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INCENDIE A BORD DU PORTE-AVIONS RUSSE AMIRAL KOUZNETSOV : LE BILAN EST DE UN MORT ET UN DISPARU

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Incendie à bord du porte-avions russe: le bilan s'alourdit à un mort et un disparu

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Un militaire a trouvé la mort et un officier est porté pour le moment disparu suite à l’incendie qui s’est produit sur le porte-avions russe Amiral Kouznetsov, d’après le service de presse de la Flotte du nord.

Un militaire a trouvé la mort lors de l'extinction du départ de feu sur le porte-avions russe Amiral Kouznetsov, à Mourmansk, a fait savoir la Flotte du nord.

«Lors de l'anihilation du foyer de fumée, un des militaires de la Flotte du nord a péri», a-t-il été déclaré.

Et d’ajouter que les recherches concernant un officier faisant partie du service en charge de la viabilité de l’appareil se poursuivent.

https://fr.sputniknews.com/russie/201912121042589593-incendie-a-bord-du-porte-avions-russe-le-bilan-des-victimes-rendu-public-/


 

L'AGENCE MONDIALE ANTIDOPAGE (AMA) EXCLUE LA RUSSIE DES COMPETITIONS INTERNATIONALES SPORTIVES POUR QUATRE ANS

Un gymnaste russe lors des Jeux olympiques 2016 de Rio de Janeiro (archive photo)

Dopage: l'AMA exclut la Russie des Jeux olympiques pendant quatre ans

© Sputnik . Konstantin Chalabov

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Le comité exécutif de l’AMA, qui s'est réuni le 9 décembre à Lausanne, a confirmé les sanctions à l'encontre de la Russie, privant ses athlètes de la possibilité de participer aux Jeux olympiques pour une durée de quatre ans. Les mesures incluent Tokyo-2020 et Pékin-2022, selon un porte-parole de l'AMA.

L'Agence mondiale antidopage a annoncé lundi 9 décembre l'exclusion de la Russie des compétitions internationales sportives, dont les Jeux olympiques, pour quatre ans.

«La liste complète des recommandations (de sanctions du Comité de révision de la conformité) a été approuvée à l'unanimité» des douze membres du comité exécutif. Il s’agit de «l'exclusion du drapeau russe des JO et de tout championnat du monde pendant quatre ans, avec la possible présence de sportifs russes sous drapeau "neutre"», a déclaré aux médias un porte-parole de l'AMA à l'issue du comité exécutif réuni à Lausanne.

Le Comité exécutif de l'AMA a décidé que seuls les athlètes russes propres avec un drapeau neutre et sans hymne se produiront aux Jeux olympiques, à la Coupe du monde et aux Jeux paralympiques les plus proches, selon l'Agence russe antidopage.

Réaction de la Russie

La Russie a annoncé qu'elle saisirait l’arbitrage sportif à Lausanne pour faire appel de la décision de l'AMA, a fait savoir Svetlana Zhurova, première vice-présidente de la commission des affaires internationales de la Douma d'État.

«Les athlètes ne sont pas responsables de cette histoire. Ils ont a été "à moitié bannis" pendant tout ce temps. Soit ils apparaissent avec le drapeau soit ils apparaissent sans le drapeau. Soit ils vont aux Jeux olympiques soit ils ne vont pas aux Jeux olympiques», a déclaré Mme Zhurova.

Recommandations de l'AMA

 

Maria Zakharova

© SPUTNIK . KIRILL KALLINIKOV

Moscou qualifie de «politique» l'exclusion recommandée de la Russie des compétitions sportives

Le 25 novembre, le Comité de révision de la conformité a recommandé dans un communiqué au Comité exécutif de l’organisation de considérer l'Agence russe antidopage (RUSADA) comme non conforme au code de l'organisation et d'appliquer un certain nombre de sanctions à l'encontre de la Russie, privant notamment ses athlètes de la possibilité de participer à des compétitions internationales pendant quatre ans. Le comité a justifié ces mesures par le fait que les informations présentées par Moscou n’étaient ni «complètes» ni «totalement authentiques».

https://fr.sputniknews.com/russie/201912091042567436-dopage-lama-exclut-la-russie-des-jeux-olympiques-pendant-quatre-ans/


 

MOSCOU REJETTE L'INTERVENTION US DANS LES RELATIONS IRAN-RUSSIE

Moscou rejette l’intervention US dans les relations Téhéran-Moscou

Sun Dec 1, 2019 6:57PM

Centrale atomique de Boushehr (sud) construit avec la coopération de la Russie. ©TASS

Centrale atomique de Boushehr (sud) construit avec la coopération de la Russie. ©TASS

« La Russie est un pays souverain qui n’a nul besoin de la permission des États-Unis ou d’autres pays pour développer sa coopération avec l’Iran », a déclaré l’ambassadeur de Russie en Iran.

