanche Sanglant. Nous sommes passés devant un arrêt de bus dans une rue très fréquentée où les habitants étaient amassés pour attendre leur bus. Cet arrêt de bus était l’un des sites du Dimanche Sanglant. Selon Alexey :

Le plus grand nombre de victimes s’est produit près de cet arrêt de bus. Il y avait principalement des babouchkas (grands-mères) ici, qui vendaient des fleurs et des légumes. Elles ont subi les frappes de Grad et elles sont mortes".

La place des Héros, non loin de là, a également été la cible de tirs : "Il y avait surtout des jeunes là-bas, des étudiants. Plusieurs personnes sont mortes dans les explosions, dont la ’Madone de Gorlovka’, Kristina Zhuk, avec sa petite fille Kira". Une peinture murale située près de la place principale de la ville représente Kristina et Kira lors du dimanche sanglant, s’élevant au-dessus des panaches de fumée et du bain de sang.

Une peinture murale près de la place de la ville représente la Madone de Gorlovka. Photo | Eva Bartlett

Non loin de l’arrêt de bus, un monument commémore les victimes de Gorlovka des bombardements et des tirs isolés ukrainiens de 2014 à 2017. Près d’une sculpture d’un ange, plus de 230 noms couvrent les plaques de marbre, la première dédiée uniquement aux enfants, au nombre de 20.

Nous nous sommes dirigés vers la place des Héros, le parc arboré où Kristina et Kira ont été tuées. En son centre se trouve un monument à la mémoire de ceux qui sont morts au combat pendant la Seconde Guerre mondiale.

Alors que nous nous trouvons près d’un char installé "en l’honneur des miliciens morts en défendant Gorlovka contre les troupes ukrainiennes de 2014 à ce jour", nous remarquons tous deux l’ironie du sort : le parc contient un monument à la mémoire de ceux qui sont morts en combattant les nazis pendant la Seconde Guerre mondiale, et un mémorial à la mémoire de ceux qui ont été tués par les néonazis ukrainiens à partir de 2014.

Le lendemain, nous nous sommes rendus sur la place de l’armée soviétique, dans le centre de Gorlovka, où se déroulait une cérémonie marquant le 76e anniversaire de la libération du Donbass des nazis, le 8 septembre 1943. Bien qu’ils commémorent la victoire d’il y a plusieurs décennies, ils gardent le souvenir des bombardements des forces ukrainiennes au cours des dernières années. La périphérie de Gorlovka et les zones environnantes continuent d’être bombardées par les forces ukrainiennes.

Le maire de Gorlovka a accepté de me rencontrer. Il m’a dit qu’il faisait de son mieux pour tenir les gens informés, via son canal Telegram, des mises à jour quotidiennes (en russe) sur les bombardements ukrainiens et les violations de l’accord de cessez-le-feu (le dernier étant entré en vigueur le 21 juillet). Après notre rencontre, il a ouvert un deuxième canal Telegram en anglais.

Les crimes de guerre ukrainiens censurés

J’ai reçu la permission d’entrer dans certaines des zones visées par l’Ukraine et je l’ai fait le 12 septembre.

Quelques jours auparavant, l’agence de presse de Donetsk, citant un rapport du bureau de la RPD au Centre conjoint de contrôle et de coordination, a rapporté :

Au cours de la période du 2 au 8 septembre, 86 violations du cessez-le-feu par des formations armées ukrainiennes ont été enregistrées. Au total, 918 munitions ont été tirées (8,5 tonnes ou 99 caisses)...

[L’ennemi a tiré sur la RPD 40 obus d’artillerie de 152 mm et plus de 260 mortiers de 120 et 82 mm. Deux civils ont été blessés et 23 maisons et infrastructures ont été endommagées lors de ces tirs."

J’ai été accueilli à Gorlovka par Dmitry Astrakhan, un attaché de presse de la milice populaire de la RPD, qui parle couramment l’anglais. Il me dit que nous allons nous rendre dans une ancienne zone minière située juste au nord-ouest de la ville, un village connu sous le nom de Mine 6-7, et aussi à Zaitsevo, un village de la ligne de front au nord de Gorlovka qui a été durement touché par les bombardements ukrainiens.

Pendant que nous conduisons, il me conseille :

Lorsque vous entendez le sifflement d’un mortier, couchez-vous immédiatement - pour éviter les éclats d’obus. Ne quittez pas non plus la route : la plupart des zones n’ont pas été contrôlées pour détecter les munitions non explosées.

L’Ukraine utilise des drones pour larguer des engins explosifs : il est impossible de savoir quels drones effectuent une reconnaissance et lesquels sont armés de bombes. Si quelqu’un crie "attaque aérienne", vous devez courir pour trouver un abri avec un toit. Lorsque vous entendez le cri d’alerte, vous avez 10 à 15 secondes pour courir vers un abri."

Il a expliqué la portée de certaines pièces d’artillerie lourde utilisées par l’Ukraine :

Le 152 mm a une portée de 25 km. Le lanceur de roquettes multiples Uragan a une portée de 30-40 km. Le missile/roquette lourd Tochka a une portée de 100 km. Ils ont cessé d’utiliser l’artillerie lourde 152mm pendant un certain temps, mais il y a une semaine, ils ont détruit de nombreuses maisons dans trois villages du sud de la RPD. Ils étaient à 12 km de la ligne de front. C’était vers 5 heures du matin ; il y a eu quelques blessés mais aucun mort. Mais beaucoup de maisons ont été détruites".

J’ai demandé à Dmitry comment il avait été impliqué dans le bureau de presse de la RPD, car il m’avait dit qu’il n’était pas journaliste avant la guerre.

J’avais un travail et une vie normale. Je n’étais pas très politisé. Au début, les gens se battaient surtout pour nos droits : le droit de parler notre langue, le russe, le droit à l’éducation dans notre langue, le droit de conserver la mémoire de la Seconde Guerre mondiale, car l’Ukraine a commencé à réécrire l’histoire. Ils considèrent maintenant les nationalistes ukrainiens qui ont collaboré avec les nazis allemands comme des héros, et l’Armée rouge comme un occupant. Nous ne pouvons pas accepter cela.

Je n’ai jamais cru qu’il y aurait une guerre, je ne pensais pas que le monde occidental le permettrait. Je pensais qu’il y aurait juste des protestations, des compromis, mais pas de guerre. Au début, je pensais que les gens étaient paranoïaques, lorsqu’ils disaient que nous serions tués. Mais ils avaient raison, et quand la guerre a commencé, j’ai su qu’il y avait des choses pour lesquelles il valait la peine de se battre."

Il a expliqué comment l’Ukraine dissimule ses tirs d’artillerie aux observateurs de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) en effectuant la plupart de ces tirs la nuit (dans l’obscurité, lorsqu’il est difficile de filmer) – prétendant ensuite que les dommages causés étaient auto-infligés, ou que les forces ukrainiennes ne faisaient que se défendre en répondant aux attaques de la RPD :

L’OSCE a été attaquée il y a une semaine environ par un lance-roquettes anti-char lourd. L’Ukraine commet de nombreux crimes de guerre, mais parvient à les masquer. Ce sont des nazis, mais ils le cachent à l’Occident. Peu de gens comprennent en Occident à quel point l’Ukraine est proche de devenir un véritable État nazi.

Ils disent qu’ils font partie du Front Bandera, des nationalistes ukrainiens d’extrême droite. Quand une personne d’un pays occidental entend parler de Bandera, elle ne peut pas comprendre ce que les autorités ukrainiennes veulent dire. Mais moi si, je comprends ce qu’elles veulent dire, je comprends qui était Bandera et ce qu’elles veulent vraiment dire."

Stepan Bandera était une personnalité politique ukrainienne, un collaborateur des nazis et l’un des principaux idéologues/théoriciens du mouvement nationaliste ukrainien du XXe siècle. Dmitry poursuit :

Il existe un État nazi au coeur de l’Europe du XXIe siècle. Ils sont dangereux à la fois pour nous et pour le monde occidental. S’ils en finissent avec nous, ils feront de même dans le monde occidental.

L’Ukraine a une grosse machine de propagande, et la censure des médias occidentaux y contribue.

J’ai été élevé en croyant aux idéaux occidentaux des droits de l’homme et de la démocratie. Et qu’est-ce que j’ai ? Je n’ai aucun droit de l’homme.
Les nazis ukrainiens peuvent me tuer et ils peuvent aller au Parlement européen et ils seront considérés comme des héros. Ils peuvent tuer sans tribunal, sans justice, sans rien.

Les pays occidentaux soutiennent les crimes de guerre, soutiennent le meurtre de notre peuple juste parce que nous parlons notre langue maternelle, le russe. C’est la seule raison de nous tuer, juste parce que nous aimons la Russie et parlons russe.

Ils peuvent vous tuer. Ils considèrent tous les journalistes comme des propagandistes russes. Leurs militaires peuvent vous tirer dessus et ne jamais avoir affaire à la justice. Cela va à l’encontre de ma conception des droits de l’homme."

Mine 6-7 Les habitants de la région sont terrorisés chaque nuit

"Ne filmez pas les soldats qui nous accompagnent", me dit Dmitry pendant que nous roulons. "Ils ont peur pour leurs familles car les Ukrainiens prennent parfois en otage les familles des militaires".

La route était envahie par les mauvaises herbes et les branches d’arbres non taillées. L’entretien est impossible en temps de guerre. Le côté positif est que dans les zones proches des lignes de front, cette végétation empêche les tireurs d’élite de voir les gens sur la route.

"Nous sommes très proches de la ligne de front," annonce Dmitry.

Nous sommes sortis de la voiture et avons descendu la ruelle jusqu’à la première des quelques maisons du quartier. Certains habitants ont accepté que leur témoignage soit enregistré sur vidéo ; d’autres ont refusé, pensant que si les Ukrainiens voyaient leur maison publiée sur vidéo, ils seraient pris pour cible. D’autres encore s’inquiètent des répercussions lorsqu’ils font le voyage mensuel et fastidieux vers l’Ukraine pour recevoir leur pension (voyage en bus lent, longues files d’attente et peur d’être montrés du doigt pour avoir parlé à des journalistes de leur vie pendant la guerre en Ukraine).

