RUSSIE

SELON LES EXPERTS US, LA FLOTTE RUSSE POURRAIT EN CAS DE BESOIN PRIVER LES USA DE CONTACT AVEC LE MONDE EXTERIEUR

sous-marin

The Hill: la flotte russe pourrait priver les USA de contact avec le monde extérieur

© Sputnik . Alexei Danichev

DÉFENSE

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Selon les experts américains, les marins russes et les navires spéciaux peuvent perturber toutes les lignes de communication sous l'eau en cas de besoin et priver les Etats-Unis de contact avec le monde extérieur.

L'ancien expert en sécurité cybernétique et nationale auprès du Conseil de partenariat euro-atlantique, Kenneth Giers, a noté que des navires spécialisés de la marine russe pourraient, en cas de nécessité, commettre des sabotages sur toutes les communications sous-marines dans les océans, comme le cite The Hill.

 

Frégate Admiral Makarov

© SPUTNIK . ALEXEY DANICHEV

Combien de navires russes trouve-t-on en mer?

Les experts US attribuent un rôle particulier à la Googie russe, la Direction principale de la recherche en eau profonde, dont les spécialistes utilisent le navire unique Yantar pour mener des travaux en profondeur.

 

Ce navire, tout comme les sous-marins et les drones, est qualifié par les experts US de navire d'espionnage et de sabotage, capables de mener à bien presque toutes les missions.

À son tour, les membres de la Chambre des représentants des Forces armées et de sécurité nationale du Sénat notent que les câbles sous-marins constituent un élément essentiel de l'infrastructure non seulement pour la marine américaine, mais pour toute l'Amérique. Donc, une détérioration ou leur dégradation physique peuvent laisser le pays sans contact avec le reste du monde.

https://fr.sputniknews.com/defense/201806201036874638-flotte-russe-priver-usa-marins-contact/


 

SUITE AU RETRAIT DES USA, LA RUSSIE PRESENTE SA CANDIDATURE AU CONSEIL DES DROITS DE L'HOMME DE L'ONU

Siège du Conseil des droits de l'Homme des Nations unies

La Russie présente sa candidature au Conseil des droits de l’Homme de l’Onu

© REUTERS / Denis Balibouse

INTERNATIONAL

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Suite au retrait des États-Unis, la Russie a présenté sa candidature à une adhésion au Conseil des droits de l'Homme de l'Onu pour la période 2021-2023.

La mission permanente russe auprès des Nations Unies a commenté le retrait des États-Unis du Conseil des droits de l'Homme (CDH) et a présenté la candidature de la Russie au CDH.

«La Russie continuera son travail constructif au CDH, qui vise à maintenir un dialogue égal et une coopération sur les droits de l'Homme. C'est dans ce but que la Russie a présenté sa candidature à l'élection au CDH», a déclaré la mission permanente russe.

 

le Conseil des droits de l'homme de l'ONU

© FLICKR/ UN / JEAN-MARC FERRÉ

Y être ou ne pas y être: le Conseil des droits de l’Homme de l’Onu sans les USA?

Le mandat de la Russie auprès du Conseil a expiré à la fin de 2016. Lors de l'Assemblée générale de l'Onu de la même année, le pays n'a pas été réélu au CDH.

 

Les diplomates russes ont noté que le Conseil est «une plateforme internationale clé pour la coopération dans la promotion et la protection des droits de l'Homme», qui agit sur des principes d'impartialité, d'objectivité, de non-sélectivité, de dialogue constructif et de coopération.

«C'est l'organe de l'Onu qui, comme tout le système des Nations Unies, est censé servir tous les États membres et pas seulement un pays ou un groupe de pays. Malheureusement, nos collègues de Washington ne le comprennent pas ou ne le reconnaissent pas. Leurs idées sur la réforme du Conseil ont visuellement démontré leur solitude dans ce domaine», a commenté la mission russe.

«Apparemment, les États-Unis aimeraient transformer le Conseil en un outil obéissant pour promouvoir ses intérêts et punir les pays indésirables. Dans ce contexte, les tentatives des États-Unis d'imputer au Conseil la politisation et l'échec de son initiative par la quasi-totalité du monde, y compris ses alliés traditionnels, sont cyniques», ont ajouté les diplomates russes.

Il existe des lacunes dans le travail du CDH, souligne la mission russe, «toutefois, le Conseil a prouvé sa viabilité au fil du temps.»