Dans une interview accordée ce dimanche à PressTV, l’ambassadeur russe à Téhéran, Levan Dzhagaryan, a déclaré que la construction de la deuxième unité de la centrale atomique de Boushehr est l’un des projets communs les plus importants de l’Iran et la Russie.

« Des pays comme les États-Unis exercent leur pressions sur Moscou pour suspendre sa coopération avec la partie iranienne, mais la Russie est un pays souverain qui n’a nul besoin de la permission des États-Unis ou d’autres pays pour développer sa coopération avec l’Iran », a déclaré l’ambassadeur russe.

Armes : Moscou garnira l’arsenal iranien

Armes : Moscou garnira l’arsenal iranien

Selon une résolution de l’ONU, l’Iran pourra bientôt s’approvisionner en armes offensives, confrontant les USA à un nouveau défi.

Quant au retrait unilatéral des États-Unis du Plan global d’action conjoint (PGAC), Levan Dzhagaryan a déclaré que La Russie, la Chine et certains pays de l’Europe feront tout leur possible pour empêcher Washington et ses alliés de réaliser leur scénario éventuel de saisir le Conseil de sécurité de l’ONU au sujet du dossier nucléaire iranien.

Et l’ambassadeur russe d’ajouter: « Tout le monde sait que le PGAC est sérieusement menacé et que Washington en est le seul responsable. Nous condamnons fermement le retrait américain du PGAC qui a poussé l’Iran à agir en représailles étant donné que Téhéran n’a aucunement profité de cet accord à cause des sanctions unilatérales des États-Unis. »

Levan Dzhagaryan a déclaré que la République islamique d’Iran a prouvé sa bonne volonté en respectant complètement ses engagements dans le cadre du PGAC.

Interrogé sur la quatrième étape de la réduction des engagements nucléaires de l’Iran, l’ambassadeur de Russie a souligné que les États-Unis en étaient entièrement responsables « Malheureusement, certains de nos partenaires européens critiquent l’Iran au lieu de reprocher l’action illégale des États-Unis », a-t-il ajouté.

http://french.presstv.com/Detail/2019/12/01/612599/Nucleaire-Moscou-soutien-la-position-de-lIran


 

ARABIE SAOUDITE : APRES LA TURQUIE DU FAUX-CUL ERDOGAN, POUTINE NÉGOCIE AVEC LES "COUPEURS DE TETES" SAOUDIENS LA LIVRAISON DE MISSILES S-400

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La Russie négocie avec l’Arabie saoudite la livraison des missiles S-400

© Sputnik . Rouslan Krivobok

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Moscou et Riyad négocient actuellement la livraison des missiles russes S-400, a indiqué le Service fédéral russe pour la coopération militaire et technique. D’autres pays du Moyen-Orient ont fait part de leur intérêt pour ce système de défense antiaérienne russe.

La Russie et l’Arabie saoudite discutent des conditions de livraison des systèmes de défense S-400, en vertu de l’accord signé en 2017, a informé la porte-parole du Service fédéral russe pour la coopération militaire et technique Maria Vorobieva. Elle a par ailleurs souligné que plusieurs pays du Moyen-Orient étaient également intéressés par les missiles russes.

«Les requêtes des acheteurs potentiels du meilleur système de défense antiaérienne au monde, qui surpasse de loin les systèmes proposés par nos concurrents, seront dûment examinées», a-t-elle déclaré.

Les S-400 russes au cœur des tensions turco-américaines

En 2017, Moscou avait également signé un contrat de 2,1 milliards d’euros avec Ankara pour la livraison de S-400. Les États-Unis ont tenté en vain de convaincre la Turquie d’y renoncer, au profit des systèmes de défense américains Patriot. Washington l’avait alors évincée de son programme des F-35. Les livraisons des missiles russes ont quant à elles démarré en juillet dernier.

S-400

© SPUTNIK . ALEXEY MALGAVKO

Moscou précise la date de la mise en service de ses systèmes S-400 en Turquie

Le 5 octobre dernier, l’Inde a à son tour signé un contrat de livraison de S-400 avec la Russie. Si Donald Trump a fait savoir que cette décision aurait des conséquences, le ministre indien des Affaires étrangères a déclaré qu’il espérait que les États-Unis comprendraient pourquoi l’accord est important pour son pays, soulignant qu’aucun n’était en droit de dire s’ils pouvaient acheter du matériel militaire à la Russie.