Une femme courageuse de 74 ans, dont la maison a été bombardée plus d’une fois, a accepté d’être filmée et m’a emmené à l’arrière de sa maison pour me montrer les derniers dégâts. Il y a eu deux frappes à cet endroit ; son sous-sol est détruit. Le mur extérieur de sa maison est endommagé et penche. Elle craint que le mur ne s’effondre, tout comme le mur de devant qui a subi des dommages similaires, et s’inquiète de savoir comment elle pourra réparer les dégâts avant l’arrivée de l’hiver. Elle vit seule.

"J’ai peur la nuit, c’est là qu’ils commencent à pilonner lourdement", me dit-elle. Les nuits sont terrifiantes, l’enfer pour elle. Je lui demande si elle a jamais envisagé de partir. "Pour aller où ? Je n’ai nulle part où aller. Mon mari est mort."

Je lui ai demandé qui tirait ces obus. Elle a fait un geste en direction d’un village sous contrôle ukrainien. J’ai demandé si les choses avaient changé depuis que Zelensky est devenu président de l’Ukraine.

"C’est devenu pire. Avant, il y avait des pauses. Maintenant, ils bombardent constamment, surtout le soir et tôt le matin".

Je lui ai demandé si elle pense que l’OSCE est efficace. "Non, ils ne changent rien, surtout pas ici".

Elle dit qu’il n’y a pas de signal pour les téléphones portables là-bas. Je lui demande comment elle ferait pour appeler une ambulance en cas de besoin. Elle répond que quelqu’un de l’armée appellerait les secours, mais que les ambulances ne peuvent pas venir si près, c’est trop dangereux.

Quand j’ai demandé quelle était sa langue maternelle, elle a répondu immédiatement : « Le russe ! Mais, » ajouta-t-elle, « ici, on parle les deux langues ; ça ne pose pas de problème. »

Dmitry explique que les forces ukrainiennes sont à quelques 600 mètres de là, et qu’elles encerclent à moitié sa zone. Un trou rond dans le mur fut produit par un ricochet de tirs de mitrailleuses lourdes ukrainiennes, explique-t-il.

Les forces ukrainiennes utilisent des obus de mortier de 82 mm en violation des accords de Minsk, dit-il : "Ils relient l’obus de mortier au moteur d’un lance-grenades. C’est comme ça qu’ils trompent l’OSCE : ils n’utilisent pas le mortier lui-même mais les obus de mortier avec le moteur du RPG [un type de lance-grenades pour petites armes conçu pour détruire les cibles blindées et autres]."

Cela fonctionne, car les RPG eux-mêmes ne sont pas interdits par les accords de Minsk.

Nous avons marché avec les deux officiers le long du chemin jusqu’à la dernière maison, qui était apparemment encore habitée malgré le fait qu’elle se trouvait à seulement quelques 500 mètres des forces ukrainiennes. L’un des murs de la maison présentait un trou important dû à un mortier de 82 mm tiré par un RPG.

Un des officiers a dit : "L’homme qui vit ici était dans la salle de bain au moment où le mortier a frappé." La fenêtre de la salle de bain est proche de l’impact du mortier. "Heureusement, les murs épais l’ont empêché d’être directement blessé, même s’il a été renversé par l’onde de choc."

L’officier m’a montré un seau rempli d’éclats d’obus qu’il a collecté des différents mortiers et autres munitions tirés par les forces ukrainiennes vers ces maisons. Il est assez plein.

Alors que je photographiais le mur endommagé, Dmitry m’a averti de reculer, car nous ne portions pas encore de gilets pare-balles ou de casques. "Nous sommes très proches. Ils ne peuvent pas nous voir à cause des arbres, donc leurs snipers ne savent pas qu’ils doivent tirer. Mais quand même, nous devons être prudents."

Nous nous sommes ensuite rendus dans une école dont le sous-sol est maintenant utilisé comme abri de fortune. J’y ai rencontré un couple de personnes âgées qui vivait dans ce sous-sol humide depuis six ans, depuis la destruction de leur maison.

A l’extérieur de l’école endommagée, Dmitry a commenté : "Vous voyez, chaque point sur le mur provient d’éclats d’obus. Bien sûr, il y a aussi eu des coups directs." Un trou dans le toit du bâtiment montre l’endroit où s’est produit l’un des impacts directs.

Nous sommes entrés dans le sous-sol, où une odeur de moisi nous a envahis.

Assis dans un coin de la pièce dénudée - les quelques possessions qu’ils ont pu sauver sont empilées près d’eux et ils me demandent de ne pas filmer leurs visages - un couple âgé m’explique que leur maison a été détruite par l’Ukraine : deux tirs directs d’artillerie lourde.

Je demande qui ils blâment pour la guerre. Ils accusent Yanukovych ; ils veulent qu’il soit pendu. Beaucoup de gens sont coupables mais c’est lui le principal responsable.

Je leur ai demandé leur avis sur le travail de l’OSCE :

Rien de bon. Ils viennent faire un tour, mais rien ne change. Avant le cessez-le-feu, lorsque l’Ukraine tirait des obus, l’armée de la RPD répondait et la partie ukrainienne arrêtait de tirer pendant deux semaines parce qu’elle avait peur. Maintenant, nous sommes dans un cessez-le-feu ; la partie ukrainienne tire quand elle veut et personne ne lui demande des comptes."

Nous laissons le couple dans leur maison temporaire en sous-sol, qui a duré six ans, et retournons dans la banlieue de Gorlovka, pour nous préparer à nous rendre à Zaitsevo, une autre zone fortement ciblée.

Certains des défenseurs de Zaitsevo terminaient leur pause déjeuner, alors nous nous sommes assis et avons discuté pendant qu’ils fumaient des cigarettes et buvaient du thé. Tous étaient originaires de la région de Gorlovka et mariés avec des enfants. Ils défendent cette position depuis 2015. Certains travaillaient dans une mine, un autre était chauffeur de poids-lourds, et un autre travaillait à la restauration de vieux bâtiments.

Je leur ai demandé pourquoi ils avaient choisi de se battre.

"À cause des meurtres à Odessa. C’est ce qui nous a poussés à rejoindre l’armée, pour défendre notre région", a déclaré un soldat.

J’ai poursuivi avec : "Êtes-vous conscient de la façon dont les médias occidentaux dépeignent la guerre ? Quelle est votre opinion ?"

"Je ne sais pas exactement mais je suppose qu’ils nous dépeignent comme les méchants. Personne ne se soucie de ce que nous voulons", a-t-il dit.

"Que voulez-vous ?" J’ai demandé. Il a répondu :

Nous voulons la paix. Nous voulons rentrer chez nous. Six ans de guerre, c’est trop pour une personne. Nous sommes des gens amicaux et pacifiques, nous sommes heureux de rencontrer n’importe qui, mais sans armes. Nous nous souvenons des bombardements du 27 juillet 2014, et d’autres bombardements de 2014, des familles entières tuées. Nous nous souvenons de tout cela."

L’un des soldats a commencé à me poser des question, en demandant : "Comment la société occidentale a-t-elle réagi à l’utilisation de symboles nazis à Kiev et à Maidan ? Qu’en a pensé la société occidentale ?"

J’ai répondu : "La plupart des gens ne le savent pas, grâce à nos médias."

Ils ont ensuite parlé des armes et équipements étrangers qu’ils ont trouvés sur des soldats ukrainiens capturés. Mortiers polonais, RPG bulgares, mitrailleuses occidentales et équipement de reconnaissance :

On les a trouvés à Zaitsevo. C’est difficile de trouver des fusils de sniper, on ne capture généralement pas de sniper. Mais beaucoup de photos ont été publiées par des soldats stupides de ce camp. Ils utilisent des fusils de sniper occidentaux."

"Ils utilisent la quatrième génération de dispositifs de vision nocturne de l’OTAN", m’a dit un autre soldat. "De nombreux mercenaires polonais ont combattu dans l’autre camp. On les entend parler à la radio en polonais. Beaucoup de Géorgiens aussi ; nous avons vu les drapeaux géorgiens."

Alors que la pause déjeuner touchait à sa fin, Dmitry et moi nous sommes dirigés vers Zaitsevo, avec Gyurza, un officier de la milice populaire de la RPD.

Nous nous sommes arrêtés dans le centre ville de Zaitsevo, à quelques 800 mètres d’une ligne de front nord-ouest, et à quelques 1,5km de la ligne de front nord.

Là-bas, nous avons parlé à Irina Dikun, chef de l’administration de Zaitsevo et, en fin de compte, une femme remarquablement courageuse. Elle m’a dit :

Ici, on ne vit pas, on survit. Ceux qui pouvaient partir sont partis. Ceux qui restent sont pour la plupart des personnes âgées. Les bombardements ont commencé en 2014 et n’ont pas cessé jusqu’à aujourd’hui. Six ans de bombardements constants. Ce matin, à 6h, il y a eu une grosse explosion [un mortier de 120mm (interdit par Minsk) dans une rue où vivent encore des civils, j’apprendrai plus tard].

Aucun des accords de cessez-le-feu (24 ou 25) n’a été d’effet ici. Nous n’avons pas eu plus de 1 ou 2 jours de cessez-le-feu.

La ville comptait environ 3500 personnes avant. Maintenant c’est environ la moitié, 1600, dont 200 enfants. Il y avait une école, et un jardin d’enfants avant, mais ils ont tous deux été détruits par l’artillerie ukrainienne. Alors maintenant les enfants vont dans un quartier de Gorlovka. Ils détruisent la ville rue par rue. Ils prennent une rue et la détruisent maison par maison. Puis ils passent à une autre rue."

J’ai posé une question sur l’accès aux soins d’urgence :

Les ambulanciers ne vont pas plus loin que ce bâtiment ; c’est trop dangereux d’aller plus loin. Si quelqu’un a besoin de soins médicaux près des lignes de front, quelqu’un doit aller dans sa propre voiture et l’emmener à un point où les ambulanciers peuvent ensuite l’emmener à Gorlovka. Les soldats aident également les civils qui sont blessés."

Dmitry a ajouté que les forces ukrainiennes ont tiré sur des véhicules médicaux et de pompiers. J’ai demandé si quelqu’un était mort parce qu’il n’avait pas reçu de soins médicaux à temps. Irina a répondu : "Une femme est morte suite à une énorme perte de sang parce que personne n’a pu atteindre sa maison pour l’emmener à temps. Elle a été blessée par les bombardements et s’est vidée de son sang."

Irina dit qu’elle n’avait pas de voiture à l’époque, mais que depuis - en temps de guerre - elle a obtenu son permis de conduire, et a également suivi des cours de secourisme, pour aider les gens en cas d’urgence, tant sur le plan médical qu’en tant que conductrice : "Chaque responsable local a mon numéro. Si quelque chose arrive, ils m’appellent".