 

Ghouta

© REUTERS / BASSAM KHABIEH

Moscou: les droits de l’Homme dans la Ghouta orientale soucient peu l’Onu

Les États-Unis se sont retirés mardi du Conseil des droits de l'Homme des Nations unies, basé à Genève, qui «sape leurs intérêts nationaux», d'après le secrétaire d'État Mike Pompeo. Le mandat des États-Unis au CDH expirait le 31 décembre 2019. Selon l'ambassadrice des États-Unis auprès de l'Onu, Nikki Haley, Washington poursuivrait la lutte pour les droits de l'Homme en dehors du Conseil. De son côté, M. Pompeo a accusé le Conseil des droits de l'Homme de ne pas défendre les droits de l'Homme, mais de couvrir leur violation.

https://fr.sputniknews.com/international/201806201036871502-russie-candidature-conseil-droits-homme-onu/


 

LE KH-32, NOUVEAU MISSILE DE CROISIERE RUSSE INQUIETE LES USA

Ce nouveau missile russe qui inquiète les Américains

Ce nouveau missile russe qui inquiète les Américains

© Photo. Public Domain / uploaded by Jno

LU DANS LA PRESSE

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Vzgliad

Dossier:

Traduction de la presse russe (juin 2018) (36)

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Les experts militaires américains sont inquiets: le bombardier supersonique russe Tu-22M3 sera doté du missile de croisière Kh-32 d'ici la fin de l'année, après quoi les sites militaires des pays de l'Otan se retrouveront menacés d'une frappe imparable.

La «panique» autour du missile de croisière Kh-32 n'est pas infondée, considère l'auteur du quotidien Vzgliad.

Par rapport à son prédécesseur le Kh-22, le nouveau missile de croisière air-sol Kh-32 est plus puissant et intelligent. Il a une portée de 1.000 km et sa vitesse avoisine les 5.400 km/h. En principe, il est hors d'atteinte pour la défense antiaérienne américaine.

 

Des bombardiers lance-missiles Tu-22M3 lors d'un raid en Syrie

© PHOTO. MINISTRY OF DEFENCE OF THE RUSSIAN FEDERATION

Un expert explique pourquoi l’US Navy devrait redouter les Tu-22M3

Le Kh-32 vole à une altitude de 40 km, soit 7 km au-dessus du rayon d'action d'un antimissile américain. De plus, il est deux fois plus rapide que la défense: 1.500 m/s contre 800 m/s. Son vol se déroule dans un intervalle de 3,5-4,6 Mach, soit 1100-1500 m/s. C'est plus rapide qu'une balle de mitrailleuse.

 

Bien sûr, si besoin, le Kh-32 peut être muni d'un explosif et être tiré contre un porte-avions. Le rayon d'interception de l'aviation embarquée des USA avoisine 700 km autour du porte-avions. Mais un Tu-22M3 peut tranquillement tirer un Kh-32 à 800 km de distance.

Les calculs détaillés sur la destruction de groupes ennemis existent déjà. Par exemple, un ou deux missiles Kh-32 peuvent détruire un croiseur de classe Ticonderoga ou un destroyer de classe Arleigh Burke. Par conséquent, un groupe naval de deux croiseurs ou destroyers lance-missiles peut être détruit par trois avions Tu-22M3 embarquant des missiles Kh-32.

 

Le bombardier supersonique russe Tu-22M3

© SPUTNIK . ILIYA PITALEV

Doté d'un missile dernier cri, le «tueur de porte-avions» Tu-22M3 renforce sa réputation

Une salve de 24 missiles Kh-32 contre un groupe aéronaval serait fatale pour le porte-avions et pour les navires de protection, et 72 missiles Kh-32 pourraient anéantir deux groupes aéroportés.

 

Si des ogives nucléaires étaient installées, cela montrerait clairement qu'il ne s'agit pas d'atteindre de simples porte-avions mais d'un missile invulnérable capable de mener différentes guerres avec un préjudice calculé suivant l'ennemi.

D'où la question: les USA ne dépensent-ils pas trop d'argent du contribuable pour des groupes aéronavals peu viables? Conclut le quotidien.

Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur de l'article repris d'un média russe et traduit dans son intégralité en français.

https://fr.sputniknews.com/presse/201806181036850861-russie-missile-kh-32-tu-22ms/


 

DEUX NAVIRES LANCE-MISSILES RUSSES ENTRENT EN MEDITERRANEE POUR SE DEPLOYER SUR LA ZONE

Grad Sviiajsk

Après le groupe naval US, des navires lance-missiles russes entrent en Méditerranée

© Photo. Ministère de la Défense

INTERNATIONAL

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Une semaine après un groupe naval américain, deux navires lance-missiles russes traversent le passage de la Mer Noire vers la Méditerranée pour entamer leur déploiement sur la zone.

Deux navires lance-missiles baptisés Grad Sviajsk et Veliki Oustioug sont partis du port russe de Sébastopol en direction de la Méditerranée, a annoncé dimanche le service de presse de la Flotte de la Mer noire. Hier, les appareils ont traversé les détroits du Bosphore et des Dardanelles.

 

USS Harry S. Truman

© FLICKR/ MICHAEL SANANGELO

Un groupe naval US dirigé par un porte-avions arrive en Méditerranée

Les bâtiments doivent rejoindre les forces navales russes déployées «dans la zone navale éloignée» pour commencer prochainement leur déploiement.

 

Le 10 juin, un groupe de navires de l'US Navy dirigé par le porte-avions USS Harry S. Truman a fait son entrée en Méditerranée. Selon le communiqué officiel de la marine américaine, l'objectif était la poursuite de la lutte contre Daech* en Syrie et en Irak.

*Organisation terroriste interdite en Russie

https://fr.sputniknews.com/international/201806181036840807-navires-russes-mediterrane/


 

NOUVELLE PROVOCATION DE L'OTAN CONTRE LA RUSSIE

Les troupes de l'Otan

Otan: une provocation de plus contre la Russie?

© REUTERS / Ints Kalnins

INTERNATIONAL

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La demande du gouvernement norvégien de doubler la présence de militaires américains sur son territoire constitue une provocation visant la Russie, estime un expert américain.

Les États-Unis et l'Otan continuent de provoquer la Russie contre eux-mêmes, la demande de la Norvège de doubler le contingent américain sur son territoire en étant le dernier exemple en date, écrit Ted Galen Carpenter, expert américain de la politique étrangère dans un article publié par la revue The National Interest.

Actuellement, la Norvège compte 330 militaires américains qui s'y trouvent sur une base de rotation. Si la demande du gouvernement norvégien est satisfaite, le contingent américain augmentera jusqu'à 700 personnes.

L’Otan

© AP PHOTO / RONI LEHTI / LEHTIKUVA

L’Otan déploiera deux armées et une flotte complète contre la Russie

 

Ces nouveaux militaires devraient être déployés dans le nord de la Norvège, à quelques centaines de kilomètres de la frontière avec la Russie, à la différence de ceux qui se trouvent dans la partie centrale du pays.

Les troupes américaines déployées sur une base de rotation permettent aux Norvégiens de tenir formellement la promesse donnée à Moscou en 1949 au moment de l'adhésion de la Norvège à l'Alliance atlantique. À cette époque, les autorités du pays avaient en effet promis de ne pas déployer de bases américaines sur le territoire de leur pays.

La ministre norvégienne des Affaires étrangères Ine Marie Eriksen Soreide, en demandant de doubler le contingent américain a rappelé qu'il serait déployé sur la base de rotation.
Du point de vue de l'expert américain, il s'agit d'un «tour cynique», incapable de tromper quiconque, et d'autant moins Vladimir Poutine et son entourage.

Les autorités norvégiennes ont déclaré que leur demande ne visait pas la Russie. L'expert Carpenter estime que cette déclaration est mensongère, du moment que la demande a été faite seulement quelques jours après que neuf pays du flanc oriental de l'Otan aient demandé à l'organisation de muscler sa présence dans la région.
En outre, l'Otan prévoit en octobre de mener sur le territoire norvégien l'exercice Trident Juncture 18 qui devrait impliquer 35.000 militaires, 70 navires et 130 avions.

La ministre norvégienne affirme néanmoins qu'elle ne voit pas de «raison sérieuse» pour la Russie de réagir à ces actions d'Oslo.

Les leaders de l'Otan continuent d'affirmer que les actions de l'Alliance ne visent pas les intérêts de la Russie. Mais la conduite de l'Otan contredit ces déclarations, estime l'expert américain.