Le S-400 Triumph est un système de défense antiaérienne longue portée, conçu pour viser des avions, des missiles de croisière et des missiles balistiques, ainsi que des cibles terrestres. Il est capable d’atteindre des cibles dans un rayon de 400 kilomètres et à une altitude allant jusqu’à 30 kilomètres.

https://fr.sputniknews.com/international/201911171042441617-la-russie-negocie-avec-larabie-saoudite-la-livraison-des-missiles-s-400/


 

LA RUSSIE ESTIME QUE L'IRAN N'A PAS ENFREINT LES RÉGLES DE NON-PROLIFERATION NUCLÉAIRE

L’Iran n’a pas enfreint les règles de non-prolifération nucléaire, estime Moscou

 Depuis 13 minutes  6 novembre 2019

lavrov

 Iran - Monde islamique

 

L’Iran, qui a annoncé la reprise prochaine d’activités d’enrichissement d’uranium en réaction aux sanctions américaines à son encontre, n’enfreint pas pour autant ses obligations en matière de non-prolifération nucléaire, a estimé mercredi la diplomatie russe.

« Toutes les mesures de l’Iran concernant la réduction de ses obligations se font en informant l’AIEA (Agence internationale pour l’énergie atomique) en présence d’inspecteurs de l’AIEA et sans enfreindre la moindre disposition de l’accord sur la non-prolifération nucléaire et du protocole additionnel », a indiqué, selon les agences russes, le ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.

Tandis que le président français Emmanuel Macron a accusé mercredi l’Iran de « pour la première fois (…) sortir du cadre du JCPOA », l’accord sur le nucléaire iranien de 2015, M. Lavrov a renvoyé les Européens à leurs responsabilités.
« On demande à l’Iran de tout mettre en œuvre sans exception, mais en retour on ne lui donne rien », a-t-il dit.

Il a notamment pointé du doigt la lenteur de la mise en œuvre d’Instex, un mécanisme de troc créé début 2019 pour l’Iran par les Européens et destiné à contourner les sanctions américaines en évitant d’utiliser le dollar.

M. Lavrov a une nouvelle fois rendu responsable les Etats-Unis des tensions autour du dossier du nucléaire iranien, qui dominent de nouveau l’agenda diplomatique international depuis que Donald Trump a décidé de sortir du JCPOA et de multiplier les sanctions contre Téhéran.
« Nous sommes très préoccupés et cette préoccupation ne date pas d’hier ou d’aujourd’hui mais de mai de l’année dernière, lorsque les Etats-Unis ont annoncé leur sortie de l’accord », a-t-il rappelé.

L’Iran a annoncé mardi la reprise prochaine de ses activités d’enrichissement d’uranium dans l’usine de Fordo (à quelque 180 km au sud de Téhéran) gelées en vertu de l’accord de Vienne sur le nucléaire iranien.

C’est la quatrième phase du plan de réduction des engagements iraniens lancé en mai, en riposte au retrait américain.
Le président Hassan Rohani a assuré que les mesures prises par son pays étaient « réversibles » et que Téhéran restait prête à respecter pleinement ses engagements dès que les autres parties (Chine, France, Royaume-Uni, Russie et Allemagne) en feront autant en satisfaisant ses demandes.

L’Iran exige en particulier de pouvoir exporter son pétrole et que son système financier puisse sortir de l’isolement des sanctions.

Source: AFP

https://french.almanar.com.lb/1546118


 

SECONDE GUERRE MONDIALE : LA RUSSIE DÉCLASSIFIE DES DOCUMENTS SUR LA LIBERATION DE L’EUROPE PAR L’ARMEE ROUGE

18 OCT

Seconde Guerre mondiale : la Russie déclassifie des documents sur la libération de l’Europe par l’Armée rouge

https://histoireetsociete.files.wordpress.com/2019/10/1c746-25d025a125d025bd25d025b825d025bc25d025be25d025ba2b25d1258d25d025ba25d1258025d025b025d025bd25d025b02b252816882529.png?w=400&h=290

 

Le ministère russe de la Défense continue à déclassifier et publier nombre de documents concernant la Seconde Guerre mondiale et en particulier la libération de l’Europe par l’Armée rouge. Il est vrai que la tentative de réécriture de l’histoire voulant rabaisser l’URSS au rang des pays agresseurs pour laisser la place aux Etats-Unis et faire oublier la collaboration plus qu’active des pays européens avec les nazis, dans un contexte d’acculturation des populations, obligent à une réponse. Les documents sont accessibles, les personnes intéressées peuvent les consulter.