Irina est souvent parmi les premiers à arriver sur les lieux d’un bombardement et à documenter les dommages qui en résultent. Je mentionne une vidéo que j’ai vue récemment d’une maison en feu dans la région. Elle m’a répondu c’est elle qui l’avait prise. Lorsque je me suis rendu plus tard dans cette zone, j’ai constaté que la maison se trouvait à quelques 500 mètres seulement de la ligne de front.

Je lui ai demandé de décrire une journée habituelle à Zaitsevo :

A 7 heurs du matin, la plupart des gens vont au travail, à l’école, au jardin d’enfants. L’après-midi est relativement calme. Vers 17h/18h les bombardements commencent et s’intensifient tout au long de la nuit. La terreur continue jusqu’à environ 6 heures du matin.

Mais parfois, ils tirent sur le bus scolaire. Ils savent quand il passe et ils essaient de le toucher. Un soldat de la DPR est mort en protégeant un enfant devant le bus. Il y a eu une frappe d’artillerie ; il a entendu le sifflement et a protégé l’enfant avec son corps."

Elle a ajouté que près de vingt personnes avaient été tuées dans la ville, et plus de soixante blessées. Tous des civils.

Je lui ai demandé si elle ou d’autres fonctionnaires avaient déposé des plaintes auprès de l’OSCE ou de tout autre organisme international concernant les actions des forces ukrainiennes :

Oui, constamment. Mais rien ne change. Il semble que les organisations internationales n’ont pas le pouvoir de faire quoi que ce soit concernant les Ukrainiens, car ils tirent toujours. Il y a eu beaucoup de cessez-le-feu signés à Minsk, mais rien ne change ici."

Je lui ai demandé si elle avait un message pour les gouvernements occidentaux qui soutiennent la guerre de l’Ukraine dans le Donbass :

Je veux qu’ils ouvrent les yeux et voient qu’il n’y a pas d’invasion russe ici. Juste des gens locaux, normaux, pacifiques, qui voulaient vivre d’une autre manière. Et nous n’avions pas peur de dire à tout le monde comment nous voulions vivre. Au début, nous ne voulions pas faire une République, nous voulions juste être autonomes. Mais on ne nous a pas écoutés. L’Ukraine a déplacé ses forces armées contre le peuple et a utilisé son artillerie contre nous.

Porochenko a dit un jour que nos enfants passeraient leur enfance dans les sous-sols, et c’est ce qui s’est passé. Beaucoup d’enfants ont perdu leur enfance normale, allant à l’école sous un bombardement constant. Mon plus jeune fils a déjà des cheveux gris. Il a subi des bombardements lourds dix fois.

Je veux que les dirigeants occidentaux ouvrent les yeux et voient cela. Les armes occidentales sont utilisées pour nous tuer. Nous ne souhaitons à personne de vivre ce que nous vivons ici maintenant. Ce qui se passe ici est quelque chose que vous ne souhaitez à personne, même pas à votre ennemi."

Nous avons ensuite avancé, en empruntant des routes plus accidentées, endommagées par la guerre.

Nous nous sommes arrêtés et sommes sortis de la voiture. Dmitry a dit : "Nous sommes près du poste de contrôle, mais Gyurza ne veut pas qu’ils nous voient." Nous avons continué à pied.

Selon Gyurza, les forces ukrainiennes étaient à quelques 500 mètres dans une direction et à quelques 600 mètres devant nous. Nous sommes passés devant une maison avec un trou béant dans son toit, mais toujours habitée. "Ils doivent remplacer le toit avant l’hiver, sinon ils ne peuvent pas y vivre".

Nous sommes passés devant une maison incendiée et Dmitry a dit : "Vous voyez la fumée ? La maison est encore fumante. Elle a été touchée il y a deux jours par une frappe d’artillerie." C’était la maison de la vidéo tournée par Irina.

En continuant à marcher, nous passons devant un mortier 82mm non explosé enterré dans le sol. C’est récent, note Dmitry ; l’obus est encore jaunâtre, donc il n’est pas là depuis longtemps.

Nous sommes entrés dans les ruines de la maison incendiée. Il restait des murs en briques, la tôle du toit était en cendres sur le sol et une branche d’arbre fumait encore au-dessus de nos têtes.

Lorsque j’ai filmé l’arrière, on m’a averti de ne pas marcher dans l’herbe car il pourrait y avoir des obus non explosés.

Passant devant une autre maison, Dmitry pointe du doigt et commente : "Ils ont dessiné une croix orthodoxe sur le portail. Ils espèrent qu’elle les protégera des tirs."

De retour dans la voiture, alors que nous roulions, de part et d’autre de la voie, les maisons étaient soit incendiées, soit gravement endommagées par des tirs de mitrailleuses lourdes ou des bombardements, soit condamnées et évacuées.

Nous avons à nouveau garé la voiture et nous nous sommes dirigés vers une école qui avait été malmenée. Dmitry a expliqué qu’elle avait été presque détruite par des frappes d’artillerie lourde. Avec l’école derrière lui, Gyurza prend la parole.

Depuis 2014, les défenseurs de Zaitsevo ont défendu cet endroit. L’école est un point stratégique très important : elle est entourée par les Ukrainiens de deux côtés.

En octobre 2014, lorsque l’école fonctionnait encore, nous avons apporté des ordinateurs, du papier, des stylos et d’autres choses pour les élèves. Ensuite, nous nous sommes retirés à 1,5 km de là, pour ne pas être une présence militaire près d’une école.

Trois ou quatre jours plus tard, des soldats ukrainiens sont venus à l’école et ont pris toutes les fournitures que la milice du peuple avait apportées aux élèves et ont tout détruit devant les enfants. Après être revenus et avoir vu que tout ce que nous avions apporté aux élèves était cassé, nous avons décidé de protéger l’école et les enfants.

Le 28 octobre 2014, soixante-dix soldats ukrainiens, avec deux véhicules blindés lourds (BNP) et un char, ont tenté de se rendre au centre du village pour capturer le bâtiment administratif.

À cause des arbres et des routes étroites, ils n’ont pas pu utiliser le char. Mais ils ont avancé avec les deux BNP. Bien qu’ils soient beaucoup plus nombreux que nous, ils n’ont pas pu prendre Zaitsevo, nous l’avons défendu. Ils ont été obligés de battre en retraite, mais pas complètement.

C’était au moment du premier accord de Minsk, et d’un cessez-le-feu, mais les Ukrainiens essayaient toujours de prendre Zaitsevo. Nous avons réalisé qu’ils ne partiraient pas, et qu’ils ne respecteraient pas l’accord, alors nous avons commencé à faire des tranchées et une ligne de défense pour protéger le village.

Après le deuxième accord de Minsk [en février 2015], il a été décidé qu’il devait y avoir une zone tampon de trois kilomètres. Donc, nous sommes restés sur nos positions et avons maintenu la zone tampon de notre côté.

En octobre 2015, nous avons vu que les Ukrainiens commençaient à faire avancer leurs tranchées. Ils ont creusé à travers la zone tampon et ont continué à creuser en avant vers notre position.

En novembre 2015, ils ont commencé à bombarder Zaitsevo. À cette époque, ils ne tiraient pas pendant la journée, mais chaque nuit, ils ont commencé à bombarder. Chaque soir, après le départ du bus scolaire, les Ukrainiens ont commencé à tirer avec des armes légères, puis des mortiers de 82 mm, et la nuit, c’était l’enfer ici, vraiment l’enfer."

Gyurza a été interrompu par un autre officier qui nous a dit de nous déplacer dans la voie la plus éloignée de l’école. L’endroit où nous nous tenions était trop risqué. Gyurza a alors poursuivi :

Un jour, au début de 2016, les Ukrainiens ont commencé à bombarder l’école alors que les enfants étaient à l’intérieur. Les enfants ont été évacués immédiatement : on les a fait passer par une fenêtre et dans un bus, puis sur cette route, qui était à ce moment-là sûre. Aucun enfant n’a été blessé ; ils ont été protégés par la milice populaire pendant leur évacuation.

Nous avons pris des positions pour protéger la ville contre les Ukrainiens qui tentaient d’avancer. Après avoir établi notre ligne de défense, nous n’avons pas avancé d’un mètre : nous faisons tout selon les accords (de Minsk). Mais les Ukrainiens ont avancé en passant par la zone grise, qui est une ligne militaire.

Maintenant, dans certaines zones, la distance entre les positions frontales est de 300 mètres, et dans d’autres zones à peine 120 mètres à peine.

En mai 2018, ils ont utilisé des chars pour tirer des coups directs sur l’école, détruisant le gymnase de l’école. C’était leur tentative de briser la ligne de front et d’entrer dans la ville, mais ils n’y sont pas parvenus.

Nous tenons toujours notre position, pas un mètre en avant ou en arrière. Les Ukrainiens essaient toujours de mener une offensive vers avant, mais ils n’y arrivent pas. Le gouvernement ukrainien n’obéit pas aux accords qu’ils ont signés.

S’ils faisaient tout selon les accords, les gens pourraient vivre ici et les enfants pourraient jouer dans la cour de l’école. Maintenant, on ne peut même plus s’en approcher, c’est trop dangereux.

Les gens ont éloigné leurs enfants de la ville à cause des bombardements constants, et parce que certains des obus n’ont pas explosé, il est donc très dangereux de se promener dans cette zone. De plus, les parents ne veulent pas que leurs enfants soient dans les rues sous le feu des mitrailleuses.

J’ai vu des enfants mourir sous les attaques ukrainiennes. J’ai vu mes amis mourir sous les bombardements ukrainiens. J’ai vu trop de civils morts. Je ne me rendrai jamais, il n’y a aucun moyen de faire la paix avec la partie ukrainienne sans notre armée.

Leur plus grande erreur a été de venir ici et d’utiliser des armes contre des civils. Dites à votre gouvernement de ne pas former et armer les soldats ukrainiens."

Au fur et à mesure que nous nous éloignions, les maisons que nous croisions avaient leurs murs explosés, certaines étaient recouvertes de plastique, d’autres de bois, l’une d’elles était tapissée de rondins. Dmitry a commenté : "Il n’y a plus personne sur la route maintenant. Vers 17h, ils commencent à se cacher dans leurs maisons, parce que les bombardements peuvent commencer à tout moment."