«Les USA et l'Otan devraient s'en tenir à une approche plus réaliste. N'importe quelle nation percevrait une telle conduite de l'Otan près de ses frontières comme inamicale et même menaçante. La poursuite de ces actions accompagnée du refus cynique d'admettre leur caractère hostile, peut facilement induire en erreur et provoquer une confrontation catastrophique», a souligné l'expert.

L'Otan ne cesse d'avancer vers les frontières de la Russie, violant ainsi la promesse qu'elle avait elle-même faite au Kremlin en 1990, consistant à ne pas s'élargir à l'Est. La Russie, elle, qualifie l'expansion de provocation et affirme qu'il est dangereux de déstabiliser l'équilibre des forces sur le continent européen. Vladimir Poutine a de son côté assuré que l'État russe n'envisageait pas de se livrer aux hostilités, mais restait déterminé à défendre ses intérêts de manière civilisée. Selon lui, c'est l'expansion de l'Otan et le déploiement du bouclier antimissile américain en Europe qui représente une menace pour la sécurité de la Russie et de ses citoyens.

https://fr.sputniknews.com/international/201806171036833412-otan-norvege-troupes


 

L'IRAN ET LE HEZBOLLAH VONT-ILS DEVOIR QUITTER LA SYRIE ?

Syrie: les interactions russo-israéliennes garantiraient les intérêts d’Assad et ses alliés

Fri Jun 15, 2018 10:16AM

Le président russe Vladimir Poutine (D) rencontre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu au Kremlin, le 9 mai 2018. ©AFP

Le président russe Vladimir Poutine (D) rencontre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu au Kremlin, le 9 mai 2018. ©AFP

Le samedi 9 juin, le président iranien Hassan Rohani a rencontré son homologue russe Vladimir Poutine lors du sommet de l'Organisation de coopération de Shanghai. Cette rencontre leur a permis de discuter des coopérations irano-russes sur le plan régional, notamment au sujet de la Syrie que les deux présidents ont qualifiée d’une mesure efficace et positive en faveur de la stabilité du Moyen-Orient.

Hassan Rohani a jugé « fructueuse » la coopération entre l’Iran et la Russie dans la lutte contre Daech alors que Vladimir Poutine a souligné que cette coopération se poursuivrait jusqu’au règlement décisif de la crise en Syrie.

Cependant, des rumeurs circulent de plus en plus sur un divorce Téhéran-Moscou quant au dossier syrien. Selon les mêmes rumeurs, « les litiges opposant l’Iran à la Russie s’approfondissent de manière à ce que Vladimir Poutine a récemment plaidé pour le retrait de toutes les forces étrangères du territoire syrien ».

Alexandre Lavrentiev, émissaire spécial du président russe pour le Moyen-Orient, a récemment déclaré que pour le président Poutine « non seulement les États-Unis et la Turquie, mais en plus l’Iran et son allié libanais Hezbollah devraient quitter le territoire syrien ».

Ce commentaire s’ajoute à une série de réunions qui ont eu lieu, pendant les dernières semaines, entre les responsables de haut rang de la Russie et leurs homologues israéliens. En outre, ont déjà fini les discussions avec les parties américaine et jordanienne au sujet de la situation dans le sud de la Syrie. Par ailleurs, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a annoncé son soutien au retrait des forces étrangères qui sont actuellement déployées près des frontières des territoires occupés palestiniens.

L’ensemble de ces évolutions ont poussé certains analystes à conclure que l’époque de la coopération irano-russe aurait été bel et bien révolue et que tout allait bientôt changer. On dirait que la Russie s’est finalement décidée à jouer la carte d’Israël et à fermer les yeux sur les intérêts de l’Iran en Syrie.

Lire aussi:

La Syrie ripostera à toute attaque israélienne, promet Assad

Or, pour mieux saisir le statut actuel des relations entre l’Iran et la Russie quant au dossier syrien, il faut que nous fassions attention aux réalités en cours en Syrie. Là se définissent deux groupes d’objectifs primordiaux que l’Iran envisage d’atteindre dans le cadre de sa stratégie : les objectifs maximalistes et les objectifs minimalistes.

Dans ce droit fil, le site analytique al-Monitor a indiqué que l’Iran prêtait une attention toute particulière à une présence militaire permanente près de la frontière des territoires occupés palestiniens.

