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RUSSIE : L' "INTERNET SOUVERAIN" EST UN MOYEN DE "SURVIVRE SI LA RUSSIE EST DECONNECTEE DE FORCE"

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L’«Internet souverain» est un moyen de «survivre si la Russie est déconnectée de force»

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Irina Tarassova

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Dans un entretien avec Sputnik, le vice-président de la Chambre de commerce franco-russe, Dmitri Demidenko, estime que l’«Internet souverain» sert «non pas à se déconnecter du Web, mais à survivre, si la Russie est déconnectée de force». Balayant de fait les soupçons de censure, de contrôle, d’isolement autour de la «souveraineté numérique russe».

Dans un récent entretien avec des journalistes, Vladimir Poutine s'est dit convaincu que la Russie devait être prête à se déconnecter d'Internet, car cette menace depuis l'Occident existe. Selon le Président russe, si cela se produit, les dégâts seront énormes. Dmitri Demidenko, vice-président de la Chambre de commerce et d'industrie franco-russe (CCIFR), a expliqué dans une interview accordée à Sputnik ce qu'il y avait vraiment derrière l'idée de créer un «Internet souverain» en Russie, quel était son but, ainsi que son fonctionnement.

Sputnik: Certains médias mainstream parlent de la tentative du gouvernement russe de censurer les informations disponibles aux citoyens. Qu'y a-t-il vraiment derrière l'idée de créer un «Internet souverain» en Russie?

Dmitri Demidenko: «Le concept d'"Internet souverain" a déjà suscité beaucoup de rumeurs et de conjectures. Dès le début, je voudrais donc mettre les accents nécessaires: l'"Internet souverain" n'implique pas que la Russie disposera d'une sorte d'Intranet dans lequel elle vivra, alors que seules les personnes spécialement sélectionnées, munies de pass spéciaux et de cartes, seront autorisées à utiliser l'Internet externe. Non. L'idée de base est que la Russie devrait avoir aussi la possibilité de vivre et de travailler dans des conditions où Internet serait fermé, au cas où quelque chose arriverait à l'extérieur. Ce cas sous-entend essentiellement, selon les auteurs du projet de loi, une agression extérieure, faisant référence au concept de défense américain, où la possibilité d'attaques contre la Russie sur Internet était spécifiquement mentionnée.

 

Internet

© SPUTNIK . MAXIM BOGODVID

«Internet souverain» en Russie: une parlementaire russe explique son initiative

De ce point de vue, le projet de loi est clair et plutôt logique, bien que j'aie entendu l'opinion que pour des raisons de sécurité, il suffirait de placer des objets critiques d'infrastructure et de sécurité dans le réseau interne (ce qui est déjà fait), alors que l'idée d'y mettre tout ce qui est sur le Net ne serait qu'un besoin de contrôle universel. Cette idée est à contester, car à notre époque de numérisation totale, on peut semer le chaos dans la société, non seulement en coupant le réseau électrique de la ville, mais en privant les gens de la possibilité de commander un taxi via une application. J'exagère certes, mais les cas de meurtres provoqués par des rumeurs lancées via WhatsApp sont connus. C'est pourquoi, la volonté d'inscrire dans l'infrastructure essentielle les réseaux sociaux, les messageries et les applications bancaires, et tout l'Internet en général, est tout à fait compréhensible. Alors que la censure, ou plutôt la capacité de l'exercer, n'est dans ce cas qu'un des effets secondaires. En bref, je ne pense pas que ce soit le but de ce projet de loi».

 

Sputnik: Et comment fonctionnera «l'Internet souverain» en Russie? À quoi s'attendre?

 

Cybersécurité

© FOTOLIA / PAVEL IGNATOV

Pourquoi les grandes puissances boudent l'appel à la Paix sur le Web de Macron

Dmitri Demidenko: «On suppose que certaines solutions techniques seront mises en œuvre, à l'aide desquelles, si c'est nécessaire, la partie russe d'Internet pourra exister de manière autonome, indépendamment du fait que cela se produise dans le "réseau externe". Il s'agit du routage interne du trafic, ainsi que des noms de domaine. Dans ce cas, bien entendu, ces solutions techniques pourront désactiver complètement tout le trafic externe, ainsi que filtrer le trafic interne. Et grâce à ces méthodes de verrouillage il sera impossible de le contourner à l'aide d'un serveur proxy».

 

Sputnik: Comment pouvez-vous commenter les craintes concernant les conséquences imprévues provoquées par la déconnexion temporaire du World Wide Web et l'utilisation exclusive de l'«Internet souverain»?

Dmitri Demidenko: «"L'Internet souverain" est nécessaire non pas pour se déconnecter du World Wide Web, mais pour survivre si nous [la Russie, ndlr.] sommes déconnectés de force. Un isolement complet de l'extérieur est bien sûr théoriquement possible, mais techniquement il est très difficile de le mettre en œuvre. D'autre part, la possibilité de «s'enfermer dans un cocon» sera certainement utile dans le cas d'attaques informatiques globales ou d'autres actions agressives. Aujourd'hui, ils semblent relever de la science-fiction, mais beaucoup de choses semblaient impossibles il y a quelques années encore».