Nous nous sommes à nouveau arrêtés sur la place principale de Zaitsevo et avons pris une photo de groupe, vêtus de gilets pare-balles. Dmitry a expliqué que la coutume voulait que l’on prenne des photos après être revenu sain et sauf de la ligne de front.

Malgré tous les endroits où j’ai vécu et fait des reportages, y compris la proximité de terroristes en Syrie et les tirs à balles réelles répétés de l’armée israélienne, c’était la première fois que je portais un gilet pare-balles. Aussi encombrant que cela puisse être, je me dis que ces habitants, soumis chaque jour aux bombardements, aux tirs isolés et aux mitrailleuses lourdes de l’Ukraine, n’ont pas ce luxe salvateur. Ni, pour beaucoup, le luxe de fuir vers une zone moins exposée aux bombardements. Ils restent donc sur place, rafistolent leurs maisons s’ils le peuvent, et supportent la terreur qui s’abat sur eux presque chaque jour et chaque nuit.

Le village de première ligne de quinze habitants

Au nord de Donetsk, j’ai visité Krutaya Balka, un village situé à la périphérie de Yasinovataya, une autre zone fortement touchée.

Dmitry a expliqué que le Krutaya Balka était divisé en deux parties : l’une exposée à la ligne de front (nous ne pouvions pas y aller car la route qui y mène était sous le feu des snipers) ; l’autre, un peu plus éloignée, abritait 15 personnes, pour la plupart âgées, qui y vivaient encore.

Nous nous sommes arrêtés à Yasinovataya, dans un centre militaire de la RPD, et nous avons rencontré le commandant des troupes territoriales, un ancien soldat russe qui s’était rendu de son plein gré en RPD pour se porter volontaire et qui a fini par se marier et s’installer ici. Evgeniy, que l’on surnomme "The Bullet" (la balle), a accepté de me parler. Il a fait du café et nous nous sommes assis dans son bureau à une grande table abritant un échiquier, où il a décrit la région en général et sa propre histoire.

Il a estimé qu’avant la guerre, il y avait plus de 17000 personnes vivant à Yasinovataya et que maintenant le nombre était d’environ 13000. Il a continué :

Le district de Yasinovataya était un centre ferroviaire avant la guerre. Ce n’était pas une grande ville, mais c’était l’un des plus importants échangeurs ferroviaires. Il y avait aussi une grande usine qui produisait des équipements et des machines pour les mines.

Il y avait beaucoup de champs agricoles, ainsi que deux stations de filtration d’eau de Donetsk et la station de pompage Vasilyevsky, qui est située directement sur la ligne de démarcation. La ligne de démarcation passe le long de la frontière de la ville.

Yasinovataya est une zone d’action militaire. Les habitants ont brusquement changé leur neutralité pendant la phase active de l’impasse entre la république autoproclamée et l’Ukraine. Ils sont passés de la vie civile à la vie militaire. Les forces ukrainiennes sont entrées dans Yasinovataya. Les civils ont vu directement comment cela s’est passé, et ils se sont retrouvés directement impliqués dans le conflit et les actions militaires, pas les personnes déplacées à l’intérieur du pays, ni les personnes encerclées.

Il y avait un couloir vers l’autre côté [vers le territoire ukrainien] ; ceux qui voulaient partir pouvaient le faire.

Ici, la ligne de front coupe des domaines privés. La ville, bien sûr, est construite, mais il passe aussi dans les champs, des dachas [maisons de campagne], la banlieue. Et les banlieues sont constamment bombardées".

J’ai posé une question sur les allégations selon lesquelles les forces ukrainiennes auraient visé des écoles ou d’autres infrastructures.

Evgeniy a répondu que, bien qu’il soit dans la République depuis longtemps, il n’occupait son poste actuel que depuis un peu plus d’un an, et qu’il n’avait pas connaissance de tels cas au cours de l’année écoulée.

Dmitry a commenté : "Eh bien, il y a eu le bombardement d’une maison de retraite." Evgeniy a poursuivi : "Et avant que je sois là, ils ont bombardé un immeuble de neuf étages, un quartier résidentiel. Mais, l’administration de la ville fonctionne, la destruction a été réparée."

Je lui ai demandé pourquoi, en tant que Russe ayant terminé son service militaire et vivant une vie civile, il avait choisi de venir ici. Evgeniy a répondu : "Je suis venu dans le Donbass pour que ce qui se passe ici ne se passe pas en Russie. De plus, j’ai un sens aiguisé de la justice".

Je lui ai demandé s’il pense que la Russie a l’obligation de mettre fin à la guerre, ce à quoi il a répondu :

La Russie, en tant qu’État indépendant, ne doit rien à personne. La seule culpabilité de la Russie, à mon avis, c’est le nationalisme - qui, dans la période de séparation de l’Ukraine de la Russie a commencé à se développer activement ici. Je veux dire le fascisme, il n’a pas été écrasé dans le passé.

Le nationalisme ukrainien est devenu si impudent qu’on a laissé se produire le massacre d’Odessa. Tout le monde parle de Donetsk et de Lougansk, alors qu’un tel mouvement anti-Maidan a également émergé à Kharkiv [dans le nord-est de l’Ukraine], qui a été fortement réprimé, comme à Odessa.

Les habitants n’avaient pas d’autre choix : soit ils entraient dans un ghetto, soit les civils prenaient les armes pour défendre leur liberté.

Les premiers dirigeants des républiques et ceux qui les ont suivies étaient une chose spontanée. Ils ne se sont pas auto-désignés, ils ont bien été désignés par le peuple, et ils ont exprimé la volonté du peuple. C’était au tout début, en 2014.

L’Ukraine a choisi l’option violente et a tenté d’écraser la volonté du peuple, d’imposer son nationalisme.

Pour la Russie, en tant que grand frère [terme d’affection], il n’y avait pas d’autre choix. Elle a commencé à aider dès le début du conflit [dans le Donbass]. La Russie a été la première à apporter une aide humanitaire ici. La Russie a été la première à parler de négociations.

De 2014 à 2019, la Russie a affirmé que ce conflit [dans le Donbass] est un conflit interne, que nous [la Russie] n’intervenons pas - nous sommes des spectateurs - et que nous ne permettons pas que les accords de Minsk soient perturbés. Les Ukrainiens doivent le résoudre avec la RPD/RPL.

La Russie fait tout son possible pour ramener à la raison et désengager les parties. La Russie ne devrait rien faire [en termes d’intervention]. Ce n’est pas la guerre de la Russie".

Le journaliste de Donetsk avec qui je voyageais a ajouté :

Je ne comprends pas les gens qui attendent de la Russie qu’elle prenne en charge notre combat. Les habitants du Donbass sont indépendants et suffisamment intelligents pour décider par eux-mêmes. Même si en 2014 nous n’avions pas assez de ressources pour nous battre seuls, il n’est pas bon d’attendre de la Russie qu’elle fasse quelque chose.

Dans le Donbass, nous devrions être très reconnaissants envers la Russie pour tout type de soutien, mais en même temps ne pas essayer de forcer la Russie à faire quelque chose, ne pas dire ce que la Russie "doit" faire."

Avant notre départ pour Krutaya Balka, Evgeniy nous a invités à déjeuner dans la cantine à l’étage. En observant la camaraderie qui régnait pendant le repas, il était clair que "The Bullet" avait le respect et l’affection des soldats qui partageaient son repas.

À Krutaya Balka, dans une maison située à quelques 800 mètres de la ligne de front, j’ai discuté avec un couple âgé et sympathique. L’homme m’a fait signe et m’a demandé en souriant ce qui se passait au Canada. Quelques jours auparavant, leur quartier avait été bombardé pendant une heure, 26 obus tirés par les forces ukrainiennes.

J’ai commencé par la question la plus élémentaire : comment avaient-ils été affectés par la guerre ? L’homme a répondu :

Dire en un seul mot que cela nous a affectés, c’est comme ne rien dire. En 2014, mon beau-père, qui avait 90 ans, était allongé - il ne pouvait pas marcher, il était invalide. Un obus de mortier est tombé sur la route, et l’onde de choc a brisé la vitre vers l’intérieur de sa maison. Il n’a pas compris ce qui s’est passé, il m’a dit : "Qui est ce hooligan qui a cassé ma fenêtre ?

Il avait été gravement blessé à 19 ans, en 1944, et était invalide. Il est mort pendant la guerre actuelle."

La femme a ajouté : "En 2014, notre maison a été gravement endommagée. En 2016/17, nous nous sommes retrouvés sans verres aux fenêtres, alors nous avons recouvert nos fenêtres de plastique." Ces derniers mois, disent-ils tous deux, "il est rare que le calme règne ici. Il y a constamment des bombardements ou des tirs de mitrailleuses lourdes."

Je demande pourquoi ils restent, connaissant la réponse. "Où pouvons-nous aller ?" L’homme ajoute : "Si on quitte notre maison, elle ne sera plus là quand on reviendra."

Le 7 septembre, des tirs de mitrailleuses lourdes ont frappé la zone, ils ont commencé dans la soirée et ont duré toute la nuit. "Un incendie s’est déclaré dans le grenier. C’est une bonne chose que nous ayons été à la maison ; si nous n’y étions pas..." Leur maison aurait pu partir en flammes comme tant d’autres dans la région.

J’ai demandé quelles étaient les améliorations après Zelensky. L’homme s’est mis à rire : "Ne parlez pas de Zelensky, c’est un clown. Le cirque est parti mais le clown est resté. Non, la situation ne s’est pas améliorée ; en fait, elle a empiré."

J’ai demandé pourquoi ils pensent que l’Ukraine les bombarde. La femme a répondu :

Une fois, j’ai répondu à un journaliste en disant que nous sommes bombardés parce que les États-Unis se battent contre la Russie. Le journaliste a répondu en disant que cette vision était trop globale. Mais j’ai dit : "Qu’est-ce qui ne va pas ? ! Ils ont besoin de notre territoire. C’est les États-Unis contre la Russie".

Lorsque je leur ai demandé s’ils soutenaient la volonté du peuple de rejoindre éventuellement la Russie, le couple a répondu : "Oui. Il n’y a pas de retour en arrière possible." L’homme a ajouté : "Je veux vivre aussi longtemps que Dieu me le permet, et faire partie de la Russie est un moyen pour moi de survivre."