« C’est vrai que l’Iran a, à plusieurs reprises, annoncé que sa présence militaire en Syrie se limitait au niveau de conseillers militaires, mais il n’est plus caché à personne qu’il voit un grand intérêt stratégique dans sa présence militaire à long terme près de la frontière des territoires occupés palestiniens d’autant plus qu’Israël avait sur la table, depuis 2011, une option militaire contre la République islamique d’Iran. C’est ainsi que le déploiement de militaires iraniens près de la frontière des territoires occupés pourrait garantir la puissance dissuasive de Téhéran face à Tel-Aviv. D’autre part, la Russie a commencé à prendre en compte des intérêts sécuritaires d’Israël en Syrie. Dans une telle situation, même si l’Iran décide de réaliser ses objectifs maximalistes, il aura une chance mineure pour y réussir.

Voici les autres objectifs de l’Iran annoncés officiellement à maintes reprises: maintenir Bachar Assad au pouvoir, au moins pour une période significative, c'est-à-dire jusqu’à l’organisation des élections générales après la fin des conflits, empêcher la Syrie de se transformer en une scène d’ingérences étrangères, repousser ses rivaux régionaux notamment l’Arabie saoudite, l’éradication des groupes terroristes à l’intérieur de la Syrie et finalement le blocage de l’extension des terroristes partout au Moyen-Orient.

Si on considère ces cas en tant que les principaux objectifs de l’Iran en Syrie, on verra que les récentes mesures de la Russie en Syrie ne constituent non seulement pas une menace directe contre l’Iran, mais elles pourront en plus venir dans les intérêts de la République islamique d’Iran, indique al-Monitor.

« Le premier et le plus important point positif de ce rapprochement Russie-Israël est que si la Russie peut convaincre Israël de cesser ses attaques visant le territoire syrien en lui promettant le retrait de l’Iran de la Syrie, cela constituera un grand privilège pour Bachar Assad et ses alliés d’autant plus que l’armée israélienne a récemment mené une série de raids aériens visant les positions iraniennes en Syrie.

Deuxièmement, si les négociations entre les Russes et les Américains aboutissent, les États-Unis accepteront de fermer leur base militaire à al-Tanf, dans l’est de la Syrie, en échange du retrait des forces iraniennes et celles du Hezbollah. Dans ce cas-là, le gouvernement syrien pourra plus facilement prendre le contrôle de la Syrie dans son entièreté d’autant plus que disparaîtront, en grande partie, les inquiétudes concernant un éventuel plan de Washington portant sur le démembrement de la Syrie. En plus, si Washington et Tel-Aviv acceptent que le contrôle du Sud syrien soit pris par les forces de Bachar Assad, cela signifie que ces deux parties reconnaissent le gouvernement légal de la Syrie.

Troisièmement, il ne faut pas oublier que l’Iran avait annoncé, dès le début, qu’il quitterait le territoire syrien une fois éradiqués les terroristes. Maintenant, l’Iran peut compter sur un départ bien organisé notamment en demandant à la Russie de mettre la Turquie et les États-Unis sous pression en faveur d’un coup de pouce au processus du règlement politique de la crise en Syrie.

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Syrie: les USA veulent assurer la sécurité d'Israël

Là, l’Iran est rassuré que son retrait de la Syrie ne signifiera pas la fin de son influence dans ce pays, car il sera toujours capable de suivre ses objectifs et ses intérêts via les groupes qu’il soutient. Son influence en Irak vient à l’appui de cette affirmation.

Quatrièmement, il est peu probable que l’accord entre la Russie et Israël couvre des régions autres que le Sud syrien. Cela veut dire que la Russie ne réclamera pas le retrait total de l’Iran de la Syrie. La raison ? L’Iran fait partie intégrante d’un mécanisme tripartite dans le processus des négociations pour la paix en Syrie à Astana que la Russie n’entend nullement affaiblir ».

Al-Monitor a conclu que malgré les différences non négligeables au sein des objectifs, des intérêts et des priorités de l’Iran et de la Russie en Syrie, ces deux pays ne se trouvent pas encore sur des chemins totalement différents.