Sputnik: En essayant de créer un Internet complètement autonome, la Russie elle-même ne l'affaiblit-elle pas? Ainsi, Andrew Sullivan, directeur général d'Internet Society (l'organisation engagée dans le développement et la maintenance de l'accès à Internet) a déclaré: «Si vous développez un système pouvant être désactivé, cela signifie qu'un tel système peut s'éteindre par accident».

 

Cyberespace

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M0t_2Pa8e_ImPo8i61e: les conseils de Kaspersky Lab pour échapper aux hackers

Dmitri Demidenko: «Eh bien, il y a une certaine logique. La capacité technique de vivre sans le monde extérieur suggère que la communication avec le monde extérieur peut être interrompue de l'intérieur. C'est comme une arme à feu entre les mains d'un policier: bien sûr, on suppose qu'elle sert à de bonnes fins et, avec son aide, le policier sera en mesure de protéger les citoyens de la criminalité. Cependant, avec le même succès, en cas d'intentions hostiles, ce pistolet peut être utilisé à des fins directement opposées. Par conséquent, il ne reste plus qu'à espérer que les intentions de ceux entre les mains desquelles il y aura ‘'l'interrupteur d'Internet'', sont exceptionnellement bonnes. Ainsi les accidents sont peu probables».

 

Sputnik: Est-il possible de comparer le modèle de «l'Internet souverain» de Russie avec celui de la Chine? Faudrait-il emprunter à la Chine quelques inventions dans ce domaine?

Dmitri Demidenko: «En introduisant des restrictions importantes dans l'utilisation de l'Internet mondial, la Chine a simultanément créé de nombreuses conditions pour que son industrie numérique locale affiche une croissance explosive. Il s'agit d'un écosystème développé composé d'entreprises, d'institutions de support, d'une promotion de la formation en informatique et d'un accès aux entreprises-demandeuses. Ce sont ces éléments de la stratégie de développement de l'Intranet que je voudrais emprunter aux Chinois. Bien sûr, uniquement en fonction du nombre d'utilisateurs, la taille du marché russe, y compris l'Internet, n'est pas comparable à celle du marché chinois, mais elle reste assez importante, alors que nous avons assurément suffisamment d'inventions techniques et de ressources humaines talentueuses».

 

Pyongyang

© SPUTNIK . ILYA PIVALEV

Le monde secret de l’intranet, des réseaux Wi-fi et des smartphones en Corée du Nord

La Douma (chambre basse du Parlement russe) a soutenu le 12 février un projet de loi qui, de l'avis de ses initiateurs, est capable de garantir le fonctionnement ininterrompu d'Internet en Russie, même en cas de déconnexion du réseau mondial.

 

Après son adoption, les médias étrangers se sont mis à débattre vivement de ce sujet, comparant la Russie à la Chine, accusant les autorités russes de contrôler le cyberespace et de se préparer à une cyberguerre.

Pourtant, les initiateurs de ce projet, la sénatrice Ludmila Bokova et le sénateur Andreï Klichas, l'expliquent par la mesure de se préserver contre la stratégie nationale de cybersécurité des États-Unis, signée par Donald Trump en septembre dernier, qui énonce le principe du «maintien de la paix par la force».

https://fr.sputniknews.com/russie/201902221040125497-internet-souverain-moyen-de-survivre-ccifr-interview/


 

ATTAQUE CHIMIQUE : QUAND UN JOURNALISTE DE LA BBC RECONNAIT LE FAKE DES CASQUES BLANCS A DOUMA EN SYRIE

vendredi 15 février 2019

Attaque chimique : Quand un journaliste de la BBC reconnaît le Fake des Casques Blancs à Douma en Syrie

 

 

Vous aviez apprécié les hauts cris suite à la soi-disant attaque au gaz sarin menée par le vilain Assad contre sa population à Douma? Toute la presse en avait parlé. La Russie avait alors déjà démontré la mise en scène opérée par les Casques Blancs, mais personne n'avait voulu la croire. C'est la Russie. Maintenant, un producteur de la BBC l'affirme lui aussi. Il est lâché par sa rédaction. La presse se tait. C'est Assad, il est du côté du Mal, nous sommes du côté du Bien, ça ne se remet pas en cause. De toute manière l'enjeu est ailleurs.


 

Rappelons-nous qu'au moment où les terroristes pro-occidentaux sont en train de perdre sur tous les fronts en Syrie, comme par hasard, une attaque chimique est commise le 7 avril 2018 à Douma, dans une enclave justement tenue par les terroristes, qui est sur le point de tomber. Assad est évidemment accusé par la communauté internationale. Les réactions contre la Syrie et la Russie sont virulentes, Macron et Trump en première ligne, chacun veut défendre les "pauvres victimes du régime" :

 

 

Or, les journalistes russes, comme nous l'avions écrit en détail à l'époque (voir notre article ici), ont retrouvé le petit Hassan, soi-disant "sauvé" par les Casques Blancs, qui ensuite a témoigné devant l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC), qui est censée réguler ces cas. 