Plus loin sur la route, j’ai rencontré un homme qui s’apprêtait à emprunter la voie que l’on m’avait conseillé d’éviter en raison du risque de se faire tirer dessus par les snipers ukrainiens. Je portais, pour la deuxième fois, le gilet pare-balles que Dmitry m’avait fourni. L’homme que j’ai rencontré ne portait qu’une chemise à boutons.

Il ne voulait pas être filmé et me l’a dit :

Après la dernière enterview, les Ukrainiens ont directement bombardé ma maison, en en ont brûlé une partie. Je suis seul là-bas, depuis quatre ans. Pour me rendre chez moi, je dois marcher jusqu’à une zone exposée aux tirs de snipers. On m’a tiré dans la jambe. Et plusieurs fois, j’ai dû me jeter à terre lorsque les tirs de sniper ont commencé."

Je lui ai demandé pourquoi il ne part pas face à un tel danger : "Je ne veux pas. C’est ma maison. Je pensais que la guerre se terminerait rapidement, mais elle a continué." Puis il s’est dirigé vers le centre de la voie, dans le champ de tir potentiel des snipers, et avec un peu de chance, il est retourné chez lui.

Un peu plus loin, j’ai rencontré un homme debout devant la maison qu’il partage avec sa femme.

Je lui demande si sa maison a été endommagée et il rit : "Plusieurs fois. Quelle maison ne l’a pas été ? Le toit, le mur... par les tirs de mortier et de mitrailleuses lourdes."

Ses réponses sont conformes à celles des autres personnes auxquelles j’ai parlé : les choses ont empiré après que Zelensky est devenu président ; les attaques sont quotidiennes ; où irait-il ? Il se dit favorable à l’adhésion à la Russie.

Il a poursuivi en posant une question rhétorique :

"Il faudrait que je retourne en Ukraine, qui a endommagé ma maison ? Je suis russe, c’est une terre russe. Tous ceux qui connaissent l’histoire savent cela. Bien sûr, je veux rejoindre la Russie ! Auparavant, avant la guerre, je ne me souciais pas de l’un ou l’autre. Mais après tout, l’Ukraine a fait ce qu’elle a fait ; je veux absolument faire partie de la Russie. Je ne peux pas imaginer retourner en Ukraine. De toute façon, la plupart des gens ici seraient tués en tant que "séparatistes". Un politicien ukrainien connu [Boris Filatov] a dit : "Au début, donnez-leur ce qu’ils veulent, plus tard pendez-les".

Je lui ai demandé s’il avait quelque chose à dire à un public occidental. Au début, il a dit que ça ne servait à rien, les gens le savent déjà, l’Occident donne de l’argent à l’Ukraine... "Les snipers utilisent des fusils américains, s’ils donnaient moins d’argent, ce serait mieux."

Mais plus tard dans notre conversation, il a ajouté :

Pour en revenir à la question du message à l’Occident... Vous vous souvenez de la Seconde Guerre mondiale. Pourquoi soutenez-vous les nazis si vous vous souvenez de la Seconde Guerre mondiale ? Pourquoi soutenez-vous maintenant les nazis ? Ils sont ouvertement nazis. Ils portent des croix gammées. Pourquoi l’Europe est-elle silencieuse ? Tout le monde vient ici et est d’accord avec moi, mais rien ne change. L’OSCE crie, mais quand ils sont sous le feu, ils sont silencieux, ils ne disent pas que l’Ukraine les attaque."

Plus tard, j’ai interrogé Ryka, un jeune commandant de peloton de la RPD qui m’a accompagné dans la région. Il m’a dit : "Quand ça a commencé, c’était des rassemblements pacifiques, il les soutenait... puis ça a tourné à la guerre. J’étais contre le coup d’État à Kiev, je ne soutenais pas le régime nazi. C’est pourquoi j’ai rejoint les manifestations pacifiques."

Ryka s’est marié pendant la guerre et a deux enfants et le soutien total de sa famille concernant son rôle dans la défense de la RPD. Il dit : "Mon père a servi et est mort dans la bataille pour l’aéroport de Donetsk, en janvier 2015." Sa maison est sous occupation ukrainienne, dit-il. Il a combattu depuis le début, lors de la plupart des grandes batailles en RPD, et finalement ici.

Je lui ai demandé s’il était conscient de la façon dont les médias occidentaux dépeignent ceux qui défendent la RPD :

Bien sûr, la représentation est négative. Ils ne le voient pas de leurs propres yeux. Vous êtes venu ici, mais très peu de gens viennent ici pour comprendre personnellement et parler avec moi. La plupart ne voient la situation que du point de vue de l’Ukraine. Les personnes qui soutiennent l’Ukraine et l’armée ukrainienne devraient venir ici et parler avec les civils, pour comprendre ce que les civils pensent vraiment du gouvernement ukrainien et du gouvernement local - qui soutiennent-ils vraiment, et combien ont-ils souffert. Peut-être que s’ils voient, ils changeront d’avis."

Il s’est étendu sur le comportement sous-estimé des forces ukrainiennes :

Je connais des gens qui, lorsque l’armée ukrainienne est arrivée dans la ville, ont été emmenés de chez eux vers des prisons secrètes à Mariupol ou Kramatorsk, et ont été gravement torturés.

J’ai parlé avec ces personnes après leur échange ou leur libération. C’étaient des civils, mais juste parce qu’ils soutenaient les protestations, au début, ils ont été emmenés.

Je connais un type qui a été emprisonné à Кurakhovo. Les Ukrainiens l’ont crucifié sur une croix avec des cordes, et l’ont mis tête en bas, le noyant dans une piscine, le torturant."

Il ne s’agit pas d’incidents isolés, comme le montrent clairement les témoignages d’autres Ukrainiens victimes de torture.

Une dernière observation

Un peu moins de trois semaines après mon arrivée, j’ai quitté la RPD. Mais lors de mes derniers jours à Donetsk, en me promenant, je suis tombée sur une statue de Taras Shevchenko, un célèbre poète et écrivain qui a écrit en ukrainien dans les années 1800. À Gorlovka, j’ai également vu une telle statue. Alexey Karpushev m’a fait remarquer :

Nous, en RPD, n’avons pas détruit de telles statues. Nous ne détestons pas le peuple ukrainien. Mais en Ukraine, ils ont détruit les statues et les mémoriaux des chefs militaires soviétiques qui ont libéré Kiev des nazis allemands."

En effet, même dans les zones de la ligne de front, lorsque j’ai parlé avec des habitants de la RPD qui souffraient, les sentiments dominants que j’ai ressentis étaient des désirs de fin de la guerre, de paix, et aussi d’indépendance, mais - à l’exception de l’homme âgé vivant dans le sous-sol de l’école qui disait que Yanukovych devrait être pendu - aucune hostilité ouverte envers les Ukrainiens eux-mêmes.

Pourtant, en Ukraine, des bataillons néonazis ont opprimé, assassiné et commis des crimes innommables contre des citoyens ukrainiens, et continuent de faire la guerre aux civils dans le Donbass.

C’est l’Ukraine dont les médias ne vous parlent pas, un État qui peut massacrer et mutiler des civils en RPD et détruire leurs maisons à volonté sans répercussion.

Les nations occidentales ne soutiennent pas seulement l’Ukraine sur le plan politique, mais certaines d’entre elles, le Canada par exemple, disposent de militaires d’élite et de services de renseignement sur le terrain pour former les forces ukrainiennes, qui vont ensuite non seulement combattre les soldats de la RPD, mais aussi terroriser et assassiner des civils.

En octobre, l’agence de presse de 14,Donetsk a rapporté :

Les forces ukrainiennes ont violé le cessez-le-feu à 150 reprises cette semaine, tirant neuf tonnes de munitions, a déclaré la mission de la milice populaire de la RPD à la JCCC.

Entre le 7 et le 14 octobre, 150 violations du cessez-le-feu ont été enregistrées. Les villes de la RPD ont été visées par 1429 projectiles d’un poids total de 9,2 tonnes, soit 162 caisses de munitions.

Les forces de Kiev ont utilisé de l’artillerie de 152 mm, des mortiers, des canons de chars.

Un civil a été grièvement blessé, 33 maisons d’habitation et des installations d’infrastructure ont été endommagées."

Eva Bartlett

Eva Bartlett est une journaliste indépendante et une militante canadienne. Elle a passé des années sur le terrain à couvrir les zones de conflit au Moyen-Orient, notamment en Syrie et en Palestine occupée, où elle a vécu pendant près de quatre ans. Elle est lauréate 2017 du Prix du journalisme pour le reportage international, décerné par le Club de la presse des journalistes mexicains (fondé en 1951), a été la première lauréate du Prix Serena Shim pour l’intégrité sans compromis dans le journalisme, et a été présélectionnée en 2017 pour le Prix Martha Gellhorn pour le journalisme. Consultez sa biographie détaillée sur son blog In Gaza.

Traduction "toujours au service de notre droit de savoir" par Viktor Dedaj avec probablement toutes les fautes et coquilles habituelles

»» https://www.mintpressnews.com/under-fire-from-ukraine-everyday-life-in...

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Dans RUSSIE

3 QUESTIONS A BRUNO DREWSKI SUR LA RECONNAISSANCE PAR POUTINE DES REPUBLIQUES SEPARATISTES EN UKRAINE

Par Le 26/02/2022

3 questions à Bruno Drewski sur la reconnaissance par Poutine des républiques séparatistes en Ukraine

 

23 Fév 2022

  

Nouveau rebondissement dans la crise ukrainienne. Lundi, Vladimir Poutine a reconnu officiellement l’indépendance des deux républiques séparatistes prorusses dans le Donbass.  Maître de conférence à l’INALCO et spécialiste de l’Europe de l’Est, Bruno Drewski nous éclaire sur les fondements de cette ultime manœuvre et ses conséquences.

 

Pourquoi Vladimir Poutine a-t-il reconnu l’indépendance des deux républiques séparatistes dans le Donbass, à l’est de l’Ukraine?

La raison la plus importante n’est pas forcément celle qui retient l’attention des Occidentaux. Poutine était obligé d’intervenir de la sorte à cause la pression de son opinion publique qui ne peut pas tolérer qu’une masse de Russes soit bombardée. Car c’est bien ce qui se passait au Donbass avant même cette reconnaissance et la crise actuelle qui n’a fait qu’exacerber les tensions.