Ce mouvement de réécriture de l’histoire que nous observons s’explique par un changement des rapports de forces sur la scène internationale. L’URSS, vainqueur incontesté à l’époque, a été juridiquement remplacée par la Russie dans les organismes internationaux, sans avoir – objectivement – le même capital politique. Avec le temps, les failles se sont approfondies et l’occasion fut trop belle pour le clan atlantique d’utiliser cet état de fait afin de reconstruire à leur avantage le discours sur la Seconde Guerre mondiale, dont les conséquences sont redevenues un enjeu géostratégique avec la chute de l’URSS. Comme si le monde atlantique revivait une version hollywoodisée de cette tragédie mondiale, le discours – adapté au niveau de l’époque – se transforme en un joli conte pour les enfants occidentaux et leurs petits amis.

Face à cette dangereuse tendance, le ministère russe de la défense rend publics de nombreux documents d’époque. A l’occasion des 75 ans de la libération de Riga en 1944, nombre de documents concernant les crimes nazis en Lettonie ont été publiés (voir ici le site du ministère russe de la défense), entre autres sur le camp d’extermination de Salaspils.

 

https://histoireetsociete.files.wordpress.com/2019/10/244a2-25d025a125d025bd25d025b825d025bc25d025be25d025ba2b25d1258d25d025ba25d1258025d025b025d025bd25d025b02b252816902529.png?w=400&h=383

 

La libération de Tallinn en Estonie par l’Armée rouge et l’accueil de la population a également fait l’objet de publications sur le site du ministère russe de la Défense (voir ici). En Estonie aussi, les crimes des nazis furent conséquents et les Allemands tentèrent « d’effacer » les traces face à l’avancée de l’Armée rouge par des massacres de civils et de prisonniers dans les camps d’extermination :

« En septembre, les nazis ont fusillé et brûlé dans la région de Klooga – Rand plus de 3 000 personnes, dont 800 Estoniens. Pendant plusieurs jours ici la fumée stagnait, autant que l’odeur des cadavres. »

Parmi ces 3 000 personnes, il y avait des civils, des femmes, des enfants, des prisonniers de guerre … A l’arrivée des troupes soviétiques, les nazis ont finalement quasiment exterminé tous les prisonniers des camps.

 

https://histoireetsociete.files.wordpress.com/2019/10/44a92-tallinn.jpg?w=400&h=225

 

Et c’est justement dans ces pays baltes que l’on voit la plus grande force de réhabilitation de la collaboration nazie, avec les Marches annuelles des bourreaux d’alors, devenus les héros d’aujourd’hui.

Le ministère de la Défense a également publié les documents concernant la libération de Bucarest (voir ici) par les Soviétiques en collaboration avec l’armée roumaine et concernant la libération de Minsk (voir ici) « d’où il était possible de voir Berlin« .

Maintenant, le ministère vient de publier les documents concernant la libération de Belgrade, en collaboration avec l’armée populaire de libération de la Yougoslavie (voir ici). Lors de cette bataille, 2 900 membres au moins de l’armée populaire de libération de la Yougoslavie sont morts et environ un millier de soldats soviétiques. Une partie des documents est ici aussi consacrée aux crimes commis par les nazis contre les Serbes dans le camp de concentration de la ville de Ruma, selon le témoignage de l’officier allemand Carl Weimann. Le commandement allemand des forces armées en Serbie avait déclaré que pour chaque soldat allemand tué, 100 Serbes seraient fusillés et 50 pour un blessé Allemand. Le camp de Ruma contenait environ 40 000 personnes. Chaque jour, les nazis lisait à la population la liste des Serbes condamnés à être fusillés.

 

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Pour ne pas oublier, il est important de rappeler régulièrement les faits. L’homme oublie vite ce qui le dérange. Ou ce qui n’entre plus dans le cadre – rétréci – des sociétés postmodernes est délicatement gommé.

 

 

 

Publié par histoireetsociete le octobre 18, 2019 dans GUERRE et PAIXHISTOIREURSS. Révolution d'octobre

 

 

https://histoireetsociete.wordpress.com/


 

AU MOYEN-ORIENT, POUTINE, LE LIBERAL AUX DENTS LONGUES SEMBLE TRÈS TENTE DE PRENDRE LE ROLE DES AMÉRICAINS

Vladimir Poutine offre un objet d'art fait d’une défense de mammouth à prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane lors d'une visite d'État en Arabie saoudite

Au Moyen-Orient, «Poutine est très tenté de prendre le rôle des Américains»

© Sputnik . Alexey Nikolsky

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Suite au désengagement américain du Moyen-Orient, d’autres acteurs s’activent pour prendre le leadership. Et la Russie semble être en pole position. Sputnik France revient avec Olivier Da Lage, rédacteur en chef de RFI et spécialiste de la région, sur les enjeux d’une géopolitique régionale en pleine métamorphose.