 

 

Pour les russophones voici le reportage, sinon, de toute manière, le parallèle des images est intéressant:

 

 

 

Mais cela n'a rien changé, c'est la Russie, c'est la Syrie d'Assad, "le Régime", c'est le Mal.  D'ailleurs le très célèbre Bellingcat vous a expliqué les manipulations de la Russie sur le sujet. Voici des images de la mise en scène:

 

 

 

Maintenant, Riam Dalati, producteur à BBC, qui avait déjà déclaré en avoir assez des mises en scène en Syrie et avait dû retirer son tweet suite à une réaction peu amène de la BBC, remet le couvert. Il déclare qu'après une enquête de 6 mois, il est en mesure de prouver que si l'attaque de Douma a eu lieu, il n'y a pas eu usage de gaz sarin, pour le chlore rien n'a encore été prouvé et que de toute manière les scènes de l'hôpital sont une production des Casques Blancs visant à renforcer l'effet de l'attaque. Que la Russie le savait, d'où son attitude. 

 

 

 

La BBC a immédiatement déclaré que ce n'était que l'opinion personnelle de ce journaliste et ne correspondait pas à la ligne de la rédaction. Rassurez-vous bonnes gens, ce n'est pas du Fake News, c'est de la politique - rédactionnelle. Et comme par hasard, voici ce qui s'est immédiatement passé avec la page Twitter du journaliste un peu trop indépendant :

 

 

La porte-parole de ministère des Affaires étrangères russe n'a pas manqué de souligné le cocasse de la situation :

«Même ceux qui propageaient l'idée du caractère justifié et modéré des actions menées par la coalition occidentale ne sont plus en mesure de jouer ce rôle, les masques sont tombés»

Le représentant de la Russie à l'ONU, Nebenzia, plus réaliste, déclare à juste titre, que de toute manière ces révélations ne changeront rien à l'attitude de l'Occident, ni par rapport à la Syrie, ni par rapport à la Russie.

 

De toute manière, l'enjeu est ailleurs. La coalition américaine a perdu militairement le conflit en Syrie avec l'intervention de la Russie. Elle doit maintenant reprendre la main et gagner la paix. Ce ne sont pas quelques déclarations d'un journaliste exaspéré qui feront changer d'avis un Occident parfaitement au courant des actions de ses employers. Et l'on peut compter sur les médias "indépendants" pour que ça ne s'ébruite pas trop.

 

 

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https://russiepolitics.blogspot.com/2019/02/attaque-chimique-quand-un-journaliste.html?fbclid=IwAR1UCPX7kd5snKElvwCW63xw3dwRETE_RtTQRr0RtGXOVlROr_BaYqNoycU


 

MARIA ZAKHAROVA REVELE QUE MACRON EST LE PRINCIPAL PRODUCTEUR DE FAUSSES INFORMATIONS EN FRANCE

Maria Zakharova

Maria Zakharova révèle qui est le «principal producteur de fausses informations en France»

© Sputnik . Kirill Kallinikov

INTERNATIONAL

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Sur Facebook, la porte-parole de la diplomatie russe a commenté les propos d’Emmanuel Macron qui s’en est pris le 1er février à Sputnik France en accusant des «trolls» de l’agence et en indiquant que les Gilets jaunes radicaux avaient été conseillés par l’étranger. Maria Zakharova a qualifié cette déclaration de «fausse».

Reprises le 1er février dans un article publié du magazine Le Point, les accusations du Président français à l'égard de Sputnik France et RT, qui auraient prétendument acheté des comptes sur les réseaux sociaux dans le contexte des manifestations des Gilets jaunes, sont «fausses», a annoncé ce lundi la porte-parole de la diplomatie russe sur Facebook. Maria Zakharova a en outre souligné qu'Emmanuel Macron n'avait pas indiqué les sources d'information qui l'ont poussé à tirer de telles conclusions.

 

Emmanuel Macron

© AP PHOTO / CHARLES PLATIAU

La réponse de Sputnik France aux accusations d'Emmanuel Macron

«Si cet article [l'article du Point du 1er février, ndlr] est fidèle à sa source (et, comme je l'ai déjà dit aux journalistes, nous ferons parvenir une demande officielle à la partie française à Moscou et à Paris), le Président Macron est le principal producteur de fausses informations en France et toute son activité dans le combat contre ce mal est une mascarade», a notamment écrit Maria Zakharova sur Facebook. Elle a énuméré plusieurs faits à l'appui de ces propos.

 

Tout d'abord, selon la diplomate russe, Sputnik France et RT n'achètent aucun compte sur les réseaux sociaux.

«On a invité la partie française à fournir des preuves de telles accusations à maintes reprises, mais aucune ne nous a été communiquée. Parce que c'est un mensonge», a souligné Mme Zakharova.

La diplomate a ensuite indiqué que mettre dans le même panier des fascistes et des Russes était une «manifestation soit d'une méchanceté rare, soit d'une inculture totale». 
«Il s'agit peut-être même d'une combinaison réussie de ces deux qualités dans une même et seule personne. S'il souhaite établir des parallèles historiques, le Président français fera mieux de comparer Hitler à Napoléon», a souligné la porte-parole de la diplomatie russe.

En outre, selon Maria Zakharova, des membres des Gilets jaunes apparaissaient plus souvent à l'antenne de Sputnik France et RT que les représentants officiels pour la simple raison que les autorités françaises interdisent à ces derniers de s'entretenir avec ces deux médias russes.

 

Sergueï Lavrov lors d'une visite dans le bureau de RT France à Paris

© SPUTNIK . VITALI BELOOUSSOV

Lavrov à Sputnik discriminé en France: pas question de «se venger» sur les médias français

La diplomate russe a également souligné que la presse occidentale, y compris française, accordait volontiers une tribune aux participants de mouvements d'opposition des pays dont la politique officielle est différente de celle de l'Occident. Mais, en même temps, les médias français citent rarement de représentants officiels, a-t-elle indiqué en ajoutant qu'ils avaient même refusé de publier leurs propres interviews avec des représentants du gouvernement russe, comme cela a été le cas de l'entretien du Figaro avec le ministre russe des Affaires étrangères.