« Il est simpliste de croire que l’Iran et la Russie arrêteront de coopérer dans un proche avenir ».

http://www.presstv.com/DetailFr/2018/06/15/565051/Israel-Syrie-Russie-Assad-Iran-Etats-Unis-Poutine-Rohani-Trump-terroristes-retrait-attaque


 

LA FRAPPE RUSSE DE MISSILES KALIBR EN SYRIE : UN MESSAGE POUR LA COALITION US

Kalibr

Frappe de missiles Kalibr en Syrie: un message envoyé à la coalition US

© Sputnik . ministère russe de la Défense

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Vendredi 23 juin, trois navires de la marine russe ont tiré des missiles Kalibr contre les positions de Daech en Syrie. L’expert de Sputnik Alexandre Khrolenko explique les raisons à l’œuvre derrière cette frappe.

Vendredi dernier, les frégates Amiral Essen et Amiral Grigorovitch ainsi que le sous-marin Krasnodar de la Marine russe ont lancé six missiles de croisière de type Kalibr contre des postes de commandement et d'importants dépôts d'armes de Daech dans la province syrienne de Hama.

Le ministère russe de la Défense en a averti à l'avance la Turquie et Israël.

 

missiles Kalibr

© PHOTO. SERVICE DE PRESSE DU MINISTÈRE DE LA DÉFENSE

La Défense russe diffuse une vidéo du tir de missiles Kalibr en Syrie

La frappe a été effectuée sur fond d'offensive de l'armée gouvernementale syrienne. Deux jours avant, ses unités ont délogé les djihadistes de cinq quartiers de la banlieue sud-est de Damas.

 

La situation est propice à la poursuite d'un règlement négocié en Syrie. Le ministère russe des Affaires étrangères a annoncé que les principes des zones de désescalade en Syrie avaient été concertés par les pays garants.

D'aucuns pourraient croire que l'utilisation des missiles de croisière navalisés était superflue, car les Kalibr sont destinés à frapper à une distance de 2.600 km et à surmonter des systèmes modernes de défense aérienne et antimissile. Fallait-il les utiliser contre les djihadistes armés de fusils et de missiles anti-aériens?

Les missiles ont été tirés après que le renseignement a confirmé la nécessité d'une frappe massive et de haute précision contre les sites terroristes dans la province de Hama. Le ministère russe de la Défense a précisé qu'au moment du lancement des missiles, le sous-marin Krasnodar était immergé et que ce tir de missile n'était pas uniquement destiné à produire un effet sur les combattants de Daech.

 

Su-25, la base aérienne Hmeymim

© SPUTNIK . DMITRY VINOGRADOV

La Russie cesse de coopérer avec les USA dans le cadre du mémorandum sur le ciel syrien

Les tirs de missiles de croisière en Méditerranée n'étaient pas une simple démonstration des capacités de la marine russe, mais un élément de la lutte contre le terrorisme international dans le contexte de la présence dans la région des forces aériennes et navales des États-Unis et de l'Otan.

 

La vision russe de la situation en Syrie diffère de celle de Washington et de Bruxelles. La destruction d'un Su-22 syrien par le F/A-18A Super Hornet américain dans la région de Raqqa a poussé la Russie à suspendre le mémorandum russo-américain sur les vols en Syrie. Selon le témoignage du commandant des forces aériennes belges Frederik Vansina, l'avertissement du ministère de la Défense sur le suivi radar des cibles aériennes a mis fin, de fait, aux vols de la coalition aérienne dans le ciel de la Syrie à l'ouest de l'Euphrate, à l'exception de la région de Raqqa. De toute évidence, l'Occident n'est pas habitué à des opérations durant lesquelles il faut exposer à un risque la vie de pilotes et du matériel onéreux.

Le Pentagone reconnaît qu'à l'heure actuelle, l'armée américaine est incapable de contenir ou de vaincre un adversaire de force égale. D'autant plus qu'en Syrie, les alliés de Damas, l'Iran et la Russie compris, créent des obstacles aux manœuvres de la coalition.

Le général de brigade Kevin Ryan, ancien attaché militaire de l'ambassade américaine à Moscou et expert de Harvard Belfer Center, a signalé que l'avertissement du ministère russe de la Défense était une menace on ne peut plus claire.

«La Russie a déclaré qu'elle accompagnerait et suivrait le vol de tout avion ou autre appareil de la coalition. Les forces aériennes des États-Unis seront désormais obligées de revoir leurs opérations pour la simple raison qu'elles ne pourront plus opérer sans être surveillées par les systèmes russes. Cela veut dire que les pilotes s'approcheront d'un pas d'une situation dans laquelle ils pourraient être abattus», a-t-il signalé.