«La nature a horreur du vide, la géopolitique aussi.»

La première visite depuis douze ans de Vladimir Poutine en Arabie saoudite et dans les Emirats arabes unis l’exemplifie parfaitement. Alors que les États-Unis réduisent leur présence et leur influence au Moyen-Orient en revenant vers un traditionnel isolationnisme, d’autres acteurs viennent combler ce vide, à commencer par la Russie.

le prince Mohammed Ben Salmane et le président russe Vladimir Poutine

© SPUTNIK . MIKHAIL KLEMENTIEV

Poutine arrive en Arabie saoudite pour une visite «historique» 12 ans après sa première venue

 

De leur côté, les monarchies du Golfe cherchent à marquer leur distance vis-à-vis de Washington, surtout depuis le manque de soutien de la Maison-Blanche à l’Arabie saoudite suite à l’attaque du site pétrolier d’Aramco. C’est ce qu’explique Alexeï Malachenko, directeur de recherche au think tank Institut du dialogue des civilisations à Moscou, à nos confrères de l’Opinion:

«Mohammed ben Salmane tâche de réorienter la politique étrangère saoudienne, de sorte que Riyad ne soit plus tributaire de Washington.»

​Les autorités russes prennent depuis quelque temps de plus en plus d’initiatives diplomatiques et stratégiques dans la région afin de multiplier les liens avec les différents acteurs. Pourtant, entre les monarchies du Golfe et la Russie, les relations n’ont pas toujours été au beau fixe. Les divergences entre les deux pays sur des dossiers brûlants comme la Syrie ou l’Iran ne laissaient pas présager, il y a de ça deux ans, qu’un rapprochement pourrait avoir lieu. Et pourtant.

Reçu en grandes pompes à Riyad puis Abu Dhabi les 14 et 15 octobre, le Président russe s’est affiché, tout sourire, avec les dirigeants des deux pays, pourtant hostiles à son allié iranien. Au programme: discussions sur l’architecture de sécurité au Moyen-Orient, sur la régulation des prix des ressources naturelles et signatures de contrats aux sommes faramineuses dans le secteur des technologies de pointe.

 «Toute notre coopération vise à renforcer la paix, la sécurité dans la région et à stabiliser la situation dans le secteur énergétique mondial. Tout cela donne des résultats positifs», a déclaré Vladimir Poutine lors de sa visite à Riyad.

Cette architecture de sécurité régionale en pleine mutation soulève d’importantes questions sur le rôle des différentes puissances régionales et internationales: quelle est la stratégie de la Russie au Moyen-Orient? Comment se matérialise-t-elle? Sputnik France fait le point sur ces questions lourdes avec Olivier Da Lage, rédacteur en chef de RFI, spécialiste et auteur de nombreux ouvrages sur le Moyen-Orient et la péninsule arabique.

Sputnik France: On a vu des dirigeants enthousiastes de se rencontrer à Riyad, puis à Abu Dhabi lors de la visite de Vladimir Poutine en Arabie saoudite puis aux Émirats. Où en sont les relations entre la Russie et les monarchies du Golfe (sauf le Qatar)?

Vladimir Poutine offre un objet d'art fait d’une défense de mammouth à prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane lors d'une visite d'État en Arabie saoudite

© SPUTNIK . ALEXEY NIKOLSKY

Poutine offre des cadeaux rares aux membres de la famille royale saoudienne

 

Olivier Da Lage: «Elles sont plutôt bonnes, je dirais même pragmatiques. Ces monarchies ont pris acte que la Russie avait pris la main dans la région, notamment dans le dossier syrien. D’autre part, elles sont un peu inquiètes de l’inconstance de Donald Trump et se demandent si la garantie américaine jouera. Je dirais donc que ces relations sont ouvertes J’ajoute qu’il y a des intérêts pétroliers et gaziers communs qui font que ces pays ont des choses à se dire. Finalement, les circonstances géopolitiques actuelles justifient un renforcement de ces relations.» 

Sputnik France: Ce rapprochement ne risque-t-il pas du point de vue russe de heurter l’allié traditionnel iranien? Ça ressemble tout de même à un jeu dangereux…

Olivier Da Lage: «Effectivement. C’est à la fois la force et la faiblesse de la position russe. C’est-à-dire que la Russie a réussi à s’imposer comme l’acteur international qui parle à toutes les parties, que ce soit les Israéliens, les monarchies du Golfe, les Turcs, les Iraniens… Cette position présente aussi un certain nombre de limites. À un moment donné, on ne peut pas dire à tout le monde «on est d’accord avec vous», ça ne marche pas. Il faut donc savoir où mettre les réserves et, courir le risque que les relations se dégradent.»