 

En date du 1er février 2019, le magazine Le Point a publié un article contenant les propos du Président de la République française sur la place des médias dans la crise des Gilets jaunes. Comme le note le journaliste Emmanuel Berretta, le Président affleure la question de «la Russie de Poutine, à travers Russia Today ou Sputnik». Concrètement, Emmanuel Macron a déclaré que «les gens qui sont surinvestis sur les réseaux sont les deux extrêmes. Et après, ce sont des gens qui achètent des comptes, qui trollent. C'est Russia Today, Spoutnik, etc».

https://fr.sputniknews.com/international/201902041039901703-declaration-maria-zakharova-producteur-fausses-informations-france/


 

LA RUSSIE DEMANDE L'ARRET DU TRES PREOCCUPANT PROGRAMME BALISTIQUE SPATIAL US

La Russie demande l’arrêt du programme balistique spatial US

 Depuis 10 heures  26 janvier 2019

spacial

 Amérique et Europe - Russie

 

Qualifiant d’irresponsable la décision des États-Unis de mettre en orbite un système de défense antimissile, Moscou a appelé Washington à éviter les actes qui intensifieraient les tensions en mettant fin à son programme spatial.

Dans son communiqué, le ministère russe des Affaires étrangères a considéré les récentes actions américaines dans l’espace comme le regain de la course aux armements dans l’espace, qu’en 1980 Donald Reagan, alors président américain, appelait « Guerre des étoiles ».

La Russie a qualifié les actuels plans spatiaux américains de très préoccupants. « Il semble que les États-Unis aient l’intention de se servir de l’espace pour des objectifs militaires », a déclaré Moscou.

Il y a moins de dix jours, le président américain, Donald Trump, s’est prononcé sur la stratégie de défense antimissile en affirmant qu’il avait l’intention de développer le programme balistique de manière sans précédent depuis la présentation du projet d’Initiative de défense stratégique, surnommé « Guerre des étoiles », initié par Ronald Reagan dans les années 1980.

Selon des sources américaines, le Pentagone prévoit de déployer des capteurs capables d’observer les missiles ennemis dès leur lancement dans l’espace. En outre, la nouvelle doctrine propose de mener des études sur la possibilité de cibler des roquettes depuis l’espace. Le document précise qu’en développant des lasers à haute énergie, on pourra trouver des moyens abordables de détruire les missiles, peu de temps après leur lancement.

Source: PressTV

https://french.almanar.com.lb/1228944


 

SUITE A LA TENTATIVE D'USURPATION DU POUVOIR AU VENEZUELA, LA RUSSIE CONSIDERE QUE NICOLAS MADURO EST LE PRESIDENT LEGITIME DU PAYS

Le Kremlin de Moscou

Kremlin: Maduro est un Président légitime, la question de l'asile est déplacée

© Sputnik . Natalia Seliverstova

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Nicolas Maduro est le Président légitime du Venezuela et la question de l’asile politique est déplacée, a déclaré le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov.

En commentant la situation au Venezuela, le porte-parole du Président russe, Dmitri Peskov, a indiqué que Nicolas Maduro était le Président légitime du pays et que la question de l'asile politique était déplacée.

Il a qualifié la situation au Venezuela de tentative d'usurpation du pouvoir.

«Nous considérons comment contraire aux fondements et aux principes du droit international la tentative d'usurpation du pouvoir suprême au Venezuela. C'est la base de notre position», a déclaré aux journalistes M. Peskov, précisant qu'une déclaration plus détaillée avait été faite par le ministère russe des Affaires étrangères.

M. Peskov a signalé que tout recours à la force au Venezuela venant de l'extérieur représenterait un grave danger.

Il a ajouté que le Kremlin considérait l'organisation d'un dialogue politique au Venezuela comme une affaire intérieure du pays.

«Vous m'interrogez sur les affaires intérieures du Venezuela. Nous pensons qu'il n'est pas possible de porter de telles estimations et nous considérons cela comme une affaire intérieure du Venezuela», a répondu aux journalistes le porte-parole du Président russe.

Il s'est également exprimé sur les contacts avec Washington en lien avec la situation au Venezuela.

«Non, rien n'est entrepris pour l'heure», a-t-il répondu à la question de journalistes, leur conseillant de s'adresser aux diplomates pour se renseigner sur les projets de contact possibles.

L'opposant Juan Guaido, renvoyé mardi du poste de président de l'Assemblée nationale vénézuélienne sur décision de la Cour suprême, s'est autoproclamé mercredi «Président en exercice» du pays et a prêté serment. Donald Trump l'a reconnu comme «Président par intérim» et a déclaré qu'il utiliserait tous les outils économiques et diplomatiques pour «rétablir la démocratie au Venezuela».