La population du Donbass est bombardée en fait par intermittence depuis 2014. Il y a des groupes armés ukrainiens qui bombardent, ce n’est pas forcément l’armée ukrainienne directement, mais plus souvent des groupes fascisants qui sont rattachés à l’armée. Il y a eu des milliers de victimes civiles depuis 2014. Dans ce contexte, on peut certes d’un point de vue légal préférer la position de la Chine au Conseil de Sécurité lundi. D’un côté, elle soutient la Russie contre la pression de l’OTAN, mais de l’autre, elle n’accepte pas le principe de remise en cause de l’intégrité territoriale des États existants, donc de l’Ukraine, comme ce fut le cas avec le Kosovo de la part de l’OTAN puis aujourd’hui du Donbass de la part de la Russie. Mais, à Moscou, la pression populaire russe, et celle des militaires aussi, est trop forte pour que Poutine puisse suivre cette ligne purement diplomatique.

Le deuxième point, c’est le rapport de force. Il est clair que Poutine joue sur ça comme l’ont fait avec succès les Occidentaux depuis 1989. Mais aujourd’hui, il a démontré qu’il est la partie en position de force dans ce rapport. L’argument occidental consiste à dire que la reconnaissance des Républiques populaires du Donbass est illégale puisqu’elle remet en question l’intégrité territoriale de l’Ukraine. Par conséquent, la Russie a violé la loi internationale. Or, si c’est leur position, les puissances occidentales devraient aider l’effort de guerre ukrainien en participant directement au conflit. Mais le rapport de force n’est plus du côté de l’Otan, ce qu’a voulu démontrer Poutine. En effet, les USA et les Occidentaux plus largement ont indiqué qu’ils ne feraient pas la guerre directement et qu’ils ne sont même plus en état de prendre des sanctions trop sévères contre la Russie, car celles-ci se retourneraient contre eux. Par ce fait même, ils reconnaissent de facto qu’ils ont perdu face à la Russie et que le rapport de force international n’est plus ce qu’il était. C’est sans doute ce à quoi Poutine voulait arriver vis-à-vis de l’opinion internationale, surtout celle des pays du Sud et de l’Eurasie.

On a désormais des troupes russes au Donbass qui officiellement, ont encore le statut d’observateurs. Poutine part du principe que les USA n’ont en fait pas la force de partir en guerre pour affronter la Russie. Le président russe n’est pas un saint, il joue le rapport de forces entre puissances qui en l’occurrence, sont toutes deux capitalistes. Mais il a démontré que la Russie doit compter comme égal dans le rapport de force international. C’est une revanche face aux humiliations subies dans les années 1990.

 

Avec cette ultime manœuvre, la Russie a-t-elle enterré les accords de Minsk qui devaient apaiser la crise de 2014?

Les accords de Minsk prévoyaient un cessez-le-feu, le retrait des troupes de la zone du front et l’autonomie pour les deux régions du Donbass qui avaient proclamé leur indépendance. Ces accords n’ont jamais été mis en place par le gouvernement ukrainien, ce qu’ont d’ailleurs reconnu à demi-mot les dirigeants allemands et français. Ils sont théoriquement toujours valables au niveau du droit international. Mais la situation actuelle rend cet accord de Minsk de fait caduque en effet, puisque la Russie, en reconnaissant les républiques séparatistes, ne soutient plus leur autonomie dans le cadre de l’État ukrainien. Même si rien n’interdit d’imaginer théoriquement que ces deux États indépendants puissent dans le cadre d’un accord global réintégrer l’Ukraine sous une forme ou une autre. Mais de toute façon, cela ne se fera plus dans le cadre des accords originels de Minsk.

Si un Donbass autonome basculait et revenait au sein de l’Ukraine, la majorité au parlement tomberait quasi automatiquement dans le camp prorusse. Ce que le gouvernement actuel ne peut pas accepter. De fait, dans cette situation, le Donbass ne peut donc pas être réintégré dans la République ukrainienne.

Le discours légaliste sur le Donbass n’est plus qu’un écran de fumée. Fondamentalement, les États-Unis ne veulent pas que les accords de Minsk soient appliqués, car cela ferait rebasculer l’Ukraine vers l’Est. D’autant plus que même sans le Donbass, le parti prorusse reste influent en Ukraine.

La Russie en a tiré les conclusions après huit ans de guerre. Washington en est responsable plus que Moscou, car ce sont les États-Unis qui tiraient les ficelles à Kiev pendant ces années-là.

 

Selon Boris Johnson, la Russie prépare la plus grande guerre en Europe depuis 1945. On s’y dirige vraiment ?

Non, les États-Unis n’ont plus les reins assez solides pour s’engager dans une telle guerre directe, à moins de vouloir détruire toute la planète avec l’arme atomique. Johnson a besoin de trouver des ennemis extérieurs pour redorer son blason fort affaibli sur le plan national. Et l’Angleterre, depuis une dizaine d’années, est  le fer de lance de l’Otan le plus zélé. Pourquoi ? C’est une longue question qui mérite une analyse approfondie. En tout cas, le jeu politique au sein des élites dominantes est même plus ouvert aux États-Unis où les désaccords entre élites sur la politique extérieure sont plus perceptibles qu’en Grande-Bretagne où l’on suit ouvertement depuis des décennies une ligne d’avant-garde du clan militariste nord-américain. Londres est actuellement le régime politique le plus réactionnaire sur le plan impérialiste, rejoint depuis peu par le Canada. J’ai tendance à penser que la Russie se limiterait à des actions défensives au Donbass, mais elle pourrait aussi élargir ses initiatives ailleurs dans le monde.

On peut souligner la visite récente du ministre des Affaires étrangères syrien à Moscou en soutien à la Russie qui a suivi celle du ministre russe de la Défense à Damas, en pleine crise Russie-Occident. Ce n’est pas rien. Il y a aussi les déclarations du président du Mexique qui demande que les États-Unis cessent leurs ingérences en appuyant des ONG d’opposition au Mexique. Même si ça n’a rien à voir en principe avec le Donbass, ce n’est pas anodin de voir un gouvernement aussi important géostratégiquement face aux États-Unis qui refuse les ingérences. D’autant plus que le Mexique avait proposé auparavant d’accueillir Julian Assange avec le statut de réfugié politique. Et que Moscou dans sa rhétorique a même utilisé la comparaison entre la position stratégique de l’Ukraine face à la Russie et celle du Mexique à côté des États-Unis. Donc quand le président mexicain met son grain de sel dans le débat, on peut penser que ce n’est pas fortuit. Et là, ça démontre que le rapport de force dans le monde est vraiment en train de changer, y compris dans « l’arrière-cour » des États-Unis. La crise du Donbass, ce n’est qu’un élément dans une crise globale des rapports entre le bloc USA/OTAN et les puissances émergentes auxquelles s’associent les pays résolument indépendants, en particulier les 19 pays qui ont adhéré au Groupe des États défendant la Charte des Nations Unies.

 

Source: Investig’Action

https://www.investigaction.net/fr/3-questions-a-bruno-drewski-sur-la-reconnaissance-par-poutine-des-republiques-separatistes-en-ukraine/

Dans RUSSIE

PARTI COMMUNISTE DE LA FEDERATION DE RUSSIE : LE PEUPLE D'UKRAINE NE DOIT PAS ETRE VICTIME DU CAPITAL MONDIAL ET DES CLANS OLIGARCHIQUES

Par Le 26/02/2022

25 Février 2022

Le peuple d'Ukraine ne doit pas être victime du capital mondial et des clans oligarchiques. Déclaration du Présidium du CC du PCFR
2/25/22 1:14 PM
 
Le peuple d'Ukraine ne doit pas être victime du capital mondial et des clans oligarchiques. Déclaration du Présidium du CC du PCFR

 

Suite à l'appel des dirigeants de la DPR et de la LPR, les autorités russes ont commencé une opération militaro-politique visant à contraindre les provocateurs nazis à la paix. Les mesures prises visent à garantir la paix dans le Donbass et à protéger la Russie contre les menaces croissantes des États-Unis et de l'OTAN.

 

La militarisation de l'Europe de l'Est après la dissolution du traité de Varsovie est un fait. Les desseins agressifs de Washington ont été démontrés dans le processus de destruction de la Yougoslavie. Les plans des États-Unis et de leurs satellites de l'OTAN visant à asservir l'Ukraine ne doivent pas être réalisés. Ces plans agressifs créent des menaces critiques pour la sécurité de la Russie. Simultanément, ils sont en contradiction flagrante avec les intérêts du peuple ukrainien.

Les États-Unis cherchent à accroître à tout prix leurs avantages concurrentiels dans le monde. Ils ne sont pas dissuadés par le fait que les sanctions contre la Russie, le torpillage du Nord Stream-2 et la menace de guerre en Europe entraînent de lourdes pertes économiques pour les pays de la zone euro. Il est particulièrement important que les peuples du monde prennent conscience du caractère aventureux de la politique de Washington et se souviennent de l'expérience des larges mouvements anti-guerre. Le déploiement d'un tel mouvement garantirait la solidarité avec les peuples pacifiques de Russie et d'Ukraine et protégerait leur droit à un développement indépendant.

Le PCFR part de la nécessité de démanteler les résultats de nombreuses années d'efforts pour banderiser l'Ukraine. La politique réelle sur son territoire est à bien des égards dictée par des nationalistes enragés. Ils terrorisent le peuple ukrainien et imposent aux autorités une ligne politique agressive. En cédant à cette pression, Zelensky a trahi les intérêts de ses concitoyens qui l'avaient élu comme président de la paix dans le Donbass et des relations de bon voisinage avec la Russie.

Dans la situation où la Fédération de Russie a pris position pour défendre la population du Donbass, il est nécessaire de fournir toute l'aide possible aux réfugiés et à la population civile de la DPR et de la LPR. Nous appelons notre société à leur apporter toute l'aide et le soutien nécessaires.

Contraindre les provocateurs de Kiev à la paix et freiner l'agressivité de l'OTAN est devenu la surenchère du moment. Seules la démilitarisation et la dénazification de l'Ukraine peuvent assurer une sécurité durable aux peuples de Russie, d'Ukraine et de toute l'Europe. Nous considérons qu'il est important d'utiliser largement les méthodes de la diplomatie des peuples et de la coopération humanitaire pour protéger la paix et empêcher la résurgence du fascisme.

La position stratégique du PCFR est bien connue : la principale garantie de la paix, de la créativité et du développement est le mouvement sur la voie du progrès social et de la justice sociale, la voie du socialisme.