Sputnik France: La Russie s’est proposée comme médiatrice dans des discussions entre l’Arabie saoudite et l’Iran. Il y a quelques jours, elle a facilité des discussions entre les forces kurdes et le gouvernement syrien. Il y a quelques semaines, la diplomatie russe mettait en avant un système de sécurité collective dans le Golfe, qu’elle défend toujours. Au fond, quel est le but de cette stratégie de facilitateur?

Olivier Da Lage: «Il est clair que Vladimir Poutine est très tenté de prendre le rôle longtemps tenu par les Américains dans beaucoup de dossiers au Proche-Orient. Son action a été décisive en Syrie, mais pose d’autres problèmes par ailleurs, car la Russie a contribué à faire de très nombreux morts à Alep et Idleb. Il faudra que la Russie se rende compte qu’on ne peut avoir tous les pouvoirs, en particulier au Moyen-Orient. Les Américains ont appris à leurs dépens, que leur rôle de numéro un dans la région ne leur permettait pas d’imposer, ou d’influencer de manière déterminante, un processus. Et ce, qu’il s’agisse du processus israélo-palestinien, ou autre. Aussi, le fait que les Américains ne parlent pas avec les Iraniens les privaient d’une marge de manœuvre importante.

Bachar el-Assad

© SPUTNIK . MIKHAÏL VOSKRESSENSKI

Tahhan: «Nous assistons à la victoire finale d’Assad et ses alliés contre la France et ses alliés»

 

De leur côté, les Russes ne sont pas les seuls à agir dans la région. Par exemple, le Premier ministre pakistanais Imran Khan s’est également proposé pour jouer les facilitateurs entre l’Arabie saoudite et l’Iran. Certes, le Pakistan est moins puissant que la Russie, mais c’est un pays musulman, et il entretient de bonnes relations avec l’Arabie saoudite et l’Iran. Le risque pour la Russie est donc de penser qu’elle peut tout faire au Moyen-Orient, ce qui n’est pas le cas.»

Sputnik France: Vous confirmez donc que la Russie essaye de combler un vide laissé par des États-Unis de plus en plus isolationniste?

Olivier Da Lage: «Très clairement. Je pense qu’il y a deux aspects. D’une part, des aspects bilatéraux, c’est-à-dire que la Russie cherche à améliorer ses positions individuelles dans chacun des états de la région. De l’autre, un aspect régional: "la nature a horreur du vide", la géopolitique aussi. À partir du moment où l’administration Trump montre un désintérêt pour ce qu’il se passe au Moyen-Orient, il est logique que d’autres cherchent à prendre la place. De ce point de vue, la Russie est mieux préparée, car elle à une longue histoire dans la région et une stratégie. D’autres acteurs ne sont pas encore prêts à jouer ce rôle, je pense à l’Inde qui n’a pas cette ambition globale, et la Chine qui n’est pas encore préparée à ce jouer ce rôle, même si ça viendra peut-être. Donc oui, il y a avait une carte à jouer pour le gouvernement russe, qui l’a joué.»

Sputnik France: Entre une Amérique qui se recroqueville sur elle-même et une Russie qui semble étendre sa zone d’influence dans la région, n’y a-t-il pas une place pour une voix européenne? Quelle est la stratégie pour l’Europe dans tout ça?

Olivier Da Lage: «Dire qu’il y a une "stratégie", c’est un grand mot. Il y a une politique européenne au Moyen-Orient, mais l’Europe est absorbée par ses problèmes internes, comme le Brexit, la mise en place de la nouvelle commission. Il y a aussi quelques désaccords entre plusieurs pays, certains pays de l’Est notamment, qui sont plus proches d’Israël que les autres membres traditionnels de l’Union Européenne (UE). Cela rend extrêmement difficile le fait d’articuler une politique globale, et d’autre part l’UE n’est pas une puissance militaire. Au Moyen-Orient, donc, l’influence des européens, qu’il ne faut pas sous-estimer non plus, est plutôt orientée vers une forme de soft-power, qui trouve aujourd’hui ses limites face à une situation dans laquelle les armes sont en train de parler.»

El presidente turco Recep Tayyip Erdogan (archivo)

© SPUTNIK . ALEXEY DRUZHININ

«Si l’Europe était capable de faire quelque chose» face à la Turquie «ça se saurait»

 

Sputnik France: Et à l’échelle française?