Nicolas Maduro a estimé que Washington avait essayé d'organiser un coup d'État au Venezuela et a rompu les relations diplomatiques avec ce pays, donnant 72 heures à ses diplomates pour quitter le territoire vénézuélien. M.Maduro a qualifié M.Guaido de Président non-constitutionnel.

https://fr.sputniknews.com/international/201901241039759130-maduro-kremlin-venezuela/


 

LA MAJORITE DU PEUPLE RUSSE (53%) FAVORABLE A LA DEMISSION DU GOUVERNEMENT SUR FOND DE HAUSSE DES PRIX

Sondage : 53% des Russes favorables à la démission du gouvernement sur fond de hausse des prix

Sondage : 53% des Russes favorables à la démission du gouvernement sur fond de hausse des prix

© Marina Makovetskaya Source: Sputnik

Une femme fait ses courses de fin d'année au supermarché, décembre 2011 (image d'illustration).

 

Un sondage du centre indépendant Levada fait état du mécontentement d'une partie de la population russe, qui pointe notamment la hausse des prix des produits de consommation.

A en croire un sondage cité le 14 janvier par le Moscow Times, la majorité des Russes seraient favorables à la démission de leur gouvernement sur fond, notamment, d'augmentation des prix des produits de consommation.

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Ainsi, 53% des personnes sondées par le centre indépendant Levada déclarent qu'elles soutiendraient la démission du gouvernement du Premier ministre Dimitri Medvedev. Ce chiffre est en hausse par rapport à celui de novembre 2016. A cette époque, un tiers des sondés donnaient la même réponse.

Concernant les motifs de mécontentement recueillis par cet institut, les sondés évoquent à 57% l'incapacité du gouvernement à enrayer la hausse des prix et le déclin des revenus. Ils sont par ailleurs 46% à juger que le gouvernement est incapable de fournir une offre d'emploi suffisante et 43% à se reconnaître dans l'affirmation selon laquelle «le gouvernement ne se soucie pas du bien-être social.»

Pas une crise politique

Cette étude a été conduite dans 52 régions russes entre le 13 et le 19 décembre 2018 auprès de 1 600 personnes.

Selon Dmitri Jouravlev, président de l'Institut pour les questions régionales, cité par l'agence RIA Novosti, ces résultats «ne traduisent pas une crise politique». Et de mettre en valeur le soutien de 40% des sondés au gouvernement, un chiffre «dont certains gouvernements ne pourraient que rêver.»

Lire aussi : Russie : Vladimir Poutine va «adoucir» la réforme controversée des retraites

https://francais.rt.com/international/57937-sondage-53-russes-favorables-demission-gouvernement-hausse-prix


 

ILES KOURILES: LES RELATIONS RUSSO-JAPONAISES DESTABILISEES PAR UN TRAITE QUI A PERDU TOUT SON SENS

jeudi 10 janvier 2019

Iles Kouriles : les relations russo-japonaises déstabilisées par un Traité qui a perdu tout son sens

 

 

En relançant les négociations autour d'un mythique Traité de paix entre la Russie et le Japon, celle-ci a ouvert la boîte de Pandore des îles Kouriles du Sud et de la question de leur souveraineté. En bonne logique, il est vrai, que tout conflit doit être réglé, le règlement acté, afin de poursuivre. Mais les conflits sont différents, pas seulement militaires, les Etats qui négocient ne sont pas toujours souverains. La détérioration des relations russo-japonaises qui peut découler de ce processus montre avant tout que seuls les vainqueurs peuvent conclure des traités. Et les imposer. La défaite ne se négocie pas.


 

Régulièrement, la question de la souveraineté des îles Kouriles du Sud revient sur le devant de la scène (voir notre texte ici), surtout depuis que la Russie a officiellement déclaré vouloir clore ce différend historique, conclure un Traité de paix sans conditions préalables. Et régler ensuite la question territoriale. Evidemment, ça ne passe pas. Si le Japon signe cet acte, il reconnaît sa défaite et la perte des quatre îles en jeu, ce que, politiquement, il ne peut se permettre. Ce que les Etats-Unis, qui gouvernent le Japon, ne peuvent l'autoriser à faire, même s'il le voulait.

 

Pour revendiquer de part et d'autre la souveraineté sur les quatre îles (Itouroup, Kounachir, Chikotan et Habomai), le Japon se fonde sur le Traité de paix et d'amitié conclu avec la Russie en 1855, établissant les frontières entre les deux pays, complété en 1875, suite auquel la Russie obtient totalement Sakhaline et le Japon les îles Kouriles du Sud. De cette manière, le Japon nie totalement la Seconde Guerre mondiale, sa défaite et les conséquences territoriales de cette défaite. Rien n'a existé depuis la fin du 19e siècle jusqu'à ce jour.

 

Pour sa part, la Russie se fonde sur la perte par le Japon des quatre îles Kouriles, entrées en possession de l'URSS après la défaite du Japon et la victoire de l'URSS. Mais la tutelle américaine sur le Japon, ou plutôt sa prise de pouvoir, brouille les cartes. Ces îles sont devenues une carte entre les mains des Etats-Unis dans son jeu contre l'URSS, puis la Russie. Jeu qui n'a pas pris fin. La carte a donc toujours autant de prix.