Les craintes des Américains et de leurs alliés tiennent à l'élargissement des compétences des officiers russes d'échelon inférieurs: si les décisions sont prises par un capitaine au lieu d'un général, le nombre de personnes autorisées à abattre les avions de la coalition croît sensiblement.

« Au cours des années de la guerre froide, les Russes ont abattu 39 avions américains près de leurs frontières. Pour les militaires, abattre un avion de plus n'a rien de neuf», ajoute le général.

Ainsi, les Américains craignent les forces aérospatiales russes et, dans le même temps, envisagent des scénarios de conflit réel avec la Russie en Syrie.

Même si la confrontation entre les États-Unis et la Russie a des précédents historiques, une chose ne doit pas être perdue de vue: un conflit russo-américain en Syrie ne profitera qu'à Daech.

À l'opposé de Washington, Moscou opère dans la région sur une base légitime et sur l'invitation du gouvernement syrien légitime. Si le Pentagone rêve d'un «partage» de la Syrie, les armes hautement technologiques russes veillent quant à elles sur la souveraineté et l'intégrité territoriale de ce pays.

https://fr.sputniknews.com/international/201706251031976597-frappe-kalibr-syrie-message-coalition-us/


 

LE S-500 RUSSE N'A PAS D'EGAL AU MONDE, IL EST UNIQUE

S-500

Numéro 1 au monde: le S-500 n'a pas d'égal parmi ses analogues

CC BY 4.0 / Verteidigungsministerium Russlands

DÉFENSE

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Grâce à ses caractéristiques techniques et la possibilité d'abattre des cibles à des distances très importantes, le système de missiles sol-air russe S-500 est unique au monde, selon une revue américaine.

Les nouveaux systèmes de missiles sol-air russes S-500 n'ont pas d'analogues au monde, écrit la revue américaine The National Interest.

Selon des sources militaires américaines, Moscou a récemment testé ce système en frappant des cibles se trouvant à une distance considérée auparavant comme impossible.

Le radar du système ultramoderne sol-air S-500 apparaît pour la 1ère fois en vidéo

© SPUTNIK . MIKHAIL FOMICHEV

Le radar du système ultramoderne sol-air S-500 apparaît pour la 1ère fois en vidéo

 

Ainsi, les médias américains ont annoncé qu'un S-500 avait détruit une cible à une distance de 299 milles (près de 481 km, ndrl). Selon les experts, cette distance est supérieure de 50 milles (80,4 km, ndlr) à celle possible pour tout autre système.

Selon le National Interest, le système russe se sert de plusieurs types de missiles en fonction de la distance et du type de cible à détruire. Ainsi, pour parer des attaques de missiles balistiques, le S-500 recourt à des missiles se déplaçant à une vitesse de 7 km par seconde. La revue suppose que le système russe est capable d'abattre des cibles se trouvant à 200 km d'altitude et qu'il peut également viser les avions furtifs.

Les sources d'informations ouvertes au public indiquent que le rayon d'action du S-500 est de 600 km. Ce système est capable de découvrir et de détruire simultanément jusqu‘à dix cibles balistiques se déplaçant à des vitesses supersoniques.

En mai, le Président Poutine a exigé de préparer le S-500 à une fabrication en série.

https://fr.sputniknews.com/defense/201806111036753863-russie-dca-missiles/


 

POUTINE NE BLUFFE PAS LORSQU'IL EVOQUE LES ARMES RUSSES DERNIER CRI DU "JUGEMENT DERNIER"

Tir d'essai réussi d'un missile hypersonique Kinjal

Poutine ne bluffe pas: The National Interest évoque les armes russes «du jugement dernier»

Russian Defence Ministry

DÉFENSE

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Lors de sa séance annuelle de questions-réponses avec la population, le chef du Kremlin a confié que certaines armes russes dernier cri étaient déjà en dotation dans l'armée. Comme l’estime le magazine américain The National Interest, Vladimir Poutine «ne bluffe pas».

La Russie ne bluffe pas dans ses déclarations concernant ses nouvelles armes et leurs capacités, annonce le magazine américain The National Interest, qualifiant ces dernières d'armes «du jugement dernier».

Selon le journal, l'existence de nouvelles armes en Russie ne représente pas une grande surprise. Ainsi, l'expert militaire Pavel Podvig a confié au magazine que la plupart des projets révélés étaient connus d'avance.