Olivier Da Lage: «C’est la même chose. La France a de l’influence dans un certain nombre de pays, je pense en particulier aux pays arabes du Golfe. C’est un peu plus compliqué avec Israël, avec l’Iran aussi, mais dans tous les cas, au Moyen-Orient, la France toute seule ne peut rien faire.»

https://fr.sputniknews.com/international/201910161042272577-au-moyen-orient-poutine-est-tres-tente-de-prendre-le-role-des-americains/


 

PARTI COMMUNISTE DE RUSSIE SUR LES ELECTIONS DE 2019. FORTE PROGRESSION DU PCFR. LE PARTI DE POUTINE PERD UN TIERS DE SES SIEGES A MOSCOU

Parti communiste de la Fédération de Russie sur les Résultats des élections de 2019
9/20/19 12:46 PM
Un jour d'élection unifié a eu lieu le 8 septembre dans les 85 sujets fédéraux russes. Seize régions ont élu leurs gouverneurs, tandis que les autres ont élu leurs parlements municipaux et municipaux.

L'élection s'est déroulée dans un contexte socio-économique difficile dans le pays ainsi que dans le contexte de changements substantiels dans l'humeur générale des citoyens, qui ont été enregistrés depuis longtemps par les sociologues.

La colère du public pendant plus de cinq ans de baisse des revenus et une hausse impopulaire de l'âge de la retraite, ainsi que d'autres réformes cannibales obstinément exécutées par le gouvernement, ont provoqué une profonde méfiance à l'égard du pouvoir, qui s'est traduite par l'abandon du soutien du parti dirigeant russe Russie Unie (UR).

En fait, les résultats de cette campagne ont démontré de manière frappante les nouvelles tendances politiques issues des élections de 2018 à Khakassia, dans la région de Vladimir, dans le territoire de Khabarovsk et à Primorye avec des résultats choquants pour les autorités locales.

Afin d'éviter une répétition du vote de protestation de l'an dernier (où les citoyens de plusieurs régions ont voté contre les candidats officiels du gouvernement, de sorte qu'ils ne pouvaient pas falsifier le vote), cette fois-ci les concurrents potentiels (le PCFR en particulier) ont été empêchés de participer à la course et de s'inscrire comme candidats sous un prétexte fallacieux.

Au lieu d'apporter des changements dans la politique intérieure, on a préféré diverses technologies malveillantes comme les "filtres municipaux", les "spoilers" - partis, candidats - homonymes, vote électronique, etc.

Après l'élection, l'UR s'est empressée de se déclarer triomphalement vainqueur de la campagne électorale, mais malgré la grande rhétorique de son siège, nous ne l'évaluons que comme une tentative de déformer la réalité.

Nos candidats étaient les deuxièmes dans 10 des 12 régions avec un meilleur résultat que lors de l'élection précédente.  Nous avons augmenté le nombre total de sièges dans les parlements municipaux de treize régions, laissant derrière nous les libéraux démocrates et le parti Russie juste. Ainsi, au total, après les élections de 2019, le PCFR a considérablement accru sa présence dans les parlements à tous les niveaux. 

Mais la défaite la plus grave a été subie par le parti au pouvoir, Russie unie, à Moscou.  Le parti pro-président a perdu un tiers de ses sièges au parlement de Moscou en dépit des nombreuses "astuces électorales" utilisées.

Cette fois-ci, tous ses candidats moscovites ont changé de nom pour devenir indépendants dans un effort apparent pour se distancier de leur parti, dont la popularité est à son plus bas niveau depuis plus de dix ans.  Espérons que les Moscovites puissent faire un choix correct, ce qui nous a permis d'obtenir 13 (5) sièges sur 45, et c'est le meilleur résultat de ces dernières années.  

En conclusion, il convient de dire que les élections de 2019 ont une fois de plus démontré la baisse de popularité du parti Russie unie ainsi que la politique sociale et économique menée par le gouvernement. Et au contraire, le soutien national au PCFR et aux forces de gauche est en hausse en Russie.

 

 CC PCFR

Département International

source :  http://www.solidnet.org/article/CP-of-the-Russian-Federation-2019-Election-results/


 

LA RUSSIE DÉNONCE L’ATTAQUE AUX DRONES REVENDIQUÉE PAR LA RESISTANCE YEMENITE VISANT DEUX SITES PÉTROLIERS SAOUDIENS. DANS QUEL CAMP ES-TU POUTINE ?