 

Alors que la Russie propose d'accélérer le processus de conclusion d'un Traité de paix, le Japon s'empare de l'idée de récupérer au moins deux des quatre îles, celles qui sont les moins peuplées. Abe déclare même qu'il acceptera la présence des populations russes habitants sur ces îles, qu'il ne demandera pas de compensation pour "l'annexion" des quatre îles Kouriles. Et pour rassurer la Russie, le Premier ministre japonais de souligner que, certes les Etats-Unis n'ont rien promis, que la protection militaire américaine du Japon "entre dans les intérêts de la Russie" (pourquoi?), mais qu'ils n'utiliseront pas ces îles pour y placer des bases militaires. Afin de confirmer - et nuancer - la déclaration de son subordonné, le commandant militaire des forces armées américaines au Japon, Jerry Martinez, déclare soutenir pleinement ce processus, précisant :

"Right now there is no plan for the United States to put forces on those islands."

Abe se comporte ici comme un petit commerçant : on ne demandera pas d'argent, mais on ne paiera pas non plus pour les infrastructures qui y ont été construites, on laisse les populations, on fait du commerce, etc. Comme si la question était réglée. De toute manière, l'enjeu est ailleurs, il n'est pas financier. A ce jour, les Etats-Unis n'envisagent pas d'y implanter de bases militaires, mais les choses peuvent changer ... L'expérience l'a montré avec les bases de l'OTAN. Même sans cela, les attaques contre la frontière russe sont choses courantes aujourd'hui, ces îles sont stratégiquement fondamentales.  

 

La réaction de la Russie ne s'est pas faite attendre, l'ambassadeur japonais a été convoqué par le ministère russe des Affaires étrangères, pour que la position russe lui soit rappelée :

la Russie «a mis l'accent sur sa position de principe, qui reste inchangée, selon laquelle le problème du Traité de paix trouvera sa solution à condition de créer un climat foncièrement nouveau dans les relations russo-japonaises, qu'elle [cette solution, ndlr] doit être soutenue par les peuples des deux pays et se fonder sur une reconnaissance inconditionnelle par Tokyo des résultats de la Seconde Guerre mondiale dans leur intégralité, y compris de la souveraineté de la Russie sur les îles Kouriles du Sud».

Plusieurs conclusions peuvent d'ors et déjà être avancées :
 

  1. On ne négocie pas une défaite, le vainqueur l'impose au vaincu. La négociation ne peut avoir lieu qu'entre vainqueurs et ici les Etats-Unis ont repris la main avec le temps.
  2. L'on ne négocie qu'avec une partie ayant la capacité d'exprimer une volonté propre. Négocier avec un Etat mis sous tutelle par ses adversaires, comme l'est le Japon, revient à  leur donner gratuitement une carte maîtresse.
  3. Lorsqu'un vaincu négocie sa défaite, il conteste le fait même de sa défaite, il entre sur le terrain politique pour y gagner ce qu'il a perdu par les armes.
  4. Lorsqu'un Traité n'a pu être conclu à la suite d'un conflit, c'est la pratique qui le remplace. Les circonstances de fait ayant changé, la régulation juridique envisagée à l'époque ne peut plus être acceptée par les parties en présence, personne n'acceptera volontairement d'acter 75 ans plus tard une défaite. 

La conclusion d'un Traité de paix si longtemps après la fin militaire du conflit n'a aucun sens. Tout d'abord, parce que s'il n'a pas été signé immédiatement, cela signifie que le conflit n'est pas résorbé, qu'il a simplement changé de forme, muté. Ensuite, dans tous les cas, la réalité s'est organisée autour d'une nouvelle situation de fait, a intégré l'absence de ce Traité et a dépassé le problème. Les relations entre le Japon et la Russie se sont développées en tenant compte de cette donnée. La réintroduire revient à rebattre les cartes. Si le Japon a besoin de réguler juridiquement la situation, il peut reconnaître officiellement la souveraineté russe sur les îles Kouriles du Sud et ainsi reconnaître sa défaite lors de la Seconde Guerre mondiale, ce qui est également un fait. Mais si l'initiative de la négociation de ce Traité vient de la Russie, c'est elle qui se met en position de demandeur et donc en position de devoir faire des concessions pour obtenir ce qu'elle demande. D'où cette situation, qui peut d'ailleurs dégrader des relations entre les deux pays, qui venaient de se développer.


 

 

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https://russiepolitics.blogspot.com/2019/01/iles-kouriles-les-relations-russo.html


 

LA RUSSIE ANNONCE QU'ELLE CIBLERA TOUT MISSILE US DEPLOYE EN EUROPE

La Russie ciblera tout missile américain déployé en Europe

Fri Dec 21, 2018 7:39PM

Tir de missile russe lors d’un exercice. ©mil.ru

Tir de missile russe lors d’un exercice. ©mil.ru

Le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a déclaré jeudi soir que si les États-Unis déployaient un système de missiles en Europe après avoir mis fin au Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (FNI), la Russie ciblera ces lanceurs avec son arsenal de missiles, a rapporté l’agence de presse russe ITAR-TASS.

Dans une interview accordée à la télévision d’État russe Channel One, M. Peskov a été invité à commenter les propos du président russe Vladimir Poutine sur la possible guerre nucléaire après le retrait des États-Unis du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires.

Lors d’une conférence de presse annuelle jeudi, M. Poutine a émis une mise en garde contre l’abaissement du seuil d’utilisation des armes nucléaires, affirmant que cela déclencherait une catastrophe mondiale.

FNI : Poutine met en garde les États-Unis

Le président russe, se référant à la sortie des États-Unis du traité FNI, a critiqué la façon dont le danger d’une guerre nucléaire est négligé.