«C'était la première fois que j'entendais parler du système hypersonique Kinjal. Évidemment, tout ce que Poutine a présenté avait déjà été testé, donc tout est possible», estime l'expert.

À son tour, le chercheur du Centre d'analyse de la Marine américaine Michael Kofman est également convaincu que les programmes de développement des armes les plus récentes de la Russie sont réels et que leur mise en œuvre est «une affaire d'avenir proche».

 

«Ligne directe» 2018

© SPUTNIK . MIKHAIL KLIMENTYEV

Vladimir Poutine lève le voile sur les nouvelles armes russes

Dans son message annuel au parlement le 1er mars dernier, Vladimir Poutine a présenté des images d'essais du système hypersonique Kinjal d'une portée de 2.000 km. Selon lui, le missile Kinjal, doté d'ogives conventionnelles ou nucléaires, est capable d'éviter tous les systèmes de défense antiaérienne et antimissile.

 

Le Président russe a en outre évoqué le nouveau système Avangard, capable de se déplacer à une vitesse vingt fois supérieure à celle du son, ainsi que d'autres armes russes sophistiquées.

Lors de sa séance annuelle de questions-réponses avec la population, le chef du Kremlin a confié que le missile supersonique Kinjal et le système de combat laser était déjà en dotation de l'armée, alors que le système balistique Avangard et le missile Sarmatseraient respectivement mis en service en 2019 et 2020.

https://fr.sputniknews.com/defense/201806111036751234-poutine-armes-jugement-dernier-bluff/


 

LE PIEGE A CONS : L'EMBARGO. LE JOUR OU L'EMBARGO SERA LEVE, LA RUSSIE AURA APPRIS A TOUT PRODUIRE ELLE-MEME.

Fromages produits en Russie. Image d'illustration.

TF1: le jour où l’embargo sera levé, la Russie aura appris à tout produire elle-même

© Sputnik . Kirill Kalinnikov

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La substitution aux importations semble avoir le vent en poupe en Russie où, au cours des quatre années qui se sont écoulées depuis la mise en place de l’embargo alimentaire, les rayons des commerces sont remplis de produits Made in Russie. Comme le précise TF1 dans un reportage, quand les sanctions tomberont, le pays produira déjà tout lui-même.

La Russie achète des vaches montbéliardes, importe de l’équipement français, profite de l’expérience que partagent avec elle des experts français et, au final, fabriquent des fromages et d’autres produits laitiers européens qui n’ont rien à envier aux originaux, est-il indiqué dans le reportage Made in France diffusé par la chaîne TF1

 

L’embargo commercial fait les beaux jours du fromage russe

© SPUTNIK . LIYA PITALEV

L’embargo commercial fait les beaux jours du fromage russe

Les journalistes rappellent qu’en raison de l’embargo mis en place en 2014, la Russie a arrêté d’importer de l’Union européenne une série de produits alimentaires, dont les fromages et les beurres, qu’elle achetait massivement à la France. À leur place de nouvelles marques russes ont fait leur apparition. 

 

L’équipe de tournage s’est rendue dans une immense ferme construite il y a deux ans. La plupart des 5.000 vaches qu’on y  trouve sont des montbéliardes venues de France. Ce n’est point un hasard si le choix a été fait en faveur de cette race, son lait gras étant idéal pour la production de fromages, est-il indiqué. 

Comme il est précisé dans le reportage, les vaches venues de Franche-Comté se sont acclimatées. La preuve? Elles se reproduisent et le personnel qui s’occupe de l’insémination a été formé par des Français. 

 

Fromages Beau RÊVE

BEAU RÊVE

Fromages «Made in Russia»: l'histoire de succès nés de l'embargo

La technologie d’embouteillage est également «Made in France». En cas de problème,  ce sont toujours des spécialistes français qui viennent en aide pour les régler. 

 

Avec ce lait des montbéliardes, l’entreprise a réussi à produire des fromages et ne pense pas s’arrêter là: comme l’avoue le patron de l’entreprise, l’achat de brebis françaises est dans ses projets. L’entreprise projette de produire des fromages à pâte persillée et se lancer dans le Comté. 

«Un jour, l’embargo sur les produits européens sera levé et ce jour-là la Russie produira déjà tout à domicile», anticipent les auteurs du reportage.

https://fr.sputniknews.com/international/201806091036734963-russie-substitution-importations/