 

Président du CC PCFR    

Gennady Zyuganov        

source : http://www.solidnet.org/article/CP-of-the-Russian-Federation-The-People-of-Ukraine-Must-Not-Be-a-Victim-of-World-Capital-and-Oligarchic-Clans.-Statement-of-the-CPRF-CC-Presidium/

Tag(s) : #PCFR#Communiste#Russie#Ukraine

Dans RUSSIE

APRES LE REFUS DE L'UKRAINE DE NEGOCIER, L'OPERATION RUSSE A REPRIS

Par Le 26/02/2022

Après le refus de la partie ukrainienne de négocier, l'opération russe a repris

13:44 26.02.2022 (Mis à jour: 15:33 26.02.2022)

Колонна военной техники ВС РФ у автомобильного пункта пропуска Джанкой - Sputnik France, 1920, 26.02.2022

© Sputnik . Konstantin Mikhalchevsky

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En réaction à la proposition ukrainienne de négocier, Vladimir Poutine a ordonné vendredi d’arrêter l’avancée des troupes russes. Cependant, après que Kiev a finalement refusé de participer aux négociations, le Président a ordonné aux forces armées de reprendre leur mouvement selon le plan de l’opération, informe samedi 26 février le Kremlin.

Temporairement suspendu par Vladimir Poutine, l’avancement des troupes russes en Ukraine se poursuit après le refus de Kiev de négocier avec Moscou, a déclaré ce samedi 26 février le porte-parole du Kremlin.

"Hier après-midi, dans l'attente des négociations avec les dirigeants ukrainiens, le Président russe, aussi commandant en chef, a ordonné la suspension de l'avancée de la majeure partie des forces russes. Certes, les hostilités se sont poursuivies dans un certain nombre d'endroits, il y a eu des affrontements avec des groupes mobiles de nationalistes", a déclaré Dmitri Peskov.

 

D’après lui, ces groupes utilisaient des voitures, notamment des camions équipés d’armes fabriqués sur le principe des véhicules des djihadistes.

"Puisqu'en réalité la partie ukrainienne a refusé de négocier, l'avancée des forces russes a repris cet après-midi conformément au plan de l'opération", a-t-il ajouté.

 

Kiev renonce à des négociations

Alexeï Arestovich, conseiller du cabinet du Président ukrainien, a par la suite expliqué que Kiev n’a pas accepté les conditions avancées par Moscou.

"C'était une tentative pour nous forcer à nous rendre. Nous leur avons signalé qu’un accord de paix est possible aux condition de Kiev et pas celles de Moscou" , a-t-il ajouté, cité par le site ukrainien Strana.ua.

 

Le 25 février, Dmitri Peskov a déclaré que Moscou était prêt à envoyer une délégation russe à Minsk pour des négociations avec Kiev. Plus tard, le porte-parole du Kremlin a noté que la partie ukrainienne, en réponse à l'idée de tenir des pourparlers dans la capitale biélorusse, a proposé à sa place Varsovie puis a "rompu le contact". Samedi soir, le porte-parole de la présidence ukrainienne Sergueï Nikoforov a déclaré que Zelensky avait accepté la proposition de Moscou et était prêt à parler de paix et de cessez-le-feu. Selon Nikiforov, des consultations étaient en cours sur la date et le lieu des négociations.

https://fr.sputniknews.com/20220226/apres-le-refus-de-la-partie-ukrainienne-de-negocier-loperation-russe-a-repris-1055378859.html

 

Opération militaire russe en Ukraine

Ukraine

Russie

Volodymyr Zelensky

Vladimir Poutine

 

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NON À LA GUERRE IMPÉRIALISTE ! POUR LA PAIX PAR LE SOCIALISME !

Par Le 24/02/2022

NON À LA GUERRE IMPÉRIALISTE ! POUR LA PAIX PAR LE SOCIALISME !

 Solidarité Internationale PCF UkraineRussie et ex-URSSImpérialismeEtatsUnisAutriche 0

24 FÉVR. 2022

Déclaration du CC du Parti des Travailleurs d'Autriche (PdA) publiée sur Solidnet le 24 février 2022. Traduction MR pour Solidarité Internationale PCF

Le Parti du Travail d'Autriche (PdA) regarde avec inquiétude l'escalade du conflit inter-impérialiste autour de l'Ukraine. Depuis des semaines, les déclarations bellicistes politiques, diplomatiques et médiatiques sont en plein boom, s'efforçant de diffuser dans les sphères publiques respectives des prétextes de plus en plus nombreux pour une guerre soi-disant "juste", alors que dans le même temps, des déploiements de troupes et des manœuvres militaires sont effectués.

Le principal danger vient ici de l'impérialisme américain et de ses alliés, économiquement malmenés. Malgré des contradictions internes, les États-Unis, les alliances impérialistes de l'OTAN et de l'UE forment un front contre la Russie, présentée avec toutes les sortes d'insinuations comme un havre de mal et d'irrationalité. La machine de guerre supérieure des États-Unis et de l'OTAN est déployée, la seule chose qui manque est une cause immédiate pour justifier une course générale aux armements. L'histoire nous enseigne qu'un tel "incident" majeur de ce côté ou de l'autre de la ligne de démarcation peut facilement être trouvé et mis en scène.

Les prétextes généraux sont fournis par la situation instable en Ukraine, où un coup d'État en 2014 a facilité un revirement en faveur de l'alliance transatlantique. Les politiques nationalistes ukrainiennes qui ont suivi et la répression anti-russe menée par ceux qui étaient au pouvoir à Kiev, comprenant également des forces racistes et fascistes, ont conduit à la sécession de la Crimée et à la création des républiques populaires de Louhansk et de Donetsk, principalement habitées par des russophones. En apparence, la Russie s'est posée en puissance protectrice de la population se trouvant dans les régions du bassin de Donetsk, qui sont en réalité petites par rapport à l'ensemble de l'Ukraine et qui oscillent depuis des années entre guerre civile et cessez-le-feu fragile.

Les événements récents s'expliquent dans ce contexte : L'armée ukrainienne, fortement armée par l'impérialisme occidental, a fourni des tirs d'artillerie quotidiens sur les populations de Donetsk et de Louhansk, que l'Ukraine revendique comme sa propre population. De cette manière, Kiev a notifié que les accords de Minsk étaient caduques et qu'elle comptait désormais sur une "reconquête" militaire. La Russie a réagi de la même manière : en reconnaissant officiellement les républiques populaires et en déployant des troupes pour les protéger et garantir la paix, elle rend définitivement caduques les négociations antérieures. D'une certaine manière, tout le monde obtient ce qu'il voulait, y compris les États-Unis et l'OTAN, qui souhaitaient ardemment une "invasion russe", bien qu'en miniature et uniquement dans la zone de sécession.

Dans leur suffisance habituelle, les Occidentaux s'empressent de diaboliser la Russie et de préparer une escalade des sanctions. Cependant, ce sont toujours et avant tout les États-Unis qui souhaitent une guerre ouverte afin d'affirmer leur position hégémonique impérialiste par des moyens militaires. Les agressions militaires des dernières décennies, de la Yougoslavie à l'Afghanistan, en passant par l'Irak, la Libye et la Syrie, montrent que l'impérialisme américain ne se considère globalement lié par aucune loi internationale et humaine, aucune résolution de l'ONU ni aucune limite morale fondamentale. Toute la démarche est basée sur le mensonge, l'hypocrisie et l'incitation, mais en arrière-plan, il s'agit de servir les intérêts impérialistes les plus banals. Car dans l'impérialisme, stade suprême du capitalisme, les grandes puissances rivales se disputent le contrôle des sphères d'influence, les ressources, les voies de transport, les parts de marché et les possibilités d'investissement. La poursuite d'une politique correspondante par d'autres moyens est la guerre. En fin de compte, les conflits impérialistes sont toujours résolus par la violence, par la force politique et économique, et finalement par la force militaire.

La Fédération de Russie fonctionne également dans ce système. Depuis la destruction de l'URSS socialiste, les conditions capitalistes ont été rétablies en Russie et dans les anciennes républiques soviétiques. Après la phase transitoire de l'administration modérée d'Eltsine, la Russie de Poutine adopte à nouveau une position plus offensive, bien que "seulement" dans le domaine des sphères de ses intérêts géographiques immédiates, contrairement aux États-Unis. Néanmoins, la Russie est un État capitaliste bourgeois puissant, doté de grands monopoles - pas seulement dans le secteur de l'énergie -, d'une oligarchie financière, capable d'exporter des capitaux, de monopoles privés et d'État aux intérêts transnationaux ainsi que d'une puissance militaire considérable. La Russie est un État impérialiste. En tant que tel, l'impérialisme russe est en concurrence avec d'autres États impérialistes, notamment les États-Unis et les pays d'Europe occidentale, tout en cherchant des alliés, comme la Chine. Si la Russie s'oppose aujourd'hui occasionnellement aux intérêts des États-Unis et de l'OTAN sur le plan politique mondial, ce n'est pas pour des raisons "anti-impérialistes" ou de droit international, mais parce que cela correspond aux intérêts du grand capital russe. Cela est également vrai dans le conflit sur les zones frontalières des sphères d'influence respectives telles que l'Ukraine, la Biélorussie et les États baltes, le Kazakhstan, le Caucase et la Transcaucasie, ou encore l'Asie centrale.

Dans ce contexte, il est juste et nécessaire de dénoncer les États-Unis et l'OTAN comme les principaux agresseurs mondiaux et d'exiger qu'ils ne déclenchent pas une guerre avec la Russie. Mais cela ne signifie pas qu'il faut se ranger derrière la Russie. Il n'appartient pas aux partis communistes de choisir l'un des deux camps dans le conflit inter-impérialiste, qu'importe s'il est le plus faible ou le supposé "moindre mal". Les communistes s'opposent à l'impérialisme, à toutes les guerres impérialistes, car ce sont toujours les peuples et les classes ouvrières de toutes les nations concernées qui paient le prix sanglant des guerres de la classe dominante. Les guerres impérialistes ne sont jamais "nos" guerres. À Washington, Bruxelles et Moscou, ce ne sont pas nos amis qui gouvernent  mais nos ennemis de classe acharnés, qui suppriment les organisations communistes et n'hésitent jamais à envoyer la classe ouvrière au front et à l'utiliser comme chair à canon pour les intérêts du capital.

