ATTAQUES ANTI DROIT DE VETO A L'ONU : LA RUSSIE SIFFLE LA FIN DE LA RECRE

Séance ouverte du Conseil de sécurité de l'ONU

Attaques contre le droit de veto à l’Onu: Moscou siffle la fin de la récré

© Flickr du MAE russe
 
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L'idée de limiter le recours au droit de veto au Conseil de sécurité de l'Onu est incohérente, estime le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.

 

Le chef de la diplomatie russe rappelle qu'il s'agit d'une disposition de la Charte des Nations unies qui doit être respectée par tous les pays ayant ratifié ce document.

 

"Le droit de veto est inscrit dans la Charte de l'Onu sans aucune condition ni réserve, et tous les pays qui ont ratifié cet important document du droit international sont tenus de la respecter", a déclaré M.Lavrov au cours d'une conférence de presse à l'issue des négociations avec son homologue saoudien Adel al-Joubeir en visite à Moscou.

 

"Même si l'on étudie cette initiative de façon théorique, plusieurs questions surgissent. Ainsi, si l'on propose de renoncer au veto lorsqu'il s'agit de crimes de masse, qui va établir le caractère massif ou non de ces crimes?", se demande-t-il.

Le Conseil de sécurité est composé de 15 membres, dont cinq permanents (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni) qui disposent du droit de veto. Si Paris et Londres ne bloquent que très rarement le vote de résolutions, Washington, Pékin et Moscou sont plus enclins à recourir au veto.

Les Etats-Unis s'opposent régulièrement aux résolutions condamnant Israël, tandis que Pékin et Moscou ont bloqué plusieurs résolutions sur la Syrie.

 

Moscou a récemment opposé son veto au projet de résolution malaisien prévoyant d'instaurer un tribunal international sur le crash du vol MH17 de Malaysia Airlines dans le sud-est de l'Ukraine. La Russie était alors le seul pays membre du Conseil de sécurité à voter contre le document, la Chine s’étant abstenue.

 

En septembre 2013, dans un discours devant l'Assemblée générale des Nations unies, le président français François Hollande a appelé à mettre en place un "code de conduite" en vertu duquel les cinq Etats membres permanents du Conseil de sécurité décideraient de renoncer collectivement à leur droit de veto en cas de crimes de masse.



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