« Le président a dit ce qu’il avait déjà expliqué à plusieurs reprises. Le déploiement de ces missiles en Europe et leur prise pour cible réelle ou potentielle de la Russie conduiront Moscou à diriger son arsenal de missiles sur ces lanceurs de missiles afin de rétablir un équilibre, » a souligné le porte-parole.

Le président des États-Unis, Donald Trump, a annoncé le samedi 20 octobre le retrait unilatéral éventuel de Washington du traité FNI sous prétexte des violations présumées de l’accord par la Russie.

Le FNI est entré en vigueur en été 1988. Ce texte a notamment interdit l’utilisation et le déploiement de missiles balistiques et de croisière terrestre de courte (500 à 1 000 km) et de moyenne (1 000 à 5 500 km) portée.

https://www.presstv.com/DetailFr/2018/12/21/583585/Moscou-ciblera-tout-missile-amricain-dploy-en-Europe-Kremlin


 

RUSSIE: FORTE CHUTE DE POPULARITE DE POUTINE

 

Russie: popularité en berne pour Vladimir Poutine

Par Daniel Vallot 

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Le président russe Vladimir Poutine à Moscou, le 8 décembre dernier, lors d'un meeting de son parti Russie unie.REUTERS/Maxim Shemetov

Réforme des retraites, baisse du pouvoir d’achat : les difficultés des Russes au quotidien commencent à peser sur la popularité du président Vladimir Poutine. Pour la première fois depuis 2014 et l’annexion de la Crimée, la ferveur patriotique ne permet plus au chef de l'Etat russe d’échapper aux critiques de ses concitoyens.

De notre correspondant à Moscou,

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adikteev

C’est un exercice que le président russe affectionne tout particulièrement : la conférence de presse annuelle donnée par Vladimir Poutine se déroulera ce jeudi 20 décembre devant plusieurs centaines de journalistes russes et étrangers. Un marathon qui peut durer plus de quatre heures et qui permet au chef du Kremlin d’aborder tous les thèmes, de la politique extérieure à l’état des routes dans les coins les plus reculés de Russie.

Mais cette année, l’exercice se tiendra dans un contexte particulier, celui d’une très forte chute du président russe dans les sondages. Réélu avec plus de 70% des voix en mars dernier, Vladimir Poutine a vu sa cote de popularité faire un plongeon dans les mois qui ont suivi le scrutin. Selon un sondage publié en novembre par le Centre Levada, l’un des rares instituts de sondage indépendants du pays, moins de 40% des Russes lui font désormais confiance. Une chute de 20 points en quelques mois !

« Cela s’explique principalement par la réforme des retraites annoncée en juin dernier, explique Lev Goudkov, directeur du centre Levada. 90% de la population était contre la réforme, qui a malgré tout été ratifiée par le président Poutine. La réforme des retraites a été un déclencheur car le mécontentement social n’a cessé de grandir au cours des dernières années. »

La fin du « syndrome de Crimée »

A ce mécontentement lié à la réforme des retraites s’est ajouté un autre élément : la fin de ce que certains experts ont appelé le « syndrome de Crimée ». Un syndrome né en 2014 dans la foulée de l’annexion de la péninsule ukrainienne, accueillie en Russie dans une atmosphère de ferveur patriotique sans précédent depuis la fin de l’URSS.

« Juste après que la Russie s’est emparée de la Crimée, la popularité de Poutine, du gouvernement et de l’armée s’est envolée, explique Nikolaï Petrov, politologue à la Haute Ecole d’économie de Moscou. C’était un peu comme une sorte d’ivresse qui s’était emparée des Russes. Ces derniers ont oublié la corruption et les difficultés économiques… Ils se sont mis à penser que leurs problèmes n’étaient pas si importants, et que tout allait bien ! »

Cette euphorie a permis au président russe d’atteindre des records de popularité. Toutes les institutions du pays, à commencer par l’armée, en ont également profité. Mais aujourd’hui, selon de nombreux experts, cet « effet Crimée » ne fonctionne plus. « La population a cessé de percevoir les victoires militaires et la grandeur du pays comme quelque chose qui éclipserait leurs difficultés, poursuit Nikolaï Petrov. Maintenant, les Russes demandent au gouvernement et au président de s’occuper d’eux, de l’économie, de la politique intérieure, plutôt que d’essayer de régler les problèmes en dehors des frontières russes. »

Une responsabilité directe

Facteur aggravant, Vladimir Poutine est désormais considéré comme étant personnellement responsable de la situation économique et sociale du pays, ce qui n’était pas forcément le cas auparavant. « Jusqu’à présent, le mécontentement était lié à Dmitri Medvedev, le Premier ministre russe, au gouvernement et au Parlement », jauge Lev Goudkov.

« Vladimir Poutine était considéré comme responsable de la politique extérieure, de la police, de la sécurité… mais pas de la vie de tous les jours. Or, depuis la réforme des retraites, ce mécanisme ne fonctionne plus aussi bien. » Selon l’Institut Levada, plus de 60% de la population fait désormais un lien direct entre le président russe et les problèmes économiques.

Mais quelle pourrait être la réponse du président russe à cette vague de défiance ? Il lui sera difficile de trouver des réponses structurelles aux attentes de la population… Car il lui faudrait pour cela que l’économie russe redémarre, que le pouvoir d’achat remonte – ce qui est d’autant plus difficile à réaliser que la Russie est toujours l’objet de sanctions de la part des pays occidentaux.