C'est pourquoi il est nécessaire d'exposer et de contrecarrer les plans impérialistes de tous bords, d'organiser une résistance antimilitariste et de lutte de classe contre les bellicistes de tous bords, contre les laquais politiques et médiatiques et leurs clients capitalistes. Le principal ennemi des travailleurs se trouve chez eux, ce sont les dirigeants du système capitaliste bourgeois. Pour la classe ouvrière nord-américaine, c'est l'impérialisme américain, pour la classe ouvrière russe, c'est l'oligarchie russe. Pour la classe ouvrière autrichienne, c'est leur propre gouvernement du grand capital. Ce dernier nourrit également des objectifs impérialistes limités en nouant un partenariat stratégique avec les États-Unis et la République Fédérale d'Allemagne - donc un lien indirect avec l'OTAN et en faisant parti du regroupement des impérialismes européens dirigés par la RFA et la France à travers l'UE. [ndlr: l'Autriche fait partie du "parteneriat pour la paix" de l'OTAN depuis 1995, comme la Finlande, la Suède et l'Irlande]

La neutralité autrichienne a été enterrée depuis longtemps par les gouvernements dirigés par le SPÖ et l'ÖVP. Si l'on parle encore timidement de diplomatie de paix et de médiation en Autriche, c'est essentiellement en raison du fait qu'une partie du capital monopoliste autrichien est impliquée en Russie, en Biélorussie, en Ukraine et au Kazakhstan et souhaite le moins de perturbations possible, telles que des sanctions ou même une guerre. En cas de doute, cependant, le capital autrichien et son gouvernement joueront le rôle de petit chien bien élevé des États-Unis, de l'OTAN et de l'UE dominée par la RFA afin d'obtenir une petite part du butin. Il existe un danger sérieux que le peuple autrichien et la classe ouvrière soient entraînés dans un conflit direct et militaire entre grandes puissances, ce qui exigerait des sacrifices considérables.

Les communistes sont certainement les derniers à espérer une solution pacifique. Mais l'impérialisme n'est pas capable de paix. Les phases de paix formelles ne sont que des espaces de respiration dans les conflits entre puissances impérialistes, qui délocalisent leurs guerres dans d'autres régions et se contentent parfois des interventions ou de simili guerres. La lutte interne à l'impérialisme pour le nécessaire redécoupage du monde finit toujours par être menée avec des moyens militaires - c'est une loi de l'impérialisme dans le contexte de son développement inégal. Dans la configuration actuelle, le point culminant sera entre les États-Unis et la Chine qui se disputent la suprématie au sein du système capitaliste mondial et entretiennent tous deux un large système d'alliances. Ainsi, même le conflit alimenté des États-Unis et de l'OTAN avec la Russie n'est qu'un prélude à la bataille finale pour la position hégémonique mondiale - le champ de bataille potentiel de l'Ukraine n'est en fait qu'un spectacle secondaire.

La grande guerre impérialiste arrivera tôt ou tard, à moins que les conditions de base ne changent. Ces conditions de base sont celles de l'impérialisme, du capitalisme monopoliste. Dans ce cadre, une classe ouvrière militante et un mouvement pacifiste fort peuvent contraindre les dirigeants à la paix pour des périodes limitées, mais pas pour toujours. Une paix durable pour tous les peuples du monde ne sera possible que dans des conditions socialistes. Par conséquent, la lutte révolutionnaire déterminée et cohérente contre le capitalisme et l'impérialisme, pour le socialisme et la société sans classes est la meilleure politique de paix.

Le Parti du Travail d'Autriche défend / demande :

L'arrêt de la propagande de guerre et des menaces des États-Unis, de l'OTAN et de l'UE contre la Russie !

La nécessité de dévoiler et de contrecarrer les plans de guerre des nations impérialistes !

Pas de sang ouvrier pour les raids du capital monopoliste

Seuls l'internationalisme, la solidarité et la lutte des classes peuvent arrêter les bellicistes !

Pour la paix par le socialisme !

En ce qui concerne l'Autriche, le PdA exige :

Aucune participation autrichienne aux missions militaires de l'UE et de l'OTAN !

Pas de troupes de l'OTAN sur le territoire autrichien ! Interdiction de survoler l'espace aérien autrichien !

L'arrêt de toutes les exportations d'armes autrichiennes !

Pas d'"aide financière" pour les programmes de réarmement !

Retrait de l'Autriche du Partenariat pour la Paix de l'UE et de l'OTAN !

http://solidarite-internationale-pcf.fr/2022/02/non-a-la-guerre-imperialiste-pour-la-paix-par-le-socialisme.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail

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LA DEFENSE RUSSE ANNONCE AVOIR MIS HORS SERVICE 74 INSTALLATIONS MILITAIRES UKRAINIENNES

Par Le 24/02/2022

La Défense russe annonce avoir mis hors service 74 installations militaires ukrainiennes

14:30 24.02.2022 (Mis à jour: 17:16 24.02.2022)

Des Su-25 (image d'illustration) - Sputnik France, 1920, 24.02.2022

© Sputnik . Vitali Ankov

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Ivan Dubrovin - Sputnik France

Ivan Dubrovin

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Le ministère russe de la Défense a publié le bilan préliminaire du début de l’opération militaire dans le Donbass. Pour le moment plus de 74 installations militaires ukrainiennes, dont 11 aérodromes, ont été mises hors service au cours des frappes. La Défense annonce également le crash d'un avion Su-25 à cause d’une erreur de pilotage.

L’infrastructure militaire ukrainienne a subi des pertes au cours de l’opération spéciale menée depuis ce jeudi 24 février par les forces russes dans le Donbass et dont l’un des objectifs est, selon Vladimir Poutine, la "démilitarisation" du pays.

"À la suite des frappes des forces armées russes, 74 installations militaires de l'Ukraine ont été mises hors service, dont 11 aérodromes de l'armée de l'air, trois postes de commandement, une base des forces navales, ainsi que 18 stations radar de systèmes de missile sol-air russes S-300 et Buk-M1", a déclaré le porte-parole du ministère russe de la Défense, Igor Konashenkov.

 

La Défense fait également état de la destruction d’un hélicoptère militaire et de quatre drones de combat Bayraktar TB2.

Quant à l’armée russe, un de ses avions d'attaque au sol Su-25 s'est écrasé ce jeudi dans le Donbass à cause d’une erreur de pilotage. Le pilote s’est éjecté sain et sauf.

La contre-offensive se poursuit

D’après Igor Konashenkov, avec un appui russe, les milices des républiques populaires du Donbass continuent leur contre-offensive face aux forces armées de l’Ukraine. Le porte-parole a pourtant précisé que des militaires cherchent à éviter la confrontation et veulent obtenir l’autorisation de quitter, sans arme, la zone d’opération à travers les corridors. Dans la plupart des cas, ce sont des nationalistes qui résistent aux milices du Donbass.

Les traiter avec respect

Dans le même temps, le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou a donné des instructions spéciales à tous les commandants d'unité concernant le traitement des militaires ukrainiens.

L’instruction souligne que "le personnel militaire des forces armées de l’Ukraine, contrairement aux nationalistes, a prêté serment au peuple ukrainien et a obéi aux ordres", et il est donc nécessaire "de le traiter avec respect".

https://fr.sputniknews.com/20220224/la-defense-russe-annonce-avoir-neutralise-74-installations-militaires-ukrainiennes-1055343024.html

Opération militaire russe en Ukraine

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DEBUT DE L'INTERVENTION RUSSE DE DEMILITARISATION ET DE DENAZIFICATION DE L'UKRAINE

Par Le 24/02/2022

jeudi 24 février 2022

Début de l'intervention russe de démilitarisation et de dénazification de l'Ukraine

 

Ce matin à 6 heures, le Président russe Vladimir Poutine s'est adressé à la Nation, pour annoncer la décision prise de lancer une opération militaire en Ukraine, visant à la démilitarisation et à la dénazification du pays. L'ampleur de l'intervention militaire russe a laissé K.O. autant les autorités ukrainiennes, que leurs tuteurs atlantistes.

Ce matin, le Président russe s'est adressé à la Nation, pour annoncer le début d'une opération militaire en Ukraine (voir en anglais ici) :

"Il a déclaré que Moscou chercherait la "démilitarisation et la dénazification" de l'Ukraine, a appelé l'armée ukrainienne à déposer les armes et a averti qu'il suivrait une réponse rapide aux tentatives d'intervention étrangère de l'extérieur."

Et d'expliquer :

""Son but est de protéger les personnes qui ont été exposées pendant huit ans à l'humiliation et au génocide par le régime de Kiev. Pour cela, nous chercherons à démilitariser et à dénazifier l'Ukraine, et nous ferons également pression pour que soient traduits en justice ceux qui ont commis de nombreux crimes sanglants contre des civils pacifiques, y compris des citoyens russes. »

Les plans de Moscou ne prévoient pas une occupation de l'Ukraine. C'est pour le droit du peuple ukrainien à l'autodétermination. En outre, Poutine a déclaré que la Russie ne pouvait pas laisser Kiev obtenir des armes nucléaires et a rappelé l'expansion illégitime de l'OTAN vers l'Est." 

Poutine s'est directement adressé aux Ukrainiens : déposer les armes, rentrer chez soi et construire un nouvel avenir - surtout pouvoir réellement décider de cet avenir. Quant aux autres  : 

"Personne ne devrait douter qu'une attaque directe contre la Russie se termine par la défaite de l'agresseur potentiel et de terribles conséquences pour l'agresseur", a-t-il averti. "Quiconque essaie de nous créer des obstructions, et encore moins de menacer notre pays et notre peuple, doit savoir que la réponse de la Russie suivra sans délai et entraînera des conséquences que vous n'avez jamais rencontrées dans votre histoire. Nous sommes prêts à toute situation. Toutes les décisions nécessaires à cet égard seront prises. J'espère que je serai entendu", a déclaré Poutine.

Immédiatement, les militaires russes ce matin ont mis hors-service les aéroports militaires dans toute l'Ukraine, les dépôts d'armement ont été touché sut tout le territoire et le système de défense aérien. Selon les déclarations du ministère russe de la Défense, les gardes-frontières ukrainiens n'ont opposé aucune résistance, les militaires refusent massivement le combat et quittent leurs positions. Les hommes sont toujours beaucoup plus sage et moins fanatiques que les dirigeants, les Ukrainiens n'ont en général pas envie de se battre contre les Russes. 

Surtout que ceux qui les envoient au combat restent loin de tout cela, discutent de nouvelles sanctions, de leurs intérêts économiques.

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Publié par à 12:16 

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