Ministère russe des Affaires étrangères

La Russie réagit à l’attaque de drones visant des installations pétrolières saoudiennes

© Sputnik . Natalia Seliverstova

RUSSIE

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Dossier:

Attaques de drones contre des installations pétrolières saoudiennes (10)

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Le ministère russe des Affaires étrangères a «fermement» dénoncé les récentes frappes réalisées contre les deux installations pétrolières d’Aramco en Arabie saoudite, tout en appelant à ne pas tirer de conclusions «hâtives» quant aux auteurs de l’attaque.

Dans un communiqué relayé sur son site, la diplomatie russe a réagi à l’attaque de drones ciblant les installations pétrolières en Arabie saoudite le 14 septembre.

«Un tel développement des événements provoque une vive préoccupation à Moscou. Nous condamnons fermement les frappes contre les cibles non militaires, la destruction de l’infrastructure sociale et économique, toute action capable de déséquilibrer l’offre et la demande concernant les ressources énergétiques, provoquer une nouvelle vague d’instabilité sur le marché mondial des hydrocarbures avec des conséquences négatives pour l’économie mondiale», lit-on.

Le ministère russe a en outre appelé à ne pas échafauder de conclusions précipitées quant aux auteurs de ces frappes.

 

Raffinerie de pétrole

© FLICKR/ WYATT WELLMAN

Attaques de drones: qu’en est-il des livraisons de pétrole saoudien?

«Nous recommandons vivement de ne pas tirer de conclusions hâtives concernant ceux qui ont commis l’attaque contre les installations pétrolières saoudiennes. Nous jugeons contre-productif d’utiliser ce qu’il s’est passé pour déchaîner les passions autour de l’Iran dans le contexte de la politique connue des États-Unis. En particulier, les options prévoyant des mesures en représailles, qui seraient examinées actuellement à Washington, semblent inadmissibles.»

 

Raffineries attaquées

Deux installations pétrolières du géant Aramco en Arabie saoudite ont été la cible d’une attaque de drones de la part des Houthis yéménites, samedi 14 septembre. Cet événement a provoqué une diminution de moitié de la production et une augmentation du prix du brut de 12 à 13%.

Selon le ministre de l'Énergie, le prince Abdoulaziz ben Salmane, cité samedi 14 septembre par la Saudi Press Agency, 5,7 millions de barils par jour sont concernés par l'interruption partielle, soit près de la moitié de la production saoudienne, ou 5% du commerce quotidien mondial du pétrole.

Le secrétaire d'État américain, Mike Pompeo, a imputé ces attaques à l'Iran, ce que la République islamique a nié, dénonçant des accusations «insensées».

https://fr.sputniknews.com/russie/201909161042106470-la-russie-reagit-a-lattaque-de-drones-visant-des-installations-petrolieres-saoudiennes/


 

LE LIBERAL POUTINE LIVRE UNE SECONDE BATTERIE DE S-400 AU DANGEREUX CAMÉLÉON TURC ERDOGAN. CE N'EST PAS UNE BONNE NOUVELLE !

Poutine: Une seconde batterie du système de défense anti-aérienne S-400 livrée à la Turquie

 Depuis 6 heures  28 août 2019

s-400

 Amérique et Europe - Russie

 

La Russie a livré mardi une nouvelle batterie du système russe de défense antiaérienne S-400, a rapporté l’agence de presse russe Interfax, citant le président Vladimir Poutine.

« A propos du S-400, une autre livraison a été effectuée ce matin », a déclaré Poutine à son homologue turc Recep Tayyip Erdogan, en visite à Moscou.

Le ministère turc de la Défense a précisé que la livraison de cette deuxième batterie se poursuivrait pendant près d’un mois.

Ankara a acheté les systèmes russes malgré les protestations de Washington, qui estime notamment que les S-400 ne sont pas compatibles avec les dispositifs de l’Otan, dont la Turquie est membre.

Les Etats-Unis ont par ailleurs annoncé, depuis la livraison de la première batterie en juillet, l’exclusion de la Turquie du programme d’avions furtifs F-35, craignant que la Russie utilise les S-400 turcs pour collecter via ses formateurs des renseignements sur les avions américains.

Concrètement, une batterie de S-400 consiste en plusieurs véhicules: un centre de commande, différentes stations radar mobiles et jusqu’à 12 véhicules de lancement, d’énormes camions dotés de quatre missiles chacun.

Le S-400 est considéré comme l’un des systèmes de défense antiaérienne les plus modernes au monde, pour un coût inférieur à celui de ses concurrents comme le Patriot américain, et permet ainsi à Moscou dans le même temps, de semer un peu plus la discorde entre Ankara et ses alliés de l’Otan.

Source: Agences

https://french.almanar.com.lb/1478468