« Faute d’alternative, je pense que Vladimir Poutine va se tourner vers la politique extérieure,estime donc Nikolaï Petrov. Jusqu’à présent, nous avons entendu des déclarations sur les succès militaires, sur la grandeur de la Russie, et sur l’équipement des armées. Mais il s’agit d’une sorte de répétition de ce qui a déjà été dit depuis des années. Ce n’est pas vraiment nouveau, et je ne crois pas que ça suffira à enrayer cette chute de popularité. »

http://www.rfi.fr/europe/20181220-russie-popularite-berne-poutine-economie-crimee-retraites-levada


 

Russie : Vladimir Poutine enregistre une forte chute de sa popularité

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BY  ON MONDE

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Le président russe Vladimir Poutine enregistre une forte chute de sa popularité et passe sous la barre symbolique des 40 % de satisfaits de sa politique. Il a perdu 9 points par rapport au mois de juin. C’est à la suite d’un sondage du centre indépendant Levada que ces résultats ont été rendus publics.

Il est indiqué par ailleurs que seuls 39% des Russes disent avoir confiance en Vladimir Poutine. C’est la plus faible cote de confiance enregistrée par Vladimir Poutine depuis 2014, c’était juste avant l’annexion de la Crimée qui avait ensuite fait rebondir sa popularité.

Cette marque de désamour d’une bonne partie des Russes pour leur président intervient suite à la très impopulaire réforme des retraites. En effet, la nouvelle loi fait passer l’âge du départ à la retraite de 60 à 65 ans pour les hommes et de 55 à 60 ans pour les femmes. Plusieurs russes se montrent opposés à cette loi.

Alors que la cote de popularité du président russe a pris un coup, ce dernier, accompagné de son premier ministre ont  visité des pommeraies du territoire de Stavropol où ils ont rencontré des agriculteurs de l’entreprise Rassvet avec qui les deux dirigeants ont déjeuné. Une ouvrière n’a pas caché son étonnement en constatant que le Président russe avait réussi à trouver le temps pour déjeuner avec eux, connaissant son emploi du temps chargé.

«Je ne suis pas venu que pour manger», a lancé Vladimir Poutine pour rigoler avant de poursuivre « La meilleure énergie est de communiquer avec des personnes comme vous. Je parle sérieusement, sans embellir. C’est la vérité. Quand tu vois ce qui se passe, de nouvelles forces arrivent. Quand tu vois des gens qui réussissent, qui font des choses et avec un très bon résultat. Cela est aussi notre résultat, c’est donc toujours une bonne injection d’énergie. »

https://www.afrikmag.com/vladimir-poutine-enregistre-une-forte-chute-popularite/


 

RUSSIE: 66% DES RUSSES REGRETTENT L'URSS

Le drapeau de l’URSS

Les Russes regrettent-ils l’URSS? Les résultats d’un récent sondage atteignent un record

© Sputnik . Vladimir Vyatkin

SOCIÉTÉ

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66% des Russes regrettent la dislocation de l'URSS, selon un sondage du Centre analytique Levada, alors qu’ils étaient 58% l’année dernière. De plus, selon 60% des personnes interrogées, l'effondrement de l'Union soviétique aurait pu être évité.

Selon un sondage du Centre analytique Levada, le nombre des Russes qui regrettent la dislocation de l'URSS a fortement augmenté en Russie, pour atteindre celui de 66%, ce qui représente le record de la dernière décennie. Dans le même temps, 60% des personnes interrogées pensent que l'effondrement de l'Union aurait pu être évité.

 

Le sexe existait en URSS: la publicité des voitures soviétiques

© PHOTO. V/O AVTOEXPORT

Le sexe existait en URSS: la publicité des voitures soviétiques

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La plupart de ceux qui auraient voulu que l'URSS reste sur la carte sont des Russes âgés de plus de 55 ans. Cependant, les sociologues enregistrent une montée des sentiments pro-soviétiques chez les jeunes de 18 à 24 ans.

 

«Les regrets grandissants au sujet de la dislocation [de l'URSS, ndlr], l'idéalisation de tout [ce qui est lié à l'époque, ndlr] soviétique, en particulier chez les jeunes, où l'histoire est mal connue, peuvent conduire à une réévaluation ou à une réhabilitation de sujets précédemment consensuels ou inacceptables dans la Russie post-soviétique», a averti le centre analytique.

 

 

L’URSS vue par les touristes étrangers

© PHOTO. FROM THE COLLECTION OF DAVID LEVINE

L’URSS vue par les touristes étrangers

 

Plus de la moitié des nostalgiques (52%) regrettent qu'en 1991 le système économique unique ait été détruit. Pour 36% des sondés, «appartenir à une grande puissance» qu'ils ont perdue était important. 31% des personnes interrogées ont déclaré que l'effondrement de l'URSS avait provoqué la croissance de la méfiance et de la brutalité, à la fois en Russie même et dans l'espace post-soviétique.

 

L'année dernière, seuls 58% des sondés regrettaient l'effondrement de l'URSS et ils étaient 52% à estimer que l'effondrement de l'URSS aurait pu être évité.

https://fr.sputniknews.com/societe/201812201039375339-dislocation-urss-levada-nostalgique/